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jeudi 22 décembre 2016

INTERNATIONAL - Il s'est passé moins de quatre heures entre la stupeur provoquée par l'assassinat de l'ambassadeur russe Andreï Karlov et l'effroi suscité par l'attentat du marché de Noël de Berlin. Deux attaques aux méthodes et aux fins bien différentes, mais qui apparaissent comme des conséquences directes de l'enlisement du conflit syrien, et des forces qui s'y affrontent.

À Ankara, Mevlüt Mert Altintas a abattu froidement le diplomate russe en évoquant la situation d'Alep. Depuis plusieurs mois, l'Allemagne est désignée comme une cible par l'Etat islamique, à cause notamment du soutien militaire de Berlin à la coalition internationale contre Daech. Daech, qui a revendiqué mardi soir l'attentat mené à Berlin la veille. Si le gouvernement turc a accusé mardi soir le réseau du prédicateur Fethullah Gülen d'être "derrière" l'assassinat de l'ambassadeur, les attentats de Berlin et d'Ankara n'en apparaissent pas moins comme les deux faces d'une même pièce.

Derrière Ankara, Alep, l'Iran...

Plusieurs spécialistes ont compris l'attentat contre Andreï Karlov comme une tentative de déstabilisation des relations entre Ankara et Moscou. Vladimir Poutine n'a pas dit autre chose. "Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques", a déclaré dans la soirée le chef du Kremlin. Un point de vue que partage également le président turc Recep Tayyip Erdogan. Alors, comment en est on arrivé là?

La position ambiguë de la Turquie vis-à-vis de la Syrie a conduit à une crise ouverte avec Moscou, dont le point culminant fut l'attaque d'un avion militaire russe survolant l'espace aérien turc. À cette époque, Poutine accusait Erdogan de protéger le trafic de pétrole de Daech. Après cette escalade, et au lendemain du putsch raté en Turquie cet été, les relations se sont normalisées entre les deux pays. À tel point que l'évacuation d'Alep a été négociée il y a quelques jours par la Turquie et la Russie. Pourtant, le président turc défendait une ligne contradictoire de celle de la Russie sur l'issue du dossier syrien (et a même tenté de faire pression sur Poutine sur le sort d'Alep).

Souhaitant le départ de Bachar al-Assad (et favorable à l'instauration d'un régime sunnite auquel la Russie est hostile), Erdogan, en pactisant avec la Russie dans un deuxième temps, a désorienté certains membres de son parti de l'AKP (islamo-conversateur). Ces derniers ont toujours pris la défense des sunnites, voire des islamistes d'Alep contre les troupes du régime. D'autant que les forces de Bachar al-Assad sont épaulées par des "conseillers militaires" iraniens en charge des combattants du Hezbollah libanais alliés à Assad (donc chiites). "Quand on voit les manifestations à Istanbul contre la Russie et l'Iran et en soutien à Alep, on voit que les partisans zélés de l'AKP y sont", a expliqué à l'AFP Aykan Erdemir, de la Fondation pour la Défense de la démocratie.

En criant "Allah Akbar" ("Dieu est grand") et en évoquant en arabe "ceux qui ont fait allégeance au jihad", le tueur d'Andreï Karlov (diplomate incarnant la Russie combattant aux côtés des chiites) adopte le champ lexical du Front Fatah Al-Cham, les jihadistes qui résistent à Alep (ancien Front al-Nosra). Notons que cet assassinat a eu lieu la veille d'une rencontre cruciale consacrée à la Syrie entre les chefs de la diplomatie de la Russie, de la Turquie et de l'Iran.

Ci-dessous, un aperçu (non exhaustif) des forces engagées en Syrie, montrant que la Russie agit surtout à l'Ouest (notamment à Alep et ses environs), où se trouve la rébellion syrienne. Aussi, le drapeau allemand a été placé arbitrairement dans la province de Raqqa (fief de Daech), dans la mesure où l'Allemagne mène uniquement des opérations de reconnaissance à l'encontre de l'EI.


Berlin, la coalition, les migrants et Bachar
Avant l'attentat de Berlin revendiqué par Daech, cela fait longtemps que l'Allemagne est dans le collimateur de Daech. Depuis le début de l'année 2015, plusieurs agressions isolées liées au jihadisme ont eu lieu sur le sol allemand, dans ce "pays croisé" dont parlait Fabien Clain dans son message de revendication des attentats du 13 novembre, ce pays qu'il souhaitait toucher au même titre que la France en choisissant de passer à l'acte à Saint-Denis pendant un match France-Allemagne.

Outre ces fois où des terroristes se revendiquant de Daech sont passés à l'acte en Allemagne, les renseignements américains avaient pressenti une attaque contre un marché de Noël sur le sol allemand. Mais pour quelle raison l'Allemagne (qui n'a pas vraiment d'armée), est-elle prise pour cible?

Même si l'armée allemande ne participe pas directement aux bombardements visant les positions du groupe État islamique en Syrie et en Irak, elle est effectivement impliquée dans son fonctionnement. Au lendemain du 13 novembre, les députés allemands approuvaient massivement le déploiement de forces en soutien aux opérations menées par la coalition en Syrie (essentiellement des appareils de reconnaissance et de ravitaillement pour épauler l'aviation engagée par la France ou les États-Unis). Des soldats allemands doivent également participer aux équipages internationaux des avions AWACS de l'Otan (basés à en Turquie).

Autre élément liant cet événement au conflit syrien, l'Allemagne a accueilli l'an dernier plus d'un million de demandeurs d'asile, dont un bon nombre fuyant la Syrie de Bachar al-Assad (dont il n'est plus à prouver qu'il a été soutenu par la Russie). Enfin, rappelons que Bachar al-Assad a instrumentalisé les jihadistes de l'EI pour apparaître comme le seul rempart contre le péril islamiste.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/20/ce-que-les-attentats-de-berlin-et-ankara-nous-apprennent-des-for/


Ce que les attentats de Berlin et Ankara nous apprennent des forces engagées en Syrie

INTERNATIONAL - Il s'est passé moins de quatre heures entre la stupeur provoquée par l'assassinat de l'ambassadeur russe Andreï Karlov et l'effroi suscité par l'attentat du marché de Noël de Berlin. Deux attaques aux méthodes et aux fins bien différentes, mais qui apparaissent comme des conséquences directes de l'enlisement du conflit syrien, et des forces qui s'y affrontent.

À Ankara, Mevlüt Mert Altintas a abattu froidement le diplomate russe en évoquant la situation d'Alep. Depuis plusieurs mois, l'Allemagne est désignée comme une cible par l'Etat islamique, à cause notamment du soutien militaire de Berlin à la coalition internationale contre Daech. Daech, qui a revendiqué mardi soir l'attentat mené à Berlin la veille. Si le gouvernement turc a accusé mardi soir le réseau du prédicateur Fethullah Gülen d'être "derrière" l'assassinat de l'ambassadeur, les attentats de Berlin et d'Ankara n'en apparaissent pas moins comme les deux faces d'une même pièce.

Derrière Ankara, Alep, l'Iran...

Plusieurs spécialistes ont compris l'attentat contre Andreï Karlov comme une tentative de déstabilisation des relations entre Ankara et Moscou. Vladimir Poutine n'a pas dit autre chose. "Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques", a déclaré dans la soirée le chef du Kremlin. Un point de vue que partage également le président turc Recep Tayyip Erdogan. Alors, comment en est on arrivé là?

La position ambiguë de la Turquie vis-à-vis de la Syrie a conduit à une crise ouverte avec Moscou, dont le point culminant fut l'attaque d'un avion militaire russe survolant l'espace aérien turc. À cette époque, Poutine accusait Erdogan de protéger le trafic de pétrole de Daech. Après cette escalade, et au lendemain du putsch raté en Turquie cet été, les relations se sont normalisées entre les deux pays. À tel point que l'évacuation d'Alep a été négociée il y a quelques jours par la Turquie et la Russie. Pourtant, le président turc défendait une ligne contradictoire de celle de la Russie sur l'issue du dossier syrien (et a même tenté de faire pression sur Poutine sur le sort d'Alep).

Souhaitant le départ de Bachar al-Assad (et favorable à l'instauration d'un régime sunnite auquel la Russie est hostile), Erdogan, en pactisant avec la Russie dans un deuxième temps, a désorienté certains membres de son parti de l'AKP (islamo-conversateur). Ces derniers ont toujours pris la défense des sunnites, voire des islamistes d'Alep contre les troupes du régime. D'autant que les forces de Bachar al-Assad sont épaulées par des "conseillers militaires" iraniens en charge des combattants du Hezbollah libanais alliés à Assad (donc chiites). "Quand on voit les manifestations à Istanbul contre la Russie et l'Iran et en soutien à Alep, on voit que les partisans zélés de l'AKP y sont", a expliqué à l'AFP Aykan Erdemir, de la Fondation pour la Défense de la démocratie.

En criant "Allah Akbar" ("Dieu est grand") et en évoquant en arabe "ceux qui ont fait allégeance au jihad", le tueur d'Andreï Karlov (diplomate incarnant la Russie combattant aux côtés des chiites) adopte le champ lexical du Front Fatah Al-Cham, les jihadistes qui résistent à Alep (ancien Front al-Nosra). Notons que cet assassinat a eu lieu la veille d'une rencontre cruciale consacrée à la Syrie entre les chefs de la diplomatie de la Russie, de la Turquie et de l'Iran.

Ci-dessous, un aperçu (non exhaustif) des forces engagées en Syrie, montrant que la Russie agit surtout à l'Ouest (notamment à Alep et ses environs), où se trouve la rébellion syrienne. Aussi, le drapeau allemand a été placé arbitrairement dans la province de Raqqa (fief de Daech), dans la mesure où l'Allemagne mène uniquement des opérations de reconnaissance à l'encontre de l'EI.


Berlin, la coalition, les migrants et Bachar
Avant l'attentat de Berlin revendiqué par Daech, cela fait longtemps que l'Allemagne est dans le collimateur de Daech. Depuis le début de l'année 2015, plusieurs agressions isolées liées au jihadisme ont eu lieu sur le sol allemand, dans ce "pays croisé" dont parlait Fabien Clain dans son message de revendication des attentats du 13 novembre, ce pays qu'il souhaitait toucher au même titre que la France en choisissant de passer à l'acte à Saint-Denis pendant un match France-Allemagne.

Outre ces fois où des terroristes se revendiquant de Daech sont passés à l'acte en Allemagne, les renseignements américains avaient pressenti une attaque contre un marché de Noël sur le sol allemand. Mais pour quelle raison l'Allemagne (qui n'a pas vraiment d'armée), est-elle prise pour cible?

Même si l'armée allemande ne participe pas directement aux bombardements visant les positions du groupe État islamique en Syrie et en Irak, elle est effectivement impliquée dans son fonctionnement. Au lendemain du 13 novembre, les députés allemands approuvaient massivement le déploiement de forces en soutien aux opérations menées par la coalition en Syrie (essentiellement des appareils de reconnaissance et de ravitaillement pour épauler l'aviation engagée par la France ou les États-Unis). Des soldats allemands doivent également participer aux équipages internationaux des avions AWACS de l'Otan (basés à en Turquie).

Autre élément liant cet événement au conflit syrien, l'Allemagne a accueilli l'an dernier plus d'un million de demandeurs d'asile, dont un bon nombre fuyant la Syrie de Bachar al-Assad (dont il n'est plus à prouver qu'il a été soutenu par la Russie). Enfin, rappelons que Bachar al-Assad a instrumentalisé les jihadistes de l'EI pour apparaître comme le seul rempart contre le péril islamiste.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/20/ce-que-les-attentats-de-berlin-et-ankara-nous-apprennent-des-for/


Posté jeudi 22 décembre 2016 à 20:33 |  par bbela

mercredi 26 octobre 2016


Le principal élément de toute politique américaine à l'égard de l'Union soviétique doit être un effort à long terme, patient mais ferme et attentif, d'endiguement des tendances expansionnistes russes. » C'est en ces termes, que Georges Kennan, dès 1947, présentait la doctrine du « containment » qui domina la politique des Etats-Unis à l'égard de l'URSS tout au long de la guerre froide. En 2016 la pensée de Kennan est d'une troublante actualité, comme si, en près de soixante dix ans, tout avait changé sauf l'essentiel. 

La question est toujours la même : comment fixer des limites à la Russie ? Cette question divise les pays européens entre eux selon des critères géographiques, historiques, politiques et commerciaux. Elle constitue aussi une source de tension à l'intérieur des pays européens eux-mêmes. Ainsi, en Allemagne,les sociaux démocrates du SPD semblent nostalgiques de leur leader charismatique des années 1970, Willy Brandt. Ils pensent toujours en termes de détente, trop heureux sans doute, en cette période préélectorale, de se démarquer ainsi de la ligne politique plus dure qui est celle d'Angela Merkel. Et, à en croire les sondages, les Allemands sont plus proches, sur la question russe, du SPD que de leur chancelière. 

En France, à l'exception de l'extrême gauche et de l'extrême droite qui sont, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, unis dans leur défense de la Russie, tous les autres partis sont profondément divisés. A droite, il y a plus que des nuances entre la ligne modérée mais ferme d'Alain Juppé et celle, plus compréhensive, de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Il en est de même à gauche entre la ligne ferme sur le fond, mais parfois incohérente sur la forme, de François Hollande, et celle, carrément positive, de Jean-Pierre Chevènement. 

Jamais, depuis la fin de la guerre froide, le niveau de confiance n'a été aussi bas entre la Russie et ce que l'on appelait hier « le monde occidental ». Pour l'ambassadeur russe auprès de Nations unies, Vitaly I. Churkin, « les tensions actuelles sont probablement les pires depuis 1973 », date de la guerre du Kippour. De fait, en 2016, les sources de discorde avec la Russie se sont multipliées et approfondies. La crise ukrainienne, en dépit des accords de Minsk (qui ne sont pas appliqués), est loin d'être résolue. La tension armée peut s'accroître à tout moment entre la Russie et l'Ukraine. Moscou a disposé à Kaliningrad des missiles qui peuvent être porteurs de charges nucléaires et s'est retiré des négociations en cours avec Washington sur le contrôle puis l'interdiction des charges au plutonium. 

Il apparaît aussi - selon les services de renseignement des deux cotés de l'Atlantique - que Moscou intervient directement dans la politique intérieure des démocraties. La Russie ne soutient-elle pas clairement les populismes, de Donald Trump à Marine Le Pen ? 

Et pour couronner le tout, bien sûr, il y a la Syrie et les bombardements massifs des aviations syrienne et russe sur les quartiers de la ville d'Alep encore aux mains des rebelles. Pour les Russes, le discours de Washington est hypocrite. Les Américains ne tolèrent-ils pas les bombardements saoudiens sur la capitale du Yémen, Sanaa, contrôlée par les Houtis, eux-mêmes soutenus par l'Iran, le grand rival régional de l'Arabie saoudite ? Doit-on se livrer à une comptabilité macabre pour refuser toute comparaison entre les deux situations ? Des centaines de milliers de morts en Syrie contre des milliers au Yémen ? 

Les démocraties peuvent-elles être capables de définir une stratégie « à long terme, patiente mais ferme », pour reprendre les termes de Kennan, et de fixer ainsi des limites aux ambitions de Moscou ? Pour Poutine, la réponse est clairement non. Nous sommes trop divisés, obsédés par nos calendriers électoraux respectifs, pour faire autre chose que parler fort et gesticuler de manière inconséquente et incohérente. Que pourrions nous faire, d'ailleurs ? Jouer de la faiblesse économique de la Russie, comme Moscou joue de notre faiblesse politique ? Sur le papier, la démarche semble rationnelle, chacun mettant l'accent sur ses avantages comparatifs ou plutôt sur les désavantages comparatifs de l'autre. Mais cette approche résiste-t-elle à l'examen critique ? Il est clair que l'on ne saurait mettre fin à la politique de sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Ce serait récompenser le crime. Mais l'idée de renforcer le régime de sanctions existant s'impose t-elle ? Pour les personnalités les plus riches du régime, ce ne serait même pas un coup de canif. Et, pour les autres, le pouvoir à Moscou ne s'en soucie guère. De toute façon, il n'existe pas de consensus sur le renforcement de la politique de sanctions. 

Alors, que faire ? D'abord, ne pas détourner la tête comme s'il ne se passait rien. Il faut dénoncer toutes les fuites en avant de la Russie. Un discours pédagogique à usage interne et externe s'impose pour répondre à une politique de désinformation russe particulièrement active et habile. Les cartes de Moscou sont multiples et d'autant plus efficaces que les Russes lisent dans nos âmes et nous comprennent bien mieux que nous ne les comprenons. La Russie surfe sur un double mouvement de contestation de l'ordre international comme de l'ordre interne. Sur le plan international, les Russes jouent la carte de l'anti-américanisme qui marche toujours, que l'Amérique soit forte ou qu'elle soit faible. Ils jouent aussi de plus en plus du rejet des élites et de la mondialisation. Loin d'apparaître, comme c'était le cas il y a un peu plus de trente ans, comme l'arrière-garde d'une cause perdue, celle de l'Internationale communiste, ils peuvent être perçus comme l'avant-garde d'un mouvement qui ne fait qu'enfler à leur exemple : celui des patriotismes, sinon des hypernationalismes. 

Ne pas fixer de limites à Moscou, c'est accepter le danger d'une fuite en avant vers l'inconnu. 

Dominique Moïsi

Peut-on fixer des limites ou contenir Poutine, le président russe ?


Le principal élément de toute politique américaine à l'égard de l'Union soviétique doit être un effort à long terme, patient mais ferme et attentif, d'endiguement des tendances expansionnistes russes. » C'est en ces termes, que Georges Kennan, dès 1947, présentait la doctrine du « containment » qui domina la politique des Etats-Unis à l'égard de l'URSS tout au long de la guerre froide. En 2016 la pensée de Kennan est d'une troublante actualité, comme si, en près de soixante dix ans, tout avait changé sauf l'essentiel. 

La question est toujours la même : comment fixer des limites à la Russie ? Cette question divise les pays européens entre eux selon des critères géographiques, historiques, politiques et commerciaux. Elle constitue aussi une source de tension à l'intérieur des pays européens eux-mêmes. Ainsi, en Allemagne,les sociaux démocrates du SPD semblent nostalgiques de leur leader charismatique des années 1970, Willy Brandt. Ils pensent toujours en termes de détente, trop heureux sans doute, en cette période préélectorale, de se démarquer ainsi de la ligne politique plus dure qui est celle d'Angela Merkel. Et, à en croire les sondages, les Allemands sont plus proches, sur la question russe, du SPD que de leur chancelière. 

En France, à l'exception de l'extrême gauche et de l'extrême droite qui sont, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, unis dans leur défense de la Russie, tous les autres partis sont profondément divisés. A droite, il y a plus que des nuances entre la ligne modérée mais ferme d'Alain Juppé et celle, plus compréhensive, de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Il en est de même à gauche entre la ligne ferme sur le fond, mais parfois incohérente sur la forme, de François Hollande, et celle, carrément positive, de Jean-Pierre Chevènement. 

Jamais, depuis la fin de la guerre froide, le niveau de confiance n'a été aussi bas entre la Russie et ce que l'on appelait hier « le monde occidental ». Pour l'ambassadeur russe auprès de Nations unies, Vitaly I. Churkin, « les tensions actuelles sont probablement les pires depuis 1973 », date de la guerre du Kippour. De fait, en 2016, les sources de discorde avec la Russie se sont multipliées et approfondies. La crise ukrainienne, en dépit des accords de Minsk (qui ne sont pas appliqués), est loin d'être résolue. La tension armée peut s'accroître à tout moment entre la Russie et l'Ukraine. Moscou a disposé à Kaliningrad des missiles qui peuvent être porteurs de charges nucléaires et s'est retiré des négociations en cours avec Washington sur le contrôle puis l'interdiction des charges au plutonium. 

Il apparaît aussi - selon les services de renseignement des deux cotés de l'Atlantique - que Moscou intervient directement dans la politique intérieure des démocraties. La Russie ne soutient-elle pas clairement les populismes, de Donald Trump à Marine Le Pen ? 

Et pour couronner le tout, bien sûr, il y a la Syrie et les bombardements massifs des aviations syrienne et russe sur les quartiers de la ville d'Alep encore aux mains des rebelles. Pour les Russes, le discours de Washington est hypocrite. Les Américains ne tolèrent-ils pas les bombardements saoudiens sur la capitale du Yémen, Sanaa, contrôlée par les Houtis, eux-mêmes soutenus par l'Iran, le grand rival régional de l'Arabie saoudite ? Doit-on se livrer à une comptabilité macabre pour refuser toute comparaison entre les deux situations ? Des centaines de milliers de morts en Syrie contre des milliers au Yémen ? 

Les démocraties peuvent-elles être capables de définir une stratégie « à long terme, patiente mais ferme », pour reprendre les termes de Kennan, et de fixer ainsi des limites aux ambitions de Moscou ? Pour Poutine, la réponse est clairement non. Nous sommes trop divisés, obsédés par nos calendriers électoraux respectifs, pour faire autre chose que parler fort et gesticuler de manière inconséquente et incohérente. Que pourrions nous faire, d'ailleurs ? Jouer de la faiblesse économique de la Russie, comme Moscou joue de notre faiblesse politique ? Sur le papier, la démarche semble rationnelle, chacun mettant l'accent sur ses avantages comparatifs ou plutôt sur les désavantages comparatifs de l'autre. Mais cette approche résiste-t-elle à l'examen critique ? Il est clair que l'on ne saurait mettre fin à la politique de sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Ce serait récompenser le crime. Mais l'idée de renforcer le régime de sanctions existant s'impose t-elle ? Pour les personnalités les plus riches du régime, ce ne serait même pas un coup de canif. Et, pour les autres, le pouvoir à Moscou ne s'en soucie guère. De toute façon, il n'existe pas de consensus sur le renforcement de la politique de sanctions. 

Alors, que faire ? D'abord, ne pas détourner la tête comme s'il ne se passait rien. Il faut dénoncer toutes les fuites en avant de la Russie. Un discours pédagogique à usage interne et externe s'impose pour répondre à une politique de désinformation russe particulièrement active et habile. Les cartes de Moscou sont multiples et d'autant plus efficaces que les Russes lisent dans nos âmes et nous comprennent bien mieux que nous ne les comprenons. La Russie surfe sur un double mouvement de contestation de l'ordre international comme de l'ordre interne. Sur le plan international, les Russes jouent la carte de l'anti-américanisme qui marche toujours, que l'Amérique soit forte ou qu'elle soit faible. Ils jouent aussi de plus en plus du rejet des élites et de la mondialisation. Loin d'apparaître, comme c'était le cas il y a un peu plus de trente ans, comme l'arrière-garde d'une cause perdue, celle de l'Internationale communiste, ils peuvent être perçus comme l'avant-garde d'un mouvement qui ne fait qu'enfler à leur exemple : celui des patriotismes, sinon des hypernationalismes. 

Ne pas fixer de limites à Moscou, c'est accepter le danger d'une fuite en avant vers l'inconnu. 

Dominique Moïsi

Posté mercredi 26 octobre 2016 à 19:00 |  par bbela

samedi 2 janvier 2016




© AFP 2015. Natalia Kolesnikova

La France a besoin d'un homme de la trempe du président russe Vladimir Poutine, a déclaré Christian Vanneste, ex-député à l'Assemblée nationale, sur son blog.

"C'est avec nostalgie mais non sans espoir que les Français doivent regarder Vladimir Poutine. C'est un homme de cette trempe qu’il faudrait à notre pays pour qu’à nouveau il se redresse", a indiqué M.Vanneste.

"Non seulement il incarne le retour au premier plan de la Russie sur la scène internationale, mais encore il offre aujourd'hui l'image d'un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique actuelle. Vladimir Poutine incarne la Russie aux yeux d'une grande majorité des Russes. Reconduit à la présidence en mars 2012 avec 63% des voix dès le premier tour, il bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des autres chefs d’État – le nôtre, en particulier", a rappelé l'homme politique.

Selon lui, Vladimir Poutine est sans doute l'homme de l'année 2015, il incarne le redressement de son pays tout comme le Général de Gaulle pour la France ou Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni.

"Le président russe partage avec le fondateur de la Ve République quelques valeurs essentielles. L'axe principal de leur politique est le patriotisme. L'intérêt national transcende les idéologies. De Gaulle disait à Peyrefitte que la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l'encre. Le communisme est mort. La Russie est toujours vivante, et elle ne renie pas sa période soviétique en raison de la puissance que celle-ci lui a apportée (…). Pour de Gaulle, la France ne datait pas de 1789. Pour Poutine, la Russie ne naît ni en 1917, ni en 1991", a noté M.Vanneste.

"Pour qu'un peuple soit maître de son destin, il faut d'abord qu'il existe en maintenant son identité. Cela signifie clairement, en Russie, son identité religieuse, orthodoxe. La laïcité à la française s'avère, sur ce plan, un obstacle plus qu'un levier. Il faut aussi qu'il se perpétue et la solidité des structures familiales soutenues par une politique volontariste s'impose comme une exigence démographique. C'est le choix de Poutine. C'était celui de De Gaulle, stupidement abandonné et trahi par les politiciens que nous subissons", a déclaré l'ancien député.

"La France devrait modifier son attitude envers la Russie. La complémentarité de l'Eurasie russe avec l'Europe occidentale est évidente. La Russie et la France ont à la fois une culture (chrétienne) commune et des intérêts convergents. Il serait temps de s’en apercevoir", a conclu M.Vanneste.

Poutine, homme de cette trempe qu’il faudrait à la #France pour se redresser




© AFP 2015. Natalia Kolesnikova

La France a besoin d'un homme de la trempe du président russe Vladimir Poutine, a déclaré Christian Vanneste, ex-député à l'Assemblée nationale, sur son blog.

"C'est avec nostalgie mais non sans espoir que les Français doivent regarder Vladimir Poutine. C'est un homme de cette trempe qu’il faudrait à notre pays pour qu’à nouveau il se redresse", a indiqué M.Vanneste.

"Non seulement il incarne le retour au premier plan de la Russie sur la scène internationale, mais encore il offre aujourd'hui l'image d'un dirigeant différent de la plupart des acteurs de la vie politique actuelle. Vladimir Poutine incarne la Russie aux yeux d'une grande majorité des Russes. Reconduit à la présidence en mars 2012 avec 63% des voix dès le premier tour, il bénéficie de sondages favorables que lui envient la plupart des autres chefs d’État – le nôtre, en particulier", a rappelé l'homme politique.

Selon lui, Vladimir Poutine est sans doute l'homme de l'année 2015, il incarne le redressement de son pays tout comme le Général de Gaulle pour la France ou Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni.

"Le président russe partage avec le fondateur de la Ve République quelques valeurs essentielles. L'axe principal de leur politique est le patriotisme. L'intérêt national transcende les idéologies. De Gaulle disait à Peyrefitte que la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l'encre. Le communisme est mort. La Russie est toujours vivante, et elle ne renie pas sa période soviétique en raison de la puissance que celle-ci lui a apportée (…). Pour de Gaulle, la France ne datait pas de 1789. Pour Poutine, la Russie ne naît ni en 1917, ni en 1991", a noté M.Vanneste.

"Pour qu'un peuple soit maître de son destin, il faut d'abord qu'il existe en maintenant son identité. Cela signifie clairement, en Russie, son identité religieuse, orthodoxe. La laïcité à la française s'avère, sur ce plan, un obstacle plus qu'un levier. Il faut aussi qu'il se perpétue et la solidité des structures familiales soutenues par une politique volontariste s'impose comme une exigence démographique. C'est le choix de Poutine. C'était celui de De Gaulle, stupidement abandonné et trahi par les politiciens que nous subissons", a déclaré l'ancien député.

"La France devrait modifier son attitude envers la Russie. La complémentarité de l'Eurasie russe avec l'Europe occidentale est évidente. La Russie et la France ont à la fois une culture (chrétienne) commune et des intérêts convergents. Il serait temps de s’en apercevoir", a conclu M.Vanneste.

Posté samedi 2 janvier 2016 à 20:30 |  par bbela

dimanche 13 décembre 2015



L'implication de la Russie dans le dossier syrien montre que Vladimir Poutine ne considère pas que sa marge de manœuvre politique ait été réduite suite à la confrontation avec l'Occident autour de la Crimée, écrit l'ancien ambassadeur d'Inde en Russie Kanwal Sibal dans un article dans le Daily Mail.

"Les Etats-Unis ont tenté d'isoler politiquement la Russie et de la forcer à essuyer des pertes économiques en lui imposant des sanctions. Mais au lieu de prendre une position défensive, la Russie défend ses intérêts en toute confiance", indique-t-il.

Elle a coordonné ses actions avec l'Iran et l'Irak, montrant qu'elle n'était pas isolée même dans cette région sensible, qui tout récemment encore se trouvait sous l'influence des Etats-Unis et de leurs alliés.

"Washington espérait que la chute des cours du pétrole, les sanctions antirusses de la part de l'Occident et l'essoufflement de la croissance entraîneraient la marginalisation ultérieure de la Russie dans les affaires internationales, mais Poutine a prouvé que ces calculs étaient erronés", affirme Kanwal Sibal.

Selon lui, en intervenant en Syrie, la Russie montre qu'elle plus qu'une puissance régionale.
Poutine a également montré la puissance militaire de son pays, comme une sorte de signal d'avertissement indiquant à l'Occident qu'il ne devrait pas franchir la ligne rouge dans les relations avec la Russie. En donnant à voir ses technologies de pointe et la précision de ses bombardements, le Kremlin a affiché devant l'Occident les capacités de Moscou, estime le diplomate.

L'intervention russe en Syrie a modifié la donne géopolitique en sa faveur. Cependant, bien qu'une détérioration de la situation ait été conjurée, il reste de nombreux obstacles sur la voie de la normalisation, selon lui.

http://fr.sputniknews.com

#Poutine a déjoué les calculs de l'Occident



L'implication de la Russie dans le dossier syrien montre que Vladimir Poutine ne considère pas que sa marge de manœuvre politique ait été réduite suite à la confrontation avec l'Occident autour de la Crimée, écrit l'ancien ambassadeur d'Inde en Russie Kanwal Sibal dans un article dans le Daily Mail.

"Les Etats-Unis ont tenté d'isoler politiquement la Russie et de la forcer à essuyer des pertes économiques en lui imposant des sanctions. Mais au lieu de prendre une position défensive, la Russie défend ses intérêts en toute confiance", indique-t-il.

Elle a coordonné ses actions avec l'Iran et l'Irak, montrant qu'elle n'était pas isolée même dans cette région sensible, qui tout récemment encore se trouvait sous l'influence des Etats-Unis et de leurs alliés.

"Washington espérait que la chute des cours du pétrole, les sanctions antirusses de la part de l'Occident et l'essoufflement de la croissance entraîneraient la marginalisation ultérieure de la Russie dans les affaires internationales, mais Poutine a prouvé que ces calculs étaient erronés", affirme Kanwal Sibal.

Selon lui, en intervenant en Syrie, la Russie montre qu'elle plus qu'une puissance régionale.
Poutine a également montré la puissance militaire de son pays, comme une sorte de signal d'avertissement indiquant à l'Occident qu'il ne devrait pas franchir la ligne rouge dans les relations avec la Russie. En donnant à voir ses technologies de pointe et la précision de ses bombardements, le Kremlin a affiché devant l'Occident les capacités de Moscou, estime le diplomate.

L'intervention russe en Syrie a modifié la donne géopolitique en sa faveur. Cependant, bien qu'une détérioration de la situation ait été conjurée, il reste de nombreux obstacles sur la voie de la normalisation, selon lui.

http://fr.sputniknews.com

Posté dimanche 13 décembre 2015 à 21:58 |  par bbela

Dans un papier publié sur son blog Mediapart et intitulé « OTAN: élargissement géographiques et fonctionnels, dérives stratégiques », le géopolitologue français Pascal Boniface évoque la récente adhésion du Monténégro à l’OTAN et la réaction de méfiance qu’elle n’a pas manqué de produire du côté russe qui voit d’un mauvais oeil cette nouvelle avancée de l’alliance atlantique. S’interdisant de prendre parti et d’émettre un jugement trop tranché, Pascal Boniface préfère se positionner dans un juste milieu qui donne toujours à celui qui l’occupe un air de sagesse. Affirmant d’une part comprendre les inquiétudes de la Russie devant l’interminable expansion de l’organisation, même si Moscou a tendance à « exagérer le danger que représente cette adhésion (…) pour sa propre sécurité », il ne s’y oppose pas par principe. Il considère simplement que « le calendrier est (…) particulièrement mal choisi » et que l’alliance atlantique a manqué de tact dans la période difficile que connaissent les relations entre la Russie et l’occident. Mais ce que nous retenons, c’est que, contrairement à « certains » qu’il se garde de nommer, Pascal Boniface ne voit pas dans l’expansion de l’OTAN la manifestation d’ « une volonté de puissance sans limite ». Selon lui, cette expansion ne vise pas à encercler la Russie mais est le révélateur d’une dérive intérieure, bureaucratique, incontrôlée, « une démarche structurelle d’organisation quasi-inconsciente ». Ce que veut l’OTAN, c’est perdurer en dépit d’une carence de légitimité due à la « disparition de la menace qui avait suscité sa création ». Et pour ce faire, l’OTAN s’entête à « multiplier les activités », à « chercher de nouvelles missions » et à « élargir son champ pour continuer à exister ». Une antienne qu’on entend chanter depuis vingt-cinq ans.

L’inconvénient c’est que Pascal Boniface ne prouve rien de ce qu’il avance. Il ne cite aucun document interne à l’organisation pas plus qu’il ne présente d’analyse stratégique ou géographique qui permettraient ne serait-ce qu’un début d’approche  des raisons qui ont conduit à  l’annexion consentie du Monténégro par l’OTAN. Plutôt que d’en venir aux faits, il reste concentré sur « la logique de croissance bureaucratique » d’une organisation en manque de légitimité. Puis de conclure que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide ». Entre confusion présente et mauvais souvenirs d’un passé de confrontation avec le bloc soviétique, l’OTAN de Pascal Boniface suit « un mouvement naturel lié à la structure de l’organisation mais qui n’est pas cadré dans une réflexion stratégique globale ». Dommage que la France ait dépensé un total d’environ 200 millions d’euros en 2012 et ait dû assumer un surcoût de 650 millions d’euros au titre de sa réintégration pour la période 2010-2015. Quand on sait que les dépenses otaniennes « disparaissent dans un trou noir comptable » , on peut se demander ce qui a amené nos décideurs à affecter autant d’argent public à une « politique de gribouille sans discernement stratégique ».

Dans « L’OTAN s’élargit encore », Manlio Dinucci expose des faits et livre des observations utiles sur lesquels peut s’appuyer la réflexion. Avant de s’interroger, en géographe qui se respecte, sur l’importance du Monténégro dans la stratégie globale de l’OTAN, Manlio Dinucci rappelle au lecteur que l’un des principaux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis est l’encerclement la Russie. Pascal Boniface penserait que Manlio Dinucci exagère, que les Russes exagèrent, ce à quoi nous lui rétorquerions :  que dire alors de Zbigniew Brzezinski ? Que dire de ce célèbre géopoliticien étasunien, ami de David Rockefeller, conseiller à la sécurité de Jimmy Carter et proche du président Barack Obama, qui n’a jamais caché ses projets – ou plutôt ceux de l’élite qu’il représente et qui le nourrit – et les a même exposés dans de nombreux ouvrages et articles. Dans « A Geostrategy for Eurasia » (Foreign Affairs, 1997), il décrit très clairement le futur démembrement de la Fédération de Russie (voir « Brzezinski, Obama, l’islamisme et la Russie« , 2ème partie).

Selon Manlio Dinucci, nombreux sont les avantages d’une adhésion du Monténégro à l’OTAN: le pays peut jouer un rôle stratégique important car il est doté de deux ports pouvant accueillir des navires de guerres; il assure d’autre part la continuité géographique entre des Etats déjà proches ou membres de l’alliance atlantique ; le Monténégro possède en outre d’énormes bunkers pouvant être rafraîchis et adaptés au stockage de matériel militaire et de bombes nucléaires ; enfin, il est aussi un carrefour du trafic de la drogue en provenance d’Afghanistan ainsi qu’un centre de recyclage d’argent sale, sources d’enrichissement « d’une criminalité organisée [pouvant] être utilisée à des fins stratégiques ». Qui croit encore aujourd’hui que l’argent de la drogue n’intéresse pas les bienheureux de la mondialisation ? A quoi peuvent bien servir les comptes non publiés des chambres de compensation bancaires si ce n’est pour dissimuler les profits tirés de commerces illicites avant injection dans les circuits économiques officiels ?

Dans « L’échiquier géopolitique russe d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine », nous avions montré que la Russie s’était efforcée, au cours de son Histoire, de faire coïncider ses frontières avec des obstacles naturels (les Carpates, la Caucase, l’Oural, le Cercle Polaire), de contrôler des littoraux (Mer noire, Mer Baltique) et de constituer des zones tampons (plaine européenne, Asie centrale) afin de mieux se protéger des invasions. Dans son ouvrage The next 100 Years, George Friedman explique que les responsables étasuniens ont parfaitement compris cette fragilité de l’espace russe et que c’est pour cette raison qu’ils se sont empressés d’admettre de nombreux membres de l’OTAN en Europe de l’est durant les décennies 1990 et 2000. Il observe que c’est au cours des vingt-cinq dernières années que la Russie a connu le plus grand reflux de sa zone de contact: elle a reculé de 1500 kilomètres en Europe et d’autant en Asie Centrale.

En géopoliticien conscient du fait que la première réalité de ce monde, c’est la guerre – et pas le maintien de positions hautement rémunératrices dans un organisme sans projet digne de ce nom -, George Friedman souligne que la Russie se trouve devant l’urgente nécessité de regagner une zone d’influence qui sécurise son territoire. Il insiste sur le fait qu’elle est en grand danger. En effet, écrivait-il en 2009, « si l’ouest avait réussi à dominer l’Ukraine, la Russie serait devenue indéfendable ». On comprend, en passant, l’importance du coup d’Etat néonazi de février 2014 à Kiev dans la stratégie de déstabilisation menée à bien par l’occident. Car comme l’écrit George Friedman, si l’Ukraine avait été arrachée à la zone d’influence russe, « la frontière sud avec la Biélorussie et la frontière sud-ouest de la Russie auraient été ouvertes de part en part ». De plus, étant donné que « la distance entre l’Ukraine et la partie occidentale du Kazakhstan est d’environ 650 km » en cas de coupure de ce passage par une puissance ennemie, « la Russie aurait perdu sa capacité à contrôler le Caucase et aurait dû battre en retraite vers le nord depuis la Tchétchénie », en conséquence de quoi, « les Russes auraient abandonné une partie de la Fédération Russe elle-même et le flanc sud de la Russie serait devenu encore plus vulnérable ». Par suite et en conclusion, « la Russie aurait continué de se fragmenter jusqu’à revenir à ses frontières du Moyen-Âge » (voir carte ci-dessous).
russia_rel94
N’en déplaise à Pascal Boniface et à sa sagesse un peu tiède face à une réalité pour le moins brûlante, l’expansion de l’OTAN a un sens et un but qui consiste à encercler, faire reculer et disloquer la Russie. Pour George Friedman, ce schéma relève de l’évidence : « le grand objectif stratégique [des Etats-Unis] a toujours visé la fragmentation de l’Eurasie ». Et si les Etats-Unis ont eu les meilleures raisons du monde pour favoriser la désintégration de la Russie, cette dernière a, bien entendu, les meilleures raisons du monde pour empêcher qu’elle n’ait lieu. Selon Friedman, pour être sauvée, « la Russie doit regagner et tenir ses zones tampons, essentiellement les frontières de l’Union soviétique » (Friedman, page 109).

C’est donc contre l’avis de ses pairs que Pascal Boniface écrit  dans sa conclusion – nous retirons le papier de la corbeille où nous l’avions jeté,  pour le relire avant de l’y laisser retomber dans un bruit chiffonné et joyeux – que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide».

Si j’étais au service de l’OTAN et que j’avais reçu mission de brouiller les pistes en diffusant une pensée émasculée, je ne me serais pas mieux exprimé.

Bruno Adrie

Georges Friedman, The Next 100 Years, 2009
Carte : University of Texas Libraries

#enquête: le rôle de l’OTAN consiste à disloquer la Russie


Dans un papier publié sur son blog Mediapart et intitulé « OTAN: élargissement géographiques et fonctionnels, dérives stratégiques », le géopolitologue français Pascal Boniface évoque la récente adhésion du Monténégro à l’OTAN et la réaction de méfiance qu’elle n’a pas manqué de produire du côté russe qui voit d’un mauvais oeil cette nouvelle avancée de l’alliance atlantique. S’interdisant de prendre parti et d’émettre un jugement trop tranché, Pascal Boniface préfère se positionner dans un juste milieu qui donne toujours à celui qui l’occupe un air de sagesse. Affirmant d’une part comprendre les inquiétudes de la Russie devant l’interminable expansion de l’organisation, même si Moscou a tendance à « exagérer le danger que représente cette adhésion (…) pour sa propre sécurité », il ne s’y oppose pas par principe. Il considère simplement que « le calendrier est (…) particulièrement mal choisi » et que l’alliance atlantique a manqué de tact dans la période difficile que connaissent les relations entre la Russie et l’occident. Mais ce que nous retenons, c’est que, contrairement à « certains » qu’il se garde de nommer, Pascal Boniface ne voit pas dans l’expansion de l’OTAN la manifestation d’ « une volonté de puissance sans limite ». Selon lui, cette expansion ne vise pas à encercler la Russie mais est le révélateur d’une dérive intérieure, bureaucratique, incontrôlée, « une démarche structurelle d’organisation quasi-inconsciente ». Ce que veut l’OTAN, c’est perdurer en dépit d’une carence de légitimité due à la « disparition de la menace qui avait suscité sa création ». Et pour ce faire, l’OTAN s’entête à « multiplier les activités », à « chercher de nouvelles missions » et à « élargir son champ pour continuer à exister ». Une antienne qu’on entend chanter depuis vingt-cinq ans.

L’inconvénient c’est que Pascal Boniface ne prouve rien de ce qu’il avance. Il ne cite aucun document interne à l’organisation pas plus qu’il ne présente d’analyse stratégique ou géographique qui permettraient ne serait-ce qu’un début d’approche  des raisons qui ont conduit à  l’annexion consentie du Monténégro par l’OTAN. Plutôt que d’en venir aux faits, il reste concentré sur « la logique de croissance bureaucratique » d’une organisation en manque de légitimité. Puis de conclure que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide ». Entre confusion présente et mauvais souvenirs d’un passé de confrontation avec le bloc soviétique, l’OTAN de Pascal Boniface suit « un mouvement naturel lié à la structure de l’organisation mais qui n’est pas cadré dans une réflexion stratégique globale ». Dommage que la France ait dépensé un total d’environ 200 millions d’euros en 2012 et ait dû assumer un surcoût de 650 millions d’euros au titre de sa réintégration pour la période 2010-2015. Quand on sait que les dépenses otaniennes « disparaissent dans un trou noir comptable » , on peut se demander ce qui a amené nos décideurs à affecter autant d’argent public à une « politique de gribouille sans discernement stratégique ».

Dans « L’OTAN s’élargit encore », Manlio Dinucci expose des faits et livre des observations utiles sur lesquels peut s’appuyer la réflexion. Avant de s’interroger, en géographe qui se respecte, sur l’importance du Monténégro dans la stratégie globale de l’OTAN, Manlio Dinucci rappelle au lecteur que l’un des principaux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis est l’encerclement la Russie. Pascal Boniface penserait que Manlio Dinucci exagère, que les Russes exagèrent, ce à quoi nous lui rétorquerions :  que dire alors de Zbigniew Brzezinski ? Que dire de ce célèbre géopoliticien étasunien, ami de David Rockefeller, conseiller à la sécurité de Jimmy Carter et proche du président Barack Obama, qui n’a jamais caché ses projets – ou plutôt ceux de l’élite qu’il représente et qui le nourrit – et les a même exposés dans de nombreux ouvrages et articles. Dans « A Geostrategy for Eurasia » (Foreign Affairs, 1997), il décrit très clairement le futur démembrement de la Fédération de Russie (voir « Brzezinski, Obama, l’islamisme et la Russie« , 2ème partie).

Selon Manlio Dinucci, nombreux sont les avantages d’une adhésion du Monténégro à l’OTAN: le pays peut jouer un rôle stratégique important car il est doté de deux ports pouvant accueillir des navires de guerres; il assure d’autre part la continuité géographique entre des Etats déjà proches ou membres de l’alliance atlantique ; le Monténégro possède en outre d’énormes bunkers pouvant être rafraîchis et adaptés au stockage de matériel militaire et de bombes nucléaires ; enfin, il est aussi un carrefour du trafic de la drogue en provenance d’Afghanistan ainsi qu’un centre de recyclage d’argent sale, sources d’enrichissement « d’une criminalité organisée [pouvant] être utilisée à des fins stratégiques ». Qui croit encore aujourd’hui que l’argent de la drogue n’intéresse pas les bienheureux de la mondialisation ? A quoi peuvent bien servir les comptes non publiés des chambres de compensation bancaires si ce n’est pour dissimuler les profits tirés de commerces illicites avant injection dans les circuits économiques officiels ?

Dans « L’échiquier géopolitique russe d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine », nous avions montré que la Russie s’était efforcée, au cours de son Histoire, de faire coïncider ses frontières avec des obstacles naturels (les Carpates, la Caucase, l’Oural, le Cercle Polaire), de contrôler des littoraux (Mer noire, Mer Baltique) et de constituer des zones tampons (plaine européenne, Asie centrale) afin de mieux se protéger des invasions. Dans son ouvrage The next 100 Years, George Friedman explique que les responsables étasuniens ont parfaitement compris cette fragilité de l’espace russe et que c’est pour cette raison qu’ils se sont empressés d’admettre de nombreux membres de l’OTAN en Europe de l’est durant les décennies 1990 et 2000. Il observe que c’est au cours des vingt-cinq dernières années que la Russie a connu le plus grand reflux de sa zone de contact: elle a reculé de 1500 kilomètres en Europe et d’autant en Asie Centrale.

En géopoliticien conscient du fait que la première réalité de ce monde, c’est la guerre – et pas le maintien de positions hautement rémunératrices dans un organisme sans projet digne de ce nom -, George Friedman souligne que la Russie se trouve devant l’urgente nécessité de regagner une zone d’influence qui sécurise son territoire. Il insiste sur le fait qu’elle est en grand danger. En effet, écrivait-il en 2009, « si l’ouest avait réussi à dominer l’Ukraine, la Russie serait devenue indéfendable ». On comprend, en passant, l’importance du coup d’Etat néonazi de février 2014 à Kiev dans la stratégie de déstabilisation menée à bien par l’occident. Car comme l’écrit George Friedman, si l’Ukraine avait été arrachée à la zone d’influence russe, « la frontière sud avec la Biélorussie et la frontière sud-ouest de la Russie auraient été ouvertes de part en part ». De plus, étant donné que « la distance entre l’Ukraine et la partie occidentale du Kazakhstan est d’environ 650 km » en cas de coupure de ce passage par une puissance ennemie, « la Russie aurait perdu sa capacité à contrôler le Caucase et aurait dû battre en retraite vers le nord depuis la Tchétchénie », en conséquence de quoi, « les Russes auraient abandonné une partie de la Fédération Russe elle-même et le flanc sud de la Russie serait devenu encore plus vulnérable ». Par suite et en conclusion, « la Russie aurait continué de se fragmenter jusqu’à revenir à ses frontières du Moyen-Âge » (voir carte ci-dessous).
russia_rel94
N’en déplaise à Pascal Boniface et à sa sagesse un peu tiède face à une réalité pour le moins brûlante, l’expansion de l’OTAN a un sens et un but qui consiste à encercler, faire reculer et disloquer la Russie. Pour George Friedman, ce schéma relève de l’évidence : « le grand objectif stratégique [des Etats-Unis] a toujours visé la fragmentation de l’Eurasie ». Et si les Etats-Unis ont eu les meilleures raisons du monde pour favoriser la désintégration de la Russie, cette dernière a, bien entendu, les meilleures raisons du monde pour empêcher qu’elle n’ait lieu. Selon Friedman, pour être sauvée, « la Russie doit regagner et tenir ses zones tampons, essentiellement les frontières de l’Union soviétique » (Friedman, page 109).

C’est donc contre l’avis de ses pairs que Pascal Boniface écrit  dans sa conclusion – nous retirons le papier de la corbeille où nous l’avions jeté,  pour le relire avant de l’y laisser retomber dans un bruit chiffonné et joyeux – que « l’OTAN mène pour partie une politique de gribouille sans discernement stratégique et pour partie une politique consciente, inspirée par le souvenir de la guerre froide».

Si j’étais au service de l’OTAN et que j’avais reçu mission de brouiller les pistes en diffusant une pensée émasculée, je ne me serais pas mieux exprimé.

Bruno Adrie

Georges Friedman, The Next 100 Years, 2009
Carte : University of Texas Libraries

Posté à 04:07 |  par bbela

jeudi 10 décembre 2015

Les avions de chasse américains n'ont jamais reçu l'ordre de défendre l'espace aérien turc en cas de confrontation avec l'aviation russe ou syrienne. Toutefois, cela peut changer après que la Turquie ait provoqué l'incident ayant mené à la destruction du bombardier russe Su-24.

Depuis novembre, six chasseurs américains F-15C et six chasseurs-bombardiers F-15E ont été déployés à la base aérienne d'Incirlik en Turquie.
Les forces armées aériennes américaines ne pouvaient pas présumer que la Turquie abattrait un bombardier russe aussi elles ne pouvaient pas prévoir que la Russie répondrait en envoyant à côte de Lattaquié le croiseur lance-missiles Moskva qui est équipé d'un système de défense surface-air "Fort", équivalent au système S-300. D'après The National Interest, "le système dissuasif S-300 est une menace mortelle pour les chasseurs ordinaires tels que les F-15 et F-16".

De plus, la Russie a déployé un système de défense antiaérien mobile S-400 Triumph (code Otan: SA-21 Growler) qui est "encore plus redoutable", rapporte NI. Ce système permet d'atteindre des cibles à grande portée sur le territoire turc. Les Etats-Unis supposent également que la Russie peut déployer en Syrie des chasseurs multi-rôles Su-30SM et Su-27SM.

"L'incident avec le Su-24 et la mise en place ultérieure à grande échelle d'armes russes en Syrie font augmenter la situation à un niveau critique", indique un représentant des forces armées aériennes américaines cité par NI.
En ce moment, les Etats-Unis et la Turquie élaborent un document permettant aux avions américains de défendre l'espace aérien turc. Les détails de cet accord sont encore discutés.

"Des règles d'engagements sont nécessaires pour éviter une répétition de l'incident, lorsque l'armée turque a abattu un bombardier russe Su-24", rapporte National Interest.


Rappelons que le 24 novembre, un chasseur F-16 de l'armée de l'air turque a abattu un bombardier russe Su-24 impliqué dans la campagne de frappes aériennes contre les positions de l'Etat islamique en Syrie. Selon Ankara, l'avion russe a violé son espace aérien. Moscou dément ces allégations tout en soulignant que son bombardier ne présentait aucune menace pour la Turquie.

http://fr.sputniknews.com/actualite/20151208/1020140385/triumph-turquie-moskva-antiaerienne.html

Les systèmes S-400 russes: un cauchemar pour les américains

Les avions de chasse américains n'ont jamais reçu l'ordre de défendre l'espace aérien turc en cas de confrontation avec l'aviation russe ou syrienne. Toutefois, cela peut changer après que la Turquie ait provoqué l'incident ayant mené à la destruction du bombardier russe Su-24.

Depuis novembre, six chasseurs américains F-15C et six chasseurs-bombardiers F-15E ont été déployés à la base aérienne d'Incirlik en Turquie.
Les forces armées aériennes américaines ne pouvaient pas présumer que la Turquie abattrait un bombardier russe aussi elles ne pouvaient pas prévoir que la Russie répondrait en envoyant à côte de Lattaquié le croiseur lance-missiles Moskva qui est équipé d'un système de défense surface-air "Fort", équivalent au système S-300. D'après The National Interest, "le système dissuasif S-300 est une menace mortelle pour les chasseurs ordinaires tels que les F-15 et F-16".

De plus, la Russie a déployé un système de défense antiaérien mobile S-400 Triumph (code Otan: SA-21 Growler) qui est "encore plus redoutable", rapporte NI. Ce système permet d'atteindre des cibles à grande portée sur le territoire turc. Les Etats-Unis supposent également que la Russie peut déployer en Syrie des chasseurs multi-rôles Su-30SM et Su-27SM.

"L'incident avec le Su-24 et la mise en place ultérieure à grande échelle d'armes russes en Syrie font augmenter la situation à un niveau critique", indique un représentant des forces armées aériennes américaines cité par NI.
En ce moment, les Etats-Unis et la Turquie élaborent un document permettant aux avions américains de défendre l'espace aérien turc. Les détails de cet accord sont encore discutés.

"Des règles d'engagements sont nécessaires pour éviter une répétition de l'incident, lorsque l'armée turque a abattu un bombardier russe Su-24", rapporte National Interest.


Rappelons que le 24 novembre, un chasseur F-16 de l'armée de l'air turque a abattu un bombardier russe Su-24 impliqué dans la campagne de frappes aériennes contre les positions de l'Etat islamique en Syrie. Selon Ankara, l'avion russe a violé son espace aérien. Moscou dément ces allégations tout en soulignant que son bombardier ne présentait aucune menace pour la Turquie.

http://fr.sputniknews.com/actualite/20151208/1020140385/triumph-turquie-moskva-antiaerienne.html

Posté jeudi 10 décembre 2015 à 01:51 |  par bbela

jeudi 3 décembre 2015

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

La Russie dévoile trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

Posté jeudi 3 décembre 2015 à 01:37 |  par bbela
13:32 : La Russie appelle les représentants des médias et de la communauté internationale à ne pas ignorer ce problème.

13:31: La Russie appelle Ankara a autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.

13:29 : La Russie présentera la semaine prochaine des informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, munitions et composants d'explosifs.

13:28 : La semaine dernière, 2.000 terrorristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés.

13:23 : La Russie s'étonne de ne pas remarquer que la coalition menée par les USA détruit les camions-citernes de l'EI.

13:23 : L'EI possède 8.000 camions-citernes, qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole.

13:16 : Les frappes russes ont permis de diviser par deux les revenus journaliers des terroristes provenant du pétrole, les faisant passer de 3 à 1,5 million USD par jour.

13:14 : La Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.

13:13 : En deux mois, l'aviation russe a frappé 22 usines et 11 complexes de raffinage pétrolier appartenant à l'EI en Syrie.

13:09 : Les revenus annuels de la vente de pétrole par l'EI atteignent près de 2 milliards de dollars.

13:08: Le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie


http://fr.sputniknews.com/international/20151202/1019971348/defense-terrorisme-lutte-conference-presse.html#ixzz3tDF3rQyE

Résumé de la conférence de Presse donnée par la Russie sur les preuves de l'implication de la Turquie dans le traffic du pétrole syrien

13:32 : La Russie appelle les représentants des médias et de la communauté internationale à ne pas ignorer ce problème.

13:31: La Russie appelle Ankara a autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.

13:29 : La Russie présentera la semaine prochaine des informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, munitions et composants d'explosifs.

13:28 : La semaine dernière, 2.000 terrorristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés.

13:23 : La Russie s'étonne de ne pas remarquer que la coalition menée par les USA détruit les camions-citernes de l'EI.

13:23 : L'EI possède 8.000 camions-citernes, qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole.

13:16 : Les frappes russes ont permis de diviser par deux les revenus journaliers des terroristes provenant du pétrole, les faisant passer de 3 à 1,5 million USD par jour.

13:14 : La Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.

13:13 : En deux mois, l'aviation russe a frappé 22 usines et 11 complexes de raffinage pétrolier appartenant à l'EI en Syrie.

13:09 : Les revenus annuels de la vente de pétrole par l'EI atteignent près de 2 milliards de dollars.

13:08: Le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie


http://fr.sputniknews.com/international/20151202/1019971348/defense-terrorisme-lutte-conference-presse.html#ixzz3tDF3rQyE

Posté à 01:31 |  par bbela

mercredi 2 décembre 2015

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Un document d’information top secret sur la #Syrie

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Posté mercredi 2 décembre 2015 à 03:16 |  par bbela
Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Les erreurs de la Russie en #Syrie

Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Posté à 02:04 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Après que la Turquie a abattu l'avion russe SU-24, les réactions des politiques français et autres personnalités ont afflué sur Twitter. Certains d'entre eux déplorent un acte qui pourrait compromettre les opérations anti-Daesh dans la région. 

Jean-Luc Mélenchon y voit une «provocation» de la Turquie qui tente ainsi de «rompre la coalition en cours de formation».

Le numéro 2 du Front national Florian Philippot n'a pas manqué de s'étonner de la vitesse à laquelle la Turquie avait décidé d'abattre un avion de la coalition, soulignant que le pays mettait plus de temps à entreprendre de réelles actions contre l'Etat islamique. Des propos que d'autres Twittos semblent partager.

L’euro-député français Aymeric Chauprade (FN) a lui accusé le gouvernement turc d’avoir «refleté l’idéologie des Frères musulmans» en abattant le SU-24. 
«Ankara a clairement montré son soutien sans faille au terrorisme islamiste de Daesh, comme du Front Al-Nosra», a-t-il déclaré.

L'économiste essayiste et blogueur Jacques Sapir parle lui d'un «incident d’une extrême gravité». 

D'autres, comme le blogueur et journaliste Gilles Klein, n'hésitent pas à faire part de leur crainte d'un début de guerre. 

L'analyste Laurent Leylekian évoque quant à lui des doutes sur la légitimité de la Turquie à considérer la province de Hatay, où a été abattu l'avion, comme faisant partie de son territoire.

L'écrivain et polémiste belge Bahar Kimyongür évoque lui, des alliances douteuse de la Turquie, faisant le lien entre le crash de l'avion civil russe A321 et celui du SU-24, tous deux abattus, le premier par l'Etat islamique, le second par la Turquie.


Personnalités et politiques s'expriment sur la destruction du SU-24 russe par la Turquie

Après que la Turquie a abattu l'avion russe SU-24, les réactions des politiques français et autres personnalités ont afflué sur Twitter. Certains d'entre eux déplorent un acte qui pourrait compromettre les opérations anti-Daesh dans la région. 

Jean-Luc Mélenchon y voit une «provocation» de la Turquie qui tente ainsi de «rompre la coalition en cours de formation».

Le numéro 2 du Front national Florian Philippot n'a pas manqué de s'étonner de la vitesse à laquelle la Turquie avait décidé d'abattre un avion de la coalition, soulignant que le pays mettait plus de temps à entreprendre de réelles actions contre l'Etat islamique. Des propos que d'autres Twittos semblent partager.

L’euro-député français Aymeric Chauprade (FN) a lui accusé le gouvernement turc d’avoir «refleté l’idéologie des Frères musulmans» en abattant le SU-24. 
«Ankara a clairement montré son soutien sans faille au terrorisme islamiste de Daesh, comme du Front Al-Nosra», a-t-il déclaré.

L'économiste essayiste et blogueur Jacques Sapir parle lui d'un «incident d’une extrême gravité». 

D'autres, comme le blogueur et journaliste Gilles Klein, n'hésitent pas à faire part de leur crainte d'un début de guerre. 

L'analyste Laurent Leylekian évoque quant à lui des doutes sur la légitimité de la Turquie à considérer la province de Hatay, où a été abattu l'avion, comme faisant partie de son territoire.

L'écrivain et polémiste belge Bahar Kimyongür évoque lui, des alliances douteuse de la Turquie, faisant le lien entre le crash de l'avion civil russe A321 et celui du SU-24, tous deux abattus, le premier par l'Etat islamique, le second par la Turquie.


Posté mardi 24 novembre 2015 à 20:05 |  par bbela

Le chef du Kremlin a estimé que cet incident constituait un "coup dans le dos" de la Russie. 

"La Russie a toujours traité la Turquie non seulement en voisin, mais en ami. Je ne sais pas qui avait besoin (d'un tel incident, ndlr), mais pas nous", a indiqué Vladimir Poutine.

"Au lieu d'établir un contact immédiat avec la Russie après l'incident avec le Su-24, la Turquie s'est adressée à l'Otan, comme si c'était la Russie qui avait abattu leur avion", a déclaré le président russe.

En outre, Vladimir Poutine a comparé le recours turc à l’Otan à la création d’une alliance pro-EI.

"Je comprends que chaque Etat a ses propres intérêts régionaux, et nous les traitons toujours avec respect. Mais nous ne tolérerons jamais que des crimes pareils aient lieu", a déclaré le président russe.

Un avion russe Su-24 a été abattu mardi en Syrie, selon le ministère russe de la Défense. Les deux pilotes ont réussi à s'éjecter, leur sort demeure inconnu jusqu'à présent.



Selon les sources militaires turques, l'avion russe aurait violé l'espace aérien du pays près de sa frontière avec la Syrie. Néanmoins, le ministère russe de la Défense souligne que pendant toute la durée du vol, l'avion se trouvait exclusivement au-dessus du territoire de la Syrie, comme l'attestent les données objectives des systèmes de contrôle.

http://fr.sputniknews.com/international/20151124/1019764527/poutine-avion-syrie-crime-su24.html

#Poutine: la #Russie ne tolérera aucun crime comme celui perpétré contre le Su-24


Le chef du Kremlin a estimé que cet incident constituait un "coup dans le dos" de la Russie. 

"La Russie a toujours traité la Turquie non seulement en voisin, mais en ami. Je ne sais pas qui avait besoin (d'un tel incident, ndlr), mais pas nous", a indiqué Vladimir Poutine.

"Au lieu d'établir un contact immédiat avec la Russie après l'incident avec le Su-24, la Turquie s'est adressée à l'Otan, comme si c'était la Russie qui avait abattu leur avion", a déclaré le président russe.

En outre, Vladimir Poutine a comparé le recours turc à l’Otan à la création d’une alliance pro-EI.

"Je comprends que chaque Etat a ses propres intérêts régionaux, et nous les traitons toujours avec respect. Mais nous ne tolérerons jamais que des crimes pareils aient lieu", a déclaré le président russe.

Un avion russe Su-24 a été abattu mardi en Syrie, selon le ministère russe de la Défense. Les deux pilotes ont réussi à s'éjecter, leur sort demeure inconnu jusqu'à présent.



Selon les sources militaires turques, l'avion russe aurait violé l'espace aérien du pays près de sa frontière avec la Syrie. Néanmoins, le ministère russe de la Défense souligne que pendant toute la durée du vol, l'avion se trouvait exclusivement au-dessus du territoire de la Syrie, comme l'attestent les données objectives des systèmes de contrôle.

http://fr.sputniknews.com/international/20151124/1019764527/poutine-avion-syrie-crime-su24.html

Posté à 19:48 |  par bbela

dimanche 22 novembre 2015

 

Depuis le sommet du G20 à Brisbane, les leaders occidentaux ont complètement modifié leur attitude à l'égard de Vladimir Poutine considéré désormais comme un acteur politique de premier plan.

L'attitude des dirigeants occidentaux à l'égard de Vladimir Poutine a beaucoup changé depuis le sommet du G20 à Brisbane où le président russe était accusé de tous les maux, écrit The Guardian.

A Brisbane, le président américain Barack Obama a déclaré que la Russie était isolée sur la scène internationale et le premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ne faisait plus confiance au dirigeant russe.
"Passons rapidement au sommet du G20 en Turquie et nous verrons que tout a changé. Des photos prises à Antalya nous montrent Poutine au milieu d'un petit groupe convivial, bavardant de manière animée avec Obama et la conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis, Susan Rice. Le président russe a également eu des entretiens constructifs avec Cameron et d'autres chefs d'Etat et de gouvernement. Aucun ostracisme ni intimidation… Poutine était celui que tout le monde voulait rencontrer", indique le journal.
La cause en est simple: la menace terroriste émanant du groupe djihadiste Etat islamique et la crise des migrants ont fait comprendre aux dirigeants européens qu'ils avaient besoin de la Russie. Tel est l'avis émis par l'ex-président français Nicolas Sarkozy et par le président actuel François Hollande. Une position similaire a été exprimée par le chef du gouvernement britannique David Cameron, qui a fait savoir que "le Royaume-Uni était prêt à conclure un compromis sur l'accord cadre et la période transitoire en Syrie". La Maison Blanche a pour sa part annoncé que MM. Obama et Poutine s'étaient mis d'accord sur la "nécessité d'une transition politique réalisée par les Syriens". Transition qui doit être précédée d'un cessez-le-feu et de négociations menées sous la médiation de l'Onu entre l'opposition syrienne et le gouvernement de Damas. 
 Poutine a également réussi à persuader l'Occident que les forces russes jouaient un rôle légitime en Syrie. Même les Etats-Unis, qui affirmaient au départ que l'intervention russe était inadmissible et "vouée à l'échec", ont radicalement modifié leur position, constate le quotidien britannique.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

Le chef de l'Etat syrien Bachar el-Assad a déclaré dans une interview accordée à l'hebdomadaire français Valeurs actuelles qu’il ne quitterait son poste de président que si son peuple et le parlement le souhaitent.

"La question de mon départ dépend exclusivement de la volonté du peuple syrien et de son parlement", a indiqué le président syrien, ajoutant que ce problème n'était pas évoqué lors des conférences internationales.

Le chef de l'Etat syrien a déclaré qu'il considérait le président russe Vladimir Poutine comme le seul défenseur de la civilisation chrétienne.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

La Russie mène une opération contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie depuis le 30 septembre sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI. Le groupe aérien russe déployé en Syrie comprend plus de 50 avions et hélicoptères dont des chasseurs Su-30SM, des bombardiers Su-24M et Su-34 et des avions d'attaque au sol Su-25. En outre, 26 missiles de croisière russes ont été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne.

The Guardian: Poutine, figure incontournable de la politique internationale

 

Depuis le sommet du G20 à Brisbane, les leaders occidentaux ont complètement modifié leur attitude à l'égard de Vladimir Poutine considéré désormais comme un acteur politique de premier plan.

L'attitude des dirigeants occidentaux à l'égard de Vladimir Poutine a beaucoup changé depuis le sommet du G20 à Brisbane où le président russe était accusé de tous les maux, écrit The Guardian.

A Brisbane, le président américain Barack Obama a déclaré que la Russie était isolée sur la scène internationale et le premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ne faisait plus confiance au dirigeant russe.
"Passons rapidement au sommet du G20 en Turquie et nous verrons que tout a changé. Des photos prises à Antalya nous montrent Poutine au milieu d'un petit groupe convivial, bavardant de manière animée avec Obama et la conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis, Susan Rice. Le président russe a également eu des entretiens constructifs avec Cameron et d'autres chefs d'Etat et de gouvernement. Aucun ostracisme ni intimidation… Poutine était celui que tout le monde voulait rencontrer", indique le journal.
La cause en est simple: la menace terroriste émanant du groupe djihadiste Etat islamique et la crise des migrants ont fait comprendre aux dirigeants européens qu'ils avaient besoin de la Russie. Tel est l'avis émis par l'ex-président français Nicolas Sarkozy et par le président actuel François Hollande. Une position similaire a été exprimée par le chef du gouvernement britannique David Cameron, qui a fait savoir que "le Royaume-Uni était prêt à conclure un compromis sur l'accord cadre et la période transitoire en Syrie". La Maison Blanche a pour sa part annoncé que MM. Obama et Poutine s'étaient mis d'accord sur la "nécessité d'une transition politique réalisée par les Syriens". Transition qui doit être précédée d'un cessez-le-feu et de négociations menées sous la médiation de l'Onu entre l'opposition syrienne et le gouvernement de Damas. 
 Poutine a également réussi à persuader l'Occident que les forces russes jouaient un rôle légitime en Syrie. Même les Etats-Unis, qui affirmaient au départ que l'intervention russe était inadmissible et "vouée à l'échec", ont radicalement modifié leur position, constate le quotidien britannique.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

Le chef de l'Etat syrien Bachar el-Assad a déclaré dans une interview accordée à l'hebdomadaire français Valeurs actuelles qu’il ne quitterait son poste de président que si son peuple et le parlement le souhaitent.

"La question de mon départ dépend exclusivement de la volonté du peuple syrien et de son parlement", a indiqué le président syrien, ajoutant que ce problème n'était pas évoqué lors des conférences internationales.

Le chef de l'Etat syrien a déclaré qu'il considérait le président russe Vladimir Poutine comme le seul défenseur de la civilisation chrétienne.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

La Russie mène une opération contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie depuis le 30 septembre sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI. Le groupe aérien russe déployé en Syrie comprend plus de 50 avions et hélicoptères dont des chasseurs Su-30SM, des bombardiers Su-24M et Su-34 et des avions d'attaque au sol Su-25. En outre, 26 missiles de croisière russes ont été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne.

Posté dimanche 22 novembre 2015 à 18:14 |  par bbela

vendredi 20 novembre 2015



Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

#Syrie: une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français?!!



Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

Posté vendredi 20 novembre 2015 à 23:32 |  par bbela

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