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mardi 18 octobre 2016



Attention ! Tel est peut-être justement le but recherché par une campagne de rumeurs : dresser un cordon sanitaire autour d’auteurs qui dérangent ! Sur Internet, où on trouve à boire et à manger, nous avons donc tous intérêt à nous poser les questions que, dans un tribunal, doit se poser un juge intègre et consciencieux :
  1. Ai-je entendu les deux parties ?
  2. M’a-t-on présenté des preuves fiables ?
  3. Essaie-t-on de me manipuler ?
Alors, pour permettre à chacun de se faire librement une opinion sans être manipulé, voici une petite observation des trucs et procédés qu’on retrouve dans toutes ces campagnes de diabolisation. Dix critères pour juger si le dossier est sérieux ou bidon.

Les 10 commandements du parfait diaboliseur :

  1. NE DONNE PAS LA PAROLE A L’ACCUSE !
Le diaboliseur ne vérifie jamais auprès de « l’accusé » l’exactitude des faits reprochés, ni s’il existe une explication différente de ces faits ou si l’accusé aurait éventuellement changé d’avis. Tout se passe comme si connaître la vérité ne l’intéresse pas.
  1. CACHE LES TEXTES QUI TE CONTREDISENT !
Le diaboliseur ne fournit pas de preuves. Même quand « l’accusé » a écrit exactement le contraire de ce qu’on lui reproche, le diaboliseur cache soigneusement ces textes à son public.
  1. CACHE TES MOTIVATIONS !
Le diaboliseur fait semblant de s’attaquer à une seule cible, qui serait dangereuse mais isolée. Cependant, quand on considère l’ensemble des cibles, tout le monde devient « conspi » ou « antisémite » : Ziegler, Chavez, Castro, Le Grand Soir, Lordon, Ruffin, Kempf, Carles, Gresh, Bricmont, Bourdieu, Wikileaks, Morin, Mermet, Boniface, Enderlin, Cassen, Siné, Bové, Péan, Godard, Jean Ferrat, Seymour Hersh et même des analystes juifs Hessel, Chomsky, Finkelstein. Vous ne l’aviez pas remarqué mais ce sont tous des « complotistes », des « antisémites » ou les deux ! En fait, on diabolise ainsi tous ceux qui critiquent les Etats-Unis ou Israël.
  1. RECOPIE LES MEDIAS !
Le diaboliseur ne remet jamais en cause l’info des médias officiels. Bien qu’il ait été prouvé que chaque guerre est accompagnée de désinformation, le diaboliseur recopie cette version médiatique officielle comme si elle était totalement fiable. Et si l’accusé la met en doute, c’est la preuve de son « complotisme » et de sa mauvaise foi. Même quand il se prétend de gauche, le diaboliseur ne se gêne pas pour réutiliser les positions et arguments de la droite.
  1. FAIS SEMBLANT DE NE PAS COMPRENDRE !
Le diaboliseur supprime toute nuance dans le discours de sa cible. Par exemple, quand Washington attaque la Libye ou la Syrie, si vous démontrez que des intérêts économiques ou stratégiques sont en jeu, que la guerre ne fait qu’aggraver les problèmes et qu’il vaut mieux chercher une solution négociée, alors vous « soutenez les dictateurs ». Même si vous avez écrit exactement le contraire.
La confusion est systématiquement créée entre « s’opposer à la guerre » et « soutenir un dictateur ». Le diaboliseur fait semblant de ne pas comprendre la différence entre les deux. Son vrai but est de manipuler l’émotion légitime du public et l’empêcher de raisonner.
  1. EMPECHE LE DEBAT SUR TES PROPRES OPINIONS !
Le diaboliseur prend soin de ne pas dévoiler ses propres positions, et parfois aussi ses financements. Il n’avoue jamais qu’il s’appuie sur des think tanks et lobbies financés par des grandes puissances. Il ne dit jamais qu’il soutient tel gouvernement, telle guerre ou telle politique néolibérale et pourquoi. Ce n’est pas le débat qui l’intéresse, mais d’exclure « les mauvais » du débat.
Pour cette raison, la plupart des diaboliseurs avancent masqués. Parfois la même personne utilise divers pseudonymes. Autre technique de manipulation : les diaboliseurs se citent les uns les autres en boucle afin de donner l’impression que « tout le monde le dit ».
  1. COLLE DES ETIQUETTES !
Pour discréditer, le diaboliseur cache la véritable position et les arguments du diabolisé. Il se contente de lui coller des étiquettes : « antisémite », « complotiste », « ami des dictateurs ». Ou des termes flous sans valeur objective : « controversé », « peu crédible ». La véritable position du diabolisé est ainsi caricaturée.
  1. INSINUE PLUTOT QUE D’EXPLIQUER !
Pour éviter d’être poursuivi en justice pour diffamation, le diaboliseur remplace souvent l’accusation claire et nette par une insinuation indirecte. Il crée une impression générale de suspicion pour refuser la discussion franche.
  1. PRATIQUE L’AMALGAME POUR NOIRCIR !
Son dossier étant vide d’arguments pour critiquer la cible, le diaboliseur pratique l’amalgame. Il associe sa cible – sans aucune logique – à d’autres personnes ou mouvements : « Machin a rencontré Chose qui lui-même a rencontré Truc qui est lié à l’extrême droite, donc Machin est d’extrême droite ». Variante : Machin a soutenu Truc il y a dix ans, et depuis Truc est devenu d’extrême droite, alors Machin est responsable de cette évolution et est aussi d’extrême droite. Aberrant ! Sauf si le but est de noircir à tout prix.
  1. FRAPPE ET FOUS LE CAMP !
Le diaboliseur applique à sa manière un principe de la guérilla : « Frappe et fuis ». Il refuse soigneusement tout débat contradictoire. Il consacre de longs textes ou des émissions entières à dénigrer en prenant soin que le diabolisé ne puisse se défendre. Les sites diaboliseurs censurent les droits de réponse et même les questions de leurs propres sympathisants. Car toute discussion franche les démasquerait.

Les 10 commandements du parfait diaboliseur



Attention ! Tel est peut-être justement le but recherché par une campagne de rumeurs : dresser un cordon sanitaire autour d’auteurs qui dérangent ! Sur Internet, où on trouve à boire et à manger, nous avons donc tous intérêt à nous poser les questions que, dans un tribunal, doit se poser un juge intègre et consciencieux :
  1. Ai-je entendu les deux parties ?
  2. M’a-t-on présenté des preuves fiables ?
  3. Essaie-t-on de me manipuler ?
Alors, pour permettre à chacun de se faire librement une opinion sans être manipulé, voici une petite observation des trucs et procédés qu’on retrouve dans toutes ces campagnes de diabolisation. Dix critères pour juger si le dossier est sérieux ou bidon.

Les 10 commandements du parfait diaboliseur :

  1. NE DONNE PAS LA PAROLE A L’ACCUSE !
Le diaboliseur ne vérifie jamais auprès de « l’accusé » l’exactitude des faits reprochés, ni s’il existe une explication différente de ces faits ou si l’accusé aurait éventuellement changé d’avis. Tout se passe comme si connaître la vérité ne l’intéresse pas.
  1. CACHE LES TEXTES QUI TE CONTREDISENT !
Le diaboliseur ne fournit pas de preuves. Même quand « l’accusé » a écrit exactement le contraire de ce qu’on lui reproche, le diaboliseur cache soigneusement ces textes à son public.
  1. CACHE TES MOTIVATIONS !
Le diaboliseur fait semblant de s’attaquer à une seule cible, qui serait dangereuse mais isolée. Cependant, quand on considère l’ensemble des cibles, tout le monde devient « conspi » ou « antisémite » : Ziegler, Chavez, Castro, Le Grand Soir, Lordon, Ruffin, Kempf, Carles, Gresh, Bricmont, Bourdieu, Wikileaks, Morin, Mermet, Boniface, Enderlin, Cassen, Siné, Bové, Péan, Godard, Jean Ferrat, Seymour Hersh et même des analystes juifs Hessel, Chomsky, Finkelstein. Vous ne l’aviez pas remarqué mais ce sont tous des « complotistes », des « antisémites » ou les deux ! En fait, on diabolise ainsi tous ceux qui critiquent les Etats-Unis ou Israël.
  1. RECOPIE LES MEDIAS !
Le diaboliseur ne remet jamais en cause l’info des médias officiels. Bien qu’il ait été prouvé que chaque guerre est accompagnée de désinformation, le diaboliseur recopie cette version médiatique officielle comme si elle était totalement fiable. Et si l’accusé la met en doute, c’est la preuve de son « complotisme » et de sa mauvaise foi. Même quand il se prétend de gauche, le diaboliseur ne se gêne pas pour réutiliser les positions et arguments de la droite.
  1. FAIS SEMBLANT DE NE PAS COMPRENDRE !
Le diaboliseur supprime toute nuance dans le discours de sa cible. Par exemple, quand Washington attaque la Libye ou la Syrie, si vous démontrez que des intérêts économiques ou stratégiques sont en jeu, que la guerre ne fait qu’aggraver les problèmes et qu’il vaut mieux chercher une solution négociée, alors vous « soutenez les dictateurs ». Même si vous avez écrit exactement le contraire.
La confusion est systématiquement créée entre « s’opposer à la guerre » et « soutenir un dictateur ». Le diaboliseur fait semblant de ne pas comprendre la différence entre les deux. Son vrai but est de manipuler l’émotion légitime du public et l’empêcher de raisonner.
  1. EMPECHE LE DEBAT SUR TES PROPRES OPINIONS !
Le diaboliseur prend soin de ne pas dévoiler ses propres positions, et parfois aussi ses financements. Il n’avoue jamais qu’il s’appuie sur des think tanks et lobbies financés par des grandes puissances. Il ne dit jamais qu’il soutient tel gouvernement, telle guerre ou telle politique néolibérale et pourquoi. Ce n’est pas le débat qui l’intéresse, mais d’exclure « les mauvais » du débat.
Pour cette raison, la plupart des diaboliseurs avancent masqués. Parfois la même personne utilise divers pseudonymes. Autre technique de manipulation : les diaboliseurs se citent les uns les autres en boucle afin de donner l’impression que « tout le monde le dit ».
  1. COLLE DES ETIQUETTES !
Pour discréditer, le diaboliseur cache la véritable position et les arguments du diabolisé. Il se contente de lui coller des étiquettes : « antisémite », « complotiste », « ami des dictateurs ». Ou des termes flous sans valeur objective : « controversé », « peu crédible ». La véritable position du diabolisé est ainsi caricaturée.
  1. INSINUE PLUTOT QUE D’EXPLIQUER !
Pour éviter d’être poursuivi en justice pour diffamation, le diaboliseur remplace souvent l’accusation claire et nette par une insinuation indirecte. Il crée une impression générale de suspicion pour refuser la discussion franche.
  1. PRATIQUE L’AMALGAME POUR NOIRCIR !
Son dossier étant vide d’arguments pour critiquer la cible, le diaboliseur pratique l’amalgame. Il associe sa cible – sans aucune logique – à d’autres personnes ou mouvements : « Machin a rencontré Chose qui lui-même a rencontré Truc qui est lié à l’extrême droite, donc Machin est d’extrême droite ». Variante : Machin a soutenu Truc il y a dix ans, et depuis Truc est devenu d’extrême droite, alors Machin est responsable de cette évolution et est aussi d’extrême droite. Aberrant ! Sauf si le but est de noircir à tout prix.
  1. FRAPPE ET FOUS LE CAMP !
Le diaboliseur applique à sa manière un principe de la guérilla : « Frappe et fuis ». Il refuse soigneusement tout débat contradictoire. Il consacre de longs textes ou des émissions entières à dénigrer en prenant soin que le diabolisé ne puisse se défendre. Les sites diaboliseurs censurent les droits de réponse et même les questions de leurs propres sympathisants. Car toute discussion franche les démasquerait.

Posté mardi 18 octobre 2016 à 19:14 |  par bbela

samedi 2 janvier 2016




© AFP 2015. Natalia Kolesnikova

La France a besoin d'un homme de la trempe du président russe Vladimir Poutine, a déclaré Christian Vanneste, ex-député à l'Assemblée nationale, sur son blog.

"C'est avec nostalgie mais non sans espoir que les Français doivent regarder Vladimir Poutine. C'est un homme de cette trempe qu’il faudrait à notre pays pour qu’à nouveau il se redresse", a indiqué M.Vanneste.

"Non seulement il incarne le retour au premier plan de la Russie sur la scène internationale, mais encore il offre aujourd'hui l'image d'un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique actuelle. Vladimir Poutine incarne la Russie aux yeux d'une grande majorité des Russes. Reconduit à la présidence en mars 2012 avec 63% des voix dès le premier tour, il bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des autres chefs d’État – le nôtre, en particulier", a rappelé l'homme politique.

Selon lui, Vladimir Poutine est sans doute l'homme de l'année 2015, il incarne le redressement de son pays tout comme le Général de Gaulle pour la France ou Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni.

"Le président russe partage avec le fondateur de la Ve République quelques valeurs essentielles. L'axe principal de leur politique est le patriotisme. L'intérêt national transcende les idéologies. De Gaulle disait à Peyrefitte que la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l'encre. Le communisme est mort. La Russie est toujours vivante, et elle ne renie pas sa période soviétique en raison de la puissance que celle-ci lui a apportée (…). Pour de Gaulle, la France ne datait pas de 1789. Pour Poutine, la Russie ne naît ni en 1917, ni en 1991", a noté M.Vanneste.

"Pour qu'un peuple soit maître de son destin, il faut d'abord qu'il existe en maintenant son identité. Cela signifie clairement, en Russie, son identité religieuse, orthodoxe. La laïcité à la française s'avère, sur ce plan, un obstacle plus qu'un levier. Il faut aussi qu'il se perpétue et la solidité des structures familiales soutenues par une politique volontariste s'impose comme une exigence démographique. C'est le choix de Poutine. C'était celui de De Gaulle, stupidement abandonné et trahi par les politiciens que nous subissons", a déclaré l'ancien député.

"La France devrait modifier son attitude envers la Russie. La complémentarité de l'Eurasie russe avec l'Europe occidentale est évidente. La Russie et la France ont à la fois une culture (chrétienne) commune et des intérêts convergents. Il serait temps de s’en apercevoir", a conclu M.Vanneste.

Poutine, homme de cette trempe qu’il faudrait à la #France pour se redresser




© AFP 2015. Natalia Kolesnikova

La France a besoin d'un homme de la trempe du président russe Vladimir Poutine, a déclaré Christian Vanneste, ex-député à l'Assemblée nationale, sur son blog.

"C'est avec nostalgie mais non sans espoir que les Français doivent regarder Vladimir Poutine. C'est un homme de cette trempe qu’il faudrait à notre pays pour qu’à nouveau il se redresse", a indiqué M.Vanneste.

"Non seulement il incarne le retour au premier plan de la Russie sur la scène internationale, mais encore il offre aujourd'hui l'image d'un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique actuelle. Vladimir Poutine incarne la Russie aux yeux d'une grande majorité des Russes. Reconduit à la présidence en mars 2012 avec 63% des voix dès le premier tour, il bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des autres chefs d’État – le nôtre, en particulier", a rappelé l'homme politique.

Selon lui, Vladimir Poutine est sans doute l'homme de l'année 2015, il incarne le redressement de son pays tout comme le Général de Gaulle pour la France ou Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni.

"Le président russe partage avec le fondateur de la Ve République quelques valeurs essentielles. L'axe principal de leur politique est le patriotisme. L'intérêt national transcende les idéologies. De Gaulle disait à Peyrefitte que la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l'encre. Le communisme est mort. La Russie est toujours vivante, et elle ne renie pas sa période soviétique en raison de la puissance que celle-ci lui a apportée (…). Pour de Gaulle, la France ne datait pas de 1789. Pour Poutine, la Russie ne naît ni en 1917, ni en 1991", a noté M.Vanneste.

"Pour qu'un peuple soit maître de son destin, il faut d'abord qu'il existe en maintenant son identité. Cela signifie clairement, en Russie, son identité religieuse, orthodoxe. La laïcité à la française s'avère, sur ce plan, un obstacle plus qu'un levier. Il faut aussi qu'il se perpétue et la solidité des structures familiales soutenues par une politique volontariste s'impose comme une exigence démographique. C'est le choix de Poutine. C'était celui de De Gaulle, stupidement abandonné et trahi par les politiciens que nous subissons", a déclaré l'ancien député.

"La France devrait modifier son attitude envers la Russie. La complémentarité de l'Eurasie russe avec l'Europe occidentale est évidente. La Russie et la France ont à la fois une culture (chrétienne) commune et des intérêts convergents. Il serait temps de s’en apercevoir", a conclu M.Vanneste.

Posté samedi 2 janvier 2016 à 20:30 |  par bbela
 Des journalistes à Lagos- © Akintunde Akinleye Source: Reuters

Malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides, l'Afrique ne se développe pas. Le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan dévoile pour RT France les plus grands mensonges médiatiques à ce sujet.
Contrairement à ce qu'affirment les médias, l'Afrique ne se développe pas. Tout au contraire, elle régresse. Que s’est-il donc passé pour que, malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides qui la noyèrent après les indépendances, l'Afrique ait pu connaître un tel naufrage ? Pourquoi toutes les formes de développement qui y furent essayées ont-elles échoué ? Seul un bon diagnostic permettra de le comprendre, mais pour cela, il est devenu urgent de regarder la réalité en face et de cesser de mentir à l'Afrique.

Les principaux mensonges que les médias font à l'Afrique sont au nombre de quatre.

Premier mensonge : l'Afrique serait «mal partie» au moment de ses indépendances.
En 1962 René Dumont publia «L’Afrique noire est mal partie», livre qui fit sa renommée en dépit d'un titre aussi fort que faux. A l’époque, le monde en perdition n’était en effet pas l’Afrique, mais l’Asie, qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits (guerre civile chinoise,  guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises). En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l'Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues  sans risquer de se faire attaquer et rançonner... mais c'était au temps des colonies, cette époque «honteuse» dont il n'est aujourd'hui permis de parler que d'une manière négative.

Second mensonge : l'Afrique se développe
Soixante-dix ans après les indépendances, du nord au sud et de l'est à l'ouest, le continent africain est ravagé ou meurtri. De la Méditerranée aux prolongements sahariens, la dislocation libyenne entretient un foyer majeur de déstabilisation. Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants, cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du «vivre ensemble». De l'atlantique à l'Océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie ; plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l'immense RDC n'en finit pas de mourir. La situation est à ce point grave que les anciennes puissances coloniales sont régulièrement appelées à l'aide et que leurs interventions militaires sont demandées.
Humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la «terre promise» européenne. Les crises alimentaires sont  permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l'a montré la tragédie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, l'insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants.
Quotidiennement, les journaux et les divers organes d'information font état de famines, d'épidémies, de massacres qui montrent que le continent africain s’enfonce chaque jour un peu plus dans un néant duquel surnagent quelques îlots pétroliers.

Troisième mensonge : l'Afrique est devenue un «relais de croissance»
Cette affirmation est également fausse car, à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale.
Malgré le pétrole et les minerais, sa part dans les échanges mondiaux (importations plus exportations), est en effet dérisoire. De 6% en 1980, elle s’est effondrée à 2% dans la décennie 1990, avant de «remonter» à 2,8% en 2007, puis à  3,2% en 2008, 3,4% en 2010 (Rapport Economique sur l’Afrique, Addis-Abeba, 2010)  et 3,2% en 2013 (Rapport sur les échanges internationaux et intra-africains. Nations Unies, Conseil Economique et Social, Commission Economique pour l'Afrique, Addis Abeba février 2013). Commercialement, elle n'existe donc pas, même si certains pays-comptoirs connaissent une réelle prospérité.

Quatrième mensonge : la démocratie est le préalable à tout développement
Durant la «décennie 1990» il fut  postulé que si le développement avait échoué c'était par déficit de démocratie. Voilà pourquoi l’Afrique a subi, et subit encore, un véritable «diсtat démocratique» avec pour résultat le triomphe de la mathématique électorale, le pouvoir revenant automatiquement aux  ethnies les plus nombreuses grâce à l’ethno-mathématique électorale. Avec pour conséquence la multiplication des guerres, certaines ethnies minoritaires n'acceptant pas de se voir écartées du pouvoir pour l'éternité par la loi du nombre produit de l'universalisme individualiste européen.

Ces grands mensonges qui expliquent l'actuel naufrage de l'Afrique reposent sur deux grands postulats :
1-L'économie est la priorité : dans tous les modèles proposés ou imposés à l’Afrique sud saharienne, l’économique a en effet toujours été mis en avant. Or, les vrais problèmes du continent sont d'abord politiques, institutionnels et sociologiques puisqu'ils découlent de la non prise en compte de la réalité humaine qui est à base ethnique. Certes, l'ethnie n'explique pas tout, mais rien ne s'explique sans l'ethnie.

2- Le refus d'admettre la différence : les Africains n'étant pas des Européens pauvres à la peau noire, c’est parce que le corps social africain n’est pas celui de l’Europe, ou celui de l’Asie, que les modèles transposés n'y ont pas réussi. Et si la greffe européenne n'a pas pris sur le porte-greffe africain, c'est parce que, comme le dit le proverbe congolais «ce n'est pas parce qu'il pousse sur le bord du marigot qu'un arbre deviendra crocodile...»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à b-bela. 

 https://francais.rt.com/opinions/12851-verite-afrique

Universitaire spécialiste de l'Afrique, Bernard Lugan est l'auteur de nombreux livres. Il anime un blog consacré à l'actualité et à la géopolitique de l'Afrique. Il dirige la revue par internet L'Afrique réelle www.bernard-lugan.com 

Bernard Lugan : Les principaux mensonges que les médias font à l'Afrique

 Des journalistes à Lagos- © Akintunde Akinleye Source: Reuters

Malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides, l'Afrique ne se développe pas. Le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan dévoile pour RT France les plus grands mensonges médiatiques à ce sujet.
Contrairement à ce qu'affirment les médias, l'Afrique ne se développe pas. Tout au contraire, elle régresse. Que s’est-il donc passé pour que, malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides qui la noyèrent après les indépendances, l'Afrique ait pu connaître un tel naufrage ? Pourquoi toutes les formes de développement qui y furent essayées ont-elles échoué ? Seul un bon diagnostic permettra de le comprendre, mais pour cela, il est devenu urgent de regarder la réalité en face et de cesser de mentir à l'Afrique.

Les principaux mensonges que les médias font à l'Afrique sont au nombre de quatre.

Premier mensonge : l'Afrique serait «mal partie» au moment de ses indépendances.
En 1962 René Dumont publia «L’Afrique noire est mal partie», livre qui fit sa renommée en dépit d'un titre aussi fort que faux. A l’époque, le monde en perdition n’était en effet pas l’Afrique, mais l’Asie, qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits (guerre civile chinoise,  guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises). En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l'Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues  sans risquer de se faire attaquer et rançonner... mais c'était au temps des colonies, cette époque «honteuse» dont il n'est aujourd'hui permis de parler que d'une manière négative.

Second mensonge : l'Afrique se développe
Soixante-dix ans après les indépendances, du nord au sud et de l'est à l'ouest, le continent africain est ravagé ou meurtri. De la Méditerranée aux prolongements sahariens, la dislocation libyenne entretient un foyer majeur de déstabilisation. Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants, cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du «vivre ensemble». De l'atlantique à l'Océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie ; plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l'immense RDC n'en finit pas de mourir. La situation est à ce point grave que les anciennes puissances coloniales sont régulièrement appelées à l'aide et que leurs interventions militaires sont demandées.
Humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la «terre promise» européenne. Les crises alimentaires sont  permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l'a montré la tragédie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, l'insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants.
Quotidiennement, les journaux et les divers organes d'information font état de famines, d'épidémies, de massacres qui montrent que le continent africain s’enfonce chaque jour un peu plus dans un néant duquel surnagent quelques îlots pétroliers.

Troisième mensonge : l'Afrique est devenue un «relais de croissance»
Cette affirmation est également fausse car, à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale.
Malgré le pétrole et les minerais, sa part dans les échanges mondiaux (importations plus exportations), est en effet dérisoire. De 6% en 1980, elle s’est effondrée à 2% dans la décennie 1990, avant de «remonter» à 2,8% en 2007, puis à  3,2% en 2008, 3,4% en 2010 (Rapport Economique sur l’Afrique, Addis-Abeba, 2010)  et 3,2% en 2013 (Rapport sur les échanges internationaux et intra-africains. Nations Unies, Conseil Economique et Social, Commission Economique pour l'Afrique, Addis Abeba février 2013). Commercialement, elle n'existe donc pas, même si certains pays-comptoirs connaissent une réelle prospérité.

Quatrième mensonge : la démocratie est le préalable à tout développement
Durant la «décennie 1990» il fut  postulé que si le développement avait échoué c'était par déficit de démocratie. Voilà pourquoi l’Afrique a subi, et subit encore, un véritable «diсtat démocratique» avec pour résultat le triomphe de la mathématique électorale, le pouvoir revenant automatiquement aux  ethnies les plus nombreuses grâce à l’ethno-mathématique électorale. Avec pour conséquence la multiplication des guerres, certaines ethnies minoritaires n'acceptant pas de se voir écartées du pouvoir pour l'éternité par la loi du nombre produit de l'universalisme individualiste européen.

Ces grands mensonges qui expliquent l'actuel naufrage de l'Afrique reposent sur deux grands postulats :
1-L'économie est la priorité : dans tous les modèles proposés ou imposés à l’Afrique sud saharienne, l’économique a en effet toujours été mis en avant. Or, les vrais problèmes du continent sont d'abord politiques, institutionnels et sociologiques puisqu'ils découlent de la non prise en compte de la réalité humaine qui est à base ethnique. Certes, l'ethnie n'explique pas tout, mais rien ne s'explique sans l'ethnie.

2- Le refus d'admettre la différence : les Africains n'étant pas des Européens pauvres à la peau noire, c’est parce que le corps social africain n’est pas celui de l’Europe, ou celui de l’Asie, que les modèles transposés n'y ont pas réussi. Et si la greffe européenne n'a pas pris sur le porte-greffe africain, c'est parce que, comme le dit le proverbe congolais «ce n'est pas parce qu'il pousse sur le bord du marigot qu'un arbre deviendra crocodile...»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à b-bela. 

 https://francais.rt.com/opinions/12851-verite-afrique

Universitaire spécialiste de l'Afrique, Bernard Lugan est l'auteur de nombreux livres. Il anime un blog consacré à l'actualité et à la géopolitique de l'Afrique. Il dirige la revue par internet L'Afrique réelle www.bernard-lugan.com 

Posté à 20:19 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013.
Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013. Crédits : PATRICK KOVARIK/AFP

Combien d’années encore Paul Biya sera-t-il président du Cameroun ? Qui pour lui succéder ? Dans ce pays d’Afrique centrale, ces questions ne divisent pas, parce que personne n’ose les poser ouvertement. Intimidations, accroissement des arrestations, nervosité évidente du pouvoir.

Début novembre, alors que les thuriféraires du régime et les militants du parti présidentiel célébraient dans un grand tapage médiatique les trente-trois ans de règne de Paul Biya, seules quelques « têtes brûlées » ont accepté d’évoquer la répression en cours et les conditions d’une alternance politique. Têtes brûlées, ou plutôt « ampoules grillées », comme se désignent eux-mêmes une poignée d’intellectuels et d’activistes issus de la société civile qui disent ainsi « ne pas craindre de court-circuit ».

« Nous assistons aux dérives d’un groupe de vieillards ayant pris le pays en otage. » Le militant Cabral Libii, par ailleurs enseignant en droit à l’Université de Yaoundé II, tient le chef de l’Etat, bientôt âgé de 83 ans, pour seul responsable de la situation délétère du Cameroun. Le pays a vu la pauvreté s’accroître fortement : un quart des 25 millions d’habitants vit désormais avec moins d’un euro par jour. « C’est la conséquence de l’usure et d’une présidence qui n’a jamais eu de cap, regrette Cabral Libii. Mais c’est surtout le signe que le système est en train de s’effondrer. »

Arrestations répétées

En ce mois de novembre, aux abords de plusieurs artères de Yaoundé, se dressent d’immenses affiches de Paul Biya le représentant jeune et triomphant dans les premières années qui ont suivi son arrivée au pouvoir, en 1982. « Aujourd’hui, son âge avancé est un signe avant-coureur de fin de règne, avance le militant Bernard Njonga, fondateur du parti Croire au Cameroun (CRAC). Ajoutez à cela des incohérences et des disputes au sein de l’appareil d’Etat. » Pour ce militant prodémocratie qui se bat depuis une vingtaine d’années, la communication qui a entouré l’anniversaire de l’accession de Paul Biya à la présidence cache mal la tournure autocratique prise par un régime qui avait pourtant promis « progrès et démocratie » à ses débuts.
 

En réalité, plus le régime de M. Biya s’éternise, moins il semble possible d’évoquer une alternance politique. La moindre velléité de contestation est aussitôt étouffée par les autorités. Des élections générales sont théoriquement prévues en 2018, mais « tenter de briser le tabou de l’après-Biya peut valoir d’être aussitôt broyé par le système », souligne Jean-Bosco Talla, initiateur de la Grande Palabre, une plate-forme de débats citoyens dont les réunions sont systématiquement interdites depuis un an.
Une réunion publique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un parti d’opposition créé par l’ancien ministre Maurice Kamto après sa démission en 2011, s’est finalement tenue samedi 21 novembre à Bafoussam (ouest) avec un important déploiement des forces de l’ordre après avoir été menacée d’interdiction.
Le 16 novembre, Thierry Batoum, président de l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), le principal mouvement estudiantin du pays, est interpellé dans le campus de Yaoundé alors qu’il prépare une marche silencieuse pour protester contre l’augmentation des droits universitaires. Toujours en détention, il attend d’être jugé pour « trouble à l’ordre public et incitation à la révolte ».

Climat de suspicion et de peur

La suspicion qui règne dans tout le pays, et la peur de s’exprimer librement qu’elle entraîne, s’est accentuée depuis l’adoption, en décembre 2014, d’une loi « antiterroriste ». Cet arsenal législatif, censé contrer les exactions de la secte islamiste nigériane Boko Haram en territoire camerounais, est aussi un moyen de museler l’opposition.
La loi punit de la peine de mort « celui qui, à titre personnel, en complicité ou en co-action, commet tout acte ou menace d’acte susceptible de causer la mort (…), de perturber le fonctionnement normal des services publics (…), de créer une situation de crise au sein des populations (…), de créer une insurrection générale dans le pays ». Les autorités peuvent interpréter à leur guise cette disposition et donc assimiler à des actes de terrorisme tout regroupement public, même pacifique. Les étudiants qui manifestaient contre l’augmentation des frais universitaires ont ainsi été interpellés au nom de cette loi « antiterroriste ».
A la mi-septembre, neuf personnes ont été arrêtées au motif d’une réunion publique non déclarée. Il s’agissait d’un colloque initié par un collectif d’ONG sur le thème de la gouvernance électorale et de l’alternance démocratique. Les organisateurs sont poursuivis pour « désobéissance aux autorités administratives et policières et rébellion ».

Issa Tchiroma, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, estime cependant que les libertés sont parfaitement garanties. « Le Cameroun respecte la liberté d’expression tant que la loi est respectée », tranche sans rire ce ministre de 68 ans entré au gouvernement en 1992. « Nous sommes un Etat de droit », ajoute M. Tchiroma qui fait partie, malgré son âge, des plus jeunes de la caste au pouvoir dont la moyenne d’âge est de 77 ans, d’après un calcul effectué en 2014 par Libre Afrique.

Le président Paul Biya n’a encore rien laissé transparaître de ses intentions quant à une candidature à un septième mandat de sept années. Mais, depuis la modification constitutionnelle de 2009, rien ne l’en empêche. Et le Code électoral, taillé sur mesure, lui garantit la victoire. Conséquence, la résignation est générale. « La vérité, regrette Cabral Libii, c’est qu’on en est à attendre que le système se désagrège tout seul. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/24/au-cameroun-poser-la-question-de-l-apres-biya-c-est-risquer-la-prison_4816190_3212.html

Le Journal [Le Monde] rebelotte: Au #Cameroun, poser la question de l’après-Biya, c’est risquer la prison

Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013.
Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013. Crédits : PATRICK KOVARIK/AFP

Combien d’années encore Paul Biya sera-t-il président du Cameroun ? Qui pour lui succéder ? Dans ce pays d’Afrique centrale, ces questions ne divisent pas, parce que personne n’ose les poser ouvertement. Intimidations, accroissement des arrestations, nervosité évidente du pouvoir.

Début novembre, alors que les thuriféraires du régime et les militants du parti présidentiel célébraient dans un grand tapage médiatique les trente-trois ans de règne de Paul Biya, seules quelques « têtes brûlées » ont accepté d’évoquer la répression en cours et les conditions d’une alternance politique. Têtes brûlées, ou plutôt « ampoules grillées », comme se désignent eux-mêmes une poignée d’intellectuels et d’activistes issus de la société civile qui disent ainsi « ne pas craindre de court-circuit ».

« Nous assistons aux dérives d’un groupe de vieillards ayant pris le pays en otage. » Le militant Cabral Libii, par ailleurs enseignant en droit à l’Université de Yaoundé II, tient le chef de l’Etat, bientôt âgé de 83 ans, pour seul responsable de la situation délétère du Cameroun. Le pays a vu la pauvreté s’accroître fortement : un quart des 25 millions d’habitants vit désormais avec moins d’un euro par jour. « C’est la conséquence de l’usure et d’une présidence qui n’a jamais eu de cap, regrette Cabral Libii. Mais c’est surtout le signe que le système est en train de s’effondrer. »

Arrestations répétées

En ce mois de novembre, aux abords de plusieurs artères de Yaoundé, se dressent d’immenses affiches de Paul Biya le représentant jeune et triomphant dans les premières années qui ont suivi son arrivée au pouvoir, en 1982. « Aujourd’hui, son âge avancé est un signe avant-coureur de fin de règne, avance le militant Bernard Njonga, fondateur du parti Croire au Cameroun (CRAC). Ajoutez à cela des incohérences et des disputes au sein de l’appareil d’Etat. » Pour ce militant prodémocratie qui se bat depuis une vingtaine d’années, la communication qui a entouré l’anniversaire de l’accession de Paul Biya à la présidence cache mal la tournure autocratique prise par un régime qui avait pourtant promis « progrès et démocratie » à ses débuts.
 

En réalité, plus le régime de M. Biya s’éternise, moins il semble possible d’évoquer une alternance politique. La moindre velléité de contestation est aussitôt étouffée par les autorités. Des élections générales sont théoriquement prévues en 2018, mais « tenter de briser le tabou de l’après-Biya peut valoir d’être aussitôt broyé par le système », souligne Jean-Bosco Talla, initiateur de la Grande Palabre, une plate-forme de débats citoyens dont les réunions sont systématiquement interdites depuis un an.
Une réunion publique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un parti d’opposition créé par l’ancien ministre Maurice Kamto après sa démission en 2011, s’est finalement tenue samedi 21 novembre à Bafoussam (ouest) avec un important déploiement des forces de l’ordre après avoir été menacée d’interdiction.
Le 16 novembre, Thierry Batoum, président de l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), le principal mouvement estudiantin du pays, est interpellé dans le campus de Yaoundé alors qu’il prépare une marche silencieuse pour protester contre l’augmentation des droits universitaires. Toujours en détention, il attend d’être jugé pour « trouble à l’ordre public et incitation à la révolte ».

Climat de suspicion et de peur

La suspicion qui règne dans tout le pays, et la peur de s’exprimer librement qu’elle entraîne, s’est accentuée depuis l’adoption, en décembre 2014, d’une loi « antiterroriste ». Cet arsenal législatif, censé contrer les exactions de la secte islamiste nigériane Boko Haram en territoire camerounais, est aussi un moyen de museler l’opposition.
La loi punit de la peine de mort « celui qui, à titre personnel, en complicité ou en co-action, commet tout acte ou menace d’acte susceptible de causer la mort (…), de perturber le fonctionnement normal des services publics (…), de créer une situation de crise au sein des populations (…), de créer une insurrection générale dans le pays ». Les autorités peuvent interpréter à leur guise cette disposition et donc assimiler à des actes de terrorisme tout regroupement public, même pacifique. Les étudiants qui manifestaient contre l’augmentation des frais universitaires ont ainsi été interpellés au nom de cette loi « antiterroriste ».
A la mi-septembre, neuf personnes ont été arrêtées au motif d’une réunion publique non déclarée. Il s’agissait d’un colloque initié par un collectif d’ONG sur le thème de la gouvernance électorale et de l’alternance démocratique. Les organisateurs sont poursuivis pour « désobéissance aux autorités administratives et policières et rébellion ».

Issa Tchiroma, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, estime cependant que les libertés sont parfaitement garanties. « Le Cameroun respecte la liberté d’expression tant que la loi est respectée », tranche sans rire ce ministre de 68 ans entré au gouvernement en 1992. « Nous sommes un Etat de droit », ajoute M. Tchiroma qui fait partie, malgré son âge, des plus jeunes de la caste au pouvoir dont la moyenne d’âge est de 77 ans, d’après un calcul effectué en 2014 par Libre Afrique.

Le président Paul Biya n’a encore rien laissé transparaître de ses intentions quant à une candidature à un septième mandat de sept années. Mais, depuis la modification constitutionnelle de 2009, rien ne l’en empêche. Et le Code électoral, taillé sur mesure, lui garantit la victoire. Conséquence, la résignation est générale. « La vérité, regrette Cabral Libii, c’est qu’on en est à attendre que le système se désagrège tout seul. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/24/au-cameroun-poser-la-question-de-l-apres-biya-c-est-risquer-la-prison_4816190_3212.html

Posté mardi 24 novembre 2015 à 20:47 |  par bbela

lundi 2 novembre 2015

sputniknews.com

Si la chancelière allemande Angela Merkel est destituée, l'Europe ne tardera pas d'éclater, estime l'éditorialiste du Financial Times, Philip Stephens. 
"L'actuelle chancelière allemande garantit la stabilité de l'Europe, et sans elle, les fissures se mettront à se creuser, ce qui marquerait le début de la fin de l'Europe", est persuadé l'analyste. 

M.Stephens a rencontré personnellement les représentants de l'Union chrétienne démocrate (CDU), parti dont Mme Merkel est membre, et a appris que sa démission leur paraissait désormais tout à fait possible. 
"D'un jour au lendemain, l'inconcevable est devenu probable pour bien des membres de son parti", constate le journaliste.

De plus en plus nombreux sont ces Allemands qui estiment que la politique d'ouverture totale des frontières, pratiquée par la chancelière, est en train de mener rapidement le pays au bord d’une crise sanitaire et sécuritaire inédite, tandis que le nombre de migrants clandestins ne cesse de grandir et que l’hiver approche. 

Selon M.Stephens, la classe politique allemande est gagnée par la panique au lieu d'essayer d'élaborer un plan anti-crise.  

Dans le même temps, le ton du mouvement allemand islamophobe Pegida à l’égard du gouvernement s’est nettement durci à mesure que des centaines de milliers de réfugiés affluent en Allemagne, de loin le premier pays d’accueil en Europe. Les attaques des nationalistes contre Angela Merkel deviennent de plus en plus fréquentes et agressives. Ils exigent sa démission. 

Auparavant Deutsche Welle avait signalé, par ailleurs, l'attitude hautaine de la chancelière allemande envers l'avis de ses collègues européens sur la crise migratoire, ce qui affecte gravement la solidarité européenne.

La démission de Merkel entraînerait l'éclatement de l'Europe

sputniknews.com

Si la chancelière allemande Angela Merkel est destituée, l'Europe ne tardera pas d'éclater, estime l'éditorialiste du Financial Times, Philip Stephens. 
"L'actuelle chancelière allemande garantit la stabilité de l'Europe, et sans elle, les fissures se mettront à se creuser, ce qui marquerait le début de la fin de l'Europe", est persuadé l'analyste. 

M.Stephens a rencontré personnellement les représentants de l'Union chrétienne démocrate (CDU), parti dont Mme Merkel est membre, et a appris que sa démission leur paraissait désormais tout à fait possible. 
"D'un jour au lendemain, l'inconcevable est devenu probable pour bien des membres de son parti", constate le journaliste.

De plus en plus nombreux sont ces Allemands qui estiment que la politique d'ouverture totale des frontières, pratiquée par la chancelière, est en train de mener rapidement le pays au bord d’une crise sanitaire et sécuritaire inédite, tandis que le nombre de migrants clandestins ne cesse de grandir et que l’hiver approche. 

Selon M.Stephens, la classe politique allemande est gagnée par la panique au lieu d'essayer d'élaborer un plan anti-crise.  

Dans le même temps, le ton du mouvement allemand islamophobe Pegida à l’égard du gouvernement s’est nettement durci à mesure que des centaines de milliers de réfugiés affluent en Allemagne, de loin le premier pays d’accueil en Europe. Les attaques des nationalistes contre Angela Merkel deviennent de plus en plus fréquentes et agressives. Ils exigent sa démission. 

Auparavant Deutsche Welle avait signalé, par ailleurs, l'attitude hautaine de la chancelière allemande envers l'avis de ses collègues européens sur la crise migratoire, ce qui affecte gravement la solidarité européenne.

Posté lundi 2 novembre 2015 à 02:00 |  par bbela

mardi 7 avril 2015

  

Il est certaines réalités qu'il ne sert à rien de cacher, quitte à passer pour un oiseau de malheur, un incorrigible pessimiste ou un vil profiteur de la détresse humaine.

Ceux qui lisent régulièrement ce blog savent à quel point le réalisme et le pragmatisme sont des notions qui me sont chères, même s'il faut aller pour cela contre les idées généralement admises dans le milieu survivaliste.

Parce qu'il n'est pas non plus dans mon tempérament de redouter les critiques et autres calomnies, voici un nouvel aperçu de la réalité, crue et dure, du chaos à venir...


L'une des toutes premières priorités des républiques maçonniques, en plus d'abrutir le peuple et salir les âmes, est de le distraire par tous les moyens. Remplir les têtes d'inepties et de futilités, au cas où elles chercheraient un tant soit peu à se relever.

C'est la raison pour laquelle le mensonge et la désinformation occupent le devant de la scène, à tous les niveaux, depuis les médias jusqu'au discours politique. Le but n'est pas de parler juste, mais de détourner les gens des vrais questionnements et des vrais problèmes.

C'est ainsi que la mort et ce qui s'y rapporte, en tant qu'issue existentielle fondamentale, a été peu à peu occultée des esprits, de même que l'idée de la souffrance. Aujourd'hui, il existe des pilules pour tout, car on ne veut plus souffrir ni mourir ; Et lorsque l'échéance se présente, froide et inévitable, on crématise aussitôt, un peu comme des criminels qui chercheraient à cacher au plus vite le corps du délit... Ou les pacifistes qui, refusant inconsciemment leur incapacité à se défendre, choisissent de renier les armes plutôt qu'apprendre à s'en servir.

 Le sort des âmes droites est d'accomplir des actes dont elles se refusent à peser les conséquences dans un monde qui vit trop souvent de mensonge et d'hypocrisie, parce qu'elle frappera bon nombre d'entre nous lorsque les lumières vont s'éteindre, et que le fait de le taire n'y changera rien.

  • Le courant électrique va sauter. Plus d'électricité signifie plus de chauffage ni de clim dans les maisons, plus de possibilité de charger les systèmes de communication, plus de transports. Tout cela va se traduire par des pertes en masse dues aux conditions climatiques, à la panique de ne pas savoir ce qui se passe, et à la disparition des denrées alimentaires du circuit de distribution, sans la possibilité de se déplacer pour aller se réapprovisionner. Si vous avez l'habitude de vous nourrir au jour le jour en achetant au supermarché, aux magasins locaux ou au restaurant, sans avoir stocké un minimum de provisions, alors vous allez mourir ;
  • Les systèmes d'assainissement des centres urbains ne vont plus fonctionner. L'eau va immédiatement commencer à se contaminer, du fait de l'incapacité des services publics à la traiter. Cela va se traduire par de la déshydratation, l'absence de conditions sanitaires appropriées, et l'impossibilité de maintenir un niveau d'hygiène suffisant. Si vous n'avez pas les moyens de purifier au minimum 5 litres d'eau par personne et par jour, alors vous allez mourir ;
  • Nous vivons dans un pays d'Europe où la vie est facile, vraiment facile. Vous pouvez être un vrai branleur sans que personne s'en offusque, et la vérité est que même le gouvernement vous y encourage. Vous pouvez vivre sans rien faire, si telle est votre ambition, et surfer sur internet toute la journée en vous tapant des chips et du soda. Mais au jour du chaos, tout cela va s'arrêter. Si vous n'avez pas stocké un minimum d'équipements, et si vous n'avez pas de compétences ni de ressources particulières pour vous procurer ce qu'il faut pour survivre, alors vous allez mourir ;
  • Nous vivons seuls et ne connaissons pas les gens qui nous entourent. Les peuples primitifs ont pu subsister car ils dépendaient les uns des autres pour leurs besoins. Aujourd'hui, nous dépendons des billets de banque pour tout. Mais il faut savoir que ces bouts de papier ne vaudront plus rien en cas de chaos. Le troc, ou du moins l'échange au sens large, sera le seul moyen d'obtenir ce qui est nécessaire. Si vous ne disposez pas de talents ou de biens appréciables à proposer en contrepartie, alors vous allez mourir ;
  • Nous avons perdu la capacité et le courage de nous défendre depuis que l'état nous a déchargé de cette responsabilité. Aujourd'hui, peu sont ceux qui possèdent des armes, et encore moins qui savent s'en servir. Les pacifistes, les minets et les faibles de caractère constituent la majorité de la population. Sans parler des abrutis considérant qu'elles sont responsables de la violence. Tout chaos se caractérise par la disparition de la loi et la remise en vigueur de celle du plus fort. Si vous n'avez pas d'armes pour vous défendre, ou que vous ne savez pas les utiliser, alors vous allez mourir.

 Ce sont seulement quelques aspects, et il en existe beaucoup d'autres. J'ai évoqué ceux-là en espérant qu'ils vous amèneront à réfléchir, au cas où vous ne l'ayez déjà fait. 


Essayez de vous imaginer dans les pires moments de votre vie. Vous avez froid, vous avez faim, vous souffrez et vous avez peur ; Vos enfants sont à la maison, malades et sans médicaments, et vous sentez qu'un poids terrible pèse sur vos épaules. Se battre pour ne pas courber lorsqu'on subit ce genre de situation est ce qui rend la survie difficile, et qui fait que seuls les forts survivent. Et ce à quoi je fais allusion n'est pas seulement la force physique. Le fait est que nous survivalistes oublions souvent que dans une situation de survie, il faut aussi et avant tout être capable de prendre des décisions sous la pression.

On peut être un tireur d'élite, un tacticien hors-pair, un technicien génial, mais sommes-nous prêt à voir souffrir ceux que nous aimons, et faire des choix dont l'issue ne pourrait être rien d'autre que la vie ou la mort ? C'est beaucoup plus difficile qu'on l'imagine.

Vous devez veiller à rester humble, même si vous êtes un survivaliste et savez par définition plus de choses que le commun des mortels ; Parce que vous êtes celui qui s'enfuit le premier, et non pas celui qui se fait tirer dessus juste pour avoir voulu impressionner le voisinage en montrant votre bravoure. Mais sans être non plus trop prudent et attendre le dernier moment pour sortir et trouver de la nourriture pour votre famille lorsque vous n'avez plus d'autre choix.

Il est toujours possible d'être prêt. Les trois règles suivantes donneront à votre mental un avantage déterminant :
  • Vous comprenez que le monde a changé, et qu'il vous faut à présent oublier les anciennes règles ;
  • Vous veillez à ne pas laisser vos émotions prendre le dessus. Vous planifiez à l'avance et ne vous placez pas dans des situations qui ne laissent aucun autre choix ;
  • Vous vous attendez au pire, en oubliant les héros des films d'action hollywoodiens, et utilisez toutes les compétences que vous avez pratiquées et possédez à ce jour.

Et surtout, vous gardez toujours à l'esprit la chose suivante : Où que vous viviez, que ce soit en ville ou à la campagne, en France ou en Amazonie, les gens qui vous entourent vont se battre pour leur survie lorsque la situation l'exigera. 

Les seules raisons pour lesquelles les rues de votre ville ne sont pas déjà sous la coupe des armes et des machettes, sont que la nourriture est abondante et qu'il y a du courant dans les prises ; L'eau coule du robinet, et la police est encore là pour maintenir les criminels sous un relatif contrôle.

Mais nous ne sommes qu'à un petit désastre du chaos complet. Même dans notre pays, des communautés urbaines habituellement civilisées et respectueuses des lois peuvent muter en autant de bandes armées de pillards et de violeurs. Et vous savez pourquoi ? Parce que les gens ne sont pas préparés pour les désastres. Il suffit de voir que la plupart ne sont même pas prêts pour une rupture d'approvisionnement en nourriture ou en électricité de plus de 48 heures. La plupart ne possèdent aucun stock de vivres, d'eau et d'articles de premiers secours, sans parler de la capacité physique à se défendre contre des agresseurs. Ces gens construisent leur vie sur l'idée saugrenue que le gouvernement va les sauver si quelque chose arrivait.

 Mais ceux qui ont vécu les affres d'une guerre civile ou d'une catastrophe naturelle pourraient d'ores et déjà vous dire que le gouvernement ne les sauvera pas. Lorsque les lumières vont s'éteindre, ils se retrouveront tout seuls.




Lorsqu'on est jeune et sous l'influence des films et des livres qui parlent de combat, de guerre et de sacrifice, on s'imagine volontiers que le trépas et le fait de mourir sont des choses inévitables, nobles et propres, et qu'ils adviennent pour quelque raison. Mais la vérité est assez différente, dans le sens qu'il n'existe pratiquement rien de propre dans tout cela.

Les gens aiment à penser que la mort au combat ressemble à ce qu'ils voient au cinéma, parce qu'elle a un sens, et que ce sens leur procure un certain confort moral. Mais le fait est que vous pourrez compter sur les doigts d'une main les fois où la réalité rejoindra la fiction.

Le gars qui se trouve à coté de vous, et qui a pris une rafale dans l'estomac, va sans doute crier - très fort - et commencer à puer. Puis vous allez vous trouver à vous demander : "Est-il vraiment mort ? Je ne peux pas m'y faire...". Et au même moment, une autre pensée va prendre le dessus : "Merci mon Dieu, c'est lui, et pas moi... C'est lui qui est étendu, là, en train de gémir et de mourir". Et plus tard, vous ressentirez sans doute de la culpabilité pour avoir pensé une telle chose.

Les gens sur le point de mourir vont appeler leur mère, leur fils, leur femme... Ils s'accrocheront à votre main tandis que la mort essaye de les emporter, comme si vous pouviez les sauver. Parfois ils vous fixeront dans les yeux, en donnant l'impression de passer au travers, comme s'ils voyaient déjà quelque chose qui n'est pas de ce monde ;

Parfois aussi vous pourrez lire du reproche dans leurs yeux, parce qu'à cet instant ils auront compris que la mort est proche, et qu'ils voudront prendre votre place. "Pourquoi lui reste, tandis qu'il faut que je m'en aille ? Pourquoi est-ce aussi injuste et cruel ? Ce n'est pas possible...".

En cas de chaos, soyez prêt à ce que des gens meurent autour de vous, et cela sera sans doute très différent de l'idée que vous pouvez en avoir maintenant. Et attendez-vous aussi à ce que la vue de ces morts vous change, à tous les niveaux, et vous affecte profondément. Certains en ressortiront transformés pour le meilleur, d'autres, pour le pire.

Mais dans tous les cas, ça vous transformera.

Je n'ai qu'une confiance limitée dans la nature humaine, mais lorsqu'il m'arrive de la perdre totalement, alors je me rappelle que même dans les moments les plus difficiles, on peut encore trouver des gens de bonne volonté, y compris dans les endroits les plus étranges. Cela ne veut pas dire qu'il faut croire tout le monde, mais dans une foule de moutons naïfs, il se trouve toujours quelques exceptions.

Observez comment les gens de votre entourage ou de votre future équipe se comportent dans les situations de stress. Voyez qui croit à ce que décrivent les films d'Hollywood comme étant la réalité, et tenez-vous à l'écart de ces personnes.

La réalité de la mort et de son processus va les transformer, et le problème est qu'il est difficile de prévoir à l'avance dans quel sens. La réalité d'une chose est parfois très différente de l'idée qu'on s'en fait. Découvrir le coté sombre de la vie peut engendrer un choc, qui paralyse le corps et blesse l'âme à jamais.

Je sais que ces quelques phrases resteront lettre morte auprès des Rambo dont le chevet croule sous les revues paramilitaires, et qui continuent d'empiler de nouveaux jouets au lieu d'apprendre à connaître le côté obscur. Le fait de s'habituer à l'idée de la mort - et de savoir combien elle est laide, puante, sale et ignoble - est essentiel au survivaliste pour prendre les bonnes décisions et mener les bonnes actions le jour où les événements l'y obligeront.




Internet et la télé regorgent d'articles et de vidéos récentes montrant les exactions des islamistes en Irak. Les gens qui les consultent et qui vivent dans un monde "normal", préservé jusqu'à présent d'une telle folie, sont bien entendu choqués. La réaction primale face à une telle bestialité serait de voir ses auteurs exterminés, d'une façon similaire à celle qu'ils réservent à leurs victimes.

Bien qu'il ne me déplairait absolument pas de voir cette vermine éradiquée, ni même de participer à la fête, il y a tout de même certains aspects qui méritent d'être considérés.

Le premier est que la plupart des gens ne visionnent pas les vidéos d'une telle violence, car son niveau est simplement trop élevé pour eux. Ils vont changer de canal, ou retourner sur la page qui détaille les dernières aventures de leurs stars favorites. La vérité est qu'ils ne veulent pas voir de choses affligeantes, ni même y penser. Ils préfèrent les oublier, et finissent par conclure avec le fameux : "ça ne peut pas m'arriver".

Qu'en est-il de vous-même ?
  • Pensez-vous réellement qu'en cas de chaos, les choses seraient très différentes dans votre partie du monde ?
  • Pensez-vous que lorsque l'effondrement va se produire, vous et vos gens serez capables d'assurer la distribution de la nourriture, la protection et la sécurité des habitants de votre communauté, et que tous les criminels et autres malades vont disparaître comme par magie, laissant la place libre pour une société meilleure ?
  • Êtes-vous sous la coupe des films qui laissent entendre que les bons gagnent presque toujours à la fin, et qu'il existe une justice et un sens à toute chose ?

J'espère que non, car je doute fort que de telles éventualités puissent se produire, quel que soit l'endroit où l'on vit.

Oubliez les gentils et les méchants. Ceux qui seront prêts seront les vainqueurs, qu'ils soient bons ou mauvais, voire les deux à la fois.

Le problème est que trop de gens attendent que le ciel nous tombe sur la tête pour pouvoir enfin sortir et jouer leur propre partition. Posez-vous une seul question : Qui possède la plus grande expérience d'une vie sans règle de droit, les criminels ou les gens ordinaires ? Sûrement pas les seconds, mais plutôt les malfrats, les tarés, les psychopathes de tout bord et ceux qui pensent avoir une solution pour construire un monde nouveau dans lequel la morale n'aura pas cours...




Il y a des gens dehors qui attendent l'effondrement pour sortir et faire la loi, prendre votre nourriture, recruter vos enfants qui sont en âge de l'être, vous prendre vous pour esclave, et votre femme pour s'amuser avec.

Peut-être que certaines choses seront différentes suivant le lieu où vous vivez par rapport aux articles en question, mais beaucoup vont être semblables. Beaucoup de gens aussi. C'est toujours les mêmes thèmes : pas assez de ressources, et la lutte pour le pouvoir.

Il est souvent difficile pour des gens normaux d'imaginer le niveau de cruauté que d'autres peuvent atteindre. Mais si vous avez connu la prison, la guerre, ou "dealé" avec des criminels, alors vous le savez déjà.

Un jour vous avez un travail, une famille, une voiture, le resto, le ciné, les copines, les CD de Brassens ou de Joe Cocker, et le lendemain, BOUM ! Vous réalisez soudain que vous vivez au milieu de monstres qui prennent plaisir à séquestrer des femmes et des adolescentes dans des prisons du viol, ou qui tuent pour le fun sans même qu'il soit question de survie.

Bien sûr, j'ai lu et entendu la même chose de nombreuses fois : "Les gens chez nous sont différents... Laissons les méchants s'entre-tuer... Ils ne sont pas comme nous". Et je suis sûr que si le chaos arrivait demain en France, il y en aurait pour écrire qu'il faut les laisser, qu'il s'agit d'animaux de toute façon, pas comme nous, qu'ils sont différents, blabla...

C'est la réponse facile. On se sent mieux en pensant cela.

Alors autant que vous l'oubliez tout de suite. Oubliez l'image typique du "Nous sommes de bonnes et décentes personnes... Il est impossible que de telles choses arrivent chez nous... Pas ce genre d'atrocités".

Soyez prêts.

A chaque fois que j'entends quelqu'un de mon entourage dire, à propos de ce genre de situation : "Oh tout va bien se passer, rien de cela ne va nous arriver, les choses vont s'améliorer", il me prend l'envie urgente de sortir pour acheter davantage de munitions. Ou un autre encore : "Ne t'en fais pas, ici nous vivons dans un état de droit, ils vont régler ce genre de problème". Bien sûr.

Au diable le système. Il faut que vous construisiez votre propre système.

C'est un peu comme si les gens vivaient dans leur jolie petite maison, avec des monstres dans le jardin regardant par les fenêtres, et qu'ils détournent la tête pour ne pas les voir. Faire face à la réalité n'est pas confortable, et la plupart de nos jours croient que les monstres ne vont jamais rentrer. La mauvaise nouvelle est que le fait de fermer les yeux ne rend pas invincible ; Seulement aveugle et encore plus vulnérable.

Ne sous-estimez pas les leçons que vous pourriez tirer des crises qui éclatent un peu partout dans le monde. Grâce aux moyens de communication modernes, nous avons la chance aujourd'hui de comprendre ce qui se passe, et ce faisant, de nous y préparer...




http://survivreauchaos.blogspot.fr/2015/01/pourquoi-9-sur-10-vont-mourir-lors-du-chaos.html

Tribune libre: Pourquoi 9 sur 10 vont mourir lors du chaos

  

Il est certaines réalités qu'il ne sert à rien de cacher, quitte à passer pour un oiseau de malheur, un incorrigible pessimiste ou un vil profiteur de la détresse humaine.

Ceux qui lisent régulièrement ce blog savent à quel point le réalisme et le pragmatisme sont des notions qui me sont chères, même s'il faut aller pour cela contre les idées généralement admises dans le milieu survivaliste.

Parce qu'il n'est pas non plus dans mon tempérament de redouter les critiques et autres calomnies, voici un nouvel aperçu de la réalité, crue et dure, du chaos à venir...


L'une des toutes premières priorités des républiques maçonniques, en plus d'abrutir le peuple et salir les âmes, est de le distraire par tous les moyens. Remplir les têtes d'inepties et de futilités, au cas où elles chercheraient un tant soit peu à se relever.

C'est la raison pour laquelle le mensonge et la désinformation occupent le devant de la scène, à tous les niveaux, depuis les médias jusqu'au discours politique. Le but n'est pas de parler juste, mais de détourner les gens des vrais questionnements et des vrais problèmes.

C'est ainsi que la mort et ce qui s'y rapporte, en tant qu'issue existentielle fondamentale, a été peu à peu occultée des esprits, de même que l'idée de la souffrance. Aujourd'hui, il existe des pilules pour tout, car on ne veut plus souffrir ni mourir ; Et lorsque l'échéance se présente, froide et inévitable, on crématise aussitôt, un peu comme des criminels qui chercheraient à cacher au plus vite le corps du délit... Ou les pacifistes qui, refusant inconsciemment leur incapacité à se défendre, choisissent de renier les armes plutôt qu'apprendre à s'en servir.

 Le sort des âmes droites est d'accomplir des actes dont elles se refusent à peser les conséquences dans un monde qui vit trop souvent de mensonge et d'hypocrisie, parce qu'elle frappera bon nombre d'entre nous lorsque les lumières vont s'éteindre, et que le fait de le taire n'y changera rien.

  • Le courant électrique va sauter. Plus d'électricité signifie plus de chauffage ni de clim dans les maisons, plus de possibilité de charger les systèmes de communication, plus de transports. Tout cela va se traduire par des pertes en masse dues aux conditions climatiques, à la panique de ne pas savoir ce qui se passe, et à la disparition des denrées alimentaires du circuit de distribution, sans la possibilité de se déplacer pour aller se réapprovisionner. Si vous avez l'habitude de vous nourrir au jour le jour en achetant au supermarché, aux magasins locaux ou au restaurant, sans avoir stocké un minimum de provisions, alors vous allez mourir ;
  • Les systèmes d'assainissement des centres urbains ne vont plus fonctionner. L'eau va immédiatement commencer à se contaminer, du fait de l'incapacité des services publics à la traiter. Cela va se traduire par de la déshydratation, l'absence de conditions sanitaires appropriées, et l'impossibilité de maintenir un niveau d'hygiène suffisant. Si vous n'avez pas les moyens de purifier au minimum 5 litres d'eau par personne et par jour, alors vous allez mourir ;
  • Nous vivons dans un pays d'Europe où la vie est facile, vraiment facile. Vous pouvez être un vrai branleur sans que personne s'en offusque, et la vérité est que même le gouvernement vous y encourage. Vous pouvez vivre sans rien faire, si telle est votre ambition, et surfer sur internet toute la journée en vous tapant des chips et du soda. Mais au jour du chaos, tout cela va s'arrêter. Si vous n'avez pas stocké un minimum d'équipements, et si vous n'avez pas de compétences ni de ressources particulières pour vous procurer ce qu'il faut pour survivre, alors vous allez mourir ;
  • Nous vivons seuls et ne connaissons pas les gens qui nous entourent. Les peuples primitifs ont pu subsister car ils dépendaient les uns des autres pour leurs besoins. Aujourd'hui, nous dépendons des billets de banque pour tout. Mais il faut savoir que ces bouts de papier ne vaudront plus rien en cas de chaos. Le troc, ou du moins l'échange au sens large, sera le seul moyen d'obtenir ce qui est nécessaire. Si vous ne disposez pas de talents ou de biens appréciables à proposer en contrepartie, alors vous allez mourir ;
  • Nous avons perdu la capacité et le courage de nous défendre depuis que l'état nous a déchargé de cette responsabilité. Aujourd'hui, peu sont ceux qui possèdent des armes, et encore moins qui savent s'en servir. Les pacifistes, les minets et les faibles de caractère constituent la majorité de la population. Sans parler des abrutis considérant qu'elles sont responsables de la violence. Tout chaos se caractérise par la disparition de la loi et la remise en vigueur de celle du plus fort. Si vous n'avez pas d'armes pour vous défendre, ou que vous ne savez pas les utiliser, alors vous allez mourir.

 Ce sont seulement quelques aspects, et il en existe beaucoup d'autres. J'ai évoqué ceux-là en espérant qu'ils vous amèneront à réfléchir, au cas où vous ne l'ayez déjà fait. 


Essayez de vous imaginer dans les pires moments de votre vie. Vous avez froid, vous avez faim, vous souffrez et vous avez peur ; Vos enfants sont à la maison, malades et sans médicaments, et vous sentez qu'un poids terrible pèse sur vos épaules. Se battre pour ne pas courber lorsqu'on subit ce genre de situation est ce qui rend la survie difficile, et qui fait que seuls les forts survivent. Et ce à quoi je fais allusion n'est pas seulement la force physique. Le fait est que nous survivalistes oublions souvent que dans une situation de survie, il faut aussi et avant tout être capable de prendre des décisions sous la pression.

On peut être un tireur d'élite, un tacticien hors-pair, un technicien génial, mais sommes-nous prêt à voir souffrir ceux que nous aimons, et faire des choix dont l'issue ne pourrait être rien d'autre que la vie ou la mort ? C'est beaucoup plus difficile qu'on l'imagine.

Vous devez veiller à rester humble, même si vous êtes un survivaliste et savez par définition plus de choses que le commun des mortels ; Parce que vous êtes celui qui s'enfuit le premier, et non pas celui qui se fait tirer dessus juste pour avoir voulu impressionner le voisinage en montrant votre bravoure. Mais sans être non plus trop prudent et attendre le dernier moment pour sortir et trouver de la nourriture pour votre famille lorsque vous n'avez plus d'autre choix.

Il est toujours possible d'être prêt. Les trois règles suivantes donneront à votre mental un avantage déterminant :
  • Vous comprenez que le monde a changé, et qu'il vous faut à présent oublier les anciennes règles ;
  • Vous veillez à ne pas laisser vos émotions prendre le dessus. Vous planifiez à l'avance et ne vous placez pas dans des situations qui ne laissent aucun autre choix ;
  • Vous vous attendez au pire, en oubliant les héros des films d'action hollywoodiens, et utilisez toutes les compétences que vous avez pratiquées et possédez à ce jour.

Et surtout, vous gardez toujours à l'esprit la chose suivante : Où que vous viviez, que ce soit en ville ou à la campagne, en France ou en Amazonie, les gens qui vous entourent vont se battre pour leur survie lorsque la situation l'exigera. 

Les seules raisons pour lesquelles les rues de votre ville ne sont pas déjà sous la coupe des armes et des machettes, sont que la nourriture est abondante et qu'il y a du courant dans les prises ; L'eau coule du robinet, et la police est encore là pour maintenir les criminels sous un relatif contrôle.

Mais nous ne sommes qu'à un petit désastre du chaos complet. Même dans notre pays, des communautés urbaines habituellement civilisées et respectueuses des lois peuvent muter en autant de bandes armées de pillards et de violeurs. Et vous savez pourquoi ? Parce que les gens ne sont pas préparés pour les désastres. Il suffit de voir que la plupart ne sont même pas prêts pour une rupture d'approvisionnement en nourriture ou en électricité de plus de 48 heures. La plupart ne possèdent aucun stock de vivres, d'eau et d'articles de premiers secours, sans parler de la capacité physique à se défendre contre des agresseurs. Ces gens construisent leur vie sur l'idée saugrenue que le gouvernement va les sauver si quelque chose arrivait.

 Mais ceux qui ont vécu les affres d'une guerre civile ou d'une catastrophe naturelle pourraient d'ores et déjà vous dire que le gouvernement ne les sauvera pas. Lorsque les lumières vont s'éteindre, ils se retrouveront tout seuls.




Lorsqu'on est jeune et sous l'influence des films et des livres qui parlent de combat, de guerre et de sacrifice, on s'imagine volontiers que le trépas et le fait de mourir sont des choses inévitables, nobles et propres, et qu'ils adviennent pour quelque raison. Mais la vérité est assez différente, dans le sens qu'il n'existe pratiquement rien de propre dans tout cela.

Les gens aiment à penser que la mort au combat ressemble à ce qu'ils voient au cinéma, parce qu'elle a un sens, et que ce sens leur procure un certain confort moral. Mais le fait est que vous pourrez compter sur les doigts d'une main les fois où la réalité rejoindra la fiction.

Le gars qui se trouve à coté de vous, et qui a pris une rafale dans l'estomac, va sans doute crier - très fort - et commencer à puer. Puis vous allez vous trouver à vous demander : "Est-il vraiment mort ? Je ne peux pas m'y faire...". Et au même moment, une autre pensée va prendre le dessus : "Merci mon Dieu, c'est lui, et pas moi... C'est lui qui est étendu, là, en train de gémir et de mourir". Et plus tard, vous ressentirez sans doute de la culpabilité pour avoir pensé une telle chose.

Les gens sur le point de mourir vont appeler leur mère, leur fils, leur femme... Ils s'accrocheront à votre main tandis que la mort essaye de les emporter, comme si vous pouviez les sauver. Parfois ils vous fixeront dans les yeux, en donnant l'impression de passer au travers, comme s'ils voyaient déjà quelque chose qui n'est pas de ce monde ;

Parfois aussi vous pourrez lire du reproche dans leurs yeux, parce qu'à cet instant ils auront compris que la mort est proche, et qu'ils voudront prendre votre place. "Pourquoi lui reste, tandis qu'il faut que je m'en aille ? Pourquoi est-ce aussi injuste et cruel ? Ce n'est pas possible...".

En cas de chaos, soyez prêt à ce que des gens meurent autour de vous, et cela sera sans doute très différent de l'idée que vous pouvez en avoir maintenant. Et attendez-vous aussi à ce que la vue de ces morts vous change, à tous les niveaux, et vous affecte profondément. Certains en ressortiront transformés pour le meilleur, d'autres, pour le pire.

Mais dans tous les cas, ça vous transformera.

Je n'ai qu'une confiance limitée dans la nature humaine, mais lorsqu'il m'arrive de la perdre totalement, alors je me rappelle que même dans les moments les plus difficiles, on peut encore trouver des gens de bonne volonté, y compris dans les endroits les plus étranges. Cela ne veut pas dire qu'il faut croire tout le monde, mais dans une foule de moutons naïfs, il se trouve toujours quelques exceptions.

Observez comment les gens de votre entourage ou de votre future équipe se comportent dans les situations de stress. Voyez qui croit à ce que décrivent les films d'Hollywood comme étant la réalité, et tenez-vous à l'écart de ces personnes.

La réalité de la mort et de son processus va les transformer, et le problème est qu'il est difficile de prévoir à l'avance dans quel sens. La réalité d'une chose est parfois très différente de l'idée qu'on s'en fait. Découvrir le coté sombre de la vie peut engendrer un choc, qui paralyse le corps et blesse l'âme à jamais.

Je sais que ces quelques phrases resteront lettre morte auprès des Rambo dont le chevet croule sous les revues paramilitaires, et qui continuent d'empiler de nouveaux jouets au lieu d'apprendre à connaître le côté obscur. Le fait de s'habituer à l'idée de la mort - et de savoir combien elle est laide, puante, sale et ignoble - est essentiel au survivaliste pour prendre les bonnes décisions et mener les bonnes actions le jour où les événements l'y obligeront.




Internet et la télé regorgent d'articles et de vidéos récentes montrant les exactions des islamistes en Irak. Les gens qui les consultent et qui vivent dans un monde "normal", préservé jusqu'à présent d'une telle folie, sont bien entendu choqués. La réaction primale face à une telle bestialité serait de voir ses auteurs exterminés, d'une façon similaire à celle qu'ils réservent à leurs victimes.

Bien qu'il ne me déplairait absolument pas de voir cette vermine éradiquée, ni même de participer à la fête, il y a tout de même certains aspects qui méritent d'être considérés.

Le premier est que la plupart des gens ne visionnent pas les vidéos d'une telle violence, car son niveau est simplement trop élevé pour eux. Ils vont changer de canal, ou retourner sur la page qui détaille les dernières aventures de leurs stars favorites. La vérité est qu'ils ne veulent pas voir de choses affligeantes, ni même y penser. Ils préfèrent les oublier, et finissent par conclure avec le fameux : "ça ne peut pas m'arriver".

Qu'en est-il de vous-même ?
  • Pensez-vous réellement qu'en cas de chaos, les choses seraient très différentes dans votre partie du monde ?
  • Pensez-vous que lorsque l'effondrement va se produire, vous et vos gens serez capables d'assurer la distribution de la nourriture, la protection et la sécurité des habitants de votre communauté, et que tous les criminels et autres malades vont disparaître comme par magie, laissant la place libre pour une société meilleure ?
  • Êtes-vous sous la coupe des films qui laissent entendre que les bons gagnent presque toujours à la fin, et qu'il existe une justice et un sens à toute chose ?

J'espère que non, car je doute fort que de telles éventualités puissent se produire, quel que soit l'endroit où l'on vit.

Oubliez les gentils et les méchants. Ceux qui seront prêts seront les vainqueurs, qu'ils soient bons ou mauvais, voire les deux à la fois.

Le problème est que trop de gens attendent que le ciel nous tombe sur la tête pour pouvoir enfin sortir et jouer leur propre partition. Posez-vous une seul question : Qui possède la plus grande expérience d'une vie sans règle de droit, les criminels ou les gens ordinaires ? Sûrement pas les seconds, mais plutôt les malfrats, les tarés, les psychopathes de tout bord et ceux qui pensent avoir une solution pour construire un monde nouveau dans lequel la morale n'aura pas cours...




Il y a des gens dehors qui attendent l'effondrement pour sortir et faire la loi, prendre votre nourriture, recruter vos enfants qui sont en âge de l'être, vous prendre vous pour esclave, et votre femme pour s'amuser avec.

Peut-être que certaines choses seront différentes suivant le lieu où vous vivez par rapport aux articles en question, mais beaucoup vont être semblables. Beaucoup de gens aussi. C'est toujours les mêmes thèmes : pas assez de ressources, et la lutte pour le pouvoir.

Il est souvent difficile pour des gens normaux d'imaginer le niveau de cruauté que d'autres peuvent atteindre. Mais si vous avez connu la prison, la guerre, ou "dealé" avec des criminels, alors vous le savez déjà.

Un jour vous avez un travail, une famille, une voiture, le resto, le ciné, les copines, les CD de Brassens ou de Joe Cocker, et le lendemain, BOUM ! Vous réalisez soudain que vous vivez au milieu de monstres qui prennent plaisir à séquestrer des femmes et des adolescentes dans des prisons du viol, ou qui tuent pour le fun sans même qu'il soit question de survie.

Bien sûr, j'ai lu et entendu la même chose de nombreuses fois : "Les gens chez nous sont différents... Laissons les méchants s'entre-tuer... Ils ne sont pas comme nous". Et je suis sûr que si le chaos arrivait demain en France, il y en aurait pour écrire qu'il faut les laisser, qu'il s'agit d'animaux de toute façon, pas comme nous, qu'ils sont différents, blabla...

C'est la réponse facile. On se sent mieux en pensant cela.

Alors autant que vous l'oubliez tout de suite. Oubliez l'image typique du "Nous sommes de bonnes et décentes personnes... Il est impossible que de telles choses arrivent chez nous... Pas ce genre d'atrocités".

Soyez prêts.

A chaque fois que j'entends quelqu'un de mon entourage dire, à propos de ce genre de situation : "Oh tout va bien se passer, rien de cela ne va nous arriver, les choses vont s'améliorer", il me prend l'envie urgente de sortir pour acheter davantage de munitions. Ou un autre encore : "Ne t'en fais pas, ici nous vivons dans un état de droit, ils vont régler ce genre de problème". Bien sûr.

Au diable le système. Il faut que vous construisiez votre propre système.

C'est un peu comme si les gens vivaient dans leur jolie petite maison, avec des monstres dans le jardin regardant par les fenêtres, et qu'ils détournent la tête pour ne pas les voir. Faire face à la réalité n'est pas confortable, et la plupart de nos jours croient que les monstres ne vont jamais rentrer. La mauvaise nouvelle est que le fait de fermer les yeux ne rend pas invincible ; Seulement aveugle et encore plus vulnérable.

Ne sous-estimez pas les leçons que vous pourriez tirer des crises qui éclatent un peu partout dans le monde. Grâce aux moyens de communication modernes, nous avons la chance aujourd'hui de comprendre ce qui se passe, et ce faisant, de nous y préparer...




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Posté mardi 7 avril 2015 à 13:53 |  par bbela

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