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vendredi 19 septembre 2014
Côte d'ivoire: Bédié et Ouattara, main dans la main pour la présidentielle de 2015
samedi 16 août 2014
Côtre d'Ivoire : à l'école de l'innovation
vendredi 15 août 2014
Même à l'église plusieurs n'ont pas la foi. Hier soir jeudi au sanctuaire marial d'Abidjan, les prêtres ainsi que les fidèles ont évité de se serrer les mains.
La psychose ebola n'a décidément plus de limites. Après le président Alassane Ouattara qui a évité ses ministres mercredi à l'aéroport, ce sont les hommes de Dieu qui se sont inscrits dans cette nouvelle tendance de la "distancia" à la soirée du jeudi.
En effet, à l'occasion de la célébration de l'assomption , plus d'un parmi les milliers de fidèles qui se sont réunis au sanctuaire marial d'Abidjan dans la commune d'Attécoubé, ont été surpris par le comportement et les recommandations des prêtres.
Au cours de la messe, les prêtres qui ne se sont jamais serrés les mains ont aussi demandé aux fidèles d'en faire autant. Alors tout ce temps que la messe a duré, les fidèles qui ont adoré ensemble Dieu le père, et remercié Marie sainte mère de Dieu ne se sont jamais serrés les mains.
Ils ont pourtant dansé ensemble les sons de louanges et se sont assis sur les mêmes bancs pour écouter les paroles d'évangile... Tout ceci s'est en tout cas fait dans le but précis d'éviter toute contamination.
Comme l'ont indiqué les responsables des lieux saints peu de temps après la cérémonie, cette restriction répondait aux mesures vivement recommandées par le ministère de la santé dans la lutte contre le virus ebola: Désormais ne plus se serrer les mains en public.
Alors si tel est désormais le cas , il faudrait aussi rappeler les autres modes de contamination et définir les mesures d’accompagnement. La contamination par la sueur et les frottements de peau par exemple devrait interpeller les autorités pour supprimer les transports en commun. La SOTRA pour commencer !
Adriel
KOACI
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Côte d'Ivoire: Ebola oblige, fidèles et prêtres évitent de se serrer les mains au sanctuaire Maria
Même à l'église plusieurs n'ont pas la foi. Hier soir jeudi au sanctuaire marial d'Abidjan, les prêtres ainsi que les fidèles ont évité de se serrer les mains.
La psychose ebola n'a décidément plus de limites. Après le président Alassane Ouattara qui a évité ses ministres mercredi à l'aéroport, ce sont les hommes de Dieu qui se sont inscrits dans cette nouvelle tendance de la "distancia" à la soirée du jeudi.
En effet, à l'occasion de la célébration de l'assomption , plus d'un parmi les milliers de fidèles qui se sont réunis au sanctuaire marial d'Abidjan dans la commune d'Attécoubé, ont été surpris par le comportement et les recommandations des prêtres.
Au cours de la messe, les prêtres qui ne se sont jamais serrés les mains ont aussi demandé aux fidèles d'en faire autant. Alors tout ce temps que la messe a duré, les fidèles qui ont adoré ensemble Dieu le père, et remercié Marie sainte mère de Dieu ne se sont jamais serrés les mains.
Ils ont pourtant dansé ensemble les sons de louanges et se sont assis sur les mêmes bancs pour écouter les paroles d'évangile... Tout ceci s'est en tout cas fait dans le but précis d'éviter toute contamination.
Comme l'ont indiqué les responsables des lieux saints peu de temps après la cérémonie, cette restriction répondait aux mesures vivement recommandées par le ministère de la santé dans la lutte contre le virus ebola: Désormais ne plus se serrer les mains en public.
Alors si tel est désormais le cas , il faudrait aussi rappeler les autres modes de contamination et définir les mesures d’accompagnement. La contamination par la sueur et les frottements de peau par exemple devrait interpeller les autorités pour supprimer les transports en commun. La SOTRA pour commencer !
Adriel
KOACI
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jeudi 7 août 2014
Côte d'Ivoire : grâce présidentielle pour 3000 prisonniers
vendredi 11 juillet 2014
par RFI
Michel Gbagbo après sa mise en liberté provisoire en août 2013. AFP PHOTO / SIA KAMBOU
Michel Gbagbo, le fils de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a raté mercredi 8 juillet pour la troisième fois un rendez-vous avec une juge d’instruction d’un tribunal français. Cette dernière souhaite l’entendre après sa plainte contre Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale, et certains ex-chefs rebelles pour séquestration, traitements inhumains et dégradants à la fin de la crice post-électorale en avril 2011.
Michel Gbagbo n’a même pas tenté de se rendre à l’aéroport d’Abidjan comme le 14 février dernier, les autorités ivoiriennes lui ayant confisqué ce jour-là son passeport français. Un document qui ne lui a toujours pas été restitué jusqu'ici, selon Me Rodrigue Dadjé, l’un des ses avocats ivoiriens.
Michel Gbagbo avait même été détenu pendant trois jours et selon Me Habiba Touré, son avocate française, le procureur avait alors menacé explicitement Michel Gbagbo de le renvoyer à Bouna dans le nord-est de la Côte d’Ivoire où le fils de l’ex-chef de l’Etat avait déjà été détenu à la fin de la crise post-électorale.
Le pouvoir justifie d’ailleurs l’interdiction du franco-ivoirien de sortir de Côte d’Ivoire par le fait qu’il est en liberté provisoire. Une interdiction illégale selon les avocats de Michel Gbagbo.
Ses avocats interpellent François Hollande
Cette troisième entrave à sa liberté d’aller et venir intervient à moins de dix jours de la visite officielle du président français en Côte d’Ivoire. Les avocats de Michel Gbagbo interpellent François Hollande pour qu’il plaide auprès de son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, l’application des accords de coopération judiciaire entre les deux pays.
Selon ses avocats, non seulement Michel Gbagbo est interdit de sortie de territoire mais la juge française qui instruit l’affaire est de son côté empêchée de se rendre en Côte d’Ivoire pour l’entendre.
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Côte d'Ivoire : Michel Gbagbo est interdit de sortie du territoire
par RFI
Michel Gbagbo après sa mise en liberté provisoire en août 2013. AFP PHOTO / SIA KAMBOU
Michel Gbagbo, le fils de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a raté mercredi 8 juillet pour la troisième fois un rendez-vous avec une juge d’instruction d’un tribunal français. Cette dernière souhaite l’entendre après sa plainte contre Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale, et certains ex-chefs rebelles pour séquestration, traitements inhumains et dégradants à la fin de la crice post-électorale en avril 2011.
Michel Gbagbo n’a même pas tenté de se rendre à l’aéroport d’Abidjan comme le 14 février dernier, les autorités ivoiriennes lui ayant confisqué ce jour-là son passeport français. Un document qui ne lui a toujours pas été restitué jusqu'ici, selon Me Rodrigue Dadjé, l’un des ses avocats ivoiriens.
Michel Gbagbo avait même été détenu pendant trois jours et selon Me Habiba Touré, son avocate française, le procureur avait alors menacé explicitement Michel Gbagbo de le renvoyer à Bouna dans le nord-est de la Côte d’Ivoire où le fils de l’ex-chef de l’Etat avait déjà été détenu à la fin de la crise post-électorale.
Le pouvoir justifie d’ailleurs l’interdiction du franco-ivoirien de sortir de Côte d’Ivoire par le fait qu’il est en liberté provisoire. Une interdiction illégale selon les avocats de Michel Gbagbo.
Ses avocats interpellent François Hollande
Cette troisième entrave à sa liberté d’aller et venir intervient à moins de dix jours de la visite officielle du président français en Côte d’Ivoire. Les avocats de Michel Gbagbo interpellent François Hollande pour qu’il plaide auprès de son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, l’application des accords de coopération judiciaire entre les deux pays.
Selon ses avocats, non seulement Michel Gbagbo est interdit de sortie de territoire mais la juge française qui instruit l’affaire est de son côté empêchée de se rendre en Côte d’Ivoire pour l’entendre.
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lundi 7 juillet 2014
Le corps de l'infortunée après le drame au Liban-
Une jeune Ivoirienne est morte Rechercher morte après avoir été poussée du 6ème étage d'un immeuble par son patron pour lui avoir réclamé son salaire à Beyrouth au Liban.
Les faits ont été rapportés à koaci.com par un jeune camerounais, après les révélations de sa sœur voisine de la victime.
Une jeune fille d'une vingtaine d'années de nationalité ivoirienne a été retrouvée morte en bas de son immeuble.
Selon la voisine de la jeune infortunée dont le nom n'a pas été révélé, la fille aurait été poussée du 6ème étage d'un immeuble à Asharfir, un quartier de la ville de Beyrouth au Liban, le mardi 1er Juillet par son patron.
Elle lui réclamait son salaire et l'homme qui a été manifestement contrarié par cette requête, l'aurait poussée sous l'effet de la colère.
Cette jeune expatriée aurait quitté la Côte d'Ivoire depuis des années pour aller travailler en tant que servante au Liban, comme beaucoup de jeunes Ivoiriennes.
Les histoires plus ou moins dramatiques d'Ivoiriennes travaillant au Liban sont malheureusement légions.
Il y a quelques mois, après une révélation de koaci.com un groupe d'africaines avait été rapatrié du Liban après avoir réussi à échapper à leurs patrons qui leurs faisaient subir des sévices corporels et moraux.
Carolle Feby
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Côte d'Ivoire : Poussée du 6ème étage au Liban par son patron alors qu'elle réclamait son salaire
Le corps de l'infortunée après le drame au Liban-
Une jeune Ivoirienne est morte Rechercher morte après avoir été poussée du 6ème étage d'un immeuble par son patron pour lui avoir réclamé son salaire à Beyrouth au Liban.
Les faits ont été rapportés à koaci.com par un jeune camerounais, après les révélations de sa sœur voisine de la victime.
Une jeune fille d'une vingtaine d'années de nationalité ivoirienne a été retrouvée morte en bas de son immeuble.
Selon la voisine de la jeune infortunée dont le nom n'a pas été révélé, la fille aurait été poussée du 6ème étage d'un immeuble à Asharfir, un quartier de la ville de Beyrouth au Liban, le mardi 1er Juillet par son patron.
Elle lui réclamait son salaire et l'homme qui a été manifestement contrarié par cette requête, l'aurait poussée sous l'effet de la colère.
Cette jeune expatriée aurait quitté la Côte d'Ivoire depuis des années pour aller travailler en tant que servante au Liban, comme beaucoup de jeunes Ivoiriennes.
Les histoires plus ou moins dramatiques d'Ivoiriennes travaillant au Liban sont malheureusement légions.
Il y a quelques mois, après une révélation de koaci.com un groupe d'africaines avait été rapatrié du Liban après avoir réussi à échapper à leurs patrons qui leurs faisaient subir des sévices corporels et moraux.
Carolle Feby
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vendredi 20 juin 2014
Le 12 juin, la chambre préliminaire de la CPI a tranché : le procès de l'ancien président ivoirien, accusé de quatre chefs de crimes contre l'humanité, peut s'ouvrir. Une décision lourde de sens, mais qui a divisé les juges.
Le soir du 12 juin, au fond de sa cellule de Scheveningen (près de La Haye), Laurent Gbagbo a dû accuser le coup. Normal. Quand il a appris que la Cour pénale internationale (CPI) le renvoyait en procès, il a tout de suite compris qu'il risquait de rester de longues années en prison. Mais crânement, avant d'aller se coucher, il a appelé plusieurs de ses proches pour leur remonter le moral.
"Vous savez, confie l'un d'eux, nous n'avons pas le droit de l'appeler. C'est lui qui nous appelle. Et quand son numéro s'est affiché sur l'écran de mon téléphone, je me suis dit que j'aurais besoin de le rassurer. Eh bien non, c'est lui qui m'a rassuré. Il m'a même dit : "Je t'appelle parce que je sais que tu es inquiet. Il ne faut pas être abattu. Je fais de la politique depuis quarante ans et je sais que tous les coups sont permis. Je n'ai rien à me reprocher. On ira au procès et la vérité éclatera.""
Dans ses conclusions, la chambre préliminaire de la CPI retient contre l'ancien chef de l'État ivoirien quatre charges de crimes contre l'humanité : meurtres, viols, actes inhumains et persécutions. Selon les juges, ces actes ont été perpétrés après la présidentielle de novembre 2010, et plus précisément lors de quatre moments dramatiques qui ont coûté la vie à au moins 156 personnes : le 16 décembre 2010, lors d'une manifestation des pro-Ouattara vers le siège de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) ; le 3 mars 2011, lors d'une marche de femmes à Abobo ; le 17 mars, lors du bombardement au mortier dans le même quartier d'Abidjan ; et vers le 12 avril - au lendemain de la capture de Laurent Gbagbo - lors de graves exactions à Yopougon.
Pourtant, le bureau de la procureure a eu du mal à convaincre les juges de la réalité de ces accusations. En juin 2013, la chambre préliminaire de la CPI avait estimé que ses preuves ne s'appuyaient que sur des ouï-dire (des reprises de rapports d'ONG ou d'articles de presse) et lui avait demandé de revoir sa copie. Abidjan, New York, Paris... La procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, et ses adjoints ont dû alors sillonner le monde pour recueillir un maximum de documents.
Aujourd'hui, ils se félicitent d'avoir produit 22 000 pages de preuves et recueilli les déclarations de 108 témoins. Mais l'une des trois juges de la chambre n'a pas été convaincue et a émis une opinion "dissidente". La quantité ne fait pas la qualité, a-t-elle dit en substance.
C'est sur deux points que la procureure s'est battue pied à pied : la preuve d'un "plan commun" de Laurent Gbagbo et de ses proches pour rester au pouvoir au prix de la mort de civils pro-Ouattara ; et la preuve que l'ancien chef de l'État a lui-même donné l'ordre de tuer. Pour étayer ses accusations, la procureure a insisté sur l'existence, à côté de la hiérarchie militaire, d'une "structure parallèle" dirigée par Laurent Gbagbo, son épouse Simone, le "général de la jeunesse" Charles Blé Goudé, et des officiers de son ethnie comme le général Dogbo Blé.
Elle a aussi souligné que les forces de maintien de l'ordre étaient dotées d'armes de guerre (fusils-mitrailleurs, grenades à tube, mortiers). Elle a cité cette phrase de Gbagbo à son état-major, le 24 février 2011, lors de l'insurrection de la commune d'Abobo : "Il faut tenir et ne pas perdre Abobo."
Des documents confidentiels saisis chez Laurent Gbagbo
Dans un dossier très fouillé de 320 pages, le principal avocat de la défense, le Français Emmanuel Altit, a rétorqué que la procureure était "incapable de distinguer ce qui relève de l'action et de la complicité" et que les preuves d'un "plan commun" et d'une "hiérarchie parallèle" n'existaient pas. Fait intéressant : selon Altit, Laurent Gbagbo "a été choqué après la marche des femmes [du 3 mars 2011] et a envoyé sur place des officiers du Palais [pour enquêter sur les circonstances de la mort de plusieurs manifestantes]". Signe que, depuis quelques mois, le célèbre prisonnier de La Haye prend le temps d'examiner point par point les accusations portées contre lui et d'y répondre dans le détail. Signe aussi, pour les victimes et leurs familles, que le procès à venir permettra d'aller au fond des choses.
Quels sont les documents qui ont fait pencher deux des trois juges en faveur de l'accusation ? Officiellement, c'est top secret - jusqu'au procès. Mais dans Le Crocodile et le Scorpion, paru fin 2013 aux éditions du Rocher, Jean-Christophe Notin révèle que, le soir de la capture de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, Jean-Marc Simon, alors ambassadeur de France à Abidjan, et quelques limiers français de la DGSE et du GIGN, sont entrés dans sa résidence et y ont saisi des documents confidentiels.
Pour prouver que le président était le donneur d'ordre des crimes les plus graves, Bensouda écrit à la page 66 de son rapport : "Gbagbo était constamment informé. Il conservait même certains rapports dans sa propre résidence." Visiblement, madame la procureure n'a pas fait le voyage de Paris pour rien...
Dans un an ou deux, sous réserve d'une demande d'appel introduite par la défense après la décision du 12 juin, Laurent Gbagbo comparaîtra donc devant le tribunal d'instance de la CPI. Mais la partie sera serrée. "Je ne nie pas que des crimes horribles ont été commis contre des civils par les forces loyales à Laurent Gbagbo, écrit la juge "dissidente", mais à mon avis, en l'état, le dossier d'accusation n'est pas assez solide pour qu'on aille au procès."
Poursuivre un dossier pas très solide
Évidemment, Me Altit en tire argument. "Nous tenons une position de force juridique, clame-t-il. Le procureur n'a pas grand-chose pour gagner devant le tribunal. Ce sera donc le procès de la manipulation et des petits arrangements entre gens de la Françafrique." Réplique de Pascal Turlan, conseiller au bureau de la procureure : "Nous sommes convaincus que Laurent Gbagbo est responsable des quatre chefs d'accusation retenus et nous allons prendre le temps de le démontrer devant les juges de la chambre d'instance."
En attendant, c'est surtout en Côte d'Ivoire que se fait sentir l'effet de la décision du 12 juin. Du côté du pouvoir, on pousse un gros ouf de soulagement. Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, se félicite que la Cour "se donne les moyens de dire la justice". En revanche, pour Pascal Affi N'Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), "il y a un certain entêtement à poursuivre un dossier qui n'est pas très solide. C'est une sorte d'orgueil judiciaire, et le procès risque d'être difficile pour l'accusation". Pour se venger, le FPI boycottera-t-il la présidentielle d'octobre 2015 ? "On verra plus tard, répond un cadre du parti. Ne lions pas notre choix politique à cette décision de justice. On ne fait pas de la politique avec des frustrations."
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Côte d'ivoire: l'ombre d'un doute
Le 12 juin, la chambre préliminaire de la CPI a tranché : le procès de l'ancien président ivoirien, accusé de quatre chefs de crimes contre l'humanité, peut s'ouvrir. Une décision lourde de sens, mais qui a divisé les juges.
Le soir du 12 juin, au fond de sa cellule de Scheveningen (près de La Haye), Laurent Gbagbo a dû accuser le coup. Normal. Quand il a appris que la Cour pénale internationale (CPI) le renvoyait en procès, il a tout de suite compris qu'il risquait de rester de longues années en prison. Mais crânement, avant d'aller se coucher, il a appelé plusieurs de ses proches pour leur remonter le moral.
"Vous savez, confie l'un d'eux, nous n'avons pas le droit de l'appeler. C'est lui qui nous appelle. Et quand son numéro s'est affiché sur l'écran de mon téléphone, je me suis dit que j'aurais besoin de le rassurer. Eh bien non, c'est lui qui m'a rassuré. Il m'a même dit : "Je t'appelle parce que je sais que tu es inquiet. Il ne faut pas être abattu. Je fais de la politique depuis quarante ans et je sais que tous les coups sont permis. Je n'ai rien à me reprocher. On ira au procès et la vérité éclatera.""
Dans ses conclusions, la chambre préliminaire de la CPI retient contre l'ancien chef de l'État ivoirien quatre charges de crimes contre l'humanité : meurtres, viols, actes inhumains et persécutions. Selon les juges, ces actes ont été perpétrés après la présidentielle de novembre 2010, et plus précisément lors de quatre moments dramatiques qui ont coûté la vie à au moins 156 personnes : le 16 décembre 2010, lors d'une manifestation des pro-Ouattara vers le siège de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) ; le 3 mars 2011, lors d'une marche de femmes à Abobo ; le 17 mars, lors du bombardement au mortier dans le même quartier d'Abidjan ; et vers le 12 avril - au lendemain de la capture de Laurent Gbagbo - lors de graves exactions à Yopougon.
Pourtant, le bureau de la procureure a eu du mal à convaincre les juges de la réalité de ces accusations. En juin 2013, la chambre préliminaire de la CPI avait estimé que ses preuves ne s'appuyaient que sur des ouï-dire (des reprises de rapports d'ONG ou d'articles de presse) et lui avait demandé de revoir sa copie. Abidjan, New York, Paris... La procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, et ses adjoints ont dû alors sillonner le monde pour recueillir un maximum de documents.
Aujourd'hui, ils se félicitent d'avoir produit 22 000 pages de preuves et recueilli les déclarations de 108 témoins. Mais l'une des trois juges de la chambre n'a pas été convaincue et a émis une opinion "dissidente". La quantité ne fait pas la qualité, a-t-elle dit en substance.
C'est sur deux points que la procureure s'est battue pied à pied : la preuve d'un "plan commun" de Laurent Gbagbo et de ses proches pour rester au pouvoir au prix de la mort de civils pro-Ouattara ; et la preuve que l'ancien chef de l'État a lui-même donné l'ordre de tuer. Pour étayer ses accusations, la procureure a insisté sur l'existence, à côté de la hiérarchie militaire, d'une "structure parallèle" dirigée par Laurent Gbagbo, son épouse Simone, le "général de la jeunesse" Charles Blé Goudé, et des officiers de son ethnie comme le général Dogbo Blé.
Elle a aussi souligné que les forces de maintien de l'ordre étaient dotées d'armes de guerre (fusils-mitrailleurs, grenades à tube, mortiers). Elle a cité cette phrase de Gbagbo à son état-major, le 24 février 2011, lors de l'insurrection de la commune d'Abobo : "Il faut tenir et ne pas perdre Abobo."
Des documents confidentiels saisis chez Laurent Gbagbo
Dans un dossier très fouillé de 320 pages, le principal avocat de la défense, le Français Emmanuel Altit, a rétorqué que la procureure était "incapable de distinguer ce qui relève de l'action et de la complicité" et que les preuves d'un "plan commun" et d'une "hiérarchie parallèle" n'existaient pas. Fait intéressant : selon Altit, Laurent Gbagbo "a été choqué après la marche des femmes [du 3 mars 2011] et a envoyé sur place des officiers du Palais [pour enquêter sur les circonstances de la mort de plusieurs manifestantes]". Signe que, depuis quelques mois, le célèbre prisonnier de La Haye prend le temps d'examiner point par point les accusations portées contre lui et d'y répondre dans le détail. Signe aussi, pour les victimes et leurs familles, que le procès à venir permettra d'aller au fond des choses.
Quels sont les documents qui ont fait pencher deux des trois juges en faveur de l'accusation ? Officiellement, c'est top secret - jusqu'au procès. Mais dans Le Crocodile et le Scorpion, paru fin 2013 aux éditions du Rocher, Jean-Christophe Notin révèle que, le soir de la capture de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, Jean-Marc Simon, alors ambassadeur de France à Abidjan, et quelques limiers français de la DGSE et du GIGN, sont entrés dans sa résidence et y ont saisi des documents confidentiels.
Pour prouver que le président était le donneur d'ordre des crimes les plus graves, Bensouda écrit à la page 66 de son rapport : "Gbagbo était constamment informé. Il conservait même certains rapports dans sa propre résidence." Visiblement, madame la procureure n'a pas fait le voyage de Paris pour rien...
Dans un an ou deux, sous réserve d'une demande d'appel introduite par la défense après la décision du 12 juin, Laurent Gbagbo comparaîtra donc devant le tribunal d'instance de la CPI. Mais la partie sera serrée. "Je ne nie pas que des crimes horribles ont été commis contre des civils par les forces loyales à Laurent Gbagbo, écrit la juge "dissidente", mais à mon avis, en l'état, le dossier d'accusation n'est pas assez solide pour qu'on aille au procès."
Poursuivre un dossier pas très solide
Évidemment, Me Altit en tire argument. "Nous tenons une position de force juridique, clame-t-il. Le procureur n'a pas grand-chose pour gagner devant le tribunal. Ce sera donc le procès de la manipulation et des petits arrangements entre gens de la Françafrique." Réplique de Pascal Turlan, conseiller au bureau de la procureure : "Nous sommes convaincus que Laurent Gbagbo est responsable des quatre chefs d'accusation retenus et nous allons prendre le temps de le démontrer devant les juges de la chambre d'instance."
En attendant, c'est surtout en Côte d'Ivoire que se fait sentir l'effet de la décision du 12 juin. Du côté du pouvoir, on pousse un gros ouf de soulagement. Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, se félicite que la Cour "se donne les moyens de dire la justice". En revanche, pour Pascal Affi N'Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), "il y a un certain entêtement à poursuivre un dossier qui n'est pas très solide. C'est une sorte d'orgueil judiciaire, et le procès risque d'être difficile pour l'accusation". Pour se venger, le FPI boycottera-t-il la présidentielle d'octobre 2015 ? "On verra plus tard, répond un cadre du parti. Ne lions pas notre choix politique à cette décision de justice. On ne fait pas de la politique avec des frustrations."
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samedi 14 juin 2014
BUSINESS
Pierre Ricau est analyste de marché chez Rongead.
Alors que les récoltes de l'anacarde, communément appelée noix de cajou, tirent à leur fin (elles durent d'avril à juin), on s'attend à une bonne campagne 2014 pour les producteurs ouest-africains. Après un début d'année 2013 marqué par une baisse des cours en raison d'une demande faible, la noix de cajou brute commercialisée sur le marché de gré à gré a vu ses prix repartir à la hausse, pour se situer actuellement entre 900 et 1 100 dollars la tonne FOB (free on board) au niveau des ports africains.
Cette tendance, soutenue par la reprise de la consommation de cette matière première agricole aux États-Unis (+ 8 % sur un an) et en Europe (+ 3 %), offre donc un contexte favorable pour le développement de la filière chez les deux principaux producteurs ouest-africains que sont la Côte d'Ivoire (500 000 tonnes par an) et la Guinée-Bissau (150 000 t/an).
Producteurs
Le premier, dont le verger est plus jeune, devrait voir sa production augmenter plus rapidement. Mais c'est le second, dont le produit est de meilleure qualité, qui pourrait tirer le plus grand profit de cette conjoncture favorable. Après le bon déroulement des récentes élections générales qui s'y sont tenues et les perspectives de stabilité politique et sécuritaire qu'elle retrouve, la Guinée-Bissau, dont 80 % de la population dépend de la noix cajou, pourrait attirer davantage d'investisseurs et accroître les revenus tirés de cette matière première qui est son principal produit d'exportation.
Le pays pourrait d'ailleurs créer davantage de valeur grâce à des projets de transformation locale si la stabilité politique redonne confiance aux investisseurs. Un domaine dans lequel il ne présente aujourd'hui aucune dynamique, alors que la Côte d'Ivoire, elle, transforme déjà sur place près de 10 % de sa production totale et a pour objectif de porter cette part à 30 % à moyen terme.
SANTE EN BREF
Épargnée jusqu'ici par le virus Ebola qui a fait plus de 200 morts depuis janvier en Guinée voisine, la Côte d'Ivoire a déploré vendredi un "relâchement de la vigilance" face à l'épidémie.
Même si aucun cas suspect d'Ebola n'a été détecté dans le pays, les autorités ivoiriennes ont déploré, le 13 juin, un "relâchement de la vigilance" face à cette épidémie qui a fait plus de 200 morts en Guinée voisine depuis ses débuts en janvier.
Depuis fin mars pourtant, la Côte d'Ivoire avait pris des mesures pour éviter la propagation du virus dans son territoire. Des équipes médicales stationnées le long de la frontière ivoirienne, qui n'est située qu'à 140 ou 150 kilomètres du foyer supposé en Guinée, contrôlent toujours les passants pour déceler des cas suspects. En revanche, les recommandations visant à éviter de consommer ou manipuler de la "viande de brousse", soit du gibier, à commencer par l'agouti, un gros rongeur, ne sont plus suivies.
Les Ivoiriens baissent de vigilance
"Les mesures sont de moins en moins respectées. Les populations baissent de vigilance et commencent à reprendre des habitudes qui pourraient nous exposer" à des cas de contamination, a déploré le professeur Simplice Dagnan, directeur de l'Institut national d'hygiène publique.
La chasse des gibiers interdits a "repris dans certaines régions du pays", a-t-il poursuivi, malgré le risque "encore permanent" d'épidémie. Du fait de frontières communes avec la Guinée, "la maladie peut être introduite ici, si on n'y prend garde. Seul le respect des mesures peut nous protéger", a-t-il martelé.
(Avec AFP)
Source : JEUNEAFRIQUE
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Cote d'ivoire en Bref
BUSINESS
Pierre Ricau est analyste de marché chez Rongead.
Alors que les récoltes de l'anacarde, communément appelée noix de cajou, tirent à leur fin (elles durent d'avril à juin), on s'attend à une bonne campagne 2014 pour les producteurs ouest-africains. Après un début d'année 2013 marqué par une baisse des cours en raison d'une demande faible, la noix de cajou brute commercialisée sur le marché de gré à gré a vu ses prix repartir à la hausse, pour se situer actuellement entre 900 et 1 100 dollars la tonne FOB (free on board) au niveau des ports africains.
Cette tendance, soutenue par la reprise de la consommation de cette matière première agricole aux États-Unis (+ 8 % sur un an) et en Europe (+ 3 %), offre donc un contexte favorable pour le développement de la filière chez les deux principaux producteurs ouest-africains que sont la Côte d'Ivoire (500 000 tonnes par an) et la Guinée-Bissau (150 000 t/an).
Producteurs
Le premier, dont le verger est plus jeune, devrait voir sa production augmenter plus rapidement. Mais c'est le second, dont le produit est de meilleure qualité, qui pourrait tirer le plus grand profit de cette conjoncture favorable. Après le bon déroulement des récentes élections générales qui s'y sont tenues et les perspectives de stabilité politique et sécuritaire qu'elle retrouve, la Guinée-Bissau, dont 80 % de la population dépend de la noix cajou, pourrait attirer davantage d'investisseurs et accroître les revenus tirés de cette matière première qui est son principal produit d'exportation.
Le pays pourrait d'ailleurs créer davantage de valeur grâce à des projets de transformation locale si la stabilité politique redonne confiance aux investisseurs. Un domaine dans lequel il ne présente aujourd'hui aucune dynamique, alors que la Côte d'Ivoire, elle, transforme déjà sur place près de 10 % de sa production totale et a pour objectif de porter cette part à 30 % à moyen terme.
SANTE EN BREF
Épargnée jusqu'ici par le virus Ebola qui a fait plus de 200 morts depuis janvier en Guinée voisine, la Côte d'Ivoire a déploré vendredi un "relâchement de la vigilance" face à l'épidémie.
Même si aucun cas suspect d'Ebola n'a été détecté dans le pays, les autorités ivoiriennes ont déploré, le 13 juin, un "relâchement de la vigilance" face à cette épidémie qui a fait plus de 200 morts en Guinée voisine depuis ses débuts en janvier.
Depuis fin mars pourtant, la Côte d'Ivoire avait pris des mesures pour éviter la propagation du virus dans son territoire. Des équipes médicales stationnées le long de la frontière ivoirienne, qui n'est située qu'à 140 ou 150 kilomètres du foyer supposé en Guinée, contrôlent toujours les passants pour déceler des cas suspects. En revanche, les recommandations visant à éviter de consommer ou manipuler de la "viande de brousse", soit du gibier, à commencer par l'agouti, un gros rongeur, ne sont plus suivies.
Les Ivoiriens baissent de vigilance
"Les mesures sont de moins en moins respectées. Les populations baissent de vigilance et commencent à reprendre des habitudes qui pourraient nous exposer" à des cas de contamination, a déploré le professeur Simplice Dagnan, directeur de l'Institut national d'hygiène publique.
La chasse des gibiers interdits a "repris dans certaines régions du pays", a-t-il poursuivi, malgré le risque "encore permanent" d'épidémie. Du fait de frontières communes avec la Guinée, "la maladie peut être introduite ici, si on n'y prend garde. Seul le respect des mesures peut nous protéger", a-t-il martelé.
(Avec AFP)
Source : JEUNEAFRIQUE
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Le Manidem demande aux parlementaires de boycotter la séance prévue à l'hémicycle avec le président de l'Assemblée nationale ivoirienne.
Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire.
La déclaration du bureau politique du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) fait suite à une décision prise par le Comité exécutif national (Nec) du Social democratic front (Sdf). A priori, le Manidem demande au groupe parlementaire du Sdf d'«exiger le boycott de la séance parlementaire qui va accueillir Soro.» Tout comme la même formation politique «demande également à tous les parlementaires patriotes africains de boycotter cette séance de l'Assemblée». Sans ambages, le Manidem entend manifester son aversion à l'arrivée de l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne au Cameroun. Arrivé au Cameroun hier, Guillaume Soro devrait prendre la parole devant les députés de la Chambre basse ce jour. Difficile pour l'instant de déduire de l'esprit de son propos même si des supputations font état d'un resserrement des liens de coopération entre le Cameroun et la Côte d'Ivoire. Peu ou prou intéressé par les détails de cette visite, le Manidem monte au créneau.
«Le Manidem pour sa part a décidé de soutenir depuis 2002 avec l'Upc des fidèles, la juste lutte du peuple ivoirien avec à sa tête le président Laurent Gbagbo.» Des raisons pour le communiqué cosigné du secrétaire général de cette formation politique, Martin Richard Ntondo et de son secrétaire national à la formation, Jean Emmanuel Mpouma de se féliciter du fait que «Le Manidem est heureux de constater qu'il a été rejoint dans sa position panafricaniste par ceux-là mêmes qui ont lâché Gbagbo, tout en étant membres de l'International socialiste». La déclaration du Manidem signée le 10 juin 2014 ne cache pas le soutien de cette formation politique «au peuple ivoirien et à son président légitime Laurent Gbagbo dont il exige la libération.» Une libération qui, à en croire la déclaration du Manidem, «constitue un gage primordial d'une réconciliation véritable en Côte d'Ivoire». Un rêve, soutient la déclaration du Manidem, «est devenu celui de tout le continent africain.»
Source : © Le Messager
Par Joseph OLINGA N.
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Focal: Dénonciations
Outre l'appel au boycott de la prise de parole de l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne à la Chambre basse camerounaise, le Manidem, dans sa déclaration rendue publique le 10 juin 2014 dénonce «Les manœuvres politiques néocoloniales du gouvernement français de quelque coloration que ce soit; la répression et le harcèlement dont ne cessent d'être victimes les militants du Front populaire ivoirien (Fpi) ainsi que les populations ; la tentative du gouvernement illégitime de Ouattara-Soro de faire du Cameroun une espèce de base arrière.» Mais aussi, les dénonciations du bureau politique du Manidem évoquent «l'accord conclu à coup de milliards FCfa entre les gouvernements français et camerounais pour la formation à l'Ecole militaire interarmées (Emia) d'officiers ivoiriens.»
J.O.N.
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Portrait: Le Soro que le Cameroun accueille
Le président de l'Assemblée nationale de la République de Côte-d'Ivoire Guillaume Soro est au Cameroun depuis hier, ce jusqu'au 14 juin prochain, pour une visite de travail et d'amitié, à l'invitation de son homologue camerounais, l'Honorable Cavaye Yéguié Djibril. Ce sera sa première visite officielle dans ce pays d'Afrique centrale.
Biographie atypique
Guillaume Kigbafori Soro est né le 8 mai 1972 à Kofiplé, sous-préfecture de Diawala, dans le département de Ferkessédougou. Il est originaire du nord de la Côte d'Ivoire, et de religion catholique. Ancien pensionnaire du petit séminaire de Katiola (1985) et du Lycée classique de Bouaké (1988), Soro est diplômé du département d'anglais de la Faculté des lettres, art et sciences humaines de l'Université de Cocody-Abidjan. Après la Côte d'Ivoire, Soro Guillaume poursuit ses études en France où il s'inscrit en anglais à Paris VII et en Sciences politiques à Paris VIII. Il revient au pays quelques semaines avant les événements du 19 décembre 1999. Après les périodes troubles d'octobre, décembre 2000 et de janvier 2001, il est contraint à l'exil. Un parcours académique qui va très vite avorter … et prendre une toute autre trajectoire, en raison de sa verve syndicaliste.
Syndicaliste dans l'âme
L'esprit syndicaliste qui va animer Guillaume Soro n'est pas spontané. Tout commence depuis sa tendre jeunesse. Au Petit Séminaire où il effectue une partie de ses études secondaires, il va s'illustrer comme meneur d'une grève (fait d'ailleurs très rare en cette époque) qui se solde par un échec. En 1991, Soro rallie la Fédération estudiantine et scolaire de Côte-d'Ivoire (Fesci), mouvement estudiantin d'obédience socialiste. Un tremplin qui va lui donner l'occasion de côtoyer la «gauche» ivoirienne. Le Che comme on le surnommait lorsqu'il était étudiant, ou encore Bogotha, s'est engagé politiquement très tôt. Il avait à peine 23 ans lorsqu'il prit de haute lutte, la Fesci, de 1995 à 1998. Il en sera le secrétaire général de 1994 à décembre 1998. Cela lui vaudra en tout six séjours carcéraux et plusieurs arrestations à cette époque après des manifestations, avec en prime, le statut de prisonnier d'opinion par Amnesty International en 1995 et homme de l'année en Côte-d'Ivoire en 1997 par le quotidien Ivoire Soir. L'année 1997 va marquer un tournant décisif de sa vie, lorsque la fédération estudiantine organise sous sa férule, le mouvement étudiant le plus important que la Côte-d'Ivoire ait jamais connu.
Caméléon politique
C'est le Front populaire ivoirien qui contribua à l'émergence de Soro sur la scène politique nationale afin de combattre le pouvoir d'Houphouët Boigny, sans avoir pris la peine d'approfondir son degré de conscience patriotique et politique. Laurent Koudou Gbagbo est l'un de ses maîtres à penser, lorsqu'il le rencontre en 1994. Un mariage de raison au cours duquel le jeune Soro est fasciné par le leader du Fpi. « J'avais un véritable respect pour lui », affirme Soro dans son roman autobiographique « Pourquoi je suis devenu rebelle, la Côte-d'Ivoire au bord du gouffre ». Pourtant, quatre ans après, c'est la rupture entre les deux hommes. La pomme de discorde : Charles Blé Goudé.
À la suite de quelques remous au sein de l'organisation estudiantine, il rejoint la «droite» ivoirienne conduite par le Rassemblement des républicains (Rdr) d'Alassane Dramane Ouattara (Ado). Par la suite avec quelques soldats nordistes, il créé le Mpci, dont il deviendra le secrétaire général, pour attaquer le Fpi. En décembre 1999, on le voit contre toute attente aux côtés du général Robert Guéï après son coup d'État réussi, mais il s'oppose à lui et s'allie à Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle de 2010. Selon certains analystes de la géopolitique ivoirienne, Soro ne serait ni plus, ni moins que l'instrument des hommes politiques ivoiriens dans leur règlement de comptes. En ce sens que le mouvement qu'il dirige n'a pas une véritable philosophie politique.
«Seigneur de la guerre»
Contraint de s'exiler après les événements d'octobre, décembre et janvier 2001, c'est cet épisode qui marque un tournant dans son engagement politique, et va le conduire à la tête du Mouvement patriotique de Côte-d'Ivoire (Mpci), maître d'œuvre du coup d'État de septembre 2002. Lorsque la rébellion éclate le 19 septembre 2002, c`est encore lui qui accepte d`en porter le chapeau. Cette situation est selon lui, la résultante de l'ivoirité. Il fera ses armes diplomatiques à toutes les négociations internationales: Lomé, Linas-Marcoussis, Pretoria, Abuja… À l'issue de l'échec des négociations de Lomé, Soro est désigné le 22 décembre 2002, premier responsable des trois mouvements qui contrôlent 48 % du pays entre 2002 et 2007: Mouvement des jeunes patriotes (Mjp), Mouvement populaire ivoirien du Grand-Ouest (Mpigo) et Mouvement patriotique de Côte-d'Ivoire (Mpci).
Cour pénale internationale
23 février 2012, coup de tonnerre ! Un communiqué de presse de la Cpi déclare : « Le 22 février 2012, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale a décidé d'élargir son autorisation d'enquêter sur la situation en Côte-d'Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010. » Pour la Cpi, les violences survenues en Côte-d'Ivoire pendant cette période y compris ceux qui auraient eu lieu depuis le 28 novembre 2010, doivent être traitées comme une seule et même situation. Visiblement, Guillaume Soro est visé, si tant est que la Cpi dont la politique vise essentiellement les plus hauts responsables (dans la hiérarchie de la chaîne de responsabilité) des crimes relevant de sa compétence à savoir, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, élargit le cadre temporel de l'enquête à la période de 2002 à 2010.
Dans la foulée, Soro contre-attaque. Menaçant au passage la France et l'Onu. Le 4 juillet 2012, il va se confier sur les antennes de France 24. « Si on m'attaque, je mouille tout le monde. » Ou encore «J'ai dirigé en tant que Premier ministre, ministre de la Défense, les forces républicaines de Côte d'Ivoire qui ont agi de concert avec la communauté internationale, je dis bien la communauté internationale en légitime défense…» Ce sont les lignes de défense que Guillaume Soro choisit d'adopter face aux menaces de transfèrement à la Cpi dont il fait l'objet.
La dernière actualité est marquée par ses récents démêlés avec Alassane Dramane Ouattara, suite à une déclaration faite en 2013, et qui aurait déteint les rapports entre les deux hommes. Soro aurait confié à une haute personnalité de la Commission de l'union africaine, que « c'est Gbagbo qui a gagné l'élection présidentielle de novembre 2010. » Une révélation troublante pour Ouattara, qui a rappelé à la raison le président de l'Assemblée nationale. Au point de remettre sur la table le dossier de son arrestation et de son transfèrement éventuel à la Cour pénale internationale (Cpi). Le torchon brûle-t-il entre les deux hommes ? Les échéances électorales de 2015 permettront d'y voir un peu plus clair.
Par Gibrile KENFACK TSABDO (Cp)
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Cameroun/Cote d’Ivoire – En visite au Cameroun: Guillaume Soro désavoué par des opposants
Le Manidem demande aux parlementaires de boycotter la séance prévue à l'hémicycle avec le président de l'Assemblée nationale ivoirienne.
Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire.
La déclaration du bureau politique du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) fait suite à une décision prise par le Comité exécutif national (Nec) du Social democratic front (Sdf). A priori, le Manidem demande au groupe parlementaire du Sdf d'«exiger le boycott de la séance parlementaire qui va accueillir Soro.» Tout comme la même formation politique «demande également à tous les parlementaires patriotes africains de boycotter cette séance de l'Assemblée». Sans ambages, le Manidem entend manifester son aversion à l'arrivée de l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne au Cameroun. Arrivé au Cameroun hier, Guillaume Soro devrait prendre la parole devant les députés de la Chambre basse ce jour. Difficile pour l'instant de déduire de l'esprit de son propos même si des supputations font état d'un resserrement des liens de coopération entre le Cameroun et la Côte d'Ivoire. Peu ou prou intéressé par les détails de cette visite, le Manidem monte au créneau.
«Le Manidem pour sa part a décidé de soutenir depuis 2002 avec l'Upc des fidèles, la juste lutte du peuple ivoirien avec à sa tête le président Laurent Gbagbo.» Des raisons pour le communiqué cosigné du secrétaire général de cette formation politique, Martin Richard Ntondo et de son secrétaire national à la formation, Jean Emmanuel Mpouma de se féliciter du fait que «Le Manidem est heureux de constater qu'il a été rejoint dans sa position panafricaniste par ceux-là mêmes qui ont lâché Gbagbo, tout en étant membres de l'International socialiste». La déclaration du Manidem signée le 10 juin 2014 ne cache pas le soutien de cette formation politique «au peuple ivoirien et à son président légitime Laurent Gbagbo dont il exige la libération.» Une libération qui, à en croire la déclaration du Manidem, «constitue un gage primordial d'une réconciliation véritable en Côte d'Ivoire». Un rêve, soutient la déclaration du Manidem, «est devenu celui de tout le continent africain.»
Source : © Le Messager
Par Joseph OLINGA N.
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Focal: Dénonciations
Outre l'appel au boycott de la prise de parole de l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne à la Chambre basse camerounaise, le Manidem, dans sa déclaration rendue publique le 10 juin 2014 dénonce «Les manœuvres politiques néocoloniales du gouvernement français de quelque coloration que ce soit; la répression et le harcèlement dont ne cessent d'être victimes les militants du Front populaire ivoirien (Fpi) ainsi que les populations ; la tentative du gouvernement illégitime de Ouattara-Soro de faire du Cameroun une espèce de base arrière.» Mais aussi, les dénonciations du bureau politique du Manidem évoquent «l'accord conclu à coup de milliards FCfa entre les gouvernements français et camerounais pour la formation à l'Ecole militaire interarmées (Emia) d'officiers ivoiriens.»
J.O.N.
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Portrait: Le Soro que le Cameroun accueille
Le président de l'Assemblée nationale de la République de Côte-d'Ivoire Guillaume Soro est au Cameroun depuis hier, ce jusqu'au 14 juin prochain, pour une visite de travail et d'amitié, à l'invitation de son homologue camerounais, l'Honorable Cavaye Yéguié Djibril. Ce sera sa première visite officielle dans ce pays d'Afrique centrale.
Biographie atypique
Guillaume Kigbafori Soro est né le 8 mai 1972 à Kofiplé, sous-préfecture de Diawala, dans le département de Ferkessédougou. Il est originaire du nord de la Côte d'Ivoire, et de religion catholique. Ancien pensionnaire du petit séminaire de Katiola (1985) et du Lycée classique de Bouaké (1988), Soro est diplômé du département d'anglais de la Faculté des lettres, art et sciences humaines de l'Université de Cocody-Abidjan. Après la Côte d'Ivoire, Soro Guillaume poursuit ses études en France où il s'inscrit en anglais à Paris VII et en Sciences politiques à Paris VIII. Il revient au pays quelques semaines avant les événements du 19 décembre 1999. Après les périodes troubles d'octobre, décembre 2000 et de janvier 2001, il est contraint à l'exil. Un parcours académique qui va très vite avorter … et prendre une toute autre trajectoire, en raison de sa verve syndicaliste.
Syndicaliste dans l'âme
L'esprit syndicaliste qui va animer Guillaume Soro n'est pas spontané. Tout commence depuis sa tendre jeunesse. Au Petit Séminaire où il effectue une partie de ses études secondaires, il va s'illustrer comme meneur d'une grève (fait d'ailleurs très rare en cette époque) qui se solde par un échec. En 1991, Soro rallie la Fédération estudiantine et scolaire de Côte-d'Ivoire (Fesci), mouvement estudiantin d'obédience socialiste. Un tremplin qui va lui donner l'occasion de côtoyer la «gauche» ivoirienne. Le Che comme on le surnommait lorsqu'il était étudiant, ou encore Bogotha, s'est engagé politiquement très tôt. Il avait à peine 23 ans lorsqu'il prit de haute lutte, la Fesci, de 1995 à 1998. Il en sera le secrétaire général de 1994 à décembre 1998. Cela lui vaudra en tout six séjours carcéraux et plusieurs arrestations à cette époque après des manifestations, avec en prime, le statut de prisonnier d'opinion par Amnesty International en 1995 et homme de l'année en Côte-d'Ivoire en 1997 par le quotidien Ivoire Soir. L'année 1997 va marquer un tournant décisif de sa vie, lorsque la fédération estudiantine organise sous sa férule, le mouvement étudiant le plus important que la Côte-d'Ivoire ait jamais connu.
Caméléon politique
C'est le Front populaire ivoirien qui contribua à l'émergence de Soro sur la scène politique nationale afin de combattre le pouvoir d'Houphouët Boigny, sans avoir pris la peine d'approfondir son degré de conscience patriotique et politique. Laurent Koudou Gbagbo est l'un de ses maîtres à penser, lorsqu'il le rencontre en 1994. Un mariage de raison au cours duquel le jeune Soro est fasciné par le leader du Fpi. « J'avais un véritable respect pour lui », affirme Soro dans son roman autobiographique « Pourquoi je suis devenu rebelle, la Côte-d'Ivoire au bord du gouffre ». Pourtant, quatre ans après, c'est la rupture entre les deux hommes. La pomme de discorde : Charles Blé Goudé.
À la suite de quelques remous au sein de l'organisation estudiantine, il rejoint la «droite» ivoirienne conduite par le Rassemblement des républicains (Rdr) d'Alassane Dramane Ouattara (Ado). Par la suite avec quelques soldats nordistes, il créé le Mpci, dont il deviendra le secrétaire général, pour attaquer le Fpi. En décembre 1999, on le voit contre toute attente aux côtés du général Robert Guéï après son coup d'État réussi, mais il s'oppose à lui et s'allie à Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle de 2010. Selon certains analystes de la géopolitique ivoirienne, Soro ne serait ni plus, ni moins que l'instrument des hommes politiques ivoiriens dans leur règlement de comptes. En ce sens que le mouvement qu'il dirige n'a pas une véritable philosophie politique.
«Seigneur de la guerre»
Contraint de s'exiler après les événements d'octobre, décembre et janvier 2001, c'est cet épisode qui marque un tournant dans son engagement politique, et va le conduire à la tête du Mouvement patriotique de Côte-d'Ivoire (Mpci), maître d'œuvre du coup d'État de septembre 2002. Lorsque la rébellion éclate le 19 septembre 2002, c`est encore lui qui accepte d`en porter le chapeau. Cette situation est selon lui, la résultante de l'ivoirité. Il fera ses armes diplomatiques à toutes les négociations internationales: Lomé, Linas-Marcoussis, Pretoria, Abuja… À l'issue de l'échec des négociations de Lomé, Soro est désigné le 22 décembre 2002, premier responsable des trois mouvements qui contrôlent 48 % du pays entre 2002 et 2007: Mouvement des jeunes patriotes (Mjp), Mouvement populaire ivoirien du Grand-Ouest (Mpigo) et Mouvement patriotique de Côte-d'Ivoire (Mpci).
Cour pénale internationale
23 février 2012, coup de tonnerre ! Un communiqué de presse de la Cpi déclare : « Le 22 février 2012, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale a décidé d'élargir son autorisation d'enquêter sur la situation en Côte-d'Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010. » Pour la Cpi, les violences survenues en Côte-d'Ivoire pendant cette période y compris ceux qui auraient eu lieu depuis le 28 novembre 2010, doivent être traitées comme une seule et même situation. Visiblement, Guillaume Soro est visé, si tant est que la Cpi dont la politique vise essentiellement les plus hauts responsables (dans la hiérarchie de la chaîne de responsabilité) des crimes relevant de sa compétence à savoir, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, élargit le cadre temporel de l'enquête à la période de 2002 à 2010.
Dans la foulée, Soro contre-attaque. Menaçant au passage la France et l'Onu. Le 4 juillet 2012, il va se confier sur les antennes de France 24. « Si on m'attaque, je mouille tout le monde. » Ou encore «J'ai dirigé en tant que Premier ministre, ministre de la Défense, les forces républicaines de Côte d'Ivoire qui ont agi de concert avec la communauté internationale, je dis bien la communauté internationale en légitime défense…» Ce sont les lignes de défense que Guillaume Soro choisit d'adopter face aux menaces de transfèrement à la Cpi dont il fait l'objet.
La dernière actualité est marquée par ses récents démêlés avec Alassane Dramane Ouattara, suite à une déclaration faite en 2013, et qui aurait déteint les rapports entre les deux hommes. Soro aurait confié à une haute personnalité de la Commission de l'union africaine, que « c'est Gbagbo qui a gagné l'élection présidentielle de novembre 2010. » Une révélation troublante pour Ouattara, qui a rappelé à la raison le président de l'Assemblée nationale. Au point de remettre sur la table le dossier de son arrestation et de son transfèrement éventuel à la Cour pénale internationale (Cpi). Le torchon brûle-t-il entre les deux hommes ? Les échéances électorales de 2015 permettront d'y voir un peu plus clair.
Par Gibrile KENFACK TSABDO (Cp)
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Le Chef de l’Etat, S.E.M. Paul Biya a reçu en audience, ce vendredi 13 juin 2014 au Palais de l’Unité, M. Guillaume Soro, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire en visite de travail au Cameroun. Au centre des entretiens, des questions de coopération bilatérale, de sécurité et de paix en Afrique.
Paul Biya a reçu en audience, le vendredi 13 juin 2014 au Palais de l’Unité, Guillaume Soro.
S’exprimant devant la presse nationale et internationale au perron du Palais de l’Unité, M. Guillaume Soro a remercié le Président de la République du Cameroun qui l’a « reçu longuement et de façon exceptionnelle », mais également pour les mots aimables de chaleurs ainsi que les salutations fraternelles qu’il a bien voulu adresser à son homologue, le Président Alassane Dramane Ouattara de Côte- d’Ivoire.
Pour l’hôte du Chef de l’Etat, ce fut une audience fructueuse au cours de laquelle ont été évoqués le renforcement de la coopération entre Yaoundé et Abidjan, l’agenda politique des deux pays, les questions de paix et sécurité en Afrique, et les grandes questions d’actualité internationale.
S’agissant des questions de politique intérieure, M. Guillaume Soro s’est dit touché par les conseils qu’il a spontanément reçu du Chef de l’Etat camerounais, des conseils d’un sage africain, pétri d’expériences dans la gestion des affaires de l’Etat.
Invité par les journalistes à dresser un premier bilan de son séjour au Cameroun, le Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne s’est dit émerveillé par le déroulement de cette visite au cours de laquelle les camerounais ont fait montre d’une grande hospitalité. L’attachement soutenue des hautes autorités camerounaises, et l’enthousiasme des populations en général à son endroit sont la preuve, de l’excellence des relations entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun, a-t-il affirmé.
M. Guillaume Soro qui était accompagné au Palais de l’Unité de M. Adama Dosso, Ambassadeur de Côte-d’Ivoire au Cameroun. En souvenir de ce séjour en terre camerounaise, il a reçu de merveilleux cadeaux des mains du Chef de l’Etat.
C’est en homme satisfait et comblé d’avoir bien rempli une mission qu’il s’apprête à quitter notre pays, au terme d’une visite de travail de 05 jours.
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Paul a reçu Guillaume Soro à Etoudi
Le Chef de l’Etat, S.E.M. Paul Biya a reçu en audience, ce vendredi 13 juin 2014 au Palais de l’Unité, M. Guillaume Soro, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire en visite de travail au Cameroun. Au centre des entretiens, des questions de coopération bilatérale, de sécurité et de paix en Afrique.
Paul Biya a reçu en audience, le vendredi 13 juin 2014 au Palais de l’Unité, Guillaume Soro.
S’exprimant devant la presse nationale et internationale au perron du Palais de l’Unité, M. Guillaume Soro a remercié le Président de la République du Cameroun qui l’a « reçu longuement et de façon exceptionnelle », mais également pour les mots aimables de chaleurs ainsi que les salutations fraternelles qu’il a bien voulu adresser à son homologue, le Président Alassane Dramane Ouattara de Côte- d’Ivoire.
Pour l’hôte du Chef de l’Etat, ce fut une audience fructueuse au cours de laquelle ont été évoqués le renforcement de la coopération entre Yaoundé et Abidjan, l’agenda politique des deux pays, les questions de paix et sécurité en Afrique, et les grandes questions d’actualité internationale.
S’agissant des questions de politique intérieure, M. Guillaume Soro s’est dit touché par les conseils qu’il a spontanément reçu du Chef de l’Etat camerounais, des conseils d’un sage africain, pétri d’expériences dans la gestion des affaires de l’Etat.
Invité par les journalistes à dresser un premier bilan de son séjour au Cameroun, le Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne s’est dit émerveillé par le déroulement de cette visite au cours de laquelle les camerounais ont fait montre d’une grande hospitalité. L’attachement soutenue des hautes autorités camerounaises, et l’enthousiasme des populations en général à son endroit sont la preuve, de l’excellence des relations entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun, a-t-il affirmé.
M. Guillaume Soro qui était accompagné au Palais de l’Unité de M. Adama Dosso, Ambassadeur de Côte-d’Ivoire au Cameroun. En souvenir de ce séjour en terre camerounaise, il a reçu de merveilleux cadeaux des mains du Chef de l’Etat.
C’est en homme satisfait et comblé d’avoir bien rempli une mission qu’il s’apprête à quitter notre pays, au terme d’une visite de travail de 05 jours.
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lundi 26 mai 2014
La ministre ivoirienne de la communication lors de sa visite de travail au Cameroun traitée de «bordelle»
jeudi 22 mai 2014
Quelque 150 prisonniers pro-Gbagbo doivent être libérés jeudi dans l'après-midi. L'annonce a été faite à la mi-journée par Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, après la reprise des discussions avec le gouvernement.
"Cent-cinquante prisonniers pro-Gbagbo seront libérés dans les heures à venir", a confié Pascal Affi N'guessan, le chef du principal parti d'opposition, le Front populaire ivoirien (FPI), au sortir d'une rencontre avec une délégation gouvernementale, jeudi 22 mai, la première officielle depuis juin 2013. Ces 150 personnes devraient être mises en liberté provisoire dans la journée.
Le FPI avait avancé une liste d'environ 700 noms de personnes qui ont été, selon lui, incarcérées pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Suite à des recherches au sein de l'administration pénitentiaire, le gouvernement n'a reconnu l'incarcération que de 200 détenus et décidé d'en libérer, donc, 150.
Ces libérations font suite au dégel de cinquantes comptes bancaires de personnalités proches de Laurent Gbagbo, annoncé mercredi 21 mai par la justice ivoirienne, dont celui de Gilbert Marie Aké N'Gbo, son dernier Premier ministre. Selon un communiqué du parquet, relayé par l'Agence de presse africaine (APA), le procureur de la République d'Abidjan-Plateau, Richard Christophe Adou, a en effet procédé au "dégel des comptes bancaires de cinquante personnalités dont les comptes avaient été gelés suite à la crise postélectorale".
"Le parquet continue d'analyser les requêtes présentées (…) D'autres dégels pourront être incessamment faits", ajoute le communiqué. Quelque 43 comptes avaient déjà été dégelés début avril.
La réconciliation en ligne de mire
Quelque 300 personnes avaient vu leurs comptes gelés consécutivement à la crise postélectorale, selon le du Front populaire ivoirien (FPI), pour qui "la confiscation des biens et des domiciles des militants de l'opposition" et "le gel des avoirs et des comptes bancaires" de ses responsables entravent le processus de réconciliation.
Ces derniers mois, les autorités d'Abidjan ont multiplié les démarches d'apaisement alors que la tension était montée d'un cran après le lancement de l'opération de recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), le 17 mars, et la remise cinq jours plus tard de l'ex-leader pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé à la CPI.
Reprise du dialogue entre FPI et opposition
Cette mesure intervient alors que le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI), reprennent depuis jeudi 22 mai le dialogue politique interrompu il y a près d'un an. Le président du FPI, Pascal Affi N'guessan, a ainsi annoncé jeudi que son parti est "totalement engagé" dans ce processus.
"Nous sommes venus répondre à cette invitation pour manifester notre disponibilité constante de participer au dialogue politique. Nous sommes totalement engagés dans cette voie parce que c'est par celle-ci que la Côte d'Ivoire peut surmonter ses difficultés", a-t-il déclaré.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Réconciliation ivoirienne
Côte d'Ivoire : 150 prisonniers pro-Gbagbo seront libérés "dans les heures à venir"
Quelque 150 prisonniers pro-Gbagbo doivent être libérés jeudi dans l'après-midi. L'annonce a été faite à la mi-journée par Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, après la reprise des discussions avec le gouvernement.
"Cent-cinquante prisonniers pro-Gbagbo seront libérés dans les heures à venir", a confié Pascal Affi N'guessan, le chef du principal parti d'opposition, le Front populaire ivoirien (FPI), au sortir d'une rencontre avec une délégation gouvernementale, jeudi 22 mai, la première officielle depuis juin 2013. Ces 150 personnes devraient être mises en liberté provisoire dans la journée.
Le FPI avait avancé une liste d'environ 700 noms de personnes qui ont été, selon lui, incarcérées pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Suite à des recherches au sein de l'administration pénitentiaire, le gouvernement n'a reconnu l'incarcération que de 200 détenus et décidé d'en libérer, donc, 150.
Ces libérations font suite au dégel de cinquantes comptes bancaires de personnalités proches de Laurent Gbagbo, annoncé mercredi 21 mai par la justice ivoirienne, dont celui de Gilbert Marie Aké N'Gbo, son dernier Premier ministre. Selon un communiqué du parquet, relayé par l'Agence de presse africaine (APA), le procureur de la République d'Abidjan-Plateau, Richard Christophe Adou, a en effet procédé au "dégel des comptes bancaires de cinquante personnalités dont les comptes avaient été gelés suite à la crise postélectorale".
"Le parquet continue d'analyser les requêtes présentées (…) D'autres dégels pourront être incessamment faits", ajoute le communiqué. Quelque 43 comptes avaient déjà été dégelés début avril.
La réconciliation en ligne de mire
Quelque 300 personnes avaient vu leurs comptes gelés consécutivement à la crise postélectorale, selon le du Front populaire ivoirien (FPI), pour qui "la confiscation des biens et des domiciles des militants de l'opposition" et "le gel des avoirs et des comptes bancaires" de ses responsables entravent le processus de réconciliation.
Ces derniers mois, les autorités d'Abidjan ont multiplié les démarches d'apaisement alors que la tension était montée d'un cran après le lancement de l'opération de recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), le 17 mars, et la remise cinq jours plus tard de l'ex-leader pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé à la CPI.
Reprise du dialogue entre FPI et opposition
Cette mesure intervient alors que le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI), reprennent depuis jeudi 22 mai le dialogue politique interrompu il y a près d'un an. Le président du FPI, Pascal Affi N'guessan, a ainsi annoncé jeudi que son parti est "totalement engagé" dans ce processus.
"Nous sommes venus répondre à cette invitation pour manifester notre disponibilité constante de participer au dialogue politique. Nous sommes totalement engagés dans cette voie parce que c'est par celle-ci que la Côte d'Ivoire peut surmonter ses difficultés", a-t-il déclaré.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Réconciliation ivoirienne
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