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Affichage des articles dont le libellé est Paul Biya. Afficher tous les articles
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mercredi 25 novembre 2015

Le Président de la République, Paul Biya, a fait publier hier lundi 23 novembre 2015 en soirée, plusieurs décrets qui nomment des responsables au sein de l’armée camerounaise, au Tribunal militaire et à l’Office National des Anciens Combattants, Anciens Militaires et Victimes de guerre du Cameroun (ONACAM).



Joseph Beti AssomoPhoto: (c) Archives@camerouninfo.net
 
L’un des décrets signés du Chef de l’Etat et chef des armées, nomme Joseph Beti Assomo au poste de Président du Conseil d’Administration (Pca) de l’ONACAM. Il y siègera ès-qualités. Promu Ministre délégué à la présidence chargé de la défense à la faveur du remaniement du 02 octobre 2015, Joseph Beti Assomo remplace à l’ONACAM, Edgard Alain Mebe Ngo’o, son prédécesseur au poste de Ministre de la défense.

Depuis son entrée dans le cercle très fermé des membres du gouvernement, l’ex gouverneur de la région du Littoral bénéficie pour la troisième fois en l’espace d’un mois, les faveurs du Président de la République. Ainsi, il cumule les fonctions de Ministre de la défense, celles de Pca de l’Ecole Internationale des Forces de Sécurité (EIFORCES) et aujourd’hui Pca de l’ONACAM. Un cumul qui ne manque pas de faire jaser au sein de l’opinion publique.

Sur le site de l’ONACAM, il est écrit que cette structure dont le siège est à Yaoundé, est un établissement administratif d’intérêts publics doté de la personnalité juridique et jouissant d’une autonomie financière. L’ONACAM a pour mission de traiter tous les problèmes relatifs aux Anciens Combattants ayant servi soit dans les Forces armées camerounais, soit dans les Forces armées étrangères. La structure est aussi chargée d’assurer également un trait d’union entre les citoyens ayant servi sous les drapeaux des Nations étrangères et les représentants des gouvernements de ces pays, pour tout ce qui concerne leurs droits et avantages accessoires. «La spécificité de l’ONACAM se porte sur son caractère essentiellement social à l’endroit de sa population caractérisée des personnes du 3ème âge assommées par le poids de l’âge, une santé précaire et une situation financière déplorable. Par ailleurs, l’ONACAM entretient un tissu de relations de part le monde. Son adhésion au sein de la Fédération Mondiale des Anciens Combattants (FMAC) lui permet de défendre dignement les intérêts de ses membres sur le plan International» précise le site.

 http://www.cameroon-info.net/stories/0,69217,@,cameroun-nomination-paul-biya-signe-un-nouveau-decret-qui-nomme-joseph-beti-asso.html

#Cameroun - Nomination: Paul Biya signe un nouveau décret qui nomme Joseph Beti Assomo au sein de l’ONACAM. L’ex gouverneur cumule au moins 3 fonctions.

Le Président de la République, Paul Biya, a fait publier hier lundi 23 novembre 2015 en soirée, plusieurs décrets qui nomment des responsables au sein de l’armée camerounaise, au Tribunal militaire et à l’Office National des Anciens Combattants, Anciens Militaires et Victimes de guerre du Cameroun (ONACAM).



Joseph Beti AssomoPhoto: (c) Archives@camerouninfo.net
 
L’un des décrets signés du Chef de l’Etat et chef des armées, nomme Joseph Beti Assomo au poste de Président du Conseil d’Administration (Pca) de l’ONACAM. Il y siègera ès-qualités. Promu Ministre délégué à la présidence chargé de la défense à la faveur du remaniement du 02 octobre 2015, Joseph Beti Assomo remplace à l’ONACAM, Edgard Alain Mebe Ngo’o, son prédécesseur au poste de Ministre de la défense.

Depuis son entrée dans le cercle très fermé des membres du gouvernement, l’ex gouverneur de la région du Littoral bénéficie pour la troisième fois en l’espace d’un mois, les faveurs du Président de la République. Ainsi, il cumule les fonctions de Ministre de la défense, celles de Pca de l’Ecole Internationale des Forces de Sécurité (EIFORCES) et aujourd’hui Pca de l’ONACAM. Un cumul qui ne manque pas de faire jaser au sein de l’opinion publique.

Sur le site de l’ONACAM, il est écrit que cette structure dont le siège est à Yaoundé, est un établissement administratif d’intérêts publics doté de la personnalité juridique et jouissant d’une autonomie financière. L’ONACAM a pour mission de traiter tous les problèmes relatifs aux Anciens Combattants ayant servi soit dans les Forces armées camerounais, soit dans les Forces armées étrangères. La structure est aussi chargée d’assurer également un trait d’union entre les citoyens ayant servi sous les drapeaux des Nations étrangères et les représentants des gouvernements de ces pays, pour tout ce qui concerne leurs droits et avantages accessoires. «La spécificité de l’ONACAM se porte sur son caractère essentiellement social à l’endroit de sa population caractérisée des personnes du 3ème âge assommées par le poids de l’âge, une santé précaire et une situation financière déplorable. Par ailleurs, l’ONACAM entretient un tissu de relations de part le monde. Son adhésion au sein de la Fédération Mondiale des Anciens Combattants (FMAC) lui permet de défendre dignement les intérêts de ses membres sur le plan International» précise le site.

 http://www.cameroon-info.net/stories/0,69217,@,cameroun-nomination-paul-biya-signe-un-nouveau-decret-qui-nomme-joseph-beti-asso.html

Posté mercredi 25 novembre 2015 à 00:01 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013.
Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013. Crédits : PATRICK KOVARIK/AFP

Combien d’années encore Paul Biya sera-t-il président du Cameroun ? Qui pour lui succéder ? Dans ce pays d’Afrique centrale, ces questions ne divisent pas, parce que personne n’ose les poser ouvertement. Intimidations, accroissement des arrestations, nervosité évidente du pouvoir.

Début novembre, alors que les thuriféraires du régime et les militants du parti présidentiel célébraient dans un grand tapage médiatique les trente-trois ans de règne de Paul Biya, seules quelques « têtes brûlées » ont accepté d’évoquer la répression en cours et les conditions d’une alternance politique. Têtes brûlées, ou plutôt « ampoules grillées », comme se désignent eux-mêmes une poignée d’intellectuels et d’activistes issus de la société civile qui disent ainsi « ne pas craindre de court-circuit ».

« Nous assistons aux dérives d’un groupe de vieillards ayant pris le pays en otage. » Le militant Cabral Libii, par ailleurs enseignant en droit à l’Université de Yaoundé II, tient le chef de l’Etat, bientôt âgé de 83 ans, pour seul responsable de la situation délétère du Cameroun. Le pays a vu la pauvreté s’accroître fortement : un quart des 25 millions d’habitants vit désormais avec moins d’un euro par jour. « C’est la conséquence de l’usure et d’une présidence qui n’a jamais eu de cap, regrette Cabral Libii. Mais c’est surtout le signe que le système est en train de s’effondrer. »

Arrestations répétées

En ce mois de novembre, aux abords de plusieurs artères de Yaoundé, se dressent d’immenses affiches de Paul Biya le représentant jeune et triomphant dans les premières années qui ont suivi son arrivée au pouvoir, en 1982. « Aujourd’hui, son âge avancé est un signe avant-coureur de fin de règne, avance le militant Bernard Njonga, fondateur du parti Croire au Cameroun (CRAC). Ajoutez à cela des incohérences et des disputes au sein de l’appareil d’Etat. » Pour ce militant prodémocratie qui se bat depuis une vingtaine d’années, la communication qui a entouré l’anniversaire de l’accession de Paul Biya à la présidence cache mal la tournure autocratique prise par un régime qui avait pourtant promis « progrès et démocratie » à ses débuts.
 

En réalité, plus le régime de M. Biya s’éternise, moins il semble possible d’évoquer une alternance politique. La moindre velléité de contestation est aussitôt étouffée par les autorités. Des élections générales sont théoriquement prévues en 2018, mais « tenter de briser le tabou de l’après-Biya peut valoir d’être aussitôt broyé par le système », souligne Jean-Bosco Talla, initiateur de la Grande Palabre, une plate-forme de débats citoyens dont les réunions sont systématiquement interdites depuis un an.
Une réunion publique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un parti d’opposition créé par l’ancien ministre Maurice Kamto après sa démission en 2011, s’est finalement tenue samedi 21 novembre à Bafoussam (ouest) avec un important déploiement des forces de l’ordre après avoir été menacée d’interdiction.
Le 16 novembre, Thierry Batoum, président de l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), le principal mouvement estudiantin du pays, est interpellé dans le campus de Yaoundé alors qu’il prépare une marche silencieuse pour protester contre l’augmentation des droits universitaires. Toujours en détention, il attend d’être jugé pour « trouble à l’ordre public et incitation à la révolte ».

Climat de suspicion et de peur

La suspicion qui règne dans tout le pays, et la peur de s’exprimer librement qu’elle entraîne, s’est accentuée depuis l’adoption, en décembre 2014, d’une loi « antiterroriste ». Cet arsenal législatif, censé contrer les exactions de la secte islamiste nigériane Boko Haram en territoire camerounais, est aussi un moyen de museler l’opposition.
La loi punit de la peine de mort « celui qui, à titre personnel, en complicité ou en co-action, commet tout acte ou menace d’acte susceptible de causer la mort (…), de perturber le fonctionnement normal des services publics (…), de créer une situation de crise au sein des populations (…), de créer une insurrection générale dans le pays ». Les autorités peuvent interpréter à leur guise cette disposition et donc assimiler à des actes de terrorisme tout regroupement public, même pacifique. Les étudiants qui manifestaient contre l’augmentation des frais universitaires ont ainsi été interpellés au nom de cette loi « antiterroriste ».
A la mi-septembre, neuf personnes ont été arrêtées au motif d’une réunion publique non déclarée. Il s’agissait d’un colloque initié par un collectif d’ONG sur le thème de la gouvernance électorale et de l’alternance démocratique. Les organisateurs sont poursuivis pour « désobéissance aux autorités administratives et policières et rébellion ».

Issa Tchiroma, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, estime cependant que les libertés sont parfaitement garanties. « Le Cameroun respecte la liberté d’expression tant que la loi est respectée », tranche sans rire ce ministre de 68 ans entré au gouvernement en 1992. « Nous sommes un Etat de droit », ajoute M. Tchiroma qui fait partie, malgré son âge, des plus jeunes de la caste au pouvoir dont la moyenne d’âge est de 77 ans, d’après un calcul effectué en 2014 par Libre Afrique.

Le président Paul Biya n’a encore rien laissé transparaître de ses intentions quant à une candidature à un septième mandat de sept années. Mais, depuis la modification constitutionnelle de 2009, rien ne l’en empêche. Et le Code électoral, taillé sur mesure, lui garantit la victoire. Conséquence, la résignation est générale. « La vérité, regrette Cabral Libii, c’est qu’on en est à attendre que le système se désagrège tout seul. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/24/au-cameroun-poser-la-question-de-l-apres-biya-c-est-risquer-la-prison_4816190_3212.html

Le Journal [Le Monde] rebelotte: Au #Cameroun, poser la question de l’après-Biya, c’est risquer la prison

Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013.
Le président du Cameroun, Paul Biya, lors d'une visite à Paris en janvier 2013. Crédits : PATRICK KOVARIK/AFP

Combien d’années encore Paul Biya sera-t-il président du Cameroun ? Qui pour lui succéder ? Dans ce pays d’Afrique centrale, ces questions ne divisent pas, parce que personne n’ose les poser ouvertement. Intimidations, accroissement des arrestations, nervosité évidente du pouvoir.

Début novembre, alors que les thuriféraires du régime et les militants du parti présidentiel célébraient dans un grand tapage médiatique les trente-trois ans de règne de Paul Biya, seules quelques « têtes brûlées » ont accepté d’évoquer la répression en cours et les conditions d’une alternance politique. Têtes brûlées, ou plutôt « ampoules grillées », comme se désignent eux-mêmes une poignée d’intellectuels et d’activistes issus de la société civile qui disent ainsi « ne pas craindre de court-circuit ».

« Nous assistons aux dérives d’un groupe de vieillards ayant pris le pays en otage. » Le militant Cabral Libii, par ailleurs enseignant en droit à l’Université de Yaoundé II, tient le chef de l’Etat, bientôt âgé de 83 ans, pour seul responsable de la situation délétère du Cameroun. Le pays a vu la pauvreté s’accroître fortement : un quart des 25 millions d’habitants vit désormais avec moins d’un euro par jour. « C’est la conséquence de l’usure et d’une présidence qui n’a jamais eu de cap, regrette Cabral Libii. Mais c’est surtout le signe que le système est en train de s’effondrer. »

Arrestations répétées

En ce mois de novembre, aux abords de plusieurs artères de Yaoundé, se dressent d’immenses affiches de Paul Biya le représentant jeune et triomphant dans les premières années qui ont suivi son arrivée au pouvoir, en 1982. « Aujourd’hui, son âge avancé est un signe avant-coureur de fin de règne, avance le militant Bernard Njonga, fondateur du parti Croire au Cameroun (CRAC). Ajoutez à cela des incohérences et des disputes au sein de l’appareil d’Etat. » Pour ce militant prodémocratie qui se bat depuis une vingtaine d’années, la communication qui a entouré l’anniversaire de l’accession de Paul Biya à la présidence cache mal la tournure autocratique prise par un régime qui avait pourtant promis « progrès et démocratie » à ses débuts.
 

En réalité, plus le régime de M. Biya s’éternise, moins il semble possible d’évoquer une alternance politique. La moindre velléité de contestation est aussitôt étouffée par les autorités. Des élections générales sont théoriquement prévues en 2018, mais « tenter de briser le tabou de l’après-Biya peut valoir d’être aussitôt broyé par le système », souligne Jean-Bosco Talla, initiateur de la Grande Palabre, une plate-forme de débats citoyens dont les réunions sont systématiquement interdites depuis un an.
Une réunion publique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un parti d’opposition créé par l’ancien ministre Maurice Kamto après sa démission en 2011, s’est finalement tenue samedi 21 novembre à Bafoussam (ouest) avec un important déploiement des forces de l’ordre après avoir été menacée d’interdiction.
Le 16 novembre, Thierry Batoum, président de l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), le principal mouvement estudiantin du pays, est interpellé dans le campus de Yaoundé alors qu’il prépare une marche silencieuse pour protester contre l’augmentation des droits universitaires. Toujours en détention, il attend d’être jugé pour « trouble à l’ordre public et incitation à la révolte ».

Climat de suspicion et de peur

La suspicion qui règne dans tout le pays, et la peur de s’exprimer librement qu’elle entraîne, s’est accentuée depuis l’adoption, en décembre 2014, d’une loi « antiterroriste ». Cet arsenal législatif, censé contrer les exactions de la secte islamiste nigériane Boko Haram en territoire camerounais, est aussi un moyen de museler l’opposition.
La loi punit de la peine de mort « celui qui, à titre personnel, en complicité ou en co-action, commet tout acte ou menace d’acte susceptible de causer la mort (…), de perturber le fonctionnement normal des services publics (…), de créer une situation de crise au sein des populations (…), de créer une insurrection générale dans le pays ». Les autorités peuvent interpréter à leur guise cette disposition et donc assimiler à des actes de terrorisme tout regroupement public, même pacifique. Les étudiants qui manifestaient contre l’augmentation des frais universitaires ont ainsi été interpellés au nom de cette loi « antiterroriste ».
A la mi-septembre, neuf personnes ont été arrêtées au motif d’une réunion publique non déclarée. Il s’agissait d’un colloque initié par un collectif d’ONG sur le thème de la gouvernance électorale et de l’alternance démocratique. Les organisateurs sont poursuivis pour « désobéissance aux autorités administratives et policières et rébellion ».

Issa Tchiroma, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, estime cependant que les libertés sont parfaitement garanties. « Le Cameroun respecte la liberté d’expression tant que la loi est respectée », tranche sans rire ce ministre de 68 ans entré au gouvernement en 1992. « Nous sommes un Etat de droit », ajoute M. Tchiroma qui fait partie, malgré son âge, des plus jeunes de la caste au pouvoir dont la moyenne d’âge est de 77 ans, d’après un calcul effectué en 2014 par Libre Afrique.

Le président Paul Biya n’a encore rien laissé transparaître de ses intentions quant à une candidature à un septième mandat de sept années. Mais, depuis la modification constitutionnelle de 2009, rien ne l’en empêche. Et le Code électoral, taillé sur mesure, lui garantit la victoire. Conséquence, la résignation est générale. « La vérité, regrette Cabral Libii, c’est qu’on en est à attendre que le système se désagrège tout seul. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/24/au-cameroun-poser-la-question-de-l-apres-biya-c-est-risquer-la-prison_4816190_3212.html

Posté mardi 24 novembre 2015 à 20:47 |  par bbela

jeudi 19 novembre 2015

Crédit photo: @jeuneafrique
Alors que la sécurité des chefs d'État africains vire à l'obsession, les agents chargés de la garantir sont moins nombreux mais mieux formés et mieux équipés. Enquête sur ces hommes qui suivent nos présidents comme leur ombre.

L’ homme clé de la galaxie sécuritaire de Paul Biya n’est pas camerounais. Un atout majeur pour Mayer Heres, général à la retraite de l’armée israélienne, qui peut donc se tenir à l’écart des luttes de clans ethno-régionalistes dont le palais d’Etoudi est le théâtre. En tant que contractuel de droit privé, il échappe à la bureaucratie, y compris militaire. Ce privilégié bénéficie d’un accès direct à ce président difficile à approcher, même pour ses ministres. Pour disposer de ses budgets, l’Israélien n’a cure des vicissitudes de la chaîne de dépenses du Trésor public. Des fonds spéciaux lui sont alloués.

Conseiller du président chargé des questions de sécurité, Mayer Heres est le patron du Bataillon d’intervention rapide (BIR), la force la mieux équipée et la mieux entraînée du pays. Les excellents résultats de cette unité lui valent d’être déployée sur plusieurs opérations : la sécurisation de la presqu’île de Bakassi ; la lutte contre les coupeurs de route ; la surveillance de 400 kilomètres de la frontière nord avec le Nigeria pour empêcher les infiltrations de la secte terroriste Boko Haram. Au centre de ce dispositif, l’Israélien a l’oreille du chef de l’État, qu’il voit seul à seul. Il ne répond que de lui.
En 2013, Heres a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo
Le BIR, composé de plus de 5 000 hommes, serait entraîné avec une arrière-pensée : pouvoir tenir un siège d’au moins trente jours contre le reste de l’armée régulière, dont le président s’est toujours méfié. Heres a aussi la haute main sur la garde présidentielle, un corps de 2 000 hommes chargés de la protection des résidences et de la sécurisation des itinéraires présidentiels. En 2013, il a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo.

Son visage est inconnu de la plupart des Camerounais, même si on l’a aperçu au pied de l’avion qui ramenait Georges Vandenbeusch, un prêtre français enlevé par Boko Haram en 2013. Heres sort peu de sa villa du quartier de Bastos, à Yaoundé. Il est plus discret que son prédécesseur, Abraham Avi Sivan, un colonel israélien mort le 22 novembre 2010 dans un mystérieux accident d’hélicoptère. Il faut dire que les Israéliens du président n’ont pas bonne presse auprès des officiers de l’armée, qui voient d’un mauvais œil ces « mercenaires » qui échappent à leur contrôle.

Par Georges Dougueli  

jeuneafrique.com

#Cameroun - portrait: Qui est l'israélien qui protège Paul Biya? [Jeune Afrique]

Crédit photo: @jeuneafrique
Alors que la sécurité des chefs d'État africains vire à l'obsession, les agents chargés de la garantir sont moins nombreux mais mieux formés et mieux équipés. Enquête sur ces hommes qui suivent nos présidents comme leur ombre.

L’ homme clé de la galaxie sécuritaire de Paul Biya n’est pas camerounais. Un atout majeur pour Mayer Heres, général à la retraite de l’armée israélienne, qui peut donc se tenir à l’écart des luttes de clans ethno-régionalistes dont le palais d’Etoudi est le théâtre. En tant que contractuel de droit privé, il échappe à la bureaucratie, y compris militaire. Ce privilégié bénéficie d’un accès direct à ce président difficile à approcher, même pour ses ministres. Pour disposer de ses budgets, l’Israélien n’a cure des vicissitudes de la chaîne de dépenses du Trésor public. Des fonds spéciaux lui sont alloués.

Conseiller du président chargé des questions de sécurité, Mayer Heres est le patron du Bataillon d’intervention rapide (BIR), la force la mieux équipée et la mieux entraînée du pays. Les excellents résultats de cette unité lui valent d’être déployée sur plusieurs opérations : la sécurisation de la presqu’île de Bakassi ; la lutte contre les coupeurs de route ; la surveillance de 400 kilomètres de la frontière nord avec le Nigeria pour empêcher les infiltrations de la secte terroriste Boko Haram. Au centre de ce dispositif, l’Israélien a l’oreille du chef de l’État, qu’il voit seul à seul. Il ne répond que de lui.
En 2013, Heres a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo
Le BIR, composé de plus de 5 000 hommes, serait entraîné avec une arrière-pensée : pouvoir tenir un siège d’au moins trente jours contre le reste de l’armée régulière, dont le président s’est toujours méfié. Heres a aussi la haute main sur la garde présidentielle, un corps de 2 000 hommes chargés de la protection des résidences et de la sécurisation des itinéraires présidentiels. En 2013, il a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo.

Son visage est inconnu de la plupart des Camerounais, même si on l’a aperçu au pied de l’avion qui ramenait Georges Vandenbeusch, un prêtre français enlevé par Boko Haram en 2013. Heres sort peu de sa villa du quartier de Bastos, à Yaoundé. Il est plus discret que son prédécesseur, Abraham Avi Sivan, un colonel israélien mort le 22 novembre 2010 dans un mystérieux accident d’hélicoptère. Il faut dire que les Israéliens du président n’ont pas bonne presse auprès des officiers de l’armée, qui voient d’un mauvais œil ces « mercenaires » qui échappent à leur contrôle.

Par Georges Dougueli  

jeuneafrique.com

Posté jeudi 19 novembre 2015 à 18:11 |  par bbela

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