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vendredi 22 août 2014

"La résistance n'épargnera aucun collaborateur, tous seront jugés par des tribunaux révolutionnaires", a prévenu un responsable de la "résistance".

 

 

Le Hamas s'est livré vendredi à une série expéditive d'exécutions publiques de Palestiniens accusés de collaborer avec l'ennemi, au lendemain de deux opérations ciblées d'élimination de ses chefs militaires dans la bande de Gaza. Dix-huit "collaborateurs" ont été exécutés, a indiqué la télévision du Hamas. Pour que le message soit clair, au moins six de ces exécutions ont eu lieu en place publique, à la sortie de la prière. Des hommes en uniforme des Brigades Ezzedine al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, ont débarqué de leurs voitures six "collaborateurs" devant la mosquée al-Omari, la plus grande de Gaza, ont rapporté des témoins à l'AFP. Sous les yeux de centaines de fidèles, ils ont vidé les chargeurs de leurs armes automatiques sur eux, selon ces témoins.

 

Onze autres "collaborateurs" ont été supprimés plus tôt près du siège de la police, et un autre encore sur une place proche, ont rapporté des témoins auprès de l'AFP. Cette purge intervient après une tentative israélienne d'élimination de Mohammed Deif, le chef d'al-Qassam, mardi soir, et celle, réussie, de trois commandants de la même organisation jeudi. La succession de ces opérations laisse supposer qu'Israël, qui passe pour avoir ses informateurs dans la bande de Gaza, était bien informé. Mettant brutalement fin à un cessez-le-feu de neuf jours, le Hamas et Israël ont repris les hostilités mardi soir.

 

 

Mohammed Deif en vie ?

 

Le tout premier raid de l'aviation israélienne a visé un immeuble de Gaza, emportant la femme et deux enfants en bas âge de l'insaisissable chef des Brigades al-Qassam, Mohammed Deif. Les Brigades assurent que Mohammed Deif a échappé à sa sixième tentative d'assassinat, une affirmation pour l'instant non vérifiée. En revanche, trois de ses lieutenants ont été sortis jeudi des décombres d'un autre immeuble, écrasé sous les bombes, à Rafah, dans le sud de l'enclave. La frappe contre les proches de Mohammed Deif et la perte de trois chefs, impliqués dans des opérations militaires qui ont infligé à Israël ses plus lourdes pertes depuis 2006, semblent avoir mis en rage le Hamas.

 

La mort des proches de Mohammed Deif, conjuguée à l'échec de négociations menées au Caire, a provoqué un tir de barrage de roquettes sur Israël. Les Brigades al-Qassam ont menacé de leurs roquettes l'aéroport de Tel-Aviv et forcé Israël à reporter l'ouverture de son championnat de football, prévu samedi. Le site Majd, proche du Hamas, prévenait vendredi que la "résistance", terme désignant les groupes armés à Gaza luttant contre Israël, "n'épargnera aucun collaborateur, tous seront jugés par des tribunaux révolutionnaires et écoperont des peines prévues pour leur crime", en référence aux tribunaux secrets mis en place par ces mouvements. Les Palestiniens exécutés vendredi ont eu droit à une "procédure judiciaire", selon Majd, qui cite sans le nommer un haut responsable de la sécurité à Gaza.

Des "collaborateurs" exécutés

 

Selon Human Rights Watch, le Hamas a exécuté plus d'une trentaine de "collaborateurs" pendant et après l'offensive israélienne de 2008-2009. Dans le même temps, deux raids israéliens ont fait quatre morts, selon les secours palestiniens, portant à 75 le nombre de Palestiniens tués depuis la reprise des hostilités mardi. Après plus d'un mois et demi de conflit, l'incertitude est totale sur le terrain, sur la capacité de réaction du Hamas, sur la possibilité d'une guerre d'usure dont Israël ne veut pas ou sur une reprise des hostilités dans toute l'intensité qui faisait des dizaines de morts par jour en juillet.

 

Au moins 2 091 Palestiniens ont été tués depuis le début de cette guerre, le 8 juillet, dont plus d'un quart d'enfants et d'adolescents. Du côté israélien, 64 soldats ont été tués ainsi que 3 civils dans les tirs de roquettes. L'ONU et les agences humanitaires ont tiré la sonnette d'alarme devant le bilan humain de cette nouvelle guerre, la troisième en six ans à Gaza. Il faudra des années pour reconstruire cette langue de terre exiguë, en supposant que le blocus sur les matériaux de construction sera levé. Plus de 200 écoles ont été endommagées, environ 435 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans les bâtiments de l'ONU, n'ayant nulle part où aller.

 

Alors que les négociations indirectes sont "mortes et enterrées", selon les Palestiniens, au Conseil de sécurité de l'ONU, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne préparent une nouvelle résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat et durable. Pour Israël, le seul moyen de garantir sa sécurité est de démilitariser Gaza. Pour les Palestiniens, rien ne se fera sans une levée préalable du blocus qui étouffe depuis 2007 les 1,8 million de Gazaouis. Ce document répond aux inquiétudes des deux camps, assurent les diplomates, prévoit la réouverture des frontières ainsi que la levée des restrictions économiques et humanitaires dans Gaza afin d'engager un effort de reconstruction de grande ampleur.

 

lepoint




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Gaza : 18 hommes exécutés pour avoir "collaboré" avec Israël

"La résistance n'épargnera aucun collaborateur, tous seront jugés par des tribunaux révolutionnaires", a prévenu un responsable de la "résistance".

 

 

Le Hamas s'est livré vendredi à une série expéditive d'exécutions publiques de Palestiniens accusés de collaborer avec l'ennemi, au lendemain de deux opérations ciblées d'élimination de ses chefs militaires dans la bande de Gaza. Dix-huit "collaborateurs" ont été exécutés, a indiqué la télévision du Hamas. Pour que le message soit clair, au moins six de ces exécutions ont eu lieu en place publique, à la sortie de la prière. Des hommes en uniforme des Brigades Ezzedine al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, ont débarqué de leurs voitures six "collaborateurs" devant la mosquée al-Omari, la plus grande de Gaza, ont rapporté des témoins à l'AFP. Sous les yeux de centaines de fidèles, ils ont vidé les chargeurs de leurs armes automatiques sur eux, selon ces témoins.

 

Onze autres "collaborateurs" ont été supprimés plus tôt près du siège de la police, et un autre encore sur une place proche, ont rapporté des témoins auprès de l'AFP. Cette purge intervient après une tentative israélienne d'élimination de Mohammed Deif, le chef d'al-Qassam, mardi soir, et celle, réussie, de trois commandants de la même organisation jeudi. La succession de ces opérations laisse supposer qu'Israël, qui passe pour avoir ses informateurs dans la bande de Gaza, était bien informé. Mettant brutalement fin à un cessez-le-feu de neuf jours, le Hamas et Israël ont repris les hostilités mardi soir.

 

 

Mohammed Deif en vie ?

 

Le tout premier raid de l'aviation israélienne a visé un immeuble de Gaza, emportant la femme et deux enfants en bas âge de l'insaisissable chef des Brigades al-Qassam, Mohammed Deif. Les Brigades assurent que Mohammed Deif a échappé à sa sixième tentative d'assassinat, une affirmation pour l'instant non vérifiée. En revanche, trois de ses lieutenants ont été sortis jeudi des décombres d'un autre immeuble, écrasé sous les bombes, à Rafah, dans le sud de l'enclave. La frappe contre les proches de Mohammed Deif et la perte de trois chefs, impliqués dans des opérations militaires qui ont infligé à Israël ses plus lourdes pertes depuis 2006, semblent avoir mis en rage le Hamas.

 

La mort des proches de Mohammed Deif, conjuguée à l'échec de négociations menées au Caire, a provoqué un tir de barrage de roquettes sur Israël. Les Brigades al-Qassam ont menacé de leurs roquettes l'aéroport de Tel-Aviv et forcé Israël à reporter l'ouverture de son championnat de football, prévu samedi. Le site Majd, proche du Hamas, prévenait vendredi que la "résistance", terme désignant les groupes armés à Gaza luttant contre Israël, "n'épargnera aucun collaborateur, tous seront jugés par des tribunaux révolutionnaires et écoperont des peines prévues pour leur crime", en référence aux tribunaux secrets mis en place par ces mouvements. Les Palestiniens exécutés vendredi ont eu droit à une "procédure judiciaire", selon Majd, qui cite sans le nommer un haut responsable de la sécurité à Gaza.

Des "collaborateurs" exécutés

 

Selon Human Rights Watch, le Hamas a exécuté plus d'une trentaine de "collaborateurs" pendant et après l'offensive israélienne de 2008-2009. Dans le même temps, deux raids israéliens ont fait quatre morts, selon les secours palestiniens, portant à 75 le nombre de Palestiniens tués depuis la reprise des hostilités mardi. Après plus d'un mois et demi de conflit, l'incertitude est totale sur le terrain, sur la capacité de réaction du Hamas, sur la possibilité d'une guerre d'usure dont Israël ne veut pas ou sur une reprise des hostilités dans toute l'intensité qui faisait des dizaines de morts par jour en juillet.

 

Au moins 2 091 Palestiniens ont été tués depuis le début de cette guerre, le 8 juillet, dont plus d'un quart d'enfants et d'adolescents. Du côté israélien, 64 soldats ont été tués ainsi que 3 civils dans les tirs de roquettes. L'ONU et les agences humanitaires ont tiré la sonnette d'alarme devant le bilan humain de cette nouvelle guerre, la troisième en six ans à Gaza. Il faudra des années pour reconstruire cette langue de terre exiguë, en supposant que le blocus sur les matériaux de construction sera levé. Plus de 200 écoles ont été endommagées, environ 435 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans les bâtiments de l'ONU, n'ayant nulle part où aller.

 

Alors que les négociations indirectes sont "mortes et enterrées", selon les Palestiniens, au Conseil de sécurité de l'ONU, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne préparent une nouvelle résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat et durable. Pour Israël, le seul moyen de garantir sa sécurité est de démilitariser Gaza. Pour les Palestiniens, rien ne se fera sans une levée préalable du blocus qui étouffe depuis 2007 les 1,8 million de Gazaouis. Ce document répond aux inquiétudes des deux camps, assurent les diplomates, prévoit la réouverture des frontières ainsi que la levée des restrictions économiques et humanitaires dans Gaza afin d'engager un effort de reconstruction de grande ampleur.

 

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Posté vendredi 22 août 2014 à 15:52 |  par bbela

mercredi 20 août 2014

NDLR : A-t-on été bien informés sur la guerre bordure protectrice ? quelques éléments de réponse dans cette lettre ouverte au chroniqueur du figaro.

 

Crédit photo : TSAHAL.FR

 

Monsieur,

 

Je vous avoue ma stupéfaction à la lecture de vos récents articles parus dans le Figaro sur la guerre entre Israël et le Hamas.

Par exemple dans votre article intitulé Conflit israélo-palestinien : la France doit cesser de s'aligner bêtement sur les États-Unis (27 juillet 2014), vous affirmez que la France s'est inclinée devant les États-Unis en acceptant que le Hamas soit classé par l'Union Européenne comme groupe terroriste, « sous la pression d'un grotesque petit clan néoconservateur du Quai d'Orsay ». Votre argument est simple : le Hamas a été élu démocratiquement.

 

On pourrait vous rétorquer : le parti nazi n'avait-il été, lui aussi, élu « démocratiquement » ? Mais la SdN n'aurait-elle pas été plus éclairée, après  lecture de Mein Kampf, de condamner le parti nazi ? Or, je m'étonne de ne jamais voir dans la presse rappeler le contenu du texte fondateur du Hamas : sa Charte, laquelle prône la même extermination des Juifs d'Israël  et démontre qu'il ne s'agit pas d'une guerre nationaliste, mais d'un impératif religieux , que tout territoire conquis par l'islam est terre du Waqf , terre d'Islam, et que sur ces territoires, aucune autre religion n'a droit de cité. À Gaza , les chrétiens en ont subi les conséquences, et c'est ce qui se passe actuellement sur les terres conquises au nom du Califat en Irak.

 

Oui, je m'étonne toujours de constater qu'au fil des articles publiés sur la brûlante question de Gaza, la Charte du Hamas ne soit jamais évoquée. Il est vrai que Mein Kampf n'a pratiquement pas été lu avant la catastrophe de sa mise en pratique par le Troisième Reich. C'est peut-être le sort des textes qui portent l'orage, on préfère les refouler et ce refoulement va de pair avec le déni de la peur qu'ils inspirent.

 

Dans l'article précité, vous écrivez  « Aujourd'hui, à cause des images (c'est moi qui souligne) qui parviennent des territoires palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, il ne viendrait pas à l'idée d'une mère française de donner Israël comme exemple à ses enfants ». Cette phrase illustre pourtant exactement ce que par ailleurs vous dénoncez à juste titre comme Les ravages de la diplomatie émotionnelle (Le Figaro du 29 juillet), écrivant : « C'est une diplomatie du temps court car, par définition, elle ne dure que le temps d'une émotion médiatique. »  Cependant, poursuivant notre lecture, nous butons sur cette monstruosité qui qualifie de « triste fait divers »  l'assassinat des trois jeunes  Israéliens. Non. Une atrocité perpétrée dans un but politique (le crime a  été commandé par le Hamas comme l'a avoué son instigateur), n'est pas qualifiable de « fait divers ». Et, au lieu d'écrire que « sa médiatisation à profusion a fait dérailler la hiérarchie politique israélienne… » (médiatisation où ? En Cisjordanie et à Gaza  ce crime a déclenché des youyous de joie, ici modeste écho, alors que l'assassinat d'horrible vengeance du jeune Palestinien a suscité infiniment plus d'émotion et d'indignation, et un déchaînement de violence en Cisjordanie), il eut été plus judicieux, en tant qu'analyste politique, de s'interroger sur les buts du Hamas : il venait juste de signer un  accord avec l'Autorité palestinienne ; il le rompt par cet assassinat dont il connaît évidemment les conséquences. Et il enchaîne presque aussitôt sur un déluge de roquettes, puis de missiles sur Israël. Pourquoi a-t-il décidé de déclencher les hostilités à grande échelle ?

 

En ce qui concerne  votre  article publié le samedi 9 août, Le blocus, enjeu principal des négociations du Caire, qu'il est impossible de  commenter ici dans sa totalité, je relève juste quelques points :

 

- En quoi le blocus incommode-t-il le Hamas dont vous dites qu'il est pour lui l'enjeu principal ?

 

- Pourquoi le blocus a-t-il été instauré par Israël et par l'Egypte (qu'on oublie tout le temps de nommer)  Pourquoi l'Egypte a-t-elle instauré le blocus sur Gaza en fermant le terminal de Rafah ? Pour les mêmes raisons, communes à Israël et à l'Egypte : parce que le Hamas utilisait les énormes sommes d'argent qui étaient versées à Gaza — outre les somptueuses villas qu'il a fait construire pour ses dirigeants — pour importer des armes et pour s'infiltrer dans le Sinaï. C'est là l'enjeu principal pour le Hamas et non le mieux-être de la population.

 

- Vous parlez des  « roquettes artisanales du Hamas ». C'est un peu rétro, non, on croit rêver ! Artisanales, les Fajr-5, 90 kg d'explosif, 75 km de portée ; les missiles  M-302, 160 km de portée ; les M-75, 100km, etc.. ?  Il n'y a donc pas que les Quassam made in Gaza, dont la production  s'est fortement développée, notamment  au dire des habitants de  Sderot qui ont  15 secondes pour s'en abriter. Tout cela sans compter les mortiers et RPG, qui complètent le redoutable armement offensif fourni par l'Iran. Pourquoi cette minimisation, sinon pour toujours présenter le Hamas comme faible et la population de Gaza qui lui est soumise, quand elle ne l'appuie pas, comme perpétuelle victime d'Israël ?

 

Je cite : « Les Gazaouis ont déjà été très éprouvés, avec leurs 1 900 morts… » Là encore on annonce les chiffres sans distinguer les combattants des civils, ce qui permet de laisser croire qu'il n'y aurait que des victimes civiles, notamment les enfants,  que l'on sait très utilisés comme « boucliers humains », sans compter les jeunes directement employés comme aides. Cette confusion va dans le sens du Hamas qui œuvre délibérément à faire diffuser les images les plus horribles possible en direction de l'Occident dont il connaît la sensibilité. Les journalistes sur place connaissent le prix de la censure du Hamas sur leurs reportages.

 

- À propos de victimes civiles, je me permets de reproduire ici Le manuel du combat urbain des Brigades Al Quassam, qui donne des précisions utiles sur  les précautions « disproportionnées » que Tsahal prend pour éviter de toucher les civils : « Les soldats et les commandants (de l'armée israélienne) sont limités dans l'utilisation de leurs armes dans des situations qui peuvent conduire aux pertes inutiles de civils et à la destruction non nécessaire d'infrastructures civiles. Il est difficile pour eux de faire usage de leurs armes à feu, en particulier lorsqu'ils effectuent des tirs de couverture (d'artillerie par exemple) .»

 

Et pour en revenir à l'enjeu du blocus, ne pourrait-on au moins rappeler  qu'Israël n'a cessé, depuis son évacuation de Gaza (qu'on ne rappelle pas non plus) en 2005, de livrer quotidiennement des vivres, des médicaments, et des matériaux  qui ont servi à construire la formidable termitière bourrée d'armes et notamment les tunnels destinés à pénétrer  sur le territoire israélien pour y procéder à des enlèvements et des attentats. Blocus par ailleurs très particulier exercé par un pays contre un ennemi qui a juré sa perte, puisque même sous les bombardements, pendant l'opération « Bordure protectrice » pas loin de 800 camions ont effectué des livraisons de nourriture et de médicaments.

 

Pour conclure votre article sur une note diplomatique, vous évoquez la proposition  de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, d'assurer le contrôle naval qui  fournirait « un espoir qu'une solution soit trouvée avant que ne reprenne ce « carnage »  dont Laurent Fabius a parlé. » Ce triste mot du chef de notre diplomatie, linguistiquement bien impropre à une situation de conflit armé, sonne ici comme la dernière note d'une symphonie perverse.

 

LECAUSEUR.FR




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Gaza, Hamas : les ravages du journalisme émotionnel : Lettre ouverte à Renaud Girard, chroniqueur au Figaro

NDLR : A-t-on été bien informés sur la guerre bordure protectrice ? quelques éléments de réponse dans cette lettre ouverte au chroniqueur du figaro.

 

Crédit photo : TSAHAL.FR

 

Monsieur,

 

Je vous avoue ma stupéfaction à la lecture de vos récents articles parus dans le Figaro sur la guerre entre Israël et le Hamas.

Par exemple dans votre article intitulé Conflit israélo-palestinien : la France doit cesser de s'aligner bêtement sur les États-Unis (27 juillet 2014), vous affirmez que la France s'est inclinée devant les États-Unis en acceptant que le Hamas soit classé par l'Union Européenne comme groupe terroriste, « sous la pression d'un grotesque petit clan néoconservateur du Quai d'Orsay ». Votre argument est simple : le Hamas a été élu démocratiquement.

 

On pourrait vous rétorquer : le parti nazi n'avait-il été, lui aussi, élu « démocratiquement » ? Mais la SdN n'aurait-elle pas été plus éclairée, après  lecture de Mein Kampf, de condamner le parti nazi ? Or, je m'étonne de ne jamais voir dans la presse rappeler le contenu du texte fondateur du Hamas : sa Charte, laquelle prône la même extermination des Juifs d'Israël  et démontre qu'il ne s'agit pas d'une guerre nationaliste, mais d'un impératif religieux , que tout territoire conquis par l'islam est terre du Waqf , terre d'Islam, et que sur ces territoires, aucune autre religion n'a droit de cité. À Gaza , les chrétiens en ont subi les conséquences, et c'est ce qui se passe actuellement sur les terres conquises au nom du Califat en Irak.

 

Oui, je m'étonne toujours de constater qu'au fil des articles publiés sur la brûlante question de Gaza, la Charte du Hamas ne soit jamais évoquée. Il est vrai que Mein Kampf n'a pratiquement pas été lu avant la catastrophe de sa mise en pratique par le Troisième Reich. C'est peut-être le sort des textes qui portent l'orage, on préfère les refouler et ce refoulement va de pair avec le déni de la peur qu'ils inspirent.

 

Dans l'article précité, vous écrivez  « Aujourd'hui, à cause des images (c'est moi qui souligne) qui parviennent des territoires palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, il ne viendrait pas à l'idée d'une mère française de donner Israël comme exemple à ses enfants ». Cette phrase illustre pourtant exactement ce que par ailleurs vous dénoncez à juste titre comme Les ravages de la diplomatie émotionnelle (Le Figaro du 29 juillet), écrivant : « C'est une diplomatie du temps court car, par définition, elle ne dure que le temps d'une émotion médiatique. »  Cependant, poursuivant notre lecture, nous butons sur cette monstruosité qui qualifie de « triste fait divers »  l'assassinat des trois jeunes  Israéliens. Non. Une atrocité perpétrée dans un but politique (le crime a  été commandé par le Hamas comme l'a avoué son instigateur), n'est pas qualifiable de « fait divers ». Et, au lieu d'écrire que « sa médiatisation à profusion a fait dérailler la hiérarchie politique israélienne… » (médiatisation où ? En Cisjordanie et à Gaza  ce crime a déclenché des youyous de joie, ici modeste écho, alors que l'assassinat d'horrible vengeance du jeune Palestinien a suscité infiniment plus d'émotion et d'indignation, et un déchaînement de violence en Cisjordanie), il eut été plus judicieux, en tant qu'analyste politique, de s'interroger sur les buts du Hamas : il venait juste de signer un  accord avec l'Autorité palestinienne ; il le rompt par cet assassinat dont il connaît évidemment les conséquences. Et il enchaîne presque aussitôt sur un déluge de roquettes, puis de missiles sur Israël. Pourquoi a-t-il décidé de déclencher les hostilités à grande échelle ?

 

En ce qui concerne  votre  article publié le samedi 9 août, Le blocus, enjeu principal des négociations du Caire, qu'il est impossible de  commenter ici dans sa totalité, je relève juste quelques points :

 

- En quoi le blocus incommode-t-il le Hamas dont vous dites qu'il est pour lui l'enjeu principal ?

 

- Pourquoi le blocus a-t-il été instauré par Israël et par l'Egypte (qu'on oublie tout le temps de nommer)  Pourquoi l'Egypte a-t-elle instauré le blocus sur Gaza en fermant le terminal de Rafah ? Pour les mêmes raisons, communes à Israël et à l'Egypte : parce que le Hamas utilisait les énormes sommes d'argent qui étaient versées à Gaza — outre les somptueuses villas qu'il a fait construire pour ses dirigeants — pour importer des armes et pour s'infiltrer dans le Sinaï. C'est là l'enjeu principal pour le Hamas et non le mieux-être de la population.

 

- Vous parlez des  « roquettes artisanales du Hamas ». C'est un peu rétro, non, on croit rêver ! Artisanales, les Fajr-5, 90 kg d'explosif, 75 km de portée ; les missiles  M-302, 160 km de portée ; les M-75, 100km, etc.. ?  Il n'y a donc pas que les Quassam made in Gaza, dont la production  s'est fortement développée, notamment  au dire des habitants de  Sderot qui ont  15 secondes pour s'en abriter. Tout cela sans compter les mortiers et RPG, qui complètent le redoutable armement offensif fourni par l'Iran. Pourquoi cette minimisation, sinon pour toujours présenter le Hamas comme faible et la population de Gaza qui lui est soumise, quand elle ne l'appuie pas, comme perpétuelle victime d'Israël ?

 

Je cite : « Les Gazaouis ont déjà été très éprouvés, avec leurs 1 900 morts… » Là encore on annonce les chiffres sans distinguer les combattants des civils, ce qui permet de laisser croire qu'il n'y aurait que des victimes civiles, notamment les enfants,  que l'on sait très utilisés comme « boucliers humains », sans compter les jeunes directement employés comme aides. Cette confusion va dans le sens du Hamas qui œuvre délibérément à faire diffuser les images les plus horribles possible en direction de l'Occident dont il connaît la sensibilité. Les journalistes sur place connaissent le prix de la censure du Hamas sur leurs reportages.

 

- À propos de victimes civiles, je me permets de reproduire ici Le manuel du combat urbain des Brigades Al Quassam, qui donne des précisions utiles sur  les précautions « disproportionnées » que Tsahal prend pour éviter de toucher les civils : « Les soldats et les commandants (de l'armée israélienne) sont limités dans l'utilisation de leurs armes dans des situations qui peuvent conduire aux pertes inutiles de civils et à la destruction non nécessaire d'infrastructures civiles. Il est difficile pour eux de faire usage de leurs armes à feu, en particulier lorsqu'ils effectuent des tirs de couverture (d'artillerie par exemple) .»

 

Et pour en revenir à l'enjeu du blocus, ne pourrait-on au moins rappeler  qu'Israël n'a cessé, depuis son évacuation de Gaza (qu'on ne rappelle pas non plus) en 2005, de livrer quotidiennement des vivres, des médicaments, et des matériaux  qui ont servi à construire la formidable termitière bourrée d'armes et notamment les tunnels destinés à pénétrer  sur le territoire israélien pour y procéder à des enlèvements et des attentats. Blocus par ailleurs très particulier exercé par un pays contre un ennemi qui a juré sa perte, puisque même sous les bombardements, pendant l'opération « Bordure protectrice » pas loin de 800 camions ont effectué des livraisons de nourriture et de médicaments.

 

Pour conclure votre article sur une note diplomatique, vous évoquez la proposition  de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, d'assurer le contrôle naval qui  fournirait « un espoir qu'une solution soit trouvée avant que ne reprenne ce « carnage »  dont Laurent Fabius a parlé. » Ce triste mot du chef de notre diplomatie, linguistiquement bien impropre à une situation de conflit armé, sonne ici comme la dernière note d'une symphonie perverse.

 

LECAUSEUR.FR




Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.


Posté mercredi 20 août 2014 à 18:45 |  par bbela

mardi 19 août 2014

L’Opération Bordure Protectrice a été lancée le 08 juillet dernier avec comme objectifs de riposter aux attaques incessantes du Hamas et ramener le calme dans tout Israël. Aujourd’hui, nous vous proposons 17 photos afin de revenir en images sur les événements marquants de cette opération de défense d’Israël.

 Des Israéliens sous les tirs de roquettes du Hamas. Crédit photo : Reuters


 Une roquette frappe une station essence dans le sud d’Israël. Crédit photo : Avi Roccah

 Une maison israélienne détruite par une roquette du Hamas.

 En ripostes aux tirs de roquettes, l’Armée de l’Air de Tsahal frappe des cibles terroristes à Gaza. Crédit photo : Flash90

Des Gazaouis montent sur le toit d’une maison afin de servir de boucliers humains contre une frappe annoncée par l’armée israélienne.


 Les forces de la Marine israélienne menant des frappes contre des cibles terroristes sur la côte de Gaza.

 Les forces terrestres se préparent pour entrer dans Gaza. Crédit Photo : AFP/GettyImages

 Les soldats de Tsahal entrent dans la bande de Gaza.

 Des engins explosifs trouvés dans la chambre d’un bébé à Gaza.

 Les forces terrestres faisant face à des combats dans les zones urbaines.

 Grenades et mortiers trouvés par les forces de Tsahal à Gaza.

 Tsahal a ouvert un hôpital de campagne pour soigner les civils palestiniens blessés dans les combats.

 Tsahal a transféré de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

La brigade des blindés appuie les forces terrestres à Gaza. 


Des soldats sur le terrain, se préparant à détruire un tunnel du Hamas à Gaza.

L’Opération Bordure Protectrice en 17 photos

L’Opération Bordure Protectrice a été lancée le 08 juillet dernier avec comme objectifs de riposter aux attaques incessantes du Hamas et ramener le calme dans tout Israël. Aujourd’hui, nous vous proposons 17 photos afin de revenir en images sur les événements marquants de cette opération de défense d’Israël.

 Des Israéliens sous les tirs de roquettes du Hamas. Crédit photo : Reuters


 Une roquette frappe une station essence dans le sud d’Israël. Crédit photo : Avi Roccah

 Une maison israélienne détruite par une roquette du Hamas.

 En ripostes aux tirs de roquettes, l’Armée de l’Air de Tsahal frappe des cibles terroristes à Gaza. Crédit photo : Flash90

Des Gazaouis montent sur le toit d’une maison afin de servir de boucliers humains contre une frappe annoncée par l’armée israélienne.


 Les forces de la Marine israélienne menant des frappes contre des cibles terroristes sur la côte de Gaza.

 Les forces terrestres se préparent pour entrer dans Gaza. Crédit Photo : AFP/GettyImages

 Les soldats de Tsahal entrent dans la bande de Gaza.

 Des engins explosifs trouvés dans la chambre d’un bébé à Gaza.

 Les forces terrestres faisant face à des combats dans les zones urbaines.

 Grenades et mortiers trouvés par les forces de Tsahal à Gaza.

 Tsahal a ouvert un hôpital de campagne pour soigner les civils palestiniens blessés dans les combats.

 Tsahal a transféré de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

La brigade des blindés appuie les forces terrestres à Gaza. 


Des soldats sur le terrain, se préparant à détruire un tunnel du Hamas à Gaza.

Posté mardi 19 août 2014 à 18:20 |  par bbela

samedi 16 août 2014

 

 

De concert avec les  sionistes, Charles Schumer, sénateur américain a demandé  la mise à l'écart de William Chabas, le président de la Commission d'Enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre commis par le régime sioniste dans la bande de Gaza.

 

Charles Schumer a demandé vendredi soir au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies  la destitution de William Chabas de cette mission car tenant compte de ses précédentes déclarations contre Israël il n'est pas, selon lui, considéré comme un magistrat intègre.

 

« Si Chabas n'est pas mis à l'écart les Etats-Unis devront  arrêter leurs soutiens au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies et renoncer à leur participation à ce Conseil. En effet, le sénateur Charles Schumer a affirmé dans une lettre  à Samantha Power, représentante des États-Unis auprès des Nations-unies, que Chabas doit être destitué faut de quoi les Etats-Unis  devraient s'abstenir d'octroyer  les 1/5 milliards dollars d'aide au Conseil des droits de l'homme de cette instance et d'y participer », a-t-il ajouté.

 

C'était à la suite des déclarations de ce sénateur américain que les autorités juives ont salué ses prises de positions. Ensuite Robert G. Sugarman et Malcolm Hoenlein, des autorités de «  la conférence des président d'organisations juives» aux Etats-Unis ont demandé à Ban Ki- Moon, secrétaire général des Nations-Unies d'examiner la désignation de Chabas en tant que le président de la Commission d'Enquête des Nations Unis.

 

Ils espéraient que la Chambre des représentants américains et le Sénat se joindront à cette affaire  et tout comme Schumer feront part de leur opposition au rôle de Chabas dans toute sorte d'examen en ce qui concerne les affrontements à Gaza.

 

William Chabas est expert en droit internationale  tandis que sa nomination à la présidence de la Commission d'enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre du régime sioniste dans la bande de Gaza s'est vue vivement confrontée aux réactions des sionistes.

 

« La désignation de William Chabas qui est réputé pour ses prises de positions anti-israéliennes  est le synonyme du fait que le rapport de cette commission est déjà élaboré dont le résultat est déterminé à l'avance », a déclaré à ce propos le ministre des affaires étrangères du régime sioniste.

 

Apparemment, Chabas avait par le passé demandé  le jugement de Benyamin Netanyahu  premier ministre israélien pour les crimes de guerre qu’il avait commis à Gaza.

 

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Les manipulations américaines dans l'enquête sur les crimes de guerre du régime sioniste à Gaza

 

 

De concert avec les  sionistes, Charles Schumer, sénateur américain a demandé  la mise à l'écart de William Chabas, le président de la Commission d'Enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre commis par le régime sioniste dans la bande de Gaza.

 

Charles Schumer a demandé vendredi soir au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies  la destitution de William Chabas de cette mission car tenant compte de ses précédentes déclarations contre Israël il n'est pas, selon lui, considéré comme un magistrat intègre.

 

« Si Chabas n'est pas mis à l'écart les Etats-Unis devront  arrêter leurs soutiens au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies et renoncer à leur participation à ce Conseil. En effet, le sénateur Charles Schumer a affirmé dans une lettre  à Samantha Power, représentante des États-Unis auprès des Nations-unies, que Chabas doit être destitué faut de quoi les Etats-Unis  devraient s'abstenir d'octroyer  les 1/5 milliards dollars d'aide au Conseil des droits de l'homme de cette instance et d'y participer », a-t-il ajouté.

 

C'était à la suite des déclarations de ce sénateur américain que les autorités juives ont salué ses prises de positions. Ensuite Robert G. Sugarman et Malcolm Hoenlein, des autorités de «  la conférence des président d'organisations juives» aux Etats-Unis ont demandé à Ban Ki- Moon, secrétaire général des Nations-Unies d'examiner la désignation de Chabas en tant que le président de la Commission d'Enquête des Nations Unis.

 

Ils espéraient que la Chambre des représentants américains et le Sénat se joindront à cette affaire  et tout comme Schumer feront part de leur opposition au rôle de Chabas dans toute sorte d'examen en ce qui concerne les affrontements à Gaza.

 

William Chabas est expert en droit internationale  tandis que sa nomination à la présidence de la Commission d'enquête des Nations-Unies sur les crimes de guerre du régime sioniste dans la bande de Gaza s'est vue vivement confrontée aux réactions des sionistes.

 

« La désignation de William Chabas qui est réputé pour ses prises de positions anti-israéliennes  est le synonyme du fait que le rapport de cette commission est déjà élaboré dont le résultat est déterminé à l'avance », a déclaré à ce propos le ministre des affaires étrangères du régime sioniste.

 

Apparemment, Chabas avait par le passé demandé  le jugement de Benyamin Netanyahu  premier ministre israélien pour les crimes de guerre qu’il avait commis à Gaza.

 

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Posté samedi 16 août 2014 à 14:59 |  par bbela

jeudi 7 août 2014

Le premier ministre israelien, Benyamin Netanyahou

 

 

L'expert militaire du journal israélien Haaretz estime que l'offensive militaire contre Gaza est " un prélude à la guerre israélienne contre le Liban (le Hezbollah)".

"Par rapport à la guerre contre Liban, l'offensive à Gaza ne pèsera pas lourd car le Hezbollah possède quelques 100000 missiles ultra sophistiqués , incomparables à ceux que le Hamas a tirés contre Israël, a affirmé Amos Harel dans son analyse. Haaretz est revenu ensuite sur les malheurs qu'a connus la brigade élite de l'armée sioniste, brigade Golani à Gaza : "

 

Quand la brigade Golani s'est touvée confrontée à la coriace résistance des combattants palestiniens à Chajaiya à l'est de Gaza , elle a appelé à l'aide l'Armée de l'air. L'aviation israélienne a frappé en moins de 50 minutes 126 cibles à Gaza et la plupart de ces cibles ont été bombardées par des engins pesant jusqu'à une tonne. Les  dégâts causés aux palestiniens ont été intenses. Les  frappes d'une violence inouïe ont changé le visage de ces localités palestiniennes et c'est après cette attaque que la progression des unités d'infanterie a été rendue possible et qu'un tunnel a été encerclé dans cette région par les soldats.

 

Haaretz qui semble oublier à quel point ces quelques lignes soulignent l'incapacité et l'impuissance des soldats israéliens se hasarde à dire : " la guerre contre Gaza a été gérée via une étroite coopération entre les forces terrestres et l'armée de l'Air israéliennes qui ont eu présent à l'esprit les leçons de la guerre du juillet 2006 contre le Hezbollah. Le renseignement de l'armée et Shabalk a également participé très étroitement à cette opération." Haaretz craint toutefois une future guerre contre le Hezbollah : "la guerre contre le Hezbollah sera d'une plus grande intensité et d'une plus grande ampleur !! le Hezb dispose de plus de 100 000 missiles et il n'est pas prêt à envoyer sur nos portables des messages alertes juste avant ses tirs de missiles. Toutes les villes israéliennes seront visées".

 

IRIB.FR




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Guerre contre Gaza, l'avant guerre contre le hezbollah?

Le premier ministre israelien, Benyamin Netanyahou

 

 

L'expert militaire du journal israélien Haaretz estime que l'offensive militaire contre Gaza est " un prélude à la guerre israélienne contre le Liban (le Hezbollah)".

"Par rapport à la guerre contre Liban, l'offensive à Gaza ne pèsera pas lourd car le Hezbollah possède quelques 100000 missiles ultra sophistiqués , incomparables à ceux que le Hamas a tirés contre Israël, a affirmé Amos Harel dans son analyse. Haaretz est revenu ensuite sur les malheurs qu'a connus la brigade élite de l'armée sioniste, brigade Golani à Gaza : "

 

Quand la brigade Golani s'est touvée confrontée à la coriace résistance des combattants palestiniens à Chajaiya à l'est de Gaza , elle a appelé à l'aide l'Armée de l'air. L'aviation israélienne a frappé en moins de 50 minutes 126 cibles à Gaza et la plupart de ces cibles ont été bombardées par des engins pesant jusqu'à une tonne. Les  dégâts causés aux palestiniens ont été intenses. Les  frappes d'une violence inouïe ont changé le visage de ces localités palestiniennes et c'est après cette attaque que la progression des unités d'infanterie a été rendue possible et qu'un tunnel a été encerclé dans cette région par les soldats.

 

Haaretz qui semble oublier à quel point ces quelques lignes soulignent l'incapacité et l'impuissance des soldats israéliens se hasarde à dire : " la guerre contre Gaza a été gérée via une étroite coopération entre les forces terrestres et l'armée de l'Air israéliennes qui ont eu présent à l'esprit les leçons de la guerre du juillet 2006 contre le Hezbollah. Le renseignement de l'armée et Shabalk a également participé très étroitement à cette opération." Haaretz craint toutefois une future guerre contre le Hezbollah : "la guerre contre le Hezbollah sera d'une plus grande intensité et d'une plus grande ampleur !! le Hezb dispose de plus de 100 000 missiles et il n'est pas prêt à envoyer sur nos portables des messages alertes juste avant ses tirs de missiles. Toutes les villes israéliennes seront visées".

 

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Posté jeudi 7 août 2014 à 20:14 |  par bbela

mardi 5 août 2014

Anonymous est coutumier de ce genre de cyberattaques. Le groupe s'en prend fréquemment à des gouvernements ou des compagnies.

Crédit: KEYSTONE

 

Le groupe de pirates informatiques Anonymous a lancé jeudi une série d'attaques à l'encontre de plusieurs sites Internet du gouvernement israélien. Le groupe entend montrer sa solidarité avec le sort des Palestiniens de la bande de Gaza.

 

Le groupe d'activistes, Anonymous, a revendiqué jeudi une série de cyberattaques visant des sites Internet du gouvernement israélien. L'offensive virtuelle aurait débuté dès le 27 juillet à en croire un tweet publié par @AnonymousGlobo qui liste les sites gouvernementaux mis hors service.

 

 

 

 

 

Certaines cibles, comme le site de l'agence du renseignement israélien du Mossad, étaient toujours inaccessibles lundi.

 

Quelques jours auparavant, le groupe mettait en ligne une vidéo sur Youtube exhortant ses membres à lutter contre Israël sur le web:

 

LACOTE.CH

 




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Anonymous attaque des sites Internet du gouvernement israélien -

Anonymous est coutumier de ce genre de cyberattaques. Le groupe s'en prend fréquemment à des gouvernements ou des compagnies.

Crédit: KEYSTONE

 

Le groupe de pirates informatiques Anonymous a lancé jeudi une série d'attaques à l'encontre de plusieurs sites Internet du gouvernement israélien. Le groupe entend montrer sa solidarité avec le sort des Palestiniens de la bande de Gaza.

 

Le groupe d'activistes, Anonymous, a revendiqué jeudi une série de cyberattaques visant des sites Internet du gouvernement israélien. L'offensive virtuelle aurait débuté dès le 27 juillet à en croire un tweet publié par @AnonymousGlobo qui liste les sites gouvernementaux mis hors service.

 

 

 

 

 

Certaines cibles, comme le site de l'agence du renseignement israélien du Mossad, étaient toujours inaccessibles lundi.

 

Quelques jours auparavant, le groupe mettait en ligne une vidéo sur Youtube exhortant ses membres à lutter contre Israël sur le web:

 

LACOTE.CH

 




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Posté mardi 5 août 2014 à 21:53 |  par bbela

TSAHAL /AFP

 

La bande de Gaza va peut-être retrouver le calme. Mardi 5 août, après que l'armée israélienne a annoncé avoir détruit tous les tunnels qui mènent de l'enclave côtière vers Israël et retiré la totalité de ses troupes terrestres, une nouvelle trêve bilatérale de soixante-douze heures est entrée en vigueur dans la bande de Gaza.

 

Après le début du cessez-le-feu, qui commençait à 8 heures, heure locale, les journalistes internationaux présents sur place ont pu voir des pêcheurs palestiniens repartir en mer après presque un mois de guerre.

 

Les banques devaient également rouvrir quelques heures à Gaza et, près de Beit Hanoun, au nord de l'enclave, des dizaines de Palestiniens rentraient en voitures et en charrettes tirées par des ânes, dans des zones qu'ils avaient reçu l'ordre de quitter par l'armée israélienne. Ils y ont mesuré l'étendue des dégâts.

 

ENTRE 3 ET 4,5 MILLIARDS D'EUROS DE DÉGÂTS

 

Selon le vice-ministre de l'économie palestinien, Tayssir Amro, la guerre a causé au minimum entre 3 et 4,5 milliards d'euros de dégâts. Il souligne cependant que ce chiffre ne prend en compte que « les dégâts directs impactant l'économie gazaouie et pourrait grimper une fois que seraient additionnés les effets indirects sur la population ». Un décompte plus précis sera fait une fois le calme totalement revenu dans l'enclave palestinienne.

 

Depuis une semaine, l'unique centrale électrique de la bande de Gaza a cessé de fonctionner après un bombardement israélien. Des centaines de maisons ont été détruites en moins d'un mois.

 

Rafat Al-Masri, père de cinq enfants, n'a retrouvé que des ruines :

 

    « J'ai travaillé quarante ans pour cette maison. Elle est…lire la suite dans lemonde.fr




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Retour au calme à Gaza après le retrait de l'armée israélienne

TSAHAL /AFP

 

La bande de Gaza va peut-être retrouver le calme. Mardi 5 août, après que l'armée israélienne a annoncé avoir détruit tous les tunnels qui mènent de l'enclave côtière vers Israël et retiré la totalité de ses troupes terrestres, une nouvelle trêve bilatérale de soixante-douze heures est entrée en vigueur dans la bande de Gaza.

 

Après le début du cessez-le-feu, qui commençait à 8 heures, heure locale, les journalistes internationaux présents sur place ont pu voir des pêcheurs palestiniens repartir en mer après presque un mois de guerre.

 

Les banques devaient également rouvrir quelques heures à Gaza et, près de Beit Hanoun, au nord de l'enclave, des dizaines de Palestiniens rentraient en voitures et en charrettes tirées par des ânes, dans des zones qu'ils avaient reçu l'ordre de quitter par l'armée israélienne. Ils y ont mesuré l'étendue des dégâts.

 

ENTRE 3 ET 4,5 MILLIARDS D'EUROS DE DÉGÂTS

 

Selon le vice-ministre de l'économie palestinien, Tayssir Amro, la guerre a causé au minimum entre 3 et 4,5 milliards d'euros de dégâts. Il souligne cependant que ce chiffre ne prend en compte que « les dégâts directs impactant l'économie gazaouie et pourrait grimper une fois que seraient additionnés les effets indirects sur la population ». Un décompte plus précis sera fait une fois le calme totalement revenu dans l'enclave palestinienne.

 

Depuis une semaine, l'unique centrale électrique de la bande de Gaza a cessé de fonctionner après un bombardement israélien. Des centaines de maisons ont été détruites en moins d'un mois.

 

Rafat Al-Masri, père de cinq enfants, n'a retrouvé que des ruines :

 

    « J'ai travaillé quarante ans pour cette maison. Elle est…lire la suite dans lemonde.fr




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Posté à 21:35 |  par bbela

Capture d’ecran /numerama

 

Jusqu'où peut aller la liberté vidéoludique ? Alors que l'opération militaire israélienne Bordure Protectrice se poursuit dans la bande de Gaza, Google a décidé de retirer deux jeux vidéo de sa boutique en ligne.

 

Ces derniers proposaient notamment de bombarder Gaza. Pour Google, ces deux titres ont enfreint sa politique d'utilisation.

Plus de 1800 civils tués. Tel est le bilan humain provisoire, côté palestinien, établi par les autorités dans la bande de Gaza depuis le déclenchement de l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice". Bien que le nombre exact de victimes s'avère très difficile à évaluer, les sources se contredisant parfois, les pertes palestiniennes sont nettement plus importantes que du côté israélien.

 

Dans ces circonstances, la découverte récente sur Google Play de deux jeux vidéo proposant de bombarder Gaza n'a pas été au goût de tout le monde. Respectivement baptisés "Bomb Gaza" et "Gaza Assault: Code Red", les deux titres proposaient au joueur de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza pour tuer les militants du Hamas, tout en essayant autant que possible d'éviter de toucher la population.

 

Contacté par le Guardian, Google a confirmé avoir procédé au retrait de ces deux applications. Un porte-parole a expliqué qu'elles violaient les conditions d'utilisation de Google Play, sans préciser les points qui ont servi à organiser leur suppression. Si l'on regarde les politiques d'utilisation du programme Google Play pour les développeurs, deux règles se démarquent :

 

Violence et intimidation : Les contenus présentant des scènes de violence gratuite ne sont pas autorisés. Les applications ne doivent comporter aucun contenu visant à menacer, harceler ou intimider d'autres utilisateurs.

 

Incitation à la haine : Nous interdisons toute incitation à la haine envers des groupes de personnes en raison de leur race, de leur origine ethnique, de leur religion, de leur handicap, de leur sexe, de leur âge, de leur statut d'ancien combattant ou de leur identité ou orientation sexuelle.

 

Si Google a procédé au retrait de deux applications controversées, il en existe d'autres dans sa boutique qui s'inscrivent dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

 

Certaines sont plutôt en faveur des Palestiniens (comme "Gaza Defender", jeu dans lequel il faut repousser les attaques aériennes d’Israël), tandis que d'autres soutiennent la politique de défense d'Israël ("Iron Dome", jeu dans lequel le joueur gère le bouclier antimissile du pays, ou encore "Israel Under Attack", jeu dans lequel il faut neutraliser les roquettes du Hamas).

 

Plus généralement, le conflit israélo-palestinien a parfois placé Google dans une position délicate. Du fait de l'importance de l'entreprise sur le web, certaines modifications ont été très discutées du fait de leur portée politique. Ainsi, quand Google a changé l'expression "Territoires palestiniens" au profit de "Palestine", des critiques ont fusé en Israël, tandis que les autorités palestiniennes ont manifesté leur satisfaction.

 

NUMERAMA




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Google éjecte des jeux proposant de bombarder Gaza (operation protectrice)

Capture d’ecran /numerama

 

Jusqu'où peut aller la liberté vidéoludique ? Alors que l'opération militaire israélienne Bordure Protectrice se poursuit dans la bande de Gaza, Google a décidé de retirer deux jeux vidéo de sa boutique en ligne.

 

Ces derniers proposaient notamment de bombarder Gaza. Pour Google, ces deux titres ont enfreint sa politique d'utilisation.

Plus de 1800 civils tués. Tel est le bilan humain provisoire, côté palestinien, établi par les autorités dans la bande de Gaza depuis le déclenchement de l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice". Bien que le nombre exact de victimes s'avère très difficile à évaluer, les sources se contredisant parfois, les pertes palestiniennes sont nettement plus importantes que du côté israélien.

 

Dans ces circonstances, la découverte récente sur Google Play de deux jeux vidéo proposant de bombarder Gaza n'a pas été au goût de tout le monde. Respectivement baptisés "Bomb Gaza" et "Gaza Assault: Code Red", les deux titres proposaient au joueur de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza pour tuer les militants du Hamas, tout en essayant autant que possible d'éviter de toucher la population.

 

Contacté par le Guardian, Google a confirmé avoir procédé au retrait de ces deux applications. Un porte-parole a expliqué qu'elles violaient les conditions d'utilisation de Google Play, sans préciser les points qui ont servi à organiser leur suppression. Si l'on regarde les politiques d'utilisation du programme Google Play pour les développeurs, deux règles se démarquent :

 

Violence et intimidation : Les contenus présentant des scènes de violence gratuite ne sont pas autorisés. Les applications ne doivent comporter aucun contenu visant à menacer, harceler ou intimider d'autres utilisateurs.

 

Incitation à la haine : Nous interdisons toute incitation à la haine envers des groupes de personnes en raison de leur race, de leur origine ethnique, de leur religion, de leur handicap, de leur sexe, de leur âge, de leur statut d'ancien combattant ou de leur identité ou orientation sexuelle.

 

Si Google a procédé au retrait de deux applications controversées, il en existe d'autres dans sa boutique qui s'inscrivent dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

 

Certaines sont plutôt en faveur des Palestiniens (comme "Gaza Defender", jeu dans lequel il faut repousser les attaques aériennes d’Israël), tandis que d'autres soutiennent la politique de défense d'Israël ("Iron Dome", jeu dans lequel le joueur gère le bouclier antimissile du pays, ou encore "Israel Under Attack", jeu dans lequel il faut neutraliser les roquettes du Hamas).

 

Plus généralement, le conflit israélo-palestinien a parfois placé Google dans une position délicate. Du fait de l'importance de l'entreprise sur le web, certaines modifications ont été très discutées du fait de leur portée politique. Ainsi, quand Google a changé l'expression "Territoires palestiniens" au profit de "Palestine", des critiques ont fusé en Israël, tandis que les autorités palestiniennes ont manifesté leur satisfaction.

 

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Posté à 21:24 |  par bbela

lundi 4 août 2014

Depuis le 8 juillet et le début de l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice", les caméras du monde entier sont braquées sur Gaza. Malgré des appels à un cessez-le-feu, l’offensive de Tsahal ne faiblit pas et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu s’est dit déterminé "à finir le travail".

Malgré quelques remous dans la relation israélo-américaine, les Etats-Unis contrent toute initiative anti-israélienne aux Nations unies. Face au sentiment d’impuissance et l’impression d’impunité dont dispose le pays du Moyen-Orient, plusieurs mouvements ou pays appellent au boycott d’Israël. Celui-ci prend différentes formes, avec plus d'ampleur que lors de l'opération militaire israélienne précédente en janvier 2009. On peut aussi le constater sur Internet, où la recherche Google "boycott Israël" a explosé en 2014, dans le monde (1er graphique) comme en France (2e graphique):

• Le boycott politique
La Bolivie a récemment placé Israël sur sa liste d’Etats terroristes pour protester contre l’opération militaire dans la bande de Gaza. Le pays d’Evo Morales et le Venezuela de Hugo Chavez avait déjà rompu toute relation avec l’Etat hébreu en 2009, appelant à un boycott politique. Plusieurs pays sud-américains ont rejoint ce mouvement mais ils peinent à séduire au-delà du continent.

Le président bolivien Evo Morales

Les pays de l’Union européenne et les Etats-Unis continuent d’entretenir des relations diplomatiques avec Israël. Mais certains pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie avaient voté en faveur de l’adhésion de la Palestine comme Etat observateur à l’ONU en 2012. Une résolution jugée pourtant inacceptable par Israël.

• Le boycott économique

De nombreuses initiatives se développent pour organiser un boycott économique des produits israéliens. La Belgique étudie la mise en place d’un label permettant d’identifier les produits venant des colonies israéliennes. Ce label ne serait pas obligatoire et laisserait donc aux distributeurs le choix de l’afficher ou non. Même si cette loi est encore loin d’être appliquée et qu’elle ne serait pas à proprement parler un boycott, elle ne manquerait pas de le faciliter.

Autres cibles prisées pour un boycott: les marques considérées comme "proches d’Israël". Coca-Cola, Pepsi ou Starbucks figurent parmi les cibles de l’opération. La campagne "Boycott, désinvestissement, sanctions" (BDS) a été lancée en 2005 par 171 ONG palestiniennes et veut mettre la pression sur Israël par la voie économique. Elle suit l’initiative proposée par Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984, de provoquer un "désinvestissement" d’Israël visant à mettre fin à l’occupation israélienne des territoires acquis pendant la Guerre des Six Jours en 1967.


Manifestation appelant au boycott des produits israéliens

Le mouvement a connu un vrai gain de popularité après "l’affaire Sodastream". Cette marque de machine à soda israélienne avait choisi comme égérie Scarlett Johansson. Sauf que l’actrice était également ambassadrice de l’ONG Oxfam depuis 2006. Sous les feux des critiques en raison de la situation de Sodastream -la marque est implantée dans les colonies- Scarlett Johansson a démissionné de son rôle d’ambassadrice. Une polémique dont même le secrétaire d’Etat américain John Kerry s'est inquiété. Et un coup de projecteur pour la campagne de boycott dont se serait bien passé Israël.

• Le boycott culturel

Moins efficace en apparence mais plus médiatisé, le boycott culturel est également très présent. En 2002 est lancée une "campagne européenne de boycott universitaire et culturel d'Israël". L’objectif de celle-ci est d’inciter les artistes à ne pas se produire en Israël pour protester contre la politique du gouvernement israélien.

Roger Waters (Pink Floyd) est engagé depuis 2006 dans le boycott culturel contre Israël

De nombreux artistes ont ainsi refusé d’aller se produire ou annulé leur concert en Israël. Parmi eux, les musiciens Roger Waters (Pink Floyd), Brian Eno ou encore les cinéastes Ken Loach et Jean-Luc Godard. On retrouve également des sportifs qui boycottent leurs adversaires israéliens. L’escrimeuse tunisienne Sarra Besbes a ainsi préféré ne pas se rendre à une compétition plutôt que d’affronter une Israélienne, Noam Mills.

• Le boycott ne fait pas l’unanimité

Si les appels au boycott gagent en popularité au point d’inquiéter sérieusement en Israël, ils sont loin de faire l’unanimité. En France, François Hollande, encore loin d’être président, cosignait avec Manuel Valls, Bernard-Henri Levy, plusieurs intellectuels et une vingtaine d’autres personnalités dans Le Monde en 2010, une tribune intitulée: "Le boycott d'Israël est une arme indigne".

Le président de l'Autorité nationale palestinienne Mahmoud Abbas rejette le boycott généralisé d'Israël mais soutient celui des colonies israéliennes

Mahmoud Abbas s’est lui-même opposé à un boycott d’Israël dans sa généralité tout en soutenant celui des produits issus des colonies. Il estime important d’avoir "des relations avec Israël" et s’est donc désolidarisé du boycott intégral des produits israéliens prôné par le comité BDS.
En Israël, le gouvernement commence cependant à s’inquiéter des effets d’un boycott. Une baisse des exportations pourrait avoir des effets importants sur l’économie israélienne et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a considéré le boycott comme un "acte antisémite". Selon lui, le mouvement BDS qui prône le boycott veut par-là obtenir "la fin de l’Etat juif."


Gaza: comment boycotter les produits d'Israel?

Depuis le 8 juillet et le début de l'opération militaire israélienne "Bordure protectrice", les caméras du monde entier sont braquées sur Gaza. Malgré des appels à un cessez-le-feu, l’offensive de Tsahal ne faiblit pas et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu s’est dit déterminé "à finir le travail".

Malgré quelques remous dans la relation israélo-américaine, les Etats-Unis contrent toute initiative anti-israélienne aux Nations unies. Face au sentiment d’impuissance et l’impression d’impunité dont dispose le pays du Moyen-Orient, plusieurs mouvements ou pays appellent au boycott d’Israël. Celui-ci prend différentes formes, avec plus d'ampleur que lors de l'opération militaire israélienne précédente en janvier 2009. On peut aussi le constater sur Internet, où la recherche Google "boycott Israël" a explosé en 2014, dans le monde (1er graphique) comme en France (2e graphique):

• Le boycott politique
La Bolivie a récemment placé Israël sur sa liste d’Etats terroristes pour protester contre l’opération militaire dans la bande de Gaza. Le pays d’Evo Morales et le Venezuela de Hugo Chavez avait déjà rompu toute relation avec l’Etat hébreu en 2009, appelant à un boycott politique. Plusieurs pays sud-américains ont rejoint ce mouvement mais ils peinent à séduire au-delà du continent.

Le président bolivien Evo Morales

Les pays de l’Union européenne et les Etats-Unis continuent d’entretenir des relations diplomatiques avec Israël. Mais certains pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie avaient voté en faveur de l’adhésion de la Palestine comme Etat observateur à l’ONU en 2012. Une résolution jugée pourtant inacceptable par Israël.

• Le boycott économique

De nombreuses initiatives se développent pour organiser un boycott économique des produits israéliens. La Belgique étudie la mise en place d’un label permettant d’identifier les produits venant des colonies israéliennes. Ce label ne serait pas obligatoire et laisserait donc aux distributeurs le choix de l’afficher ou non. Même si cette loi est encore loin d’être appliquée et qu’elle ne serait pas à proprement parler un boycott, elle ne manquerait pas de le faciliter.

Autres cibles prisées pour un boycott: les marques considérées comme "proches d’Israël". Coca-Cola, Pepsi ou Starbucks figurent parmi les cibles de l’opération. La campagne "Boycott, désinvestissement, sanctions" (BDS) a été lancée en 2005 par 171 ONG palestiniennes et veut mettre la pression sur Israël par la voie économique. Elle suit l’initiative proposée par Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984, de provoquer un "désinvestissement" d’Israël visant à mettre fin à l’occupation israélienne des territoires acquis pendant la Guerre des Six Jours en 1967.


Manifestation appelant au boycott des produits israéliens

Le mouvement a connu un vrai gain de popularité après "l’affaire Sodastream". Cette marque de machine à soda israélienne avait choisi comme égérie Scarlett Johansson. Sauf que l’actrice était également ambassadrice de l’ONG Oxfam depuis 2006. Sous les feux des critiques en raison de la situation de Sodastream -la marque est implantée dans les colonies- Scarlett Johansson a démissionné de son rôle d’ambassadrice. Une polémique dont même le secrétaire d’Etat américain John Kerry s'est inquiété. Et un coup de projecteur pour la campagne de boycott dont se serait bien passé Israël.

• Le boycott culturel

Moins efficace en apparence mais plus médiatisé, le boycott culturel est également très présent. En 2002 est lancée une "campagne européenne de boycott universitaire et culturel d'Israël". L’objectif de celle-ci est d’inciter les artistes à ne pas se produire en Israël pour protester contre la politique du gouvernement israélien.

Roger Waters (Pink Floyd) est engagé depuis 2006 dans le boycott culturel contre Israël

De nombreux artistes ont ainsi refusé d’aller se produire ou annulé leur concert en Israël. Parmi eux, les musiciens Roger Waters (Pink Floyd), Brian Eno ou encore les cinéastes Ken Loach et Jean-Luc Godard. On retrouve également des sportifs qui boycottent leurs adversaires israéliens. L’escrimeuse tunisienne Sarra Besbes a ainsi préféré ne pas se rendre à une compétition plutôt que d’affronter une Israélienne, Noam Mills.

• Le boycott ne fait pas l’unanimité

Si les appels au boycott gagent en popularité au point d’inquiéter sérieusement en Israël, ils sont loin de faire l’unanimité. En France, François Hollande, encore loin d’être président, cosignait avec Manuel Valls, Bernard-Henri Levy, plusieurs intellectuels et une vingtaine d’autres personnalités dans Le Monde en 2010, une tribune intitulée: "Le boycott d'Israël est une arme indigne".

Le président de l'Autorité nationale palestinienne Mahmoud Abbas rejette le boycott généralisé d'Israël mais soutient celui des colonies israéliennes

Mahmoud Abbas s’est lui-même opposé à un boycott d’Israël dans sa généralité tout en soutenant celui des produits issus des colonies. Il estime important d’avoir "des relations avec Israël" et s’est donc désolidarisé du boycott intégral des produits israéliens prôné par le comité BDS.
En Israël, le gouvernement commence cependant à s’inquiéter des effets d’un boycott. Une baisse des exportations pourrait avoir des effets importants sur l’économie israélienne et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a considéré le boycott comme un "acte antisémite". Selon lui, le mouvement BDS qui prône le boycott veut par-là obtenir "la fin de l’Etat juif."


Posté lundi 4 août 2014 à 19:44 |  par bbela

dimanche 3 août 2014

LePoint.fr/Source AFP - Le secrétaire d'État américain John Kerry au téléphone. Photo d'illustration

 

Selon "Der Spiegel", les conversations du secrétaire d'État américain pendant les négociations avec les Palestiniens l'année dernière ont été écoutées.

Israël a écouté les conversations téléphoniques du secrétaire d'État américain John Kerry pendant les négociations avec les Palestiniens l'année dernière, a rapporté dimanche l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, citant des sources des services secrets. Au cours de ces négociations qui ont finalement échoué en avril de cette année, le chef de la diplomatie américaine a parlé avec de nombreux responsables au Proche-Orient, utilisant, selon les sources du journal, non seulement des lignes sécurisées, mais également des téléphones satellitaires normaux, faciles à écouter.

Et ces conversations ont été interceptées par les services secrets israéliens et ceux d'au moins un autre pays, toujours selon les sources du Spiegel, et Israël "a utilisé les informations ainsi obtenues au cours des négociations", continue l'hebdomadaire.

Le Spiegel indique que ni le secrétariat d'État américain ni le gouvernement israélien n'ont voulu réagir à cette information.

Les négociations capotent

Kerry, qui considérait comme une priorité de son mandat un règlement négocié au Proche-Orient, avait réussi à ramener à la table des négociations le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas en juillet 2013.

Mais en avril dernier, Israël avait brusquement annoncé l'installation de 700 nouvelles colonies, et refusé de relâcher comme prévu une dernière série de prisonniers palestiniens. Ce à quoi Abbas avait réagi en demandant que la Palestine devienne membre de certaines conventions de l'ONU, et les négociations avaient capoté.

Kerry a tenté en vain d'instaurer un cessez-le-feu pour mettre fin à l'actuelle intervention militaire israélienne à Gaza.

LEPOINT




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Gaza : Israël a mis sur écoutes le téléphone de John Kerry

LePoint.fr/Source AFP - Le secrétaire d'État américain John Kerry au téléphone. Photo d'illustration

 

Selon "Der Spiegel", les conversations du secrétaire d'État américain pendant les négociations avec les Palestiniens l'année dernière ont été écoutées.

Israël a écouté les conversations téléphoniques du secrétaire d'État américain John Kerry pendant les négociations avec les Palestiniens l'année dernière, a rapporté dimanche l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, citant des sources des services secrets. Au cours de ces négociations qui ont finalement échoué en avril de cette année, le chef de la diplomatie américaine a parlé avec de nombreux responsables au Proche-Orient, utilisant, selon les sources du journal, non seulement des lignes sécurisées, mais également des téléphones satellitaires normaux, faciles à écouter.

Et ces conversations ont été interceptées par les services secrets israéliens et ceux d'au moins un autre pays, toujours selon les sources du Spiegel, et Israël "a utilisé les informations ainsi obtenues au cours des négociations", continue l'hebdomadaire.

Le Spiegel indique que ni le secrétariat d'État américain ni le gouvernement israélien n'ont voulu réagir à cette information.

Les négociations capotent

Kerry, qui considérait comme une priorité de son mandat un règlement négocié au Proche-Orient, avait réussi à ramener à la table des négociations le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas en juillet 2013.

Mais en avril dernier, Israël avait brusquement annoncé l'installation de 700 nouvelles colonies, et refusé de relâcher comme prévu une dernière série de prisonniers palestiniens. Ce à quoi Abbas avait réagi en demandant que la Palestine devienne membre de certaines conventions de l'ONU, et les négociations avaient capoté.

Kerry a tenté en vain d'instaurer un cessez-le-feu pour mettre fin à l'actuelle intervention militaire israélienne à Gaza.

LEPOINT




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Posté dimanche 3 août 2014 à 17:39 |  par bbela

vendredi 1 août 2014

 
La communauté internationale semble impuissante face à l'escalade de l'opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza. Que dit l'Afrique ? Que doit dire l'Afrique ? Que peut l'Afrique ?
 
"Notre liberté n'est pas complète sans celle des Palestiniens". L'auteur de ces lignes manque décidément, et pas seulement à l'Afrique. C'est quelques années après sa libération de prison que le président sud-africain Nelson Mandela trouvait ces mots à son image : simples et appropriés. Quelques jours après le premier "Mandela day" sans lui et en pleine opération "Bordure protectrice" à Gaza, sa voix a laissé place à de l'embarras gauche ou de l'outrance parfois peu documentée. Dans son propre pays, même si la ligne politique proche-orientale officielle est toujours la même, Jacob Zuma a mis du temps à réagir, précédé par des déclarations "outragées" de l'ANC, d'appel au boycott des produits israéliens par l'archevêque Desmond Tutu ou de propos bigarrés émis par des membres de la communauté juive sud-africaine.
 
Sous pression, l'actuel président sud-africain n'a pu que servir de l'eau tiède dans sa déclaration du 20 juillet, appelant à des négociations en vue de la "solution des deux États". Pas de clash diplomatique, pas de rappel ou d'exclusion d'ambassadeur d'Israël, ce pays qui cultiva des liens étroits avec le régime d'apartheid, mais qui constitue aujourd'hui un partenaire commercial important. Il aura fallu la crise israélo-palestinienne pour que le loquace Zuma tourne sa langue sept fois dans sa bouche…
 
Prudence verbale
 
Il est vrai que l'Afrique s'invite rarement dans les sujets jugés étrangers au continent. Et prudence verbale est souvent mère de toutes les sûretés diplomatiques. Que ferait aujourd'hui l'Afrique du plan d'invasion du plateau du Golan d'Idi Amin Dada ? Ou de l'analyse géopolitique de Mouammar Khadafi qui voyait Israël "derrière tous les conflits en Afrique" ? L'iconique Afrique du sud mise de côté, quelle voix nationale africaine porte-t-elle suffisamment pour influer d'une quelconque manière sur la tragédie de Gaza ?
 
 
Est-ce donc à la rue de porter la voix du continent ?
 
Comme sur d'autres sujets, il est ardu d'obtenir une position continentale. Formellement, tous les Etats de l'Union africaine n'entretiennent pas les mêmes rapports avec Israël. L'Algérie, Le Soudan, la Somalie ou le Tchad ne reconnaissent pas l'État hébreu, tandis que le Maroc et la Tunisie, membres de la Ligue arabe, ne s'interdisent pas quelques relations avec lui. L'Égypte, quant à elle, faisait bande à part dès 1979, en reconnaissant Israël. D'autres nations comme la RDC, le Rwanda ou le Cameroun font en général preuve d'un silence bienveillant à l'égard des autorités de Tel Aviv. Le Mali, lui, décrétait une journée de deuil national pour les victimes de Gaza, le 25 juillet, deuil passé finalement inaperçu, le lendemain du crash du vol AH5017 d'Air Algérie.
 
Est-ce donc à la rue de porter la voix du continent ? Le Maroc ou la Mauritanie ont connu des manifestations pro-Gaza aux mobilisations d'autant plus honorables qu'elles se déroulaient en pleine période de jeûne. C'est plutôt un flop qu'ont connu les appels à manifester en Tunisie, tandis que des manifestants égyptiens se heurtaient à la répression de l'armée. L'Afrique noire, elle, manifeste traditionnellement peu, sinon contre des mesures sociales ou des rebondissements politiques très locaux. Ce mois-ci, Dakar voyait tout de même des manifestants fouler le pavé. Au-delà des cris d'indignation, les états africains timides et leur société civile prendront-ils massivement le train de la campagne internationale "BDS" (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël ?
 
Vocations alternatives
 
Le monde est-il simplement abasourdi ? Début juillet, il observait ce qui ressemblait à des faits-divers aux relents de loi du Talion. On déplorait alors la mort de trois étudiants israéliens et d'un jeune Palestinien. Un mois plus tard, ce sont plus de 1 200 Palestiniens et 50 Israéliens qui ont péri. À Gaza, les bombardements "précautionneux" qui informaient les populations civiles avant la destruction d'un immeuble frappent aujourd'hui des écoles, des centres de santé ou des centrales électriques. Dialogue de sourd entre un Benyamin Netanyahou qui ne voit dans le Hamas palestinien qu'une organisation terroriste et un Ismaël Haniyeh qui ne reconnaît pas l'existence de l'État d'Israël. Jeu de dupe fait d'annonces de vraies-fausses trêves qui ressemblent à des trompe-l'œil stratégiques.
 
Dans cet enchevêtrement politique caractérisé par une inefficacité coupable de la communauté internationale, même les États-Unis semblent perdre leur influence traditionnelle. L'impuissance de la puissance américaine est-elle de nature à décourager tout autre initiative ? Devrait-elle au contraire susciter des vocations alternatives ? L'Afrique mobilisera t-elle son poids politique pour peser sur le cours des événements ?
 
 
 

Gaza, que peut, doit faire l'Afrique

 
La communauté internationale semble impuissante face à l'escalade de l'opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza. Que dit l'Afrique ? Que doit dire l'Afrique ? Que peut l'Afrique ?
 
"Notre liberté n'est pas complète sans celle des Palestiniens". L'auteur de ces lignes manque décidément, et pas seulement à l'Afrique. C'est quelques années après sa libération de prison que le président sud-africain Nelson Mandela trouvait ces mots à son image : simples et appropriés. Quelques jours après le premier "Mandela day" sans lui et en pleine opération "Bordure protectrice" à Gaza, sa voix a laissé place à de l'embarras gauche ou de l'outrance parfois peu documentée. Dans son propre pays, même si la ligne politique proche-orientale officielle est toujours la même, Jacob Zuma a mis du temps à réagir, précédé par des déclarations "outragées" de l'ANC, d'appel au boycott des produits israéliens par l'archevêque Desmond Tutu ou de propos bigarrés émis par des membres de la communauté juive sud-africaine.
 
Sous pression, l'actuel président sud-africain n'a pu que servir de l'eau tiède dans sa déclaration du 20 juillet, appelant à des négociations en vue de la "solution des deux États". Pas de clash diplomatique, pas de rappel ou d'exclusion d'ambassadeur d'Israël, ce pays qui cultiva des liens étroits avec le régime d'apartheid, mais qui constitue aujourd'hui un partenaire commercial important. Il aura fallu la crise israélo-palestinienne pour que le loquace Zuma tourne sa langue sept fois dans sa bouche…
 
Prudence verbale
 
Il est vrai que l'Afrique s'invite rarement dans les sujets jugés étrangers au continent. Et prudence verbale est souvent mère de toutes les sûretés diplomatiques. Que ferait aujourd'hui l'Afrique du plan d'invasion du plateau du Golan d'Idi Amin Dada ? Ou de l'analyse géopolitique de Mouammar Khadafi qui voyait Israël "derrière tous les conflits en Afrique" ? L'iconique Afrique du sud mise de côté, quelle voix nationale africaine porte-t-elle suffisamment pour influer d'une quelconque manière sur la tragédie de Gaza ?
 
 
Est-ce donc à la rue de porter la voix du continent ?
 
Comme sur d'autres sujets, il est ardu d'obtenir une position continentale. Formellement, tous les Etats de l'Union africaine n'entretiennent pas les mêmes rapports avec Israël. L'Algérie, Le Soudan, la Somalie ou le Tchad ne reconnaissent pas l'État hébreu, tandis que le Maroc et la Tunisie, membres de la Ligue arabe, ne s'interdisent pas quelques relations avec lui. L'Égypte, quant à elle, faisait bande à part dès 1979, en reconnaissant Israël. D'autres nations comme la RDC, le Rwanda ou le Cameroun font en général preuve d'un silence bienveillant à l'égard des autorités de Tel Aviv. Le Mali, lui, décrétait une journée de deuil national pour les victimes de Gaza, le 25 juillet, deuil passé finalement inaperçu, le lendemain du crash du vol AH5017 d'Air Algérie.
 
Est-ce donc à la rue de porter la voix du continent ? Le Maroc ou la Mauritanie ont connu des manifestations pro-Gaza aux mobilisations d'autant plus honorables qu'elles se déroulaient en pleine période de jeûne. C'est plutôt un flop qu'ont connu les appels à manifester en Tunisie, tandis que des manifestants égyptiens se heurtaient à la répression de l'armée. L'Afrique noire, elle, manifeste traditionnellement peu, sinon contre des mesures sociales ou des rebondissements politiques très locaux. Ce mois-ci, Dakar voyait tout de même des manifestants fouler le pavé. Au-delà des cris d'indignation, les états africains timides et leur société civile prendront-ils massivement le train de la campagne internationale "BDS" (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël ?
 
Vocations alternatives
 
Le monde est-il simplement abasourdi ? Début juillet, il observait ce qui ressemblait à des faits-divers aux relents de loi du Talion. On déplorait alors la mort de trois étudiants israéliens et d'un jeune Palestinien. Un mois plus tard, ce sont plus de 1 200 Palestiniens et 50 Israéliens qui ont péri. À Gaza, les bombardements "précautionneux" qui informaient les populations civiles avant la destruction d'un immeuble frappent aujourd'hui des écoles, des centres de santé ou des centrales électriques. Dialogue de sourd entre un Benyamin Netanyahou qui ne voit dans le Hamas palestinien qu'une organisation terroriste et un Ismaël Haniyeh qui ne reconnaît pas l'existence de l'État d'Israël. Jeu de dupe fait d'annonces de vraies-fausses trêves qui ressemblent à des trompe-l'œil stratégiques.
 
Dans cet enchevêtrement politique caractérisé par une inefficacité coupable de la communauté internationale, même les États-Unis semblent perdre leur influence traditionnelle. L'impuissance de la puissance américaine est-elle de nature à décourager tout autre initiative ? Devrait-elle au contraire susciter des vocations alternatives ? L'Afrique mobilisera t-elle son poids politique pour peser sur le cours des événements ?
 
 
 

Posté vendredi 1 août 2014 à 17:45 |  par bbela

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