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dimanche 13 décembre 2015

Que prépare Washington, en Syrie?!!

Que prépare Washington, en Syrie?!!

L'expert libanais, Amin Hoteith, revient, dans les colonnes du journal "Al-Bana", sur la nouvelle stratégie américaine, en Syrie, et écrit : "Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. 

Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie, en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. Le texte qui décrit le rapport en 13 pages de cette stratégie confirme "la fermeture des fronts de guerre classiques de l'OTAN" et "l'ouverture, par la même occasion, de nouveaux fronts". Le texte évite, évidemment d'employer, expressément, le terme de "front", préférant, surtout, désigner tout, par "la gestion d'une grande crise, qui irait éclater, au Moyen-Orient, et qui serait très importante, pour l'OTAN. 

Les analystes ont conclu, à l'époque, à  l'émergence d'une nouvelle vague d'actions stratégiques et d'un soft power, dont le terrosime serait l'échine dorsale. Les choses se sont précisées, quand Al-Qaïda a accru ses actions, en Irak, avant de débarquer, en Syrie. 

Un Al-Qaïda, qui n'a jamais cessé d'être l'armée secrète des Etats Unis contre ses adversaires. La lutte contre ce terrorisme, là, a, ensuite, servi de prétexte aux Américains, pour ouvrir, chaque jour, un nouveau front  contre des adversaires. Daech, contre qui Washington a coalisé 63 pays, et qui a justifié le départ des avions US de l'Irak vers la Syrie, demande, selon les Américains, de 3 à 10 ans, pour être, totalement, extirpé! Cette précision ne laisse aucun doute : les Etats Unis veulent entraîner toute la région dans une spirale de guerre d'usure. 

Depuis peu, pourtant, les Etats Unis émettent le signe d'une volonté d'implication minimale, dans les guerres qu'ils ont déclenchées. En Syrie, tout comme en Irak, les Américains veulent, désormais, intervenir, de façon limitée, et la raison en est bien claire : depuis 2011, l'Amérique va d'échec en échec, en Syrie. Face à la ténacité d'Assad et de ses alliés, Washington a décidé de mettre sous pression l'Irak, pour le rallier à sa cause. L'invasion des provinces irakiennes, par Daech, est à comprendre, en ce sens. La lutte contre Daech aurait dû, en effet, convaincre Bagdad de céder aux pressions et de tourner le dos à la Syrie. Mais les choses ne se sont pas passées de cette manière. Le front Iran/Syrie/Hezbollah /Russie s' est avéré plus coriace que prévu. Chacun de ses composantes ont rempli leur part, dûment, faisant échec, une nouvelle fois, au projet américain. 

En moins de deux mois, l'initiative stratégique est tombée entre les mains des Syriens. Les frappes russes, conjuguées aux avancées fulgurantes des forces syriennes et de ses alliés du Hezbollah ont, donc, poussé les Etats Unis à changer de stratégie. Ce fut ainsi que le "Sukhoi" russe a été abattu par des missiles "made in USA, et par la Turquie. Dans le même temps, les USA ont déployé leurs forces, de façon limitée, dans l'Est de la Syrie. Ce qui a précédé le déploiement des forces spéciales turques, dans la banlieue de Mossoul. Les Américains ne se sont, toutefois, pas contentés de ces démarches.  Ils ont décidé de viser, directement, les positions de l'armée syrienne, à Deir ez-Zor. 

Tout en allongeant la liste des sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit, pour Washington, d'assiéger le Hezbollah, en termes financiers et propagandistes. C'est, d'ailleurs, dans ce même sens, que Arab Sat a interrompu la diffusion des programmes d'Al-Manar. L'Iran la Russie la Syrie ont riposté. Pas, uniquement, en Syrie, mais aussi, en Irak et au Yémen. 

La nouvelle stratégie US se résume, donc, ainsi: 

1- L'intervention directe, sur le terrain des combats terrestres, Washington veut une coalition arabe et islamique, secondée par les frappes US, qui entrerait en action, sous prétexte de la lutte contre Daech. 

2- Le maintien d'un territoire étendu, depuis Mossoul et Al-Anbar, jusqu'à Deir ez-Zor et à Raqqa, au Sud et à l'Ouest. Le pilonnage de la base de l'armée syrienne, à Raqqa, s'est faite, dans ce même sens, pour permettre à Daech de pouvoir s'en emparer. 

3- Duper les Kurdes et créer une région indépendante, au coeur de l'axe Iran/Russie/Syrie. La carte kurde couperait, géo stratégiquement, cet axe, et servirait de monnaie d'échange, au cours de toute négociation à venir avec les adversaires. 

4- Politiquement parlant, les efforts de Washington iront mettre en échec toute solution, qui n'assurerait pas ses intérêts.

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12169-syrie_nouvelle_strat%C3%A9gie_am%C3%A9ricaine

Tribune libre - Syrie: Nouvelle stratégie américaine en 5 points

Que prépare Washington, en Syrie?!!

Que prépare Washington, en Syrie?!!

L'expert libanais, Amin Hoteith, revient, dans les colonnes du journal "Al-Bana", sur la nouvelle stratégie américaine, en Syrie, et écrit : "Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. 

Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie, en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. Le texte qui décrit le rapport en 13 pages de cette stratégie confirme "la fermeture des fronts de guerre classiques de l'OTAN" et "l'ouverture, par la même occasion, de nouveaux fronts". Le texte évite, évidemment d'employer, expressément, le terme de "front", préférant, surtout, désigner tout, par "la gestion d'une grande crise, qui irait éclater, au Moyen-Orient, et qui serait très importante, pour l'OTAN. 

Les analystes ont conclu, à l'époque, à  l'émergence d'une nouvelle vague d'actions stratégiques et d'un soft power, dont le terrosime serait l'échine dorsale. Les choses se sont précisées, quand Al-Qaïda a accru ses actions, en Irak, avant de débarquer, en Syrie. 

Un Al-Qaïda, qui n'a jamais cessé d'être l'armée secrète des Etats Unis contre ses adversaires. La lutte contre ce terrorisme, là, a, ensuite, servi de prétexte aux Américains, pour ouvrir, chaque jour, un nouveau front  contre des adversaires. Daech, contre qui Washington a coalisé 63 pays, et qui a justifié le départ des avions US de l'Irak vers la Syrie, demande, selon les Américains, de 3 à 10 ans, pour être, totalement, extirpé! Cette précision ne laisse aucun doute : les Etats Unis veulent entraîner toute la région dans une spirale de guerre d'usure. 

Depuis peu, pourtant, les Etats Unis émettent le signe d'une volonté d'implication minimale, dans les guerres qu'ils ont déclenchées. En Syrie, tout comme en Irak, les Américains veulent, désormais, intervenir, de façon limitée, et la raison en est bien claire : depuis 2011, l'Amérique va d'échec en échec, en Syrie. Face à la ténacité d'Assad et de ses alliés, Washington a décidé de mettre sous pression l'Irak, pour le rallier à sa cause. L'invasion des provinces irakiennes, par Daech, est à comprendre, en ce sens. La lutte contre Daech aurait dû, en effet, convaincre Bagdad de céder aux pressions et de tourner le dos à la Syrie. Mais les choses ne se sont pas passées de cette manière. Le front Iran/Syrie/Hezbollah /Russie s' est avéré plus coriace que prévu. Chacun de ses composantes ont rempli leur part, dûment, faisant échec, une nouvelle fois, au projet américain. 

En moins de deux mois, l'initiative stratégique est tombée entre les mains des Syriens. Les frappes russes, conjuguées aux avancées fulgurantes des forces syriennes et de ses alliés du Hezbollah ont, donc, poussé les Etats Unis à changer de stratégie. Ce fut ainsi que le "Sukhoi" russe a été abattu par des missiles "made in USA, et par la Turquie. Dans le même temps, les USA ont déployé leurs forces, de façon limitée, dans l'Est de la Syrie. Ce qui a précédé le déploiement des forces spéciales turques, dans la banlieue de Mossoul. Les Américains ne se sont, toutefois, pas contentés de ces démarches.  Ils ont décidé de viser, directement, les positions de l'armée syrienne, à Deir ez-Zor. 

Tout en allongeant la liste des sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit, pour Washington, d'assiéger le Hezbollah, en termes financiers et propagandistes. C'est, d'ailleurs, dans ce même sens, que Arab Sat a interrompu la diffusion des programmes d'Al-Manar. L'Iran la Russie la Syrie ont riposté. Pas, uniquement, en Syrie, mais aussi, en Irak et au Yémen. 

La nouvelle stratégie US se résume, donc, ainsi: 

1- L'intervention directe, sur le terrain des combats terrestres, Washington veut une coalition arabe et islamique, secondée par les frappes US, qui entrerait en action, sous prétexte de la lutte contre Daech. 

2- Le maintien d'un territoire étendu, depuis Mossoul et Al-Anbar, jusqu'à Deir ez-Zor et à Raqqa, au Sud et à l'Ouest. Le pilonnage de la base de l'armée syrienne, à Raqqa, s'est faite, dans ce même sens, pour permettre à Daech de pouvoir s'en emparer. 

3- Duper les Kurdes et créer une région indépendante, au coeur de l'axe Iran/Russie/Syrie. La carte kurde couperait, géo stratégiquement, cet axe, et servirait de monnaie d'échange, au cours de toute négociation à venir avec les adversaires. 

4- Politiquement parlant, les efforts de Washington iront mettre en échec toute solution, qui n'assurerait pas ses intérêts.

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12169-syrie_nouvelle_strat%C3%A9gie_am%C3%A9ricaine

Posté dimanche 13 décembre 2015 à 04:22 |  par bbela

jeudi 3 décembre 2015

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

La Russie dévoile trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

Posté jeudi 3 décembre 2015 à 01:37 |  par bbela
13:32 : La Russie appelle les représentants des médias et de la communauté internationale à ne pas ignorer ce problème.

13:31: La Russie appelle Ankara a autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.

13:29 : La Russie présentera la semaine prochaine des informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, munitions et composants d'explosifs.

13:28 : La semaine dernière, 2.000 terrorristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés.

13:23 : La Russie s'étonne de ne pas remarquer que la coalition menée par les USA détruit les camions-citernes de l'EI.

13:23 : L'EI possède 8.000 camions-citernes, qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole.

13:16 : Les frappes russes ont permis de diviser par deux les revenus journaliers des terroristes provenant du pétrole, les faisant passer de 3 à 1,5 million USD par jour.

13:14 : La Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.

13:13 : En deux mois, l'aviation russe a frappé 22 usines et 11 complexes de raffinage pétrolier appartenant à l'EI en Syrie.

13:09 : Les revenus annuels de la vente de pétrole par l'EI atteignent près de 2 milliards de dollars.

13:08: Le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie


http://fr.sputniknews.com/international/20151202/1019971348/defense-terrorisme-lutte-conference-presse.html#ixzz3tDF3rQyE

Résumé de la conférence de Presse donnée par la Russie sur les preuves de l'implication de la Turquie dans le traffic du pétrole syrien

13:32 : La Russie appelle les représentants des médias et de la communauté internationale à ne pas ignorer ce problème.

13:31: La Russie appelle Ankara a autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.

13:29 : La Russie présentera la semaine prochaine des informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, munitions et composants d'explosifs.

13:28 : La semaine dernière, 2.000 terrorristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés.

13:23 : La Russie s'étonne de ne pas remarquer que la coalition menée par les USA détruit les camions-citernes de l'EI.

13:23 : L'EI possède 8.000 camions-citernes, qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole.

13:16 : Les frappes russes ont permis de diviser par deux les revenus journaliers des terroristes provenant du pétrole, les faisant passer de 3 à 1,5 million USD par jour.

13:14 : La Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.

13:13 : En deux mois, l'aviation russe a frappé 22 usines et 11 complexes de raffinage pétrolier appartenant à l'EI en Syrie.

13:09 : Les revenus annuels de la vente de pétrole par l'EI atteignent près de 2 milliards de dollars.

13:08: Le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie


http://fr.sputniknews.com/international/20151202/1019971348/defense-terrorisme-lutte-conference-presse.html#ixzz3tDF3rQyE

Posté à 01:31 |  par bbela

mercredi 2 décembre 2015

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Un document d’information top secret sur la #Syrie

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Posté mercredi 2 décembre 2015 à 03:16 |  par bbela
Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Les erreurs de la Russie en #Syrie

Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Posté à 02:04 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Les services secrets irakiens avaient averti la #France des attentats de Paris

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Posté mardi 24 novembre 2015 à 22:39 |  par bbela

Le ministère de l'Intérieur du pays a annoncé que l'explosion a fait onze morts, a annoncé un représentant du ministère de l'Intérieur à Sputnik.

​Une explosion s'est produite mardi dans le centre de Tunis au passage d'un car de la Garde présidentielle.
​"Selon les premières informations, onze personnes ont été tuées. Les causes de l'explosion sont pour l'instant inconnues. Nous estimons qu'une bombe aurait été posée dans le moteur du car", a déclaré à Sputnik Walid Louguini, porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur.


Explosion au passage d'un car de la Garde présidentielle dans le centre de Tunis

Le ministère de l'Intérieur du pays a annoncé que l'explosion a fait onze morts, a annoncé un représentant du ministère de l'Intérieur à Sputnik.

​Une explosion s'est produite mardi dans le centre de Tunis au passage d'un car de la Garde présidentielle.
​"Selon les premières informations, onze personnes ont été tuées. Les causes de l'explosion sont pour l'instant inconnues. Nous estimons qu'une bombe aurait été posée dans le moteur du car", a déclaré à Sputnik Walid Louguini, porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur.


Posté à 20:14 |  par bbela
Après que la Turquie a abattu l'avion russe SU-24, les réactions des politiques français et autres personnalités ont afflué sur Twitter. Certains d'entre eux déplorent un acte qui pourrait compromettre les opérations anti-Daesh dans la région. 

Jean-Luc Mélenchon y voit une «provocation» de la Turquie qui tente ainsi de «rompre la coalition en cours de formation».

Le numéro 2 du Front national Florian Philippot n'a pas manqué de s'étonner de la vitesse à laquelle la Turquie avait décidé d'abattre un avion de la coalition, soulignant que le pays mettait plus de temps à entreprendre de réelles actions contre l'Etat islamique. Des propos que d'autres Twittos semblent partager.

L’euro-député français Aymeric Chauprade (FN) a lui accusé le gouvernement turc d’avoir «refleté l’idéologie des Frères musulmans» en abattant le SU-24. 
«Ankara a clairement montré son soutien sans faille au terrorisme islamiste de Daesh, comme du Front Al-Nosra», a-t-il déclaré.

L'économiste essayiste et blogueur Jacques Sapir parle lui d'un «incident d’une extrême gravité». 

D'autres, comme le blogueur et journaliste Gilles Klein, n'hésitent pas à faire part de leur crainte d'un début de guerre. 

L'analyste Laurent Leylekian évoque quant à lui des doutes sur la légitimité de la Turquie à considérer la province de Hatay, où a été abattu l'avion, comme faisant partie de son territoire.

L'écrivain et polémiste belge Bahar Kimyongür évoque lui, des alliances douteuse de la Turquie, faisant le lien entre le crash de l'avion civil russe A321 et celui du SU-24, tous deux abattus, le premier par l'Etat islamique, le second par la Turquie.


Personnalités et politiques s'expriment sur la destruction du SU-24 russe par la Turquie

Après que la Turquie a abattu l'avion russe SU-24, les réactions des politiques français et autres personnalités ont afflué sur Twitter. Certains d'entre eux déplorent un acte qui pourrait compromettre les opérations anti-Daesh dans la région. 

Jean-Luc Mélenchon y voit une «provocation» de la Turquie qui tente ainsi de «rompre la coalition en cours de formation».

Le numéro 2 du Front national Florian Philippot n'a pas manqué de s'étonner de la vitesse à laquelle la Turquie avait décidé d'abattre un avion de la coalition, soulignant que le pays mettait plus de temps à entreprendre de réelles actions contre l'Etat islamique. Des propos que d'autres Twittos semblent partager.

L’euro-député français Aymeric Chauprade (FN) a lui accusé le gouvernement turc d’avoir «refleté l’idéologie des Frères musulmans» en abattant le SU-24. 
«Ankara a clairement montré son soutien sans faille au terrorisme islamiste de Daesh, comme du Front Al-Nosra», a-t-il déclaré.

L'économiste essayiste et blogueur Jacques Sapir parle lui d'un «incident d’une extrême gravité». 

D'autres, comme le blogueur et journaliste Gilles Klein, n'hésitent pas à faire part de leur crainte d'un début de guerre. 

L'analyste Laurent Leylekian évoque quant à lui des doutes sur la légitimité de la Turquie à considérer la province de Hatay, où a été abattu l'avion, comme faisant partie de son territoire.

L'écrivain et polémiste belge Bahar Kimyongür évoque lui, des alliances douteuse de la Turquie, faisant le lien entre le crash de l'avion civil russe A321 et celui du SU-24, tous deux abattus, le premier par l'Etat islamique, le second par la Turquie.


Posté à 20:05 |  par bbela

Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte. 

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par l’Etat islamique. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.
Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégiens et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».


Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés. «Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

https://francais.rt.com/international/10875-chine-declare-guerre-daesh

La #Chine déclare la guerre à #Daesh


Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte. 

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par l’Etat islamique. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.
Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégiens et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».


Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés. «Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

https://francais.rt.com/international/10875-chine-declare-guerre-daesh

Posté à 20:00 |  par bbela

Le groupe hacktiviste Anonymous déclare avoir découvert un portefeuille électronique du groupe terroriste Etat islamique dans le système Bitcoin. 

Le groupe de hackers Anonymous tient ses promesses. Suite aux attentats de Paris, les hackivistes ont déclaré une "guerre sans merci" à l’Etat islamique (EI). Bien que tournés en ridicule par des gens qui affirmaient que leurs actions n'avaient aucun de poids comparé au sang réel qui était versé par les terroristes, ils sont rapidement passés à l'action. 

Ayant annoncé avoir piraté plus de 5.000 comptes de propagande liés à l'État islamique sur Twitter, ils déclarent maintenant avoir découvert un portefeuille électronique de l'EI de 3 millions de dollars en bitcoins, un système de paiement sur Internet. 

Les Anonymous piratent plus de 5.000 profils de l'EI sur Twitter "L'Etat islamique utilise de la crypto-monnaie pour financer ses opérations en cours et nous avons réussi à découvrir plusieurs adresses Bitcoin qu'il utilise", ont déclaré les Anonymous dans un commentaire pour NewsBTC.

L'une des plus importantes fonctions de la monnaie cryptographique est qu'elle ne peut être censurée à la demande d’un tiers. On ne sait jamais ce qui sera ensuite à l'ordre du jour. Les activistes pour les droits des animaux, les défenseurs de l'environnement ou d'autres groupes dont les comptes peuvent être bloqués optent tous pour le Bitcoin, car il s'agit d’un service libre. Ainsi, le Bitcoin encourage à la fois des objectifs objectivement honorables mais peut aussi servir des intérêts qui le sont un peu moins, comme ceux de l'EI par exemple. C'est pourquoi il constitue l'un des leviers numériques privilégiés par l'EI pour aider "ses amis" de Syrie, d'Irak, du Liban et de partout dans le monde. 

 Anonymous in Web © Flickr/ Stian Eikeland 

Anonymous déclare (pour de bon) la guerre à l’EI Pourtant, l'espoir n'est pas perdu. Le groupe hacktiviste Anonymous assure avoir réussi à bloquer la plupart des comptes de l'EI en Bitcoin qui avaient été dissimulés sur un type de bases de données appelé "deep Web". 

Plus tôt, les hacktivistes s’étaient fixés pour mission d'anéantir la propagande terroriste ainsi que les réseaux de recrutement de l'EI sur Internet. Dans une vidéo publiée sur YouTube, un porte-parole de l'organisation virtuelle s'était engagé à "lancer la plus grande opération de tous les temps" contre l'EI. 

http://fr.sputniknews.com/international/20151121/1019708957/anonymous-portfeuilles-ei-hachtivistes-hackers.html#ixzz3sR3efYxn

Anonymous découvre un portefeuille électronique de l'EI de 3 M USD


Le groupe hacktiviste Anonymous déclare avoir découvert un portefeuille électronique du groupe terroriste Etat islamique dans le système Bitcoin. 

Le groupe de hackers Anonymous tient ses promesses. Suite aux attentats de Paris, les hackivistes ont déclaré une "guerre sans merci" à l’Etat islamique (EI). Bien que tournés en ridicule par des gens qui affirmaient que leurs actions n'avaient aucun de poids comparé au sang réel qui était versé par les terroristes, ils sont rapidement passés à l'action. 

Ayant annoncé avoir piraté plus de 5.000 comptes de propagande liés à l'État islamique sur Twitter, ils déclarent maintenant avoir découvert un portefeuille électronique de l'EI de 3 millions de dollars en bitcoins, un système de paiement sur Internet. 

Les Anonymous piratent plus de 5.000 profils de l'EI sur Twitter "L'Etat islamique utilise de la crypto-monnaie pour financer ses opérations en cours et nous avons réussi à découvrir plusieurs adresses Bitcoin qu'il utilise", ont déclaré les Anonymous dans un commentaire pour NewsBTC.

L'une des plus importantes fonctions de la monnaie cryptographique est qu'elle ne peut être censurée à la demande d’un tiers. On ne sait jamais ce qui sera ensuite à l'ordre du jour. Les activistes pour les droits des animaux, les défenseurs de l'environnement ou d'autres groupes dont les comptes peuvent être bloqués optent tous pour le Bitcoin, car il s'agit d’un service libre. Ainsi, le Bitcoin encourage à la fois des objectifs objectivement honorables mais peut aussi servir des intérêts qui le sont un peu moins, comme ceux de l'EI par exemple. C'est pourquoi il constitue l'un des leviers numériques privilégiés par l'EI pour aider "ses amis" de Syrie, d'Irak, du Liban et de partout dans le monde. 

 Anonymous in Web © Flickr/ Stian Eikeland 

Anonymous déclare (pour de bon) la guerre à l’EI Pourtant, l'espoir n'est pas perdu. Le groupe hacktiviste Anonymous assure avoir réussi à bloquer la plupart des comptes de l'EI en Bitcoin qui avaient été dissimulés sur un type de bases de données appelé "deep Web". 

Plus tôt, les hacktivistes s’étaient fixés pour mission d'anéantir la propagande terroriste ainsi que les réseaux de recrutement de l'EI sur Internet. Dans une vidéo publiée sur YouTube, un porte-parole de l'organisation virtuelle s'était engagé à "lancer la plus grande opération de tous les temps" contre l'EI. 

http://fr.sputniknews.com/international/20151121/1019708957/anonymous-portfeuilles-ei-hachtivistes-hackers.html#ixzz3sR3efYxn

Posté à 19:38 |  par bbela

samedi 21 novembre 2015

Voilà ce qui est arrivé vendredi 13 novembre 2015 : Au moins 120 morts dans des attentats à Paris, Hollande déclare l’état d’urgence.

Des hommes armés et des poseurs de bombes ont attaqué des restaurants, une salle de concert et un stade de sport, en divers endroits de Paris, vendredi, faisant au moins 120 morts dans un déchaînement meurtrier que le président François Hollande, très ému, a qualifié d’attaque terroriste sans précédent.
L’État islamique a revendiqué l’attaque.

Mais qui a fourni les armes et financé l’État islamique ou les organisations précédentes en Syrie et en Irak qui lui ont donné naissance ? Voyez vous-mêmes :

En 2012 - Hollande admet qu’il arme les rebelles syriens en violation de l’embargo.
Le président français a reconnu avoir livré des armes aux rebelles syriens pendant l’embargo de l’UE, selon un livre* qui va bientôt sortir en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant qu’il ne soit mis fin à l’embargo en mai 2013, a admis François Hollande lors de sa dernière interview de l’année avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. « Nous avons commencé à les livrer quand nous avons été sûrs qu’elles finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales, ce sont nos services qui les ont livrées, » a dit Hollande à l’écrivain, ...
Oct 2012 – En Syrie, il semble que ce soient les djihadistes qui profitent des armes livrées aux rebelles
WASHINGTON - La plus grande partie des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar à des groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad finissent dans les mains de djihadistes islamiques radicaux, et non dans celles des groupes d’opposition, plus laïques, que l’Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
Décembre 2012 – La France finance des rebelles syriens dans un nouvel effort pour évincer Assad
La France est devenue le plus important bailleur de fonds de l’opposition armée syrienne et elle finance maintenant directement des groupes rebelles autour d’Alep, dans le cadre d’un effort renouvelé pour renverser le régime assiégé d’Assad.
De grosses sommes d’argent liquide ont été transférées par des mandataires du gouvernement français via la frontière turque aux commandants rebelles, le mois dernier, selon des sources diplomatiques. L’argent a été utilisé pour acheter des armes à l’intérieur de la Syrie et pour financer des opérations armées contre les forces loyalistes.
Août 2014 - Hollande confirme que la France a livré des armes aux rebelles syriens
Le président François Hollande a déclaré jeudi que la France avait livré des armes aux rebelles qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad, « il y a quelques mois. »
Novembre 2015 - Murad Gazdiev @MuradoRT
Le lanceur de roquettes français APILAS fourni aux #rebelles syriens tombe entre les mains de #ISIS. Photos de #Deraa, #sud de la Syrie
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - « Merci à Dieu pour les Saoudiens » : ISIS, Irak et le retour de manivelle
Les deux factions qui ont les meilleurs résultats contre les forces d’Assad sont deux groupes extrémistes islamistes : Jabhat al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), ce dernier gagne actuellement du terrain en Irak et menace de déstabiliser davantage l’ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l’appui que ces deux groupes ont reçu de deux pays du Golfe : le Qatar et l’Arabie saoudite.
Jabhat al-Nusra a tellement bénéficié des largesses militaires et économiques du Qatar qu’un important officiel qatari m’a dit qu’il pouvait reconnaitre les commandants al-Nusra aux pâtés de maisons qu’ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS, c’est autre chose. Comme un responsable qatari principal l’a déclaré, « ISIS est depuis le début un projet saoudien. »
La France a tiré profit de son soutien au projet étasuno-wahhabite de changement de régime en Syrie et en Irak :
Avril 2015 – La France et le Qatar scellent un accord d’un montant de 7 milliards de dollars pour des Rafales.
Le Qatar a accepté d’acheter 24 avions de combat Rafales construits par Dassault pour 6,3 milliards d’euros (4,55 milliards de livres), a annoncé, jeudi, le gouvernement français. Cet état du Golfe arabique cherche en effet à augmenter sa puissance militaire dans une région de plus en plus instable.
Juin 2015 –L’Arabie Saoudite et la France concluent un marché de 12 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite et la France ont signé, mercredi, un accord commercial de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubair, lors de la visite historique du vice-prince héritier Salman bin Mohammed à Paris.
Même après qu’il soit devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie favorisait l’expansion du terrorisme, Hollande a continué à exiger la fin de l’Etat syrien.
Septembre 2015 - François Hollande de France dit qu’Assad doit partir
Le président François Hollande de France a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies, lundi, que son pays allait « assumer ses responsabilités » dans l’effort mondial pour mettre fin aux combats en Syrie, mais que le conflit ne pourrait être résolu que si le président Bachar al-Assad était écarté du pouvoir.
Hollande va-t-il maintenant changer de discours ?

Moon of Alabama
Note :
* Dans les coulisses de la diplomatie française de Xavier Panon.
Traduction : D.B.
»» http://www.moonofalabama.org/2015/11/terror-attacks-in-france-some-rel...

Attentats de Paris: Qui a commandité? les faits troublants sur l'identité du vrai coupable

Voilà ce qui est arrivé vendredi 13 novembre 2015 : Au moins 120 morts dans des attentats à Paris, Hollande déclare l’état d’urgence.

Des hommes armés et des poseurs de bombes ont attaqué des restaurants, une salle de concert et un stade de sport, en divers endroits de Paris, vendredi, faisant au moins 120 morts dans un déchaînement meurtrier que le président François Hollande, très ému, a qualifié d’attaque terroriste sans précédent.
L’État islamique a revendiqué l’attaque.

Mais qui a fourni les armes et financé l’État islamique ou les organisations précédentes en Syrie et en Irak qui lui ont donné naissance ? Voyez vous-mêmes :

En 2012 - Hollande admet qu’il arme les rebelles syriens en violation de l’embargo.
Le président français a reconnu avoir livré des armes aux rebelles syriens pendant l’embargo de l’UE, selon un livre* qui va bientôt sortir en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant qu’il ne soit mis fin à l’embargo en mai 2013, a admis François Hollande lors de sa dernière interview de l’année avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. « Nous avons commencé à les livrer quand nous avons été sûrs qu’elles finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales, ce sont nos services qui les ont livrées, » a dit Hollande à l’écrivain, ...
Oct 2012 – En Syrie, il semble que ce soient les djihadistes qui profitent des armes livrées aux rebelles
WASHINGTON - La plus grande partie des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar à des groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad finissent dans les mains de djihadistes islamiques radicaux, et non dans celles des groupes d’opposition, plus laïques, que l’Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
Décembre 2012 – La France finance des rebelles syriens dans un nouvel effort pour évincer Assad
La France est devenue le plus important bailleur de fonds de l’opposition armée syrienne et elle finance maintenant directement des groupes rebelles autour d’Alep, dans le cadre d’un effort renouvelé pour renverser le régime assiégé d’Assad.
De grosses sommes d’argent liquide ont été transférées par des mandataires du gouvernement français via la frontière turque aux commandants rebelles, le mois dernier, selon des sources diplomatiques. L’argent a été utilisé pour acheter des armes à l’intérieur de la Syrie et pour financer des opérations armées contre les forces loyalistes.
Août 2014 - Hollande confirme que la France a livré des armes aux rebelles syriens
Le président François Hollande a déclaré jeudi que la France avait livré des armes aux rebelles qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad, « il y a quelques mois. »
Novembre 2015 - Murad Gazdiev @MuradoRT
Le lanceur de roquettes français APILAS fourni aux #rebelles syriens tombe entre les mains de #ISIS. Photos de #Deraa, #sud de la Syrie
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - « Merci à Dieu pour les Saoudiens » : ISIS, Irak et le retour de manivelle
Les deux factions qui ont les meilleurs résultats contre les forces d’Assad sont deux groupes extrémistes islamistes : Jabhat al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), ce dernier gagne actuellement du terrain en Irak et menace de déstabiliser davantage l’ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l’appui que ces deux groupes ont reçu de deux pays du Golfe : le Qatar et l’Arabie saoudite.
Jabhat al-Nusra a tellement bénéficié des largesses militaires et économiques du Qatar qu’un important officiel qatari m’a dit qu’il pouvait reconnaitre les commandants al-Nusra aux pâtés de maisons qu’ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS, c’est autre chose. Comme un responsable qatari principal l’a déclaré, « ISIS est depuis le début un projet saoudien. »
La France a tiré profit de son soutien au projet étasuno-wahhabite de changement de régime en Syrie et en Irak :
Avril 2015 – La France et le Qatar scellent un accord d’un montant de 7 milliards de dollars pour des Rafales.
Le Qatar a accepté d’acheter 24 avions de combat Rafales construits par Dassault pour 6,3 milliards d’euros (4,55 milliards de livres), a annoncé, jeudi, le gouvernement français. Cet état du Golfe arabique cherche en effet à augmenter sa puissance militaire dans une région de plus en plus instable.
Juin 2015 –L’Arabie Saoudite et la France concluent un marché de 12 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite et la France ont signé, mercredi, un accord commercial de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubair, lors de la visite historique du vice-prince héritier Salman bin Mohammed à Paris.
Même après qu’il soit devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie favorisait l’expansion du terrorisme, Hollande a continué à exiger la fin de l’Etat syrien.
Septembre 2015 - François Hollande de France dit qu’Assad doit partir
Le président François Hollande de France a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies, lundi, que son pays allait « assumer ses responsabilités » dans l’effort mondial pour mettre fin aux combats en Syrie, mais que le conflit ne pourrait être résolu que si le président Bachar al-Assad était écarté du pouvoir.
Hollande va-t-il maintenant changer de discours ?

Moon of Alabama
Note :
* Dans les coulisses de la diplomatie française de Xavier Panon.
Traduction : D.B.
»» http://www.moonofalabama.org/2015/11/terror-attacks-in-france-some-rel...

Posté samedi 21 novembre 2015 à 02:44 |  par bbela

vendredi 20 novembre 2015


ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE - Une enfance maltraitée, une jeunesse de fêtarde, puis elle troque soudainement son chapeau de cow-boy pour le voile intégral: Hasna Aitboulahcen, cousine d'Abdelhamid Abaaoud, "cerveau" présumé des attentats de Paris, fait partie des trois jihadistes tués jeudi dans l'assaut policier à Saint-Denis.

Au cœur de la nuit, dans la ville endormie, le Raid attaque un appartement où se terre Abaaoud. Un policier hurle: "Il est où ton copain?" Une voix de femme: "C'est pas mon copain!" Suivent des détonations. Trois personnes sont mortes, dont une probablement en kamikaze, même si on ne sait pas laquelle des trois.
MISE À JOUR : Vendredi 20 novembre - 18.00 : Hasna Aitboulahcen, cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis, n'est pas morte en kamikaze, a-t-on appris de source policière.
La scène, filmée par un riverain, passe en boucle à la télévision. "Onde de choc" dans la Cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où l'on reconnaît la voix, mais aussi la photo de la jeune femme: Hasna Aitboulahcen, 26 ans. Sa mère habite le quartier.

"Parfois excentrique", elle avait hérité d'un surnom, "'chapeau de paille', parce qu'elle en portait souvent", raconte Sofiane, un voisin. "Bavarde, avec la tchatche, un peu fofolle aussi, instable, elle pouvait surgir devant toi et commencer à faire un rap!" Les autres voisins décrivent un "garçon manqué" au "physique quelconque", en "blue jean, casquettes, lunettes".

"Elle s'était fabriqué sa propre bulle"
Tout bascule il y a six mois. Elle commence à porter "le jilbabe", tenue recouvrant l'intégralité du corps excepté le visage, "puis, un mois après, elle était passée au niqab", témoigne auprès de l'AFP un homme qui se présente comme son frère et demande l'anonymat. "Elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran", poursuit-il.

Même stupéfaction à Creutzwald, ville ouvrière de Moselle, où Hasna Aitboulahcen rendait parfois visite à son père de 74 ans. Là-bas, elle laisse le souvenir d'une fêtarde, "avec son petit chapeau de cow-boy et ses santiags", qui "fumait de temps en temps et buvait dans les soirées", raconte un ancien ami, Jérôme.
Le père, musulman très pratiquant, avait quitté le foyer familial pour travailler chez PSA en Lorraine. Il est actuellement au Maroc.

Le 11 septembre 2001, elle "applaudissait devant la télé"
Née le 12 août 1989, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Hasna Aitboulahcen a traversé une enfance maltraitée avant d'être placée en famille d'accueil entre les âges de 8 et 15 ans.

"Au début, ça se passait bien. C'était une gamine comme les autres", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat sa mère d'accueil. Un détail, cependant: aucun geste de tendresse chez la fillette. "Elle voulait pas..." Autre bizarrerie: "Elle s'enroulait toujours dans une couette la tête cachée. Elle disait qu'il y avait le diable la nuit."
Vers 11 ans, les choses empirent: "Pour moi, ça venait de chez elle", des visites une fois par mois chez ses parents, explique la mère d'accueil, décrivant une fille tiraillée entre deux familles.
Elle se rappelle notamment du 11 septembre 2001, lorsqu'elle "applaudissait devant la télé". Peu à peu, l'adolescente ne fait "que ce qui lui plaît", hurle parfois, fait le mur. Elle quitte cette famille d'un coup, à 15 ans.

"Fais ta vie, je fais la mienne"
"Quand elle est partie, je me suis dit: 'Elle est perdue'", raconte la mère d'accueil, qui a pleuré en découvrant sa photo à la télévision. "Mais ça ne m'a pas trop étonnée. Elle en a toujours voulu à tout le monde..."
"En grandissant, elle a manqué de repères et a choisi la fin de l'insouciance, en multipliant les fugues, les mauvaises fréquentations", résume son frère. Selon une source proche du dossier, elle a été inquiétée par la justice dans une affaire de stupéfiants.

Après sa brutale radicalisation, "un lavage de cerveau" selon sa mère, 58 ans, rencontrée jeudi par l'AFP, la jeune femme "passait son temps à tout critiquer", "n'acceptait aucun conseil", "entretenait des relations plus que douteuses", se rappelle son frère.

"Elle était en permanence avec son smartphone sur Facebook et Whatsapp. 'Fais ta vie, je fais la mienne', elle disait." Il y a trois semaines, elle était selon lui partie vivre chez une amie, à Drancy.
Son corps déchiqueté, retrouvé dans les décombres, a été identifié grâce à ses empreintes digitales.

https://proxy-nl.hide.me/go.php?u=d7rX4zlx+EReRV9ppCoHVfupkSLgJgqgmsriqG/4fVJDqYPEnfThP0h+BRMxBDLn43pL5H9moTcrOfhubdnpkSA+tDIzny8VnNZEIGjmujpkeaBxQqFYoUZvKjHfp10NliCA5G3XPJk0Y4jw6/0yWnBb7sGKF1x9KNWhH1PO5Ws=&b=29

Attentats de Paris: De "cow-girl" des quartiers à jihadiste, qui est Hasna Aitboulahcen ?


ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE - Une enfance maltraitée, une jeunesse de fêtarde, puis elle troque soudainement son chapeau de cow-boy pour le voile intégral: Hasna Aitboulahcen, cousine d'Abdelhamid Abaaoud, "cerveau" présumé des attentats de Paris, fait partie des trois jihadistes tués jeudi dans l'assaut policier à Saint-Denis.

Au cœur de la nuit, dans la ville endormie, le Raid attaque un appartement où se terre Abaaoud. Un policier hurle: "Il est où ton copain?" Une voix de femme: "C'est pas mon copain!" Suivent des détonations. Trois personnes sont mortes, dont une probablement en kamikaze, même si on ne sait pas laquelle des trois.
MISE À JOUR : Vendredi 20 novembre - 18.00 : Hasna Aitboulahcen, cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis, n'est pas morte en kamikaze, a-t-on appris de source policière.
La scène, filmée par un riverain, passe en boucle à la télévision. "Onde de choc" dans la Cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où l'on reconnaît la voix, mais aussi la photo de la jeune femme: Hasna Aitboulahcen, 26 ans. Sa mère habite le quartier.

"Parfois excentrique", elle avait hérité d'un surnom, "'chapeau de paille', parce qu'elle en portait souvent", raconte Sofiane, un voisin. "Bavarde, avec la tchatche, un peu fofolle aussi, instable, elle pouvait surgir devant toi et commencer à faire un rap!" Les autres voisins décrivent un "garçon manqué" au "physique quelconque", en "blue jean, casquettes, lunettes".

"Elle s'était fabriqué sa propre bulle"
Tout bascule il y a six mois. Elle commence à porter "le jilbabe", tenue recouvrant l'intégralité du corps excepté le visage, "puis, un mois après, elle était passée au niqab", témoigne auprès de l'AFP un homme qui se présente comme son frère et demande l'anonymat. "Elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran", poursuit-il.

Même stupéfaction à Creutzwald, ville ouvrière de Moselle, où Hasna Aitboulahcen rendait parfois visite à son père de 74 ans. Là-bas, elle laisse le souvenir d'une fêtarde, "avec son petit chapeau de cow-boy et ses santiags", qui "fumait de temps en temps et buvait dans les soirées", raconte un ancien ami, Jérôme.
Le père, musulman très pratiquant, avait quitté le foyer familial pour travailler chez PSA en Lorraine. Il est actuellement au Maroc.

Le 11 septembre 2001, elle "applaudissait devant la télé"
Née le 12 août 1989, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Hasna Aitboulahcen a traversé une enfance maltraitée avant d'être placée en famille d'accueil entre les âges de 8 et 15 ans.

"Au début, ça se passait bien. C'était une gamine comme les autres", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat sa mère d'accueil. Un détail, cependant: aucun geste de tendresse chez la fillette. "Elle voulait pas..." Autre bizarrerie: "Elle s'enroulait toujours dans une couette la tête cachée. Elle disait qu'il y avait le diable la nuit."
Vers 11 ans, les choses empirent: "Pour moi, ça venait de chez elle", des visites une fois par mois chez ses parents, explique la mère d'accueil, décrivant une fille tiraillée entre deux familles.
Elle se rappelle notamment du 11 septembre 2001, lorsqu'elle "applaudissait devant la télé". Peu à peu, l'adolescente ne fait "que ce qui lui plaît", hurle parfois, fait le mur. Elle quitte cette famille d'un coup, à 15 ans.

"Fais ta vie, je fais la mienne"
"Quand elle est partie, je me suis dit: 'Elle est perdue'", raconte la mère d'accueil, qui a pleuré en découvrant sa photo à la télévision. "Mais ça ne m'a pas trop étonnée. Elle en a toujours voulu à tout le monde..."
"En grandissant, elle a manqué de repères et a choisi la fin de l'insouciance, en multipliant les fugues, les mauvaises fréquentations", résume son frère. Selon une source proche du dossier, elle a été inquiétée par la justice dans une affaire de stupéfiants.

Après sa brutale radicalisation, "un lavage de cerveau" selon sa mère, 58 ans, rencontrée jeudi par l'AFP, la jeune femme "passait son temps à tout critiquer", "n'acceptait aucun conseil", "entretenait des relations plus que douteuses", se rappelle son frère.

"Elle était en permanence avec son smartphone sur Facebook et Whatsapp. 'Fais ta vie, je fais la mienne', elle disait." Il y a trois semaines, elle était selon lui partie vivre chez une amie, à Drancy.
Son corps déchiqueté, retrouvé dans les décombres, a été identifié grâce à ses empreintes digitales.

https://proxy-nl.hide.me/go.php?u=d7rX4zlx+EReRV9ppCoHVfupkSLgJgqgmsriqG/4fVJDqYPEnfThP0h+BRMxBDLn43pL5H9moTcrOfhubdnpkSA+tDIzny8VnNZEIGjmujpkeaBxQqFYoUZvKjHfp10NliCA5G3XPJk0Y4jw6/0yWnBb7sGKF1x9KNWhH1PO5Ws=&b=29

Posté vendredi 20 novembre 2015 à 23:39 |  par bbela


Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

#Syrie: une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français?!!



Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

Posté à 23:32 |  par bbela

jeudi 18 décembre 2014


Rapides et étendues, les conquêtes militaires de l'Etat islamique en Irak et en Syrie stupéfient le monde. Elles profitent de la décomposition des Etats au Proche-Orient et contrarient la stratégie des Etats-Unis. Pour « extirper le cancer » djihadiste, M. Barack Obama prétend compter avant tout sur les acteurs régionaux. La focalisation sur cet épouvantail commode épargne à tous des remises en question douloureuses.
par Peter Harling, septembre 2014

L'Etat islamique, ce mouvement djihadiste qui contrôle désormais une grande partie du nord-est de la Syrie et du nord-ouest de l'Irak, apparaît aussi déterminé et sûr de lui que la région qui l'entoure est confuse. Il ne constitue en rien un nouvel Etat, puisqu'il rejette la notion de frontière et se passe largement d'institutions. En revanche, il nous en apprend beaucoup sur la situation du Proche-Orient, et notamment sur celle des Etats de la région, sans parler des politiques étrangères occidentales.

Ce mouvement conquérant a une identité étonnamment claire, étant donné sa composition — des volontaires venus de partout — et ses origines. L'histoire commence en Irak quand, à la suite de l'invasion américaine de 2003, une poignée d'anciens moudjahidins de la guerre d'Afghanistan mettent sur pied une franchise locale d'Al-Qaida. Très vite, leur doctrine se dissocie de celle de la maison mère : ils donnent la priorité à l'ennemi proche plutôt qu'à l'adversaire lointain que peuvent représenter les Etats-Unis ou Israël. Ignorant de plus en plus l'occupant américain, ils déclenchent une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites, puis rentrent dans une logique fratricide. Leur ultraviolence se retourne contre les traîtres et les apostats supposés parmi les sunnites, c'est-à-dire dans leur propre camp. L'autodestruction qui s'ensuit, entre 2007 et 2008, réduit cette mouvance à quelques radicaux retranchés dans les confins du désert irakien.

Si l'Etat islamique effectue un retour spectaculaire aux affaires, une faible part du mérite lui en revient. Ses ennemis déclarés, dont la liste, impressionnante, forme une sorte de Who's Who de la scène stratégique régionale, lui ont ouvert un boulevard. Les régimes du premier ministre irakien Nouri Al-Maliki et du président syrien Bachar Al-Assad, d'abord, qui ont utilisé tous les moyens possibles et imaginables — et même inimaginables, dans le cas des armes chimiques en Syrie — pour combattre, au nom d'une prétendue « guerre contre le terrorisme », une opposition sunnite qu'ils s'étaient évertués à radicaliser. Leurs partenaires de circonstance, Washington dans un cas et Moscou dans l'autre, ensuite, qui les ont encouragés. L'Iran, qui a fait plus que leur offrir un soutien inconditionnel : dans le monde arabe, Téhéran poursuit une politique étrangère qui se résume de plus en plus à l'entretien de poches de miliciens chiites, ce qui contribue à la polarisation confessionnelle.

N'oublions pas les monarchies du Golfe, dont les pétrodollars, jetés à tout vent, financent une économie islamiste partiellement occulte. La Turquie, elle, a pendant un temps ouvert grand sa frontière syrienne aux djihadistes venus de France, de Navarre et même d'Australie. Les Etats-Unis, enfin, doivent être jugés par contumace : après une décennie d'agitation insensée sous l'égide du président George Bush, M. Barack Obama a opté pour la posture inverse, à savoir un laisser-faire flegmatique et hautain, alors que des régimes en faillite, en Syrie et en Irak, apparaissaient clairement comme des pépinières de djihadistes. En l'espace de deux ans, non seulement l'Etat islamique a fleuri, mais il s'est repiqué de proche en proche, jusqu'à envahir de grandes villes comme Rakka, Fallouja et Mossoul. Fait marquant : c'est le premier mouvement, dans le monde arabe, à sortir le djihadisme des franges.

Une partie de son succès tient à sa stratégie, qu'on pourrait résumer par la notion de consolidation. Il ambitionne moins de « conquérir le monde », comme le suggèrent de concert ses propagandistes et ses détracteurs, que de s'ancrer solidement dans les espaces qu'il occupe ; ce qui le pousse à plus de pragmatisme qu'on ne l'imagine. Jusqu'à récemment, ses combattants monnayaient les prisonniers occidentaux au lieu de les tuer ; l'exécution d'un otage américain en réponse aux frappes en Irak, le 19 août, a représenté à cet égard un changement significatif. Ils mettent une énergie toute particulière à se battre pour des puits de pétrole qui leur garantissent une remarquable autonomie financière. Ils s'attaquent volontiers à de fragiles rivaux sunnites dans leurs zones de prédilection, mais l'enthousiasme retombe lors de confrontations trop coûteuses avec des adversaires plus sérieux : ils participent peu à la lutte contre le régime syrien, évitent le face-à-face avec les milices chiites irakiennes et modèrent leur antagonisme envers les factions kurdes.

Pour autant, l'Etat islamique a peu à offrir. La situation désastreuse à Mossoul l'illustre amplement. Ses ressources, considérables, ne suffisent pas pour une quelconque forme de redistribution. Ses principes de gouvernement relèvent de l'anachronisme : une résurrection des pratiques du prophète de l'islam, ce qui serait incommode même si elles étaient bien comprises. Au-delà de cette utopie mal dégrossie, il ne s'appuie, paradoxalement, sur aucune théorie de l'Etat islamique — une lacune dans le monde sunnite en général, par contraste avec le chiisme de la révolution iranienne. Au mieux, il met en œuvre une vision plus codifiée de la guerre, ce qui lui procure un avantage par rapport aux groupes armés s'adonnant à la criminalité pure et simple. Cette codification renforce sa cohésion d'ensemble grâce à des pratiques et à un discours violents, mais relativement élaborés.

Un sentiment d'injustice chez les sunnites

Au fond, il se contente surtout de combler un vide. L'Etat islamique occupe le nord-est de la Syrie parce que le régime, pour l'essentiel, l'a abandonné, et parce que l'opposition qui aurait éventuellement pu y suppléer a été laissée en déshérence par ses parrains présumés, notamment les Etats-Unis. Il s'est engouffré dans des villes comme Fallouja et Mossoul parce que le pouvoir central, à Bagdad, ne s'en souciait guère : il y maintenait une présence tout à la fois corrompue, répressive et précaire. Son expansion rapide dans des zones contrôlées par des forces kurdes, mais habitées par des minorités chrétienne et yézidie, dans le nord de l'Irak, s'explique par le peu d'intérêt pour les victimes de la part de leurs défenseurs supposés, les Kurdes, qui ont préféré se replier sur leur territoire naturel.

Aussi connu sous l'appellation « Daesh », son acronyme arabe à consonance péjorative, l'Etat islamique remplit également un vide sur un plan plus abstrait. Pour faire simple, le monde sunnite peine autant à rendre compte de son passé qu'à envisager son avenir. Un XXe siècle décousu, qui faisait suite à une longue occupation ottomane perçue comme une période de recul, s'est soldé par une série d'échecs : anti-impérialisme, panarabisme, nationalismes, socialisme, diverses formes d'islamisme, capitalisme n'ont débouché que sur des expériences ambiguës et amères. Hormis en Tunisie, les espoirs nés des soulèvements de 2011 ont viré, pour l'instant du moins, au désastre. Vers qui se tourner pour trouver une source d'inspiration, de confiance en soi, de fierté ? Les réactionnaires du Golfe et d'Egypte ? Les Frères musulmans, aujourd'hui laminés ? Le Hamas palestinien, pris au piège d'une sempiternelle impasse dans sa résistance à Israël ?

Pendant ce temps, le monde chiite, lui, a enregistré des succès, même partiels : l'Iran s'est imposé comme un interlocuteur indispensable pour l'Occident et entend jouer un rôle toujours plus grand dans le monde arabe ; le Hezbollah dicte sa loi au Liban, et un axe confessionnel reliant Beyrouth, Damas, Bagdad et Téhéran se consolide. En découle un phénomène nouveau et alarmant : la majorité sunnite dans la région développe un complexe minoritaire — un sentiment confus mais puissant de marginalisation, de dépossession, d'humiliation. Ils sont de plus en plus nombreux, dans de plus en plus d'endroits, les sunnites qui se croient et se disent privés de leurs droits élémentaires et persécutés.

A de louables expressions près, les minorités (chiite, chrétienne, alaouite, kurde, etc.), qui toutes cultivent leur propre identité victimaire, se montrent au mieux indifférentes au sort de la majorité, au pire complices. L'Occident n'est pas en reste. Si le sort des Yézidis, mourant de faim après une fuite éperdue dans les montagnes du Sinjar, préoccupe au plus haut point les chancelleries de l'Ouest, celui des habitants des quartiers assiégés de Damas, où un nombre plus important de sunnites sont affamés par le régime, laisse de marbre.

Le plus inquiétant, peut-être, c'est que l'Etat islamique est devenu le cache-sexe d'une vacuité politique généralisée. Tous ceux qui abhorraient la « guerre contre le terrorisme » de M. Bush, y voyant soit une idée naïve de pompier pyromane, soit la rémanence aberrante d'une logique impériale, entonnent désormais cette antienne, parce que cela leur évite de réfléchir aux vrais dilemmes que pose la région. Daesh justifie tous les excès de la fuite en avant iranienne vers plus de sectarisme chiite, en réponse à son équivalent sunnite ; les ambivalences d'un Occident qui ne sait plus où donner de la tête ; les compromissions d'une grande partie des élites du monde arabe dans une orgie de violence contre-révolutionnaire ; ou encore l'aliénation croissante des minorités par rapport à leur environnement — une dynamique dont elles sont les victimes, mais aussi les actrices, puisqu'elles se raccrochent à des formes de répression qui aggravent le problème.

S'ensuit une série d'aphorismes plus absurdes les uns que les autres. L'Iran à l'Occident : aimez-nous parce que Daesh nous menace. Les régimes arabes à leurs peuples : on ne cédera sur rien parce que Daesh nous menace. L'opposition syrienne : sauvez-nous de nous-mêmes parce que Daesh nous menace. Le Hezbollah aux Libanais : tout est permis parce que Daesh nous menace. Les Etats-Unis : on n'intervient pas en Syrie parce que Daesh nous menace, mais on frappe en Irak parce que... Daesh nous menace.

La régression s'opère tous azimuts. On ne fait pas que ressortir la « guerre contre le terrorisme » de la poubelle de l'histoire des relations internationales : on y pioche aussi la « protection des minorités », sur le mode colonial d'un bombardement de la majorité agitée. Les quelques cibles touchées en Irak par les avions et drones américains sont un acte libérateur, non pas pour les Yézidis, dont l'avenir dépend de bien d'autres facteurs, mais pour la conscience d'une administration Obama qui a haussé les épaules et détourné le regard en réponse à toutes sortes de violences ces trois dernières années.

Les Etats-Unis ont fini par réagir en Irak parce qu'ils pouvaient le faire à bon compte : pas de risque d'escalade avec l'Etat islamique, qui n'a pas de moyens de rétorsion immédiate. Pas de tollé dans l'opinion publique américaine ou mondiale, largement acquise à la cause. Pas de complications diplomatiques non plus, puisque Daesh fait l'unanimité contre lui au sein du gouvernement irakien et du leadership kurde comme chez les voisins iranien, turc et saoudien.

Ces bombardements ne sont pas neutres pour autant. Vus de la région, ils font sens, au contraire. Par le hasard du calendrier macabre des tueries proche-orientales, ils surviennent après un mois de désintéressement forcené de Washington pour le sort des civils sous les bombes à Gaza. Ils envoient aussi un message très clair aux acteurs de la région : le bon dosage de « guerre contre le terrorisme » et de « protection des minorités » peut servir à capter et à mobiliser la puissance américaine. M. Massoud Barzani, le président du gouvernement régional du Kurdistan, l'a bien compris, se fendant d'un appel au secours racoleur dans le Washington Post (1). Les autres politiciens alentour l'entendent également ; après tout, ils ne restent sourds qu'aux appels à un changement positif.

Réveil libanais

Il a fallu que l'Etat islamique apparaisse au Liban pour que ce pays si fragile sorte de la paralysie qui l'accable. Mais le mouvement vers l'avant est aussi un bond en arrière : la classe politique et ses sponsors étrangers surenchérissent dans le soutien à l'armée, qui rallie largement dans sa chasse aux islamistes sunnites tout en ignorant la question délicate du Hezbollah, qu'elle laisse libre de combattre aux côtés de régimes honnis en Syrie et en Irak. De fait, tous les facteurs structurels d'instabilité sont jugés secondaires par rapport à l'urgence d'affronter Daesh. En milieu sunnite, le sentiment d'être pris à partie ne fait évidemment que grandir.

L'Etat islamique a donc de beaux jours devant lui, si les principaux acteurs continuent d'exploiter sa présence pour se dédouaner de leurs errements. Les islamistes chiites, les milieux séculiers et les gouvernements occidentaux redéfinissent partiellement leurs rapports sur la base d'une sorte de guerre sainte qui devient une finalité en elle-même. Gaza, le Yémen, le Sinaï, la Libye, voire la Tunisie sont tous des terreaux fertiles pour son expansion, dans une partie du monde qui connaît une forte intégration régionale, à la fois par-delà les frontières et au sein même de chaque pays : à force d'exode rural, les franges territoriales sont bien connectées aux grandes villes.

Des liens étroits existent aussi avec les sociétés occidentales, qui produisent une nouvelle génération de candidats au djihad. Ceux-ci se rendent facilement en Syrie ou en Irak, d'où ils communiquent et valorisent leur expérience en tirant des rafales de tweets autant que de balles.

Représentant peu de chose en lui-même, l'Etat islamique se nourrit d'un effet de système. Il peut tout à la fois constituer une forme de rédemption par défaut, un allié de circonstance, un ascenseur social ou une identité en prêt-à-porter pour des milieux sunnites qui traversent une crise profonde. Il sert de repoussoir ou de distraction utile à ses détracteurs les plus cyniques, et d'épouvantail concentrant les peurs d'acteurs confrontés à leurs propres échecs. Cette polysémie, dans la confusion qui caractérise cette ère de changements chaotiques, est ce qui fait son succès.

Peter Harling
Chercheur pour l'International Crisis Group.


Le monde diplomatique

Etat islamique, un monstre providentiel


Rapides et étendues, les conquêtes militaires de l'Etat islamique en Irak et en Syrie stupéfient le monde. Elles profitent de la décomposition des Etats au Proche-Orient et contrarient la stratégie des Etats-Unis. Pour « extirper le cancer » djihadiste, M. Barack Obama prétend compter avant tout sur les acteurs régionaux. La focalisation sur cet épouvantail commode épargne à tous des remises en question douloureuses.
par Peter Harling, septembre 2014

L'Etat islamique, ce mouvement djihadiste qui contrôle désormais une grande partie du nord-est de la Syrie et du nord-ouest de l'Irak, apparaît aussi déterminé et sûr de lui que la région qui l'entoure est confuse. Il ne constitue en rien un nouvel Etat, puisqu'il rejette la notion de frontière et se passe largement d'institutions. En revanche, il nous en apprend beaucoup sur la situation du Proche-Orient, et notamment sur celle des Etats de la région, sans parler des politiques étrangères occidentales.

Ce mouvement conquérant a une identité étonnamment claire, étant donné sa composition — des volontaires venus de partout — et ses origines. L'histoire commence en Irak quand, à la suite de l'invasion américaine de 2003, une poignée d'anciens moudjahidins de la guerre d'Afghanistan mettent sur pied une franchise locale d'Al-Qaida. Très vite, leur doctrine se dissocie de celle de la maison mère : ils donnent la priorité à l'ennemi proche plutôt qu'à l'adversaire lointain que peuvent représenter les Etats-Unis ou Israël. Ignorant de plus en plus l'occupant américain, ils déclenchent une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites, puis rentrent dans une logique fratricide. Leur ultraviolence se retourne contre les traîtres et les apostats supposés parmi les sunnites, c'est-à-dire dans leur propre camp. L'autodestruction qui s'ensuit, entre 2007 et 2008, réduit cette mouvance à quelques radicaux retranchés dans les confins du désert irakien.

Si l'Etat islamique effectue un retour spectaculaire aux affaires, une faible part du mérite lui en revient. Ses ennemis déclarés, dont la liste, impressionnante, forme une sorte de Who's Who de la scène stratégique régionale, lui ont ouvert un boulevard. Les régimes du premier ministre irakien Nouri Al-Maliki et du président syrien Bachar Al-Assad, d'abord, qui ont utilisé tous les moyens possibles et imaginables — et même inimaginables, dans le cas des armes chimiques en Syrie — pour combattre, au nom d'une prétendue « guerre contre le terrorisme », une opposition sunnite qu'ils s'étaient évertués à radicaliser. Leurs partenaires de circonstance, Washington dans un cas et Moscou dans l'autre, ensuite, qui les ont encouragés. L'Iran, qui a fait plus que leur offrir un soutien inconditionnel : dans le monde arabe, Téhéran poursuit une politique étrangère qui se résume de plus en plus à l'entretien de poches de miliciens chiites, ce qui contribue à la polarisation confessionnelle.

N'oublions pas les monarchies du Golfe, dont les pétrodollars, jetés à tout vent, financent une économie islamiste partiellement occulte. La Turquie, elle, a pendant un temps ouvert grand sa frontière syrienne aux djihadistes venus de France, de Navarre et même d'Australie. Les Etats-Unis, enfin, doivent être jugés par contumace : après une décennie d'agitation insensée sous l'égide du président George Bush, M. Barack Obama a opté pour la posture inverse, à savoir un laisser-faire flegmatique et hautain, alors que des régimes en faillite, en Syrie et en Irak, apparaissaient clairement comme des pépinières de djihadistes. En l'espace de deux ans, non seulement l'Etat islamique a fleuri, mais il s'est repiqué de proche en proche, jusqu'à envahir de grandes villes comme Rakka, Fallouja et Mossoul. Fait marquant : c'est le premier mouvement, dans le monde arabe, à sortir le djihadisme des franges.

Une partie de son succès tient à sa stratégie, qu'on pourrait résumer par la notion de consolidation. Il ambitionne moins de « conquérir le monde », comme le suggèrent de concert ses propagandistes et ses détracteurs, que de s'ancrer solidement dans les espaces qu'il occupe ; ce qui le pousse à plus de pragmatisme qu'on ne l'imagine. Jusqu'à récemment, ses combattants monnayaient les prisonniers occidentaux au lieu de les tuer ; l'exécution d'un otage américain en réponse aux frappes en Irak, le 19 août, a représenté à cet égard un changement significatif. Ils mettent une énergie toute particulière à se battre pour des puits de pétrole qui leur garantissent une remarquable autonomie financière. Ils s'attaquent volontiers à de fragiles rivaux sunnites dans leurs zones de prédilection, mais l'enthousiasme retombe lors de confrontations trop coûteuses avec des adversaires plus sérieux : ils participent peu à la lutte contre le régime syrien, évitent le face-à-face avec les milices chiites irakiennes et modèrent leur antagonisme envers les factions kurdes.

Pour autant, l'Etat islamique a peu à offrir. La situation désastreuse à Mossoul l'illustre amplement. Ses ressources, considérables, ne suffisent pas pour une quelconque forme de redistribution. Ses principes de gouvernement relèvent de l'anachronisme : une résurrection des pratiques du prophète de l'islam, ce qui serait incommode même si elles étaient bien comprises. Au-delà de cette utopie mal dégrossie, il ne s'appuie, paradoxalement, sur aucune théorie de l'Etat islamique — une lacune dans le monde sunnite en général, par contraste avec le chiisme de la révolution iranienne. Au mieux, il met en œuvre une vision plus codifiée de la guerre, ce qui lui procure un avantage par rapport aux groupes armés s'adonnant à la criminalité pure et simple. Cette codification renforce sa cohésion d'ensemble grâce à des pratiques et à un discours violents, mais relativement élaborés.

Un sentiment d'injustice chez les sunnites

Au fond, il se contente surtout de combler un vide. L'Etat islamique occupe le nord-est de la Syrie parce que le régime, pour l'essentiel, l'a abandonné, et parce que l'opposition qui aurait éventuellement pu y suppléer a été laissée en déshérence par ses parrains présumés, notamment les Etats-Unis. Il s'est engouffré dans des villes comme Fallouja et Mossoul parce que le pouvoir central, à Bagdad, ne s'en souciait guère : il y maintenait une présence tout à la fois corrompue, répressive et précaire. Son expansion rapide dans des zones contrôlées par des forces kurdes, mais habitées par des minorités chrétienne et yézidie, dans le nord de l'Irak, s'explique par le peu d'intérêt pour les victimes de la part de leurs défenseurs supposés, les Kurdes, qui ont préféré se replier sur leur territoire naturel.

Aussi connu sous l'appellation « Daesh », son acronyme arabe à consonance péjorative, l'Etat islamique remplit également un vide sur un plan plus abstrait. Pour faire simple, le monde sunnite peine autant à rendre compte de son passé qu'à envisager son avenir. Un XXe siècle décousu, qui faisait suite à une longue occupation ottomane perçue comme une période de recul, s'est soldé par une série d'échecs : anti-impérialisme, panarabisme, nationalismes, socialisme, diverses formes d'islamisme, capitalisme n'ont débouché que sur des expériences ambiguës et amères. Hormis en Tunisie, les espoirs nés des soulèvements de 2011 ont viré, pour l'instant du moins, au désastre. Vers qui se tourner pour trouver une source d'inspiration, de confiance en soi, de fierté ? Les réactionnaires du Golfe et d'Egypte ? Les Frères musulmans, aujourd'hui laminés ? Le Hamas palestinien, pris au piège d'une sempiternelle impasse dans sa résistance à Israël ?

Pendant ce temps, le monde chiite, lui, a enregistré des succès, même partiels : l'Iran s'est imposé comme un interlocuteur indispensable pour l'Occident et entend jouer un rôle toujours plus grand dans le monde arabe ; le Hezbollah dicte sa loi au Liban, et un axe confessionnel reliant Beyrouth, Damas, Bagdad et Téhéran se consolide. En découle un phénomène nouveau et alarmant : la majorité sunnite dans la région développe un complexe minoritaire — un sentiment confus mais puissant de marginalisation, de dépossession, d'humiliation. Ils sont de plus en plus nombreux, dans de plus en plus d'endroits, les sunnites qui se croient et se disent privés de leurs droits élémentaires et persécutés.

A de louables expressions près, les minorités (chiite, chrétienne, alaouite, kurde, etc.), qui toutes cultivent leur propre identité victimaire, se montrent au mieux indifférentes au sort de la majorité, au pire complices. L'Occident n'est pas en reste. Si le sort des Yézidis, mourant de faim après une fuite éperdue dans les montagnes du Sinjar, préoccupe au plus haut point les chancelleries de l'Ouest, celui des habitants des quartiers assiégés de Damas, où un nombre plus important de sunnites sont affamés par le régime, laisse de marbre.

Le plus inquiétant, peut-être, c'est que l'Etat islamique est devenu le cache-sexe d'une vacuité politique généralisée. Tous ceux qui abhorraient la « guerre contre le terrorisme » de M. Bush, y voyant soit une idée naïve de pompier pyromane, soit la rémanence aberrante d'une logique impériale, entonnent désormais cette antienne, parce que cela leur évite de réfléchir aux vrais dilemmes que pose la région. Daesh justifie tous les excès de la fuite en avant iranienne vers plus de sectarisme chiite, en réponse à son équivalent sunnite ; les ambivalences d'un Occident qui ne sait plus où donner de la tête ; les compromissions d'une grande partie des élites du monde arabe dans une orgie de violence contre-révolutionnaire ; ou encore l'aliénation croissante des minorités par rapport à leur environnement — une dynamique dont elles sont les victimes, mais aussi les actrices, puisqu'elles se raccrochent à des formes de répression qui aggravent le problème.

S'ensuit une série d'aphorismes plus absurdes les uns que les autres. L'Iran à l'Occident : aimez-nous parce que Daesh nous menace. Les régimes arabes à leurs peuples : on ne cédera sur rien parce que Daesh nous menace. L'opposition syrienne : sauvez-nous de nous-mêmes parce que Daesh nous menace. Le Hezbollah aux Libanais : tout est permis parce que Daesh nous menace. Les Etats-Unis : on n'intervient pas en Syrie parce que Daesh nous menace, mais on frappe en Irak parce que... Daesh nous menace.

La régression s'opère tous azimuts. On ne fait pas que ressortir la « guerre contre le terrorisme » de la poubelle de l'histoire des relations internationales : on y pioche aussi la « protection des minorités », sur le mode colonial d'un bombardement de la majorité agitée. Les quelques cibles touchées en Irak par les avions et drones américains sont un acte libérateur, non pas pour les Yézidis, dont l'avenir dépend de bien d'autres facteurs, mais pour la conscience d'une administration Obama qui a haussé les épaules et détourné le regard en réponse à toutes sortes de violences ces trois dernières années.

Les Etats-Unis ont fini par réagir en Irak parce qu'ils pouvaient le faire à bon compte : pas de risque d'escalade avec l'Etat islamique, qui n'a pas de moyens de rétorsion immédiate. Pas de tollé dans l'opinion publique américaine ou mondiale, largement acquise à la cause. Pas de complications diplomatiques non plus, puisque Daesh fait l'unanimité contre lui au sein du gouvernement irakien et du leadership kurde comme chez les voisins iranien, turc et saoudien.

Ces bombardements ne sont pas neutres pour autant. Vus de la région, ils font sens, au contraire. Par le hasard du calendrier macabre des tueries proche-orientales, ils surviennent après un mois de désintéressement forcené de Washington pour le sort des civils sous les bombes à Gaza. Ils envoient aussi un message très clair aux acteurs de la région : le bon dosage de « guerre contre le terrorisme » et de « protection des minorités » peut servir à capter et à mobiliser la puissance américaine. M. Massoud Barzani, le président du gouvernement régional du Kurdistan, l'a bien compris, se fendant d'un appel au secours racoleur dans le Washington Post (1). Les autres politiciens alentour l'entendent également ; après tout, ils ne restent sourds qu'aux appels à un changement positif.

Réveil libanais

Il a fallu que l'Etat islamique apparaisse au Liban pour que ce pays si fragile sorte de la paralysie qui l'accable. Mais le mouvement vers l'avant est aussi un bond en arrière : la classe politique et ses sponsors étrangers surenchérissent dans le soutien à l'armée, qui rallie largement dans sa chasse aux islamistes sunnites tout en ignorant la question délicate du Hezbollah, qu'elle laisse libre de combattre aux côtés de régimes honnis en Syrie et en Irak. De fait, tous les facteurs structurels d'instabilité sont jugés secondaires par rapport à l'urgence d'affronter Daesh. En milieu sunnite, le sentiment d'être pris à partie ne fait évidemment que grandir.

L'Etat islamique a donc de beaux jours devant lui, si les principaux acteurs continuent d'exploiter sa présence pour se dédouaner de leurs errements. Les islamistes chiites, les milieux séculiers et les gouvernements occidentaux redéfinissent partiellement leurs rapports sur la base d'une sorte de guerre sainte qui devient une finalité en elle-même. Gaza, le Yémen, le Sinaï, la Libye, voire la Tunisie sont tous des terreaux fertiles pour son expansion, dans une partie du monde qui connaît une forte intégration régionale, à la fois par-delà les frontières et au sein même de chaque pays : à force d'exode rural, les franges territoriales sont bien connectées aux grandes villes.

Des liens étroits existent aussi avec les sociétés occidentales, qui produisent une nouvelle génération de candidats au djihad. Ceux-ci se rendent facilement en Syrie ou en Irak, d'où ils communiquent et valorisent leur expérience en tirant des rafales de tweets autant que de balles.

Représentant peu de chose en lui-même, l'Etat islamique se nourrit d'un effet de système. Il peut tout à la fois constituer une forme de rédemption par défaut, un allié de circonstance, un ascenseur social ou une identité en prêt-à-porter pour des milieux sunnites qui traversent une crise profonde. Il sert de repoussoir ou de distraction utile à ses détracteurs les plus cyniques, et d'épouvantail concentrant les peurs d'acteurs confrontés à leurs propres échecs. Cette polysémie, dans la confusion qui caractérise cette ère de changements chaotiques, est ce qui fait son succès.

Peter Harling
Chercheur pour l'International Crisis Group.


Le monde diplomatique

Posté jeudi 18 décembre 2014 à 20:04 |  par bbela

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