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jeudi 22 décembre 2016

INTERNATIONAL - Il s'est passé moins de quatre heures entre la stupeur provoquée par l'assassinat de l'ambassadeur russe Andreï Karlov et l'effroi suscité par l'attentat du marché de Noël de Berlin. Deux attaques aux méthodes et aux fins bien différentes, mais qui apparaissent comme des conséquences directes de l'enlisement du conflit syrien, et des forces qui s'y affrontent.

À Ankara, Mevlüt Mert Altintas a abattu froidement le diplomate russe en évoquant la situation d'Alep. Depuis plusieurs mois, l'Allemagne est désignée comme une cible par l'Etat islamique, à cause notamment du soutien militaire de Berlin à la coalition internationale contre Daech. Daech, qui a revendiqué mardi soir l'attentat mené à Berlin la veille. Si le gouvernement turc a accusé mardi soir le réseau du prédicateur Fethullah Gülen d'être "derrière" l'assassinat de l'ambassadeur, les attentats de Berlin et d'Ankara n'en apparaissent pas moins comme les deux faces d'une même pièce.

Derrière Ankara, Alep, l'Iran...

Plusieurs spécialistes ont compris l'attentat contre Andreï Karlov comme une tentative de déstabilisation des relations entre Ankara et Moscou. Vladimir Poutine n'a pas dit autre chose. "Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques", a déclaré dans la soirée le chef du Kremlin. Un point de vue que partage également le président turc Recep Tayyip Erdogan. Alors, comment en est on arrivé là?

La position ambiguë de la Turquie vis-à-vis de la Syrie a conduit à une crise ouverte avec Moscou, dont le point culminant fut l'attaque d'un avion militaire russe survolant l'espace aérien turc. À cette époque, Poutine accusait Erdogan de protéger le trafic de pétrole de Daech. Après cette escalade, et au lendemain du putsch raté en Turquie cet été, les relations se sont normalisées entre les deux pays. À tel point que l'évacuation d'Alep a été négociée il y a quelques jours par la Turquie et la Russie. Pourtant, le président turc défendait une ligne contradictoire de celle de la Russie sur l'issue du dossier syrien (et a même tenté de faire pression sur Poutine sur le sort d'Alep).

Souhaitant le départ de Bachar al-Assad (et favorable à l'instauration d'un régime sunnite auquel la Russie est hostile), Erdogan, en pactisant avec la Russie dans un deuxième temps, a désorienté certains membres de son parti de l'AKP (islamo-conversateur). Ces derniers ont toujours pris la défense des sunnites, voire des islamistes d'Alep contre les troupes du régime. D'autant que les forces de Bachar al-Assad sont épaulées par des "conseillers militaires" iraniens en charge des combattants du Hezbollah libanais alliés à Assad (donc chiites). "Quand on voit les manifestations à Istanbul contre la Russie et l'Iran et en soutien à Alep, on voit que les partisans zélés de l'AKP y sont", a expliqué à l'AFP Aykan Erdemir, de la Fondation pour la Défense de la démocratie.

En criant "Allah Akbar" ("Dieu est grand") et en évoquant en arabe "ceux qui ont fait allégeance au jihad", le tueur d'Andreï Karlov (diplomate incarnant la Russie combattant aux côtés des chiites) adopte le champ lexical du Front Fatah Al-Cham, les jihadistes qui résistent à Alep (ancien Front al-Nosra). Notons que cet assassinat a eu lieu la veille d'une rencontre cruciale consacrée à la Syrie entre les chefs de la diplomatie de la Russie, de la Turquie et de l'Iran.

Ci-dessous, un aperçu (non exhaustif) des forces engagées en Syrie, montrant que la Russie agit surtout à l'Ouest (notamment à Alep et ses environs), où se trouve la rébellion syrienne. Aussi, le drapeau allemand a été placé arbitrairement dans la province de Raqqa (fief de Daech), dans la mesure où l'Allemagne mène uniquement des opérations de reconnaissance à l'encontre de l'EI.


Berlin, la coalition, les migrants et Bachar
Avant l'attentat de Berlin revendiqué par Daech, cela fait longtemps que l'Allemagne est dans le collimateur de Daech. Depuis le début de l'année 2015, plusieurs agressions isolées liées au jihadisme ont eu lieu sur le sol allemand, dans ce "pays croisé" dont parlait Fabien Clain dans son message de revendication des attentats du 13 novembre, ce pays qu'il souhaitait toucher au même titre que la France en choisissant de passer à l'acte à Saint-Denis pendant un match France-Allemagne.

Outre ces fois où des terroristes se revendiquant de Daech sont passés à l'acte en Allemagne, les renseignements américains avaient pressenti une attaque contre un marché de Noël sur le sol allemand. Mais pour quelle raison l'Allemagne (qui n'a pas vraiment d'armée), est-elle prise pour cible?

Même si l'armée allemande ne participe pas directement aux bombardements visant les positions du groupe État islamique en Syrie et en Irak, elle est effectivement impliquée dans son fonctionnement. Au lendemain du 13 novembre, les députés allemands approuvaient massivement le déploiement de forces en soutien aux opérations menées par la coalition en Syrie (essentiellement des appareils de reconnaissance et de ravitaillement pour épauler l'aviation engagée par la France ou les États-Unis). Des soldats allemands doivent également participer aux équipages internationaux des avions AWACS de l'Otan (basés à en Turquie).

Autre élément liant cet événement au conflit syrien, l'Allemagne a accueilli l'an dernier plus d'un million de demandeurs d'asile, dont un bon nombre fuyant la Syrie de Bachar al-Assad (dont il n'est plus à prouver qu'il a été soutenu par la Russie). Enfin, rappelons que Bachar al-Assad a instrumentalisé les jihadistes de l'EI pour apparaître comme le seul rempart contre le péril islamiste.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/20/ce-que-les-attentats-de-berlin-et-ankara-nous-apprennent-des-for/


Ce que les attentats de Berlin et Ankara nous apprennent des forces engagées en Syrie

INTERNATIONAL - Il s'est passé moins de quatre heures entre la stupeur provoquée par l'assassinat de l'ambassadeur russe Andreï Karlov et l'effroi suscité par l'attentat du marché de Noël de Berlin. Deux attaques aux méthodes et aux fins bien différentes, mais qui apparaissent comme des conséquences directes de l'enlisement du conflit syrien, et des forces qui s'y affrontent.

À Ankara, Mevlüt Mert Altintas a abattu froidement le diplomate russe en évoquant la situation d'Alep. Depuis plusieurs mois, l'Allemagne est désignée comme une cible par l'Etat islamique, à cause notamment du soutien militaire de Berlin à la coalition internationale contre Daech. Daech, qui a revendiqué mardi soir l'attentat mené à Berlin la veille. Si le gouvernement turc a accusé mardi soir le réseau du prédicateur Fethullah Gülen d'être "derrière" l'assassinat de l'ambassadeur, les attentats de Berlin et d'Ankara n'en apparaissent pas moins comme les deux faces d'une même pièce.

Derrière Ankara, Alep, l'Iran...

Plusieurs spécialistes ont compris l'attentat contre Andreï Karlov comme une tentative de déstabilisation des relations entre Ankara et Moscou. Vladimir Poutine n'a pas dit autre chose. "Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques", a déclaré dans la soirée le chef du Kremlin. Un point de vue que partage également le président turc Recep Tayyip Erdogan. Alors, comment en est on arrivé là?

La position ambiguë de la Turquie vis-à-vis de la Syrie a conduit à une crise ouverte avec Moscou, dont le point culminant fut l'attaque d'un avion militaire russe survolant l'espace aérien turc. À cette époque, Poutine accusait Erdogan de protéger le trafic de pétrole de Daech. Après cette escalade, et au lendemain du putsch raté en Turquie cet été, les relations se sont normalisées entre les deux pays. À tel point que l'évacuation d'Alep a été négociée il y a quelques jours par la Turquie et la Russie. Pourtant, le président turc défendait une ligne contradictoire de celle de la Russie sur l'issue du dossier syrien (et a même tenté de faire pression sur Poutine sur le sort d'Alep).

Souhaitant le départ de Bachar al-Assad (et favorable à l'instauration d'un régime sunnite auquel la Russie est hostile), Erdogan, en pactisant avec la Russie dans un deuxième temps, a désorienté certains membres de son parti de l'AKP (islamo-conversateur). Ces derniers ont toujours pris la défense des sunnites, voire des islamistes d'Alep contre les troupes du régime. D'autant que les forces de Bachar al-Assad sont épaulées par des "conseillers militaires" iraniens en charge des combattants du Hezbollah libanais alliés à Assad (donc chiites). "Quand on voit les manifestations à Istanbul contre la Russie et l'Iran et en soutien à Alep, on voit que les partisans zélés de l'AKP y sont", a expliqué à l'AFP Aykan Erdemir, de la Fondation pour la Défense de la démocratie.

En criant "Allah Akbar" ("Dieu est grand") et en évoquant en arabe "ceux qui ont fait allégeance au jihad", le tueur d'Andreï Karlov (diplomate incarnant la Russie combattant aux côtés des chiites) adopte le champ lexical du Front Fatah Al-Cham, les jihadistes qui résistent à Alep (ancien Front al-Nosra). Notons que cet assassinat a eu lieu la veille d'une rencontre cruciale consacrée à la Syrie entre les chefs de la diplomatie de la Russie, de la Turquie et de l'Iran.

Ci-dessous, un aperçu (non exhaustif) des forces engagées en Syrie, montrant que la Russie agit surtout à l'Ouest (notamment à Alep et ses environs), où se trouve la rébellion syrienne. Aussi, le drapeau allemand a été placé arbitrairement dans la province de Raqqa (fief de Daech), dans la mesure où l'Allemagne mène uniquement des opérations de reconnaissance à l'encontre de l'EI.


Berlin, la coalition, les migrants et Bachar
Avant l'attentat de Berlin revendiqué par Daech, cela fait longtemps que l'Allemagne est dans le collimateur de Daech. Depuis le début de l'année 2015, plusieurs agressions isolées liées au jihadisme ont eu lieu sur le sol allemand, dans ce "pays croisé" dont parlait Fabien Clain dans son message de revendication des attentats du 13 novembre, ce pays qu'il souhaitait toucher au même titre que la France en choisissant de passer à l'acte à Saint-Denis pendant un match France-Allemagne.

Outre ces fois où des terroristes se revendiquant de Daech sont passés à l'acte en Allemagne, les renseignements américains avaient pressenti une attaque contre un marché de Noël sur le sol allemand. Mais pour quelle raison l'Allemagne (qui n'a pas vraiment d'armée), est-elle prise pour cible?

Même si l'armée allemande ne participe pas directement aux bombardements visant les positions du groupe État islamique en Syrie et en Irak, elle est effectivement impliquée dans son fonctionnement. Au lendemain du 13 novembre, les députés allemands approuvaient massivement le déploiement de forces en soutien aux opérations menées par la coalition en Syrie (essentiellement des appareils de reconnaissance et de ravitaillement pour épauler l'aviation engagée par la France ou les États-Unis). Des soldats allemands doivent également participer aux équipages internationaux des avions AWACS de l'Otan (basés à en Turquie).

Autre élément liant cet événement au conflit syrien, l'Allemagne a accueilli l'an dernier plus d'un million de demandeurs d'asile, dont un bon nombre fuyant la Syrie de Bachar al-Assad (dont il n'est plus à prouver qu'il a été soutenu par la Russie). Enfin, rappelons que Bachar al-Assad a instrumentalisé les jihadistes de l'EI pour apparaître comme le seul rempart contre le péril islamiste.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/20/ce-que-les-attentats-de-berlin-et-ankara-nous-apprennent-des-for/


Posté jeudi 22 décembre 2016 à 20:33 |  par bbela

mercredi 2 novembre 2016




Un modèle sur lequel il se base, le Mi-28NM ne conserve que l'apparence — car il utilisera des matériaux modernes et sera muni de systèmes très sophistiqués de défense active.

En ce qui concerne les moyens d'identification de l'ennemi, le Mi-28NM utilise le radar polyvalent RLS N025E, installé auparavant seulement sur les modèles destinés à l'export. Qui plus est, il ne s'agit pas d'un simple équivalent mais d'un appareil modernisé présentant de meilleures performances.

Un autre système unique de défense de l'hélicoptère et de son équipage sera sa station laser de suppression de missiles, conçue par la société Radioelektronnye technologuii spécialement pour le Mi-28NM. Cet équipement permettra de dévier tous les missiles à guidage thermique existants ou en cours de conception.
Après avoir reçu un signal indiquant une émission laser, le système crée près de l'hélicoptère un "nuage de feu", invisible à l'œil nu, mais pas pour les capteurs d'un missile. Le système de guidage ciblant l'appareil voit alors apparaître une nouvelle image de cible, encore plus attirante. Au final, le missile est dévié de sa trajectoire et s'autodétruit sans avoir atteint son objectif.



Qui plus est, le nouvel hélicoptère sera muni d'un radar panoramique et d'un nouveau système de guidage. La version modernisée du Mi-28N recevra des pales modernisées pour son rotor central ce qui permettra d'augmenter sa vitesse de croisière de 13% et sa vitesse maximale de 10%. Actuellement le Mi-28N peut atteindre une vitesse de 340 km/h.

Un nouvel hélicoptère russe presque invincible




Un modèle sur lequel il se base, le Mi-28NM ne conserve que l'apparence — car il utilisera des matériaux modernes et sera muni de systèmes très sophistiqués de défense active.

En ce qui concerne les moyens d'identification de l'ennemi, le Mi-28NM utilise le radar polyvalent RLS N025E, installé auparavant seulement sur les modèles destinés à l'export. Qui plus est, il ne s'agit pas d'un simple équivalent mais d'un appareil modernisé présentant de meilleures performances.

Un autre système unique de défense de l'hélicoptère et de son équipage sera sa station laser de suppression de missiles, conçue par la société Radioelektronnye technologuii spécialement pour le Mi-28NM. Cet équipement permettra de dévier tous les missiles à guidage thermique existants ou en cours de conception.
Après avoir reçu un signal indiquant une émission laser, le système crée près de l'hélicoptère un "nuage de feu", invisible à l'œil nu, mais pas pour les capteurs d'un missile. Le système de guidage ciblant l'appareil voit alors apparaître une nouvelle image de cible, encore plus attirante. Au final, le missile est dévié de sa trajectoire et s'autodétruit sans avoir atteint son objectif.



Qui plus est, le nouvel hélicoptère sera muni d'un radar panoramique et d'un nouveau système de guidage. La version modernisée du Mi-28N recevra des pales modernisées pour son rotor central ce qui permettra d'augmenter sa vitesse de croisière de 13% et sa vitesse maximale de 10%. Actuellement le Mi-28N peut atteindre une vitesse de 340 km/h.

Posté mercredi 2 novembre 2016 à 19:51 |  par bbela

mercredi 26 octobre 2016


Le principal élément de toute politique américaine à l'égard de l'Union soviétique doit être un effort à long terme, patient mais ferme et attentif, d'endiguement des tendances expansionnistes russes. » C'est en ces termes, que Georges Kennan, dès 1947, présentait la doctrine du « containment » qui domina la politique des Etats-Unis à l'égard de l'URSS tout au long de la guerre froide. En 2016 la pensée de Kennan est d'une troublante actualité, comme si, en près de soixante dix ans, tout avait changé sauf l'essentiel. 

La question est toujours la même : comment fixer des limites à la Russie ? Cette question divise les pays européens entre eux selon des critères géographiques, historiques, politiques et commerciaux. Elle constitue aussi une source de tension à l'intérieur des pays européens eux-mêmes. Ainsi, en Allemagne,les sociaux démocrates du SPD semblent nostalgiques de leur leader charismatique des années 1970, Willy Brandt. Ils pensent toujours en termes de détente, trop heureux sans doute, en cette période préélectorale, de se démarquer ainsi de la ligne politique plus dure qui est celle d'Angela Merkel. Et, à en croire les sondages, les Allemands sont plus proches, sur la question russe, du SPD que de leur chancelière. 

En France, à l'exception de l'extrême gauche et de l'extrême droite qui sont, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, unis dans leur défense de la Russie, tous les autres partis sont profondément divisés. A droite, il y a plus que des nuances entre la ligne modérée mais ferme d'Alain Juppé et celle, plus compréhensive, de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Il en est de même à gauche entre la ligne ferme sur le fond, mais parfois incohérente sur la forme, de François Hollande, et celle, carrément positive, de Jean-Pierre Chevènement. 

Jamais, depuis la fin de la guerre froide, le niveau de confiance n'a été aussi bas entre la Russie et ce que l'on appelait hier « le monde occidental ». Pour l'ambassadeur russe auprès de Nations unies, Vitaly I. Churkin, « les tensions actuelles sont probablement les pires depuis 1973 », date de la guerre du Kippour. De fait, en 2016, les sources de discorde avec la Russie se sont multipliées et approfondies. La crise ukrainienne, en dépit des accords de Minsk (qui ne sont pas appliqués), est loin d'être résolue. La tension armée peut s'accroître à tout moment entre la Russie et l'Ukraine. Moscou a disposé à Kaliningrad des missiles qui peuvent être porteurs de charges nucléaires et s'est retiré des négociations en cours avec Washington sur le contrôle puis l'interdiction des charges au plutonium. 

Il apparaît aussi - selon les services de renseignement des deux cotés de l'Atlantique - que Moscou intervient directement dans la politique intérieure des démocraties. La Russie ne soutient-elle pas clairement les populismes, de Donald Trump à Marine Le Pen ? 

Et pour couronner le tout, bien sûr, il y a la Syrie et les bombardements massifs des aviations syrienne et russe sur les quartiers de la ville d'Alep encore aux mains des rebelles. Pour les Russes, le discours de Washington est hypocrite. Les Américains ne tolèrent-ils pas les bombardements saoudiens sur la capitale du Yémen, Sanaa, contrôlée par les Houtis, eux-mêmes soutenus par l'Iran, le grand rival régional de l'Arabie saoudite ? Doit-on se livrer à une comptabilité macabre pour refuser toute comparaison entre les deux situations ? Des centaines de milliers de morts en Syrie contre des milliers au Yémen ? 

Les démocraties peuvent-elles être capables de définir une stratégie « à long terme, patiente mais ferme », pour reprendre les termes de Kennan, et de fixer ainsi des limites aux ambitions de Moscou ? Pour Poutine, la réponse est clairement non. Nous sommes trop divisés, obsédés par nos calendriers électoraux respectifs, pour faire autre chose que parler fort et gesticuler de manière inconséquente et incohérente. Que pourrions nous faire, d'ailleurs ? Jouer de la faiblesse économique de la Russie, comme Moscou joue de notre faiblesse politique ? Sur le papier, la démarche semble rationnelle, chacun mettant l'accent sur ses avantages comparatifs ou plutôt sur les désavantages comparatifs de l'autre. Mais cette approche résiste-t-elle à l'examen critique ? Il est clair que l'on ne saurait mettre fin à la politique de sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Ce serait récompenser le crime. Mais l'idée de renforcer le régime de sanctions existant s'impose t-elle ? Pour les personnalités les plus riches du régime, ce ne serait même pas un coup de canif. Et, pour les autres, le pouvoir à Moscou ne s'en soucie guère. De toute façon, il n'existe pas de consensus sur le renforcement de la politique de sanctions. 

Alors, que faire ? D'abord, ne pas détourner la tête comme s'il ne se passait rien. Il faut dénoncer toutes les fuites en avant de la Russie. Un discours pédagogique à usage interne et externe s'impose pour répondre à une politique de désinformation russe particulièrement active et habile. Les cartes de Moscou sont multiples et d'autant plus efficaces que les Russes lisent dans nos âmes et nous comprennent bien mieux que nous ne les comprenons. La Russie surfe sur un double mouvement de contestation de l'ordre international comme de l'ordre interne. Sur le plan international, les Russes jouent la carte de l'anti-américanisme qui marche toujours, que l'Amérique soit forte ou qu'elle soit faible. Ils jouent aussi de plus en plus du rejet des élites et de la mondialisation. Loin d'apparaître, comme c'était le cas il y a un peu plus de trente ans, comme l'arrière-garde d'une cause perdue, celle de l'Internationale communiste, ils peuvent être perçus comme l'avant-garde d'un mouvement qui ne fait qu'enfler à leur exemple : celui des patriotismes, sinon des hypernationalismes. 

Ne pas fixer de limites à Moscou, c'est accepter le danger d'une fuite en avant vers l'inconnu. 

Dominique Moïsi

Peut-on fixer des limites ou contenir Poutine, le président russe ?


Le principal élément de toute politique américaine à l'égard de l'Union soviétique doit être un effort à long terme, patient mais ferme et attentif, d'endiguement des tendances expansionnistes russes. » C'est en ces termes, que Georges Kennan, dès 1947, présentait la doctrine du « containment » qui domina la politique des Etats-Unis à l'égard de l'URSS tout au long de la guerre froide. En 2016 la pensée de Kennan est d'une troublante actualité, comme si, en près de soixante dix ans, tout avait changé sauf l'essentiel. 

La question est toujours la même : comment fixer des limites à la Russie ? Cette question divise les pays européens entre eux selon des critères géographiques, historiques, politiques et commerciaux. Elle constitue aussi une source de tension à l'intérieur des pays européens eux-mêmes. Ainsi, en Allemagne,les sociaux démocrates du SPD semblent nostalgiques de leur leader charismatique des années 1970, Willy Brandt. Ils pensent toujours en termes de détente, trop heureux sans doute, en cette période préélectorale, de se démarquer ainsi de la ligne politique plus dure qui est celle d'Angela Merkel. Et, à en croire les sondages, les Allemands sont plus proches, sur la question russe, du SPD que de leur chancelière. 

En France, à l'exception de l'extrême gauche et de l'extrême droite qui sont, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, unis dans leur défense de la Russie, tous les autres partis sont profondément divisés. A droite, il y a plus que des nuances entre la ligne modérée mais ferme d'Alain Juppé et celle, plus compréhensive, de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Il en est de même à gauche entre la ligne ferme sur le fond, mais parfois incohérente sur la forme, de François Hollande, et celle, carrément positive, de Jean-Pierre Chevènement. 

Jamais, depuis la fin de la guerre froide, le niveau de confiance n'a été aussi bas entre la Russie et ce que l'on appelait hier « le monde occidental ». Pour l'ambassadeur russe auprès de Nations unies, Vitaly I. Churkin, « les tensions actuelles sont probablement les pires depuis 1973 », date de la guerre du Kippour. De fait, en 2016, les sources de discorde avec la Russie se sont multipliées et approfondies. La crise ukrainienne, en dépit des accords de Minsk (qui ne sont pas appliqués), est loin d'être résolue. La tension armée peut s'accroître à tout moment entre la Russie et l'Ukraine. Moscou a disposé à Kaliningrad des missiles qui peuvent être porteurs de charges nucléaires et s'est retiré des négociations en cours avec Washington sur le contrôle puis l'interdiction des charges au plutonium. 

Il apparaît aussi - selon les services de renseignement des deux cotés de l'Atlantique - que Moscou intervient directement dans la politique intérieure des démocraties. La Russie ne soutient-elle pas clairement les populismes, de Donald Trump à Marine Le Pen ? 

Et pour couronner le tout, bien sûr, il y a la Syrie et les bombardements massifs des aviations syrienne et russe sur les quartiers de la ville d'Alep encore aux mains des rebelles. Pour les Russes, le discours de Washington est hypocrite. Les Américains ne tolèrent-ils pas les bombardements saoudiens sur la capitale du Yémen, Sanaa, contrôlée par les Houtis, eux-mêmes soutenus par l'Iran, le grand rival régional de l'Arabie saoudite ? Doit-on se livrer à une comptabilité macabre pour refuser toute comparaison entre les deux situations ? Des centaines de milliers de morts en Syrie contre des milliers au Yémen ? 

Les démocraties peuvent-elles être capables de définir une stratégie « à long terme, patiente mais ferme », pour reprendre les termes de Kennan, et de fixer ainsi des limites aux ambitions de Moscou ? Pour Poutine, la réponse est clairement non. Nous sommes trop divisés, obsédés par nos calendriers électoraux respectifs, pour faire autre chose que parler fort et gesticuler de manière inconséquente et incohérente. Que pourrions nous faire, d'ailleurs ? Jouer de la faiblesse économique de la Russie, comme Moscou joue de notre faiblesse politique ? Sur le papier, la démarche semble rationnelle, chacun mettant l'accent sur ses avantages comparatifs ou plutôt sur les désavantages comparatifs de l'autre. Mais cette approche résiste-t-elle à l'examen critique ? Il est clair que l'on ne saurait mettre fin à la politique de sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Ce serait récompenser le crime. Mais l'idée de renforcer le régime de sanctions existant s'impose t-elle ? Pour les personnalités les plus riches du régime, ce ne serait même pas un coup de canif. Et, pour les autres, le pouvoir à Moscou ne s'en soucie guère. De toute façon, il n'existe pas de consensus sur le renforcement de la politique de sanctions. 

Alors, que faire ? D'abord, ne pas détourner la tête comme s'il ne se passait rien. Il faut dénoncer toutes les fuites en avant de la Russie. Un discours pédagogique à usage interne et externe s'impose pour répondre à une politique de désinformation russe particulièrement active et habile. Les cartes de Moscou sont multiples et d'autant plus efficaces que les Russes lisent dans nos âmes et nous comprennent bien mieux que nous ne les comprenons. La Russie surfe sur un double mouvement de contestation de l'ordre international comme de l'ordre interne. Sur le plan international, les Russes jouent la carte de l'anti-américanisme qui marche toujours, que l'Amérique soit forte ou qu'elle soit faible. Ils jouent aussi de plus en plus du rejet des élites et de la mondialisation. Loin d'apparaître, comme c'était le cas il y a un peu plus de trente ans, comme l'arrière-garde d'une cause perdue, celle de l'Internationale communiste, ils peuvent être perçus comme l'avant-garde d'un mouvement qui ne fait qu'enfler à leur exemple : celui des patriotismes, sinon des hypernationalismes. 

Ne pas fixer de limites à Moscou, c'est accepter le danger d'une fuite en avant vers l'inconnu. 

Dominique Moïsi

Posté mercredi 26 octobre 2016 à 19:00 |  par bbela

vendredi 14 octobre 2016

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme.Un seul homme, immigré, chez lui, en Grande-Bretagne
Depuis que la Russie a débuté ses opérations militaires en Syrie contre les forces terroristes travaillant pour le compte de l’Otan et des pays du Golfe, de douteux comptes rendus sont apparus dans les médias occidentaux prétendant que la Russie a ciblé et tué des civils. Pourtant la majorité de ces organes de presse qui sont apparemment le must du journalisme en Occident publient des articles qui ne sont basés que sur une ou deux sources assez discutables.
 
Ni photographies, ni vidéos ou autres preuves ne sont fournies dans la majorité de ces articles. La presstituée est si paresseuse de nos jours qu’elle ne s’embête même plus à fabriquer de fausses preuves. Elle se contente de citer un blog déniché au hasard sur Twitter, cite quelques politiciens occidentaux prêts à destituer Assad et essaye de faire passer cela pour de l’information professionnelle. Les médias grand public occidentaux tombent de plus en plus bas.

L’une de ces fumeuses organisations auxquelles se fient les médias occidentaux pour le conflit syrien est l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Comme Tony Cartalucci le faisait judicieusement remarquer en 2012 dans son article La narrative syrienne repose sur un gars logé à Londres, les médias occidentaux font croire que l’OSDH est un groupe impartial et hautement professionnel basé en Syrie : «On pourrait croire que c’est une vaste organisation, avec des centaines de membres travaillant dur sur le terrain, regroupant des preuves sur la Syrie à l’aide de photos et de vidéos, tout en se coordonnant avec la presse de manière transparente quant à leur méthodologie, pour observer objectivement la situation des droits de l’homme en Syrie. C’est en tous les cas l’idée que les journaux occidentaux essayent de faire croire à leurs lecteurs.»

Bien sûr, la réalité de cette soi-disant organisation est totalement à l’inverse de ce que les médias essayent de nous faire croire. L’OSDH a été crée en 2006 par l’énigmatique Rami Abdulrahman (aussi appelé Abdurrahman, mais son vrai nom est Ossama Suleiman) ; il est le directeur et employé de ce groupe comptant un unique membre, et même le New York Times l’a admis en 2013 dans un article où il est dit que l’OSDH est virtuellement un groupe d’une personne.

Il se repose apparemment sur quatre inconnus résidant en Syrie travaillant eux-mêmes avec 200 informateurs tout aussi inconnus. Visiblement, le problème majeur avec ces informateurs inconnus est leur anonymat, ce qui veut dire que les médias n’ont absolument aucune idée de qui ils sont, voir même s’ils existent. Sont-ils des membres actifs d’EI ou d’Al Nusra ? Travaillent-ils pour le MI6 ou la CIA ? Ou alors c’est son petit doigt qui lui fait cadeau d’informations ? Bref, aucun moyen de vérifier si les informateurs d’Abdulrahman sont authentiques, fiables ou objectifs.

De plus, Abdulrahman n’est lui même pas impartial car il est fermement opposé au gouvernement syrien. Il a dit à Reuters en 2012 qu’il ne retournerait en Syrie quequand Assad sera parti. (Il faut aussi remarquer que lorsqu’il vivait encore en Syrie, Abdulrahman est présumé avoir passé trois brefs séjours en prison pour ce queReuters a dénommé de l’activisme pro-démocratie.)

En 2011, CNN a monté la rencontre entre l’ancien ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, et Abdulrahman en tant que représentant de l’opposition syrienne, à Londres ou ils ont été pris en photo devant le ministère. L’OSDH a visiblement un objectif politique et on ne devrait donc pas compter sur lui pour faire des rapports impartiaux sur la situation en Syrie.

Ensuite, Abdulrahman a quitté la Syrie en 2000 et vit depuis à Coventry en Angleterre. On pourrait penser que l’OSDH est basée en Syrie, vu que l’organisation est supposée observer la situation seulement en Syrie.
Enfin, le décompte fait par l’OSDH des victimes pour certaines périodes ne correspond pas avec d’autres décomptes établis par d’autres spécialistes dans le monde.

Une propagande évidente
De nombreuses accusations portées par la presse occidentale contre le gouvernement russe qui aurait tué des civils se basent uniquement sur cette source biaisée et non professionnelle. L’International Business Times a publié un article, le 21 octobre, intitulé La Russie en Syrie, 370 civils tués par des frappes russes dit l’OSDH. L’IBT ne fournit aucune autre source pour conforter ces accusations et fait à peine référence à l’OSDH.

Le 20 novembre 2015, l’OSDH publie un rapport qui prétend que les forces aériennes russes ont tué 403 civils en Syrie, dont 166 femmes et enfants. Ce rapport ne contient aucune preuve soutenant cette affirmation, littéralement pas l’ombre d’une preuve. Mais cela n’empêche absolument pas les médias occidentaux de faire référence à ce rapport comme preuve de victimes civiles.
The Independent a publié un article le 23 novembre avec ce titre à sensation : Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué 97 enfants selon un groupe d’observation. The Independent ne cite que le rapport de l’OSDH, qui ne fournit aucune preuve, pour renforcer cette accusation et pourtant cela continue à passer pour du journalisme en Occident – Quelle farce ! The Independent n’est pourtant pas un tabloïd, il devrait être un peu plus respectable que The Sun.

D’autres centres de presse comme Reuters, Yahoo News et le New York Times ont publié des articles faisant référence à ces 403 civils du rapport de l’OSDH.
La porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a dénoncé l’OSDH en octobre dernier quand elle répondait aux accusations qui circulaient largement dans la presse occidentale affirmamnt que la Russie avait bombardé un hôpital dans le nord de la Syrie, tuant 13 personnes.

Zakharova a déclaré :
«Cette information est basée sur des dires de l’OSDH basé à Londres. De ce que nous pouvons en comprendre, il est très pratique d’observer ce qui se passe en Syrie sans quitter Londres et sans possibilité de collecter les informations sur le terrain.»

Il est évident, pour tous ceux qui valorisent l’honnêteté intellectuelle et le vrai journalisme, que l’OSDH est une plaisanterie car elle est l’antithèse de la source fiable et impartiale. Par contre, pour les médias occidentaux, un nom sonnant aussi bien devient un outil bien utile pour répandre la propagande de guerre et la désinformation parmi ses lecteurs ignorants.


Steven MacMillan est écrivain, chercheur, analyste géopolitique indépendant et rédacteur en chef de  The Analyst Report, notamment pour le magazine en ligne  New Eastern Outlook

 http://lesmoutonsenrages.fr/2015/12/14/lobservatoire-syrien-des-droits-de-lhomme-osdh-nest-quun-grossier-outil-de-propagande-de-la-presse-occidentale/
 

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) n’est qu’un grossier outil de propagande de la presse occidentale.

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme.Un seul homme, immigré, chez lui, en Grande-Bretagne
Depuis que la Russie a débuté ses opérations militaires en Syrie contre les forces terroristes travaillant pour le compte de l’Otan et des pays du Golfe, de douteux comptes rendus sont apparus dans les médias occidentaux prétendant que la Russie a ciblé et tué des civils. Pourtant la majorité de ces organes de presse qui sont apparemment le must du journalisme en Occident publient des articles qui ne sont basés que sur une ou deux sources assez discutables.
 
Ni photographies, ni vidéos ou autres preuves ne sont fournies dans la majorité de ces articles. La presstituée est si paresseuse de nos jours qu’elle ne s’embête même plus à fabriquer de fausses preuves. Elle se contente de citer un blog déniché au hasard sur Twitter, cite quelques politiciens occidentaux prêts à destituer Assad et essaye de faire passer cela pour de l’information professionnelle. Les médias grand public occidentaux tombent de plus en plus bas.

L’une de ces fumeuses organisations auxquelles se fient les médias occidentaux pour le conflit syrien est l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Comme Tony Cartalucci le faisait judicieusement remarquer en 2012 dans son article La narrative syrienne repose sur un gars logé à Londres, les médias occidentaux font croire que l’OSDH est un groupe impartial et hautement professionnel basé en Syrie : «On pourrait croire que c’est une vaste organisation, avec des centaines de membres travaillant dur sur le terrain, regroupant des preuves sur la Syrie à l’aide de photos et de vidéos, tout en se coordonnant avec la presse de manière transparente quant à leur méthodologie, pour observer objectivement la situation des droits de l’homme en Syrie. C’est en tous les cas l’idée que les journaux occidentaux essayent de faire croire à leurs lecteurs.»

Bien sûr, la réalité de cette soi-disant organisation est totalement à l’inverse de ce que les médias essayent de nous faire croire. L’OSDH a été crée en 2006 par l’énigmatique Rami Abdulrahman (aussi appelé Abdurrahman, mais son vrai nom est Ossama Suleiman) ; il est le directeur et employé de ce groupe comptant un unique membre, et même le New York Times l’a admis en 2013 dans un article où il est dit que l’OSDH est virtuellement un groupe d’une personne.

Il se repose apparemment sur quatre inconnus résidant en Syrie travaillant eux-mêmes avec 200 informateurs tout aussi inconnus. Visiblement, le problème majeur avec ces informateurs inconnus est leur anonymat, ce qui veut dire que les médias n’ont absolument aucune idée de qui ils sont, voir même s’ils existent. Sont-ils des membres actifs d’EI ou d’Al Nusra ? Travaillent-ils pour le MI6 ou la CIA ? Ou alors c’est son petit doigt qui lui fait cadeau d’informations ? Bref, aucun moyen de vérifier si les informateurs d’Abdulrahman sont authentiques, fiables ou objectifs.

De plus, Abdulrahman n’est lui même pas impartial car il est fermement opposé au gouvernement syrien. Il a dit à Reuters en 2012 qu’il ne retournerait en Syrie quequand Assad sera parti. (Il faut aussi remarquer que lorsqu’il vivait encore en Syrie, Abdulrahman est présumé avoir passé trois brefs séjours en prison pour ce queReuters a dénommé de l’activisme pro-démocratie.)

En 2011, CNN a monté la rencontre entre l’ancien ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, et Abdulrahman en tant que représentant de l’opposition syrienne, à Londres ou ils ont été pris en photo devant le ministère. L’OSDH a visiblement un objectif politique et on ne devrait donc pas compter sur lui pour faire des rapports impartiaux sur la situation en Syrie.

Ensuite, Abdulrahman a quitté la Syrie en 2000 et vit depuis à Coventry en Angleterre. On pourrait penser que l’OSDH est basée en Syrie, vu que l’organisation est supposée observer la situation seulement en Syrie.
Enfin, le décompte fait par l’OSDH des victimes pour certaines périodes ne correspond pas avec d’autres décomptes établis par d’autres spécialistes dans le monde.

Une propagande évidente
De nombreuses accusations portées par la presse occidentale contre le gouvernement russe qui aurait tué des civils se basent uniquement sur cette source biaisée et non professionnelle. L’International Business Times a publié un article, le 21 octobre, intitulé La Russie en Syrie, 370 civils tués par des frappes russes dit l’OSDH. L’IBT ne fournit aucune autre source pour conforter ces accusations et fait à peine référence à l’OSDH.

Le 20 novembre 2015, l’OSDH publie un rapport qui prétend que les forces aériennes russes ont tué 403 civils en Syrie, dont 166 femmes et enfants. Ce rapport ne contient aucune preuve soutenant cette affirmation, littéralement pas l’ombre d’une preuve. Mais cela n’empêche absolument pas les médias occidentaux de faire référence à ce rapport comme preuve de victimes civiles.
The Independent a publié un article le 23 novembre avec ce titre à sensation : Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué 97 enfants selon un groupe d’observation. The Independent ne cite que le rapport de l’OSDH, qui ne fournit aucune preuve, pour renforcer cette accusation et pourtant cela continue à passer pour du journalisme en Occident – Quelle farce ! The Independent n’est pourtant pas un tabloïd, il devrait être un peu plus respectable que The Sun.

D’autres centres de presse comme Reuters, Yahoo News et le New York Times ont publié des articles faisant référence à ces 403 civils du rapport de l’OSDH.
La porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a dénoncé l’OSDH en octobre dernier quand elle répondait aux accusations qui circulaient largement dans la presse occidentale affirmamnt que la Russie avait bombardé un hôpital dans le nord de la Syrie, tuant 13 personnes.

Zakharova a déclaré :
«Cette information est basée sur des dires de l’OSDH basé à Londres. De ce que nous pouvons en comprendre, il est très pratique d’observer ce qui se passe en Syrie sans quitter Londres et sans possibilité de collecter les informations sur le terrain.»

Il est évident, pour tous ceux qui valorisent l’honnêteté intellectuelle et le vrai journalisme, que l’OSDH est une plaisanterie car elle est l’antithèse de la source fiable et impartiale. Par contre, pour les médias occidentaux, un nom sonnant aussi bien devient un outil bien utile pour répandre la propagande de guerre et la désinformation parmi ses lecteurs ignorants.


Steven MacMillan est écrivain, chercheur, analyste géopolitique indépendant et rédacteur en chef de  The Analyst Report, notamment pour le magazine en ligne  New Eastern Outlook

 http://lesmoutonsenrages.fr/2015/12/14/lobservatoire-syrien-des-droits-de-lhomme-osdh-nest-quun-grossier-outil-de-propagande-de-la-presse-occidentale/
 

Posté vendredi 14 octobre 2016 à 19:32 |  par bbela

mercredi 12 octobre 2016



Viendra, viendra pas ? Le suspense aura duré plusieurs jours. Vladimir Poutine a reporté sine die ce mardi une visite à Paris prévue le 19 octobre prochain. La venue du président russe était un casse-tête pour l’Elysée, alors que le siège d’Alep se poursuit et que l’aviation russe bombarde la ville syrienne. L’annulation de la visite de l’homme fort du Kremlin a déclenché de vives critiques au sein de l’opposition qui fustige la politique étrangère de François Hollande. 20 Minutes revient sur une partie d’échecs diplomatique dans laquelle Vladimir Poutine semble avoir imposé son tempo.

Episode 1 : Lavrov annonce une rencontre Hollande-Poutine
Cela faisait plus d’un an qu’une visite privée était prévue selon Le Monde. Elle devait être l’occasion pour Vladimir Poutine d’inaugurer le centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris et une exposition consacrée par la Fondation Vuitton au mécène russe Sergueï Chtouchkine, aux côtés de son homologue français.

Le 6 octobre dernier, la Russie sort ce rendez-vous de l’oubli et prend de court Paris en annonçant, par la voix du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, que les présidents russe et français se rencontreront pour parler de « la situation actuelle dans les relations bilatérales, ainsi que sur des questions internationales, y compris la Syrie et l’Ukraine ». Une déclaration faite à Moscou, juste avant un entretien avec son homologue Jean-Marc Ayrault sur le siège d’Alep.

Episode 2 : François Hollande doute
« Est-ce que c’est utile ? Est-ce que c’est nécessaire ? Est-ce que ça peut être une pression ? » François Hollande confie ses doutes dans une interview publiée trois jours après l’annonce venue de Moscou, sur la chaîne  TMC, le 9 octobre dernier. « Si je le reçois, je lui dirai que c’est inacceptable », ajoute le chef de l’Etat au sujet des bombardements russes. Un jour auparavant, la Russie a  mis son veto (comme le Venezuela) à la résolution française qui appelait à un cessez-le-feu immédiat à Alep.


Episode 3 : Moscou persiste, Paris hésite
La Russie semble faire la sourde oreille. Un jour après l’interview de François Hollande, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov confirme lundi 10 octobre que les préparatifs de la visite « continuent ». Et d’ajouter qu’il « y a des discussions prévues avec le palais de l’Elysée ». Une « situation extrêmement délicate » pour Paris selon Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), spécialiste de la Russie. En termes d’image, le chercheur juge compliqué de voir le président russe « inaugurer un lieu de culte pendant que son armée bombarde Alep ».

Côté français, pas de confirmation officielle mais on temporise. « Les contacts se poursuivent » entre Moscou et Paris, indique une source diplomatique française, ajoutant que « les interrogations [restent] très fortes ». Pendant ce temps, les opposants (Yannick Jadot, par exemple) et partisans (François Fillon, entre autres) d’une venue de Vladimir Poutine commencent à donner de la voix.

.@yjadot « je demande à François #Hollande d’annuler la visite à Paris de Vladimir #Poutine, le boucher d’Alep » @EELV #Syrie #Russie #Alep
— Frédéric Rivière (@FredRiviereRFI) October 10, 2016

A force de s'interroger sur la nécessité de rencontrer V. #Poutine à Paris, François #Hollande vient de se faire ridiculiser par le Kremlin.
— François Fillon (@FrancoisFillon) October 11, 2016

Episode 4 : Ayrault hausse le ton et exclut d’éventuelles « mondanités »
« Si le président de la République décide que le président russe vient, ça ne sera pas pour des mondanités, ce sera pour dire des vérités » sur la Syrie, affirme lundi 10 octobre le ministre des Affaires étrangères sur France Inter.

Episode 5 : Poutine veut parler « des sujets qui fâchent »
La réplique ne se fait guère attendre. L’ambassadeur de la Russie en France confirme lundi sur Europe 1 que « Poutine veut venir à Paris » et que le président russe « ne va jamais à des mondanités, il a d’autres choses à faire ». Et Alexandre Orlov de poursuivre : « Poutine viendra pour parler des sujets qui fâchent ».

"Le 19 octobre prochain, Poutine viendra à Paris pour parler avec Hollande des sujets qui fâchent" #E1Matin @Alexandre_Orlov pic.twitter.com/eW9xCcqI6a
— Europe 1 (@Europe1) October 11, 2016

Epilogue : Poutine reporte sa visite
Finalement, la Russie tranche en annulant la visite de Vladimir Poutine au moment où François Hollande se dit pourtant prêt à le rencontrer. « Il y a eu un contact entre l’Élysée et le Kremlin pour faire savoir à Moscou qu’une réunion de travail avec Vladimir Poutine était possible sur la Syrie, à l’exclusion de tout autre événement pour le président de la République. La Russie a fait savoir qu’elle souhaitait reporter la visite », indique la présidence.

De son côté, Vladimir Poutine reste « disposé à visiter Paris lorsque le président Hollande se sentira à l’aise », selon le porte-parole du Kremlin. Une pique à peine voilée aux « états d’âme » du président français, qui ont, selon une source diplomatique russe, paru déplacé, alors que « quand il y a des tensions diplomatiques il faut parler, c’est le moment où jamais ».

F. Hollande qui refuse de recevoir V. Poutine... C'est la France qui ne parle plus à la Russie. Un mépris qui est une preuve de faiblesse
— Nadine Morano (@nadine__morano) October 11, 2016

Le résumé de la saga (attention spoiler) : Poutine impose son tempo, mais cette visite annulée est un camouflet pour Moscou
« De façon générale, la diplomatie joue sur le dit et le non-dit. Les Russes jouent en plus, et avec beaucoup de finesse, sur le légal et le souterrain, avec ce que cela comporte de pressions, de critiques », observe Sophie Cœuré, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris Diderot, qui y voit un « héritage soviétique ». « En face, les diplomates occidentaux jouent peut-être un jeu un peu trop clair, et en plus il y a davantage d’incohérences de leur côté dans une situation complexe qu’on désigne un peu trop vite comme une "nouvelle guerre froide" », poursuit-elle. Une asymétrie qui permet à Vladimir Poutine de « jouer sur la temporalité et de faire gagner du temps à son allié Assad ».

L’historienne estime toutefois que si Vladimir Poutine « a fait comme s’il prenait la main, il a répondu à une menace. Sur le plan politique, la France a montré qu’elle était ferme face à la position russe sur le dossier syrien ».

Moscou se retrouve donc privée d’une visite qui aurait été, selon Thomas Gomart, « une forme d’apothéose pour la diplomatie russe, qui veut présenter Poutine comme un acteur majeur, voire central, sur la scène internationale ».

Prochain épisode à Berlin le 19 octobre ?
Vladimir Poutine et François Hollande pourraient toutefois se retrouver autour de la même table dès la semaine prochaine, lors d’une réunion à Berlin consacrée à la crise ukrainienne, le 19 octobre. Affaire à suivre…

http://www.20minutes.fr/monde/russie/1940543-20161011-visite-paris-annulee-comment-poutine-impose-tempo-hollande

Visite à Paris annulée: Comment Poutine a imposé son tempo à Hollande



Viendra, viendra pas ? Le suspense aura duré plusieurs jours. Vladimir Poutine a reporté sine die ce mardi une visite à Paris prévue le 19 octobre prochain. La venue du président russe était un casse-tête pour l’Elysée, alors que le siège d’Alep se poursuit et que l’aviation russe bombarde la ville syrienne. L’annulation de la visite de l’homme fort du Kremlin a déclenché de vives critiques au sein de l’opposition qui fustige la politique étrangère de François Hollande. 20 Minutes revient sur une partie d’échecs diplomatique dans laquelle Vladimir Poutine semble avoir imposé son tempo.

Episode 1 : Lavrov annonce une rencontre Hollande-Poutine
Cela faisait plus d’un an qu’une visite privée était prévue selon Le Monde. Elle devait être l’occasion pour Vladimir Poutine d’inaugurer le centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris et une exposition consacrée par la Fondation Vuitton au mécène russe Sergueï Chtouchkine, aux côtés de son homologue français.

Le 6 octobre dernier, la Russie sort ce rendez-vous de l’oubli et prend de court Paris en annonçant, par la voix du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, que les présidents russe et français se rencontreront pour parler de « la situation actuelle dans les relations bilatérales, ainsi que sur des questions internationales, y compris la Syrie et l’Ukraine ». Une déclaration faite à Moscou, juste avant un entretien avec son homologue Jean-Marc Ayrault sur le siège d’Alep.

Episode 2 : François Hollande doute
« Est-ce que c’est utile ? Est-ce que c’est nécessaire ? Est-ce que ça peut être une pression ? » François Hollande confie ses doutes dans une interview publiée trois jours après l’annonce venue de Moscou, sur la chaîne  TMC, le 9 octobre dernier. « Si je le reçois, je lui dirai que c’est inacceptable », ajoute le chef de l’Etat au sujet des bombardements russes. Un jour auparavant, la Russie a  mis son veto (comme le Venezuela) à la résolution française qui appelait à un cessez-le-feu immédiat à Alep.


Episode 3 : Moscou persiste, Paris hésite
La Russie semble faire la sourde oreille. Un jour après l’interview de François Hollande, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov confirme lundi 10 octobre que les préparatifs de la visite « continuent ». Et d’ajouter qu’il « y a des discussions prévues avec le palais de l’Elysée ». Une « situation extrêmement délicate » pour Paris selon Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), spécialiste de la Russie. En termes d’image, le chercheur juge compliqué de voir le président russe « inaugurer un lieu de culte pendant que son armée bombarde Alep ».

Côté français, pas de confirmation officielle mais on temporise. « Les contacts se poursuivent » entre Moscou et Paris, indique une source diplomatique française, ajoutant que « les interrogations [restent] très fortes ». Pendant ce temps, les opposants (Yannick Jadot, par exemple) et partisans (François Fillon, entre autres) d’une venue de Vladimir Poutine commencent à donner de la voix.

.@yjadot « je demande à François #Hollande d’annuler la visite à Paris de Vladimir #Poutine, le boucher d’Alep » @EELV #Syrie #Russie #Alep
— Frédéric Rivière (@FredRiviereRFI) October 10, 2016

A force de s'interroger sur la nécessité de rencontrer V. #Poutine à Paris, François #Hollande vient de se faire ridiculiser par le Kremlin.
— François Fillon (@FrancoisFillon) October 11, 2016

Episode 4 : Ayrault hausse le ton et exclut d’éventuelles « mondanités »
« Si le président de la République décide que le président russe vient, ça ne sera pas pour des mondanités, ce sera pour dire des vérités » sur la Syrie, affirme lundi 10 octobre le ministre des Affaires étrangères sur France Inter.

Episode 5 : Poutine veut parler « des sujets qui fâchent »
La réplique ne se fait guère attendre. L’ambassadeur de la Russie en France confirme lundi sur Europe 1 que « Poutine veut venir à Paris » et que le président russe « ne va jamais à des mondanités, il a d’autres choses à faire ». Et Alexandre Orlov de poursuivre : « Poutine viendra pour parler des sujets qui fâchent ».

"Le 19 octobre prochain, Poutine viendra à Paris pour parler avec Hollande des sujets qui fâchent" #E1Matin @Alexandre_Orlov pic.twitter.com/eW9xCcqI6a
— Europe 1 (@Europe1) October 11, 2016

Epilogue : Poutine reporte sa visite
Finalement, la Russie tranche en annulant la visite de Vladimir Poutine au moment où François Hollande se dit pourtant prêt à le rencontrer. « Il y a eu un contact entre l’Élysée et le Kremlin pour faire savoir à Moscou qu’une réunion de travail avec Vladimir Poutine était possible sur la Syrie, à l’exclusion de tout autre événement pour le président de la République. La Russie a fait savoir qu’elle souhaitait reporter la visite », indique la présidence.

De son côté, Vladimir Poutine reste « disposé à visiter Paris lorsque le président Hollande se sentira à l’aise », selon le porte-parole du Kremlin. Une pique à peine voilée aux « états d’âme » du président français, qui ont, selon une source diplomatique russe, paru déplacé, alors que « quand il y a des tensions diplomatiques il faut parler, c’est le moment où jamais ».

F. Hollande qui refuse de recevoir V. Poutine... C'est la France qui ne parle plus à la Russie. Un mépris qui est une preuve de faiblesse
— Nadine Morano (@nadine__morano) October 11, 2016

Le résumé de la saga (attention spoiler) : Poutine impose son tempo, mais cette visite annulée est un camouflet pour Moscou
« De façon générale, la diplomatie joue sur le dit et le non-dit. Les Russes jouent en plus, et avec beaucoup de finesse, sur le légal et le souterrain, avec ce que cela comporte de pressions, de critiques », observe Sophie Cœuré, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris Diderot, qui y voit un « héritage soviétique ». « En face, les diplomates occidentaux jouent peut-être un jeu un peu trop clair, et en plus il y a davantage d’incohérences de leur côté dans une situation complexe qu’on désigne un peu trop vite comme une "nouvelle guerre froide" », poursuit-elle. Une asymétrie qui permet à Vladimir Poutine de « jouer sur la temporalité et de faire gagner du temps à son allié Assad ».

L’historienne estime toutefois que si Vladimir Poutine « a fait comme s’il prenait la main, il a répondu à une menace. Sur le plan politique, la France a montré qu’elle était ferme face à la position russe sur le dossier syrien ».

Moscou se retrouve donc privée d’une visite qui aurait été, selon Thomas Gomart, « une forme d’apothéose pour la diplomatie russe, qui veut présenter Poutine comme un acteur majeur, voire central, sur la scène internationale ».

Prochain épisode à Berlin le 19 octobre ?
Vladimir Poutine et François Hollande pourraient toutefois se retrouver autour de la même table dès la semaine prochaine, lors d’une réunion à Berlin consacrée à la crise ukrainienne, le 19 octobre. Affaire à suivre…

http://www.20minutes.fr/monde/russie/1940543-20161011-visite-paris-annulee-comment-poutine-impose-tempo-hollande

Posté mercredi 12 octobre 2016 à 03:27 |  par bbela

samedi 2 janvier 2016




© AFP 2015. Natalia Kolesnikova

La France a besoin d'un homme de la trempe du président russe Vladimir Poutine, a déclaré Christian Vanneste, ex-député à l'Assemblée nationale, sur son blog.

"C'est avec nostalgie mais non sans espoir que les Français doivent regarder Vladimir Poutine. C'est un homme de cette trempe qu’il faudrait à notre pays pour qu’à nouveau il se redresse", a indiqué M.Vanneste.

"Non seulement il incarne le retour au premier plan de la Russie sur la scène internationale, mais encore il offre aujourd'hui l'image d'un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique actuelle. Vladimir Poutine incarne la Russie aux yeux d'une grande majorité des Russes. Reconduit à la présidence en mars 2012 avec 63% des voix dès le premier tour, il bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des autres chefs d’État – le nôtre, en particulier", a rappelé l'homme politique.

Selon lui, Vladimir Poutine est sans doute l'homme de l'année 2015, il incarne le redressement de son pays tout comme le Général de Gaulle pour la France ou Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni.

"Le président russe partage avec le fondateur de la Ve République quelques valeurs essentielles. L'axe principal de leur politique est le patriotisme. L'intérêt national transcende les idéologies. De Gaulle disait à Peyrefitte que la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l'encre. Le communisme est mort. La Russie est toujours vivante, et elle ne renie pas sa période soviétique en raison de la puissance que celle-ci lui a apportée (…). Pour de Gaulle, la France ne datait pas de 1789. Pour Poutine, la Russie ne naît ni en 1917, ni en 1991", a noté M.Vanneste.

"Pour qu'un peuple soit maître de son destin, il faut d'abord qu'il existe en maintenant son identité. Cela signifie clairement, en Russie, son identité religieuse, orthodoxe. La laïcité à la française s'avère, sur ce plan, un obstacle plus qu'un levier. Il faut aussi qu'il se perpétue et la solidité des structures familiales soutenues par une politique volontariste s'impose comme une exigence démographique. C'est le choix de Poutine. C'était celui de De Gaulle, stupidement abandonné et trahi par les politiciens que nous subissons", a déclaré l'ancien député.

"La France devrait modifier son attitude envers la Russie. La complémentarité de l'Eurasie russe avec l'Europe occidentale est évidente. La Russie et la France ont à la fois une culture (chrétienne) commune et des intérêts convergents. Il serait temps de s’en apercevoir", a conclu M.Vanneste.

Poutine, homme de cette trempe qu’il faudrait à la #France pour se redresser




© AFP 2015. Natalia Kolesnikova

La France a besoin d'un homme de la trempe du président russe Vladimir Poutine, a déclaré Christian Vanneste, ex-député à l'Assemblée nationale, sur son blog.

"C'est avec nostalgie mais non sans espoir que les Français doivent regarder Vladimir Poutine. C'est un homme de cette trempe qu’il faudrait à notre pays pour qu’à nouveau il se redresse", a indiqué M.Vanneste.

"Non seulement il incarne le retour au premier plan de la Russie sur la scène internationale, mais encore il offre aujourd'hui l'image d'un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique actuelle. Vladimir Poutine incarne la Russie aux yeux d'une grande majorité des Russes. Reconduit à la présidence en mars 2012 avec 63% des voix dès le premier tour, il bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des autres chefs d’État – le nôtre, en particulier", a rappelé l'homme politique.

Selon lui, Vladimir Poutine est sans doute l'homme de l'année 2015, il incarne le redressement de son pays tout comme le Général de Gaulle pour la France ou Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni.

"Le président russe partage avec le fondateur de la Ve République quelques valeurs essentielles. L'axe principal de leur politique est le patriotisme. L'intérêt national transcende les idéologies. De Gaulle disait à Peyrefitte que la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l'encre. Le communisme est mort. La Russie est toujours vivante, et elle ne renie pas sa période soviétique en raison de la puissance que celle-ci lui a apportée (…). Pour de Gaulle, la France ne datait pas de 1789. Pour Poutine, la Russie ne naît ni en 1917, ni en 1991", a noté M.Vanneste.

"Pour qu'un peuple soit maître de son destin, il faut d'abord qu'il existe en maintenant son identité. Cela signifie clairement, en Russie, son identité religieuse, orthodoxe. La laïcité à la française s'avère, sur ce plan, un obstacle plus qu'un levier. Il faut aussi qu'il se perpétue et la solidité des structures familiales soutenues par une politique volontariste s'impose comme une exigence démographique. C'est le choix de Poutine. C'était celui de De Gaulle, stupidement abandonné et trahi par les politiciens que nous subissons", a déclaré l'ancien député.

"La France devrait modifier son attitude envers la Russie. La complémentarité de l'Eurasie russe avec l'Europe occidentale est évidente. La Russie et la France ont à la fois une culture (chrétienne) commune et des intérêts convergents. Il serait temps de s’en apercevoir", a conclu M.Vanneste.

Posté samedi 2 janvier 2016 à 20:30 |  par bbela

mardi 15 décembre 2015

L’hélicoptère d’attaque AH-2 Rooivalk du groupe sud-africain Denel Aerospace Systems est destiné à détruire les soldats, le matériel blindé et les fortifications de l’ennemi.

Le Z-10 est le premier hélicoptère d’attaque chinois créé avec la participation des groupes européens. L’hélicoptère est armé de canon de 30 mm, de missiles antichar, de missiles air-air et de missiles non guidés. 
Son objectif principal est la destruction du matériel blindé et des constructions de défense.
 
Le russe Mi-24 est un des premiers hélicoptères d’attaque spécialisés dans le monde, destiné à soutenir l’infanterie et détruire le matériel blindé de l’ennemi. Le Mi-24 peut également être utilisé comme hélicoptère de transport pour huit personnes maximum. Ce vétéran, dont la construction a commencé au début des années 70, reste toujours opérationnel et a de nombreuses versions.


L’AH-1W Super Cobra est un hélicoptère d’attaque bimoteur américain créé sur la base de l’hélicoptère d’attaque AH-1 Cobra. Ses armements principaux sont un canon de 20 mm, et des missiles sol-air et air-air.



L’Agusta A129 a été élaboré et produit par la société italienne Agusta pendant la deuxième moitié des années 1980. Le groupe turc Turkish Aerospace Industries a reçu en 2007 une licence pour produire la version des hélicoptères T-129. L’hélicoptère est équipé des trois canons de 20 mm, des missiles surface-air et air-air et des missiles non guidés.

L’AH-1Z Viper de l’US Marine Corps (Corps de marine des Etats-Unis), a été créé sur la base de l’hélicoptère AH-1W Super Cobra. Le rotor principal et anticouple, une nouvelle transmission et le système de visée permettant de mener le combat de manière efficace pendant la nuit et en cas de mauvaise visibilité, sont utilisés dans l’hélicoptère.
 
L’hélicoptère d’attaque russe anti blindé Mi-28 est destiné à tous les temps et peut opérer de jour comme de nuit. Le Mi-28 est équipé de canon de 30 mm, des blocs de missiles non guidés peuvent y être équipés, ainsi que des missiles air-surface pour détruire le matériel blindé de l’ennemi, des missiles air-air et de pods de mitrailleuses.
 
L’hélicoptère d’attaque Eurocopter Tiger a été créé par le fabricant d’hélicoptères franco-allemand Eurocopter, il est utilisé en Allemagne, en France, en Espagne et en Australie. L’Еurocopter Tiger est armé d’un canon de 30 mm, de missiles surface-air et air-air et de blocs de missiles non guidés.

L’hélicoptère de combat russe Kamov Ka-50 est un engin unique. Il est très compact, rapide et alerte. Il offre un rayon d’action de 250 km et peut atteindre une vitesse de 350 k/h. Le Kamov Ka-50 est équipé de canon de 30 mm. De même, des blocs de missiles non guidés, des missiles air-surface et air-air, des canons et des bombes y peuvent être installés. Le Ka-52 est une version d’un hélicoptère biplace.

L’hélicoptère d’attaque AH-64 Apache américain est un vrai tueur de chars. Il est capable de mener des frappes et rester invisible pour l’adversaire. De même, il peut porter les 16 missiles surface-air, 76 missiles non guidés, ainsi que 1200 obus de 30 mm pour un canon automatique.

http://fr.sputniknews.com/photos/20151209/1020156588/meilleurs-helicopteres-du-monde.html

Les meilleurs hélicoptères d’attaque du monde

L’hélicoptère d’attaque AH-2 Rooivalk du groupe sud-africain Denel Aerospace Systems est destiné à détruire les soldats, le matériel blindé et les fortifications de l’ennemi.

Le Z-10 est le premier hélicoptère d’attaque chinois créé avec la participation des groupes européens. L’hélicoptère est armé de canon de 30 mm, de missiles antichar, de missiles air-air et de missiles non guidés. 
Son objectif principal est la destruction du matériel blindé et des constructions de défense.
 
Le russe Mi-24 est un des premiers hélicoptères d’attaque spécialisés dans le monde, destiné à soutenir l’infanterie et détruire le matériel blindé de l’ennemi. Le Mi-24 peut également être utilisé comme hélicoptère de transport pour huit personnes maximum. Ce vétéran, dont la construction a commencé au début des années 70, reste toujours opérationnel et a de nombreuses versions.


L’AH-1W Super Cobra est un hélicoptère d’attaque bimoteur américain créé sur la base de l’hélicoptère d’attaque AH-1 Cobra. Ses armements principaux sont un canon de 20 mm, et des missiles sol-air et air-air.



L’Agusta A129 a été élaboré et produit par la société italienne Agusta pendant la deuxième moitié des années 1980. Le groupe turc Turkish Aerospace Industries a reçu en 2007 une licence pour produire la version des hélicoptères T-129. L’hélicoptère est équipé des trois canons de 20 mm, des missiles surface-air et air-air et des missiles non guidés.

L’AH-1Z Viper de l’US Marine Corps (Corps de marine des Etats-Unis), a été créé sur la base de l’hélicoptère AH-1W Super Cobra. Le rotor principal et anticouple, une nouvelle transmission et le système de visée permettant de mener le combat de manière efficace pendant la nuit et en cas de mauvaise visibilité, sont utilisés dans l’hélicoptère.
 
L’hélicoptère d’attaque russe anti blindé Mi-28 est destiné à tous les temps et peut opérer de jour comme de nuit. Le Mi-28 est équipé de canon de 30 mm, des blocs de missiles non guidés peuvent y être équipés, ainsi que des missiles air-surface pour détruire le matériel blindé de l’ennemi, des missiles air-air et de pods de mitrailleuses.
 
L’hélicoptère d’attaque Eurocopter Tiger a été créé par le fabricant d’hélicoptères franco-allemand Eurocopter, il est utilisé en Allemagne, en France, en Espagne et en Australie. L’Еurocopter Tiger est armé d’un canon de 30 mm, de missiles surface-air et air-air et de blocs de missiles non guidés.

L’hélicoptère de combat russe Kamov Ka-50 est un engin unique. Il est très compact, rapide et alerte. Il offre un rayon d’action de 250 km et peut atteindre une vitesse de 350 k/h. Le Kamov Ka-50 est équipé de canon de 30 mm. De même, des blocs de missiles non guidés, des missiles air-surface et air-air, des canons et des bombes y peuvent être installés. Le Ka-52 est une version d’un hélicoptère biplace.

L’hélicoptère d’attaque AH-64 Apache américain est un vrai tueur de chars. Il est capable de mener des frappes et rester invisible pour l’adversaire. De même, il peut porter les 16 missiles surface-air, 76 missiles non guidés, ainsi que 1200 obus de 30 mm pour un canon automatique.

http://fr.sputniknews.com/photos/20151209/1020156588/meilleurs-helicopteres-du-monde.html

Posté mardi 15 décembre 2015 à 21:50 |  par bbela

dimanche 13 décembre 2015



L'implication de la Russie dans le dossier syrien montre que Vladimir Poutine ne considère pas que sa marge de manœuvre politique ait été réduite suite à la confrontation avec l'Occident autour de la Crimée, écrit l'ancien ambassadeur d'Inde en Russie Kanwal Sibal dans un article dans le Daily Mail.

"Les Etats-Unis ont tenté d'isoler politiquement la Russie et de la forcer à essuyer des pertes économiques en lui imposant des sanctions. Mais au lieu de prendre une position défensive, la Russie défend ses intérêts en toute confiance", indique-t-il.

Elle a coordonné ses actions avec l'Iran et l'Irak, montrant qu'elle n'était pas isolée même dans cette région sensible, qui tout récemment encore se trouvait sous l'influence des Etats-Unis et de leurs alliés.

"Washington espérait que la chute des cours du pétrole, les sanctions antirusses de la part de l'Occident et l'essoufflement de la croissance entraîneraient la marginalisation ultérieure de la Russie dans les affaires internationales, mais Poutine a prouvé que ces calculs étaient erronés", affirme Kanwal Sibal.

Selon lui, en intervenant en Syrie, la Russie montre qu'elle plus qu'une puissance régionale.
Poutine a également montré la puissance militaire de son pays, comme une sorte de signal d'avertissement indiquant à l'Occident qu'il ne devrait pas franchir la ligne rouge dans les relations avec la Russie. En donnant à voir ses technologies de pointe et la précision de ses bombardements, le Kremlin a affiché devant l'Occident les capacités de Moscou, estime le diplomate.

L'intervention russe en Syrie a modifié la donne géopolitique en sa faveur. Cependant, bien qu'une détérioration de la situation ait été conjurée, il reste de nombreux obstacles sur la voie de la normalisation, selon lui.

http://fr.sputniknews.com

#Poutine a déjoué les calculs de l'Occident



L'implication de la Russie dans le dossier syrien montre que Vladimir Poutine ne considère pas que sa marge de manœuvre politique ait été réduite suite à la confrontation avec l'Occident autour de la Crimée, écrit l'ancien ambassadeur d'Inde en Russie Kanwal Sibal dans un article dans le Daily Mail.

"Les Etats-Unis ont tenté d'isoler politiquement la Russie et de la forcer à essuyer des pertes économiques en lui imposant des sanctions. Mais au lieu de prendre une position défensive, la Russie défend ses intérêts en toute confiance", indique-t-il.

Elle a coordonné ses actions avec l'Iran et l'Irak, montrant qu'elle n'était pas isolée même dans cette région sensible, qui tout récemment encore se trouvait sous l'influence des Etats-Unis et de leurs alliés.

"Washington espérait que la chute des cours du pétrole, les sanctions antirusses de la part de l'Occident et l'essoufflement de la croissance entraîneraient la marginalisation ultérieure de la Russie dans les affaires internationales, mais Poutine a prouvé que ces calculs étaient erronés", affirme Kanwal Sibal.

Selon lui, en intervenant en Syrie, la Russie montre qu'elle plus qu'une puissance régionale.
Poutine a également montré la puissance militaire de son pays, comme une sorte de signal d'avertissement indiquant à l'Occident qu'il ne devrait pas franchir la ligne rouge dans les relations avec la Russie. En donnant à voir ses technologies de pointe et la précision de ses bombardements, le Kremlin a affiché devant l'Occident les capacités de Moscou, estime le diplomate.

L'intervention russe en Syrie a modifié la donne géopolitique en sa faveur. Cependant, bien qu'une détérioration de la situation ait été conjurée, il reste de nombreux obstacles sur la voie de la normalisation, selon lui.

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Posté dimanche 13 décembre 2015 à 21:58 |  par bbela
Que prépare Washington, en Syrie?!!

Que prépare Washington, en Syrie?!!

L'expert libanais, Amin Hoteith, revient, dans les colonnes du journal "Al-Bana", sur la nouvelle stratégie américaine, en Syrie, et écrit : "Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. 

Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie, en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. Le texte qui décrit le rapport en 13 pages de cette stratégie confirme "la fermeture des fronts de guerre classiques de l'OTAN" et "l'ouverture, par la même occasion, de nouveaux fronts". Le texte évite, évidemment d'employer, expressément, le terme de "front", préférant, surtout, désigner tout, par "la gestion d'une grande crise, qui irait éclater, au Moyen-Orient, et qui serait très importante, pour l'OTAN. 

Les analystes ont conclu, à l'époque, à  l'émergence d'une nouvelle vague d'actions stratégiques et d'un soft power, dont le terrosime serait l'échine dorsale. Les choses se sont précisées, quand Al-Qaïda a accru ses actions, en Irak, avant de débarquer, en Syrie. 

Un Al-Qaïda, qui n'a jamais cessé d'être l'armée secrète des Etats Unis contre ses adversaires. La lutte contre ce terrorisme, là, a, ensuite, servi de prétexte aux Américains, pour ouvrir, chaque jour, un nouveau front  contre des adversaires. Daech, contre qui Washington a coalisé 63 pays, et qui a justifié le départ des avions US de l'Irak vers la Syrie, demande, selon les Américains, de 3 à 10 ans, pour être, totalement, extirpé! Cette précision ne laisse aucun doute : les Etats Unis veulent entraîner toute la région dans une spirale de guerre d'usure. 

Depuis peu, pourtant, les Etats Unis émettent le signe d'une volonté d'implication minimale, dans les guerres qu'ils ont déclenchées. En Syrie, tout comme en Irak, les Américains veulent, désormais, intervenir, de façon limitée, et la raison en est bien claire : depuis 2011, l'Amérique va d'échec en échec, en Syrie. Face à la ténacité d'Assad et de ses alliés, Washington a décidé de mettre sous pression l'Irak, pour le rallier à sa cause. L'invasion des provinces irakiennes, par Daech, est à comprendre, en ce sens. La lutte contre Daech aurait dû, en effet, convaincre Bagdad de céder aux pressions et de tourner le dos à la Syrie. Mais les choses ne se sont pas passées de cette manière. Le front Iran/Syrie/Hezbollah /Russie s' est avéré plus coriace que prévu. Chacun de ses composantes ont rempli leur part, dûment, faisant échec, une nouvelle fois, au projet américain. 

En moins de deux mois, l'initiative stratégique est tombée entre les mains des Syriens. Les frappes russes, conjuguées aux avancées fulgurantes des forces syriennes et de ses alliés du Hezbollah ont, donc, poussé les Etats Unis à changer de stratégie. Ce fut ainsi que le "Sukhoi" russe a été abattu par des missiles "made in USA, et par la Turquie. Dans le même temps, les USA ont déployé leurs forces, de façon limitée, dans l'Est de la Syrie. Ce qui a précédé le déploiement des forces spéciales turques, dans la banlieue de Mossoul. Les Américains ne se sont, toutefois, pas contentés de ces démarches.  Ils ont décidé de viser, directement, les positions de l'armée syrienne, à Deir ez-Zor. 

Tout en allongeant la liste des sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit, pour Washington, d'assiéger le Hezbollah, en termes financiers et propagandistes. C'est, d'ailleurs, dans ce même sens, que Arab Sat a interrompu la diffusion des programmes d'Al-Manar. L'Iran la Russie la Syrie ont riposté. Pas, uniquement, en Syrie, mais aussi, en Irak et au Yémen. 

La nouvelle stratégie US se résume, donc, ainsi: 

1- L'intervention directe, sur le terrain des combats terrestres, Washington veut une coalition arabe et islamique, secondée par les frappes US, qui entrerait en action, sous prétexte de la lutte contre Daech. 

2- Le maintien d'un territoire étendu, depuis Mossoul et Al-Anbar, jusqu'à Deir ez-Zor et à Raqqa, au Sud et à l'Ouest. Le pilonnage de la base de l'armée syrienne, à Raqqa, s'est faite, dans ce même sens, pour permettre à Daech de pouvoir s'en emparer. 

3- Duper les Kurdes et créer une région indépendante, au coeur de l'axe Iran/Russie/Syrie. La carte kurde couperait, géo stratégiquement, cet axe, et servirait de monnaie d'échange, au cours de toute négociation à venir avec les adversaires. 

4- Politiquement parlant, les efforts de Washington iront mettre en échec toute solution, qui n'assurerait pas ses intérêts.

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12169-syrie_nouvelle_strat%C3%A9gie_am%C3%A9ricaine

Tribune libre - Syrie: Nouvelle stratégie américaine en 5 points

Que prépare Washington, en Syrie?!!

Que prépare Washington, en Syrie?!!

L'expert libanais, Amin Hoteith, revient, dans les colonnes du journal "Al-Bana", sur la nouvelle stratégie américaine, en Syrie, et écrit : "Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. 

Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie, en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. Le texte qui décrit le rapport en 13 pages de cette stratégie confirme "la fermeture des fronts de guerre classiques de l'OTAN" et "l'ouverture, par la même occasion, de nouveaux fronts". Le texte évite, évidemment d'employer, expressément, le terme de "front", préférant, surtout, désigner tout, par "la gestion d'une grande crise, qui irait éclater, au Moyen-Orient, et qui serait très importante, pour l'OTAN. 

Les analystes ont conclu, à l'époque, à  l'émergence d'une nouvelle vague d'actions stratégiques et d'un soft power, dont le terrosime serait l'échine dorsale. Les choses se sont précisées, quand Al-Qaïda a accru ses actions, en Irak, avant de débarquer, en Syrie. 

Un Al-Qaïda, qui n'a jamais cessé d'être l'armée secrète des Etats Unis contre ses adversaires. La lutte contre ce terrorisme, là, a, ensuite, servi de prétexte aux Américains, pour ouvrir, chaque jour, un nouveau front  contre des adversaires. Daech, contre qui Washington a coalisé 63 pays, et qui a justifié le départ des avions US de l'Irak vers la Syrie, demande, selon les Américains, de 3 à 10 ans, pour être, totalement, extirpé! Cette précision ne laisse aucun doute : les Etats Unis veulent entraîner toute la région dans une spirale de guerre d'usure. 

Depuis peu, pourtant, les Etats Unis émettent le signe d'une volonté d'implication minimale, dans les guerres qu'ils ont déclenchées. En Syrie, tout comme en Irak, les Américains veulent, désormais, intervenir, de façon limitée, et la raison en est bien claire : depuis 2011, l'Amérique va d'échec en échec, en Syrie. Face à la ténacité d'Assad et de ses alliés, Washington a décidé de mettre sous pression l'Irak, pour le rallier à sa cause. L'invasion des provinces irakiennes, par Daech, est à comprendre, en ce sens. La lutte contre Daech aurait dû, en effet, convaincre Bagdad de céder aux pressions et de tourner le dos à la Syrie. Mais les choses ne se sont pas passées de cette manière. Le front Iran/Syrie/Hezbollah /Russie s' est avéré plus coriace que prévu. Chacun de ses composantes ont rempli leur part, dûment, faisant échec, une nouvelle fois, au projet américain. 

En moins de deux mois, l'initiative stratégique est tombée entre les mains des Syriens. Les frappes russes, conjuguées aux avancées fulgurantes des forces syriennes et de ses alliés du Hezbollah ont, donc, poussé les Etats Unis à changer de stratégie. Ce fut ainsi que le "Sukhoi" russe a été abattu par des missiles "made in USA, et par la Turquie. Dans le même temps, les USA ont déployé leurs forces, de façon limitée, dans l'Est de la Syrie. Ce qui a précédé le déploiement des forces spéciales turques, dans la banlieue de Mossoul. Les Américains ne se sont, toutefois, pas contentés de ces démarches.  Ils ont décidé de viser, directement, les positions de l'armée syrienne, à Deir ez-Zor. 

Tout en allongeant la liste des sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit, pour Washington, d'assiéger le Hezbollah, en termes financiers et propagandistes. C'est, d'ailleurs, dans ce même sens, que Arab Sat a interrompu la diffusion des programmes d'Al-Manar. L'Iran la Russie la Syrie ont riposté. Pas, uniquement, en Syrie, mais aussi, en Irak et au Yémen. 

La nouvelle stratégie US se résume, donc, ainsi: 

1- L'intervention directe, sur le terrain des combats terrestres, Washington veut une coalition arabe et islamique, secondée par les frappes US, qui entrerait en action, sous prétexte de la lutte contre Daech. 

2- Le maintien d'un territoire étendu, depuis Mossoul et Al-Anbar, jusqu'à Deir ez-Zor et à Raqqa, au Sud et à l'Ouest. Le pilonnage de la base de l'armée syrienne, à Raqqa, s'est faite, dans ce même sens, pour permettre à Daech de pouvoir s'en emparer. 

3- Duper les Kurdes et créer une région indépendante, au coeur de l'axe Iran/Russie/Syrie. La carte kurde couperait, géo stratégiquement, cet axe, et servirait de monnaie d'échange, au cours de toute négociation à venir avec les adversaires. 

4- Politiquement parlant, les efforts de Washington iront mettre en échec toute solution, qui n'assurerait pas ses intérêts.

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12169-syrie_nouvelle_strat%C3%A9gie_am%C3%A9ricaine

Posté à 04:22 |  par bbela

Dans un papier publié sur son blog Mediapart et intitulé « OTAN: élargissement géographiques et fonctionnels, dérives stratégiques », le géopolitologue français Pascal Boniface évoque la récente adhésion du Monténégro à l’OTAN et la réaction de méfiance qu’elle n’a pas manqué de produire du côté russe qui voit d’un mauvais oeil cette nouvelle avancée de l’alliance atlantique. S’interdisant de prendre parti et d’émettre un jugement trop tranché, Pascal Boniface préfère se positionner dans un juste milieu qui donne toujours à celui qui l’occupe un air de sagesse. Affirmant d’une part comprendre les inquiétudes de la Russie devant l’interminable expansion de l’organisation, même si Moscou a tendance à « exagérer le danger que représente cette adhésion (…) pour sa propre sécurité », il ne s’y oppose pas par principe. Il considère simplement que « le calendrier est (…) particulièrement mal choisi » et que l’alliance atlantique a manqué de tact dans la période difficile que connaissent les relations entre la Russie et l’occident. Mais ce que nous retenons, c’est que, contrairement à « certains » qu’il se garde de nommer, Pascal Boniface ne voit pas dans l’expansion de l’OTAN la manifestation d’ « une volonté de puissance sans limite ». Selon lui, cette expansion ne vise pas à encercler la Russie mais est le révélateur d’une dérive intérieure, bureaucratique, incontrôlée, « une démarche structurelle d’organisation quasi-inconsciente ». Ce que veut l’OTAN, c’est perdurer en dépit d’une carence de légitimité due à la « disparition de la menace qui avait suscité sa création ». Et pour ce faire, l’OTAN s’entête à « multiplier les activités », à « chercher de nouvelles missions » et à « élargir son champ pour continuer à exister ». Une antienne qu’on entend chanter depuis vingt-cinq ans.

L’inconvénient c’est que Pascal Boniface ne prouve rien de ce qu’il avance. Il ne cite aucun document interne à l’organisation pas plus qu’il ne présente d’analyse stratégique ou géographique qui permettraient ne serait-ce qu’un début d’approche  des raisons qui ont conduit à  l’annexion consentie du Monténégro par l’OTAN. Plutôt que d’en venir aux faits, il reste concentré sur « la logique de croissance bureaucratique » d’une organisation en manque de légitimité. Puis de conclure que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide ». Entre confusion présente et mauvais souvenirs d’un passé de confrontation avec le bloc soviétique, l’OTAN de Pascal Boniface suit « un mouvement naturel lié à la structure de l’organisation mais qui n’est pas cadré dans une réflexion stratégique globale ». Dommage que la France ait dépensé un total d’environ 200 millions d’euros en 2012 et ait dû assumer un surcoût de 650 millions d’euros au titre de sa réintégration pour la période 2010-2015. Quand on sait que les dépenses otaniennes « disparaissent dans un trou noir comptable » , on peut se demander ce qui a amené nos décideurs à affecter autant d’argent public à une « politique de gribouille sans discernement stratégique ».

Dans « L’OTAN s’élargit encore », Manlio Dinucci expose des faits et livre des observations utiles sur lesquels peut s’appuyer la réflexion. Avant de s’interroger, en géographe qui se respecte, sur l’importance du Monténégro dans la stratégie globale de l’OTAN, Manlio Dinucci rappelle au lecteur que l’un des principaux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis est l’encerclement la Russie. Pascal Boniface penserait que Manlio Dinucci exagère, que les Russes exagèrent, ce à quoi nous lui rétorquerions :  que dire alors de Zbigniew Brzezinski ? Que dire de ce célèbre géopoliticien étasunien, ami de David Rockefeller, conseiller à la sécurité de Jimmy Carter et proche du président Barack Obama, qui n’a jamais caché ses projets – ou plutôt ceux de l’élite qu’il représente et qui le nourrit – et les a même exposés dans de nombreux ouvrages et articles. Dans « A Geostrategy for Eurasia » (Foreign Affairs, 1997), il décrit très clairement le futur démembrement de la Fédération de Russie (voir « Brzezinski, Obama, l’islamisme et la Russie« , 2ème partie).

Selon Manlio Dinucci, nombreux sont les avantages d’une adhésion du Monténégro à l’OTAN: le pays peut jouer un rôle stratégique important car il est doté de deux ports pouvant accueillir des navires de guerres; il assure d’autre part la continuité géographique entre des Etats déjà proches ou membres de l’alliance atlantique ; le Monténégro possède en outre d’énormes bunkers pouvant être rafraîchis et adaptés au stockage de matériel militaire et de bombes nucléaires ; enfin, il est aussi un carrefour du trafic de la drogue en provenance d’Afghanistan ainsi qu’un centre de recyclage d’argent sale, sources d’enrichissement « d’une criminalité organisée [pouvant] être utilisée à des fins stratégiques ». Qui croit encore aujourd’hui que l’argent de la drogue n’intéresse pas les bienheureux de la mondialisation ? A quoi peuvent bien servir les comptes non publiés des chambres de compensation bancaires si ce n’est pour dissimuler les profits tirés de commerces illicites avant injection dans les circuits économiques officiels ?

Dans « L’échiquier géopolitique russe d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine », nous avions montré que la Russie s’était efforcée, au cours de son Histoire, de faire coïncider ses frontières avec des obstacles naturels (les Carpates, la Caucase, l’Oural, le Cercle Polaire), de contrôler des littoraux (Mer noire, Mer Baltique) et de constituer des zones tampons (plaine européenne, Asie centrale) afin de mieux se protéger des invasions. Dans son ouvrage The next 100 Years, George Friedman explique que les responsables étasuniens ont parfaitement compris cette fragilité de l’espace russe et que c’est pour cette raison qu’ils se sont empressés d’admettre de nombreux membres de l’OTAN en Europe de l’est durant les décennies 1990 et 2000. Il observe que c’est au cours des vingt-cinq dernières années que la Russie a connu le plus grand reflux de sa zone de contact: elle a reculé de 1500 kilomètres en Europe et d’autant en Asie Centrale.

En géopoliticien conscient du fait que la première réalité de ce monde, c’est la guerre – et pas le maintien de positions hautement rémunératrices dans un organisme sans projet digne de ce nom -, George Friedman souligne que la Russie se trouve devant l’urgente nécessité de regagner une zone d’influence qui sécurise son territoire. Il insiste sur le fait qu’elle est en grand danger. En effet, écrivait-il en 2009, « si l’ouest avait réussi à dominer l’Ukraine, la Russie serait devenue indéfendable ». On comprend, en passant, l’importance du coup d’Etat néonazi de février 2014 à Kiev dans la stratégie de déstabilisation menée à bien par l’occident. Car comme l’écrit George Friedman, si l’Ukraine avait été arrachée à la zone d’influence russe, « la frontière sud avec la Biélorussie et la frontière sud-ouest de la Russie auraient été ouvertes de part en part ». De plus, étant donné que « la distance entre l’Ukraine et la partie occidentale du Kazakhstan est d’environ 650 km » en cas de coupure de ce passage par une puissance ennemie, « la Russie aurait perdu sa capacité à contrôler le Caucase et aurait dû battre en retraite vers le nord depuis la Tchétchénie », en conséquence de quoi, « les Russes auraient abandonné une partie de la Fédération Russe elle-même et le flanc sud de la Russie serait devenu encore plus vulnérable ». Par suite et en conclusion, « la Russie aurait continué de se fragmenter jusqu’à revenir à ses frontières du Moyen-Âge » (voir carte ci-dessous).
russia_rel94
N’en déplaise à Pascal Boniface et à sa sagesse un peu tiède face à une réalité pour le moins brûlante, l’expansion de l’OTAN a un sens et un but qui consiste à encercler, faire reculer et disloquer la Russie. Pour George Friedman, ce schéma relève de l’évidence : « le grand objectif stratégique [des Etats-Unis] a toujours visé la fragmentation de l’Eurasie ». Et si les Etats-Unis ont eu les meilleures raisons du monde pour favoriser la désintégration de la Russie, cette dernière a, bien entendu, les meilleures raisons du monde pour empêcher qu’elle n’ait lieu. Selon Friedman, pour être sauvée, « la Russie doit regagner et tenir ses zones tampons, essentiellement les frontières de l’Union soviétique » (Friedman, page 109).

C’est donc contre l’avis de ses pairs que Pascal Boniface écrit  dans sa conclusion – nous retirons le papier de la corbeille où nous l’avions jeté,  pour le relire avant de l’y laisser retomber dans un bruit chiffonné et joyeux – que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide».

Si j’étais au service de l’OTAN et que j’avais reçu mission de brouiller les pistes en diffusant une pensée émasculée, je ne me serais pas mieux exprimé.

Bruno Adrie

Georges Friedman, The Next 100 Years, 2009
Carte : University of Texas Libraries

#enquête: le rôle de l’OTAN consiste à disloquer la Russie


Dans un papier publié sur son blog Mediapart et intitulé « OTAN: élargissement géographiques et fonctionnels, dérives stratégiques », le géopolitologue français Pascal Boniface évoque la récente adhésion du Monténégro à l’OTAN et la réaction de méfiance qu’elle n’a pas manqué de produire du côté russe qui voit d’un mauvais oeil cette nouvelle avancée de l’alliance atlantique. S’interdisant de prendre parti et d’émettre un jugement trop tranché, Pascal Boniface préfère se positionner dans un juste milieu qui donne toujours à celui qui l’occupe un air de sagesse. Affirmant d’une part comprendre les inquiétudes de la Russie devant l’interminable expansion de l’organisation, même si Moscou a tendance à « exagérer le danger que représente cette adhésion (…) pour sa propre sécurité », il ne s’y oppose pas par principe. Il considère simplement que « le calendrier est (…) particulièrement mal choisi » et que l’alliance atlantique a manqué de tact dans la période difficile que connaissent les relations entre la Russie et l’occident. Mais ce que nous retenons, c’est que, contrairement à « certains » qu’il se garde de nommer, Pascal Boniface ne voit pas dans l’expansion de l’OTAN la manifestation d’ « une volonté de puissance sans limite ». Selon lui, cette expansion ne vise pas à encercler la Russie mais est le révélateur d’une dérive intérieure, bureaucratique, incontrôlée, « une démarche structurelle d’organisation quasi-inconsciente ». Ce que veut l’OTAN, c’est perdurer en dépit d’une carence de légitimité due à la « disparition de la menace qui avait suscité sa création ». Et pour ce faire, l’OTAN s’entête à « multiplier les activités », à « chercher de nouvelles missions » et à « élargir son champ pour continuer à exister ». Une antienne qu’on entend chanter depuis vingt-cinq ans.

L’inconvénient c’est que Pascal Boniface ne prouve rien de ce qu’il avance. Il ne cite aucun document interne à l’organisation pas plus qu’il ne présente d’analyse stratégique ou géographique qui permettraient ne serait-ce qu’un début d’approche  des raisons qui ont conduit à  l’annexion consentie du Monténégro par l’OTAN. Plutôt que d’en venir aux faits, il reste concentré sur « la logique de croissance bureaucratique » d’une organisation en manque de légitimité. Puis de conclure que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide ». Entre confusion présente et mauvais souvenirs d’un passé de confrontation avec le bloc soviétique, l’OTAN de Pascal Boniface suit « un mouvement naturel lié à la structure de l’organisation mais qui n’est pas cadré dans une réflexion stratégique globale ». Dommage que la France ait dépensé un total d’environ 200 millions d’euros en 2012 et ait dû assumer un surcoût de 650 millions d’euros au titre de sa réintégration pour la période 2010-2015. Quand on sait que les dépenses otaniennes « disparaissent dans un trou noir comptable » , on peut se demander ce qui a amené nos décideurs à affecter autant d’argent public à une « politique de gribouille sans discernement stratégique ».

Dans « L’OTAN s’élargit encore », Manlio Dinucci expose des faits et livre des observations utiles sur lesquels peut s’appuyer la réflexion. Avant de s’interroger, en géographe qui se respecte, sur l’importance du Monténégro dans la stratégie globale de l’OTAN, Manlio Dinucci rappelle au lecteur que l’un des principaux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis est l’encerclement la Russie. Pascal Boniface penserait que Manlio Dinucci exagère, que les Russes exagèrent, ce à quoi nous lui rétorquerions :  que dire alors de Zbigniew Brzezinski ? Que dire de ce célèbre géopoliticien étasunien, ami de David Rockefeller, conseiller à la sécurité de Jimmy Carter et proche du président Barack Obama, qui n’a jamais caché ses projets – ou plutôt ceux de l’élite qu’il représente et qui le nourrit – et les a même exposés dans de nombreux ouvrages et articles. Dans « A Geostrategy for Eurasia » (Foreign Affairs, 1997), il décrit très clairement le futur démembrement de la Fédération de Russie (voir « Brzezinski, Obama, l’islamisme et la Russie« , 2ème partie).

Selon Manlio Dinucci, nombreux sont les avantages d’une adhésion du Monténégro à l’OTAN: le pays peut jouer un rôle stratégique important car il est doté de deux ports pouvant accueillir des navires de guerres; il assure d’autre part la continuité géographique entre des Etats déjà proches ou membres de l’alliance atlantique ; le Monténégro possède en outre d’énormes bunkers pouvant être rafraîchis et adaptés au stockage de matériel militaire et de bombes nucléaires ; enfin, il est aussi un carrefour du trafic de la drogue en provenance d’Afghanistan ainsi qu’un centre de recyclage d’argent sale, sources d’enrichissement « d’une criminalité organisée [pouvant] être utilisée à des fins stratégiques ». Qui croit encore aujourd’hui que l’argent de la drogue n’intéresse pas les bienheureux de la mondialisation ? A quoi peuvent bien servir les comptes non publiés des chambres de compensation bancaires si ce n’est pour dissimuler les profits tirés de commerces illicites avant injection dans les circuits économiques officiels ?

Dans « L’échiquier géopolitique russe d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine », nous avions montré que la Russie s’était efforcée, au cours de son Histoire, de faire coïncider ses frontières avec des obstacles naturels (les Carpates, la Caucase, l’Oural, le Cercle Polaire), de contrôler des littoraux (Mer noire, Mer Baltique) et de constituer des zones tampons (plaine européenne, Asie centrale) afin de mieux se protéger des invasions. Dans son ouvrage The next 100 Years, George Friedman explique que les responsables étasuniens ont parfaitement compris cette fragilité de l’espace russe et que c’est pour cette raison qu’ils se sont empressés d’admettre de nombreux membres de l’OTAN en Europe de l’est durant les décennies 1990 et 2000. Il observe que c’est au cours des vingt-cinq dernières années que la Russie a connu le plus grand reflux de sa zone de contact: elle a reculé de 1500 kilomètres en Europe et d’autant en Asie Centrale.

En géopoliticien conscient du fait que la première réalité de ce monde, c’est la guerre – et pas le maintien de positions hautement rémunératrices dans un organisme sans projet digne de ce nom -, George Friedman souligne que la Russie se trouve devant l’urgente nécessité de regagner une zone d’influence qui sécurise son territoire. Il insiste sur le fait qu’elle est en grand danger. En effet, écrivait-il en 2009, « si l’ouest avait réussi à dominer l’Ukraine, la Russie serait devenue indéfendable ». On comprend, en passant, l’importance du coup d’Etat néonazi de février 2014 à Kiev dans la stratégie de déstabilisation menée à bien par l’occident. Car comme l’écrit George Friedman, si l’Ukraine avait été arrachée à la zone d’influence russe, « la frontière sud avec la Biélorussie et la frontière sud-ouest de la Russie auraient été ouvertes de part en part ». De plus, étant donné que « la distance entre l’Ukraine et la partie occidentale du Kazakhstan est d’environ 650 km » en cas de coupure de ce passage par une puissance ennemie, « la Russie aurait perdu sa capacité à contrôler le Caucase et aurait dû battre en retraite vers le nord depuis la Tchétchénie », en conséquence de quoi, « les Russes auraient abandonné une partie de la Fédération Russe elle-même et le flanc sud de la Russie serait devenu encore plus vulnérable ». Par suite et en conclusion, « la Russie aurait continué de se fragmenter jusqu’à revenir à ses frontières du Moyen-Âge » (voir carte ci-dessous).
russia_rel94
N’en déplaise à Pascal Boniface et à sa sagesse un peu tiède face à une réalité pour le moins brûlante, l’expansion de l’OTAN a un sens et un but qui consiste à encercler, faire reculer et disloquer la Russie. Pour George Friedman, ce schéma relève de l’évidence : « le grand objectif stratégique [des Etats-Unis] a toujours visé la fragmentation de l’Eurasie ». Et si les Etats-Unis ont eu les meilleures raisons du monde pour favoriser la désintégration de la Russie, cette dernière a, bien entendu, les meilleures raisons du monde pour empêcher qu’elle n’ait lieu. Selon Friedman, pour être sauvée, « la Russie doit regagner et tenir ses zones tampons, essentiellement les frontières de l’Union soviétique » (Friedman, page 109).

C’est donc contre l’avis de ses pairs que Pascal Boniface écrit  dans sa conclusion – nous retirons le papier de la corbeille où nous l’avions jeté,  pour le relire avant de l’y laisser retomber dans un bruit chiffonné et joyeux – que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide».

Si j’étais au service de l’OTAN et que j’avais reçu mission de brouiller les pistes en diffusant une pensée émasculée, je ne me serais pas mieux exprimé.

Bruno Adrie

Georges Friedman, The Next 100 Years, 2009
Carte : University of Texas Libraries

Posté à 04:07 |  par bbela

jeudi 10 décembre 2015

Les avions de chasse américains n'ont jamais reçu l'ordre de défendre l'espace aérien turc en cas de confrontation avec l'aviation russe ou syrienne. Toutefois, cela peut changer après que la Turquie ait provoqué l'incident ayant mené à la destruction du bombardier russe Su-24.

Depuis novembre, six chasseurs américains F-15C et six chasseurs-bombardiers F-15E ont été déployés à la base aérienne d'Incirlik en Turquie.
Les forces armées aériennes américaines ne pouvaient pas présumer que la Turquie abattrait un bombardier russe aussi elles ne pouvaient pas prévoir que la Russie répondrait en envoyant à côte de Lattaquié le croiseur lance-missiles Moskva qui est équipé d'un système de défense surface-air "Fort", équivalent au système S-300. D'après The National Interest, "le système dissuasif S-300 est une menace mortelle pour les chasseurs ordinaires tels que les F-15 et F-16".

De plus, la Russie a déployé un système de défense antiaérien mobile S-400 Triumph (code Otan: SA-21 Growler) qui est "encore plus redoutable", rapporte NI. Ce système permet d'atteindre des cibles à grande portée sur le territoire turc. Les Etats-Unis supposent également que la Russie peut déployer en Syrie des chasseurs multi-rôles Su-30SM et Su-27SM.

"L'incident avec le Su-24 et la mise en place ultérieure à grande échelle d'armes russes en Syrie font augmenter la situation à un niveau critique", indique un représentant des forces armées aériennes américaines cité par NI.
En ce moment, les Etats-Unis et la Turquie élaborent un document permettant aux avions américains de défendre l'espace aérien turc. Les détails de cet accord sont encore discutés.

"Des règles d'engagements sont nécessaires pour éviter une répétition de l'incident, lorsque l'armée turque a abattu un bombardier russe Su-24", rapporte National Interest.


Rappelons que le 24 novembre, un chasseur F-16 de l'armée de l'air turque a abattu un bombardier russe Su-24 impliqué dans la campagne de frappes aériennes contre les positions de l'Etat islamique en Syrie. Selon Ankara, l'avion russe a violé son espace aérien. Moscou dément ces allégations tout en soulignant que son bombardier ne présentait aucune menace pour la Turquie.

http://fr.sputniknews.com/actualite/20151208/1020140385/triumph-turquie-moskva-antiaerienne.html

Les systèmes S-400 russes: un cauchemar pour les américains

Les avions de chasse américains n'ont jamais reçu l'ordre de défendre l'espace aérien turc en cas de confrontation avec l'aviation russe ou syrienne. Toutefois, cela peut changer après que la Turquie ait provoqué l'incident ayant mené à la destruction du bombardier russe Su-24.

Depuis novembre, six chasseurs américains F-15C et six chasseurs-bombardiers F-15E ont été déployés à la base aérienne d'Incirlik en Turquie.
Les forces armées aériennes américaines ne pouvaient pas présumer que la Turquie abattrait un bombardier russe aussi elles ne pouvaient pas prévoir que la Russie répondrait en envoyant à côte de Lattaquié le croiseur lance-missiles Moskva qui est équipé d'un système de défense surface-air "Fort", équivalent au système S-300. D'après The National Interest, "le système dissuasif S-300 est une menace mortelle pour les chasseurs ordinaires tels que les F-15 et F-16".

De plus, la Russie a déployé un système de défense antiaérien mobile S-400 Triumph (code Otan: SA-21 Growler) qui est "encore plus redoutable", rapporte NI. Ce système permet d'atteindre des cibles à grande portée sur le territoire turc. Les Etats-Unis supposent également que la Russie peut déployer en Syrie des chasseurs multi-rôles Su-30SM et Su-27SM.

"L'incident avec le Su-24 et la mise en place ultérieure à grande échelle d'armes russes en Syrie font augmenter la situation à un niveau critique", indique un représentant des forces armées aériennes américaines cité par NI.
En ce moment, les Etats-Unis et la Turquie élaborent un document permettant aux avions américains de défendre l'espace aérien turc. Les détails de cet accord sont encore discutés.

"Des règles d'engagements sont nécessaires pour éviter une répétition de l'incident, lorsque l'armée turque a abattu un bombardier russe Su-24", rapporte National Interest.


Rappelons que le 24 novembre, un chasseur F-16 de l'armée de l'air turque a abattu un bombardier russe Su-24 impliqué dans la campagne de frappes aériennes contre les positions de l'Etat islamique en Syrie. Selon Ankara, l'avion russe a violé son espace aérien. Moscou dément ces allégations tout en soulignant que son bombardier ne présentait aucune menace pour la Turquie.

http://fr.sputniknews.com/actualite/20151208/1020140385/triumph-turquie-moskva-antiaerienne.html

Posté jeudi 10 décembre 2015 à 01:51 |  par bbela

mercredi 2 décembre 2015

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Un document d’information top secret sur la #Syrie

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Posté mercredi 2 décembre 2015 à 03:16 |  par bbela
Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Les erreurs de la Russie en #Syrie

Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
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Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

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Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

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Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Posté à 02:04 |  par bbela

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