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mercredi 11 avril 2018

Credit: Getty images/Oleksiy Maksymenko

LE CŒUR TRAVAILLE DUR
Le cœur est le muscle qui travaille le plus dans notre corps. Chaque jour, il produit assez d'énergie pour conduire un semi-remorque sur 30 kilomètres ! En une vie, cela équivaut à parcourir la distance aller-retour entre la Terre et la Lune. 

Credit: Getty images/Robertus
LE CERVEAU EST DOUÉ
60 % du cerveau est fait de gras, mais ça ne l'empêche pas de travailler beaucoup ! Il est capable de générer 25 watts à tout moment de la journée et de la nuit - l'énergie nécessaire pour allumer une ampoule. 


Credit: Getty images/

LA PEAU REPOUSSE

La peau, qui est le plus grand organe du corps, se renouvelle sans arrêt. Environ 50 000 cellules tombent chaque minute, ce qui équivaut à plus de 18 kilos de peau dans une vie.  



LONGUES ARTÈRES

Si vos artères, veines et capillaires étaient tous mis bout à bout, ils mesureraient 100 000 kilomètres. C'est presque assez pour faire deux fois et demi le tour de la Terre ! 




LA MÉMOIRE INCROYABLE

L'odorat est le sens que toutes les créatures développent en premier, avant la vue, le toucher et l'ouïe. Le cerveau peut se souvenir de 50 000 odeurs différentes.  



576 MÉGAPIXELS

Si l'oeil était une caméra numérique, il ferait 576 mégapixels ! Un œil peut distinguer environ 10 millions de couleurs différentes.  



L’AURICULAIRE EST INDISPENSABLE

Sans l’auriculaire, vous perdriez 50 % de la force de votre main !



Credits: msn.fr Gettyimages.com

Etonnantes découvertes mathématiques sur notre corps

Credit: Getty images/Oleksiy Maksymenko

LE CŒUR TRAVAILLE DUR
Le cœur est le muscle qui travaille le plus dans notre corps. Chaque jour, il produit assez d'énergie pour conduire un semi-remorque sur 30 kilomètres ! En une vie, cela équivaut à parcourir la distance aller-retour entre la Terre et la Lune. 

Credit: Getty images/Robertus
LE CERVEAU EST DOUÉ
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Credit: Getty images/

LA PEAU REPOUSSE

La peau, qui est le plus grand organe du corps, se renouvelle sans arrêt. Environ 50 000 cellules tombent chaque minute, ce qui équivaut à plus de 18 kilos de peau dans une vie.  



LONGUES ARTÈRES

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LA MÉMOIRE INCROYABLE

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L’AURICULAIRE EST INDISPENSABLE

Sans l’auriculaire, vous perdriez 50 % de la force de votre main !



Credits: msn.fr Gettyimages.com

Posté mercredi 11 avril 2018 à 20:54 |  par bbela

vendredi 17 novembre 2017



La plus haute juridiction d’Irlande du Nord a rappelé le 17 août que le mariage des personnes de même sexe est une question politique, et ne relevant pas de la Convention européenne des droits de l’homme. La province du Royaume-Uni est un des derniers territoires d’Europe occidentale où la définition légale du mariage est celui contracté entre un homme et une femme.
« Le jugement que je dois rendre n’est pas basée sur la politique sociale, mais sur la loi ». Devant ce sujet si polémique, Sir Declan Morgan, Lord juge en chef (Lord Chief justice), préfère mettre les points sur les i. Sollicité par un homme résidant en Irlande du Nord, qui avait contracté un mariage homosexuel à Londres en 2014, et qui estimait que la non-reconnaissance de son union dans cette province du Royaume-Uni était une discrimination, le président de la Haute-Cour de Belfast s’est borné à rappeler la loi.
Précisons que l'Angleterre et le Pays de Galles ont légalisé le mariage homosexuel en 2013, l’Écosse a fait de même en 2014, mais l'Irlande du Nord n'est pas allée plus loin que le « partenariat civil », union civile instituée dans tout le Royaume-Uni pour les couples de même sexe, en 2004.
Les Etats libres de ne pas légaliser le mariage homosexuel
Se basant sur la décision Chapin et Charpentier c. France de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), rendue en juin 2016,Sir Declan Morgan a conclu que les droits du plaignant « n’avaient pas été violés ». En effet, « la Cour de Strasbourg a statué que le mariage de même sexe n’est pas un droit relevant de la Convention », explique-t-il dans sa décision. « Les gouvernements et les Parlements sont libres de le légaliser, mais ils ne sont pas obligés de le faire », précise le juge de Belfast.
Le 9 juin 2016, la CEDH, chargée de veiller au respect de la Convention européenne des droits de l’homme, avait rappelé que ce texte ne comportait pas de droit au mariage homosexuel, tant au titre du droit au respect de la vie privée et familiale (art.8) qu’à celui de se marier et de fonder une famille (art. 12). La décision des juges de Strasbourg répondait à une affaire vieille de 12 ans : celle des « mariés de Bègles », le couple uni frauduleusement par Noël Mamère en 2004, qui avaient vu leur mariage annulé par la justice française, une annulation confirmée par la CEDH. Elle rappelait que la question est « régie par les lois nationales des Etats contractants », et que « les Etats demeurent libres (…) de n’ouvrir le mariage qu’aux couples hétérosexuels ».
« La question était de savoir si le législateur est en droit de dire, s'il le veut, que le mariage est réservé aux couples hétérosexuels comme il est en droit d'ouvrir le mariage aux couples homosexuels », commentait sur son blog Marie-Anne Frison-Roche, professeur de droit économique à Sciences Po et spécialiste du droit de la régulation. « La réponse de la CEDH est : OUI. Non seulement, la réponse est nette, mais elle est fondée sur trois raisons, tout aussi claire et nette, lesquelles peuvent être étendues à d'autres questions, par exemple en matière de GPA », développait-elle. Les raisons de la CEDH étaient les suivantes : insuffisance des griefs de discrimination, considération d’autres situations satisfaisantes organisées par le droit (le PACS existait en France, ont rappelé les juges), et absence de consensus en Europe parmi les Etats signataires de la Convention des droits de l’homme.
Dans ces conditions, la Haute-Cour d’Irlande du Nord s’est ralliée à la jurisprudence de Strasbourg. Enfin, Sir Declan Morgan a précisé dans sa décision que la Commission des droits de l’homme de la province avait estimé en 2012 que « la restriction du mariage aux couples de sexe opposé ne viole aucun droit international, tant des traités internationales que de la jurisprudence de la CEDH et du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies ».
L’Irlande du Nord très divisée 
Le juge a donc renvoyé le sujet à « la compétence de l’exécutif nord-irlandais et de l’Assemblée d’Irlande du Nord »,en précisant que cette question touchait au « passé trouble de cet Etat ».
Précisément, le débat sur le mariage homosexuel en Irlande du Nord recoupe les divisions politiques et confessionnelles de la province. Formée des six comtés irlandais demeurés dans le giron du Royaume-Uni lors de la partition de l’île, en 1921, l’Irlande du Nord a été le théâtre d’une sanglante guerre civile – pudiquement nommée « les Troubles » – à partir de la fin des années 1960, entre la minorité catholique, discriminée socialement, et aspirant à s’unir avec la République d’Irlande, et la majorité protestante, détenant le pouvoir et voulant demeurer britannique.
Officiellement, le conflit a été résolu par les accords du Vendredi saint, en 1998, puis de Saint-Andrews, en 2006, qui consacre la restauration du Parlement local, l’Assemblée nord-irlandaise, et le partage du pouvoir entre les deux principaux partis, le Sinn Féin, nationaliste d’inspiration marxiste et représentant la communauté catholique, et le Democratic Ulster Party (DUP), premier mouvement protestant. Cet équilibre a volé en éclats en janvier 2017, sur fonds de scandales financiers et de tensions entre les deux camps : le DUP était pour le Brexit, le Sinn Féin avait milité contre et a repris aujourd’hui sa revendication d’une réunification de l’île. Depuis, le gouvernement local est vacant, faute d’accord.
Or, la question du mariage homosexuel est devenue un facteur supplémentaire de division entre les deux camps d’Irlande du Nord. Par opportunisme électoral autant que par « gauchisme culturel », le Sinn Féin a embrassé la cause LGBT. Il faut dire que, la déchristianisation de l’Irlande voisine aidant, le parti nationaliste ne se sent plus tenu de respecter la doctrine de l’Eglise catholique en la matière. De son côté, en revanche, le DUP, fondé par des pasteurs presbytériens (calvinistes), et dont les électeurs sont pratiquants et conservateurs, refuse toute ouverture vers le mariage homosexuel.
Plusieurs votes se sont tenus à l’Assemblée nord-irlandaise, sans succès, le DUP et d’autres partis protestants s’y opposant à chaque fois. Pour l’heure, l’Irlande du Nord demeure donc un des derniers territoires d’Europe occidentale où le mariage homosexuel n’a pas été légalisé.
http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/droit-de-la-famille/irlande-du-nord-la-justice-confirme-que-le-mariage-homosexuel-n-est-pas-un-droit-223060

Le mariage homosexuel n’est pas un droit : les Etats sont libres de ne pas légaliser le mariage homosexuel



La plus haute juridiction d’Irlande du Nord a rappelé le 17 août que le mariage des personnes de même sexe est une question politique, et ne relevant pas de la Convention européenne des droits de l’homme. La province du Royaume-Uni est un des derniers territoires d’Europe occidentale où la définition légale du mariage est celui contracté entre un homme et une femme.
« Le jugement que je dois rendre n’est pas basée sur la politique sociale, mais sur la loi ». Devant ce sujet si polémique, Sir Declan Morgan, Lord juge en chef (Lord Chief justice), préfère mettre les points sur les i. Sollicité par un homme résidant en Irlande du Nord, qui avait contracté un mariage homosexuel à Londres en 2014, et qui estimait que la non-reconnaissance de son union dans cette province du Royaume-Uni était une discrimination, le président de la Haute-Cour de Belfast s’est borné à rappeler la loi.
Précisons que l'Angleterre et le Pays de Galles ont légalisé le mariage homosexuel en 2013, l’Écosse a fait de même en 2014, mais l'Irlande du Nord n'est pas allée plus loin que le « partenariat civil », union civile instituée dans tout le Royaume-Uni pour les couples de même sexe, en 2004.
Les Etats libres de ne pas légaliser le mariage homosexuel
Se basant sur la décision Chapin et Charpentier c. France de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), rendue en juin 2016,Sir Declan Morgan a conclu que les droits du plaignant « n’avaient pas été violés ». En effet, « la Cour de Strasbourg a statué que le mariage de même sexe n’est pas un droit relevant de la Convention », explique-t-il dans sa décision. « Les gouvernements et les Parlements sont libres de le légaliser, mais ils ne sont pas obligés de le faire », précise le juge de Belfast.
Le 9 juin 2016, la CEDH, chargée de veiller au respect de la Convention européenne des droits de l’homme, avait rappelé que ce texte ne comportait pas de droit au mariage homosexuel, tant au titre du droit au respect de la vie privée et familiale (art.8) qu’à celui de se marier et de fonder une famille (art. 12). La décision des juges de Strasbourg répondait à une affaire vieille de 12 ans : celle des « mariés de Bègles », le couple uni frauduleusement par Noël Mamère en 2004, qui avaient vu leur mariage annulé par la justice française, une annulation confirmée par la CEDH. Elle rappelait que la question est « régie par les lois nationales des Etats contractants », et que « les Etats demeurent libres (…) de n’ouvrir le mariage qu’aux couples hétérosexuels ».
« La question était de savoir si le législateur est en droit de dire, s'il le veut, que le mariage est réservé aux couples hétérosexuels comme il est en droit d'ouvrir le mariage aux couples homosexuels », commentait sur son blog Marie-Anne Frison-Roche, professeur de droit économique à Sciences Po et spécialiste du droit de la régulation. « La réponse de la CEDH est : OUI. Non seulement, la réponse est nette, mais elle est fondée sur trois raisons, tout aussi claire et nette, lesquelles peuvent être étendues à d'autres questions, par exemple en matière de GPA », développait-elle. Les raisons de la CEDH étaient les suivantes : insuffisance des griefs de discrimination, considération d’autres situations satisfaisantes organisées par le droit (le PACS existait en France, ont rappelé les juges), et absence de consensus en Europe parmi les Etats signataires de la Convention des droits de l’homme.
Dans ces conditions, la Haute-Cour d’Irlande du Nord s’est ralliée à la jurisprudence de Strasbourg. Enfin, Sir Declan Morgan a précisé dans sa décision que la Commission des droits de l’homme de la province avait estimé en 2012 que « la restriction du mariage aux couples de sexe opposé ne viole aucun droit international, tant des traités internationales que de la jurisprudence de la CEDH et du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies ».
L’Irlande du Nord très divisée 
Le juge a donc renvoyé le sujet à « la compétence de l’exécutif nord-irlandais et de l’Assemblée d’Irlande du Nord »,en précisant que cette question touchait au « passé trouble de cet Etat ».
Précisément, le débat sur le mariage homosexuel en Irlande du Nord recoupe les divisions politiques et confessionnelles de la province. Formée des six comtés irlandais demeurés dans le giron du Royaume-Uni lors de la partition de l’île, en 1921, l’Irlande du Nord a été le théâtre d’une sanglante guerre civile – pudiquement nommée « les Troubles » – à partir de la fin des années 1960, entre la minorité catholique, discriminée socialement, et aspirant à s’unir avec la République d’Irlande, et la majorité protestante, détenant le pouvoir et voulant demeurer britannique.
Officiellement, le conflit a été résolu par les accords du Vendredi saint, en 1998, puis de Saint-Andrews, en 2006, qui consacre la restauration du Parlement local, l’Assemblée nord-irlandaise, et le partage du pouvoir entre les deux principaux partis, le Sinn Féin, nationaliste d’inspiration marxiste et représentant la communauté catholique, et le Democratic Ulster Party (DUP), premier mouvement protestant. Cet équilibre a volé en éclats en janvier 2017, sur fonds de scandales financiers et de tensions entre les deux camps : le DUP était pour le Brexit, le Sinn Féin avait milité contre et a repris aujourd’hui sa revendication d’une réunification de l’île. Depuis, le gouvernement local est vacant, faute d’accord.
Or, la question du mariage homosexuel est devenue un facteur supplémentaire de division entre les deux camps d’Irlande du Nord. Par opportunisme électoral autant que par « gauchisme culturel », le Sinn Féin a embrassé la cause LGBT. Il faut dire que, la déchristianisation de l’Irlande voisine aidant, le parti nationaliste ne se sent plus tenu de respecter la doctrine de l’Eglise catholique en la matière. De son côté, en revanche, le DUP, fondé par des pasteurs presbytériens (calvinistes), et dont les électeurs sont pratiquants et conservateurs, refuse toute ouverture vers le mariage homosexuel.
Plusieurs votes se sont tenus à l’Assemblée nord-irlandaise, sans succès, le DUP et d’autres partis protestants s’y opposant à chaque fois. Pour l’heure, l’Irlande du Nord demeure donc un des derniers territoires d’Europe occidentale où le mariage homosexuel n’a pas été légalisé.
http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/droit-de-la-famille/irlande-du-nord-la-justice-confirme-que-le-mariage-homosexuel-n-est-pas-un-droit-223060

Posté vendredi 17 novembre 2017 à 19:48 |  par bbela

jeudi 5 octobre 2017



Sur la plage de Mombasa, au Kenya, le 19 juin 2007. TONY KARUMBA / AFP

La vie de couple mixte entre Occidentaux et Africains est semée d'embûches
Ils sont originaires de différents continents, mais ils ont quand même fait le choix de vivre ensemble.

C'est la nuit où je me suis senti le plus désirable. Sur le dancefloor, dans la chaleur moite du soir, plusieurs filles dansaient autour de moi en quête d'un slow. J'étais le seul blanc à bouger du bassin sur la piste de cette boîte de nuit de Nairobi. Il y avait autour de moi des prostituées et des jeunes filles de la classe moyenne de la capitale kenyane. Ma couleur de peau signifait pour elles une autre vie, de l'argent, du prestige. 

À l'heure de la mondialisation galopante qui transforme profondément le continent africain, il n'y a sans doute jamais eu autant de couples mixtes «Nord-Sud» au sud du Sahara. Chaque année, des dizaines de milliers d'occidentaux débarquent en Guinée ou en Éthiopie pour un job avec une ONG, une mission dans le secteur pétrolier, un projet culturel...

Dans l'autre sens aussi le chemin est ouvert –même s'il faut davantage montrer patte blanche–, des étudiants ghanéens ou ivoiriens rejoignent Paris pour étudier sur les bancs de Sciences Po, des danseurs nigérians s'envolent pour Londres en vue d'intégrer un ballet. Les parcours sont multiples, les histoires innombrables. Et au milieu, vieux comme le monde, l'amour. Les voyages provoquent les rencontres. Des ébats d'un soir, un flirt de vacances ou le début d'une histoire à deux plus longue. 

Comme celle de Maxime, auteur de guide de voyages, qui a rencontré Jesca, une agent d’informations touristiques, en Tanzanie. Ou Florence, 27 ans, volontaire à Saint-Louis au Sénégal, qui a eu le coup de foudre pour Aliou, 40 ans et déjà marié. Mais si la passion amoureuse ne connaît pas les frontières, le poison du doute s'immisce parfois dans ces couples mixtes composés d'Occidentaux et de Subsahariens. Les sociologues l'ont remarqué depuis longtemps, l'hétérogamie –le fait de rechercher involontairement un conjoint dans une classe sociale ou un pays différent du sien– est source de séparation relativement rapide dans les couples. 

«Dans la sociologie de la conjugalité, on sait que les couples qui restent ensemble le moins longtemps sont aussi les plus hétérogènes. Plus deux personnes sont éloignées socialement et plus elles risques de voir leur couple ne pas durer», explique Altaïr Despres, docteure en sociologie et anthropologie. 

Et il n'y pas plus hétérogames que les couples mixtes composés d'un Africain subsaharien et d'un Occidental. Le fossé culturel ou économique y est souvent très important. Un sérieux obstacle pour les relations au long cours. 

«La femme blanche devient un fond de commerce»

La sociologue Beate Collet, qui étudie depuis plusieurs années les familles et l'immigration, dresse trois grands profils de couples mixtes. Dans le premier cas, il s’agit d’étudiants africains venus en étude en France et qui ont rencontré leur partenaire blanche française dans le milieu universitaire. Ces couples ont le même capital intellectuel. Même si économiquement il existe un fossé de par leurs origines, le niveau intellectuel de l’homme peut-être un catalyseur. Ayant fait ses études en France, il est à même de comprendre le milieu de sa femme et la discussion peut minimiser les incompréhensions. Lui-même peut être un ambassadeur de sa compagne auprès de sa famille pour que cette dernière l’accepte malgré les différences raciales et culturelles.

Dans un second cas de figure, ils n’ont pas le même capital économique, mais il existe un échange compensatoire où l'Africain a un niveau d’études hautement supérieur à celui de la femme occidentale. L’un aspire à intégrer la société européenne grâce à la femme. Elle, en retour, aspire à gravir un échelon de classe sociale.

Enfin, il existe un dernier modèle de couple mixte. Celui où l'écart sociologique est béant. 

«C'est ce dernier profil qui est à mon avis le plus problématique. C’est là où il existe non seulement un décalage économique, mais aussi intellectuel, analyse Beate Collet. Vous prenez quelqu’un qui est désœuvré au pays, qui cherche par tous les moyens à s’en sortir. Pour cette personne, la femme blanche devient un fond de commerce. Malheureusement, certaines sont tombées amoureuses et c’est là où il y a un jeu de dupe. C’est humain, le jeune noir n'a ni travail, ni argent. Il ne peut donc se prendre une femme au pays et la femme blanche devient le rêve.»

Les beach boys en conquête

C'est le scénario qui prend forme à chaque coucher de soleil sur les plages de sable blanc de l'archipel de Zanzibar, au large de la Tanzanie. Les beach boys, des jeunes locaux qui traînent le long des bars d'hôtels qui se dressent face à l'océan, y draguent des femmes occidentales souvent plus âgées. La chercheuse Altaïr Despres a livré ses observations sur ces couples que tout oppose à première vue dans un texte universitaire intitulé «Venues pour les plages, restées pour les garçons». 

Clare, une Américaine de 43 ans, y raconte sa rencontre avec Chris, un Tanzanien de son âge.

«Il était assez rentre-dedans, comme ils sont ici. Il m’a dit “je t’aime” le premier soir, “je veux t’épouser” le premier soir. Ce qui était assez risible à ce moment-là. Mais il était charmant. J’ai couché avec lui [rires], ce qui était le genre de choses que je faisais à l’époque. Pas avec tout le monde, mais j’étais une femme libre, je voyageais autour du monde et je pratiquais le safe sex, et je me suis dit: “ok, bon, je t’aime bien, tu m’aimes bien donc pourquoi pas?” Mais il y avait une connexion entre nous, dès le départ.»

Une histoire qui ressemble à une idylle. Mais dans bien des cas les choses se compliquent vite. «À Zanzibar, les hommes qui se mettent avec des femmes blanches sont souvent des marginaux peu diplômés qui viennent de milieux populaires alors que les filles qu’ils rencontrent sont surdiplomées. Ce sont plutôt des CSP+. On a donc des couples hyper dépareillées», confie la sociologue Altaïr Despres. 

Après le début de relation où l'on ne connaît pas vraiment l'autre et où l'excitation prend le dessus sur tout le reste, un grand fossé culturel peut vite désorienter. C'est ce que raconte Lise, une Française de 22 ans qui, lors d'un voyage d'étude en Côte d'Ivoire pour réaliser des recherches pour son mémoire de master, a commencé une relation amoureuse avec un professeur de danse de 32 ans, Wilfried.

«Le fossé culturel était évident du fait de la “désorientation” pour moi. C'était ma première fois en Afrique et je découvrais de nouvelles pratiques sociales, une société plus violente et beaucoup de curiosité à mon égard», raconte-t-elle. 

«Des deux côtés de la société, il y a un jugement»

Peut-être plus que tout autre couple mixte, le couple entre un(e) Occidental(e) et un(e) Africain(e) saute aux yeux. D'évidence, il suscite constamment curiosité et interrogation. «Tout oppose, parce qu'en plus d'être inter-racial, parfois inter-religieux, il est aussi post-colonial. Chacun est porteur d'une histoire. Des deux côtés de la société, il y a un jugement», souligne la sociologue Beate Collet.

Dans ces conditions, le couple doit être beaucoup plus fort s'il veut survivre. Et chacun, capable de prendre des distances avec ses propres préjugés. C'est ce que reconnaît en filigrane Louis, Burkinabé qui s'apprête à unir à sa vie à celle de Claire: «Nous considérons cette différence comme une sorte d'enrichissement mutuel, de sorte que les incompréhensions et les prises de bec sont sources d'enseignement. Si je fais quelque chose qui lui déplaît ou vice-versa, nous allons nous parler calmement, nous expliquer les choses pour éviter que cela se reproduise à l’avenir.»

«Il y a des ajustements au quotidien, sur la compréhension, les codes… Tu apprends tous les jours, par exemple à ne pas se tenir la main en public, ni s’embrasser dans la rue, alors qu’il est possible de danser ensemble de manière relativement explicite en boîte de nuit», raconte Florence, dont l'aventure avec Wilfried s'est terminée après quelques mois.

La plupart des couples qui survivent dans la durée expliquent qu'il faut s'investir plus que dans une histoire «normale» pour que la mayonnaise amoureuse prenne. Adriane, une Française de 26 ans, est longtemps sortie avec Éric, un étudiant togolais rencontré pendant ses études. Elle confie: «Il faut beaucoup échanger. Dans notre cas, on le faisait le plus souvent par téléphone parce que nous n'étions pas dans la même ville et on ne se voyait que les week-ends ou les vacances.»

Dans certains cas, la relation est facilitée par l’origine familiale, le parcours et l’expérience de chaque membre du couple. Ce fut le cas de Béatrice, 47 ans et de son ex-amoureux Thomas: «Le fait qu’il était en France depuis longtemps, et que je connaissais bien l'Afrique et notamment son pays, le fossé culturel n’était pas aussi difficile à surmonter même s’il restait moins ouvert à la culture française: son histoire, son art, sa littérature.»

Mais le caractère et la personnalité peuvent aussi jouer un rôle important dans la stabilité du couple. Adriane justifie l’échec de sa relation par la froideur d’Éric:

«Il laissait très peu transparaître ses sentiments. Moi, j’avais besoin d’attention, d’être dorlotée, chouchoutée par mon mec. Et lui ne s’en rendait presque pas compte.»

Des problématiques qui ne sont pas propres au couple mixte bien sûr. Pour la sociologue Beate Collet, le plus important est de se demander si les intérêts de l’un convergent avec ceux de l’autre. S’appuyant sur la théorie de l’échange compensatoire, elle estime que «dans la mesure où il n'existe aucun relation désintéressée, l’amour à lui seul ne peut suffir pour maintenir le couple en vie. Il faut une convergence des intérêts: qu’est-ce que je peux apporter à l'autre et recevoir de lui en retour».

Cette théorie sociologique développée à partir de la notion d’hypogamie compensatoire de Robert Merton (1941) se fonde sur l’idée que le mariage est avant tout un système d’échange. Cas d’école de l’époque, l’union entre un jeune homme américain noir et riche et d’une jeune femme blanche de classe moyenne. Le jeune noir acquérait un capital social en intégrant la société occidentale, tandis que sa partenaire blanche bénéficiait en retour d’un capital économique.

La chasse au toubab

Mais les efforts des uns et des autres se heurtent parfois face à un mur invisible, notamment pour la femme blanche à qui on dit «je t'aime» dès la première nuit et se demande si l'amour déclaré est sincère. 

«Dans les couples mixtes “Nord-Sud”, je dirais instinctivement qu’il y a plus de femmes blanches que l’inverse, note l'anthropologue Altaïr Despres, qui a vécu plusieurs mois à Zanzibar. Notamment, car les hommes blancs qui s’expatrient ont accès partout en Afrique à un marché de la prostitution féminine très développé. Le mec qui qui cherche une relation intime avec une fille, il va tomber à 99% sur une prostituée, en boite de nuit, dans un bar...»

Le doute ne s'empare pas de toutes les histoires. Mais il existe. 

«L’image de l’Europe et de sa richesse est présente dans la tête de certaines personnes. L’histoire et la télé véhiculent encore trop certaines images d’une Europe riche. Et oui, la “chasse aux toubabs” existe pour accéder à un mariage, à des papiers ou à l’Europe, explique Florence, qui a vécu plus expériences douloureuses à Saint-Louis. Je me suis alors fermée à la rencontre et à la discussion pendant un temps. J’ai essayé de comprendre le système, définir des profils certes parfois réducteurs à partir de la façon de parler, de consommer.»

Le couple que formait Maxime avec Jesca, une agent d’informations touristiques, en Tanzanie, s'est également cogné contre les non-dits. 

«Le tableau est difficile à dresser comme ça, mais il y avait pas mal de prises de tête. Surtout quand il y avait des sollicitations familiales pour de l’aide, pour payer les études des frères ou des soeurs, les frais d’hôpitaux. Il n’y a pas d’abus, c’est que les besoins sont immenses», dit-il. 

Il poursuit: «Bien sûr que je me suis posé la question de savoir si elle était avec moi car j'étais blanc et français. Elle le disait d’ailleurs elle-même, le truc du Blanc, de l’enfant métisse, qu’elle en serait fière etc. C’est extrêmement cynique des deux côtés car on le sait mais on continue quand même, on y croit. Il y a des moments qui nous ont apporté ce sentiment que c’était sain.» 

Une ambiguïté qui existe, mais que beaucoup choisissent de dépasser pour vivre pleinement leur histoire à deux. À Zanzibar, il y a une femme occidentale qui m’a dit: «Je ne saurai jamais s’il est là pour l’argent, s’il me trompe, mais je trouve mon compte dans cette relation. Au bout du compte, je suis heureuse avec lui, il me comble quand il est avec moi et je ne veux pas en savoir plus», conclut Altaïr Despres. 

http://www.slateafrique.com/783215/couple-mixte-problemes-amour-afrique-europe

Il m’a dit “je t’aime” le premier soir, “je veux t’épouser” le premier soir...



Sur la plage de Mombasa, au Kenya, le 19 juin 2007. TONY KARUMBA / AFP

La vie de couple mixte entre Occidentaux et Africains est semée d'embûches
Ils sont originaires de différents continents, mais ils ont quand même fait le choix de vivre ensemble.

C'est la nuit où je me suis senti le plus désirable. Sur le dancefloor, dans la chaleur moite du soir, plusieurs filles dansaient autour de moi en quête d'un slow. J'étais le seul blanc à bouger du bassin sur la piste de cette boîte de nuit de Nairobi. Il y avait autour de moi des prostituées et des jeunes filles de la classe moyenne de la capitale kenyane. Ma couleur de peau signifait pour elles une autre vie, de l'argent, du prestige. 

À l'heure de la mondialisation galopante qui transforme profondément le continent africain, il n'y a sans doute jamais eu autant de couples mixtes «Nord-Sud» au sud du Sahara. Chaque année, des dizaines de milliers d'occidentaux débarquent en Guinée ou en Éthiopie pour un job avec une ONG, une mission dans le secteur pétrolier, un projet culturel...

Dans l'autre sens aussi le chemin est ouvert –même s'il faut davantage montrer patte blanche–, des étudiants ghanéens ou ivoiriens rejoignent Paris pour étudier sur les bancs de Sciences Po, des danseurs nigérians s'envolent pour Londres en vue d'intégrer un ballet. Les parcours sont multiples, les histoires innombrables. Et au milieu, vieux comme le monde, l'amour. Les voyages provoquent les rencontres. Des ébats d'un soir, un flirt de vacances ou le début d'une histoire à deux plus longue. 

Comme celle de Maxime, auteur de guide de voyages, qui a rencontré Jesca, une agent d’informations touristiques, en Tanzanie. Ou Florence, 27 ans, volontaire à Saint-Louis au Sénégal, qui a eu le coup de foudre pour Aliou, 40 ans et déjà marié. Mais si la passion amoureuse ne connaît pas les frontières, le poison du doute s'immisce parfois dans ces couples mixtes composés d'Occidentaux et de Subsahariens. Les sociologues l'ont remarqué depuis longtemps, l'hétérogamie –le fait de rechercher involontairement un conjoint dans une classe sociale ou un pays différent du sien– est source de séparation relativement rapide dans les couples. 

«Dans la sociologie de la conjugalité, on sait que les couples qui restent ensemble le moins longtemps sont aussi les plus hétérogènes. Plus deux personnes sont éloignées socialement et plus elles risques de voir leur couple ne pas durer», explique Altaïr Despres, docteure en sociologie et anthropologie. 

Et il n'y pas plus hétérogames que les couples mixtes composés d'un Africain subsaharien et d'un Occidental. Le fossé culturel ou économique y est souvent très important. Un sérieux obstacle pour les relations au long cours. 

«La femme blanche devient un fond de commerce»

La sociologue Beate Collet, qui étudie depuis plusieurs années les familles et l'immigration, dresse trois grands profils de couples mixtes. Dans le premier cas, il s’agit d’étudiants africains venus en étude en France et qui ont rencontré leur partenaire blanche française dans le milieu universitaire. Ces couples ont le même capital intellectuel. Même si économiquement il existe un fossé de par leurs origines, le niveau intellectuel de l’homme peut-être un catalyseur. Ayant fait ses études en France, il est à même de comprendre le milieu de sa femme et la discussion peut minimiser les incompréhensions. Lui-même peut être un ambassadeur de sa compagne auprès de sa famille pour que cette dernière l’accepte malgré les différences raciales et culturelles.

Dans un second cas de figure, ils n’ont pas le même capital économique, mais il existe un échange compensatoire où l'Africain a un niveau d’études hautement supérieur à celui de la femme occidentale. L’un aspire à intégrer la société européenne grâce à la femme. Elle, en retour, aspire à gravir un échelon de classe sociale.

Enfin, il existe un dernier modèle de couple mixte. Celui où l'écart sociologique est béant. 

«C'est ce dernier profil qui est à mon avis le plus problématique. C’est là où il existe non seulement un décalage économique, mais aussi intellectuel, analyse Beate Collet. Vous prenez quelqu’un qui est désœuvré au pays, qui cherche par tous les moyens à s’en sortir. Pour cette personne, la femme blanche devient un fond de commerce. Malheureusement, certaines sont tombées amoureuses et c’est là où il y a un jeu de dupe. C’est humain, le jeune noir n'a ni travail, ni argent. Il ne peut donc se prendre une femme au pays et la femme blanche devient le rêve.»

Les beach boys en conquête

C'est le scénario qui prend forme à chaque coucher de soleil sur les plages de sable blanc de l'archipel de Zanzibar, au large de la Tanzanie. Les beach boys, des jeunes locaux qui traînent le long des bars d'hôtels qui se dressent face à l'océan, y draguent des femmes occidentales souvent plus âgées. La chercheuse Altaïr Despres a livré ses observations sur ces couples que tout oppose à première vue dans un texte universitaire intitulé «Venues pour les plages, restées pour les garçons». 

Clare, une Américaine de 43 ans, y raconte sa rencontre avec Chris, un Tanzanien de son âge.

«Il était assez rentre-dedans, comme ils sont ici. Il m’a dit “je t’aime” le premier soir, “je veux t’épouser” le premier soir. Ce qui était assez risible à ce moment-là. Mais il était charmant. J’ai couché avec lui [rires], ce qui était le genre de choses que je faisais à l’époque. Pas avec tout le monde, mais j’étais une femme libre, je voyageais autour du monde et je pratiquais le safe sex, et je me suis dit: “ok, bon, je t’aime bien, tu m’aimes bien donc pourquoi pas?” Mais il y avait une connexion entre nous, dès le départ.»

Une histoire qui ressemble à une idylle. Mais dans bien des cas les choses se compliquent vite. «À Zanzibar, les hommes qui se mettent avec des femmes blanches sont souvent des marginaux peu diplômés qui viennent de milieux populaires alors que les filles qu’ils rencontrent sont surdiplomées. Ce sont plutôt des CSP+. On a donc des couples hyper dépareillées», confie la sociologue Altaïr Despres. 

Après le début de relation où l'on ne connaît pas vraiment l'autre et où l'excitation prend le dessus sur tout le reste, un grand fossé culturel peut vite désorienter. C'est ce que raconte Lise, une Française de 22 ans qui, lors d'un voyage d'étude en Côte d'Ivoire pour réaliser des recherches pour son mémoire de master, a commencé une relation amoureuse avec un professeur de danse de 32 ans, Wilfried.

«Le fossé culturel était évident du fait de la “désorientation” pour moi. C'était ma première fois en Afrique et je découvrais de nouvelles pratiques sociales, une société plus violente et beaucoup de curiosité à mon égard», raconte-t-elle. 

«Des deux côtés de la société, il y a un jugement»

Peut-être plus que tout autre couple mixte, le couple entre un(e) Occidental(e) et un(e) Africain(e) saute aux yeux. D'évidence, il suscite constamment curiosité et interrogation. «Tout oppose, parce qu'en plus d'être inter-racial, parfois inter-religieux, il est aussi post-colonial. Chacun est porteur d'une histoire. Des deux côtés de la société, il y a un jugement», souligne la sociologue Beate Collet.

Dans ces conditions, le couple doit être beaucoup plus fort s'il veut survivre. Et chacun, capable de prendre des distances avec ses propres préjugés. C'est ce que reconnaît en filigrane Louis, Burkinabé qui s'apprête à unir à sa vie à celle de Claire: «Nous considérons cette différence comme une sorte d'enrichissement mutuel, de sorte que les incompréhensions et les prises de bec sont sources d'enseignement. Si je fais quelque chose qui lui déplaît ou vice-versa, nous allons nous parler calmement, nous expliquer les choses pour éviter que cela se reproduise à l’avenir.»

«Il y a des ajustements au quotidien, sur la compréhension, les codes… Tu apprends tous les jours, par exemple à ne pas se tenir la main en public, ni s’embrasser dans la rue, alors qu’il est possible de danser ensemble de manière relativement explicite en boîte de nuit», raconte Florence, dont l'aventure avec Wilfried s'est terminée après quelques mois.

La plupart des couples qui survivent dans la durée expliquent qu'il faut s'investir plus que dans une histoire «normale» pour que la mayonnaise amoureuse prenne. Adriane, une Française de 26 ans, est longtemps sortie avec Éric, un étudiant togolais rencontré pendant ses études. Elle confie: «Il faut beaucoup échanger. Dans notre cas, on le faisait le plus souvent par téléphone parce que nous n'étions pas dans la même ville et on ne se voyait que les week-ends ou les vacances.»

Dans certains cas, la relation est facilitée par l’origine familiale, le parcours et l’expérience de chaque membre du couple. Ce fut le cas de Béatrice, 47 ans et de son ex-amoureux Thomas: «Le fait qu’il était en France depuis longtemps, et que je connaissais bien l'Afrique et notamment son pays, le fossé culturel n’était pas aussi difficile à surmonter même s’il restait moins ouvert à la culture française: son histoire, son art, sa littérature.»

Mais le caractère et la personnalité peuvent aussi jouer un rôle important dans la stabilité du couple. Adriane justifie l’échec de sa relation par la froideur d’Éric:

«Il laissait très peu transparaître ses sentiments. Moi, j’avais besoin d’attention, d’être dorlotée, chouchoutée par mon mec. Et lui ne s’en rendait presque pas compte.»

Des problématiques qui ne sont pas propres au couple mixte bien sûr. Pour la sociologue Beate Collet, le plus important est de se demander si les intérêts de l’un convergent avec ceux de l’autre. S’appuyant sur la théorie de l’échange compensatoire, elle estime que «dans la mesure où il n'existe aucun relation désintéressée, l’amour à lui seul ne peut suffir pour maintenir le couple en vie. Il faut une convergence des intérêts: qu’est-ce que je peux apporter à l'autre et recevoir de lui en retour».

Cette théorie sociologique développée à partir de la notion d’hypogamie compensatoire de Robert Merton (1941) se fonde sur l’idée que le mariage est avant tout un système d’échange. Cas d’école de l’époque, l’union entre un jeune homme américain noir et riche et d’une jeune femme blanche de classe moyenne. Le jeune noir acquérait un capital social en intégrant la société occidentale, tandis que sa partenaire blanche bénéficiait en retour d’un capital économique.

La chasse au toubab

Mais les efforts des uns et des autres se heurtent parfois face à un mur invisible, notamment pour la femme blanche à qui on dit «je t'aime» dès la première nuit et se demande si l'amour déclaré est sincère. 

«Dans les couples mixtes “Nord-Sud”, je dirais instinctivement qu’il y a plus de femmes blanches que l’inverse, note l'anthropologue Altaïr Despres, qui a vécu plusieurs mois à Zanzibar. Notamment, car les hommes blancs qui s’expatrient ont accès partout en Afrique à un marché de la prostitution féminine très développé. Le mec qui qui cherche une relation intime avec une fille, il va tomber à 99% sur une prostituée, en boite de nuit, dans un bar...»

Le doute ne s'empare pas de toutes les histoires. Mais il existe. 

«L’image de l’Europe et de sa richesse est présente dans la tête de certaines personnes. L’histoire et la télé véhiculent encore trop certaines images d’une Europe riche. Et oui, la “chasse aux toubabs” existe pour accéder à un mariage, à des papiers ou à l’Europe, explique Florence, qui a vécu plus expériences douloureuses à Saint-Louis. Je me suis alors fermée à la rencontre et à la discussion pendant un temps. J’ai essayé de comprendre le système, définir des profils certes parfois réducteurs à partir de la façon de parler, de consommer.»

Le couple que formait Maxime avec Jesca, une agent d’informations touristiques, en Tanzanie, s'est également cogné contre les non-dits. 

«Le tableau est difficile à dresser comme ça, mais il y avait pas mal de prises de tête. Surtout quand il y avait des sollicitations familiales pour de l’aide, pour payer les études des frères ou des soeurs, les frais d’hôpitaux. Il n’y a pas d’abus, c’est que les besoins sont immenses», dit-il. 

Il poursuit: «Bien sûr que je me suis posé la question de savoir si elle était avec moi car j'étais blanc et français. Elle le disait d’ailleurs elle-même, le truc du Blanc, de l’enfant métisse, qu’elle en serait fière etc. C’est extrêmement cynique des deux côtés car on le sait mais on continue quand même, on y croit. Il y a des moments qui nous ont apporté ce sentiment que c’était sain.» 

Une ambiguïté qui existe, mais que beaucoup choisissent de dépasser pour vivre pleinement leur histoire à deux. À Zanzibar, il y a une femme occidentale qui m’a dit: «Je ne saurai jamais s’il est là pour l’argent, s’il me trompe, mais je trouve mon compte dans cette relation. Au bout du compte, je suis heureuse avec lui, il me comble quand il est avec moi et je ne veux pas en savoir plus», conclut Altaïr Despres. 

http://www.slateafrique.com/783215/couple-mixte-problemes-amour-afrique-europe

Posté jeudi 5 octobre 2017 à 19:23 |  par bbela

mardi 5 septembre 2017


 


Dans cette étude annuelle réalisée par une émanation de l'ONU, la France gagne une place mais reste assez loin des meilleurs (pays d'Europe du Nord et Océanie). La faute notamment à la perception de la corruption dans le gouvernement et aux affaires.

«Il est où le bonheur?» En Norvège. Selon le nouveau rapport World Happiness Report du Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN), un programme mondial lancé par les Nations unies, le pays détrône le Danemark au classement du «pays le plus heureux du monde». L'étude, publiée pour la première fois en 2012, a pour objectif de de fournir un outil supplémentaire aux gouvernements, aux milieux d'affaires et à la société civile pour améliorer le bien-être de leurs pays.

Dans l'ordre, la Norvège est suivie par le Danemark, gagnant des éditions 2015 et 2013, l'Islande, la Suisse, la Finlande, les Pays-Bas, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et la Suède. Les pays du Nord de l'Europe sont donc, comme très souvent, les plus représentés.

LE RÉSEAUX DES SOLUTIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE (SDSN) A CLASSÉ 155 PAYS DU PLUS AU MOINS HEUREUX.

RangPaysNote du BonheurÉchelle hauteÉchelle basse
1Norvège7,5377,5947,480
2Danemark7,5227,5827,462
3Islande7,5047,6227,386
4Suisse7,4947,5627,426
5Finlande7,4697,5287,410
6Pays-Bas7,3777,4277,327
7Canada7,3167,3847,248
8Nouvelle-Zélande7,3147,3807,248
9Suède7,2847,3447,224
10Australie7,2847,3577,211
11Israël7,2137,2807,146
12Costa Rica7,0797,1686,990
13Autriche7,0067,0716,941
14États-Unis6,9937,0756,911
15Irlande6,9777,0436,911
16Allemagne6,9517,0056,897
17Belgique6,8916,9566,826
18Luxembourg6,8636,9246,802
19Royaume-Uni6,7146,7846,644
20Chili6,6526,7396,565
21Emirats Arabes Unis6,6486,7226,574
22Brésil6,6356,7256,545
23République tchèque6,6096,6846,534
24Argentine6,5996,6906,508
25Mexique6,5786,6716,485
26Singapour6,5726,6376,507
27Malte6,5276,5986,456
28Uruguay6,4546,5466,362
29Guatemala6,4546,5676,341
30Panama6,4526,5576,347
31France6,4426,5166,368
32Thaïlande6,4246,5096,339
33Taïwan6,4226,4956,349
34Espagne6,4036,4716,335
35Qatar6,3756,5686,182

«Les pays heureux sont ceux qui jouissent d'un équilibre sain entre la prospérité, mesurée de manière conventionnelle, et le capital social, qui signifie un degré de confiance élevé dans une société, des inégalités faibles et la confiance dans le gouvernement», explique Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et conseiller spécial du secrétaire général de l'Onu.

Où se situe la France?
Même si elle gagne une place par rapport à 2016, la France n'est que 31e du classement loin derrière ses voisins allemands (16e) et britanniques (19e). Le classement est établi en fonction de six facteurs: le Produit intérieur brut par habitant (PIB), l'espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité, l'aide sociale et la perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires.

Si la France semble être au même niveau que les meilleurs pays du point de vue du PIB ou de l'espérance de vie, elle est cependant très loin en ce qui concerne la perception de la corruption dans le gouvernement et les affaires. Et ce alors que la campagne présidentielle est émaillée de plusieurs polémiques, visant notamment Marine Le Pen et François Fillon. Ainsi, la France récolte pour ce critère la note de 0,173, largement inférieure à celles des dix pays les mieux classés, exception faite de l'Islande (0,154). Pour rappel, le pays avait été confronté à d'importantes manifestations après la révélation des «Panama Papers», où le premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson avait été cité. Ce dernier avait même été poussé à la démission sous la pression populaire.

Sur les 155 pays étudiés, la fin du classement est principalement constituée de pays d'Afrique sub-saharienne. Soudan du Sud, Liberia, Guinée, Togo, Rwanda, Tanzanie, Burundi et République centrafricaine ferment la marche. S'y ajoutent également la Syrie et le Yémen, dévastés par la guerre civile.


http://www.lefigaro.fr/international/2017/03/20/01003-20170320ARTFIG00194-la-norvege-devient-le-pays-le-plus-heureux-du-monde.php

Voici le top 10 des pays où les gens sont les plus heureux


 


Dans cette étude annuelle réalisée par une émanation de l'ONU, la France gagne une place mais reste assez loin des meilleurs (pays d'Europe du Nord et Océanie). La faute notamment à la perception de la corruption dans le gouvernement et aux affaires.

«Il est où le bonheur?» En Norvège. Selon le nouveau rapport World Happiness Report du Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN), un programme mondial lancé par les Nations unies, le pays détrône le Danemark au classement du «pays le plus heureux du monde». L'étude, publiée pour la première fois en 2012, a pour objectif de de fournir un outil supplémentaire aux gouvernements, aux milieux d'affaires et à la société civile pour améliorer le bien-être de leurs pays.

Dans l'ordre, la Norvège est suivie par le Danemark, gagnant des éditions 2015 et 2013, l'Islande, la Suisse, la Finlande, les Pays-Bas, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et la Suède. Les pays du Nord de l'Europe sont donc, comme très souvent, les plus représentés.

LE RÉSEAUX DES SOLUTIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE (SDSN) A CLASSÉ 155 PAYS DU PLUS AU MOINS HEUREUX.

RangPaysNote du BonheurÉchelle hauteÉchelle basse
1Norvège7,5377,5947,480
2Danemark7,5227,5827,462
3Islande7,5047,6227,386
4Suisse7,4947,5627,426
5Finlande7,4697,5287,410
6Pays-Bas7,3777,4277,327
7Canada7,3167,3847,248
8Nouvelle-Zélande7,3147,3807,248
9Suède7,2847,3447,224
10Australie7,2847,3577,211
11Israël7,2137,2807,146
12Costa Rica7,0797,1686,990
13Autriche7,0067,0716,941
14États-Unis6,9937,0756,911
15Irlande6,9777,0436,911
16Allemagne6,9517,0056,897
17Belgique6,8916,9566,826
18Luxembourg6,8636,9246,802
19Royaume-Uni6,7146,7846,644
20Chili6,6526,7396,565
21Emirats Arabes Unis6,6486,7226,574
22Brésil6,6356,7256,545
23République tchèque6,6096,6846,534
24Argentine6,5996,6906,508
25Mexique6,5786,6716,485
26Singapour6,5726,6376,507
27Malte6,5276,5986,456
28Uruguay6,4546,5466,362
29Guatemala6,4546,5676,341
30Panama6,4526,5576,347
31France6,4426,5166,368
32Thaïlande6,4246,5096,339
33Taïwan6,4226,4956,349
34Espagne6,4036,4716,335
35Qatar6,3756,5686,182

«Les pays heureux sont ceux qui jouissent d'un équilibre sain entre la prospérité, mesurée de manière conventionnelle, et le capital social, qui signifie un degré de confiance élevé dans une société, des inégalités faibles et la confiance dans le gouvernement», explique Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et conseiller spécial du secrétaire général de l'Onu.

Où se situe la France?
Même si elle gagne une place par rapport à 2016, la France n'est que 31e du classement loin derrière ses voisins allemands (16e) et britanniques (19e). Le classement est établi en fonction de six facteurs: le Produit intérieur brut par habitant (PIB), l'espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité, l'aide sociale et la perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires.

Si la France semble être au même niveau que les meilleurs pays du point de vue du PIB ou de l'espérance de vie, elle est cependant très loin en ce qui concerne la perception de la corruption dans le gouvernement et les affaires. Et ce alors que la campagne présidentielle est émaillée de plusieurs polémiques, visant notamment Marine Le Pen et François Fillon. Ainsi, la France récolte pour ce critère la note de 0,173, largement inférieure à celles des dix pays les mieux classés, exception faite de l'Islande (0,154). Pour rappel, le pays avait été confronté à d'importantes manifestations après la révélation des «Panama Papers», où le premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson avait été cité. Ce dernier avait même été poussé à la démission sous la pression populaire.

Sur les 155 pays étudiés, la fin du classement est principalement constituée de pays d'Afrique sub-saharienne. Soudan du Sud, Liberia, Guinée, Togo, Rwanda, Tanzanie, Burundi et République centrafricaine ferment la marche. S'y ajoutent également la Syrie et le Yémen, dévastés par la guerre civile.


http://www.lefigaro.fr/international/2017/03/20/01003-20170320ARTFIG00194-la-norvege-devient-le-pays-le-plus-heureux-du-monde.php

Posté mardi 5 septembre 2017 à 20:36 |  par bbela

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