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samedi 28 mars 2020



 Crédit photo: linternaute.com

Ce vendredi 27 mars, trois jours après la mort du saxophoniste Manu Dibango à 86 ans, sa famille a posté une image de ses obsèques. 

"Cher Papa Manu, repose en paix". Quelques mots et une image, voilà ce qu'il restera des obsèques de Manu Dibango, célébrées dans la plus stricte intimité familiale, contexte de pandémie de coronavirus oblige. Trois jours après la mort du saxophoniste de légende, un seul cliché de la cérémonie a été posté sur les réseaux sociaux. On y découvre cinq membres de la famille de l'artiste, entourant une photo de Manu Dibango, saxophone aux lèvres. Un cliché émouvant commenté par des centaines de fans adressant leurs condoléances au Papy Groove et à sa famille. Pour l'heure, c'est le seul hommage qu'ils pourront lui rendre, dans un contexte de pandémie de coronavirus, tout rassemblement est interdit.

Six jours après l'annonce de son hospitalisation, la famille du musicien avait annoncé mercredi 24 mars la disparition du musicien, première star mondiale à succomber au coronavirus. Le saxophoniste, légende de la world music, aurait été contaminé à l'hôpital alors qu'il se faisait soigner pour une autre pathologie, selon sa manageuse et nièce interrogée par Paris Match. Âgé de 86 ans, l'auteur de "Soul Makossa", avait été hospitalisé à Melun selon La République, après avoir été testé positif au Covid-19. Manu Dibango "est décédé au petit matin, dans un hôpital de la région parisienne", a annoncé Thierry Durepaire, gérant des éditions musicales du ponte de la musique world, à l'AFP. 

"Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s'élève au lointain… C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l'âge de 86 ans, des suites du covid 19", peut-on lire dans le communiqué de la famille de l'artiste qui annonce la triste nouvelle du décès du saxophoniste.

Manu Dibango, mort d'une légende


Quelques jours avant sa mort, les proches de Manu Dibango avaient indiqué que le chanteur se reposait et récupérait "dans la sérénité". "Il se réjouit d'avance de vous retrouver prochainement et vous demande, en cette période troublée que nous traversons tous, de bien prendre soin de vous", précisait également le communiqué alors publié, qui se voulait plutôt rassurant. Avec sa disparition, c'est toute la musique qui pleure l'un de ses visages les plus emblématiques. Dès les années 50, Manu Dibango avait réussi à s'imposer sur la scène world, entre soul, jazz et musique africaine. En 1972, il avait composé l'hymne de la Coupe d'Afrique de football, un morceau intitulé "Soul Makossa" et qui deviendra l'un de ses plus grands succès. La chanson sera d'ailleurs reprise par de grands noms de la musique internationale comme Michael Jackson ou, pus récemment, Rihanna. Une carrière immense "dirigée par la passion", comme il l'expliquait à RFI dernièrement. Et jusqu'en octobre dernier, Manu Dibango, infatigable, célébrait ses 60 ans de carrière sur la scène du Grand Rex de Paris, accompagné par l'Orchestre Lamoureux.

Manu Dibango, une vie de concerts


Le musicien et chanteur franco-camerounais Manu Dibango laisse derrière lui une carrière immense "dirigée par la passion", comme il l'expliquait au micro de la radio RFI dernièrement. Et jusqu'au 17 octobre dernier, Manu Dibango, infatigable et saxophone à la main, célébrait ses 60 ans de carrière sur la scène du Grand Rex de Paris, accompagné par l'Orchestre Lamoureux. Cette année, le saxophoniste et chanteur devait remonter sur scène en Martinique dès ce 17 avril. En plus de sa vie de musique et de concerts, Manu Dibango s'était engagé en 2018 aux côtés de Juliette Binoche en signant une tribune contre le réchauffement climatique, intitulée "Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité", publiée en Une du Monde.

L'histoire de "Soul Makossa"


Avec "Soul Makossa", Manu Dibango a conquis la planète. C'est en effet ce tube, sorti en 1972, qui permet au musicien franco-camerounais de se faire connaître à l'international. A l'origine, cette chanson n'était que la face B d'un 45 tour, porté par un tout autre titre qui doit devenir l'hymne de la Coupe d'Afrique des Nations de football. L'artiste avait en effet sollicité le ministre des Sports du Cameroun pour enregistrer une chanson en soutien à l'équipe nationale. Mais ce n'est pas la chanson prévue que l'on retiendra : "Soul Makossa" s'écoulera à 50 000 exemplaires en France et fera exploser la notoriété de Manu Dibango.

Jusqu'aux Etats-Unis, ou plusieurs artistes s'emparent de la mélodie, notamment Michael Jackson et son "Wanna Be Starting Something", que le musicien camerounais accusera de plagiat. Dans les années 80, le litige se serait terminé par un accord financier entre les deux hommes. Plusieurs années plus tard, en 2009, c'est la chanteuse Rihanna qui sample le "Soul Makossa" de Manu Dibango pour son titre "Don't Stop The Music".

Biographie de Manu Dibango


Né en 1933 au Cameroun, Manu Dibango est envoyé en France par ses parents à l'adolescence pour y poursuivre ses études, et il s'initie alors à la mandoline et au piano. Le célèbre artiste camerounais Francis Bebey, qu'il rencontre lors d'un camp de vacances, lui apprend aussi les bases du jazz et le saxophone. Ils forment un groupe ensemble et donnent quelques représentations. Après son échec au bac en 1956, et alors que son père le laisse tomber, Manu Dibango part en Belgique se produire dans des cabarets, notamment fréquentés par la communauté congolaise, si bien que son jazz évolue vers des sons africains. Il rencontre à cette époque le mannequin Coco qu'il épouse en 1957, et Le Grand Kalle qui l'engage dans l'orchestre African Jazz, ce qui le conduit à enregistrer plusieurs disques à succès en Afrique et à partir en tournée au Zaïre en 1961. En 1962, Manu Dibango prend alors la gérance d'un club à Léopoldville et sort "Twist à Léo", avant d'ouvrir son propre établissement au Cameroun en 1963, mais cette entreprise se solde par un échec.

Après son retour en France en 1965, Manu Dibango crée son Big Band en 1967 et participe aux émissions "Pulsations" où il rencontre Dick Rivers et Nino Ferrer, pour qui il sera musicien quelque temps, avant de sortir l'album "Saxy party" en 1969 lui permettant de renouer avec son public africain. En 1972, la chanson "Soul Makossa", succès mondial repris par la suite par Michael Jackson puis Rihanna, emmène Manu Dibango en tournée internationale. Artiste reconnu, Manu Dibango dirige pendant plusieurs années l'orchestre de la Radio Télévision ivoirienne et sort différents albums dont "Home made" en 1978, "Waka Juju" en 1982 et "Afrijazzy" en 1986, tout en collaborant avec de nombreux artistes comme Gainsbourg et Paul Personne. En 1988, il publie son autobiographie "Trois kilos de café".

Depuis les années 1990, Manu Dibango poursuit les enregistrements avec succès, dont "WakafriKa" en 1992, "Négropolitaines" dont le 2e volume lui vaut une Victoire de la musique, "Lamastabastani" en 1996 et "Kamer feeling" en 2001. En 2010, Manu Dibango se voit décerner la Légion d'honneur et en 2019, remonte sur scène pour une tournée anniversaire, célébrant ses 60 ans de carrière. Musicien populaire, connu et reconnu pour sa musique mais aussi pour son humilité, Manu Dibango laisse derrière lui une carrière immense et un sample de saxophone légendaire.

Qui était la femme de Manu Dibango ?


Manu Dibango, mort ce mardi 24 mars des suites du coronavirus, laisse derrière lui une carrière musicale immense, une profonde tristesse de nombreux fans, amis et professionnels du milieu, mais aussi une famille, qui a eu la lourde tâche d'annoncer sa disparition à 86 ans via un communiqué posté sur les réseaux sociaux. De son mariage avec sa femme Marie-Josée dit "Coco", mannequin puis photographe, le saxophoniste et chanteur a deux fils, Michel, James (artiste et musicien connu sous le nom de James BKS) et deux filles, Marva et Georgia.

https://www.linternaute.com/musique/biographie/2489511-mort-de-manu-dibango-des-obseques-intimes-l-hommage-attendra/

Au revoir papa MANU DIBANGO! Repose en paix



 Crédit photo: linternaute.com

Ce vendredi 27 mars, trois jours après la mort du saxophoniste Manu Dibango à 86 ans, sa famille a posté une image de ses obsèques. 

"Cher Papa Manu, repose en paix". Quelques mots et une image, voilà ce qu'il restera des obsèques de Manu Dibango, célébrées dans la plus stricte intimité familiale, contexte de pandémie de coronavirus oblige. Trois jours après la mort du saxophoniste de légende, un seul cliché de la cérémonie a été posté sur les réseaux sociaux. On y découvre cinq membres de la famille de l'artiste, entourant une photo de Manu Dibango, saxophone aux lèvres. Un cliché émouvant commenté par des centaines de fans adressant leurs condoléances au Papy Groove et à sa famille. Pour l'heure, c'est le seul hommage qu'ils pourront lui rendre, dans un contexte de pandémie de coronavirus, tout rassemblement est interdit.

Six jours après l'annonce de son hospitalisation, la famille du musicien avait annoncé mercredi 24 mars la disparition du musicien, première star mondiale à succomber au coronavirus. Le saxophoniste, légende de la world music, aurait été contaminé à l'hôpital alors qu'il se faisait soigner pour une autre pathologie, selon sa manageuse et nièce interrogée par Paris Match. Âgé de 86 ans, l'auteur de "Soul Makossa", avait été hospitalisé à Melun selon La République, après avoir été testé positif au Covid-19. Manu Dibango "est décédé au petit matin, dans un hôpital de la région parisienne", a annoncé Thierry Durepaire, gérant des éditions musicales du ponte de la musique world, à l'AFP. 

"Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s'élève au lointain… C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l'âge de 86 ans, des suites du covid 19", peut-on lire dans le communiqué de la famille de l'artiste qui annonce la triste nouvelle du décès du saxophoniste.

Manu Dibango, mort d'une légende


Quelques jours avant sa mort, les proches de Manu Dibango avaient indiqué que le chanteur se reposait et récupérait "dans la sérénité". "Il se réjouit d'avance de vous retrouver prochainement et vous demande, en cette période troublée que nous traversons tous, de bien prendre soin de vous", précisait également le communiqué alors publié, qui se voulait plutôt rassurant. Avec sa disparition, c'est toute la musique qui pleure l'un de ses visages les plus emblématiques. Dès les années 50, Manu Dibango avait réussi à s'imposer sur la scène world, entre soul, jazz et musique africaine. En 1972, il avait composé l'hymne de la Coupe d'Afrique de football, un morceau intitulé "Soul Makossa" et qui deviendra l'un de ses plus grands succès. La chanson sera d'ailleurs reprise par de grands noms de la musique internationale comme Michael Jackson ou, pus récemment, Rihanna. Une carrière immense "dirigée par la passion", comme il l'expliquait à RFI dernièrement. Et jusqu'en octobre dernier, Manu Dibango, infatigable, célébrait ses 60 ans de carrière sur la scène du Grand Rex de Paris, accompagné par l'Orchestre Lamoureux.

Manu Dibango, une vie de concerts


Le musicien et chanteur franco-camerounais Manu Dibango laisse derrière lui une carrière immense "dirigée par la passion", comme il l'expliquait au micro de la radio RFI dernièrement. Et jusqu'au 17 octobre dernier, Manu Dibango, infatigable et saxophone à la main, célébrait ses 60 ans de carrière sur la scène du Grand Rex de Paris, accompagné par l'Orchestre Lamoureux. Cette année, le saxophoniste et chanteur devait remonter sur scène en Martinique dès ce 17 avril. En plus de sa vie de musique et de concerts, Manu Dibango s'était engagé en 2018 aux côtés de Juliette Binoche en signant une tribune contre le réchauffement climatique, intitulée "Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité", publiée en Une du Monde.

L'histoire de "Soul Makossa"


Avec "Soul Makossa", Manu Dibango a conquis la planète. C'est en effet ce tube, sorti en 1972, qui permet au musicien franco-camerounais de se faire connaître à l'international. A l'origine, cette chanson n'était que la face B d'un 45 tour, porté par un tout autre titre qui doit devenir l'hymne de la Coupe d'Afrique des Nations de football. L'artiste avait en effet sollicité le ministre des Sports du Cameroun pour enregistrer une chanson en soutien à l'équipe nationale. Mais ce n'est pas la chanson prévue que l'on retiendra : "Soul Makossa" s'écoulera à 50 000 exemplaires en France et fera exploser la notoriété de Manu Dibango.

Jusqu'aux Etats-Unis, ou plusieurs artistes s'emparent de la mélodie, notamment Michael Jackson et son "Wanna Be Starting Something", que le musicien camerounais accusera de plagiat. Dans les années 80, le litige se serait terminé par un accord financier entre les deux hommes. Plusieurs années plus tard, en 2009, c'est la chanteuse Rihanna qui sample le "Soul Makossa" de Manu Dibango pour son titre "Don't Stop The Music".

Biographie de Manu Dibango


Né en 1933 au Cameroun, Manu Dibango est envoyé en France par ses parents à l'adolescence pour y poursuivre ses études, et il s'initie alors à la mandoline et au piano. Le célèbre artiste camerounais Francis Bebey, qu'il rencontre lors d'un camp de vacances, lui apprend aussi les bases du jazz et le saxophone. Ils forment un groupe ensemble et donnent quelques représentations. Après son échec au bac en 1956, et alors que son père le laisse tomber, Manu Dibango part en Belgique se produire dans des cabarets, notamment fréquentés par la communauté congolaise, si bien que son jazz évolue vers des sons africains. Il rencontre à cette époque le mannequin Coco qu'il épouse en 1957, et Le Grand Kalle qui l'engage dans l'orchestre African Jazz, ce qui le conduit à enregistrer plusieurs disques à succès en Afrique et à partir en tournée au Zaïre en 1961. En 1962, Manu Dibango prend alors la gérance d'un club à Léopoldville et sort "Twist à Léo", avant d'ouvrir son propre établissement au Cameroun en 1963, mais cette entreprise se solde par un échec.

Après son retour en France en 1965, Manu Dibango crée son Big Band en 1967 et participe aux émissions "Pulsations" où il rencontre Dick Rivers et Nino Ferrer, pour qui il sera musicien quelque temps, avant de sortir l'album "Saxy party" en 1969 lui permettant de renouer avec son public africain. En 1972, la chanson "Soul Makossa", succès mondial repris par la suite par Michael Jackson puis Rihanna, emmène Manu Dibango en tournée internationale. Artiste reconnu, Manu Dibango dirige pendant plusieurs années l'orchestre de la Radio Télévision ivoirienne et sort différents albums dont "Home made" en 1978, "Waka Juju" en 1982 et "Afrijazzy" en 1986, tout en collaborant avec de nombreux artistes comme Gainsbourg et Paul Personne. En 1988, il publie son autobiographie "Trois kilos de café".

Depuis les années 1990, Manu Dibango poursuit les enregistrements avec succès, dont "WakafriKa" en 1992, "Négropolitaines" dont le 2e volume lui vaut une Victoire de la musique, "Lamastabastani" en 1996 et "Kamer feeling" en 2001. En 2010, Manu Dibango se voit décerner la Légion d'honneur et en 2019, remonte sur scène pour une tournée anniversaire, célébrant ses 60 ans de carrière. Musicien populaire, connu et reconnu pour sa musique mais aussi pour son humilité, Manu Dibango laisse derrière lui une carrière immense et un sample de saxophone légendaire.

Qui était la femme de Manu Dibango ?


Manu Dibango, mort ce mardi 24 mars des suites du coronavirus, laisse derrière lui une carrière musicale immense, une profonde tristesse de nombreux fans, amis et professionnels du milieu, mais aussi une famille, qui a eu la lourde tâche d'annoncer sa disparition à 86 ans via un communiqué posté sur les réseaux sociaux. De son mariage avec sa femme Marie-Josée dit "Coco", mannequin puis photographe, le saxophoniste et chanteur a deux fils, Michel, James (artiste et musicien connu sous le nom de James BKS) et deux filles, Marva et Georgia.

https://www.linternaute.com/musique/biographie/2489511-mort-de-manu-dibango-des-obseques-intimes-l-hommage-attendra/

Posté samedi 28 mars 2020 à 17:21 |  par bbela

dimanche 22 mars 2020


Lady Ponce et son Mari (Ph)

Le mariage d’Adèle Rufine Ngono, chanteuse de Bikutsi (musique dominante dans les régions du Sud, Centre et Est), plus connue sous le nom de "Lady Ponce" vole en éclat après 18 mois.

Son époux, Aloys Youmbi Tsafack, de son nom d’artiste,- " Dieu Cyclone"-, qui a fait fortune dans événementiel, accuse la star de Bikutsi d’infidélités.

Il a étalé ses accusations à travers une vidéo rapidement devenue virale.  
Selon "Dieu Cyclone", qui publie plusieurs captures d’écrans, son épouse Lady Ponce multiplie les relations extra-conjugales avec des amants. 

Certaines de ces captures présentent des échanges entre Jacques Greg Belobo,- musicien camerounais, chanteur d’opéra et de musique classique-, avec Lady Ponce.

Pour rappel, Lady Ponce artiste musicienne camerounaise et star du Bikutsi est vite devenue célèbre grâce à ses coups de reins vertigineux. Dans ses chansons elle fait la louange du sexe et de la sexualité féminine, généralement à travers des métaphores.


Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun
koaci.com

L'artiste africaine lady Ponce divorce après 18mois de mariage


Lady Ponce et son Mari (Ph)

Le mariage d’Adèle Rufine Ngono, chanteuse de Bikutsi (musique dominante dans les régions du Sud, Centre et Est), plus connue sous le nom de "Lady Ponce" vole en éclat après 18 mois.

Son époux, Aloys Youmbi Tsafack, de son nom d’artiste,- " Dieu Cyclone"-, qui a fait fortune dans événementiel, accuse la star de Bikutsi d’infidélités.

Il a étalé ses accusations à travers une vidéo rapidement devenue virale.  
Selon "Dieu Cyclone", qui publie plusieurs captures d’écrans, son épouse Lady Ponce multiplie les relations extra-conjugales avec des amants. 

Certaines de ces captures présentent des échanges entre Jacques Greg Belobo,- musicien camerounais, chanteur d’opéra et de musique classique-, avec Lady Ponce.

Pour rappel, Lady Ponce artiste musicienne camerounaise et star du Bikutsi est vite devenue célèbre grâce à ses coups de reins vertigineux. Dans ses chansons elle fait la louange du sexe et de la sexualité féminine, généralement à travers des métaphores.


Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun
koaci.com

Posté dimanche 22 mars 2020 à 20:16 |  par bbela

mardi 29 janvier 2019


CES ZOZOS NE VONT PAS NOUS INVENTER LES LUTTES DE LIBÉRATION. CE N'EST PAS DEPUIS PARIS QU'ILS FERONT TOMBER QUOI QUE CE SOIT. MÊME UN MANGUIER, ILS NE POURRONT FAIRE PLIER. QU'ILS RENTRENT AU CAMEROUN, BORDEL, BOTTER LE CUL  AU "DICTATEUR".


C'est devenu un classique. Quelques groupes d'africains installés en France, répartis par pays, ont pris la bonne habitude de manifester contre les régimes qui sont en place dans leurs pays d'origine ...Ils manifestent, en suppliant au passage, explicitement ou implicitement, la bonne France de faire quelque chose (intervention militaire, sanction économique, dénonciation...). Ça défile contre Bongo du Gabon! Contre Biya du Cameroun! Contre Eyadema du Togo...ça défile place de la République. Ça défilé contre le Franc CFA ! Ça filme! Ça veut créer l'événement, pas n'importe où, à Paris s'il vous plaît. The place to be. Cette espèce d'immigrés africains, assez particulière tout de même, découvre une fois qu'elle est installée en Occident, qu'en fait, rien ne va "chez elle", et qu'elle est capable de "révolution". Mon œil! Cette espèce d'immigrés décident alors de lutter depuis Paris (parfois à Berlin ou Bruxelles), iPhone à la main. Ainsi, n'importe quel énergumène des rangs virtuels devient révolutionnaire éclairé. N'importe quel énergumène croit devoir répandre gratuitement sa bêtise révoltante sur Youtube, sur Facebook....tout le monde fait des vidéos. Tout le monde a son opinion indécrottable. Tout le monde devient du jour au lendemain chef de file, militant de je ne sais quoi...et tout ces gens abreuvent leurs pauvres concitoyens de leur métaphysique révolutionnaire....Enfin leurs bobards révolutionnaires. Métaphysique est un bien grand mot pour ces gens. Ce samedi 26 janvier donc, des camerounais que je ne souhaite véritablement qualifier ici, ont pris d'assaut les locaux de l'ambassade du Cameroun à Paris, situés Rue d'Auteuil dans le 16e arrondissement. Ils se sont livrés à des actes de pillage, de casse, d'incivisme dans leur propre ambassade. Au nom quoi ? De Biya. Ils disent qu'ils en ont marre, marre de Biya, qui selon leur triste conscience, leur dérisoire connaissance est un "dictateur". Ils disent que le président Paul Biya a volé les élections de leur champion, ex ministre de ce "dictateur sanguinaire". Soit! Qu'ils aillent donc se battre à Yaoundé, à Douala! Qu'ils aillent verser leur sang, c'est toujours ça le prix.... Qu'ils aillent affronter l'armée de leur "dictateur"! Qu'ils aillent mobiliser ces jeunes désœuvrés dans les villes et campagnes, qu'ils aillent parler au plus de 20 millions de camerounais qui survivent tant bien que mal. Ces zozos ne vont pas nous inventer les luttes de libération. Ce n'est pas depuis Paris qu'ils feront tomber quoi que ce soit. Même un manguier, ils ne pourrront faire plier. Qu'ils rentrent au Cameroun, bordel, botter le cul au "dictateur". Que font-ils à Paris ? Ils font les esclaves. Esclaves de l'occident. Incapables de s'émanciper là où ils vivent, là où ils travaillent, là où ils chôment, là où leurs enfants sont tranquillement à l'école...Ils espèrent et veulent libérer un pays désormais lointain au nom de leur origine, au nom des liens du sang. J'ai longtemps critiqué les braves "gilets jaunes", et je continuerai de le faire, pour leur nationalisme étriqué, hé bien, le moment est venu de ridiculiser, de casser l' "originisme" défiguré, le nationalisme désincarné, fictif, ombrageux de ces immigrés. Pourquoi ces esclaves haussent le ton quand il s'agit de l'Afrique, de leur pays le Cameroun? Ah ! Ils s'imaginent que le simple fait de vivoter en Occident, de sous-exister France, leur confère des droits supérieurs sur le Cameroun. Ils s'imaginent être dans le vrai et leur déprimant Cameroun dans le faux. Ils n'ont rien compris du tout. Ils ne comprendront jamais rien. Ils ont avec leur propre pays un rapport colonial, colonialiste. Ce sont désormais des masques....."Blancs". On ne peut qu'ici saluer assez rapidement le vigoureux Fanon. L'ambassade du Cameroun à Paris, aussi triste soit-elle, accomplit un travail de première nécessité aux camerounais qui vivent en France. Ce n'est pas la chambre de Biya. Les usagers de cette ambassade se plaignent déjà de l'extrême lenteur des services....ce qui a un sérieux impact sur leur situation administrative en France, et comme si ça ne suffisait pas, des allumés se permettent d'aller mettre l'ambassade sens dessus dessous. Dans l'intérêt supérieur de qui ? Quel impact pour les camerounais vivant au Cameroun? Quel impact pour les camerounais vivant en France? Que ces désœuvrés soient châtiés. Leur irresponsabilité est presque criminelle. Qu'ils soient punis par celui qu'ils appellent le "dictateur" Paul Biya. Sinon, à quoi bon le gratifier d'un titre qu'il ne peut correctement assumer. Que Biya nous prouve qu'il est dictateur en mettant la main sur ces activistes 2.0. Nous autres, avons besoin de preuve, qu'il nous prouve sa toute puissance. S'attaquer aux matériels de l'ambassade du Cameroun ce n'est pas s'attaque au régime de Biya, c'est compromettre la situation de milliers de camerounais ici en France, c'est jeter en pâture ses compatriotes à la gueule du loup.... C'est légitimer le traitement (déjà )peu humain de la préfectorale française à l'égard des étrangers. Toutefois, ce viol de l'ambassade du Cameroun à Paris est en réalité le signe pur et simple que Cameroun est d'ores et déjà installé dans une guerre civile de la pire espèce. Et le responsable en chef de cette situation catastrophique, il ne faut se leurrer, c'est le président de la République du Cameroun, ou plus généralement le régime. C'est lui le premier responsable. C'est lui qui a conduit ce pays inexorablement à la dérive....Les "autres" (oppositions, intellectuels..) ont moutonnement suivi. Même s'ils continuent de croire qu'ils incarnent une quelconque chance pour ce pays. Pitié pour le Cameroun! PAR CHARLES KABANGO

L'ambassade du Cameroun à Paris vandalisée.


CES ZOZOS NE VONT PAS NOUS INVENTER LES LUTTES DE LIBÉRATION. CE N'EST PAS DEPUIS PARIS QU'ILS FERONT TOMBER QUOI QUE CE SOIT. MÊME UN MANGUIER, ILS NE POURRONT FAIRE PLIER. QU'ILS RENTRENT AU CAMEROUN, BORDEL, BOTTER LE CUL  AU "DICTATEUR".


C'est devenu un classique. Quelques groupes d'africains installés en France, répartis par pays, ont pris la bonne habitude de manifester contre les régimes qui sont en place dans leurs pays d'origine ...Ils manifestent, en suppliant au passage, explicitement ou implicitement, la bonne France de faire quelque chose (intervention militaire, sanction économique, dénonciation...). Ça défile contre Bongo du Gabon! Contre Biya du Cameroun! Contre Eyadema du Togo...ça défile place de la République. Ça défilé contre le Franc CFA ! Ça filme! Ça veut créer l'événement, pas n'importe où, à Paris s'il vous plaît. The place to be. Cette espèce d'immigrés africains, assez particulière tout de même, découvre une fois qu'elle est installée en Occident, qu'en fait, rien ne va "chez elle", et qu'elle est capable de "révolution". Mon œil! Cette espèce d'immigrés décident alors de lutter depuis Paris (parfois à Berlin ou Bruxelles), iPhone à la main. Ainsi, n'importe quel énergumène des rangs virtuels devient révolutionnaire éclairé. N'importe quel énergumène croit devoir répandre gratuitement sa bêtise révoltante sur Youtube, sur Facebook....tout le monde fait des vidéos. Tout le monde a son opinion indécrottable. Tout le monde devient du jour au lendemain chef de file, militant de je ne sais quoi...et tout ces gens abreuvent leurs pauvres concitoyens de leur métaphysique révolutionnaire....Enfin leurs bobards révolutionnaires. Métaphysique est un bien grand mot pour ces gens. Ce samedi 26 janvier donc, des camerounais que je ne souhaite véritablement qualifier ici, ont pris d'assaut les locaux de l'ambassade du Cameroun à Paris, situés Rue d'Auteuil dans le 16e arrondissement. Ils se sont livrés à des actes de pillage, de casse, d'incivisme dans leur propre ambassade. Au nom quoi ? De Biya. Ils disent qu'ils en ont marre, marre de Biya, qui selon leur triste conscience, leur dérisoire connaissance est un "dictateur". Ils disent que le président Paul Biya a volé les élections de leur champion, ex ministre de ce "dictateur sanguinaire". Soit! Qu'ils aillent donc se battre à Yaoundé, à Douala! Qu'ils aillent verser leur sang, c'est toujours ça le prix.... Qu'ils aillent affronter l'armée de leur "dictateur"! Qu'ils aillent mobiliser ces jeunes désœuvrés dans les villes et campagnes, qu'ils aillent parler au plus de 20 millions de camerounais qui survivent tant bien que mal. Ces zozos ne vont pas nous inventer les luttes de libération. Ce n'est pas depuis Paris qu'ils feront tomber quoi que ce soit. Même un manguier, ils ne pourrront faire plier. Qu'ils rentrent au Cameroun, bordel, botter le cul au "dictateur". Que font-ils à Paris ? Ils font les esclaves. Esclaves de l'occident. Incapables de s'émanciper là où ils vivent, là où ils travaillent, là où ils chôment, là où leurs enfants sont tranquillement à l'école...Ils espèrent et veulent libérer un pays désormais lointain au nom de leur origine, au nom des liens du sang. J'ai longtemps critiqué les braves "gilets jaunes", et je continuerai de le faire, pour leur nationalisme étriqué, hé bien, le moment est venu de ridiculiser, de casser l' "originisme" défiguré, le nationalisme désincarné, fictif, ombrageux de ces immigrés. Pourquoi ces esclaves haussent le ton quand il s'agit de l'Afrique, de leur pays le Cameroun? Ah ! Ils s'imaginent que le simple fait de vivoter en Occident, de sous-exister France, leur confère des droits supérieurs sur le Cameroun. Ils s'imaginent être dans le vrai et leur déprimant Cameroun dans le faux. Ils n'ont rien compris du tout. Ils ne comprendront jamais rien. Ils ont avec leur propre pays un rapport colonial, colonialiste. Ce sont désormais des masques....."Blancs". On ne peut qu'ici saluer assez rapidement le vigoureux Fanon. L'ambassade du Cameroun à Paris, aussi triste soit-elle, accomplit un travail de première nécessité aux camerounais qui vivent en France. Ce n'est pas la chambre de Biya. Les usagers de cette ambassade se plaignent déjà de l'extrême lenteur des services....ce qui a un sérieux impact sur leur situation administrative en France, et comme si ça ne suffisait pas, des allumés se permettent d'aller mettre l'ambassade sens dessus dessous. Dans l'intérêt supérieur de qui ? Quel impact pour les camerounais vivant au Cameroun? Quel impact pour les camerounais vivant en France? Que ces désœuvrés soient châtiés. Leur irresponsabilité est presque criminelle. Qu'ils soient punis par celui qu'ils appellent le "dictateur" Paul Biya. Sinon, à quoi bon le gratifier d'un titre qu'il ne peut correctement assumer. Que Biya nous prouve qu'il est dictateur en mettant la main sur ces activistes 2.0. Nous autres, avons besoin de preuve, qu'il nous prouve sa toute puissance. S'attaquer aux matériels de l'ambassade du Cameroun ce n'est pas s'attaque au régime de Biya, c'est compromettre la situation de milliers de camerounais ici en France, c'est jeter en pâture ses compatriotes à la gueule du loup.... C'est légitimer le traitement (déjà )peu humain de la préfectorale française à l'égard des étrangers. Toutefois, ce viol de l'ambassade du Cameroun à Paris est en réalité le signe pur et simple que Cameroun est d'ores et déjà installé dans une guerre civile de la pire espèce. Et le responsable en chef de cette situation catastrophique, il ne faut se leurrer, c'est le président de la République du Cameroun, ou plus généralement le régime. C'est lui le premier responsable. C'est lui qui a conduit ce pays inexorablement à la dérive....Les "autres" (oppositions, intellectuels..) ont moutonnement suivi. Même s'ils continuent de croire qu'ils incarnent une quelconque chance pour ce pays. Pitié pour le Cameroun! PAR CHARLES KABANGO

Posté mardi 29 janvier 2019 à 18:16 |  par admin

dimanche 1 octobre 2017

crédit photo: Google

C’est en 1972, suite à un référendum, que la République fédérale du Cameroun est devenue une « république unie ». Depuis, en dépit d’une réelle représentativité des anglophones aux postes de pouvoir, il a toujours existé, au sein de cette minorité, une certaine fronde face à l’autorité centrale, francophone à plus de 80%.
Mais il existe également depuis plusieurs années un « Government of the Southern Cameroons » autoproclamé et initié par des Camerounais de la diaspora. Ce groupuscule a signé en novembre 2012 des accords d’exploration pétrolière avec la société canadienne Kilimanjaro Capital Ltd, disposant d’une filiale du même nom dans le paradis juridique de Bélize.
Kilimanjaro Capital, selon son propre communiqué, vise particulièrement les gisements pétroliers de la région anglophone de Bakassi dont elle prétend détenir 80% des droits d’exploration. En août 2014, son CEO,  Zul Rashid, dans une interview à Marketwired, déclarait qu’il finançait des « actions de défense des Droits de l’homme » dans la région de Bakassi et qu’il supportait le « Government of the Southern Cameroons ».
Cette société a également conclu des accords pétroliers avec les séparatistes de la diaspora angolaise concernant l’enclave de Cabinda, ou encore, au Nigeria, avec le Biafra Independence Movement. Elle est également à l’affut en Somalie et au Zimbabwe, partout où elle peut miser sur de possibles instabilités. « Ce genre d’actifs est très bon marché et peut rapporter énormément en cas de succès », reconnaissait le CEO.
En novembre 2015, l’ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays en développement, s’alarmait du « caractère secret de beaucoup de ces transactions qui rend extrêmement difficile de vérifier les véritables intentions de Kilimandjaro, associé à des groupes séparatistes. ». Elle avertissait même précisément : « Dans le cas du Cameroun, l'exigence de l'accord, visant à obtenir une indépendance totale, incitera le mouvement à ignorer les alternatives pacifiques recommandées par la communauté internationale. »
« La question fondamentale restante est de prévenir la multiplication d'entreprises comme Kilimandjaro. Il n'y a pas de précédent juridique clair à l'échelle internationale, donc, en dehors des risques financiers évidents, qu'est-ce qui empêche une entreprise d'acheter des ressources naturelles à un mouvement rebelle et de modifier le cours de l'histoire pour son propre profit? », concluait Maria Fsadni, auteur du rapport.
A noter qu’il existe une autre entité nommée Kilimanjaro Capital, californienne, qui est actionnaire majoritaire de la société sud-africaine Tosaco Energy, active dans le Black Economic Empowerment, et possédant, selon son site internet, 3 licences d’exploration pétrolière dans les provinces de Mpumalanga et de Gauteng. Mais nous n’avons pas pu établir un lien entre ces deux sociétés, homonymes et de même activité.
Ces mouvements, très marginaux, ne semblaient pas constituer une menace pour la paix du Cameroun, jusqu’à ce jour où, à la suite d’un double mouvement revendicatif d’avocats et d’enseignants anglophones, quelques militants se sont radicalisés et ont entamé, à la faveur des réseaux sociaux, une escalade dans les revendications, d’abord corporatistes, puis pour un retour à une constitution fédérale, puis pour une sécession pure et simple, jusqu’à l’action terroriste de ces derniers jours. 
Si cette révolte s’est sans doute nourrie, au départ du malaise réel d’une minorité culturelle et linguistique, les derniers événements posent la question des intérêts qui soutiennent et financent cette dernière tournure terroriste de la situation.
Retour sur l’enchainement des faits :
Deux philosophies du droit
La crise débute en octobre 2016 par un mouvement de grève d’avocats anglophones qui exigent une traduction anglaise des actes uniformes OHADA (droit des affaires d’inspiration française, partagé par 17 pays africains) et qui rejettent le Code civil francophone. Ils contestent également le fait que des magistrats francophones puissent rendre la justice dans des régions anglophones sans bien maitriser l’anglais, ni la culture du common law (droit d’inspiration anglaise).
En réponse, le gouvernement effectue la traduction des actes de l’OHADA et du Code Pénal,  et nomme un magistrat anglophone au poste de procureur de la République au parquet des tribunaux de première et grande instance de la ville anglophone de Bamenda.
Le conflit s’apaise, mais il  n’en reste pas moins que, sur le fond, la philosophie du droit anglo-saxon diverge sensiblement de celle du droit latin, et que, selon le décompte du ministère de la Justice, 117 magistrats francophones exercent en région anglophone.
Les enseignants anglophones
Dans le même temps, une autre crise éclate parmi les enseignants et étudiants, et des manifestations tournent aux heurts violents avec les forces de police. Mis à part des revendications financières qui ont désormais trouvé une solution, le mécontentement porte essentiellement sur la présence, dans les écoles anglophones, d’enseignants qui ne maitrisent que le français. Selon les autorités, cette situation est due à un déficit d’enseignants anglophones dans les matières scientifiques, techniques et mathématiques. Des mesures sont alors prises pour recruter 1000 jeunes Camerounais bilingues, formés à ces matières, et pour inviter les jeunes Camerounais anglophones à s’intéresser davantage à ces filières.
Des mouvements séparatistes prennent le relais
En janvier 2017, les mouvements SCNC et Consortium prônent le fédéralisme, puis la sécession. Des appels à la violence et de fausses informations enflamment les réseaux sociaux. Le gouvernement fait interdire les activités des mouvements séparatistes et tente de lancer un contre-campagne de communication sur les réseaux sociaux.
Le ton monte
De nombreux militants, du Consortium et du SCNC sont arrêtés et font l’objet d’une enquête judiciaire. Du matériel de propagande est saisi, ainsi que des preuves de financements provenant de la diaspora camerounaise anglophone basée en Afrique du Sud, USA, Grande-Bretagne, Canada, etc. Le gouvernement coupe l’Internet dans les régions anglophones à partir du 17 janvier.
Mesures d’apaisement
Les autorités multilplient les initiatives pour tenter d’appaiser la situation.
Le ministre de la Justice annonce la création d’une faculté des Sciences juridiques et politiques à Buea, ainsi que des départements d’English Law dans les universités de Douala, de Maroua, de Ngaoundéré et de Dschang. L’enseignement du droit public est programmé dans les universités de Buea et de Bamenda et une section de la Common Law est annoncée à l’ENAM (école de la magistrature).
Le Président Biya initie une Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ainsi qu’un projet de loi modifiant l’organisation et le fonctionnement de la Cour Suprême, pour y intégrer une section de la Common Law.
Deux anglophones sont nommés généraux de brigade, de même que de nouveaux préfets à la tête des départements, de nouveaux secrétaires généraux et inspecteurs généraux dans les régions.
Le 20 avril, l’internet est rétabli et le chef de l’Etat ordonne la fin des poursuites contre les principaux leaders des mouvements anglophones. Le terme « régions anglophones » est banni du discours officiel à propos des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Avénement du terrorisme
Le 18 et 22 septembre, des bombes éclatent à Bamenda et à Douala, laissant penser que des éléments radicalisés tentent de destabiliser le pays. Des séparatistes annoncent une « déclaration d’indépendance » pour le 1er octobre. Le Secrétaire général de l’ONU se dit très préoccupé par la situation.
 Dominique Flaux
http://www.investiraucameroun.com/securite/3009-9521-cameroun-des-actes-terroristes-et-des-menaces-separatistes-sur-fond-de-malaise-reel-ou-d-interets-petroliers

Kilimanjaro Capital qui vise particulièrement les gisements pétroliers de la région anglophone derrière les actes terroristes et des menaces séparatistes

crédit photo: Google

C’est en 1972, suite à un référendum, que la République fédérale du Cameroun est devenue une « république unie ». Depuis, en dépit d’une réelle représentativité des anglophones aux postes de pouvoir, il a toujours existé, au sein de cette minorité, une certaine fronde face à l’autorité centrale, francophone à plus de 80%.
Mais il existe également depuis plusieurs années un « Government of the Southern Cameroons » autoproclamé et initié par des Camerounais de la diaspora. Ce groupuscule a signé en novembre 2012 des accords d’exploration pétrolière avec la société canadienne Kilimanjaro Capital Ltd, disposant d’une filiale du même nom dans le paradis juridique de Bélize.
Kilimanjaro Capital, selon son propre communiqué, vise particulièrement les gisements pétroliers de la région anglophone de Bakassi dont elle prétend détenir 80% des droits d’exploration. En août 2014, son CEO,  Zul Rashid, dans une interview à Marketwired, déclarait qu’il finançait des « actions de défense des Droits de l’homme » dans la région de Bakassi et qu’il supportait le « Government of the Southern Cameroons ».
Cette société a également conclu des accords pétroliers avec les séparatistes de la diaspora angolaise concernant l’enclave de Cabinda, ou encore, au Nigeria, avec le Biafra Independence Movement. Elle est également à l’affut en Somalie et au Zimbabwe, partout où elle peut miser sur de possibles instabilités. « Ce genre d’actifs est très bon marché et peut rapporter énormément en cas de succès », reconnaissait le CEO.
En novembre 2015, l’ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays en développement, s’alarmait du « caractère secret de beaucoup de ces transactions qui rend extrêmement difficile de vérifier les véritables intentions de Kilimandjaro, associé à des groupes séparatistes. ». Elle avertissait même précisément : « Dans le cas du Cameroun, l'exigence de l'accord, visant à obtenir une indépendance totale, incitera le mouvement à ignorer les alternatives pacifiques recommandées par la communauté internationale. »
« La question fondamentale restante est de prévenir la multiplication d'entreprises comme Kilimandjaro. Il n'y a pas de précédent juridique clair à l'échelle internationale, donc, en dehors des risques financiers évidents, qu'est-ce qui empêche une entreprise d'acheter des ressources naturelles à un mouvement rebelle et de modifier le cours de l'histoire pour son propre profit? », concluait Maria Fsadni, auteur du rapport.
A noter qu’il existe une autre entité nommée Kilimanjaro Capital, californienne, qui est actionnaire majoritaire de la société sud-africaine Tosaco Energy, active dans le Black Economic Empowerment, et possédant, selon son site internet, 3 licences d’exploration pétrolière dans les provinces de Mpumalanga et de Gauteng. Mais nous n’avons pas pu établir un lien entre ces deux sociétés, homonymes et de même activité.
Ces mouvements, très marginaux, ne semblaient pas constituer une menace pour la paix du Cameroun, jusqu’à ce jour où, à la suite d’un double mouvement revendicatif d’avocats et d’enseignants anglophones, quelques militants se sont radicalisés et ont entamé, à la faveur des réseaux sociaux, une escalade dans les revendications, d’abord corporatistes, puis pour un retour à une constitution fédérale, puis pour une sécession pure et simple, jusqu’à l’action terroriste de ces derniers jours. 
Si cette révolte s’est sans doute nourrie, au départ du malaise réel d’une minorité culturelle et linguistique, les derniers événements posent la question des intérêts qui soutiennent et financent cette dernière tournure terroriste de la situation.
Retour sur l’enchainement des faits :
Deux philosophies du droit
La crise débute en octobre 2016 par un mouvement de grève d’avocats anglophones qui exigent une traduction anglaise des actes uniformes OHADA (droit des affaires d’inspiration française, partagé par 17 pays africains) et qui rejettent le Code civil francophone. Ils contestent également le fait que des magistrats francophones puissent rendre la justice dans des régions anglophones sans bien maitriser l’anglais, ni la culture du common law (droit d’inspiration anglaise).
En réponse, le gouvernement effectue la traduction des actes de l’OHADA et du Code Pénal,  et nomme un magistrat anglophone au poste de procureur de la République au parquet des tribunaux de première et grande instance de la ville anglophone de Bamenda.
Le conflit s’apaise, mais il  n’en reste pas moins que, sur le fond, la philosophie du droit anglo-saxon diverge sensiblement de celle du droit latin, et que, selon le décompte du ministère de la Justice, 117 magistrats francophones exercent en région anglophone.
Les enseignants anglophones
Dans le même temps, une autre crise éclate parmi les enseignants et étudiants, et des manifestations tournent aux heurts violents avec les forces de police. Mis à part des revendications financières qui ont désormais trouvé une solution, le mécontentement porte essentiellement sur la présence, dans les écoles anglophones, d’enseignants qui ne maitrisent que le français. Selon les autorités, cette situation est due à un déficit d’enseignants anglophones dans les matières scientifiques, techniques et mathématiques. Des mesures sont alors prises pour recruter 1000 jeunes Camerounais bilingues, formés à ces matières, et pour inviter les jeunes Camerounais anglophones à s’intéresser davantage à ces filières.
Des mouvements séparatistes prennent le relais
En janvier 2017, les mouvements SCNC et Consortium prônent le fédéralisme, puis la sécession. Des appels à la violence et de fausses informations enflamment les réseaux sociaux. Le gouvernement fait interdire les activités des mouvements séparatistes et tente de lancer un contre-campagne de communication sur les réseaux sociaux.
Le ton monte
De nombreux militants, du Consortium et du SCNC sont arrêtés et font l’objet d’une enquête judiciaire. Du matériel de propagande est saisi, ainsi que des preuves de financements provenant de la diaspora camerounaise anglophone basée en Afrique du Sud, USA, Grande-Bretagne, Canada, etc. Le gouvernement coupe l’Internet dans les régions anglophones à partir du 17 janvier.
Mesures d’apaisement
Les autorités multilplient les initiatives pour tenter d’appaiser la situation.
Le ministre de la Justice annonce la création d’une faculté des Sciences juridiques et politiques à Buea, ainsi que des départements d’English Law dans les universités de Douala, de Maroua, de Ngaoundéré et de Dschang. L’enseignement du droit public est programmé dans les universités de Buea et de Bamenda et une section de la Common Law est annoncée à l’ENAM (école de la magistrature).
Le Président Biya initie une Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ainsi qu’un projet de loi modifiant l’organisation et le fonctionnement de la Cour Suprême, pour y intégrer une section de la Common Law.
Deux anglophones sont nommés généraux de brigade, de même que de nouveaux préfets à la tête des départements, de nouveaux secrétaires généraux et inspecteurs généraux dans les régions.
Le 20 avril, l’internet est rétabli et le chef de l’Etat ordonne la fin des poursuites contre les principaux leaders des mouvements anglophones. Le terme « régions anglophones » est banni du discours officiel à propos des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Avénement du terrorisme
Le 18 et 22 septembre, des bombes éclatent à Bamenda et à Douala, laissant penser que des éléments radicalisés tentent de destabiliser le pays. Des séparatistes annoncent une « déclaration d’indépendance » pour le 1er octobre. Le Secrétaire général de l’ONU se dit très préoccupé par la situation.
 Dominique Flaux
http://www.investiraucameroun.com/securite/3009-9521-cameroun-des-actes-terroristes-et-des-menaces-separatistes-sur-fond-de-malaise-reel-ou-d-interets-petroliers

Posté dimanche 1 octobre 2017 à 20:27 |  par bbela

jeudi 23 février 2017


Malika BONGO, fille aînée du président gabonais

Le courant ne passe plus entre Samuel Eto'o et le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. A l’origine de la brouille entre ses bons amis d’hier, des affaires de femmes, rapporte Business Jeune Magazine.

En effet, Samuel Eto’o n’avait pas été invité par le gouvernement gabonais à prendre part à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Gabon. Mais, tenant à faire partie de cet événement majeur, dans la mesure où les Lions Indomptables se trouvent en finale, il joint le président de la Fifa, Gianni Infantino, son ami, qui décide de le prendre dans ses valises.


Lorsqu’ils arrivent à l’aéroport de Libreville, le président de la FIFA est accueilli en grande pompe, mais Eto’o est bloqué à l’aéroport. Les services de l’aéroport prennent attache avec le ministère de l’intérieur. Aucune réponse favorable n’est donnée. Eto’o lui même décroche son téléphone et contacte directement le ministre de l’intérieur gabonais. Ce dernier lui fait savoir qu’à son niveau il ne peut rien faire à son niveau et qu’il a transmis la requête à la présidence de la République. C’est plus de 45 minutes après que le président de la FIFA intervient directement auprès des autorités gabonaises pour le faire entrer sur le territoire national. Mais ils vont retenir provisoirement son passeport.

De sources gabonaises non mentionnées par le Magazine, indique que la star camerounaise a entretenu une relation avec la femme de l’un des conseillers d’Ali Bongo en dépit du fait que ce dernier s’était opposé à cette démarche.

Par la suite, c’est Malika Bongo, 36 ans, fille ainée du président Ali Bongo qui tombait dans les bras du charmant footballeur.

A lire aussi: 

Fesses, foot et fric: Nathalie dans l'étau d'Eto'o, les dessous de l'affaire...


Qui est donc Malika Bongo ? 



Première fille du président Ali Bongo Ondimba, Malika est très connue pour son implication dans la cause sociale au Gabon et le combat pour les droits et la protection de la femme. 

Issue du mariage, au début des années 1980, d’Ali Bongo Ondimba avec la Franco-Gabonaise Annick Aubierge Lafitte Mouvagha, la biographie non officielle de Malika Dossou Bongo Ondimba indique qu’elle a été scolarisée aux États-Unis, à Los Angeles, puis en France, où elle a étudié les relations internationales à l’université de La Sorbonne à Paris. 

Elle a ensuite intégré l’UNESCO puis l’ONU à Genève avant de rentrer au Gabon en 2009. 

D’un naturel discret, elle a épousé en 2010 Steve Dossou, le fils de Samuel Dossou, patron de Petrolin Group et ex-conseiller spécial d’Omar Bongo Ondimba.

Connue pour avoir relancé le concours de Miss Gabon, fondatrice de « Défis de femmes », qui vient en aide aux mères et aux familles en difficulté, elle est, depuis les municipales de 2013, maire adjoint du deuxième arrondissement de commune d’Akanda pour le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

Elle avait défrayé la chronique en juin 2016 pour avoir affiché ses ambitions présidentielles dans ce petit pays d’Afrique Centrale que sa famille contrôle depuis un demi-siècle.

Dans un post sur Facebook à l’époque, elle écrivait :
« Je suis mère depuis deux ans déjà et je ne compte pas m’arrêter (…) car j’ai des ambitions énormes pour le Gabon. Pourquoi pas une femme présidente de la République du Gabon en 2022 ? Tout sera possible. » 

Aprnews.fr
http://actualiteafrique.info/people/article/20170223-voici-la-femme-au-coeur-du-scandale-samuel-etoo-au-gabon.html
http://www.camersenat.info/scandaledes-affaires-de-sexe-separent-ali-bongo-et-samuel-etoo-acte-1

Les relations entre Samuel Eto'o et le président gabonais au plus mal à cause de cette femme !


Malika BONGO, fille aînée du président gabonais

Le courant ne passe plus entre Samuel Eto'o et le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. A l’origine de la brouille entre ses bons amis d’hier, des affaires de femmes, rapporte Business Jeune Magazine.

En effet, Samuel Eto’o n’avait pas été invité par le gouvernement gabonais à prendre part à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Gabon. Mais, tenant à faire partie de cet événement majeur, dans la mesure où les Lions Indomptables se trouvent en finale, il joint le président de la Fifa, Gianni Infantino, son ami, qui décide de le prendre dans ses valises.


Lorsqu’ils arrivent à l’aéroport de Libreville, le président de la FIFA est accueilli en grande pompe, mais Eto’o est bloqué à l’aéroport. Les services de l’aéroport prennent attache avec le ministère de l’intérieur. Aucune réponse favorable n’est donnée. Eto’o lui même décroche son téléphone et contacte directement le ministre de l’intérieur gabonais. Ce dernier lui fait savoir qu’à son niveau il ne peut rien faire à son niveau et qu’il a transmis la requête à la présidence de la République. C’est plus de 45 minutes après que le président de la FIFA intervient directement auprès des autorités gabonaises pour le faire entrer sur le territoire national. Mais ils vont retenir provisoirement son passeport.

De sources gabonaises non mentionnées par le Magazine, indique que la star camerounaise a entretenu une relation avec la femme de l’un des conseillers d’Ali Bongo en dépit du fait que ce dernier s’était opposé à cette démarche.

Par la suite, c’est Malika Bongo, 36 ans, fille ainée du président Ali Bongo qui tombait dans les bras du charmant footballeur.

A lire aussi: 

Fesses, foot et fric: Nathalie dans l'étau d'Eto'o, les dessous de l'affaire...


Qui est donc Malika Bongo ? 



Première fille du président Ali Bongo Ondimba, Malika est très connue pour son implication dans la cause sociale au Gabon et le combat pour les droits et la protection de la femme. 

Issue du mariage, au début des années 1980, d’Ali Bongo Ondimba avec la Franco-Gabonaise Annick Aubierge Lafitte Mouvagha, la biographie non officielle de Malika Dossou Bongo Ondimba indique qu’elle a été scolarisée aux États-Unis, à Los Angeles, puis en France, où elle a étudié les relations internationales à l’université de La Sorbonne à Paris. 

Elle a ensuite intégré l’UNESCO puis l’ONU à Genève avant de rentrer au Gabon en 2009. 

D’un naturel discret, elle a épousé en 2010 Steve Dossou, le fils de Samuel Dossou, patron de Petrolin Group et ex-conseiller spécial d’Omar Bongo Ondimba.

Connue pour avoir relancé le concours de Miss Gabon, fondatrice de « Défis de femmes », qui vient en aide aux mères et aux familles en difficulté, elle est, depuis les municipales de 2013, maire adjoint du deuxième arrondissement de commune d’Akanda pour le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

Elle avait défrayé la chronique en juin 2016 pour avoir affiché ses ambitions présidentielles dans ce petit pays d’Afrique Centrale que sa famille contrôle depuis un demi-siècle.

Dans un post sur Facebook à l’époque, elle écrivait :
« Je suis mère depuis deux ans déjà et je ne compte pas m’arrêter (…) car j’ai des ambitions énormes pour le Gabon. Pourquoi pas une femme présidente de la République du Gabon en 2022 ? Tout sera possible. » 

Aprnews.fr
http://actualiteafrique.info/people/article/20170223-voici-la-femme-au-coeur-du-scandale-samuel-etoo-au-gabon.html
http://www.camersenat.info/scandaledes-affaires-de-sexe-separent-ali-bongo-et-samuel-etoo-acte-1

Posté jeudi 23 février 2017 à 19:25 |  par bbela

mercredi 22 février 2017



La moiteur qui fouette le visage lorsque vous atterrissez à l’aéroport international de Yaoundé, la capitale du Cameroun, en dit long sur le choc thermique qui vous accompagnera pendant votre séjour.

En cette période de juillet-août, la saison des pluies est à son apogée, mais il fait une chaleur intenable dans les couloirs qui mènent aux formalités de police. Et vous transpirez à grosses gouttes malgré votre belle tenue d’été, qui d’ailleurs vous attirera, une fois sorti de l’aérogare, des commentaires envieux de jeunes filles venues accueillir quelque parent ou ami:
«Le mbenguiste là est chaud hein!», entendrez-vous par exemple. Mais n’y voyez aucune allusion à la chaleur tropicale de Yaoundé, comprenez-y plutôt que les jeunes filles admirent votre style vestimentaire de mbenguiste, c’est-à-dire de mec vivant en Mbèng (terme générique pour parler de la France ou de l’Europe).

Ce petit compliment —oui, c’en est un— ne manquera d’ailleurs pas de vous faire plaisir après les tracasseries que vous aurez dû surmonter depuis votre arrivée. Il vous fera oublier le parcours du combattant que représentent les formalités d’entrée dans le pays, pour un touriste français d’origine camerounaise qui aura eu le malheur de ne pas se munir d’un visa au départ de Paris.

Il faut «bien» parler

«N’est-ce pas c’est vous? Vous avez le bordeaux, non? Mais si tu n’as pas le visa, tu n’entres pas», vous dira vertement l’agent de la Police des frontières, pour expliquer que votre bordeaux (le passeport de l’Union européenne) n’est pas un sésame.
Pourtant, il est bien prévu sous certaines conditions de payer son visa sur place, à l’aéroport. Les justifications selon lesquelles vous avez dû prendre l’avion illico presto pour des raisons professionnelles n’y feront rien.
«Est-ce que je parle avec l’eau dans la bouche?», répondra la policière, avachie derrière son comptoir. Une manière de dire qu’elle ne le répétera pas deux fois. Mais en de pareilles négociations ardues, ne vous tapez pas le corps (ne vous tracassez pas): «Le Cameroun, c’est le Cameroun», rien ne s’y fait comme ailleurs et vous finirez bien par vous entendre.
De fait, au bout d’une bonne grosse heure, lasse de vous voir sous son nez, elle finira par vous lâcher:
«On fait comment alors? Parle bien!»
Cette question et cette injonction ne veulent dire ni que votre interlocuteur ne sait pas quoi faire ni que vous vous exprimez mal. «Bien parler» au Cameroun signifie tout simplement que votre interlocuteur vous demande un bakchich.
Et de manière générale, lorsque vous arrivez de Mbèng, tout le monde considère que vous êtes «en haut», c’est-à-dire que vous êtes une personne comblée, heureuse et sans aucun souci matériel. On peut aussi pensez que vous êtes «lourd». N’y voyez rien d’insultant ni de péjoratif. C’est que pour les Camerounais, quand on vit chez les Wat (les blancs), on a forcément beaucoup d’argent.

Ce malentendu peut d’ailleurs vite vous faire passer pour un Bamenda —du nom de cette ville du Nord-Ouest anglophone dont les ressortissants, réputés pour leur naïveté, se font souvent avoir par les autres Camerounais. Vous pouvez même être pris pour un gibier, c’est-à-dire vous faire «frapper» (ou fey, c’est la même chose), par un chauffeur de taxi qui cherchera à vous escroquer en vous faisant payer le double ou le triple d’une course de l’aéroport pour le centre-ville, qui ne coûte pourtant en moyenne que 5.000 francs CFA (7,62 euros).

Je te verse où?

Après avoir compris que vous n’êtes pas un mboutoukou, en gros qu’on ne vous la fait pas, le taximan va «attacher la bouche» (faire une moue boudeuse) pendant tout le trajet, avant de demander: «Je te verse là?».
Ne prenez pas peur, il n’est pas en train de vous demander si vous êtes d’accord pour qu’il vous éjecte du véhicule alors qu'il roule encore. Le chauffeur de taxi veut simplement s’assurer que vous êtes bien arrivé à destination. Il vous «versera» donc à votre hôtel, en vous faisant bien remarquer, encore énervé de n’avoir pas pu vous «frapper»:
«Toi là, tu te crois trop hein.»
Traduisez: vous n’êtes qu’un fanfaron, un frimeur qui se prend pour un Wat, alors que vous êtes un Kamer (Camerounais ou d’origine camerounaise) comme lui. De la même façon, il aurait pu vous dire aussi que «vous aimez entendre» (c’est pareil que «se croire trop»). Tout ceci en pensant vous avoir «terminé», c’est-à-dire bien remis à votre place.

Mais comme vous êtes «une ampoule grillée qui ne craint pas le court-circuit», vous vous sentez prêt à affronter n’importe quelle situation et votre séjour au Cameroun peut se poursuivre.

Parce que, de toutes les façons, «ce n’est pas ça qu’on mange». En gros, vous vous en foutez. Vous apprendrez très vite aussi que vous auriez pu répondre au chauffeur de taxi en colère: «Je ne donne pas le lait». Cette expression est d’ailleurs l’une des plus utilisée ces dernières années.

C'est comment?

Comme dans tous les cas, «votre estomac lance des insultes» (vous commencez à avoir faim), vous allez assez rapidement «quitter derrière les problèmes» (éviter la dispute) et aller vous détendre à l’hôtel.

Avant de passer des coups de fil à de vieilles connaissances avec lesquelles, immanquablement, vous irez «commander un oiseau» (manger du poulet) dans un «circuit» ou «chantier», ce qu’on appelle aussi «maquis» en Côte d’Ivoire; ces restaurants souvent clandestins tenus par des particuliers.
Les retrouvailles avec ces amis camerounais peuvent d’ailleurs être tout un poème:
Oh! Mon joueur, c’est comment?, vous entendrez-vous dire en criant. «C’est comment» est systématiquement utilisé en guise de salutation, et «mon joueur» signifie que la personne a de l’estime pour vous ou quelque attente; la flatterie n’est jamais loin.
Je suis là!, pourriez-vous répondre, feignant de ne pas vous porter si bien que ça. Sait-on jamais, des fois qu’on penserait que vous êtes effectivement «en haut».
Laisse-nous ça! Nous ici, le dehors est dur. En gros, personne ne vous croit et vous ne pouvez pas être plus fauché que les gens là-bas. Forcément, puisque vous êtes un mbènguiste.
Et vu comme c’est parti, vous allez devoir «gérer» vos amis toute la soirée (leur payer des coups), puisque vous n’avez rien ramené dans votre valise pour leur cadeauter (offrir).

Ce qui ne les empêchera pas de vous «arrêter aux pieds», c’est-à dire de trouver que vos chaussures son jolies et que vous les leur laisserez avant de partir. D’ailleurs, vous pouvez être sûr que tout au long de votre séjour, aussi court soit-il, ce sera «ton pied, mon pied». Personne ne vous lâchera d’une semelle. Ils essaieront de vous «rythmer» (accompagner) partout où vous voudrez aller. Après tout, vous êtes leur «joueur».

On est ensemble!

Car au Cameroun, cela peut wanda (étonner) l’étranger qui débarque: «quelqu’un est toujours quelqu’un derrière quelqu’un». En gros, vous avez la quasi-obligation de faroter tous ceux qui sont autour de vous, un peu comme le capitaine des Lions indomptables Samuel Eto’o, qui distribue des billets de banque à tour de bras, où qu’il se trouve.

Et comme vous n’êtes ni un bao ni un capo (riche), vous vous contenterez simplement de les faire champicoter (boire du champagne) en boîte; ce qui leur donnera des «points» (les mettra en valeur) devant des «petites» (les filles), sur lesquelles ils auront «mis l’œil», entendez qui leur auront tapé dans l’œil.

Car au Cameroun, la mignoncité (l’élégance) est un sport national, tout comme la sape sur les deux rives du fleuve Congo.
Mais comme votre séjour ne fait que commencer et qu’il se fait déjà bien tard, vous allez prendre congé de vos amis, histoire d’être en forme pour le lendemain. Et ceux-ci, oubliant un temps leur promesse de ne pas vous lâcher d’une semelle, vous répondront en guise d’aurevoir: «On est ensemble!»

Raoul Mbog

http://www.slateafrique.com/25669/langues-parlez-vous-camerounais

Savez-vous Parler le camerounais? Je wanda ! | Slate Afrique



La moiteur qui fouette le visage lorsque vous atterrissez à l’aéroport international de Yaoundé, la capitale du Cameroun, en dit long sur le choc thermique qui vous accompagnera pendant votre séjour.

En cette période de juillet-août, la saison des pluies est à son apogée, mais il fait une chaleur intenable dans les couloirs qui mènent aux formalités de police. Et vous transpirez à grosses gouttes malgré votre belle tenue d’été, qui d’ailleurs vous attirera, une fois sorti de l’aérogare, des commentaires envieux de jeunes filles venues accueillir quelque parent ou ami:
«Le mbenguiste là est chaud hein!», entendrez-vous par exemple. Mais n’y voyez aucune allusion à la chaleur tropicale de Yaoundé, comprenez-y plutôt que les jeunes filles admirent votre style vestimentaire de mbenguiste, c’est-à-dire de mec vivant en Mbèng (terme générique pour parler de la France ou de l’Europe).

Ce petit compliment —oui, c’en est un— ne manquera d’ailleurs pas de vous faire plaisir après les tracasseries que vous aurez dû surmonter depuis votre arrivée. Il vous fera oublier le parcours du combattant que représentent les formalités d’entrée dans le pays, pour un touriste français d’origine camerounaise qui aura eu le malheur de ne pas se munir d’un visa au départ de Paris.

Il faut «bien» parler

«N’est-ce pas c’est vous? Vous avez le bordeaux, non? Mais si tu n’as pas le visa, tu n’entres pas», vous dira vertement l’agent de la Police des frontières, pour expliquer que votre bordeaux (le passeport de l’Union européenne) n’est pas un sésame.
Pourtant, il est bien prévu sous certaines conditions de payer son visa sur place, à l’aéroport. Les justifications selon lesquelles vous avez dû prendre l’avion illico presto pour des raisons professionnelles n’y feront rien.
«Est-ce que je parle avec l’eau dans la bouche?», répondra la policière, avachie derrière son comptoir. Une manière de dire qu’elle ne le répétera pas deux fois. Mais en de pareilles négociations ardues, ne vous tapez pas le corps (ne vous tracassez pas): «Le Cameroun, c’est le Cameroun», rien ne s’y fait comme ailleurs et vous finirez bien par vous entendre.
De fait, au bout d’une bonne grosse heure, lasse de vous voir sous son nez, elle finira par vous lâcher:
«On fait comment alors? Parle bien!»
Cette question et cette injonction ne veulent dire ni que votre interlocuteur ne sait pas quoi faire ni que vous vous exprimez mal. «Bien parler» au Cameroun signifie tout simplement que votre interlocuteur vous demande un bakchich.
Et de manière générale, lorsque vous arrivez de Mbèng, tout le monde considère que vous êtes «en haut», c’est-à-dire que vous êtes une personne comblée, heureuse et sans aucun souci matériel. On peut aussi pensez que vous êtes «lourd». N’y voyez rien d’insultant ni de péjoratif. C’est que pour les Camerounais, quand on vit chez les Wat (les blancs), on a forcément beaucoup d’argent.

Ce malentendu peut d’ailleurs vite vous faire passer pour un Bamenda —du nom de cette ville du Nord-Ouest anglophone dont les ressortissants, réputés pour leur naïveté, se font souvent avoir par les autres Camerounais. Vous pouvez même être pris pour un gibier, c’est-à-dire vous faire «frapper» (ou fey, c’est la même chose), par un chauffeur de taxi qui cherchera à vous escroquer en vous faisant payer le double ou le triple d’une course de l’aéroport pour le centre-ville, qui ne coûte pourtant en moyenne que 5.000 francs CFA (7,62 euros).

Je te verse où?

Après avoir compris que vous n’êtes pas un mboutoukou, en gros qu’on ne vous la fait pas, le taximan va «attacher la bouche» (faire une moue boudeuse) pendant tout le trajet, avant de demander: «Je te verse là?».
Ne prenez pas peur, il n’est pas en train de vous demander si vous êtes d’accord pour qu’il vous éjecte du véhicule alors qu'il roule encore. Le chauffeur de taxi veut simplement s’assurer que vous êtes bien arrivé à destination. Il vous «versera» donc à votre hôtel, en vous faisant bien remarquer, encore énervé de n’avoir pas pu vous «frapper»:
«Toi là, tu te crois trop hein.»
Traduisez: vous n’êtes qu’un fanfaron, un frimeur qui se prend pour un Wat, alors que vous êtes un Kamer (Camerounais ou d’origine camerounaise) comme lui. De la même façon, il aurait pu vous dire aussi que «vous aimez entendre» (c’est pareil que «se croire trop»). Tout ceci en pensant vous avoir «terminé», c’est-à-dire bien remis à votre place.

Mais comme vous êtes «une ampoule grillée qui ne craint pas le court-circuit», vous vous sentez prêt à affronter n’importe quelle situation et votre séjour au Cameroun peut se poursuivre.

Parce que, de toutes les façons, «ce n’est pas ça qu’on mange». En gros, vous vous en foutez. Vous apprendrez très vite aussi que vous auriez pu répondre au chauffeur de taxi en colère: «Je ne donne pas le lait». Cette expression est d’ailleurs l’une des plus utilisée ces dernières années.

C'est comment?

Comme dans tous les cas, «votre estomac lance des insultes» (vous commencez à avoir faim), vous allez assez rapidement «quitter derrière les problèmes» (éviter la dispute) et aller vous détendre à l’hôtel.

Avant de passer des coups de fil à de vieilles connaissances avec lesquelles, immanquablement, vous irez «commander un oiseau» (manger du poulet) dans un «circuit» ou «chantier», ce qu’on appelle aussi «maquis» en Côte d’Ivoire; ces restaurants souvent clandestins tenus par des particuliers.
Les retrouvailles avec ces amis camerounais peuvent d’ailleurs être tout un poème:
Oh! Mon joueur, c’est comment?, vous entendrez-vous dire en criant. «C’est comment» est systématiquement utilisé en guise de salutation, et «mon joueur» signifie que la personne a de l’estime pour vous ou quelque attente; la flatterie n’est jamais loin.
Je suis là!, pourriez-vous répondre, feignant de ne pas vous porter si bien que ça. Sait-on jamais, des fois qu’on penserait que vous êtes effectivement «en haut».
Laisse-nous ça! Nous ici, le dehors est dur. En gros, personne ne vous croit et vous ne pouvez pas être plus fauché que les gens là-bas. Forcément, puisque vous êtes un mbènguiste.
Et vu comme c’est parti, vous allez devoir «gérer» vos amis toute la soirée (leur payer des coups), puisque vous n’avez rien ramené dans votre valise pour leur cadeauter (offrir).

Ce qui ne les empêchera pas de vous «arrêter aux pieds», c’est-à dire de trouver que vos chaussures son jolies et que vous les leur laisserez avant de partir. D’ailleurs, vous pouvez être sûr que tout au long de votre séjour, aussi court soit-il, ce sera «ton pied, mon pied». Personne ne vous lâchera d’une semelle. Ils essaieront de vous «rythmer» (accompagner) partout où vous voudrez aller. Après tout, vous êtes leur «joueur».

On est ensemble!

Car au Cameroun, cela peut wanda (étonner) l’étranger qui débarque: «quelqu’un est toujours quelqu’un derrière quelqu’un». En gros, vous avez la quasi-obligation de faroter tous ceux qui sont autour de vous, un peu comme le capitaine des Lions indomptables Samuel Eto’o, qui distribue des billets de banque à tour de bras, où qu’il se trouve.

Et comme vous n’êtes ni un bao ni un capo (riche), vous vous contenterez simplement de les faire champicoter (boire du champagne) en boîte; ce qui leur donnera des «points» (les mettra en valeur) devant des «petites» (les filles), sur lesquelles ils auront «mis l’œil», entendez qui leur auront tapé dans l’œil.

Car au Cameroun, la mignoncité (l’élégance) est un sport national, tout comme la sape sur les deux rives du fleuve Congo.
Mais comme votre séjour ne fait que commencer et qu’il se fait déjà bien tard, vous allez prendre congé de vos amis, histoire d’être en forme pour le lendemain. Et ceux-ci, oubliant un temps leur promesse de ne pas vous lâcher d’une semelle, vous répondront en guise d’aurevoir: «On est ensemble!»

Raoul Mbog

http://www.slateafrique.com/25669/langues-parlez-vous-camerounais

Posté mercredi 22 février 2017 à 18:16 |  par bbela

jeudi 16 février 2017




Le 17 janvier 2017, le gouvernement camerounais a coupé Internet dans les régions anglophones du pays. La mesure coûte des millions aux entrepreneurs numériques de Buéa.

Désemparés, frustrés et malheureux. Cinq jeunes entrepreneurs ne cachent pas leur souffrance. « Voilà plus de trois semaines que nous n’avons pas Internet. Chacun de nous ici a une start-up et emploie au moins trois personnes. Internet est comme notre sang !, lâche Paul Otto Akama, à la tête de Skademy, une plate-forme d’apprentissage technologique en ligne. Sans lui, on ne peut pas respirer, marcher et vivre. »

Depuis le 17 janvier 2017, le gouvernement camerounais a coupé Internet dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, les deux régions anglophones, à la suite de la grève des enseignants et des avocats qui dure depuis plus de deux mois. Des leaders et des activistes des deux camps ont été arrêtés. Malgré les multiples appels à la levée du mot d’ordre de grève des enseignants, les élèves continuent de boycotter les cours et les villes mortes se multiplient. Le dialogue est interrompu.

Start-up déprimées

Cette coupure d’Internet paralyse la « Silicon Mountain », comme est appelée, au Cameroun, la ville de Buéa, en référence aux nombreuses start-up qui se créent dans cette cité du sud-ouest du pays, au pied du mont Cameroun, la plus haute montagne du pays. Pas moins de cinq start-up y seraient créées chaque mois. « Comme à la Silicon Valley américaine, les jeunes d’ici savent qu’avec une bonne idée, un ordinateur et une connexion Internet, ils peuvent conquérir le monde, explique Paul Ottou. Malheureusement, sans Internet, nous avons déjà perdu des millions de francs CFA. »


Lundi 13 février, le jeune entrepreneur et quatre amis fondateurs de start-up dans la conception des logiciels, la recherche d’emplois, la programmation, la création de sites Web ou la vente en ligne se sont réunis, dans le centre-ville de Buéa, à ActivSpaces, centre technologique avec espaces de coworking (« cotravail ») qu’ils appellent l’« église des entrepreneurs ». Mines fatiguées par des nuits sans sommeil et encore sonnés par la coupure d’Internet qu’ils n’imaginaient pas durer plus d’une semaine, ils résument leur « galère » : ils doivent faire le voyage de Douala, la capitale économique et ville la plus proche, pour trouver du réseau, payer des chambres d’hôtel, se nourrir, payer le loyer des bureaux qui ne leur servent plus à rien, leur propre loyer, les taxes et les salaires de leurs employés.


« Notre productivité a baissé de plus de 60 %. De plus, nous avons perdu des projets, des contrats et nous ne pouvons plus prendre de nouveaux clients, déplore Valery Colong, cofondateur de trois start-up et manageur d’ActivSpaces. J’ai déjà perdu 1,5 million de francs [CFA – 2 287 euros], rien qu’avec un projet. Les deux premières semaines, j’en ai dépensé plus de 150 000 pour le transport et la nourriture. »

Depuis la coupure d’Internet, les entrepreneurs sont désœuvrés au centre ActivSpaces de Buéa, au Cameroun.
Trois semaines à travailler dans les hôtels de Douala ont coûté plus de 600 000 francs CFA à Churchill Mambe Nanje, la « star » de la Silicon Mountain, cofondateur de Njorku, un moteur de recherche pour offres d’emploi présent dans neuf pays d’Afrique avec 200 000 utilisateurs par mois. Le patron de la start-up, classée par Forbes parmi les 20 perles technologiques d’Afrique, estime les pertes de son entreprise, qui emploie sept personnes, à « plusieurs millions ». « Au moment où Internet a été coupé, nous avions signé un contrat avec un gros client camerounais. La coupure a doublé nos coûts, mais nous étions tenus de finir le travail. Au même moment, nous avons perdu un contrat de 3 600 dollars avec un client au Nigeria ainsi qu’un autre en Allemagne, se lamente le jeune homme. Je ne parviens plus à me concentrer. Je ne sais pas ce qu’il va se passer demain. Je pense à la crise, à la grève. Je ne suis pas à l’aise. »

Lauréat de Google Code sans connexion

Au-delà des pertes financières et des soucis logistiques, c’est toute l’idée de l’avenir numérique du Cameroun que les patrons de start-up de Buéa estiment menacée, alors qu’elle commençait à incarner un rêve pour la jeunesse du pays. Tous ont un nom en tête : Collins Nji, lycéen de Bamenda, à 300 km au nord, dans une autre région anglophone frappée par la coupure du réseau. Churchill Mambe Nanje le considère d’ailleurs comme un alter ego malgré son jeune âge. Collins Nji, 17 ans, est devenu le premier Africain lauréat du concours Google Code, qui s’est déroulé de novembre 2016 à la mi-janvier 2017.

« L’année dernière, il était le plus jeune de nos intervenants de notre Silicon Mountain Conference. Il a inspiré de nombreux jeunes », explique Isaac Kamga, manageur du Google Developpers Group de Buéa. Mais le 17 janvier, le lendemain de la fin des épreuves Google Code auxquelles ont participé 1 300 jeunes de 62 pays (seuls 34 sont récompensés), Internet était coupé à Bamenda. L’école de Collins Nji, elle, était déjà fermée en raison des grèves. « Pour travailler avec ses mentors, il a ensuite été obligé d’aller à Yaoundé [370 km de Bamenda] pour se connecter. Malgré tout, il fait la fierté du Cameroun. Le PDG de Google a twitté sur lui ! »

Son résultat au Google Code donne droit à un voyage de quatre jours dans la Sillicon Valley, en juin 2017. Collins Nji pourra y rencontrer certains des meilleurs ingénieurs de Mountain View, le siège de Google, et le lycéen n’a pas caché qu’il rêvait d’y travailler un jour.

Le jeune Collins Nji 17 ans Remporte le Google Hacking Contest, premier africain à remporter la compétition… https://t.co/7mvdMybfLy
— ChouchouMpacko (@Chouchou Mpacko)

Quitter le Cameroun

Pour de nombreux jeunes entrepreneurs de la « Silicon Mountain » l’avenir s’annonce sombre. Pour certains, si le gouvernement a pu couper Internet dans une partie du pays alors qu’il revendique avec force grands discours un Cameroun « uni et indivisible », les grandes villes, telles que Douala et Yaoundé, ne sont pas à l’abri. D’autres pensent tout simplement à quitter le Cameroun pour des pays comme le Nigeria, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, où ils pourront naviguer sur Internet sans crainte. « Nous pensons aussi à installer une connexion par satellite, qui coûte très cher. Mais nous ne sommes pas certains que le gouvernement l’accepte, même s’il a longtemps vanté les mérites de l’économie numérique », confie un jeune entrepreneur.


Dans les rues de Buéa, où la majorité des boutiques étaient fermées en ce début de semaine de février, cette coupure n’affecte pas que les entrepreneurs. Les cybercafés sont fermés. Les banques fonctionnent au ralenti. Les jeunes porteurs de projets n’ont plus d’espace où se connecter au réseau et où créer leurs entreprises. Leur seul lieu de revendication reste Twitter. « A chacun de mes voyages à Douala, j’utilise le hashtag #BringBackOurInternet pour interpeller le ministère des postes et communications. Je leur explique comment nous souffrons. Je reste toujours poli, assure Ayuk Etta, entrepreneur de 25 ans. Nous ne demandons pas d’argent au gouvernement, ni de subventions. Nous voulons juste Internet et qu’on résolve aussi la crise. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/15/au-cameroun-la-censure-d-internet-ruine-les-start-up-de-la-silicon-mountain_5080148_3212.html

Au Cameroun, la censure d’Internet ruine les start-up de la « Silicon Mountain »




Le 17 janvier 2017, le gouvernement camerounais a coupé Internet dans les régions anglophones du pays. La mesure coûte des millions aux entrepreneurs numériques de Buéa.

Désemparés, frustrés et malheureux. Cinq jeunes entrepreneurs ne cachent pas leur souffrance. « Voilà plus de trois semaines que nous n’avons pas Internet. Chacun de nous ici a une start-up et emploie au moins trois personnes. Internet est comme notre sang !, lâche Paul Otto Akama, à la tête de Skademy, une plate-forme d’apprentissage technologique en ligne. Sans lui, on ne peut pas respirer, marcher et vivre. »

Depuis le 17 janvier 2017, le gouvernement camerounais a coupé Internet dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, les deux régions anglophones, à la suite de la grève des enseignants et des avocats qui dure depuis plus de deux mois. Des leaders et des activistes des deux camps ont été arrêtés. Malgré les multiples appels à la levée du mot d’ordre de grève des enseignants, les élèves continuent de boycotter les cours et les villes mortes se multiplient. Le dialogue est interrompu.

Start-up déprimées

Cette coupure d’Internet paralyse la « Silicon Mountain », comme est appelée, au Cameroun, la ville de Buéa, en référence aux nombreuses start-up qui se créent dans cette cité du sud-ouest du pays, au pied du mont Cameroun, la plus haute montagne du pays. Pas moins de cinq start-up y seraient créées chaque mois. « Comme à la Silicon Valley américaine, les jeunes d’ici savent qu’avec une bonne idée, un ordinateur et une connexion Internet, ils peuvent conquérir le monde, explique Paul Ottou. Malheureusement, sans Internet, nous avons déjà perdu des millions de francs CFA. »


Lundi 13 février, le jeune entrepreneur et quatre amis fondateurs de start-up dans la conception des logiciels, la recherche d’emplois, la programmation, la création de sites Web ou la vente en ligne se sont réunis, dans le centre-ville de Buéa, à ActivSpaces, centre technologique avec espaces de coworking (« cotravail ») qu’ils appellent l’« église des entrepreneurs ». Mines fatiguées par des nuits sans sommeil et encore sonnés par la coupure d’Internet qu’ils n’imaginaient pas durer plus d’une semaine, ils résument leur « galère » : ils doivent faire le voyage de Douala, la capitale économique et ville la plus proche, pour trouver du réseau, payer des chambres d’hôtel, se nourrir, payer le loyer des bureaux qui ne leur servent plus à rien, leur propre loyer, les taxes et les salaires de leurs employés.


« Notre productivité a baissé de plus de 60 %. De plus, nous avons perdu des projets, des contrats et nous ne pouvons plus prendre de nouveaux clients, déplore Valery Colong, cofondateur de trois start-up et manageur d’ActivSpaces. J’ai déjà perdu 1,5 million de francs [CFA – 2 287 euros], rien qu’avec un projet. Les deux premières semaines, j’en ai dépensé plus de 150 000 pour le transport et la nourriture. »

Depuis la coupure d’Internet, les entrepreneurs sont désœuvrés au centre ActivSpaces de Buéa, au Cameroun.
Trois semaines à travailler dans les hôtels de Douala ont coûté plus de 600 000 francs CFA à Churchill Mambe Nanje, la « star » de la Silicon Mountain, cofondateur de Njorku, un moteur de recherche pour offres d’emploi présent dans neuf pays d’Afrique avec 200 000 utilisateurs par mois. Le patron de la start-up, classée par Forbes parmi les 20 perles technologiques d’Afrique, estime les pertes de son entreprise, qui emploie sept personnes, à « plusieurs millions ». « Au moment où Internet a été coupé, nous avions signé un contrat avec un gros client camerounais. La coupure a doublé nos coûts, mais nous étions tenus de finir le travail. Au même moment, nous avons perdu un contrat de 3 600 dollars avec un client au Nigeria ainsi qu’un autre en Allemagne, se lamente le jeune homme. Je ne parviens plus à me concentrer. Je ne sais pas ce qu’il va se passer demain. Je pense à la crise, à la grève. Je ne suis pas à l’aise. »

Lauréat de Google Code sans connexion

Au-delà des pertes financières et des soucis logistiques, c’est toute l’idée de l’avenir numérique du Cameroun que les patrons de start-up de Buéa estiment menacée, alors qu’elle commençait à incarner un rêve pour la jeunesse du pays. Tous ont un nom en tête : Collins Nji, lycéen de Bamenda, à 300 km au nord, dans une autre région anglophone frappée par la coupure du réseau. Churchill Mambe Nanje le considère d’ailleurs comme un alter ego malgré son jeune âge. Collins Nji, 17 ans, est devenu le premier Africain lauréat du concours Google Code, qui s’est déroulé de novembre 2016 à la mi-janvier 2017.

« L’année dernière, il était le plus jeune de nos intervenants de notre Silicon Mountain Conference. Il a inspiré de nombreux jeunes », explique Isaac Kamga, manageur du Google Developpers Group de Buéa. Mais le 17 janvier, le lendemain de la fin des épreuves Google Code auxquelles ont participé 1 300 jeunes de 62 pays (seuls 34 sont récompensés), Internet était coupé à Bamenda. L’école de Collins Nji, elle, était déjà fermée en raison des grèves. « Pour travailler avec ses mentors, il a ensuite été obligé d’aller à Yaoundé [370 km de Bamenda] pour se connecter. Malgré tout, il fait la fierté du Cameroun. Le PDG de Google a twitté sur lui ! »

Son résultat au Google Code donne droit à un voyage de quatre jours dans la Sillicon Valley, en juin 2017. Collins Nji pourra y rencontrer certains des meilleurs ingénieurs de Mountain View, le siège de Google, et le lycéen n’a pas caché qu’il rêvait d’y travailler un jour.

Le jeune Collins Nji 17 ans Remporte le Google Hacking Contest, premier africain à remporter la compétition… https://t.co/7mvdMybfLy
— ChouchouMpacko (@Chouchou Mpacko)

Quitter le Cameroun

Pour de nombreux jeunes entrepreneurs de la « Silicon Mountain » l’avenir s’annonce sombre. Pour certains, si le gouvernement a pu couper Internet dans une partie du pays alors qu’il revendique avec force grands discours un Cameroun « uni et indivisible », les grandes villes, telles que Douala et Yaoundé, ne sont pas à l’abri. D’autres pensent tout simplement à quitter le Cameroun pour des pays comme le Nigeria, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, où ils pourront naviguer sur Internet sans crainte. « Nous pensons aussi à installer une connexion par satellite, qui coûte très cher. Mais nous ne sommes pas certains que le gouvernement l’accepte, même s’il a longtemps vanté les mérites de l’économie numérique », confie un jeune entrepreneur.


Dans les rues de Buéa, où la majorité des boutiques étaient fermées en ce début de semaine de février, cette coupure n’affecte pas que les entrepreneurs. Les cybercafés sont fermés. Les banques fonctionnent au ralenti. Les jeunes porteurs de projets n’ont plus d’espace où se connecter au réseau et où créer leurs entreprises. Leur seul lieu de revendication reste Twitter. « A chacun de mes voyages à Douala, j’utilise le hashtag #BringBackOurInternet pour interpeller le ministère des postes et communications. Je leur explique comment nous souffrons. Je reste toujours poli, assure Ayuk Etta, entrepreneur de 25 ans. Nous ne demandons pas d’argent au gouvernement, ni de subventions. Nous voulons juste Internet et qu’on résolve aussi la crise. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/15/au-cameroun-la-censure-d-internet-ruine-les-start-up-de-la-silicon-mountain_5080148_3212.html

Posté jeudi 16 février 2017 à 20:34 |  par bbela

lundi 6 février 2017



En remportant la finale de la coupe d’Afrique des nations 2017, les Lions indomptables permettent à la Fecafoot d’empocher un joli pactole.

L’autre finaliste recevra 1,1 milliard. On ne joue plus pour des cacahuètes à la coupe d’Afrique des nations de football. Et le millésime 2017 se révèle le plus rentable jamais organisé pour les seize équipes en compétition au Gabon du 14 janvier au 5 février. La Confédération africaine de football a en effet revu à la hausse l’ensemble des primes versées aux équipes qualifiées à prendre part à la phase finale de la CAN pour cette année 2017 et pour l’édition qui se tiendra au Cameroun dans deux ans. Cela tombe bien, le Cameroun, vainqueur de l’édition 2017, percevra de la Confédération africaine de football la somme consistante de 4 millions de dollars, soit environ 2,4 milliards de FCFA. Vainqueur de la CAN 2015, la Côte d’Ivoire avait perçu « seulement » 1,5 million de dollars, soit environ un milliard de FCFA. Le malheureux finaliste de la cuvée 2017,


 l’Egypte, s’en tire avec deux millions de dollars, soit environ 1,1 milliard de FCFA. Il percevait exactement la moitié il y a deux ans. Ces revalorisations touchent toutes les seize équipes qui ont pris part à la compétition. Les quarts de finalistes que sont le Sénégal, le Maroc, la RDC la Tunisie vont recevoir un lot de consolation d’un montant de 750 000 euros, soit 500 millions de FCFA. En 2015, les pays ayant occupé ce classement avaient un tiers moins que ce montant. Les troisièmes de chaque poule, quant à eux, percevront 540 000 euros, soit près de 354 millions. Le Gabon, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et le Mali s’en sortent avec une somme augmentée de 15% par rapport à la dernière CAN. Les derniers de la compétition sont aussi les moins bien rémunérés. L’Ouganda, le Togo, le Zimbabwe et la Guinée Bissau s’en vont avec une enveloppe de 446 000 euros chacun, soit 292 millions de FCFA. Cette cagnotte enregistre un bonus de près de 19% par rapport à 2015. Pour leur préparation, chacune des seize équipes qualifiées avait déjà reçu en décembre 2016 l’équivalent de 146 millions de FCFA. C’est en novembre 2016 que la CAF a communiqué les nouveaux montants des primes à verser aux équipes dans le cadre de la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de football. En fait, l’instance faîtière du foot a procédé à une revalorisation des dotations financières sur l’ensemble de ses compétitions pour la période 2017-2020. C’est l’une des retombées de la signature, en juillet 2016, du contrat de sponsor-titre entre la CAN et Total. La CAN sera la CAN Total sur les huit prochaines années, en remplacement d’Orange. Sont aussi concernées, les neuf autres compétitions organisées par la CAF, soit un total de 1 500 matchs dans le package.

https://www.237online.com/article-36205-can-gabon-2017--une-coupe-agrave--2-4-milliards-de-fcfa-pour-la-fecafoot.html

CAN Gabon 2017 : Une coupe à 2,4 milliards de FCFA (4millions d'€)



En remportant la finale de la coupe d’Afrique des nations 2017, les Lions indomptables permettent à la Fecafoot d’empocher un joli pactole.

L’autre finaliste recevra 1,1 milliard. On ne joue plus pour des cacahuètes à la coupe d’Afrique des nations de football. Et le millésime 2017 se révèle le plus rentable jamais organisé pour les seize équipes en compétition au Gabon du 14 janvier au 5 février. La Confédération africaine de football a en effet revu à la hausse l’ensemble des primes versées aux équipes qualifiées à prendre part à la phase finale de la CAN pour cette année 2017 et pour l’édition qui se tiendra au Cameroun dans deux ans. Cela tombe bien, le Cameroun, vainqueur de l’édition 2017, percevra de la Confédération africaine de football la somme consistante de 4 millions de dollars, soit environ 2,4 milliards de FCFA. Vainqueur de la CAN 2015, la Côte d’Ivoire avait perçu « seulement » 1,5 million de dollars, soit environ un milliard de FCFA. Le malheureux finaliste de la cuvée 2017,


 l’Egypte, s’en tire avec deux millions de dollars, soit environ 1,1 milliard de FCFA. Il percevait exactement la moitié il y a deux ans. Ces revalorisations touchent toutes les seize équipes qui ont pris part à la compétition. Les quarts de finalistes que sont le Sénégal, le Maroc, la RDC la Tunisie vont recevoir un lot de consolation d’un montant de 750 000 euros, soit 500 millions de FCFA. En 2015, les pays ayant occupé ce classement avaient un tiers moins que ce montant. Les troisièmes de chaque poule, quant à eux, percevront 540 000 euros, soit près de 354 millions. Le Gabon, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et le Mali s’en sortent avec une somme augmentée de 15% par rapport à la dernière CAN. Les derniers de la compétition sont aussi les moins bien rémunérés. L’Ouganda, le Togo, le Zimbabwe et la Guinée Bissau s’en vont avec une enveloppe de 446 000 euros chacun, soit 292 millions de FCFA. Cette cagnotte enregistre un bonus de près de 19% par rapport à 2015. Pour leur préparation, chacune des seize équipes qualifiées avait déjà reçu en décembre 2016 l’équivalent de 146 millions de FCFA. C’est en novembre 2016 que la CAF a communiqué les nouveaux montants des primes à verser aux équipes dans le cadre de la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de football. En fait, l’instance faîtière du foot a procédé à une revalorisation des dotations financières sur l’ensemble de ses compétitions pour la période 2017-2020. C’est l’une des retombées de la signature, en juillet 2016, du contrat de sponsor-titre entre la CAN et Total. La CAN sera la CAN Total sur les huit prochaines années, en remplacement d’Orange. Sont aussi concernées, les neuf autres compétitions organisées par la CAF, soit un total de 1 500 matchs dans le package.

https://www.237online.com/article-36205-can-gabon-2017--une-coupe-agrave--2-4-milliards-de-fcfa-pour-la-fecafoot.html

Posté lundi 6 février 2017 à 15:15 |  par bbela

vendredi 3 février 2017

© Camer.be : Hugues SEUMO.

La date du 1er février paraît anodine pour beaucoup de camerounais pourtant, ne passe pas inaperçu dans les anales tristes de l'histoire de ce pays. 

 "Le train de la mort", c'est le titre de l'éditorial d'un journaliste prêtre d'origine française rapatrié en France au lendemain de la publication de son article. 

[...]

Pour réduire la révolte de l'UPC, mouvement indépendantiste camerounais, Jacques Foccart, artisan de la politique africaine du général De Gaule, crée le SDECE Afrique dont il confie la direction à Maurice Robert. La filiale camerounaise, le SEDOC, est dirigé par Jean Fochivé .. 

Le 1er février 1962, 57 détenus politiques de la prison de New Bell à Douala sont parqués dans le wagon N°31-047 à la gare de Douala. un wagon généralement affecté au transport des marchandises et hermétiquement fermé. le wagon sera scellé et plombé au départ. Les malheureux voyageurs qui s'y trouvaient n'ayant rien mangé ni bu depuis des jours, vont se retrouver dans une condition d'insalubrité et chaleur indicible et condamnés à voyager pour un trajet de 250 km pendant plus quinze heures de route. 

Lorsque enfin s'ouvre à la gare de Yaoundé le fameux wagon N°31 047, sur les 57 dont 8 femmes et un enfant, 25 détenus politiques étaient déjà morts, parmi les victimes, une femme et un bébé, victimes d'une asphyxie soigneusement organisée par les services judiciaires de Monsieur Amadou Ahidjo ( Président de la république à l'époque) et Monsieur Arouna Njoya( ministre de la Justice). 
Dans l'édition de publication n°327 de L'Effort Camerounais de juillet 1962, l'on lira qu'à la gare de Yaoundé ce 1er février, le public informé de l'arrivée des prisonniers politiques découvrira 25 morts et les 32 autres fatigués et transportés à l'hôpital où 2 d'entre eux à peine arrivés succombent à leur tour. 

Le 18 février 1962, le Père Fertin, premier directeur de l'hebdomadaire catholique d'informations (1955-1962), auteur de l'éditorial "Le train de la mort" publié dans l'Effort Camerounais n° 327 sur la tragédie du train sera expulsé manu militari du Cameroun par le président Ahidjo au motif qu'il avait publié dans les colonnes de l'Effort Camerounais la nouvelle du " train de la mort " et le numéro du journal qui comportait à la manchette cette pertinente déclaration de Mgr Jean Zoa : " Que notre patrie soit une terre respectueuse de la vie et des droits de ses enfants " sera saisi par les autorités locales. 




http://www.camer.be/57784/35:32/cameroun-c39est-notre-histoire-1er-fevrier-1962-1er-fevrier-2017-le-fameux-train-de-la-mort-55-ans-deja-cameroon.html

CAMEROUN, LE FAMEUX TRAIN DE LA MORT, 55 ANS DÉJÀ ::

© Camer.be : Hugues SEUMO.

La date du 1er février paraît anodine pour beaucoup de camerounais pourtant, ne passe pas inaperçu dans les anales tristes de l'histoire de ce pays. 

 "Le train de la mort", c'est le titre de l'éditorial d'un journaliste prêtre d'origine française rapatrié en France au lendemain de la publication de son article. 

[...]

Pour réduire la révolte de l'UPC, mouvement indépendantiste camerounais, Jacques Foccart, artisan de la politique africaine du général De Gaule, crée le SDECE Afrique dont il confie la direction à Maurice Robert. La filiale camerounaise, le SEDOC, est dirigé par Jean Fochivé .. 

Le 1er février 1962, 57 détenus politiques de la prison de New Bell à Douala sont parqués dans le wagon N°31-047 à la gare de Douala. un wagon généralement affecté au transport des marchandises et hermétiquement fermé. le wagon sera scellé et plombé au départ. Les malheureux voyageurs qui s'y trouvaient n'ayant rien mangé ni bu depuis des jours, vont se retrouver dans une condition d'insalubrité et chaleur indicible et condamnés à voyager pour un trajet de 250 km pendant plus quinze heures de route. 

Lorsque enfin s'ouvre à la gare de Yaoundé le fameux wagon N°31 047, sur les 57 dont 8 femmes et un enfant, 25 détenus politiques étaient déjà morts, parmi les victimes, une femme et un bébé, victimes d'une asphyxie soigneusement organisée par les services judiciaires de Monsieur Amadou Ahidjo ( Président de la république à l'époque) et Monsieur Arouna Njoya( ministre de la Justice). 
Dans l'édition de publication n°327 de L'Effort Camerounais de juillet 1962, l'on lira qu'à la gare de Yaoundé ce 1er février, le public informé de l'arrivée des prisonniers politiques découvrira 25 morts et les 32 autres fatigués et transportés à l'hôpital où 2 d'entre eux à peine arrivés succombent à leur tour. 

Le 18 février 1962, le Père Fertin, premier directeur de l'hebdomadaire catholique d'informations (1955-1962), auteur de l'éditorial "Le train de la mort" publié dans l'Effort Camerounais n° 327 sur la tragédie du train sera expulsé manu militari du Cameroun par le président Ahidjo au motif qu'il avait publié dans les colonnes de l'Effort Camerounais la nouvelle du " train de la mort " et le numéro du journal qui comportait à la manchette cette pertinente déclaration de Mgr Jean Zoa : " Que notre patrie soit une terre respectueuse de la vie et des droits de ses enfants " sera saisi par les autorités locales. 




http://www.camer.be/57784/35:32/cameroun-c39est-notre-histoire-1er-fevrier-1962-1er-fevrier-2017-le-fameux-train-de-la-mort-55-ans-deja-cameroon.html

Posté vendredi 3 février 2017 à 16:36 |  par bbela

vendredi 27 janvier 2017



Après avoir été désigné chef de clan de la famille Noah avec résidence à Tongolo (Yaoundé), Yannick Noah a reçu ses attributs des mains des plus hauts dignitaires Etoudi. C’était mercredi dernier après l’enterrement de son père Zacharie Noah en présence des hauts dignitaires camerounais.

Le joueur de tennis remplace désormais son géniteur,- Zacharie Noah fils de Simon Noah Bikie et d’Henriette Mekongo-, mort le 8 janvier dernier à près de 80 ans. Désormais, le nouveau patriarche Ituri, Yannick Noah, fait partie de la classe des initiés Ekang, où il a un siège qui lui est réservé.


Yannick Noah reçoit ses attributs de Chef (c) Archives
Pour marquer son adhésion au choix qui a été porté sur sa personne, Yannick Noah, entouré de sa famille, a exécuté les pas de l’«Essani», une danse traditionnelle exécutée lors des grandes cérémonies funéraires.

http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-people-yannick-noah-investi-nouveau-chef-du-clan-noah-en-remplacement-de-son-279744.html

Cameroun: Yannick Noah investi nouveau chef du clan Noah.



Après avoir été désigné chef de clan de la famille Noah avec résidence à Tongolo (Yaoundé), Yannick Noah a reçu ses attributs des mains des plus hauts dignitaires Etoudi. C’était mercredi dernier après l’enterrement de son père Zacharie Noah en présence des hauts dignitaires camerounais.

Le joueur de tennis remplace désormais son géniteur,- Zacharie Noah fils de Simon Noah Bikie et d’Henriette Mekongo-, mort le 8 janvier dernier à près de 80 ans. Désormais, le nouveau patriarche Ituri, Yannick Noah, fait partie de la classe des initiés Ekang, où il a un siège qui lui est réservé.


Yannick Noah reçoit ses attributs de Chef (c) Archives
Pour marquer son adhésion au choix qui a été porté sur sa personne, Yannick Noah, entouré de sa famille, a exécuté les pas de l’«Essani», une danse traditionnelle exécutée lors des grandes cérémonies funéraires.

http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-people-yannick-noah-investi-nouveau-chef-du-clan-noah-en-remplacement-de-son-279744.html

Posté vendredi 27 janvier 2017 à 18:48 |  par bbela

lundi 24 octobre 2016

Le train de la compagnie ferroviaire Camrail, dont l'actionnaire principal est le groupe Bolloré, était parti de la capitale Yaoundé pour rejoindre le port de Douala.




Que s'est-il passé ce Vendredi 21 Octobre 2016 au Cameroun?

Retour en Images
La route a été coupée dans les deux sens au niveau de Matomb, à 68 km de la capitale politique camerounaise Yaoundé à la suite de l'effondrement d'une buse métallique sur la RN3 (route nationale numéro 3)", au Cameroun, 21 octobre 2016 aux environ de 2heures du matin.


 Le Ministre Alain Edgard Mebe Ngo'o des transports laisse entendre que pour relier Douala partant de Yaoundé, «Camrail a décidé d’ajouter au train Intercity 8 voitures supplémentaires  Le train est parti avec plus d’un millier de passagers. Ils sont affirmatifs sur le fait que ce n’est pas la première fois qu’ils ont procédé à une augmentation de la capacité d’emport».




L'accident s'est produit Vendredi 21 octobre 2016 vers 11h (10h GMT) près de la gare d'Eseka, à environ 120 km à l'ouest de Yaoundé. « Il y a eu un bruit sourd. J'ai regardé derrière moi et les wagons derrière nous ont quitté les rails et commencé à s'empiler les uns sur les autres. Il y avait beaucoup de fumée », a dit un journaliste de Reuters qui voyageait en tête du train.


 Les rescapés se tiennent à côté des wagons déraillés après l’accident d’un train à l’entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.

« Beaucoup de cadavres »

« Il y a des cadavres de femmes, d'enfants. Il y en a beaucoup », a dit un employé de Camrail se trouvant sur les lieux de l'accident de train. Des photos ont été diffusées sur les réseaux sociaux montrant des wagons renversés près des voies.



« Les secouristes sont arrivés et ont retiré des corps des wagons. J'ai compté une quarantaine de corps qu'ils ont extraits mais je ne peux pas dire s'ils étaient morts ou blessés », a dit une passagère, Rachelle Paden. Camrail dit avoir envoyé des équipes sur place et précise que des blessés ont été hospitalisés à proximité ou transférés à Douala.



Quelles sont les mesures prises pour assister les victimes ?


Edgar Alain Mebe Ngo'o, ministre camerounais des transports :
Premièrement, la société Camrail du groupe Bolloré a procédé, samedi 22 octobre 2016, au redressement des voitures du train renversé qui se trouvaient dans les ravins, ainsi dans le but de sauver la vie aux personnes qui étaient incarcérées. Deuxièmement, le gouvernement a demandé à Camrail d'affréter un train spécial qui a transporté, à Yaoundé, tous les blessés ainsi que toutes les personnes décédées. Les blessés ont été admis dans différentes formations sanitaires et pris en charge par le gouvernement et Camrail. Naturellement, il a été prescrit l'ouverture d'une enquête judiciaire et d'une enquête interne pour élucider les circonstances de l'accident.


Témoignage poignant d'un rescapé:


Francis Bakapa, l’un des rescapés de ce train de 1300 passagers a posté sur Facebook un témoignage émouvant.
«C'est avec des larmes aux yeux que je vais remercier déjà le Seigneur qui a permis à ce que je sois encore en vie. L'incident qui s'est passé ce vendredi 21 octobre 2016 a été une preuve que la vie se tient à un bout de fil.

Tout d'abord merci à tous mes amis qui ont pris la peine à avoir de mes nouvelles, que ce soit par des coups de fil, SMS et autres moyens. Ce vendredi noir, j'ai été bouche bée lorsque j'ai vu les wagons arrières soit 6 se détacher. Mes valises y étant pendant le contrôle de ticket j'étais juste à 1 pas. J'ai vu la dernière personne avec qui j'ai parlée dans ce train, bagarrer avec la porte qui le coinçait. Quand le chauffeur s'est battu à freiner et s'arrêter, ma première réaction était de descendre voir ce qui se passe. 

Sur les lieux la première chose à voir, un être humain décédé avec la tête dans l'eau puis un autre avec le pied coupé. J'ai pris mon courage à deux mains, je suis descendu dans ce ravin pour aider ceux qui étaient blessés.

L'image la plus forte qui va hanter ma vie, sera ces deux bébés de près d'un an que j'ai porté entre mes mains croyant qu'elles vivaient hélas. Leur maman a succombé après un coup de fil. J'ai continué où j'avais mes bagages, et là les personnes avec lesquelles j'ai dialoguées, mon Dieu étaient enterrées dans la boue. J'ai vu une dame demander le secours étant coincée. Je ne savais pas qu'un jour j'allais porter des cadavres, la date du 21 octobre restera à jamais dans ma tête.

Sur place j'ai pensé que j'étais avec des amis où sont-ils? Pris de panique, je suis remonté vers la gare (d’Eséka NDLR) et j'ai vu un autre scandale . Des images choquantes à l'extrême. Grâce à un joueur de l'Union de Douala Nyeck vivant à Eseka, j'ai pu être soutenu car à ce moment précis, j'ai ressenti une douleur atroce. Le wagon de mon ami Ayuk Tako renversé, j'ai accouru pour savoir, il est sorti sain. J'ai été amené à l'hôpital d'Eséka ce que j'ai encore vu de ce côté est un fait inédit. Les corps superposés. J'ai été amené de suite à l'hôpital de Makak. C'est de là où j'ai été examiné on a pu me dire que j'ai des côtes en morceaux. Donc obligé d'aller dans un hôpital de référence pour faire une radio.

Tout ce que j'ai retenu, la vie n'a pas de prix. Le courage tout le monde peut l'avoir. Et le cœur de parent est important car ces deux bébés m'ont fait couler des larmes. Je n'aimerais pas me mettre à faire un bilan de mort car ils le feront ceux qui ont dit à 13h zéro mort. Encore merci à tous ceux qui se sont soucié à prendre des nouvelles. J'ai une pensée forte pour tous ceux qui nous ont quittés que le Seigneur puisse les accueillir auprès de lui ».


Réactions:


Le visage grave,  Paul Biya a tenu dès le début de son discours à adresser ses pensées aux familles des victimes ainsi qu'aux blessés. Il a également indiqué avoir pris des premières mesures d'accompagnement pour ces derniers. 



Solidarité de la France

"Mes pensées vont aux victimes de ce terrible événement, ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches", a ajouté Jean-Marc Ayrault en exprimant "la pleine et entière solidarité de la France qui se tient aux côtés du Cameroun dans cette épreuve".

http://www.lejsl.com/faits-divers/2016/10/22/une-victime-francaise-dans-le-deraillement-au-cameroun
http://www.ouest-france.fr/monde/cameroun/deraillement-mortel-au-cameroun-un-francais-parmi-les-55-victimes-4577290 
http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-tragedie-desekaedgar-alain-mebe-ngoo-camrail-a-decide-dajouter-au-train-intercity-8-273438.html 
http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-accident-de-la-camrail-le-temoignage-poignant-dun-rescape-273252.html

Déraillement du 21 octobre 2016, un Vendredi Noir au Cameroun: résumé en images

Le train de la compagnie ferroviaire Camrail, dont l'actionnaire principal est le groupe Bolloré, était parti de la capitale Yaoundé pour rejoindre le port de Douala.




Que s'est-il passé ce Vendredi 21 Octobre 2016 au Cameroun?

Retour en Images
La route a été coupée dans les deux sens au niveau de Matomb, à 68 km de la capitale politique camerounaise Yaoundé à la suite de l'effondrement d'une buse métallique sur la RN3 (route nationale numéro 3)", au Cameroun, 21 octobre 2016 aux environ de 2heures du matin.


 Le Ministre Alain Edgard Mebe Ngo'o des transports laisse entendre que pour relier Douala partant de Yaoundé, «Camrail a décidé d’ajouter au train Intercity 8 voitures supplémentaires  Le train est parti avec plus d’un millier de passagers. Ils sont affirmatifs sur le fait que ce n’est pas la première fois qu’ils ont procédé à une augmentation de la capacité d’emport».




L'accident s'est produit Vendredi 21 octobre 2016 vers 11h (10h GMT) près de la gare d'Eseka, à environ 120 km à l'ouest de Yaoundé. « Il y a eu un bruit sourd. J'ai regardé derrière moi et les wagons derrière nous ont quitté les rails et commencé à s'empiler les uns sur les autres. Il y avait beaucoup de fumée », a dit un journaliste de Reuters qui voyageait en tête du train.


 Les rescapés se tiennent à côté des wagons déraillés après l’accident d’un train à l’entrée de la gare Eseka, au Cameroun, 21 octobre 2016.

« Beaucoup de cadavres »

« Il y a des cadavres de femmes, d'enfants. Il y en a beaucoup », a dit un employé de Camrail se trouvant sur les lieux de l'accident de train. Des photos ont été diffusées sur les réseaux sociaux montrant des wagons renversés près des voies.



« Les secouristes sont arrivés et ont retiré des corps des wagons. J'ai compté une quarantaine de corps qu'ils ont extraits mais je ne peux pas dire s'ils étaient morts ou blessés », a dit une passagère, Rachelle Paden. Camrail dit avoir envoyé des équipes sur place et précise que des blessés ont été hospitalisés à proximité ou transférés à Douala.



Quelles sont les mesures prises pour assister les victimes ?


Edgar Alain Mebe Ngo'o, ministre camerounais des transports :
Premièrement, la société Camrail du groupe Bolloré a procédé, samedi 22 octobre 2016, au redressement des voitures du train renversé qui se trouvaient dans les ravins, ainsi dans le but de sauver la vie aux personnes qui étaient incarcérées. Deuxièmement, le gouvernement a demandé à Camrail d'affréter un train spécial qui a transporté, à Yaoundé, tous les blessés ainsi que toutes les personnes décédées. Les blessés ont été admis dans différentes formations sanitaires et pris en charge par le gouvernement et Camrail. Naturellement, il a été prescrit l'ouverture d'une enquête judiciaire et d'une enquête interne pour élucider les circonstances de l'accident.


Témoignage poignant d'un rescapé:


Francis Bakapa, l’un des rescapés de ce train de 1300 passagers a posté sur Facebook un témoignage émouvant.
«C'est avec des larmes aux yeux que je vais remercier déjà le Seigneur qui a permis à ce que je sois encore en vie. L'incident qui s'est passé ce vendredi 21 octobre 2016 a été une preuve que la vie se tient à un bout de fil.

Tout d'abord merci à tous mes amis qui ont pris la peine à avoir de mes nouvelles, que ce soit par des coups de fil, SMS et autres moyens. Ce vendredi noir, j'ai été bouche bée lorsque j'ai vu les wagons arrières soit 6 se détacher. Mes valises y étant pendant le contrôle de ticket j'étais juste à 1 pas. J'ai vu la dernière personne avec qui j'ai parlée dans ce train, bagarrer avec la porte qui le coinçait. Quand le chauffeur s'est battu à freiner et s'arrêter, ma première réaction était de descendre voir ce qui se passe. 

Sur les lieux la première chose à voir, un être humain décédé avec la tête dans l'eau puis un autre avec le pied coupé. J'ai pris mon courage à deux mains, je suis descendu dans ce ravin pour aider ceux qui étaient blessés.

L'image la plus forte qui va hanter ma vie, sera ces deux bébés de près d'un an que j'ai porté entre mes mains croyant qu'elles vivaient hélas. Leur maman a succombé après un coup de fil. J'ai continué où j'avais mes bagages, et là les personnes avec lesquelles j'ai dialoguées, mon Dieu étaient enterrées dans la boue. J'ai vu une dame demander le secours étant coincée. Je ne savais pas qu'un jour j'allais porter des cadavres, la date du 21 octobre restera à jamais dans ma tête.

Sur place j'ai pensé que j'étais avec des amis où sont-ils? Pris de panique, je suis remonté vers la gare (d’Eséka NDLR) et j'ai vu un autre scandale . Des images choquantes à l'extrême. Grâce à un joueur de l'Union de Douala Nyeck vivant à Eseka, j'ai pu être soutenu car à ce moment précis, j'ai ressenti une douleur atroce. Le wagon de mon ami Ayuk Tako renversé, j'ai accouru pour savoir, il est sorti sain. J'ai été amené à l'hôpital d'Eséka ce que j'ai encore vu de ce côté est un fait inédit. Les corps superposés. J'ai été amené de suite à l'hôpital de Makak. C'est de là où j'ai été examiné on a pu me dire que j'ai des côtes en morceaux. Donc obligé d'aller dans un hôpital de référence pour faire une radio.

Tout ce que j'ai retenu, la vie n'a pas de prix. Le courage tout le monde peut l'avoir. Et le cœur de parent est important car ces deux bébés m'ont fait couler des larmes. Je n'aimerais pas me mettre à faire un bilan de mort car ils le feront ceux qui ont dit à 13h zéro mort. Encore merci à tous ceux qui se sont soucié à prendre des nouvelles. J'ai une pensée forte pour tous ceux qui nous ont quittés que le Seigneur puisse les accueillir auprès de lui ».


Réactions:


Le visage grave,  Paul Biya a tenu dès le début de son discours à adresser ses pensées aux familles des victimes ainsi qu'aux blessés. Il a également indiqué avoir pris des premières mesures d'accompagnement pour ces derniers. 



Solidarité de la France

"Mes pensées vont aux victimes de ce terrible événement, ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches", a ajouté Jean-Marc Ayrault en exprimant "la pleine et entière solidarité de la France qui se tient aux côtés du Cameroun dans cette épreuve".

http://www.lejsl.com/faits-divers/2016/10/22/une-victime-francaise-dans-le-deraillement-au-cameroun
http://www.ouest-france.fr/monde/cameroun/deraillement-mortel-au-cameroun-un-francais-parmi-les-55-victimes-4577290 
http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-tragedie-desekaedgar-alain-mebe-ngoo-camrail-a-decide-dajouter-au-train-intercity-8-273438.html 
http://www.cameroon-info.net/article/cameroun-accident-de-la-camrail-le-temoignage-poignant-dun-rescape-273252.html

Posté lundi 24 octobre 2016 à 20:31 |  par bbela

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