Actualité de la semaine

Translate

Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles

dimanche 1 mai 2016




Un avion-espion américain U2Le 1er mai 1960, un avion-espion américain U-2 est abattu par les Soviétiques tandis qu'il survole l'Oural à 19 000 mètres d'altitude.

Le pilote, Francis Gary Powers (30 ans), a le temps de s'éjecter mais il est capturé par les agents du KGB, la police secrète de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques, désignation temporaire de la Russie et de ses dépendances).

Le secrétaire général du Parti communiste d'URSS, Nikita Khrouchtchev, est informé de l'incident pendant qu'il assiste au traditionnel défilé du 1er Mai sur la Place Rouge, à Moscou. Il garde le secret pendant 5 jours et révèle la destruction de l'avion au cours d'un discours devant le Soviet Suprême.

Les Américains, sur la foi de leurs services secrets, croient que leur pilote est mort. Ils prétextent un vol de routine. Là-dessus, le 7 mai, Khrouchtchev abat son joker et rend publics la situation de son prisonnier et ses prétendus aveux.

Gary Powers était en service commandé de la CIA (Central Intelligence Agency) et non de l'armée américaine.

Il est condamné pour espionnage à dix ans de prison mais échangé dès 1962 contre un agent soviétique né en Angleterre, qui se fait appeler « Abel » et a été arrêté en 1957.

Mort dans un accident d'hélicoptère en 1977, le pilote recevra les honneurs militaires à titre posthume le 1er mai 2000 seulement...

Échec à la détente

L'administration américaine est ridiculisée par l'incident et le président Dwight Eisenhower se voit contraint de renoncer à une rencontre au sommet à Paris, avec Khrouchtchev, De Gaulle et MacMillan, Premier ministre britannique, qui devait préparer un traité de limitation des essais nucléaires. C'est un arrêt brutal du processus de détente qui avait été initié par Nikita Khrouchtchev en personne en vue de mettre fin à la guerre froide.

Par un effet boomerang, le maître du Kremlin voit du coup sa situation fragilisée à la tête de l'URSS. Les durs qui lui reprochaient la dénonciation des crimes de Staline, la rupture avec les Chinois et le rapprochement avec les Américains commencent à redresser la tête. La reculade soviétique lors de la crise des fusées, à Cuba, lui portera le coup de grâce.

Khrouchtchev sera démis de ses fonctions en 1964 par une troïka dirigée par Leonid Brejnev et l'URSS replongera dans une semi-glaciation.

Le vol de l'U-2 et l'échange des agents Abel et Powers ont inspiré au cinéaste Steven Spielberg un « polar » palpitant, Le pont des espions (2015).

Joseph Savès


1er mai 2011 - 27 avril 2014

Jean-Paul II, «Bienheureux» et Saint


Jean-Paul II (1978-2005), image pieuse                                              

Le 1er mai 2011, sur la place Saint-Pierre de Rome, s'est déroulée la messe de béatification (*) de Karol Wojtyla, pape sous le nom de Jean-Paul II, de 1978 à 2005.
Le 27 avril 2014, le nouveau « Bienheureux » a été canonisé et inscrit au catalogue des Saints, de même que son prédécesseur Jean XXIII, au terme d'une nouvelle cérémonie, encore plus médiatisée, avec une messe concélébrée par le pape François et son prédécesseur (Joseph Ratzinger, ex-Benoît XVI).
C'est l'aboutissement d'un processus complexe dont l'Église catholique a le secret, même si elle n'a pas le monopole de la sainteté.
Le pape Jean XXIII (Angelo Roncalli, 25 novembre 1881 - 3 juin 1963)Presque tous les papes du dernier siècle ont un dossier de canonisation en cours mais ceux-là seuls ont abouti. Il est vrai que Jean XXIII avait failli être sanctifié par acclamation des évêques lors du concile Vatican II qu'il initia, et Jean-Paul II par acclamation de la foule lors de ses funérailles.
Le dossier de canonisation le plus sensible est celui de Pie XII, aujourd'hui « simple vénérable » (le stade précédant la béatification) : le pape de la Seconde Guerre mondiale a autant de promoteurs et de détracteurs au sein du clergé que chez les laïcs.

Honneur aux martyrs

Sur les 265 papes (*) officiellement recensés depuis l'apôtre Pierre, 78 ont été canonisés et 11 en sont restés au stade de la béatification. L'immense majorité l'ont été au cours du premier millénaire, avant que ne se mette en place une procédure de canonisation rigoureuse, avec enquête, procès contradictoire...
Il faut reconnaître que les premiers papes, comme l'ensemble des évêques, ne manquaient pas de courage, sinon de mérites. Jusqu'à l'édit de tolérance de l'empereur Constantin, en 312, les persécutions alternent avec des périodes plus clémentes. Et le martyre est souvent le lot commun de la plupart des premiers papes, dans le sillage de l'apôtre Simon Pierre, crucifié sous Néron la tête en bas selon la tradition, déclinant l'honneur de mourir comme son maître.
Clément Ier est noyé, Alexandre Ier a le corps percé par une multitude de coups de poinçons avant d'être décapité, Calixte Ier est massacré lors d'une émeute, Sixte II est décapité en pleine cérémonie clandestine.
C'est sans compter les exils et les multiples emprisonnements qui conduisent au trépas les papes Anthère, Corneille, Jean Ier ou Silvère, qui meurt de faim, abandonné sur une île. Marcel Ier, lui, est condamné à devenir esclave et chargé d'entretenir des écuries installées dans sa propre église !
Le dernier martyr est Martin Ier (649-656). Il a le tort de contester l'empereur byzantin sur un point de doctrine. L'empereur le fait enlever et dépouiller de ses vêtements sacerdotaux devant la cour, avant de le faire promener dans les rues de Constantinople, une lourde chaîne autour du cou, alors que le vieil homme peut à peine marcher. Martin finit ses jours au fond d'un cachot.
D'autres papes des premiers siècles ont été canonisés en vertu non de leur martyre mais de leur œuvre pastorale, tout simplement. C'est le cas de Grégoire le Grand (590-604), premier pape évangélisateur, ou encore de Léon le Grand (440-461), connu pour avoir détourné Attila de Rome.
À l'époque carolingienne, le pape n'est plus seulement l'évêque de Rome mais le chef de l'Église universelle (catholique), du moins aux yeux des Occidentaux. C'est également le souverain temporel des États pontificaux, une principauté italienne parmi d'autres.

Un brevet chichement accordé

Au tournant de l'An Mil apparaît pour la première fois le terme « canoniser » qui désigne la procédure de reconnaissance de la sainteté avec des débats contradictoires, des témoignages, une préparation rigoureuse du dossier et de l'argent pour payer les enquêtes et les greffiers, ainsi que la reconnaissance d'au moins deux miracles accomplis par l'impétrant avant ou après sa mort.
L'institution est désormais beaucoup plus prudente sur l'attribution du précieux brevet. C'est au point que seuls cinq papes sur plus de 130 ont été déclarés saints au cours du deuxième millénaire.
En canonisant Léon IX et Grégoire VII (XIe siècle), l'Église a voulu reconnaître en eux les grands promoteurs de la réforme grégorienne qui a revitalisé la chrétienté, renforcé le clergé et redressé l'institution. Victor III, dont le règne fut bref et plutôt chaotique (1085 à 1087) fait figure d'exception car il sera déclaré saint à la fin du XIXe siècle, sans aucun procès en canonisation, uniquement par décision de Léon XIII !
La procédure est beaucoup plus sérieuse avec Célestin V, qui fut pape seulement cinq mois en 1294 avant d'oser démissionner - cas unique et vrai scandale à l'époque -, mais dont la vie ascétique et les nombreux miracles avaient contribué à sa légende.
Simple ermite avant d'être élu successeur de Saint Pierre, il marchait pieds nus et ne mangeait que les fruits de la forêt et les légumes apportés par les fidèles ou visiteurs qu'il guérissait à l'occasion : 14 sur 19 miracles reconnus furent acceptés par l'Église pour le canoniser.
Avec Pie V (1566-1572), c'est un guerrier de la foi que l'Église a voulu honorer : ancien Grand Inquisiteur (il s'était d'ailleurs permis de critiquer son prédécesseur Pie IV pour son népotisme), champion de la lutte contre l'hérésie (le protestantisme est en plein essor), il remet de l'ordre dans le clergé et dans les rites des célébrations, tout en organisant contre les Turcs une croisade qui se solde par la victoire navale de Lépante. Plus de 69 miracles sont répertoriés dans son procès visant sa canonisation.
Pie X (1903-1914) est le dernier pontife à avoir été sanctifié, non sans mal. Personne ne remit en cause les vertus cardinales et morales de l'ancien fils de facteur devenu chef des catholiques. En revanche, si sa lutte contre le modernisme était vue comme l'œuvre d'un bon pape, le promoteur de la foi (l'avocat du diable) pointa un certain« acharnement » dans ce combat, « en dépassant les frontières de la prudence et de la justice ». Pie X a été finalement béatifié en 1951 et canonisé en 1954.

Bibliographie

Pour en savoir plus, je recommande la lecture du dernier ouvrage d'Yves Chinon,Enquête sur les béatifications et les canonisations (Perrin).
https://www.herodote.net/1er_mai_1960-evenement-19600501.php

1er mai 1960: Un avion-espion abattu au-dessus de l'URSS




Un avion-espion américain U2Le 1er mai 1960, un avion-espion américain U-2 est abattu par les Soviétiques tandis qu'il survole l'Oural à 19 000 mètres d'altitude.

Le pilote, Francis Gary Powers (30 ans), a le temps de s'éjecter mais il est capturé par les agents du KGB, la police secrète de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques, désignation temporaire de la Russie et de ses dépendances).

Le secrétaire général du Parti communiste d'URSS, Nikita Khrouchtchev, est informé de l'incident pendant qu'il assiste au traditionnel défilé du 1er Mai sur la Place Rouge, à Moscou. Il garde le secret pendant 5 jours et révèle la destruction de l'avion au cours d'un discours devant le Soviet Suprême.

Les Américains, sur la foi de leurs services secrets, croient que leur pilote est mort. Ils prétextent un vol de routine. Là-dessus, le 7 mai, Khrouchtchev abat son joker et rend publics la situation de son prisonnier et ses prétendus aveux.

Gary Powers était en service commandé de la CIA (Central Intelligence Agency) et non de l'armée américaine.

Il est condamné pour espionnage à dix ans de prison mais échangé dès 1962 contre un agent soviétique né en Angleterre, qui se fait appeler « Abel » et a été arrêté en 1957.

Mort dans un accident d'hélicoptère en 1977, le pilote recevra les honneurs militaires à titre posthume le 1er mai 2000 seulement...

Échec à la détente

L'administration américaine est ridiculisée par l'incident et le président Dwight Eisenhower se voit contraint de renoncer à une rencontre au sommet à Paris, avec Khrouchtchev, De Gaulle et MacMillan, Premier ministre britannique, qui devait préparer un traité de limitation des essais nucléaires. C'est un arrêt brutal du processus de détente qui avait été initié par Nikita Khrouchtchev en personne en vue de mettre fin à la guerre froide.

Par un effet boomerang, le maître du Kremlin voit du coup sa situation fragilisée à la tête de l'URSS. Les durs qui lui reprochaient la dénonciation des crimes de Staline, la rupture avec les Chinois et le rapprochement avec les Américains commencent à redresser la tête. La reculade soviétique lors de la crise des fusées, à Cuba, lui portera le coup de grâce.

Khrouchtchev sera démis de ses fonctions en 1964 par une troïka dirigée par Leonid Brejnev et l'URSS replongera dans une semi-glaciation.

Le vol de l'U-2 et l'échange des agents Abel et Powers ont inspiré au cinéaste Steven Spielberg un « polar » palpitant, Le pont des espions (2015).

Joseph Savès


1er mai 2011 - 27 avril 2014

Jean-Paul II, «Bienheureux» et Saint


Jean-Paul II (1978-2005), image pieuse                                              

Le 1er mai 2011, sur la place Saint-Pierre de Rome, s'est déroulée la messe de béatification (*) de Karol Wojtyla, pape sous le nom de Jean-Paul II, de 1978 à 2005.
Le 27 avril 2014, le nouveau « Bienheureux » a été canonisé et inscrit au catalogue des Saints, de même que son prédécesseur Jean XXIII, au terme d'une nouvelle cérémonie, encore plus médiatisée, avec une messe concélébrée par le pape François et son prédécesseur (Joseph Ratzinger, ex-Benoît XVI).
C'est l'aboutissement d'un processus complexe dont l'Église catholique a le secret, même si elle n'a pas le monopole de la sainteté.
Le pape Jean XXIII (Angelo Roncalli, 25 novembre 1881 - 3 juin 1963)Presque tous les papes du dernier siècle ont un dossier de canonisation en cours mais ceux-là seuls ont abouti. Il est vrai que Jean XXIII avait failli être sanctifié par acclamation des évêques lors du concile Vatican II qu'il initia, et Jean-Paul II par acclamation de la foule lors de ses funérailles.
Le dossier de canonisation le plus sensible est celui de Pie XII, aujourd'hui « simple vénérable » (le stade précédant la béatification) : le pape de la Seconde Guerre mondiale a autant de promoteurs et de détracteurs au sein du clergé que chez les laïcs.

Honneur aux martyrs

Sur les 265 papes (*) officiellement recensés depuis l'apôtre Pierre, 78 ont été canonisés et 11 en sont restés au stade de la béatification. L'immense majorité l'ont été au cours du premier millénaire, avant que ne se mette en place une procédure de canonisation rigoureuse, avec enquête, procès contradictoire...
Il faut reconnaître que les premiers papes, comme l'ensemble des évêques, ne manquaient pas de courage, sinon de mérites. Jusqu'à l'édit de tolérance de l'empereur Constantin, en 312, les persécutions alternent avec des périodes plus clémentes. Et le martyre est souvent le lot commun de la plupart des premiers papes, dans le sillage de l'apôtre Simon Pierre, crucifié sous Néron la tête en bas selon la tradition, déclinant l'honneur de mourir comme son maître.
Clément Ier est noyé, Alexandre Ier a le corps percé par une multitude de coups de poinçons avant d'être décapité, Calixte Ier est massacré lors d'une émeute, Sixte II est décapité en pleine cérémonie clandestine.
C'est sans compter les exils et les multiples emprisonnements qui conduisent au trépas les papes Anthère, Corneille, Jean Ier ou Silvère, qui meurt de faim, abandonné sur une île. Marcel Ier, lui, est condamné à devenir esclave et chargé d'entretenir des écuries installées dans sa propre église !
Le dernier martyr est Martin Ier (649-656). Il a le tort de contester l'empereur byzantin sur un point de doctrine. L'empereur le fait enlever et dépouiller de ses vêtements sacerdotaux devant la cour, avant de le faire promener dans les rues de Constantinople, une lourde chaîne autour du cou, alors que le vieil homme peut à peine marcher. Martin finit ses jours au fond d'un cachot.
D'autres papes des premiers siècles ont été canonisés en vertu non de leur martyre mais de leur œuvre pastorale, tout simplement. C'est le cas de Grégoire le Grand (590-604), premier pape évangélisateur, ou encore de Léon le Grand (440-461), connu pour avoir détourné Attila de Rome.
À l'époque carolingienne, le pape n'est plus seulement l'évêque de Rome mais le chef de l'Église universelle (catholique), du moins aux yeux des Occidentaux. C'est également le souverain temporel des États pontificaux, une principauté italienne parmi d'autres.

Un brevet chichement accordé

Au tournant de l'An Mil apparaît pour la première fois le terme « canoniser » qui désigne la procédure de reconnaissance de la sainteté avec des débats contradictoires, des témoignages, une préparation rigoureuse du dossier et de l'argent pour payer les enquêtes et les greffiers, ainsi que la reconnaissance d'au moins deux miracles accomplis par l'impétrant avant ou après sa mort.
L'institution est désormais beaucoup plus prudente sur l'attribution du précieux brevet. C'est au point que seuls cinq papes sur plus de 130 ont été déclarés saints au cours du deuxième millénaire.
En canonisant Léon IX et Grégoire VII (XIe siècle), l'Église a voulu reconnaître en eux les grands promoteurs de la réforme grégorienne qui a revitalisé la chrétienté, renforcé le clergé et redressé l'institution. Victor III, dont le règne fut bref et plutôt chaotique (1085 à 1087) fait figure d'exception car il sera déclaré saint à la fin du XIXe siècle, sans aucun procès en canonisation, uniquement par décision de Léon XIII !
La procédure est beaucoup plus sérieuse avec Célestin V, qui fut pape seulement cinq mois en 1294 avant d'oser démissionner - cas unique et vrai scandale à l'époque -, mais dont la vie ascétique et les nombreux miracles avaient contribué à sa légende.
Simple ermite avant d'être élu successeur de Saint Pierre, il marchait pieds nus et ne mangeait que les fruits de la forêt et les légumes apportés par les fidèles ou visiteurs qu'il guérissait à l'occasion : 14 sur 19 miracles reconnus furent acceptés par l'Église pour le canoniser.
Avec Pie V (1566-1572), c'est un guerrier de la foi que l'Église a voulu honorer : ancien Grand Inquisiteur (il s'était d'ailleurs permis de critiquer son prédécesseur Pie IV pour son népotisme), champion de la lutte contre l'hérésie (le protestantisme est en plein essor), il remet de l'ordre dans le clergé et dans les rites des célébrations, tout en organisant contre les Turcs une croisade qui se solde par la victoire navale de Lépante. Plus de 69 miracles sont répertoriés dans son procès visant sa canonisation.
Pie X (1903-1914) est le dernier pontife à avoir été sanctifié, non sans mal. Personne ne remit en cause les vertus cardinales et morales de l'ancien fils de facteur devenu chef des catholiques. En revanche, si sa lutte contre le modernisme était vue comme l'œuvre d'un bon pape, le promoteur de la foi (l'avocat du diable) pointa un certain« acharnement » dans ce combat, « en dépassant les frontières de la prudence et de la justice ». Pie X a été finalement béatifié en 1951 et canonisé en 1954.

Bibliographie

Pour en savoir plus, je recommande la lecture du dernier ouvrage d'Yves Chinon,Enquête sur les béatifications et les canonisations (Perrin).
https://www.herodote.net/1er_mai_1960-evenement-19600501.php

Posté dimanche 1 mai 2016 à 15:02 |  par bbela



Le 1er mai 1886, aux États-Unis,  200 000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.

En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui appelée « Fête du Travail », bien que l'expression prête à confusion (on ne fête pas le travail à proprement parler mais l'on honore les travailleurs).


Une revendication nationale

Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).


Stèle vengeresse

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui » (*).

Manifester pour la journée de 8 heures

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française au pied de la toute nouvelle Tour Eiffel.

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation. »

Dès l'année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).

Aux États-Unis, le Labor Day (ou Fête du Travail) n'est pas directement lié aux fameuses journées de mai 1886 à Chicago dites Haymarket affair.

En effet la fête du Travail (Labor Day) est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié et chômé marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique) après les vacances d’été. Elle n'a pratiquement plus de signification politique particulière.

La fête des Travailleurs a lieu, quant à elle, le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche ; elle est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

Au Québec, les grandes centrales syndicales ainsi que quelques partis et organisations de gauche manifestent le 1er mai. Plus récemment, les institutions syndicales québécoises ont tendance à célébrer la Fête des travailleurs par des rassemblements festifs le samedi ou le dimanche précédent ou suivant le 1er mai, plutôt que la journée même lorsque celle-ci tombe un jour ouvrable. Malgré cette nouvelle tendance, des manifestations sont organisées le 1er mai de chaque année par des collectifs et organismes anticapitalistes.


À Trinité-et-Tobago, la Fête du travail (Labour Day) est marquée le 19 juin depuis 1973 pour commémorer les émeutes populaires de 1937. En République dominicaine, la « Fête des travailleurs » est célébrée le 30 avril et est un jour férié. À Cuba, el día de los trabajadores est célébré le 1er mai et est un jour férié. Durant ce jour, de nombreux défilés de travailleurs ont lieu dans les rues du pays.

En Asie

En Indonésie, la fête du Travail a commencé à être célébrée en 1920 à l'époque coloniale. Sous le régime Suharto, fêter le 1er mai était une activité subversive. Depuis la démission de Suharto en 1998, le 1er mai est célébré par les syndicats mais n'est toujours pas jour chômé.

En Israël, on ne chôme pas le 1er mai.

La fête du Travail est une fête nationale célébrée au Liban le 1er mai de chaque année ; jour légalement férié. Quand ce jour férié tombe un dimanche, le lendemain est chômé.

Officiellement, la Chine célébrait auparavant la fête du Travail pendant trois jours, sauf depuis 2008, où les travailleurs n'ont que le 1er mai. Cependant une grande partie des magasins restent ouverts. La Chine, le Vietnam et la Corée du Nord s'inscrivent dans la tradition ouvrière du 1er mai chômé introduit par la IIe Internationale; le Parti Unique s'y retrouve politiquement et symboliquement. Quant à la Corée du Sud, elle reste l'un des seuls pays asiatiques qui donnent au 1er mai le même symbole occidental et démocratique à la fête du Travail (노동절, No Dong Jeol).

Au Japon, la fête du travail (勤労感謝の日, Kinrō Kansha no Hi) est célébrée le 23 novembre, jour férié. Ce jour de congé fut établi en 1948, pour louer le travail et célébrer la production. Avant cela, le 23 novembre était célébré comme une fête de la moisson impériale appelée Niiname-sai (新嘗祭).

Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes3. À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé18. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération3.

En avril 1947, sur proposition du dé­puté socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est réinstitué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale19 (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail). Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

Cette fête disparaît dans les années 1950 et 1960, les défilés étant interdits lors des guerres d'Indochine et d'Algérie, il faut attendre le 1er mai 1968 pour que la CGT organise une grande manifestation dans les rues de Paris.

Des manifestations syndicales, voire intersyndicales ou unitaires (selon les années, les revendications et les mouvements sociaux en cours), ont lieu dans les grandes villes de France le 1er mai, les plus importantes d'entre elles ayant traditionnellement lieu à Paris. Alors que la SFIO a abandonné au mouvement syndical la maîtrise du 1er mai dès sa naissance, certains partis tentent de se réapproprier cette fête, tel le Front national qui y défile depuis 1988 pour rendre hommage à Jeanne d'Arc ou l'UMP du président de la République Nicolas Sarkozy qui rassemble ses partisans en 2012 en se réclamant de la fête du « vrai travail ».


En Allemagne
En Allemagne, le 1er mai est chômé. On porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail (Tag der Arbeit). Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l'appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

En Suisse
En Suisse, le 1er mai n'est chômé que dans certains cantons (Genève, Bâle, Jura, Neuchâtel, Schaffhouse, Soleure, Tessin, Thurgovie, Zurich) ou districts. Les syndicats organisent des défilés dans l'après-midi ou en fin de journée, dans les cantons où ce jour n'est pas chômé24.

En Italie
Juste après la diffusion de la nouvelle de l'assassinat de dirigeants anarchistes de Chicago, en 1888, les habitants de Livourne se retournèrent d'abord contre les navires américains ancrés dans le port, puis contre le siège de la police, où on disait que le consul américain s'était réfugié.

Depuis 1990, les syndicats italiens CGIL, CISL et UIL, en collaboration avec la municipalité de Rome ont organisé un concert annuel pour fêter le 1er mai de chaque année en présence de centaines de milliers de personnes.

https://www.herodote.net/Tragedies_et_joies_du_1er_Mai-evenement-18860501.php
wikipedia

Tragédies et joies du 1er Mai




Le 1er mai 1886, aux États-Unis,  200 000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.

En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui appelée « Fête du Travail », bien que l'expression prête à confusion (on ne fête pas le travail à proprement parler mais l'on honore les travailleurs).


Une revendication nationale

Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).


Stèle vengeresse

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui » (*).

Manifester pour la journée de 8 heures

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française au pied de la toute nouvelle Tour Eiffel.

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation. »

Dès l'année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).

Aux États-Unis, le Labor Day (ou Fête du Travail) n'est pas directement lié aux fameuses journées de mai 1886 à Chicago dites Haymarket affair.

En effet la fête du Travail (Labor Day) est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié et chômé marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique) après les vacances d’été. Elle n'a pratiquement plus de signification politique particulière.

La fête des Travailleurs a lieu, quant à elle, le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche ; elle est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

Au Québec, les grandes centrales syndicales ainsi que quelques partis et organisations de gauche manifestent le 1er mai. Plus récemment, les institutions syndicales québécoises ont tendance à célébrer la Fête des travailleurs par des rassemblements festifs le samedi ou le dimanche précédent ou suivant le 1er mai, plutôt que la journée même lorsque celle-ci tombe un jour ouvrable. Malgré cette nouvelle tendance, des manifestations sont organisées le 1er mai de chaque année par des collectifs et organismes anticapitalistes.


À Trinité-et-Tobago, la Fête du travail (Labour Day) est marquée le 19 juin depuis 1973 pour commémorer les émeutes populaires de 1937. En République dominicaine, la « Fête des travailleurs » est célébrée le 30 avril et est un jour férié. À Cuba, el día de los trabajadores est célébré le 1er mai et est un jour férié. Durant ce jour, de nombreux défilés de travailleurs ont lieu dans les rues du pays.

En Asie

En Indonésie, la fête du Travail a commencé à être célébrée en 1920 à l'époque coloniale. Sous le régime Suharto, fêter le 1er mai était une activité subversive. Depuis la démission de Suharto en 1998, le 1er mai est célébré par les syndicats mais n'est toujours pas jour chômé.

En Israël, on ne chôme pas le 1er mai.

La fête du Travail est une fête nationale célébrée au Liban le 1er mai de chaque année ; jour légalement férié. Quand ce jour férié tombe un dimanche, le lendemain est chômé.

Officiellement, la Chine célébrait auparavant la fête du Travail pendant trois jours, sauf depuis 2008, où les travailleurs n'ont que le 1er mai. Cependant une grande partie des magasins restent ouverts. La Chine, le Vietnam et la Corée du Nord s'inscrivent dans la tradition ouvrière du 1er mai chômé introduit par la IIe Internationale; le Parti Unique s'y retrouve politiquement et symboliquement. Quant à la Corée du Sud, elle reste l'un des seuls pays asiatiques qui donnent au 1er mai le même symbole occidental et démocratique à la fête du Travail (노동절, No Dong Jeol).

Au Japon, la fête du travail (勤労感謝の日, Kinrō Kansha no Hi) est célébrée le 23 novembre, jour férié. Ce jour de congé fut établi en 1948, pour louer le travail et célébrer la production. Avant cela, le 23 novembre était célébré comme une fête de la moisson impériale appelée Niiname-sai (新嘗祭).

Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes3. À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé18. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. Cette fête disparaît à la Libération3.

En avril 1947, sur proposition du dé­puté socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est réinstitué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale19 (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail). Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

Cette fête disparaît dans les années 1950 et 1960, les défilés étant interdits lors des guerres d'Indochine et d'Algérie, il faut attendre le 1er mai 1968 pour que la CGT organise une grande manifestation dans les rues de Paris.

Des manifestations syndicales, voire intersyndicales ou unitaires (selon les années, les revendications et les mouvements sociaux en cours), ont lieu dans les grandes villes de France le 1er mai, les plus importantes d'entre elles ayant traditionnellement lieu à Paris. Alors que la SFIO a abandonné au mouvement syndical la maîtrise du 1er mai dès sa naissance, certains partis tentent de se réapproprier cette fête, tel le Front national qui y défile depuis 1988 pour rendre hommage à Jeanne d'Arc ou l'UMP du président de la République Nicolas Sarkozy qui rassemble ses partisans en 2012 en se réclamant de la fête du « vrai travail ».


En Allemagne
En Allemagne, le 1er mai est chômé. On porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail (Tag der Arbeit). Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l'appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

En Suisse
En Suisse, le 1er mai n'est chômé que dans certains cantons (Genève, Bâle, Jura, Neuchâtel, Schaffhouse, Soleure, Tessin, Thurgovie, Zurich) ou districts. Les syndicats organisent des défilés dans l'après-midi ou en fin de journée, dans les cantons où ce jour n'est pas chômé24.

En Italie
Juste après la diffusion de la nouvelle de l'assassinat de dirigeants anarchistes de Chicago, en 1888, les habitants de Livourne se retournèrent d'abord contre les navires américains ancrés dans le port, puis contre le siège de la police, où on disait que le consul américain s'était réfugié.

Depuis 1990, les syndicats italiens CGIL, CISL et UIL, en collaboration avec la municipalité de Rome ont organisé un concert annuel pour fêter le 1er mai de chaque année en présence de centaines de milliers de personnes.

https://www.herodote.net/Tragedies_et_joies_du_1er_Mai-evenement-18860501.php
wikipedia

Posté à 14:39 |  par bbela

mercredi 29 avril 2015

w704 (1)

1° Les États-Unis d’Amérique
De nombreuses entreprises de Wall Street tels que JPMorgan Chase, New York Life et la désormais défunte Lehman Brothers firent fortune en investissant dans le commerce des esclaves, activité économique la plus rentable des 350 ans d’histoire de New York. L’esclavage fut si important pour la ville que New York fut l’une des municipalités urbaines les plus pro-esclavage du Nord.
Selon le magazine Harper’s (Novembre 2000), les États-Unis ont volé un montant estimé à 100 000 000 000 000 de dollars pour 222.505.049 heures de travail forcé entre 1619 et 1865, avec un intérêt composé de 6%.

2° l’Angleterre
De 1500 à 1860, selon des estimations très modestes, environ 12 millions d’Africains furent vendus comme esclaves aux Amériques. Dans les seuls navires britanniques, 3,25 millions d’Africains furent expédiés. Ces voyages sont souvent très rentables. Par exemple, au XVII° siècle, la Royal Africa Company pouvait acheter une esclave africaine avec des marchandises commerciales à une valeur de 5 $ et la revendre aux Amériques 32 $, faisant un bénéfice net moyen de 38% par voyage.

3° La France
Avec plus de 1,6 millions d’esclaves africains transportés vers les Antilles, la France est clairement un acteur majeur dans le commerce d’esclave. Ses ports négriers contribuèrent grandement aux progrès économiques du pays au XVII° siècle. Beaucoup de ses villes de la côte ouest, comme Nantes, Lorient, La Rochelle et Bordeaux, construisirent leur richesse grâce aux principaux bénéfices du commerce triangulaire.
Entre 1738 et 1745, de Nantes, leader des ports négriers de France, 55 000 esclaves furent embarqué, dans 180 navires, pour le Nouveau Monde. De 1713 à 1775, près de 800 navires négriers partirent de Nantes.
Le revenu et les taxes de la production de sucre esclavagiste sont devenus une source importante du budget national français. Chaque année, plus de 600 bateaux visitèrent les ports d’Haïti pour transporter son sucre, café, coton, indigo, cacao et consommateurs européens.

4° Pays-Bas
La Compagnie des Indes Occidentales hollandaise (CIO), une société agréée de marchands hollandais, fut créé en 1621 comme un monopole sur le commerce des esclaves africains vers le Brésil, les Caraïbes et l’Amérique du Nord.
La CIO avait des bureaux à Amsterdam, Rotterdam, Hoorn, Middelburg et de Groningue, mais un quart des Africains transportés à travers l’Atlantique par la société furent transférés dans les navires négriers depuis Amsterdam. Presque tout l’argent qui finança les plantations esclavagistes du Surinam et des Antilles venait de banquiers à Amsterdam, tout comme un grand nombre de navires utilisés pour transporter les esclaves y furent construits.

5° Le Portugal
Le Portugal fut le premier de tous les pays européens à s’impliquer dans la traite négrière transatlantique. Du XV au XIX° siècle, les Portugais exportèrent 4,5 millions d’Africains comme esclaves vers les Amériques, ce qui en fait le plus grand trafiquant d’êtres humains en Europe.
Le travail esclave était la force motrice de la croissance de l’économie sucrière dans la colonie portugaise du Brésil, et le sucre est le principal produit d’exportation de 1600 à 1650. Des gisements d’or et de diamants furent découverts au Brésil en 1690, ce qui suscita une augmentation de l’importation d’esclaves d’Afrique pour alimenter ce nouveau marché rentable.

6° L’Espagne
À partir de 1492, l’Espagne était le premier pays européen à coloniser le Nouveau Monde, où ils établirent un monopole économique dans les territoires de la Floride et d’autres parties de l’Amérique du Nord, du Mexique, de Trinidad, de Cuba et d’autres îles des Caraïbes. Les populations autochtones de ces colonies mouraient pour la plupart de maladies ou d’asservissement, de sorte que les espagnols furent forcés de compter de plus en plus sur le travail des esclaves africains pour gérer leurs colonies.



http://afrique360.com/2015/04/27/le-top-6-des-pays-qui-sont-devenus-extremement-riches-grace-a-lesclavage-des-noirs_32207.html

Top 6 des pays riches grâce à la traite des Noirs

w704 (1)

1° Les États-Unis d’Amérique
De nombreuses entreprises de Wall Street tels que JPMorgan Chase, New York Life et la désormais défunte Lehman Brothers firent fortune en investissant dans le commerce des esclaves, activité économique la plus rentable des 350 ans d’histoire de New York. L’esclavage fut si important pour la ville que New York fut l’une des municipalités urbaines les plus pro-esclavage du Nord.
Selon le magazine Harper’s (Novembre 2000), les États-Unis ont volé un montant estimé à 100 000 000 000 000 de dollars pour 222.505.049 heures de travail forcé entre 1619 et 1865, avec un intérêt composé de 6%.

2° l’Angleterre
De 1500 à 1860, selon des estimations très modestes, environ 12 millions d’Africains furent vendus comme esclaves aux Amériques. Dans les seuls navires britanniques, 3,25 millions d’Africains furent expédiés. Ces voyages sont souvent très rentables. Par exemple, au XVII° siècle, la Royal Africa Company pouvait acheter une esclave africaine avec des marchandises commerciales à une valeur de 5 $ et la revendre aux Amériques 32 $, faisant un bénéfice net moyen de 38% par voyage.

3° La France
Avec plus de 1,6 millions d’esclaves africains transportés vers les Antilles, la France est clairement un acteur majeur dans le commerce d’esclave. Ses ports négriers contribuèrent grandement aux progrès économiques du pays au XVII° siècle. Beaucoup de ses villes de la côte ouest, comme Nantes, Lorient, La Rochelle et Bordeaux, construisirent leur richesse grâce aux principaux bénéfices du commerce triangulaire.
Entre 1738 et 1745, de Nantes, leader des ports négriers de France, 55 000 esclaves furent embarqué, dans 180 navires, pour le Nouveau Monde. De 1713 à 1775, près de 800 navires négriers partirent de Nantes.
Le revenu et les taxes de la production de sucre esclavagiste sont devenus une source importante du budget national français. Chaque année, plus de 600 bateaux visitèrent les ports d’Haïti pour transporter son sucre, café, coton, indigo, cacao et consommateurs européens.

4° Pays-Bas
La Compagnie des Indes Occidentales hollandaise (CIO), une société agréée de marchands hollandais, fut créé en 1621 comme un monopole sur le commerce des esclaves africains vers le Brésil, les Caraïbes et l’Amérique du Nord.
La CIO avait des bureaux à Amsterdam, Rotterdam, Hoorn, Middelburg et de Groningue, mais un quart des Africains transportés à travers l’Atlantique par la société furent transférés dans les navires négriers depuis Amsterdam. Presque tout l’argent qui finança les plantations esclavagistes du Surinam et des Antilles venait de banquiers à Amsterdam, tout comme un grand nombre de navires utilisés pour transporter les esclaves y furent construits.

5° Le Portugal
Le Portugal fut le premier de tous les pays européens à s’impliquer dans la traite négrière transatlantique. Du XV au XIX° siècle, les Portugais exportèrent 4,5 millions d’Africains comme esclaves vers les Amériques, ce qui en fait le plus grand trafiquant d’êtres humains en Europe.
Le travail esclave était la force motrice de la croissance de l’économie sucrière dans la colonie portugaise du Brésil, et le sucre est le principal produit d’exportation de 1600 à 1650. Des gisements d’or et de diamants furent découverts au Brésil en 1690, ce qui suscita une augmentation de l’importation d’esclaves d’Afrique pour alimenter ce nouveau marché rentable.

6° L’Espagne
À partir de 1492, l’Espagne était le premier pays européen à coloniser le Nouveau Monde, où ils établirent un monopole économique dans les territoires de la Floride et d’autres parties de l’Amérique du Nord, du Mexique, de Trinidad, de Cuba et d’autres îles des Caraïbes. Les populations autochtones de ces colonies mouraient pour la plupart de maladies ou d’asservissement, de sorte que les espagnols furent forcés de compter de plus en plus sur le travail des esclaves africains pour gérer leurs colonies.



http://afrique360.com/2015/04/27/le-top-6-des-pays-qui-sont-devenus-extremement-riches-grace-a-lesclavage-des-noirs_32207.html

Posté mercredi 29 avril 2015 à 20:37 |  par bbela

lundi 12 janvier 2015

Il est difficile d'imaginer comment certains produits et objets ont été inventés. On peut se demander « comment quelqu'un a t'il pu penser à inventer… » la pâte à modeler, les chips ou encore le premier objet de cette liste, le slinky (jouet en forme de ressort). Il s'avère que beaucoup des inventions les plus connues de notre société étaient tout simplement des erreurs commises par les scientifiques alors en quête de toutes autres alternatives.

 

Le slinky


Crédit photo: Flickr – Clare Bell

Inventeur : Richard T. James, un ingénieur naval américain
Ce qu'il essayait de faire : un compteur pour contrôler la puissance des navires.
Comment il a été créé : James travaillait avec des ressorts de traction lorsque l'un d'eux est tombé au sol. Le ressort a rebondi sur le parquet et a continuer à avancer, et le slinky est né.


La pénicilline



Inventeur : Alexander Fleming, un biologiste
Ce qu'il essayait de faire : Ironiquement, Fleming était à la recherche d'un « médicament miracle » qui pourrait guérir les maladies. Cependant, ce n'est que lorsque Fleming laissa tomber ses expériences qu'il trouva ce qu'il cherchait.
Comment il l'a découverte : Fleming a remarqué qu'une boîte de Petri contaminée qu'il avait écarté contenait une moisissure qui avait dissous toutes les bactéries autour d'elle. Il isola un extrait de la moisissure, et identifia qu'elle contenait un puissant antibiotique, la pénicilline.


Les cookies (avec pépites de chocolat)



Inventeur : Ruth Graves Wakefield, propriétaire de l'entreprise Toll House Inn
Ce qu'elle essayait de faire : des biscuits ordinaires au chocolat.
Comment ils ont été créés : Tout en préparant une fournée de biscuits, Wakefield a découvert qu'il lui manquait du chocolat boulanger. Pour le remplacer, elle a cassé du chocolat sucré en petits morceaux et les a ajoutés à la pâte à biscuits. Elle s'attendait à ce que le chocolat fonde, réalisant des biscuits au chocolat, mais les petits morceaux ne se sont pas mélangés dans les biscuits.

Les chips


Crédit photo: Pixabay – avantrend

Inventeur : George Crum, un cuisinier au Carey Moon Lake House à Saratoga Springs, une ville des Etats-Unis.
Ce qu'il essayait de faire : Un plat de pommes de terre frites
Comment elles furent créées : Un jour, un client renvoya son assiette de pommes de terre de nombreuses fois, ne cessant de demander qu'elles soient plus frites et plus fines. Crum perdit son sang-froid, et trancha les pommes de terre incroyablement finement et les fit frire jusqu'à ce qu'elles soient dures comme un roc. À la surprise du chef, le client les aimait et en voulait plus !

Le pacemaker (stimulateur cardiaque)



Inventeur : John Hopps, un ingénieur électrique.
Ce qu'il essayait de faire : Hopps menait des recherches sur l'hypothermie et essayait d'utiliser la chaleur d'une fréquence radio pour rétablir la température du corps.
Comment il a été créé : Au cours de son expérience, il a réalisé que si un cœur cessait de battre à cause du froid, il pouvait être relancé par une stimulation artificielle. Cette prise de conscience a conduit au pacemaker.

Le micro-ondes


Crédit photo: Flickr – BrokenSphere

Inventeur : Percy Spencer, un ingénieur de la compagnie Raytheon
Ce qu'il essayait de faire : L'ingénieur effectuait un projet de recherche sur la production du magnétron, pièce principale servant à créer les micro-ondes dans les radars.
Comment il a été créé : Spencer a réalisé que la barre chocolatée dans sa poche commençait à fondre au cours de ses expériences. Il a ensuite mis du maïs dans l'appareil, et quand il a commencé à éclater, il savait qu'il avait entre ses mains un appareil révolutionnaire.

La saccharine (un édulcorant artificiel)



Inventeur : Constantin Fahlberg, un chercheur à l'Université Johns Hopkins de Baltimore.
Ce qu'il essayait de faire : Fahlberg étudiait l'oxydation de l'o-toluènesulfonamide (peu importe ce que cela signifie).
Comment il a été créé : La découverte de Fahlberg s'est produit parce qu'il avait oublié de se laver les mains. Il avait les mains souillées de ce produit chimique et tout ce qu'il mangea par la suite (du pain notamment) avait un goût sucré. Le chercheur a immédiatement demandé un brevet et produit en masse son produit qu'il nomma saccharine.

Le feu d'artifice



Inventeur : Un cuisinier inconnu de Chine.
Ce qu'il essayait de faire : Selon la légende, le cuisinier expérimentait tout simplement des recettes dans sa cuisine.
Comment il a été créé : Le cuisinier a accidentellement mélangé du charbon, du soufre et du salpêtre, des produits de cuisine ordinaires il y a 2000 ans. Lorsque le mélange fut comprimé dans un tube de bambou (pourquoi le cuisinier a fait ça, nous n'en avons aucune idée), il a explosé.

Les Corn Flakes


Crédit photo: Pixabay – EME

Inventeur : Les frères Kellogg (John et Will) (John est médecin)
Ce qu'il essayait de faire : Une casserole de céréales bouillis.
Comment il a été créé : Les frères ont accidentellement oublié la casserole de céréales bouillis pendant plusieurs jours, alors qu'ils s'occupaient de patients. Le mélange se moisit mais le produit qui s'en dégagea était sec et épais. Ils tentèrent d'expérimenter un produit similaire en omettant la partie où il moisit, et ce qu'ils obtinrent furent des grains aplatis, qui une fois grillés donnèrent des « flocons » légers et croquants, qu'ils servirent à leurs patients.

La LSD en tant que drogue



Inventeur : Albert Hofmann, un chimiste
Ce qu'il essayait de faire : Il faisait des recherches sur des dérivés de l'acide lysergique dans un laboratoire à Bâle, en Suisse.
Comment il a été créé : Hofmann pris sans le vouloir (en se frottant les yeux) une petite quantité de LSD tout en recherchant ses propriétés et fit le premier voyage psychédélique de l'histoire. Il testa plus tard un dose qui selon lui était suffisante pour produire un effet. Il décrit son expérience ici.

L'imprimante à jet d'encre



Inventeur : Un ingénieur de chez Canon.
Comment elle a été créé : Après avoir reposé son fer chaud sur son stylo par accident, l'encre fut éjectée de la bille du stylo quelques instants plus tard. Ce principe conduit à la création de l'imprimante à jet d'encre.

Le Post-it



Inventeur : Spencer Silver, un chimiste de la société 3M
Ce qu'il essayait de faire : Un adhésif puissant
Comment il a été créé : Tout en travaillant en déplacement, Silver créa un adhésif qui était en fait plus faible que ce qui existait déjà. Il collait aux objets, mais pouvait être retiré facilement sans laisser de trace. Des années plus tard, un collègue répandit la substance que Silver avait créé sur les signets de son hymnaire (livre de chants de chœur) pour les empêcher de glisser. L'idée du Post-It vient par la suite.

Les rayons X



Inventeur : Wilhelm Röntgen, un physicien
Ce qu'il essayait de faire : Il s'intéresse à l'étude des propriétés des tubes à rayons cathodiques.
Comment cela a été créé : lors de la décharge d'un tube, complètement enrobé de carton opaque, le rayonnement traverse la matière, et les éléments métalliques sont visibles en négatif. Un premier cliché est effectué sur la main d'Anna Bertha Röntgen le 22 décembre 1895. Suite à une pose de vingt minutes, le cliché affiche clairement la bague à son doigt et ses os. Il s'agit de la première radiographie.

Le Coca-Cola


Crédit photo: Flickr – Mike Mozart

Inventeur : John Pemberton, un pharmacien
Ce qu'il essayait de faire : Un remède médical pour ses maux de tête.
Comment il a été créé : Pemberton a mélangé un tas d'ingrédients, et a créé une recette qui reste un secret encore aujourd'hui.


Le champagne


Crédit photo: Flickr – THOR

Inventeur : Dom Pérignon, un moine bénédictin
Ce qu'il essayait de faire : Au 17ème siècle, les bouteilles étaient bouchées avec des chevilles de bois garnies d'étoupe imbibée d'huile (broquelet ou clavelot). Dom Pérignon cherchait simplement un processus plus propre et eut l'idée de couler de la cire d'abeille dans le goulot des bouteilles.
Comment il a été créé : Quelques semaines plus tard, la plupart des bouteilles explosèrent sous la pression, permettant à dom Pérignon de découvrir la fermentation en bouteille, qui deviendra la méthode champenoise.

http://www.toolito.com/geek/15-inventions-erreur-hasard-change-vie/

Connaissiez-vous l'histoire de ces inventions créées au hasard ou par erreur ?

Quand la sérendipité rend service : les inventions découvertes par hasard

Il est difficile d'imaginer comment certains produits et objets ont été inventés. On peut se demander « comment quelqu'un a t'il pu penser à inventer… » la pâte à modeler, les chips ou encore le premier objet de cette liste, le slinky (jouet en forme de ressort). Il s'avère que beaucoup des inventions les plus connues de notre société étaient tout simplement des erreurs commises par les scientifiques alors en quête de toutes autres alternatives.

 

Le slinky


Crédit photo: Flickr – Clare Bell

Inventeur : Richard T. James, un ingénieur naval américain
Ce qu'il essayait de faire : un compteur pour contrôler la puissance des navires.
Comment il a été créé : James travaillait avec des ressorts de traction lorsque l'un d'eux est tombé au sol. Le ressort a rebondi sur le parquet et a continuer à avancer, et le slinky est né.


La pénicilline



Inventeur : Alexander Fleming, un biologiste
Ce qu'il essayait de faire : Ironiquement, Fleming était à la recherche d'un « médicament miracle » qui pourrait guérir les maladies. Cependant, ce n'est que lorsque Fleming laissa tomber ses expériences qu'il trouva ce qu'il cherchait.
Comment il l'a découverte : Fleming a remarqué qu'une boîte de Petri contaminée qu'il avait écarté contenait une moisissure qui avait dissous toutes les bactéries autour d'elle. Il isola un extrait de la moisissure, et identifia qu'elle contenait un puissant antibiotique, la pénicilline.


Les cookies (avec pépites de chocolat)



Inventeur : Ruth Graves Wakefield, propriétaire de l'entreprise Toll House Inn
Ce qu'elle essayait de faire : des biscuits ordinaires au chocolat.
Comment ils ont été créés : Tout en préparant une fournée de biscuits, Wakefield a découvert qu'il lui manquait du chocolat boulanger. Pour le remplacer, elle a cassé du chocolat sucré en petits morceaux et les a ajoutés à la pâte à biscuits. Elle s'attendait à ce que le chocolat fonde, réalisant des biscuits au chocolat, mais les petits morceaux ne se sont pas mélangés dans les biscuits.

Les chips


Crédit photo: Pixabay – avantrend

Inventeur : George Crum, un cuisinier au Carey Moon Lake House à Saratoga Springs, une ville des Etats-Unis.
Ce qu'il essayait de faire : Un plat de pommes de terre frites
Comment elles furent créées : Un jour, un client renvoya son assiette de pommes de terre de nombreuses fois, ne cessant de demander qu'elles soient plus frites et plus fines. Crum perdit son sang-froid, et trancha les pommes de terre incroyablement finement et les fit frire jusqu'à ce qu'elles soient dures comme un roc. À la surprise du chef, le client les aimait et en voulait plus !

Le pacemaker (stimulateur cardiaque)



Inventeur : John Hopps, un ingénieur électrique.
Ce qu'il essayait de faire : Hopps menait des recherches sur l'hypothermie et essayait d'utiliser la chaleur d'une fréquence radio pour rétablir la température du corps.
Comment il a été créé : Au cours de son expérience, il a réalisé que si un cœur cessait de battre à cause du froid, il pouvait être relancé par une stimulation artificielle. Cette prise de conscience a conduit au pacemaker.

Le micro-ondes


Crédit photo: Flickr – BrokenSphere

Inventeur : Percy Spencer, un ingénieur de la compagnie Raytheon
Ce qu'il essayait de faire : L'ingénieur effectuait un projet de recherche sur la production du magnétron, pièce principale servant à créer les micro-ondes dans les radars.
Comment il a été créé : Spencer a réalisé que la barre chocolatée dans sa poche commençait à fondre au cours de ses expériences. Il a ensuite mis du maïs dans l'appareil, et quand il a commencé à éclater, il savait qu'il avait entre ses mains un appareil révolutionnaire.

La saccharine (un édulcorant artificiel)



Inventeur : Constantin Fahlberg, un chercheur à l'Université Johns Hopkins de Baltimore.
Ce qu'il essayait de faire : Fahlberg étudiait l'oxydation de l'o-toluènesulfonamide (peu importe ce que cela signifie).
Comment il a été créé : La découverte de Fahlberg s'est produit parce qu'il avait oublié de se laver les mains. Il avait les mains souillées de ce produit chimique et tout ce qu'il mangea par la suite (du pain notamment) avait un goût sucré. Le chercheur a immédiatement demandé un brevet et produit en masse son produit qu'il nomma saccharine.

Le feu d'artifice



Inventeur : Un cuisinier inconnu de Chine.
Ce qu'il essayait de faire : Selon la légende, le cuisinier expérimentait tout simplement des recettes dans sa cuisine.
Comment il a été créé : Le cuisinier a accidentellement mélangé du charbon, du soufre et du salpêtre, des produits de cuisine ordinaires il y a 2000 ans. Lorsque le mélange fut comprimé dans un tube de bambou (pourquoi le cuisinier a fait ça, nous n'en avons aucune idée), il a explosé.

Les Corn Flakes


Crédit photo: Pixabay – EME

Inventeur : Les frères Kellogg (John et Will) (John est médecin)
Ce qu'il essayait de faire : Une casserole de céréales bouillis.
Comment il a été créé : Les frères ont accidentellement oublié la casserole de céréales bouillis pendant plusieurs jours, alors qu'ils s'occupaient de patients. Le mélange se moisit mais le produit qui s'en dégagea était sec et épais. Ils tentèrent d'expérimenter un produit similaire en omettant la partie où il moisit, et ce qu'ils obtinrent furent des grains aplatis, qui une fois grillés donnèrent des « flocons » légers et croquants, qu'ils servirent à leurs patients.

La LSD en tant que drogue



Inventeur : Albert Hofmann, un chimiste
Ce qu'il essayait de faire : Il faisait des recherches sur des dérivés de l'acide lysergique dans un laboratoire à Bâle, en Suisse.
Comment il a été créé : Hofmann pris sans le vouloir (en se frottant les yeux) une petite quantité de LSD tout en recherchant ses propriétés et fit le premier voyage psychédélique de l'histoire. Il testa plus tard un dose qui selon lui était suffisante pour produire un effet. Il décrit son expérience ici.

L'imprimante à jet d'encre



Inventeur : Un ingénieur de chez Canon.
Comment elle a été créé : Après avoir reposé son fer chaud sur son stylo par accident, l'encre fut éjectée de la bille du stylo quelques instants plus tard. Ce principe conduit à la création de l'imprimante à jet d'encre.

Le Post-it



Inventeur : Spencer Silver, un chimiste de la société 3M
Ce qu'il essayait de faire : Un adhésif puissant
Comment il a été créé : Tout en travaillant en déplacement, Silver créa un adhésif qui était en fait plus faible que ce qui existait déjà. Il collait aux objets, mais pouvait être retiré facilement sans laisser de trace. Des années plus tard, un collègue répandit la substance que Silver avait créé sur les signets de son hymnaire (livre de chants de chœur) pour les empêcher de glisser. L'idée du Post-It vient par la suite.

Les rayons X



Inventeur : Wilhelm Röntgen, un physicien
Ce qu'il essayait de faire : Il s'intéresse à l'étude des propriétés des tubes à rayons cathodiques.
Comment cela a été créé : lors de la décharge d'un tube, complètement enrobé de carton opaque, le rayonnement traverse la matière, et les éléments métalliques sont visibles en négatif. Un premier cliché est effectué sur la main d'Anna Bertha Röntgen le 22 décembre 1895. Suite à une pose de vingt minutes, le cliché affiche clairement la bague à son doigt et ses os. Il s'agit de la première radiographie.

Le Coca-Cola


Crédit photo: Flickr – Mike Mozart

Inventeur : John Pemberton, un pharmacien
Ce qu'il essayait de faire : Un remède médical pour ses maux de tête.
Comment il a été créé : Pemberton a mélangé un tas d'ingrédients, et a créé une recette qui reste un secret encore aujourd'hui.


Le champagne


Crédit photo: Flickr – THOR

Inventeur : Dom Pérignon, un moine bénédictin
Ce qu'il essayait de faire : Au 17ème siècle, les bouteilles étaient bouchées avec des chevilles de bois garnies d'étoupe imbibée d'huile (broquelet ou clavelot). Dom Pérignon cherchait simplement un processus plus propre et eut l'idée de couler de la cire d'abeille dans le goulot des bouteilles.
Comment il a été créé : Quelques semaines plus tard, la plupart des bouteilles explosèrent sous la pression, permettant à dom Pérignon de découvrir la fermentation en bouteille, qui deviendra la méthode champenoise.

http://www.toolito.com/geek/15-inventions-erreur-hasard-change-vie/

Connaissiez-vous l'histoire de ces inventions créées au hasard ou par erreur ?

Posté lundi 12 janvier 2015 à 19:06 |  par bbela

samedi 1 novembre 2014

La dernière fois que Liz Marks, 20 ans, a envoyé un texto au volant, elle a percuté une dépanneuse qui était à l'arrêt sur la route. Cet accident à changé sa vie pour toujours, ainsi que celle de sa mère. Aujourd'hui, Liz et sa mère interviennent publiquement dans les écoles et autres lieux de prévention routière afin d'expliquer leur histoire et le danger d'écrire un sms au volant. Liz Marks a perdu tous ses amis à la suite de cet accident qui l'a défiguré. Sa mère a notamment eu le cœur brisé lorsqu'elle a découvert sur la page Facebook de sa fille, un status où elle suppliait pour que quelqu'un veuille bien être son amie.

Liz Mark, avant et après son accident

Liz est aveugle d'un œil, elle ne peux plus sentir les odeurs, ne peux plus entendre car un os dans sa tête s'est cassé en deux et lui a crevé les tympans, elle ne peux plus pleurer et ne peux plus dormir sans prendre un médicament. Mais malgré tout cela, elle explique que le plus dur c'est qu'elle s'est retrouvée seule après l'accident. Aujourd'hui, Liz a retrouvé des copines et est en couple.

Voici son témoignage en video :





Cette déchirante histoire va vous convaincre de ne plus écrire de SMS au volant.

La dernière fois que Liz Marks, 20 ans, a envoyé un texto au volant, elle a percuté une dépanneuse qui était à l'arrêt sur la route. Cet accident à changé sa vie pour toujours, ainsi que celle de sa mère. Aujourd'hui, Liz et sa mère interviennent publiquement dans les écoles et autres lieux de prévention routière afin d'expliquer leur histoire et le danger d'écrire un sms au volant. Liz Marks a perdu tous ses amis à la suite de cet accident qui l'a défiguré. Sa mère a notamment eu le cœur brisé lorsqu'elle a découvert sur la page Facebook de sa fille, un status où elle suppliait pour que quelqu'un veuille bien être son amie.

Liz Mark, avant et après son accident

Liz est aveugle d'un œil, elle ne peux plus sentir les odeurs, ne peux plus entendre car un os dans sa tête s'est cassé en deux et lui a crevé les tympans, elle ne peux plus pleurer et ne peux plus dormir sans prendre un médicament. Mais malgré tout cela, elle explique que le plus dur c'est qu'elle s'est retrouvée seule après l'accident. Aujourd'hui, Liz a retrouvé des copines et est en couple.

Voici son témoignage en video :





Posté samedi 1 novembre 2014 à 19:46 |  par bbela

mercredi 17 septembre 2014

INDE – Alors que 6 personnes marchaient dans la rue près de Gummidipoondi (Inde), une chienne s'est mise à aboyer avant de sauter dans une flaque d'eau. Elle est morte électrocutée à cause d'un fil électrique en contact avec la marre. Mais elle a sauvé la vie des six passants.
  
Pour éviter à 6 personnes de mourir électrocuté, une chienne s'est sacrifiée. Photo : AFP/ Illustration

Elle a donné sa vie pour sauver celles de six autres personnes. Arrivées à la gare de Gummidipoondi en Inde  le 3 septembre dernier, six personnes ont voulu rejoindre une correspondance. Mais lorsqu'elles sont sorties dans la rue encore humide après de nombreuses averses,  une chienne s'est brusquement approchée, raconte le Time of India.

La chienne meurt en laissant 6 chiots

Très excitée, la chienne s'est mise à aboyer de plus en plus fort avant de sauter dans une flaque d'eau. Et de mourir électrocutée. Les 6 passants, qui n'ont pas su interpréter le comportement de la chienne, se sont approchés pour comprendre. Ils ont découvert qu'un fil électrique d'un poteau, probablement tombé à cause de l'orage, était en contact avec l'eau.

Alertés par de nombreux témoins, les fonctionnaires de la gare ont rapidement bouclé la zone et ont découvert en plus du cadavre... une portée de chiots. Ces animaux orphelins, tous vivants, ont été accueillis dans un refuge avant d'être adoptés. L'histoire a en effet ému la population et de nombreuses personnes ont voulu les récupérer. Si deux des six chiots sont morts (peut-être à cause de la disparition de leur mère), les autres se portent bien et le refuge reçoit encore des appels de personnes souhaitant les accueillir. "Quand nous nous sommes rendus au refuge pour adopter un chien, des personnes nous ont raconté l'histoire des chiots et de leur mère morte sacrifiée. Nous avons immédiatement adopté deux chiots", a témoigné une Indienne touchée par cet acte de bravoure.


 

La belle histoire du jour : une chienne meurt électrocutée pour sauver 6 personnes

INDE – Alors que 6 personnes marchaient dans la rue près de Gummidipoondi (Inde), une chienne s'est mise à aboyer avant de sauter dans une flaque d'eau. Elle est morte électrocutée à cause d'un fil électrique en contact avec la marre. Mais elle a sauvé la vie des six passants.
  
Pour éviter à 6 personnes de mourir électrocuté, une chienne s'est sacrifiée. Photo : AFP/ Illustration

Elle a donné sa vie pour sauver celles de six autres personnes. Arrivées à la gare de Gummidipoondi en Inde  le 3 septembre dernier, six personnes ont voulu rejoindre une correspondance. Mais lorsqu'elles sont sorties dans la rue encore humide après de nombreuses averses,  une chienne s'est brusquement approchée, raconte le Time of India.

La chienne meurt en laissant 6 chiots

Très excitée, la chienne s'est mise à aboyer de plus en plus fort avant de sauter dans une flaque d'eau. Et de mourir électrocutée. Les 6 passants, qui n'ont pas su interpréter le comportement de la chienne, se sont approchés pour comprendre. Ils ont découvert qu'un fil électrique d'un poteau, probablement tombé à cause de l'orage, était en contact avec l'eau.

Alertés par de nombreux témoins, les fonctionnaires de la gare ont rapidement bouclé la zone et ont découvert en plus du cadavre... une portée de chiots. Ces animaux orphelins, tous vivants, ont été accueillis dans un refuge avant d'être adoptés. L'histoire a en effet ému la population et de nombreuses personnes ont voulu les récupérer. Si deux des six chiots sont morts (peut-être à cause de la disparition de leur mère), les autres se portent bien et le refuge reçoit encore des appels de personnes souhaitant les accueillir. "Quand nous nous sommes rendus au refuge pour adopter un chien, des personnes nous ont raconté l'histoire des chiots et de leur mère morte sacrifiée. Nous avons immédiatement adopté deux chiots", a témoigné une Indienne touchée par cet acte de bravoure.


 

Posté mercredi 17 septembre 2014 à 12:22 |  par bbela

Couples

Astuces

Pages vues

gsTATS

Blok

Blogger templates. Proudly Powered by Solutel.
back to top