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jeudi 7 août 2014

La boîte noire chargée d'enregistrer les conversations dans le cockpit n'a pas fonctionné, ce qui prive les enquêteurs de données précieuses.

Des soldats sur le site du crash d'un avion d'Air Algérie qui a fait 118 victimes dans le nord du Mali. © Dircompf / AFP


Deux semaines, jour pour jour, après l'accident du vol AH5017 d'Air Algérie au Mali, les premiers éléments sur les circonstances du crash vont être révélés par les enquêteurs français, qui pourraient esquisser un premier scénario de la tragédie. Mais leur enquête pourrait se compliquer singulièrement, car une des boîtes noires, celle qui enregistre les conversations dans le cockpit, serait muette, ce qui les priverait de données essentielles.

L'avion, loué auprès de la société espagnole SwiftAir, s'est désintégré en s'écrasant, avec des débris dispersés sur plusieurs centaines de mètres, selon plusieurs responsables et spécialistes présents sur les lieux. Immatriculé EC-LTV, le McDonnell Douglas MD83, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali moins d'une heure après son décollage. Après avoir annoncé que 118 personnes avaient péri dans l'accident, les autorités ont précisé vendredi dernier que deux d'entre elles n'avaient finalement pas embarqué, ramenant le bilan définitif à 116 morts, dont 54 Français (pour certains binationaux), 23 Burkinabés, 8 Libanais et 6 Algériens. Les six membres de l'équipage, tous Espagnols, ont été tuées.
Boîte noire défectueuse ?

Les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui organisent une conférence de presse jeudi après-midi, ont jusqu'à présent tenu strictement secrètes les premières informations qui permettraient d'envisager des pistes explicatives. Juste après le crash, ils ont été désignés comme investigateurs de l'enquête technique par les autorités maliennes. Ils ont réceptionné le 28 juillet les deux enregistreurs de vol du MD-83 accidenté, plus connus sous la dénomination de "boîtes noires". Le BEA est l'un des seuls organismes au monde disposant d'outils et de spécialistes capables de décrypter les enregistreurs de vol, y compris lorsqu'ils ont été particulièrement endommagés.

La première boîte noire, qui a enregistré les paramètres du vol (vitesse, altitude, trajectoire, etc.) de l'avion, a pu être lue le jour même. La seconde, utilisée pour enregistrer les conversations de l'équipage dans le cockpit et leurs annonces en cabine, serait défectueuse, selon Europe 1, et n'aurait pas enregistré les conversations de l'équipage. Interrogé par l'AFP, le BEA s'est refusé à confirmer ou infirmer cette information, renvoyant à la conférence de presse prévue dans l'après-midi. Si tel était le cas, cela priverait les enquêteurs d'éléments essentiels pour la compréhension de l'accident, notamment le comportement et les réactions de l'équipage. La dimension humaine s'était révélée essentielle dans le crash du Rio-Paris survenu en 2009.

Ce point de presse se tient au lendemain du retour, en France, des gendarmes français, envoyés sur la zone d'accident, dans le nord-est du Mali pour collecter notamment les restes humains à des fins d'identification des victimes. Aux côtés d'homologues maliens, espagnols et algériens, ils ont passé une semaine à ratisser le site, proche de la ville de Gossi, à environ 150 kilomètres de Gao.

"Nous avons procédé à un peu plus de 1 000 prélèvements. Scientifiquement, nous avons une forte probabilité d'identifier toutes les personnes", a assuré le colonel Patrick Touron. Selon lui, "l'avion est tombé avec une très grande vitesse verticale, parce qu'il s'est littéralement pulvérisé". "Le choc a été quasi instantané", a-t-il estimé.

Le 29 juillet, le directeur du BEA, Rémi Jouty, avait déclaré qu'il espérait avoir un scénario de l'accident dans quelques semaines. La lecture des boîtes noires puis leur analyse sont cruciales dans un accident d'avion. Grâce à ces enregistrements, près de 90 % des accidents peuvent être expliqués.

Un avion commercial possède réglementairement deux boîtes noires, appelées en anglais DFDR (Digital Flight Data Recorder), celle qui a pu être lue dans le cas du vol AH5017, et CVR (Cockpit Voice Recorder). Le DFDR enregistre seconde par seconde tous les paramètres sur une durée de 25 heures de vol. Le CVR, l'enregistreur de vol "phonique", comprend les conversations, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage. Une analyse acoustique poussée permet même de connaître le régime des moteurs.

Le BEA mène une enquête purement technique qui n'a pas pour but de rechercher et de déterminer les responsabilités pénales, qui elles, sont du ressort de la Justice. Sur le volet judiciaire, trois enquêtes ont été ouvertes : au Mali, en France et au Burkina Faso.

Crash Air Algérie : une boîte noire inutilisable

La boîte noire chargée d'enregistrer les conversations dans le cockpit n'a pas fonctionné, ce qui prive les enquêteurs de données précieuses.

Des soldats sur le site du crash d'un avion d'Air Algérie qui a fait 118 victimes dans le nord du Mali. © Dircompf / AFP


Deux semaines, jour pour jour, après l'accident du vol AH5017 d'Air Algérie au Mali, les premiers éléments sur les circonstances du crash vont être révélés par les enquêteurs français, qui pourraient esquisser un premier scénario de la tragédie. Mais leur enquête pourrait se compliquer singulièrement, car une des boîtes noires, celle qui enregistre les conversations dans le cockpit, serait muette, ce qui les priverait de données essentielles.

L'avion, loué auprès de la société espagnole SwiftAir, s'est désintégré en s'écrasant, avec des débris dispersés sur plusieurs centaines de mètres, selon plusieurs responsables et spécialistes présents sur les lieux. Immatriculé EC-LTV, le McDonnell Douglas MD83, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali moins d'une heure après son décollage. Après avoir annoncé que 118 personnes avaient péri dans l'accident, les autorités ont précisé vendredi dernier que deux d'entre elles n'avaient finalement pas embarqué, ramenant le bilan définitif à 116 morts, dont 54 Français (pour certains binationaux), 23 Burkinabés, 8 Libanais et 6 Algériens. Les six membres de l'équipage, tous Espagnols, ont été tuées.
Boîte noire défectueuse ?

Les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui organisent une conférence de presse jeudi après-midi, ont jusqu'à présent tenu strictement secrètes les premières informations qui permettraient d'envisager des pistes explicatives. Juste après le crash, ils ont été désignés comme investigateurs de l'enquête technique par les autorités maliennes. Ils ont réceptionné le 28 juillet les deux enregistreurs de vol du MD-83 accidenté, plus connus sous la dénomination de "boîtes noires". Le BEA est l'un des seuls organismes au monde disposant d'outils et de spécialistes capables de décrypter les enregistreurs de vol, y compris lorsqu'ils ont été particulièrement endommagés.

La première boîte noire, qui a enregistré les paramètres du vol (vitesse, altitude, trajectoire, etc.) de l'avion, a pu être lue le jour même. La seconde, utilisée pour enregistrer les conversations de l'équipage dans le cockpit et leurs annonces en cabine, serait défectueuse, selon Europe 1, et n'aurait pas enregistré les conversations de l'équipage. Interrogé par l'AFP, le BEA s'est refusé à confirmer ou infirmer cette information, renvoyant à la conférence de presse prévue dans l'après-midi. Si tel était le cas, cela priverait les enquêteurs d'éléments essentiels pour la compréhension de l'accident, notamment le comportement et les réactions de l'équipage. La dimension humaine s'était révélée essentielle dans le crash du Rio-Paris survenu en 2009.

Ce point de presse se tient au lendemain du retour, en France, des gendarmes français, envoyés sur la zone d'accident, dans le nord-est du Mali pour collecter notamment les restes humains à des fins d'identification des victimes. Aux côtés d'homologues maliens, espagnols et algériens, ils ont passé une semaine à ratisser le site, proche de la ville de Gossi, à environ 150 kilomètres de Gao.

"Nous avons procédé à un peu plus de 1 000 prélèvements. Scientifiquement, nous avons une forte probabilité d'identifier toutes les personnes", a assuré le colonel Patrick Touron. Selon lui, "l'avion est tombé avec une très grande vitesse verticale, parce qu'il s'est littéralement pulvérisé". "Le choc a été quasi instantané", a-t-il estimé.

Le 29 juillet, le directeur du BEA, Rémi Jouty, avait déclaré qu'il espérait avoir un scénario de l'accident dans quelques semaines. La lecture des boîtes noires puis leur analyse sont cruciales dans un accident d'avion. Grâce à ces enregistrements, près de 90 % des accidents peuvent être expliqués.

Un avion commercial possède réglementairement deux boîtes noires, appelées en anglais DFDR (Digital Flight Data Recorder), celle qui a pu être lue dans le cas du vol AH5017, et CVR (Cockpit Voice Recorder). Le DFDR enregistre seconde par seconde tous les paramètres sur une durée de 25 heures de vol. Le CVR, l'enregistreur de vol "phonique", comprend les conversations, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage. Une analyse acoustique poussée permet même de connaître le régime des moteurs.

Le BEA mène une enquête purement technique qui n'a pas pour but de rechercher et de déterminer les responsabilités pénales, qui elles, sont du ressort de la Justice. Sur le volet judiciaire, trois enquêtes ont été ouvertes : au Mali, en France et au Burkina Faso.

Posté jeudi 7 août 2014 à 18:11 |  par bbela

vendredi 25 juillet 2014


Un détachement militaire français à bord d'hélicoptères s'est ensuite rendu sur le site et "a formellement identifié l'appareil".

La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie, disparu avec 116 personnes à bord dont une cinquantaine de Français, a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey, a-t-on appris vendredi matin auprès du ministère de la Défense. L'Élysée avait annoncé auparavant que l'épave "désintégrée" avait été localisée durant la nuit dans la région de Gossi, au Mali, "à proximité de la frontière du Burkina Faso".

La zone a été survolée par le drone de nuit sur la base d'une information fournie par les autorités du Burkina, a précisé la Défense. Un détachement militaire français à bord d'hélicoptères venus de la base de Gao s'est ensuite rendu sur le site vers 2 heures (heure de Paris) et "a formellement identifié l'appareil".

 

L'armée de l'air française dispose à Niamey de deux drones Reaper, acquis fin 2013 aux États-Unis. Des Mirage 2000, basés à N'Djamena et Niamey, ont également participé jeudi à la recherche de l'épave. Gossi se trouve à environ 100 km au sud-ouest de Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Jeudi soir, un responsable burkinabé avait annoncé que l'appareil s'était écrasé dans cette zone, "à 50 km au nord de la frontière" du Burkina Faso.

Crash Air Algérie : l'épave de l'avion et une boîte noire retrouvées

L'avion "désintégré" a été localisé au Mali, dans la région de Gossi, "à proximité de la frontière du Burkina Faso", selon l'Élysée
Aucune des 118 personnes à bord d'un avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali n'a survécu à la catastrophe, mais une boîte noire a été retrouvée vendredi au milieu des débris de l'avion désintégré qui aidera à déterminer les causes de sa chute. "Il n'y a hélas aucun survivant", a déclaré le président français François Hollande lors d'une brève allocution télévisée. "Une boîte noire a été récupérée et acheminée vers Gao", dans le nord du Mali, par les militaires français qui ont sécurisé la zone, a-t-il ajouté, précisant que toutes les hypothèses, notamment climatiques, étaient étudiées pour expliquer ce crash.

 
Les débris de l'appareil, un McDonnell Douglas MD83 à destination d'Alger qui s'est écrasé 50 minutes après avoir décollé de Ouagadougou, ont été repérés jeudi soir par un hélicoptère de l'armée burkinabée dans la zone de Gossi, ville du nord du Mali située près de la frontière avec le Burkina Faso. Cette information de l'armée burkinabée a très vite été confirmée par la présidence française, qui a parlé d'une épave de l'avion "désintégrée", et un drone de l'armée française venu de Niamey, au Niger, a survolé la zone dans la nuit de jeudi à vendredi. Cinquante et un Français se trouvaient à bord de l'avion, ainsi que 23 Burkinabés, le reste des passagers venant de plusieurs autres pays, dont le Canada, le Liban, l'Algérie. Les six membres de l'équipage de l'avion affrété par la compagnie algérienne étaient espagnols. L'avion transportait au total 118 personnes, et non 116 comme indiqué dans les précédents bilans, a déclaré vendredi la présidence française.

Un détachement terrestre d'une centaine de soldats français à bord d'une trentaine de véhicules a quitté Gao, la plus grande ville du nord du Mali, située à une centaine de kilomètres au nord de Gossi, et est arrivé sur les lieux du crash tôt vendredi matin. Selon le ministère français de la Défense, leur mission est de "sécuriser la zone", de recueillir des éléments utiles à l'enquête ainsi que les corps des passagers. Fleur Pellerin, secrétaire d'État aux Français de l'étranger, est arrivée dans la nuit à Ouagadougou, a indiqué à l'AFP son entourage, et pourrait se rendre sur les lieux.

Tir depuis le sol hautement improbable

"Nous écartons depuis le début la possibilité d'un tir depuis le sol, hautement improbable, voire impossible", a déclaré le secrétaire d'État français aux Transports, Frédéric Cuvillier, en rappelant que "les conditions météorologiques étaient extrêmement dégradées". "Après, est-ce la raison principale, y a-t-il eu un problème technique ou peut-être cumulatif ? Il reste à déterminer cela", a-t-il dit à la chaîne de télévision France 2. Le Premier ministre du Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao, a de son côté déclaré : "Maintenant que l'avion a été repéré, nous allons dépêcher sur place des équipes pour contribuer à retrouver les corps de nos compatriotes et nous prendrons toutes les dispositions pour les rapatrier."

La région de Gao reste une zone dangereuse où des djihadistes continuent à sévir, de même que d'autres bandits et trafiquants armés qui profitent de l'immensité de la zone en partie désertique qu'il est difficile de contrôler. Les soldats français y sont implantés depuis le début de leur intervention, en janvier 2013, pour chasser du nord du Mali les groupes liés à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), région qu'ils venaient d'occuper pendant neuf mois.

L'avion avait décollé de Ouagadougou avec 112 passagers et 6 membres d'équipage, à destination d'Alger, dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a disparu des écrans radars cinquante minutes après son décollage, selon Air Algérie. L'Association internationale du transport aérien (Iata) a indiqué vendredi qu'elle allait "tout mettre en oeuvre" pour améliorer la sécurité aérienne, qui reste une priorité, après une semaine noire au cours de laquelle trois crashes d'avions ont fait plus de 460 morts. Avant le crash du MD83 affrété par Air Algérie auprès de la société espagnole Swiftair, un avion de la Malaysia Airlines s'était écrasé le 17 juillet dans l'est de l'Ukraine après avoir été abattu par un missile dans un territoire contrôlé par les séparatistes pro-russes, faisant 298 morts.

Mercredi, un avion de la compagnie taïwanaise TransAsia Airways s'est écrasé sur une île au large de Taïwan après une tentative d'atterrissage par très mauvais temps, causant la mort de 48 des 58 occupants de l'appareil.



Crash Air Algérie : l'avion localisé grâce à un drone Reaper


Un détachement militaire français à bord d'hélicoptères s'est ensuite rendu sur le site et "a formellement identifié l'appareil".

La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie, disparu avec 116 personnes à bord dont une cinquantaine de Français, a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey, a-t-on appris vendredi matin auprès du ministère de la Défense. L'Élysée avait annoncé auparavant que l'épave "désintégrée" avait été localisée durant la nuit dans la région de Gossi, au Mali, "à proximité de la frontière du Burkina Faso".

La zone a été survolée par le drone de nuit sur la base d'une information fournie par les autorités du Burkina, a précisé la Défense. Un détachement militaire français à bord d'hélicoptères venus de la base de Gao s'est ensuite rendu sur le site vers 2 heures (heure de Paris) et "a formellement identifié l'appareil".

 

L'armée de l'air française dispose à Niamey de deux drones Reaper, acquis fin 2013 aux États-Unis. Des Mirage 2000, basés à N'Djamena et Niamey, ont également participé jeudi à la recherche de l'épave. Gossi se trouve à environ 100 km au sud-ouest de Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Jeudi soir, un responsable burkinabé avait annoncé que l'appareil s'était écrasé dans cette zone, "à 50 km au nord de la frontière" du Burkina Faso.

Crash Air Algérie : l'épave de l'avion et une boîte noire retrouvées

L'avion "désintégré" a été localisé au Mali, dans la région de Gossi, "à proximité de la frontière du Burkina Faso", selon l'Élysée
Aucune des 118 personnes à bord d'un avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali n'a survécu à la catastrophe, mais une boîte noire a été retrouvée vendredi au milieu des débris de l'avion désintégré qui aidera à déterminer les causes de sa chute. "Il n'y a hélas aucun survivant", a déclaré le président français François Hollande lors d'une brève allocution télévisée. "Une boîte noire a été récupérée et acheminée vers Gao", dans le nord du Mali, par les militaires français qui ont sécurisé la zone, a-t-il ajouté, précisant que toutes les hypothèses, notamment climatiques, étaient étudiées pour expliquer ce crash.

 
Les débris de l'appareil, un McDonnell Douglas MD83 à destination d'Alger qui s'est écrasé 50 minutes après avoir décollé de Ouagadougou, ont été repérés jeudi soir par un hélicoptère de l'armée burkinabée dans la zone de Gossi, ville du nord du Mali située près de la frontière avec le Burkina Faso. Cette information de l'armée burkinabée a très vite été confirmée par la présidence française, qui a parlé d'une épave de l'avion "désintégrée", et un drone de l'armée française venu de Niamey, au Niger, a survolé la zone dans la nuit de jeudi à vendredi. Cinquante et un Français se trouvaient à bord de l'avion, ainsi que 23 Burkinabés, le reste des passagers venant de plusieurs autres pays, dont le Canada, le Liban, l'Algérie. Les six membres de l'équipage de l'avion affrété par la compagnie algérienne étaient espagnols. L'avion transportait au total 118 personnes, et non 116 comme indiqué dans les précédents bilans, a déclaré vendredi la présidence française.

Un détachement terrestre d'une centaine de soldats français à bord d'une trentaine de véhicules a quitté Gao, la plus grande ville du nord du Mali, située à une centaine de kilomètres au nord de Gossi, et est arrivé sur les lieux du crash tôt vendredi matin. Selon le ministère français de la Défense, leur mission est de "sécuriser la zone", de recueillir des éléments utiles à l'enquête ainsi que les corps des passagers. Fleur Pellerin, secrétaire d'État aux Français de l'étranger, est arrivée dans la nuit à Ouagadougou, a indiqué à l'AFP son entourage, et pourrait se rendre sur les lieux.

Tir depuis le sol hautement improbable

"Nous écartons depuis le début la possibilité d'un tir depuis le sol, hautement improbable, voire impossible", a déclaré le secrétaire d'État français aux Transports, Frédéric Cuvillier, en rappelant que "les conditions météorologiques étaient extrêmement dégradées". "Après, est-ce la raison principale, y a-t-il eu un problème technique ou peut-être cumulatif ? Il reste à déterminer cela", a-t-il dit à la chaîne de télévision France 2. Le Premier ministre du Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao, a de son côté déclaré : "Maintenant que l'avion a été repéré, nous allons dépêcher sur place des équipes pour contribuer à retrouver les corps de nos compatriotes et nous prendrons toutes les dispositions pour les rapatrier."

La région de Gao reste une zone dangereuse où des djihadistes continuent à sévir, de même que d'autres bandits et trafiquants armés qui profitent de l'immensité de la zone en partie désertique qu'il est difficile de contrôler. Les soldats français y sont implantés depuis le début de leur intervention, en janvier 2013, pour chasser du nord du Mali les groupes liés à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), région qu'ils venaient d'occuper pendant neuf mois.

L'avion avait décollé de Ouagadougou avec 112 passagers et 6 membres d'équipage, à destination d'Alger, dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a disparu des écrans radars cinquante minutes après son décollage, selon Air Algérie. L'Association internationale du transport aérien (Iata) a indiqué vendredi qu'elle allait "tout mettre en oeuvre" pour améliorer la sécurité aérienne, qui reste une priorité, après une semaine noire au cours de laquelle trois crashes d'avions ont fait plus de 460 morts. Avant le crash du MD83 affrété par Air Algérie auprès de la société espagnole Swiftair, un avion de la Malaysia Airlines s'était écrasé le 17 juillet dans l'est de l'Ukraine après avoir été abattu par un missile dans un territoire contrôlé par les séparatistes pro-russes, faisant 298 morts.

Mercredi, un avion de la compagnie taïwanaise TransAsia Airways s'est écrasé sur une île au large de Taïwan après une tentative d'atterrissage par très mauvais temps, causant la mort de 48 des 58 occupants de l'appareil.



Posté vendredi 25 juillet 2014 à 18:47 |  par bbela
[FIGARO] Des conditions météorologiques compliquées, une défaillance technique, un attentat... Les experts aéronautiques émettent quelques hypothèses pour expliquer la disparition du vol Air Algérie ce jeudi.
Pas de faits avérés mais déjà des hypothèses. Comme lors de chaque crash aérien, les experts aéronautiques en appelaient à la prudence jeudi, mais émettaient déjà quelques hypothèses susceptibles d'expliquer ce troisième drame aérien en moins de deux semaines.
Le vol d'Air Algérie AH5017 a en effet disparu des écrans radars 50 minutes après son décollage, au-dessus de Gao au Mali, à 500 km de la frontière algérienne. L'appareil aurait demandé l'autorisation de se dérouter à cause d'une mauvaise visibilité et d'un risque de collision avec un autre appareil, puis toute trace du vol aurait été perdue sur les écrans radars. Aucun appel n'aurait été passé à terre et, jeudi soir, Air Algérie n'avait pas annoncé avoir reçu le moindre message automatique Acars en provenance de l'appareil.

● La piste du pot au noir

Ce scénario d'une météo à risque semble avéré, même si aucun lien de causalité ne pouvait être établi jeudi soir entre la situation météo et le crash du MD-80 d'Air Algérie. L'appareil venait en effet de sortir de la zone de convergence intertropicale, appelée en dehors des terres «pot au noir» par les marins. Cette bande orageuse entre les alizés de l'hémisphère Nord et ceux de l'hémisphère Sud se déplace en effet au gré des saisons et se situe au nord de l'Équateur à cette époque de l'année, sur le Sahel et la zone subsaharienne. Cette région du globe est la zone la plus foudroyée de la planète avec l'Amazonie. «Les cartes satellites de la nuit de mercredi à jeudi indiquent distinctement une cellule orageuse assez active sur cette zone, explique Régis Crepet prévisionniste pour La Chaîne Météo-Météo Consult. Il faisait 37 degrés mercredi soir à Ouagadougou, les orages ont été virulents.» D'autre part, il faut savoir que la zone de convergence intertropicale dans laquelle avait disparu le vol Air France AF447 en juin 2009 est plus virulente à terre qu'en mer. «La terre chauffe plus pendant la journée, il y a davantage d'énergie», confirme Régis Crepet. Quand ils évoluent dans cette zone sensible, les pilotes de ligne regardent leur radar météo et cherchent à éviter les cumulonimbus et leurs redoutables vents, ainsi que leur redoutable givre pour les sondes Pitot. Peu avant de disparaître, l'équipage avait demandé un changement de trajectoire: avait-il vu une zone dangereuse sur son radar? Pour l'instant, il n'y a que des interrogations et pas de faits établis susceptibles d'étayer ces premières hypothèses.

● La tempête de sable

Évoqué jeudi après-midi, ce scénario semble peu probable. «Il ne faut quand même oublier qu'il y a des vols vers l'Afrique depuis des décennies, raille un expert aéronautique. Et je doute que le sable monte à l'altitude d'un vol moyen ou long-courrier.» En effet, un vol atteint en général son altitude de croisière une demi-heure après son décollage: le vol AH5017 volait donc environ à 30.000 pieds (9 kilomètres d'altitude) au moment du drame, ce qui semble exclure le scénario de la tempête de sable.

● Un nouveau missile 

L'altitude de vol au moment du drame rend peu probable également la piste terroriste au sol. En effet, comme dans le cas du vol MH17 tombé sur l'Ukraine il y a tout juste une semaine, seul un missile longue portée peut atteindre sa cible à ce niveau de vol. «En général, nous craignons un attentat à la roquette au décollage ou à l'atterrissage dans ces régions du globe, commente un pilote d'Air France contacté par Le Figaro, mais nous sommes plutôt sereins en phase de croisière.»

● Une possible défaillance technique 

Le MD-80 à bord duquel était opéré le vol Air Algérie avait appartenu à l'équipe du Real Madrid et n'était plus de toute dernière génération. Une défaillance mécanique est possible même si aucun fait ne permet de le dire. «Souvenez-vous que dans une catastrophe, il y a toujours plusieurs causes, lance un pilote d'Air France: une météo difficile peut très bien avoir entraîné une défaillance technique.»

● Une bombe à bord

«L'aéroport de Ouagadougou est l'un des aéroports d'Afrique à risque, avec peu de moyens en matière de sûreté.» Un expert en sécurité aérienne
Si l'envoi d'un missile longue portée sur un avion en altitude de croisière semble peu probable dans cette région du globe, celle d'un attentat à la bombe semble plus plausible. «L'aéroport de Ouagadougou est l'un des aéroports d'Afrique à risque, avec peu de moyens en matière de sûreté», commente un expert en sécurité aérienne. Ce ne serait pas une première: en 1989, 170 passagers avaient trouvé la mort dans l'explosion d'un DC-10 d'UTA au-dessus du désert du Ténéré au Niger.

TEMOIGNAGES –  on ne sait pas, on ne sait rien, on attend depuis des heures"

Dans les aéroports français, les proches attendent avec inquiétude des nouvelles de leurs proches du vol AH5017.

"On a appris la disparition de l'avion à la télé". Dans les aéroports de Paris, Marseille, Toulouse et Lyon, où des passagers du vol d'Air Algérie disparu jeudi devaient arriver après avoir transité à Alger, des proches cherchent, hébétés, des bribes d'informations. "On ne sait pas, on ne sait rien, on attend depuis des heures", témoigne Sandrine, au micro d'Europe 1. Depuis qu'elle a appris la disparition du vol sur lequel se trouvait son mari, elle n'a aucune information.

51 Français se trouvaient à bord de l'appareil, un avion de type McDonnell-Douglas 83, qui s'est probablement écrasé en territoire malien, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Au moins 116 personnes au total étaient à bord.


Vol AH 5017 d'Air Algérie : les scénarios et témoignages

[FIGARO] Des conditions météorologiques compliquées, une défaillance technique, un attentat... Les experts aéronautiques émettent quelques hypothèses pour expliquer la disparition du vol Air Algérie ce jeudi.
Pas de faits avérés mais déjà des hypothèses. Comme lors de chaque crash aérien, les experts aéronautiques en appelaient à la prudence jeudi, mais émettaient déjà quelques hypothèses susceptibles d'expliquer ce troisième drame aérien en moins de deux semaines.
Le vol d'Air Algérie AH5017 a en effet disparu des écrans radars 50 minutes après son décollage, au-dessus de Gao au Mali, à 500 km de la frontière algérienne. L'appareil aurait demandé l'autorisation de se dérouter à cause d'une mauvaise visibilité et d'un risque de collision avec un autre appareil, puis toute trace du vol aurait été perdue sur les écrans radars. Aucun appel n'aurait été passé à terre et, jeudi soir, Air Algérie n'avait pas annoncé avoir reçu le moindre message automatique Acars en provenance de l'appareil.

● La piste du pot au noir

Ce scénario d'une météo à risque semble avéré, même si aucun lien de causalité ne pouvait être établi jeudi soir entre la situation météo et le crash du MD-80 d'Air Algérie. L'appareil venait en effet de sortir de la zone de convergence intertropicale, appelée en dehors des terres «pot au noir» par les marins. Cette bande orageuse entre les alizés de l'hémisphère Nord et ceux de l'hémisphère Sud se déplace en effet au gré des saisons et se situe au nord de l'Équateur à cette époque de l'année, sur le Sahel et la zone subsaharienne. Cette région du globe est la zone la plus foudroyée de la planète avec l'Amazonie. «Les cartes satellites de la nuit de mercredi à jeudi indiquent distinctement une cellule orageuse assez active sur cette zone, explique Régis Crepet prévisionniste pour La Chaîne Météo-Météo Consult. Il faisait 37 degrés mercredi soir à Ouagadougou, les orages ont été virulents.» D'autre part, il faut savoir que la zone de convergence intertropicale dans laquelle avait disparu le vol Air France AF447 en juin 2009 est plus virulente à terre qu'en mer. «La terre chauffe plus pendant la journée, il y a davantage d'énergie», confirme Régis Crepet. Quand ils évoluent dans cette zone sensible, les pilotes de ligne regardent leur radar météo et cherchent à éviter les cumulonimbus et leurs redoutables vents, ainsi que leur redoutable givre pour les sondes Pitot. Peu avant de disparaître, l'équipage avait demandé un changement de trajectoire: avait-il vu une zone dangereuse sur son radar? Pour l'instant, il n'y a que des interrogations et pas de faits établis susceptibles d'étayer ces premières hypothèses.

● La tempête de sable

Évoqué jeudi après-midi, ce scénario semble peu probable. «Il ne faut quand même oublier qu'il y a des vols vers l'Afrique depuis des décennies, raille un expert aéronautique. Et je doute que le sable monte à l'altitude d'un vol moyen ou long-courrier.» En effet, un vol atteint en général son altitude de croisière une demi-heure après son décollage: le vol AH5017 volait donc environ à 30.000 pieds (9 kilomètres d'altitude) au moment du drame, ce qui semble exclure le scénario de la tempête de sable.

● Un nouveau missile 

L'altitude de vol au moment du drame rend peu probable également la piste terroriste au sol. En effet, comme dans le cas du vol MH17 tombé sur l'Ukraine il y a tout juste une semaine, seul un missile longue portée peut atteindre sa cible à ce niveau de vol. «En général, nous craignons un attentat à la roquette au décollage ou à l'atterrissage dans ces régions du globe, commente un pilote d'Air France contacté par Le Figaro, mais nous sommes plutôt sereins en phase de croisière.»

● Une possible défaillance technique 

Le MD-80 à bord duquel était opéré le vol Air Algérie avait appartenu à l'équipe du Real Madrid et n'était plus de toute dernière génération. Une défaillance mécanique est possible même si aucun fait ne permet de le dire. «Souvenez-vous que dans une catastrophe, il y a toujours plusieurs causes, lance un pilote d'Air France: une météo difficile peut très bien avoir entraîné une défaillance technique.»

● Une bombe à bord

«L'aéroport de Ouagadougou est l'un des aéroports d'Afrique à risque, avec peu de moyens en matière de sûreté.» Un expert en sécurité aérienne
Si l'envoi d'un missile longue portée sur un avion en altitude de croisière semble peu probable dans cette région du globe, celle d'un attentat à la bombe semble plus plausible. «L'aéroport de Ouagadougou est l'un des aéroports d'Afrique à risque, avec peu de moyens en matière de sûreté», commente un expert en sécurité aérienne. Ce ne serait pas une première: en 1989, 170 passagers avaient trouvé la mort dans l'explosion d'un DC-10 d'UTA au-dessus du désert du Ténéré au Niger.

TEMOIGNAGES –  on ne sait pas, on ne sait rien, on attend depuis des heures"

Dans les aéroports français, les proches attendent avec inquiétude des nouvelles de leurs proches du vol AH5017.

"On a appris la disparition de l'avion à la télé". Dans les aéroports de Paris, Marseille, Toulouse et Lyon, où des passagers du vol d'Air Algérie disparu jeudi devaient arriver après avoir transité à Alger, des proches cherchent, hébétés, des bribes d'informations. "On ne sait pas, on ne sait rien, on attend depuis des heures", témoigne Sandrine, au micro d'Europe 1. Depuis qu'elle a appris la disparition du vol sur lequel se trouvait son mari, elle n'a aucune information.

51 Français se trouvaient à bord de l'appareil, un avion de type McDonnell-Douglas 83, qui s'est probablement écrasé en territoire malien, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Au moins 116 personnes au total étaient à bord.


Posté à 11:24 |  par bbela

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