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mardi 27 septembre 2016

credit photo: koaci

Les forces loyales au gouvernement d'union nationale ont fait d’étranges découvertes en ratissant les quartiers et en fouillant les bâtiments repris aux jihadistes de l’EI.

Des contrats de mariages appelés "Aqd al-Nikah" ont été retrouvés dans les quartiers repris aux jihadistes à Syrte.

Certains documents ont été publiés par le centre de presse des forces loyalistes sur leur page Facebook, notamment des contrats.

Pour le moins qu’on puisse dire , les jihadistes ont une étrange façon de célébrer leur mariage.

En guise de dot et contrairement aux coutumes musulmanes, les jihadistes offriraient à leurs épouses des mitrailleuses ou des ceintures d’explosifs.

C’est le cas d’un « Abou Mansour le Tunisien » qui n’a pas pu donner de dot "moqaddam al-sadaq" mais promet à son épouse une ceinture explosive qu'elle recevra en cas de dissolution du mariage par le divorce ou à sa mort.

Pour Abou Saïd le Malien qui a épousé Fatima la Nigériane, c'est une kalachnikov qu'elle recevra s'il venait à mourir ou s'il la répudiait.

Profitant du chaos dans lequel est plongé le pays, depuis la chute de Mouammar Kadhafi avec l’aide des occidentaux, entre 5.000 ou 7.000 djihadistes se sont implantés dans le pays.


http://koaci.com/libye-jihadistes-offrent-kalachnikovs-explosifs-pour-leurs-epouses-102226.html

Lybie: des kalachnikovs ou des explosifs en guise de dot

credit photo: koaci

Les forces loyales au gouvernement d'union nationale ont fait d’étranges découvertes en ratissant les quartiers et en fouillant les bâtiments repris aux jihadistes de l’EI.

Des contrats de mariages appelés "Aqd al-Nikah" ont été retrouvés dans les quartiers repris aux jihadistes à Syrte.

Certains documents ont été publiés par le centre de presse des forces loyalistes sur leur page Facebook, notamment des contrats.

Pour le moins qu’on puisse dire , les jihadistes ont une étrange façon de célébrer leur mariage.

En guise de dot et contrairement aux coutumes musulmanes, les jihadistes offriraient à leurs épouses des mitrailleuses ou des ceintures d’explosifs.

C’est le cas d’un « Abou Mansour le Tunisien » qui n’a pas pu donner de dot "moqaddam al-sadaq" mais promet à son épouse une ceinture explosive qu'elle recevra en cas de dissolution du mariage par le divorce ou à sa mort.

Pour Abou Saïd le Malien qui a épousé Fatima la Nigériane, c'est une kalachnikov qu'elle recevra s'il venait à mourir ou s'il la répudiait.

Profitant du chaos dans lequel est plongé le pays, depuis la chute de Mouammar Kadhafi avec l’aide des occidentaux, entre 5.000 ou 7.000 djihadistes se sont implantés dans le pays.


http://koaci.com/libye-jihadistes-offrent-kalachnikovs-explosifs-pour-leurs-epouses-102226.html

Posté mardi 27 septembre 2016 à 04:22 |  par bbela

dimanche 13 décembre 2015

Que prépare Washington, en Syrie?!!

Que prépare Washington, en Syrie?!!

L'expert libanais, Amin Hoteith, revient, dans les colonnes du journal "Al-Bana", sur la nouvelle stratégie américaine, en Syrie, et écrit : "Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. 

Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie, en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. Le texte qui décrit le rapport en 13 pages de cette stratégie confirme "la fermeture des fronts de guerre classiques de l'OTAN" et "l'ouverture, par la même occasion, de nouveaux fronts". Le texte évite, évidemment d'employer, expressément, le terme de "front", préférant, surtout, désigner tout, par "la gestion d'une grande crise, qui irait éclater, au Moyen-Orient, et qui serait très importante, pour l'OTAN. 

Les analystes ont conclu, à l'époque, à  l'émergence d'une nouvelle vague d'actions stratégiques et d'un soft power, dont le terrosime serait l'échine dorsale. Les choses se sont précisées, quand Al-Qaïda a accru ses actions, en Irak, avant de débarquer, en Syrie. 

Un Al-Qaïda, qui n'a jamais cessé d'être l'armée secrète des Etats Unis contre ses adversaires. La lutte contre ce terrorisme, là, a, ensuite, servi de prétexte aux Américains, pour ouvrir, chaque jour, un nouveau front  contre des adversaires. Daech, contre qui Washington a coalisé 63 pays, et qui a justifié le départ des avions US de l'Irak vers la Syrie, demande, selon les Américains, de 3 à 10 ans, pour être, totalement, extirpé! Cette précision ne laisse aucun doute : les Etats Unis veulent entraîner toute la région dans une spirale de guerre d'usure. 

Depuis peu, pourtant, les Etats Unis émettent le signe d'une volonté d'implication minimale, dans les guerres qu'ils ont déclenchées. En Syrie, tout comme en Irak, les Américains veulent, désormais, intervenir, de façon limitée, et la raison en est bien claire : depuis 2011, l'Amérique va d'échec en échec, en Syrie. Face à la ténacité d'Assad et de ses alliés, Washington a décidé de mettre sous pression l'Irak, pour le rallier à sa cause. L'invasion des provinces irakiennes, par Daech, est à comprendre, en ce sens. La lutte contre Daech aurait dû, en effet, convaincre Bagdad de céder aux pressions et de tourner le dos à la Syrie. Mais les choses ne se sont pas passées de cette manière. Le front Iran/Syrie/Hezbollah /Russie s' est avéré plus coriace que prévu. Chacun de ses composantes ont rempli leur part, dûment, faisant échec, une nouvelle fois, au projet américain. 

En moins de deux mois, l'initiative stratégique est tombée entre les mains des Syriens. Les frappes russes, conjuguées aux avancées fulgurantes des forces syriennes et de ses alliés du Hezbollah ont, donc, poussé les Etats Unis à changer de stratégie. Ce fut ainsi que le "Sukhoi" russe a été abattu par des missiles "made in USA, et par la Turquie. Dans le même temps, les USA ont déployé leurs forces, de façon limitée, dans l'Est de la Syrie. Ce qui a précédé le déploiement des forces spéciales turques, dans la banlieue de Mossoul. Les Américains ne se sont, toutefois, pas contentés de ces démarches.  Ils ont décidé de viser, directement, les positions de l'armée syrienne, à Deir ez-Zor. 

Tout en allongeant la liste des sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit, pour Washington, d'assiéger le Hezbollah, en termes financiers et propagandistes. C'est, d'ailleurs, dans ce même sens, que Arab Sat a interrompu la diffusion des programmes d'Al-Manar. L'Iran la Russie la Syrie ont riposté. Pas, uniquement, en Syrie, mais aussi, en Irak et au Yémen. 

La nouvelle stratégie US se résume, donc, ainsi: 

1- L'intervention directe, sur le terrain des combats terrestres, Washington veut une coalition arabe et islamique, secondée par les frappes US, qui entrerait en action, sous prétexte de la lutte contre Daech. 

2- Le maintien d'un territoire étendu, depuis Mossoul et Al-Anbar, jusqu'à Deir ez-Zor et à Raqqa, au Sud et à l'Ouest. Le pilonnage de la base de l'armée syrienne, à Raqqa, s'est faite, dans ce même sens, pour permettre à Daech de pouvoir s'en emparer. 

3- Duper les Kurdes et créer une région indépendante, au coeur de l'axe Iran/Russie/Syrie. La carte kurde couperait, géo stratégiquement, cet axe, et servirait de monnaie d'échange, au cours de toute négociation à venir avec les adversaires. 

4- Politiquement parlant, les efforts de Washington iront mettre en échec toute solution, qui n'assurerait pas ses intérêts.

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12169-syrie_nouvelle_strat%C3%A9gie_am%C3%A9ricaine

Tribune libre - Syrie: Nouvelle stratégie américaine en 5 points

Que prépare Washington, en Syrie?!!

Que prépare Washington, en Syrie?!!

L'expert libanais, Amin Hoteith, revient, dans les colonnes du journal "Al-Bana", sur la nouvelle stratégie américaine, en Syrie, et écrit : "Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. 

Les Etats Unis continuent de mettre à profit le terrorisme, au nom de la lutte contre le terrorisme, suivant la stratégie de l'OTAN, définie, en 2010, laquelle consistait à instrumentaliser ce fléau. Le texte qui décrit le rapport en 13 pages de cette stratégie confirme "la fermeture des fronts de guerre classiques de l'OTAN" et "l'ouverture, par la même occasion, de nouveaux fronts". Le texte évite, évidemment d'employer, expressément, le terme de "front", préférant, surtout, désigner tout, par "la gestion d'une grande crise, qui irait éclater, au Moyen-Orient, et qui serait très importante, pour l'OTAN. 

Les analystes ont conclu, à l'époque, à  l'émergence d'une nouvelle vague d'actions stratégiques et d'un soft power, dont le terrosime serait l'échine dorsale. Les choses se sont précisées, quand Al-Qaïda a accru ses actions, en Irak, avant de débarquer, en Syrie. 

Un Al-Qaïda, qui n'a jamais cessé d'être l'armée secrète des Etats Unis contre ses adversaires. La lutte contre ce terrorisme, là, a, ensuite, servi de prétexte aux Américains, pour ouvrir, chaque jour, un nouveau front  contre des adversaires. Daech, contre qui Washington a coalisé 63 pays, et qui a justifié le départ des avions US de l'Irak vers la Syrie, demande, selon les Américains, de 3 à 10 ans, pour être, totalement, extirpé! Cette précision ne laisse aucun doute : les Etats Unis veulent entraîner toute la région dans une spirale de guerre d'usure. 

Depuis peu, pourtant, les Etats Unis émettent le signe d'une volonté d'implication minimale, dans les guerres qu'ils ont déclenchées. En Syrie, tout comme en Irak, les Américains veulent, désormais, intervenir, de façon limitée, et la raison en est bien claire : depuis 2011, l'Amérique va d'échec en échec, en Syrie. Face à la ténacité d'Assad et de ses alliés, Washington a décidé de mettre sous pression l'Irak, pour le rallier à sa cause. L'invasion des provinces irakiennes, par Daech, est à comprendre, en ce sens. La lutte contre Daech aurait dû, en effet, convaincre Bagdad de céder aux pressions et de tourner le dos à la Syrie. Mais les choses ne se sont pas passées de cette manière. Le front Iran/Syrie/Hezbollah /Russie s' est avéré plus coriace que prévu. Chacun de ses composantes ont rempli leur part, dûment, faisant échec, une nouvelle fois, au projet américain. 

En moins de deux mois, l'initiative stratégique est tombée entre les mains des Syriens. Les frappes russes, conjuguées aux avancées fulgurantes des forces syriennes et de ses alliés du Hezbollah ont, donc, poussé les Etats Unis à changer de stratégie. Ce fut ainsi que le "Sukhoi" russe a été abattu par des missiles "made in USA, et par la Turquie. Dans le même temps, les USA ont déployé leurs forces, de façon limitée, dans l'Est de la Syrie. Ce qui a précédé le déploiement des forces spéciales turques, dans la banlieue de Mossoul. Les Américains ne se sont, toutefois, pas contentés de ces démarches.  Ils ont décidé de viser, directement, les positions de l'armée syrienne, à Deir ez-Zor. 

Tout en allongeant la liste des sanctions contre le Hezbollah. Il s'agit, pour Washington, d'assiéger le Hezbollah, en termes financiers et propagandistes. C'est, d'ailleurs, dans ce même sens, que Arab Sat a interrompu la diffusion des programmes d'Al-Manar. L'Iran la Russie la Syrie ont riposté. Pas, uniquement, en Syrie, mais aussi, en Irak et au Yémen. 

La nouvelle stratégie US se résume, donc, ainsi: 

1- L'intervention directe, sur le terrain des combats terrestres, Washington veut une coalition arabe et islamique, secondée par les frappes US, qui entrerait en action, sous prétexte de la lutte contre Daech. 

2- Le maintien d'un territoire étendu, depuis Mossoul et Al-Anbar, jusqu'à Deir ez-Zor et à Raqqa, au Sud et à l'Ouest. Le pilonnage de la base de l'armée syrienne, à Raqqa, s'est faite, dans ce même sens, pour permettre à Daech de pouvoir s'en emparer. 

3- Duper les Kurdes et créer une région indépendante, au coeur de l'axe Iran/Russie/Syrie. La carte kurde couperait, géo stratégiquement, cet axe, et servirait de monnaie d'échange, au cours de toute négociation à venir avec les adversaires. 

4- Politiquement parlant, les efforts de Washington iront mettre en échec toute solution, qui n'assurerait pas ses intérêts.

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12169-syrie_nouvelle_strat%C3%A9gie_am%C3%A9ricaine

Posté dimanche 13 décembre 2015 à 04:22 |  par bbela

jeudi 3 décembre 2015

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

La Russie dévoile trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

Posté jeudi 3 décembre 2015 à 01:37 |  par bbela
13:32 : La Russie appelle les représentants des médias et de la communauté internationale à ne pas ignorer ce problème.

13:31: La Russie appelle Ankara a autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.

13:29 : La Russie présentera la semaine prochaine des informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, munitions et composants d'explosifs.

13:28 : La semaine dernière, 2.000 terrorristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés.

13:23 : La Russie s'étonne de ne pas remarquer que la coalition menée par les USA détruit les camions-citernes de l'EI.

13:23 : L'EI possède 8.000 camions-citernes, qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole.

13:16 : Les frappes russes ont permis de diviser par deux les revenus journaliers des terroristes provenant du pétrole, les faisant passer de 3 à 1,5 million USD par jour.

13:14 : La Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.

13:13 : En deux mois, l'aviation russe a frappé 22 usines et 11 complexes de raffinage pétrolier appartenant à l'EI en Syrie.

13:09 : Les revenus annuels de la vente de pétrole par l'EI atteignent près de 2 milliards de dollars.

13:08: Le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie


http://fr.sputniknews.com/international/20151202/1019971348/defense-terrorisme-lutte-conference-presse.html#ixzz3tDF3rQyE

Résumé de la conférence de Presse donnée par la Russie sur les preuves de l'implication de la Turquie dans le traffic du pétrole syrien

13:32 : La Russie appelle les représentants des médias et de la communauté internationale à ne pas ignorer ce problème.

13:31: La Russie appelle Ankara a autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.

13:29 : La Russie présentera la semaine prochaine des informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, munitions et composants d'explosifs.

13:28 : La semaine dernière, 2.000 terrorristes se sont rendus en Syrie depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules ont été livrés.

13:23 : La Russie s'étonne de ne pas remarquer que la coalition menée par les USA détruit les camions-citernes de l'EI.

13:23 : L'EI possède 8.000 camions-citernes, qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole.

13:16 : Les frappes russes ont permis de diviser par deux les revenus journaliers des terroristes provenant du pétrole, les faisant passer de 3 à 1,5 million USD par jour.

13:14 : La Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.

13:13 : En deux mois, l'aviation russe a frappé 22 usines et 11 complexes de raffinage pétrolier appartenant à l'EI en Syrie.

13:09 : Les revenus annuels de la vente de pétrole par l'EI atteignent près de 2 milliards de dollars.

13:08: Le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie


http://fr.sputniknews.com/international/20151202/1019971348/defense-terrorisme-lutte-conference-presse.html#ixzz3tDF3rQyE

Posté à 01:31 |  par bbela

 

Au niveau 4 depuis 55 ans

Il y a 57 ans, quand Fidel et les siens l’emportent sur l’armée et chassent le dictateur Batista, les 1 % des Cubains les plus fortunés font eux aussi leurs valises. Il se replient dans leurs résidences secondaires à Miami, à quelque 200 km de l’île. Ils sont persuadés que les rebelles barbus ne tiendront pas plus de quelques mois et qu’ils pourront rapidement récupérer leurs privilèges. Le gouvernement des Etats-Unis lui aussi pense pouvoir bientôt contrôler les « barbudos ». Mais il apparaît bien vite que le nouveau gouvernement rebelle ne se laissera pas mater de sitôt. Fin 1959 le président Eisenhower lance un programme pour saper la révolution cubaine. 

C’est le début d’une longue série d’attentats terroristes contre l’île : des crèches, des grands magasins, des hôtels et d’autres bâtiments publics sont la cible d’attaques à la bombe. Le 4 mars 1960 un navire plein d’armes belges saute dans le port de La Havane. Des contre-révolutionnaires armés sèment la terreur dans les campagnes avec le soutien d’une couverture aérienne des Etats-Unis. Ensuite ce sont les actions de sabotage, les explosions par dizaines, les tentatives d’assassinat contre Castro par centaines. Des invasions ont lieu le long de la côte par des commandos armés qui tuent les habitants sans discrimination. Les Etats-Unis n’hésitent pas à utiliser des armes bactériologiques pour anéantir les récoltes et ils répandent certaines maladies comme la dengue, faisant des centaines de morts. 

En avril 1961 des bombardiers étatsuniens pilonnent les aéroports cubains pour préparer une invasion militaire par 1.200 mercenaires, dans la Baie des Cochons. L’opération est un ratage total. Les stratèges US parviennent à la conclusion que la révolution ne peut être battue que par l’engagement massif de troupes au sol (1). Les projets sont temporairement mis de côté parce que Washington se prépare entre-temps à la guerre au Vietnam. En 1976 la terreur atteint son point culminant lorsqu’un avion de ligne cubain est abattu. Les 73 passagers au complet y perdent la vie. Les années ’90 connaissent un nouveau pic d’agressions. A ce moment, ripostant à une aggravation du blocus économique, Cuba développe son secteur touristique. Cette fois des hôtels, centres touristiques, autobus, aéroports et autres installations de vacances deviennent la cible d’une série d’attentats à la bombe (2). 

L’invasion de l’Irak va de pair avec une authentique hystérie guerrière aux Etats-Unis. La politique à l’égard de Cuba en subit le contre-coup. En effet des voix s’élèvent aux Etats-Unis pour envahir Cuba après l’Irak (3). En Floride des groupes paramilitaires s’entraînent ouvertement avec des armes lourdes en vue d’une future invasion (voir photo) (4). 

Les groupes terroristes opèrent à partir de Miami. Ils sont souvent formés et entraînés par la CIA. Ils avaient été créés autrefois par les 1 % de Cubains partis à Miami, avec la collaboration des services de sécurité américains et le financement des pouvoirs publics. Ils sont encore toujours tolérés aujourd’hui.
Ils ne sont du reste pas seulement utilisés contre Cuba. Le super-terroriste Orlando Bosch qui commet avec Luis Posada Carriles l’attentat précité contre l’avion de ligne sert également dans l’Opération Condor (5). Il s’agit de l’opération CIA qui dans les années ’70 et ’80 du siècle dernier a soutenu toute une série de dictatures en Amérique du Sud dans la répression et les pratiques de torture contre tout ce qui était progressiste. Luis Posada Carriles est actif notamment dans la guerre des Contras au Nicaragua qui fit de dizaines de milliers de victimes innocentes. Bosch, tout comme Posada Carriles, est protégé par les autorités étatsuniennes. Posada Carriles coule toujours des jours heureux à Miami.

25 fois Paris

A Cuba le terrorisme n’est donc jamais bien loin. L’ensemble des attentats terroristes a tué 3.478 personnes, soit 25 fois le nombre de victimes des attentats de Paris. 2.099 ont été blessées ou mutilées ou sont restées invalides. (6). 

Dans ces circonstances on pourrait s’attendre à une société militarisée avec une forte présence de bleu et de kaki dans les rues. On pourrait aussi s’attendre à ce que les autorités proclament régulièrement l’état d’urgence pour des semaines ou des mois, ou qu’elles mettent régulièrement à l’arrêt les transports publics, interdisent les compétitions sportives, ferment temporairement les écoles, suspendent en permanence les libertés, etc. 

Mais ce n’est absolument pas le cas. Pas de tanks ni de véhicules militaires dans les rues, pas de tireurs d’élite ni de paramilitaires près des bâtiments publics, pas même lors de manifestations de masse comme le cortège annuel du 1er mai ou les visites papales. En de telles occasions des centaines de milliers de personnes se réunissent en un même lieu. 

Ce n’est pas que Cuba prenne la menace terroriste à la légère ou lâche la bride aux terroristes potentiels, bien au contraire. Depuis ’59 la lutte anti-terroriste est la priorité absolue du gouvernement cubain. Les meilleures forces de tout le pays sont engagées dans la lutte contre le terrorisme. Mais l’approche est totalement différente de la « war on terror » comme nous l’avons sous Bush ou comme elle est est actuellement menée en France et en Belgique.

L’approche cubaine

Les révolutionnaires cubains ont parfaitement compris dès leur lutte de libération que les Etats-Unis ne toléreraient jamais un gouvernement progressiste, encore moins une révolution socialiste, dans leur arrière-cour. Ils savaient qu’après leur prise de pouvoir ils seraient aux prises pendant longtemps avec des agressions et une subversion venues de Washington. Fidel a dit à ce propos, quelque six mois avant la victoire, à l’occasion d’un bombardement sur un village de montagne : « Quand cette guerre prendra fin, une autre viendra pour moi, qui sera bien plus longue et plus grande, à savoir le combat contre eux [les Américains] » (7).
La lutte contre le terrorisme et la subversion est menée de deux manières à Cuba : en s’appuyant sur la population et en infiltrant les réseaux terroristes.

L’appui sur la population

En 1960, appuyés par la CIA, des contre-révolutionnaires opéraient dans les montagnes au centre de l’île. Pour les éradiquer le gouvernement n’envoya pas l’armée. En lieu et place, cent mille volontaires furent mobilisés, avec succès.
La même année Cuba connut des attentats à la bombe à La Havane et dans d’autres villes. A nouveau la population fut mobilisée pour écarter le terrorisme. Dans chaque quartier, un CDR (8) fut créé, un comité qui veillait à la sécurité du quartier. Ainsi naquit un grand système collectif de vigilance. Au fil des ans ces comités de quartier s’occupèrent également de problèmes sociaux ou économiques des habitants du quartier, santé publique (éradication de moustiques dangereux, collectes de sang …), organisation des élections, recyclage … 

Cuba s’appuie également sur sa population pour défendre le pays d’une éventuelle invasion militaire. Aujourd’hui, aux côtés de l’armée régulière, le système défensif peut compter sur deux millions de Cubains qui sont sur le pied de guerre dans les 48 heures. Ces volontaires reçoivent un entraînement annuel et savent où aller s’armer le cas échéant.

L’infiltration

Une collaboration avec Washington n’était guère envisageable jusqu’à présent. Aussi ne restait-il qu’une seule option aux Cubains : l’infiltration. C’est précisément ce que les « Cuban Five », les Cinq de Cuba, ont accompli pendant les années ’90. Ils ont infiltré les groupes terroristes les plus violents en Floride afin de collecter le maximum d’informations et de pouvoir déjouer des attentats. Ils ont ainsi pu empêcher une bonne centaine d’attentats (9).
Ce genre d’infiltrations est tout sauf évident. Les terroristes ne sont pas des mauviettes et n’hésitent pas à assassiner renégats ou infiltrés. S’ils sont démasqués, les infiltrés risquent également de lourdes peines de prison aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’en 2001 les Cinq agents anti-terroristes cubains furent condamnés collectivement à quatre fois la perpétuité plus 77 ans. L’ironie veut que cela se passait juste quelques mois après les attentats contre le World Trade Center à New York. 

Lorsqu’en juillet 2004, lors d’une visite en prison, nous demandons à Gerardo Hernández, chef des Cinq, pourquoi il a accepté une mission aussi risquée, il sourit : « Je ne suis pas du tout une exception, vous savez » répond-il. « Si vous vous adressez à 10 Cubains pour faire ce genre de boulot dans l’intérêt de notre peuple, je suis sûr que 7 d’entre eux diront oui sans hésiter. Nous savons tous ce que c’est que perdre des amis ou des parents dans un attentat ». 

Depuis le 17 décembre 2014 les USA ont entamé des démarches en vue d’une reprise des relations avec Cuba. Les Cinq sont libérés dans ce contexte, après 16 années de campagnes internationales (10). Mais jusqu’à présent la politique de déstabilisation et le blocus économique des Etats-Unis demeurent intacts.

Un autre regard

Dans les médias de masse l’image de Cuba est toujours négative. Le Cuba bashing est de bon ton. Certains faits sont amplifiés, d’autres sont systématiquement occultés ou criminalisés. S’il se produit à Cuba quelques arrestations administratives, cela devient vite une info internationale, alors que dans notre propre pays il y a des dizaines d’arrestations de ce genre chaque année. Inversement les informations traitent généralement le blocus économique – le plus long de l’Histoire – comme un détail, en supposant qu’elles le mentionnent. Pour vous donner une idée, en 55 ans le coût de ce blocus a atteint 11 fois le PNB (11). Pour la Belgique un tel calcul équivaudrait à 400 milliards d’euros et pour la France à 23.000 milliards d’euros. Difficile d’appeler ça un détail. 

Le pire est qu’on ne parle jamais de la menace terroriste permanente. Cuba est considéré comme un pays normal, alors qu’il vit depuis 55 ans sous une menace terroriste permanente. Depuis les événements du vendredi 13 novembre nous savons maintenant pour la première fois ce que cela signifie. Une situation de ce genre bouleverse un pays. Pour la première fois nous sommes peut-être en état de nous représenter ce que qu’implique de vivre sous de telles conditions. Ce qui nous permettra peut-être de faire preuve d’une meilleure compréhension à l’égard de Cuba. 

Cela nous incitera peut-être aussi à exiger de Washington qu’il en finisse une fois pour toutes avec les groupes terroristes sur son propre sol, plus précisément à Miami. Il n’est jamais mauvais de commencer à balayer devant sa porte. 

Katrien Demuynck et Marc Vandepitte ont écrit plusieurs ouvrages sur Cuba.
Notes : (1) Les plans émanaient notamment de McNamara, Ministre des Affaires étrangères de l’époque. T. Diez Acosta : October 1962, The ‘Missile’ crisis as seen from Cuba. New York 2002, p. 86.
(2) Demuynck K. (ed.) : The incredible case of the Cuban Five. Evidence from the International Commission of Inquiry into the Case of the Cuban Five, Londres 2014, p. 39-51.
(3) Hans Hertell, ambassadeur US en République Dominicaine et proche de Bush a déclaré juste après la chute de Bagdad : “Les événements en Irak sont un signal positif et sont un bon exemple pour Cuba où la semaine dernière le régime de Fidel Castro a ordonné l’arrestation de plus de 80 citoyens pour leurs seules idées”. Jeb Bush, actuel candidat républicain à la présidence et frère de, déclarait à peu près au même moment : “Après notre succès en Irak, nous devons regarder vers notre voisin. Nous devons expliquer à nos frères d’Amérique latine et d’ailleurs qu’un régime qui ne respecte pas les droits de l’homme ne peut pas être maintenu”. 

Cf resp. El Expresso, 13 avril 2003 et www.americas.org/news/nir/20....
(4) Sun Sentinel 6 avril 2003.
(5) Stella Calloni. Operación Condór. Pacto Criminal, La Havane, 2005.
(6) cf http://www.theguardian.com/us-news/...
(7) Dans une lettre à Celia Sánchez in Suárez Pérez E. & Caner Román A. (éd.) : De cinco palmas a La Habana, La Havane 1998, p. 143.
(8) CDR : Comité de Defensa de la Revolución.
(9) Sur les Cinq de Cuba voir : http://www.cubanismo.net/cms/fr/art...
(10) cf http://cubanismo.net/cms/fr/campagn...
(11) cf http://www.elnuevodia.com/noticias/... Le PNB est ce qu’un pays produit de richesses en un an (biens et services).
Source originale : De Wereld Morgen
Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action.
http://www.michelcollon.info/Une-reponse-de-gauche-a-la-menace.html?lang=fr

Source : Investig’Action

#Enquête: Comment combattre la menace terroriste? L’exemple venu de Cuba

 

Au niveau 4 depuis 55 ans

Il y a 57 ans, quand Fidel et les siens l’emportent sur l’armée et chassent le dictateur Batista, les 1 % des Cubains les plus fortunés font eux aussi leurs valises. Il se replient dans leurs résidences secondaires à Miami, à quelque 200 km de l’île. Ils sont persuadés que les rebelles barbus ne tiendront pas plus de quelques mois et qu’ils pourront rapidement récupérer leurs privilèges. Le gouvernement des Etats-Unis lui aussi pense pouvoir bientôt contrôler les « barbudos ». Mais il apparaît bien vite que le nouveau gouvernement rebelle ne se laissera pas mater de sitôt. Fin 1959 le président Eisenhower lance un programme pour saper la révolution cubaine. 

C’est le début d’une longue série d’attentats terroristes contre l’île : des crèches, des grands magasins, des hôtels et d’autres bâtiments publics sont la cible d’attaques à la bombe. Le 4 mars 1960 un navire plein d’armes belges saute dans le port de La Havane. Des contre-révolutionnaires armés sèment la terreur dans les campagnes avec le soutien d’une couverture aérienne des Etats-Unis. Ensuite ce sont les actions de sabotage, les explosions par dizaines, les tentatives d’assassinat contre Castro par centaines. Des invasions ont lieu le long de la côte par des commandos armés qui tuent les habitants sans discrimination. Les Etats-Unis n’hésitent pas à utiliser des armes bactériologiques pour anéantir les récoltes et ils répandent certaines maladies comme la dengue, faisant des centaines de morts. 

En avril 1961 des bombardiers étatsuniens pilonnent les aéroports cubains pour préparer une invasion militaire par 1.200 mercenaires, dans la Baie des Cochons. L’opération est un ratage total. Les stratèges US parviennent à la conclusion que la révolution ne peut être battue que par l’engagement massif de troupes au sol (1). Les projets sont temporairement mis de côté parce que Washington se prépare entre-temps à la guerre au Vietnam. En 1976 la terreur atteint son point culminant lorsqu’un avion de ligne cubain est abattu. Les 73 passagers au complet y perdent la vie. Les années ’90 connaissent un nouveau pic d’agressions. A ce moment, ripostant à une aggravation du blocus économique, Cuba développe son secteur touristique. Cette fois des hôtels, centres touristiques, autobus, aéroports et autres installations de vacances deviennent la cible d’une série d’attentats à la bombe (2). 

L’invasion de l’Irak va de pair avec une authentique hystérie guerrière aux Etats-Unis. La politique à l’égard de Cuba en subit le contre-coup. En effet des voix s’élèvent aux Etats-Unis pour envahir Cuba après l’Irak (3). En Floride des groupes paramilitaires s’entraînent ouvertement avec des armes lourdes en vue d’une future invasion (voir photo) (4). 

Les groupes terroristes opèrent à partir de Miami. Ils sont souvent formés et entraînés par la CIA. Ils avaient été créés autrefois par les 1 % de Cubains partis à Miami, avec la collaboration des services de sécurité américains et le financement des pouvoirs publics. Ils sont encore toujours tolérés aujourd’hui.
Ils ne sont du reste pas seulement utilisés contre Cuba. Le super-terroriste Orlando Bosch qui commet avec Luis Posada Carriles l’attentat précité contre l’avion de ligne sert également dans l’Opération Condor (5). Il s’agit de l’opération CIA qui dans les années ’70 et ’80 du siècle dernier a soutenu toute une série de dictatures en Amérique du Sud dans la répression et les pratiques de torture contre tout ce qui était progressiste. Luis Posada Carriles est actif notamment dans la guerre des Contras au Nicaragua qui fit de dizaines de milliers de victimes innocentes. Bosch, tout comme Posada Carriles, est protégé par les autorités étatsuniennes. Posada Carriles coule toujours des jours heureux à Miami.

25 fois Paris

A Cuba le terrorisme n’est donc jamais bien loin. L’ensemble des attentats terroristes a tué 3.478 personnes, soit 25 fois le nombre de victimes des attentats de Paris. 2.099 ont été blessées ou mutilées ou sont restées invalides. (6). 

Dans ces circonstances on pourrait s’attendre à une société militarisée avec une forte présence de bleu et de kaki dans les rues. On pourrait aussi s’attendre à ce que les autorités proclament régulièrement l’état d’urgence pour des semaines ou des mois, ou qu’elles mettent régulièrement à l’arrêt les transports publics, interdisent les compétitions sportives, ferment temporairement les écoles, suspendent en permanence les libertés, etc. 

Mais ce n’est absolument pas le cas. Pas de tanks ni de véhicules militaires dans les rues, pas de tireurs d’élite ni de paramilitaires près des bâtiments publics, pas même lors de manifestations de masse comme le cortège annuel du 1er mai ou les visites papales. En de telles occasions des centaines de milliers de personnes se réunissent en un même lieu. 

Ce n’est pas que Cuba prenne la menace terroriste à la légère ou lâche la bride aux terroristes potentiels, bien au contraire. Depuis ’59 la lutte anti-terroriste est la priorité absolue du gouvernement cubain. Les meilleures forces de tout le pays sont engagées dans la lutte contre le terrorisme. Mais l’approche est totalement différente de la « war on terror » comme nous l’avons sous Bush ou comme elle est est actuellement menée en France et en Belgique.

L’approche cubaine

Les révolutionnaires cubains ont parfaitement compris dès leur lutte de libération que les Etats-Unis ne toléreraient jamais un gouvernement progressiste, encore moins une révolution socialiste, dans leur arrière-cour. Ils savaient qu’après leur prise de pouvoir ils seraient aux prises pendant longtemps avec des agressions et une subversion venues de Washington. Fidel a dit à ce propos, quelque six mois avant la victoire, à l’occasion d’un bombardement sur un village de montagne : « Quand cette guerre prendra fin, une autre viendra pour moi, qui sera bien plus longue et plus grande, à savoir le combat contre eux [les Américains] » (7).
La lutte contre le terrorisme et la subversion est menée de deux manières à Cuba : en s’appuyant sur la population et en infiltrant les réseaux terroristes.

L’appui sur la population

En 1960, appuyés par la CIA, des contre-révolutionnaires opéraient dans les montagnes au centre de l’île. Pour les éradiquer le gouvernement n’envoya pas l’armée. En lieu et place, cent mille volontaires furent mobilisés, avec succès.
La même année Cuba connut des attentats à la bombe à La Havane et dans d’autres villes. A nouveau la population fut mobilisée pour écarter le terrorisme. Dans chaque quartier, un CDR (8) fut créé, un comité qui veillait à la sécurité du quartier. Ainsi naquit un grand système collectif de vigilance. Au fil des ans ces comités de quartier s’occupèrent également de problèmes sociaux ou économiques des habitants du quartier, santé publique (éradication de moustiques dangereux, collectes de sang …), organisation des élections, recyclage … 

Cuba s’appuie également sur sa population pour défendre le pays d’une éventuelle invasion militaire. Aujourd’hui, aux côtés de l’armée régulière, le système défensif peut compter sur deux millions de Cubains qui sont sur le pied de guerre dans les 48 heures. Ces volontaires reçoivent un entraînement annuel et savent où aller s’armer le cas échéant.

L’infiltration

Une collaboration avec Washington n’était guère envisageable jusqu’à présent. Aussi ne restait-il qu’une seule option aux Cubains : l’infiltration. C’est précisément ce que les « Cuban Five », les Cinq de Cuba, ont accompli pendant les années ’90. Ils ont infiltré les groupes terroristes les plus violents en Floride afin de collecter le maximum d’informations et de pouvoir déjouer des attentats. Ils ont ainsi pu empêcher une bonne centaine d’attentats (9).
Ce genre d’infiltrations est tout sauf évident. Les terroristes ne sont pas des mauviettes et n’hésitent pas à assassiner renégats ou infiltrés. S’ils sont démasqués, les infiltrés risquent également de lourdes peines de prison aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’en 2001 les Cinq agents anti-terroristes cubains furent condamnés collectivement à quatre fois la perpétuité plus 77 ans. L’ironie veut que cela se passait juste quelques mois après les attentats contre le World Trade Center à New York. 

Lorsqu’en juillet 2004, lors d’une visite en prison, nous demandons à Gerardo Hernández, chef des Cinq, pourquoi il a accepté une mission aussi risquée, il sourit : « Je ne suis pas du tout une exception, vous savez » répond-il. « Si vous vous adressez à 10 Cubains pour faire ce genre de boulot dans l’intérêt de notre peuple, je suis sûr que 7 d’entre eux diront oui sans hésiter. Nous savons tous ce que c’est que perdre des amis ou des parents dans un attentat ». 

Depuis le 17 décembre 2014 les USA ont entamé des démarches en vue d’une reprise des relations avec Cuba. Les Cinq sont libérés dans ce contexte, après 16 années de campagnes internationales (10). Mais jusqu’à présent la politique de déstabilisation et le blocus économique des Etats-Unis demeurent intacts.

Un autre regard

Dans les médias de masse l’image de Cuba est toujours négative. Le Cuba bashing est de bon ton. Certains faits sont amplifiés, d’autres sont systématiquement occultés ou criminalisés. S’il se produit à Cuba quelques arrestations administratives, cela devient vite une info internationale, alors que dans notre propre pays il y a des dizaines d’arrestations de ce genre chaque année. Inversement les informations traitent généralement le blocus économique – le plus long de l’Histoire – comme un détail, en supposant qu’elles le mentionnent. Pour vous donner une idée, en 55 ans le coût de ce blocus a atteint 11 fois le PNB (11). Pour la Belgique un tel calcul équivaudrait à 400 milliards d’euros et pour la France à 23.000 milliards d’euros. Difficile d’appeler ça un détail. 

Le pire est qu’on ne parle jamais de la menace terroriste permanente. Cuba est considéré comme un pays normal, alors qu’il vit depuis 55 ans sous une menace terroriste permanente. Depuis les événements du vendredi 13 novembre nous savons maintenant pour la première fois ce que cela signifie. Une situation de ce genre bouleverse un pays. Pour la première fois nous sommes peut-être en état de nous représenter ce que qu’implique de vivre sous de telles conditions. Ce qui nous permettra peut-être de faire preuve d’une meilleure compréhension à l’égard de Cuba. 

Cela nous incitera peut-être aussi à exiger de Washington qu’il en finisse une fois pour toutes avec les groupes terroristes sur son propre sol, plus précisément à Miami. Il n’est jamais mauvais de commencer à balayer devant sa porte. 

Katrien Demuynck et Marc Vandepitte ont écrit plusieurs ouvrages sur Cuba.
Notes : (1) Les plans émanaient notamment de McNamara, Ministre des Affaires étrangères de l’époque. T. Diez Acosta : October 1962, The ‘Missile’ crisis as seen from Cuba. New York 2002, p. 86.
(2) Demuynck K. (ed.) : The incredible case of the Cuban Five. Evidence from the International Commission of Inquiry into the Case of the Cuban Five, Londres 2014, p. 39-51.
(3) Hans Hertell, ambassadeur US en République Dominicaine et proche de Bush a déclaré juste après la chute de Bagdad : “Les événements en Irak sont un signal positif et sont un bon exemple pour Cuba où la semaine dernière le régime de Fidel Castro a ordonné l’arrestation de plus de 80 citoyens pour leurs seules idées”. Jeb Bush, actuel candidat républicain à la présidence et frère de, déclarait à peu près au même moment : “Après notre succès en Irak, nous devons regarder vers notre voisin. Nous devons expliquer à nos frères d’Amérique latine et d’ailleurs qu’un régime qui ne respecte pas les droits de l’homme ne peut pas être maintenu”. 

Cf resp. El Expresso, 13 avril 2003 et www.americas.org/news/nir/20....
(4) Sun Sentinel 6 avril 2003.
(5) Stella Calloni. Operación Condór. Pacto Criminal, La Havane, 2005.
(6) cf http://www.theguardian.com/us-news/...
(7) Dans une lettre à Celia Sánchez in Suárez Pérez E. & Caner Román A. (éd.) : De cinco palmas a La Habana, La Havane 1998, p. 143.
(8) CDR : Comité de Defensa de la Revolución.
(9) Sur les Cinq de Cuba voir : http://www.cubanismo.net/cms/fr/art...
(10) cf http://cubanismo.net/cms/fr/campagn...
(11) cf http://www.elnuevodia.com/noticias/... Le PNB est ce qu’un pays produit de richesses en un an (biens et services).
Source originale : De Wereld Morgen
Traduction du néerlandais : Anne Meert pour Investig’Action.
http://www.michelcollon.info/Une-reponse-de-gauche-a-la-menace.html?lang=fr

Source : Investig’Action

Posté à 00:00 |  par bbela
IRIB- Certains documents révèlent que les avions de reconnaissance américains survolent certains pays africains notamment ceux où on lutte contre le terrorisme.

Les drones de l’unité 484 des Etats-Unis, déployée sur la base Lemonnier, à Djibouti, ont effectué en janvier 2011 et été 2012 des vols de reconnaissance au-dessus de la Somalie et du Yémen », a écrit le quotidien français Selite Afrique.

Les américains ont envoyé essentiellement ces drones vers les régions africaines.
Ashton Carter, le secrétaire américain à la défense a reconnu que la base Lemonnier est utilisée comme dépôt d’armes américaines, dans région africaine.

Les documents secrets du département américain de la défense montrent que les drones américains ont violé l’espace aérien de quelques pays africains dont l’Ethiopie, la Somalie le Kenya, le Niger, le Tchad et le Cameroun. 

Le déploiement des forces militaires américaines sur le continent africain est intervenu après l’incident du 11 septembre, date avant laquelle la présence de forces américaines dans les pays africains était très faible. 

Selon ce rapport, Washington a signé quelques accords militaires avec 29 aéroports internationaux de l’Afrique permettant à la Maison Blanche d’utiliser leurs possibilités. 

Le quotidien français a écrit qu’il était impossible de parler de ces renseignements ou de réfuter leur véracité car les sources militaires ont dit qu’ils étaient demandés de ne pas parler de la présence de forces américaines sur le continent africain.

http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i11171-les_avions_de_reconnaissance_am%C3%A9ricaine_m%C3%A8nent_en_afrique_des_missions_secr%C3%A8te

Violation de l'espace aérien Afrique Centrale: Les avions de reconnaissance américaine mènent en Afrique des missions secrètes

IRIB- Certains documents révèlent que les avions de reconnaissance américains survolent certains pays africains notamment ceux où on lutte contre le terrorisme.

Les drones de l’unité 484 des Etats-Unis, déployée sur la base Lemonnier, à Djibouti, ont effectué en janvier 2011 et été 2012 des vols de reconnaissance au-dessus de la Somalie et du Yémen », a écrit le quotidien français Selite Afrique.

Les américains ont envoyé essentiellement ces drones vers les régions africaines.
Ashton Carter, le secrétaire américain à la défense a reconnu que la base Lemonnier est utilisée comme dépôt d’armes américaines, dans région africaine.

Les documents secrets du département américain de la défense montrent que les drones américains ont violé l’espace aérien de quelques pays africains dont l’Ethiopie, la Somalie le Kenya, le Niger, le Tchad et le Cameroun. 

Le déploiement des forces militaires américaines sur le continent africain est intervenu après l’incident du 11 septembre, date avant laquelle la présence de forces américaines dans les pays africains était très faible. 

Selon ce rapport, Washington a signé quelques accords militaires avec 29 aéroports internationaux de l’Afrique permettant à la Maison Blanche d’utiliser leurs possibilités. 

Le quotidien français a écrit qu’il était impossible de parler de ces renseignements ou de réfuter leur véracité car les sources militaires ont dit qu’ils étaient demandés de ne pas parler de la présence de forces américaines sur le continent africain.

http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i11171-les_avions_de_reconnaissance_am%C3%A9ricaine_m%C3%A8nent_en_afrique_des_missions_secr%C3%A8te

Posté à 00:00 |  par bbela

mercredi 2 décembre 2015

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Un document d’information top secret sur la #Syrie

Voici un texte qui vous aidera enfin à vous y retrouver parmi tous les protagonistes en Syrie, entre les gentils, les bons méchants, les méchants pas très gentils et les méchants très méchants, etc…

Le président Bachar El Assad (qui est méchant) est un vilain si méchant que son peuple s’est rebellé et que les rebelles (qui sont gentils) ont commencé à gagner (hourra!).

Mais certains des rebelles ont viré un peu méchants et sont appelés l’État islamique (les vrais méchants!) pendant que d’autres (qui sont toujours gentils) ont continué à soutenir la démocratie.

Donc, les Américains (gentils) ont commencé à bombarder l’État islamique (méchants) et à donner des armes aux rebelles syriens (gentils) afin qu’ils puissent lutter contre Bachar El Assad (qui est toujours méchant); ce qui est une bonne chose.

Par ailleurs, il y a un état séparatiste dans le Nord tenu par les Kurdes qui veulent combattre l’État islamique (ce qui est aussi une bonne chose), mais les autorités turques pensent qu’ils sont méchants, donc nous devons dire qu’ils sont méchants tout en pensant secrètement qu’ils sont gentils et en leur donnant des armes pour lutter contre l’État Islamique (ce qui est toujours une bonne chose), mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir à la Syrie.
Le président Poutine (qui est méchant, car il a envahi la Crimée et l’Ukraine et a tué beaucoup de gens, y compris avec des sushis empoisonnés au polonium comme ce russe sympa à Londres) a décidé de soutenir Bachar (qui est toujours méchant) en attaquant l’État Islamique (qui sont aussi méchants), ce qui en quelque sorte est une bonne chose n’est-ce pas ?

Mais Poutine (toujours méchant) pense que les rebelles syriens (gentils) sont aussi méchants, et donc il les bombarde également, au grand dam des américains (gentils) qui sont occupés à armer et soutenir les rebelles.

Maintenant l’Iran (qui était méchant, mais qui ne l’est plus depuis qu’ils ont promis de ne pas construire d’armes nucléaires pour bombarder Israël) va fournir des troupes au sol pour soutenir Bachar (toujours méchant) tout comme les Russes (méchants) qui ont maintenant des troupes au sol et un support aérien en Syrie.

Donc, une coalition formée par Bachar (toujours méchant) Poutine (encore plus méchant) et les Iraniens (gentils, mais d’une mauvaise façon) vont attaquer l’État Islamique (méchants) ce qui est une bonne chose, mais aussi les rebelles syriens (gentils) ce qui n’est pas une bonne chose.

Et les Britanniques (évidemment gentils, sauf ce monsieur Corbyn leader du parti travailliste qui a une tête de méchant avec sa veste en velours) et les Américains (gentils) ne peuvent pas attaquer Bachar (toujours méchant) par crainte de fâcher Poutine (méchant) et l’Iran (gentil/méchant) et doivent à présent accepter que Bachar ne serait pas si méchant comparé à l’État Islamique (qui sont super méchants).

Bachar El Assad (méchant) est probablement gentil aujourd’hui. Meilleur que l’État Islamique en tout cas (mais avouons-le, même boire sa propre urine serait moins mauvais, donc pas de vrai choix ici). Et comme Poutine et l’Iran se battent contre l’État Islamique çà fait d’eux aussi des gentils.

Les Américains (toujours gentils) auront du mal à armer un groupe de rebelles attaqué par les russes sans heurter la sensibilité de Poutine (maintenant gentil) et de cet ayatollah un peu cinglé en Iran (aussi gentil) et pourraient être forcés de dire que les rebelles sont maintenant méchants, ou tout du moins les abandonner à leur sort. Ce qui conduirait la plupart d’entre eux à fuir vers la Turquie et l’Europe ou à rejoindre l’État Islamique (les seuls à rester méchants).

Pour les musulmans sunnites, une attaque par les musulmans chiites (Bachar et l’Iran) soutenus par les Russes serait considérée comme une guerre sainte, et les rangs de l’état Islamique seraient alors, pour les sunnites, les seuls djihadistes combattant dans cette guerre sainte, ce qui en ferait des bons pour de nombreux musulmans (Zut !)

Les musulmans sunnites verraient également le manque d’appui de la Grande-Bretagne et de l’Amérique à leurs frères rebelles sunnites comme un genre de trahison (C’est pas faux) ; et, par conséquent, nous serions considérés comme méchants.

Nous avons donc à présent l’Amérique (maintenant méchante) et la Grande-Bretagne (aussi méchante) qui fournissent un appui limité aux rebelles sunnites (méchants) qui cherchent donc l’appui de l’État Islamique (gentils/méchants) contre Bachar El Assad (maintenant gentil) qui, avec l’Iran ( aussi gentil) et Poutine (maintenant très gentil aussi) tentent de reprendre le pays qu’il dirigeait avant que tout çà ne commence

J’espère vous avoir éclairci la situation !

http://reseauinternational.net/un-document-dinformation-top-secret-sur-la-syrie/


Posté mercredi 2 décembre 2015 à 03:16 |  par bbela
Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Les erreurs de la Russie en #Syrie

Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Posté à 02:04 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Les services secrets irakiens avaient averti la #France des attentats de Paris

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Posté mardi 24 novembre 2015 à 22:39 |  par bbela

Le ministère de l'Intérieur du pays a annoncé que l'explosion a fait onze morts, a annoncé un représentant du ministère de l'Intérieur à Sputnik.

​Une explosion s'est produite mardi dans le centre de Tunis au passage d'un car de la Garde présidentielle.
​"Selon les premières informations, onze personnes ont été tuées. Les causes de l'explosion sont pour l'instant inconnues. Nous estimons qu'une bombe aurait été posée dans le moteur du car", a déclaré à Sputnik Walid Louguini, porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur.


Explosion au passage d'un car de la Garde présidentielle dans le centre de Tunis

Le ministère de l'Intérieur du pays a annoncé que l'explosion a fait onze morts, a annoncé un représentant du ministère de l'Intérieur à Sputnik.

​Une explosion s'est produite mardi dans le centre de Tunis au passage d'un car de la Garde présidentielle.
​"Selon les premières informations, onze personnes ont été tuées. Les causes de l'explosion sont pour l'instant inconnues. Nous estimons qu'une bombe aurait été posée dans le moteur du car", a déclaré à Sputnik Walid Louguini, porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur.


Posté à 20:14 |  par bbela

Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte. 

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par l’Etat islamique. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.
Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégiens et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».


Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés. «Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

https://francais.rt.com/international/10875-chine-declare-guerre-daesh

La #Chine déclare la guerre à #Daesh


Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte. 

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par l’Etat islamique. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.
Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégiens et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».


Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés. «Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

https://francais.rt.com/international/10875-chine-declare-guerre-daesh

Posté à 20:00 |  par bbela

Le groupe hacktiviste Anonymous déclare avoir découvert un portefeuille électronique du groupe terroriste Etat islamique dans le système Bitcoin. 

Le groupe de hackers Anonymous tient ses promesses. Suite aux attentats de Paris, les hackivistes ont déclaré une "guerre sans merci" à l’Etat islamique (EI). Bien que tournés en ridicule par des gens qui affirmaient que leurs actions n'avaient aucun de poids comparé au sang réel qui était versé par les terroristes, ils sont rapidement passés à l'action. 

Ayant annoncé avoir piraté plus de 5.000 comptes de propagande liés à l'État islamique sur Twitter, ils déclarent maintenant avoir découvert un portefeuille électronique de l'EI de 3 millions de dollars en bitcoins, un système de paiement sur Internet. 

Les Anonymous piratent plus de 5.000 profils de l'EI sur Twitter "L'Etat islamique utilise de la crypto-monnaie pour financer ses opérations en cours et nous avons réussi à découvrir plusieurs adresses Bitcoin qu'il utilise", ont déclaré les Anonymous dans un commentaire pour NewsBTC.

L'une des plus importantes fonctions de la monnaie cryptographique est qu'elle ne peut être censurée à la demande d’un tiers. On ne sait jamais ce qui sera ensuite à l'ordre du jour. Les activistes pour les droits des animaux, les défenseurs de l'environnement ou d'autres groupes dont les comptes peuvent être bloqués optent tous pour le Bitcoin, car il s'agit d’un service libre. Ainsi, le Bitcoin encourage à la fois des objectifs objectivement honorables mais peut aussi servir des intérêts qui le sont un peu moins, comme ceux de l'EI par exemple. C'est pourquoi il constitue l'un des leviers numériques privilégiés par l'EI pour aider "ses amis" de Syrie, d'Irak, du Liban et de partout dans le monde. 

 Anonymous in Web © Flickr/ Stian Eikeland 

Anonymous déclare (pour de bon) la guerre à l’EI Pourtant, l'espoir n'est pas perdu. Le groupe hacktiviste Anonymous assure avoir réussi à bloquer la plupart des comptes de l'EI en Bitcoin qui avaient été dissimulés sur un type de bases de données appelé "deep Web". 

Plus tôt, les hacktivistes s’étaient fixés pour mission d'anéantir la propagande terroriste ainsi que les réseaux de recrutement de l'EI sur Internet. Dans une vidéo publiée sur YouTube, un porte-parole de l'organisation virtuelle s'était engagé à "lancer la plus grande opération de tous les temps" contre l'EI. 

http://fr.sputniknews.com/international/20151121/1019708957/anonymous-portfeuilles-ei-hachtivistes-hackers.html#ixzz3sR3efYxn

Anonymous découvre un portefeuille électronique de l'EI de 3 M USD


Le groupe hacktiviste Anonymous déclare avoir découvert un portefeuille électronique du groupe terroriste Etat islamique dans le système Bitcoin. 

Le groupe de hackers Anonymous tient ses promesses. Suite aux attentats de Paris, les hackivistes ont déclaré une "guerre sans merci" à l’Etat islamique (EI). Bien que tournés en ridicule par des gens qui affirmaient que leurs actions n'avaient aucun de poids comparé au sang réel qui était versé par les terroristes, ils sont rapidement passés à l'action. 

Ayant annoncé avoir piraté plus de 5.000 comptes de propagande liés à l'État islamique sur Twitter, ils déclarent maintenant avoir découvert un portefeuille électronique de l'EI de 3 millions de dollars en bitcoins, un système de paiement sur Internet. 

Les Anonymous piratent plus de 5.000 profils de l'EI sur Twitter "L'Etat islamique utilise de la crypto-monnaie pour financer ses opérations en cours et nous avons réussi à découvrir plusieurs adresses Bitcoin qu'il utilise", ont déclaré les Anonymous dans un commentaire pour NewsBTC.

L'une des plus importantes fonctions de la monnaie cryptographique est qu'elle ne peut être censurée à la demande d’un tiers. On ne sait jamais ce qui sera ensuite à l'ordre du jour. Les activistes pour les droits des animaux, les défenseurs de l'environnement ou d'autres groupes dont les comptes peuvent être bloqués optent tous pour le Bitcoin, car il s'agit d’un service libre. Ainsi, le Bitcoin encourage à la fois des objectifs objectivement honorables mais peut aussi servir des intérêts qui le sont un peu moins, comme ceux de l'EI par exemple. C'est pourquoi il constitue l'un des leviers numériques privilégiés par l'EI pour aider "ses amis" de Syrie, d'Irak, du Liban et de partout dans le monde. 

 Anonymous in Web © Flickr/ Stian Eikeland 

Anonymous déclare (pour de bon) la guerre à l’EI Pourtant, l'espoir n'est pas perdu. Le groupe hacktiviste Anonymous assure avoir réussi à bloquer la plupart des comptes de l'EI en Bitcoin qui avaient été dissimulés sur un type de bases de données appelé "deep Web". 

Plus tôt, les hacktivistes s’étaient fixés pour mission d'anéantir la propagande terroriste ainsi que les réseaux de recrutement de l'EI sur Internet. Dans une vidéo publiée sur YouTube, un porte-parole de l'organisation virtuelle s'était engagé à "lancer la plus grande opération de tous les temps" contre l'EI. 

http://fr.sputniknews.com/international/20151121/1019708957/anonymous-portfeuilles-ei-hachtivistes-hackers.html#ixzz3sR3efYxn

Posté à 19:38 |  par bbela

dimanche 22 novembre 2015


US-Nuclear-War
Les constats majeurs: Le monde est de plus en plus militarisé. Les dépenses militaires augmentent sans cesse dans un très grand nombre de pays. Plus de 5 milliards de dollars par jour sont consacrés à la guerre ou à sa préparation. Les gouvernements sont totalement soumis aux exigences des lobbys militaires

Le contrôle de l’économie mondiale est assuré par les grandes puissances grâce à un processus de militarisation de tous les États et de même que de la gouvernance des sociétés placées sous leur domination. Depuis le début du siècle ce processus s’est intensifié avec un réarmement généralisé. Les États-Unis ont continué de dominer sur ce plan la scène internationale en appliquant les principes de leur politique étrangère avec des interventions militaires dites « préventives » ou correctives à l’intérieur des zones dotées de ressources stratégiques. Quand ils n’arrivent pas à s’entendre avec la gouvernance régionale ou locale ils s’évertuent à créer des tensions jusqu’à obtenir les conditions favorables au déclenchement d’une guerre. Le dernier exemple de cette approche est le cas ukrainien. Depuis le début du siècle c’est ce qu’ils ont préconisé au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique et qu’ils ont cherché à fomenter en Amérique latine. Avec une réduction annoncée de leurs dépenses militaires au cours de la prochaine décennie ils ont fait appel aux membres de l’OTAN en les invitant à consacrer dorénavant 2% de leur PIB aux dépenses militaires, eux-mêmes présentant un budget de la défense correspondant à 3.5% de leur PIB en 2014 selon les données compilées par la Banque mondiale. Le discours belliqueux de nombre de leurs représentants ne peut que nous inquiéter au plus haut point. Par ailleurs, les membres de BRICS favorisés par une croissance économique favorable s’adonnent activement à l’acquisition d’un stock considérable d’armements nourrissant ainsi les industries de la Défense aux États-Unis et dans l’Union européenne. C’est donc dans ce contexte que s’inscrit cet essai sur le réarmement planétaire auquel on assiste au cours des dernières années.

Nous reprenons, comme point de départ, les conclusions d’un article que nous avons publié sur le même sujet en 2009 :
« Le processus de réarmement planétaire ne semble pas, à nos yeux, hypothéqué ou même stoppé par la crise financière. Bien au contraire, les plans de sauvetage des économies fondées largement sur la production d’armements ne peuvent que leur être favorables comme c’est le cas pour les États-Unis et les membres de l’Union européenne L’impact de la débâcle financière s’avère très lourd pour l’ensemble des conditions de vie de la population mondiale. Elle ne peut que rendre encore plus vulnérables les populations pauvres ou déjà appauvries par l’augmentation du chômage et par les difficultés d’accès aux ressources vitales comme l’eau et l’alimentation ».
« Avec le grand réarmement et la crise financière combinés le monde est entré à l’intérieur d’une spirale de déficits et de dettes publiques gigantesques qui mettent en péril la protection des droits humains et des libertés fondamentales. Plus que jamais le processus d’appauvrissement de la majorité semble se développer à un rythme rapide (Michel Chossudovsky, La débâcle fiscale des États-Unis), car les solutions adoptées par les gouvernements ne sont propres qu’à accentuer la dynamique de cette spirale de la précarité, de l’esclavage, de la maladie et de la mort et ce dans le seul but d’assurer la sauvegarde des avoirs et d’accroître le pouvoir des individus les plus riches de cette planète » (http://www.mondialisation.ca/le-grand-r-armement-plan-taire/13499).
Un rappel. La course aux armements. Un engrenage interminable. Une arme pour 10 personnes dans le monde en 2013. 1 249 industries de l’armement dans 90 pays

Une course aux armements a lieu lorsque plusieurs États rivalisent entre eux pour créer les forces armées les plus puissantes et les armements les plus performants. Par extension, le terme de « course aux armements » désigne toute circonstance où deux groupes (deux espèces vivantes, deux systèmes, etc.) opposés se dotent successivement de mesures et de contre-mesures, l’un ripostant à l’autre. La course à l’armement présente la caractéristique d’un système concurrentiel fort, où les différents agents (pouvant être des ethnies, des groupes d’individus ou des nations) cherchent à acquérir des systèmes.
Selon l’ONG Oxfam, 640 millions d’armes légères sont disséminées à travers le monde (une pour dix personnes) en 2013. La production de cartouches militaires est de 14 milliards par an. Une large partie des ventes d’armes est issue des surplus militaires ; en effet, au lieu de détruire des armes anciennes ou surnuméraires, les États revendent en général leurs stocks. Le Nigéria, la Lettonie et l’Afrique du Sud sont les seuls États détruisant leurs excédents ou les armes saisies. À travers le monde, 1 249 entreprises dans plus de 90 pays produisent des armes légères. Dans certains de ces États, les réglementations commerciales sont quasi inexistantes (9 juillet : Journée de la destruction des armes légères [archive] – Journée Mondiale).

I.Le processus de militarisation planétaire s’intensifie avec des dépenses militaires mondiales en hausse en 2014

Durant la deuxième partie du XXème siècle nous avons assisté à une course mondiale aux armements dans le contexte d’une confrontation Est-Ouest symbolisé par le rideau de fer. Avec le démantèlement de l’URSS tous les espoirs étaient permis de voir l’avènement d’un climat de paix avec des dépenses militaires à la baisse.  Celles-ci marquèrent une très légère pause puis continuèrent d’augmenter de façon constante. Depuis le début du XXIème le processus de militarisation de la planète s’est intensifié. La course aux armements ne s’est jamais arrêtée. Bien au contraire, plusieurs guerres sont venues alimenter les industries de guerre des grandes puissances. On a su trouver les justificatifs pour lui donner un nouvel élan. Et ce fut l’hécatombe dans plusieurs pays.

Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une ère de grandes tensions entre les puissances occidentales et la Russie et jusqu’à un certain degré avec la Chine. Nous pouvons donc nous attendre à ce que les dépenses militaires augmentent de façon substantielle au cours des prochaines années. Avec les stocks d’armements nucléaires et classiques l’humanité se retrouve dans une situation de grande insécurité. La seule réalité de la présence militaire active des Étasuniens dans près de 160 pays est propre à empêcher l’établissement de la paix par la coopération, la justice sociale et la solidarité entre les peuples.

Il faut dire la vérité. Les États-Unis d’Amérique, ne représentant qu’un peu plus de 4% de la population mondiale, sont les principaux responsables de l’état lamentable dans lequel se retrouvent la planète et l’humanité. Leurs interventions à l’étranger visent à protéger leurs propres intérêts et ce au détriment de l’environnement et de la vie de tous les peuples. Leur convoitise n’a pas de limites. Ils ont pour objectif premier une mainmise absolue sur les ressources stratégiques, minières, énergétiques et hydriques. C’est l’impérialisme poussé à l’extrême. Tout est orchestré pour exercer un contrôle sur la gouvernance mondiale en menaçant de sanctions les pays qui leur résistent comme c’est le cas de l’Iran, de la Russie, du Venezuela ou de la Corée du Nord. Le syndrome de l’ennemi et le principe de la « Permanent War » se trouvent au cœur de leur politique étrangère. La liste des États et des organisations considérés comme terroristes ou en opposition à leur empire par le Département d’État et celle qui les soutiennent est très longue (wikipedia.org). Nous proposons, ici, un examen des dépenses militaires mondiales comptabilisées en 2013 et 2014 et des stocks d’armements que l’on retrouve dans les banques de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) .

 II.Les dépenses militaires mondiales en 2014

Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les dépenses militaires mondiales ont atteint le total de 1747 milliards de dollars en 2013. Cela correspondait à 2,4% du PIB mondial (figure 1). On a pu aussi constater que ces dépenses semblent diminuer légèrement dans les pays occidentaux alors qu’elles sont à la hausse dans le reste du monde (http://www.sipri.org/research/armaments/milex). Selon la même source, les dépenses militaires mondiales ont atteint le total de 1767 milliards de dollars en 2014 dont 627 milliards de dollars en Amérique du Nord, 270 milliards en Europe de l’ouest et 196 milliards de dollars au Moyen-Orient, total pour cette région qui a presque doublé depuis 2004 alors qu’il était de 107,8 milliards de dollars (SIPRI Milex data 1988-2014) (Figure 1). L’Afrique subsaharienne consacre en 2014 la somme de 30,1 milliards de dollars à la Défense, l’Afrique du Nord 20,1 milliards, l’Amérique centrale et les Caraïbes 10,4 milliards et l’Amérique du Sud 67,3 milliards de dollars. Les 28 membres de l’OTAN allouent la somme de 1 000 milliards de dollars à cette fin (SIPRI).

Figure 1. Les dépenses militaires mondiales entre 1988 et 2013

En 2014, un rapport réalisé par IHS Jane’s faisant l’examen des budgets de 77 pays représentant 97% des dépenses militaires mondiales notait que ces dépenses allaient repartir à la hausse en 2014 pour atteindre le total de 1 547 milliards de dollars, une faible progression de 0,6 % sur un an, mais la première depuis 2009. Selon ce rapport, « la Russie, l’Asie et le Moyen-Orient seront le moteur de la croissance attendue cette année et de la reprise prévue à partir de 2016», écrit Paul Burton, directeur chez IHS Janes’s pour l’aéronautique, la défense et la sécurité. La Russie veut augmenter ses dépenses militaires de 44 % sur les trois prochaines années. Le plan adopté par le Parlement a déjà doté la Russie du troisième plus gros budget de défense en 2013, avec 68 milliards de dollars, devant le Royaume-Uni et le Japon. Le budget militaire chinois était de 139 milliards de dollars en 2013, d’après IHS, le deuxième en importance derrière les États-Unis. D’après les projections des consultants, en 2015 la Chine dépensera plus pour sa défense que le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ensemble ». Le ton optimiste de ces mots reflète l’idéologie de cette institution. Il est préférable de considérer avec plus d’attention les données du SIPRI, une organisation beaucoup plus crédible sur ce plan.
« L’Asie est d’ailleurs la seule région à avoir augmenté continuellement ses dépenses militaires depuis la crise de 2009. La région Asie-Pacifique sans la Chine dépassera l’Europe occidentale en 2015, avec des augmentations notables attendues en Australie, en Inde, et en Corée du Sud, prévoit l’étude. Au Moyen-Orient, les dépenses militaires ont accéléré rapidement depuis 2011… Oman et l’Arabie saoudite en particulier ont connu une croissance supérieure à 30 % entre 2011 et 2013. L’Arabie saoudite, en neuvième position en 2013, doit dépasser l’Allemagne cette année pour se hisser à la huitième place en 2014. La baisse des dépenses militaires américaines devrait s’accélérer: de 664 milliards USD en 2012, elles sont passées à 582 milliards en 2013 et sont prévues à 575 milliards en 2014 et 535 milliards en 2015 » (http://www.lapresse.ca/international/201402/04/01-4735474-les-depenses-militaires-mondiales-a-la-hausse-en-2014.php) (figure 2 et tableau 1).
Il importe de noter que « l’année 2015 a été celle du 70e anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagazaki. Elle a été aussi celle où les dépenses militaires japonaises auront atteint leur plus haut niveau depuis la fin de Seconde Guerre Mondiale, avec un budget alloué aux forces d’autodéfense du pays d’un montant de 4.980 milliards de yen (soit 36 milliards d’euros) (http://www.opex360.com/2015/01/17/le-japon-porte-ses-depenses-militaires-niveau-inegale-depuis-1945/). Ces dépenses consenties par les États n’ont pas d’autres objectifs que de protéger les infrastructures de production des investisseurs capitalistes et de maintenir la paix sociale par la menace ou la violence armée afin que les ressources stratégiques rendues disponibles ou potentielles soient protégées.

Figure 2. Les dix pays avec les plus fortes dépenses militaires en 2013
 

Tableau 1. Les pays qui ont montré le budget de la Défense le plus élevé en 2014 

Rang             Pays          Dépenses ($ mds.)      % du PIB   % du total mondial
—              Total mondial             1 776,0       2,3             100,0
1                États-Unis                  610,0       3,5              34,3
2                Chine                         216,0       2,1              12,2
3                Russie                          84,5       4,5              4,8
4                Arabie saoudite              80,8       10,4            4,5
5                France                         62,3        2,2             3,5
6                Royaume-Uni                 60,5        2,2             3,4
7                Inde                            50,0        2,4              2,8
8                Allemagne                     46,5        1,2             2,6
9                Japon                          45,8         1,0             2,6
10              Corée du Sud                36,7         2,6             2,1




Des dépenses additionnelles pour la guerre contre la terreur

Le Comité du budget du Sénat américain a approuvé un amendement pour accroître le financement de près des deux tiers des opérations militaires à l’étranger, a déclaré vendredi les sénateurs républicains Kelly Ayotte et Lindsey Graham qui ont présenté l’amendement. Celui permet d’augmenter les dépenses pour les opérations de contingence qui était de 38 milliards de dollars jusqu’à un total de 96 milliards de dollars alors que le budget prévu était de 58 milliards de dollars. Ayotte a expliqué que l’amendement fournit des fonds pour protéger les forces déployées en Afghanistan ainsi que pour lutter contre l’État islamique et d’autres groupes terroristes.

Elle ajouta qu’au moment où   les menaces contre notre nation s’intensifient cette décision facilite le financement nécessaire pour protéger les hommes et les femmes et sécuriser notre pays. Le Congrès fera, au cours des prochains mois, un travail supplémentaire pour redéfinir les limites de la Loi sur le contrôle du budget et reconstituer les fonds de la Défense (http://www.cubadebate.cu/noticias/2015/03/21/comite-del-senado-aprueba-aumentar-gastos-para-intervenciones-militares-de-eeu/#.VQ3h9JW1ZD-).

III.Le réarmement planétaire 2015. Nouveaux stocks d’armements et dépenses militaires associées

Nous brossons brièvement, ici, un tableau par regroupement ou par région des dépenses militaires mondiales selon les données rapportées par le SIPRI.
L’OTAN, le bras armé de l’Occident. Des dépenses militaires astronomiques

Il s’avère pertinent de présenter, ici, la liste des pays fondateurs de l’OTAN et de ceux qui rejoint l’Alliance: Belgique, Canada, Danemark, France, Islande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Royaume-Uni et États-Unis. La Grèce et la Turquie se sont ajoutées en 1952, puis l’Allemagne (zone Ouest) en 1955. En décembre 1966, la France se retire du commandement militaire intégré pour y revenir partiellement en 1996. En 1982 l’Espagne rejoint l’Alliance. En 1999, s’ajoutent: la République Tchèque, la Pologne et la Hongrie. En 2004, s’ajoutent les pays suivants: Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, et Slovénie (http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1595). S’ajoute à cette liste l’Albanie.
Selon l’analyse proposée des dépenses de l’OTAN par Manlio Dinucci en avril 2014 « aux plus de 1000 milliards de dollars annuels inscrits dans les 28 budgets de la défense, s’ajoutent les « contributions » que les alliés versent pour le « fonctionnement de l’OTAN et le développement de ses activités ». Il s’agit pour la plus grande partie de « contributions indirectes », comme les dépenses pour les « opérations et missions sous conduite OTAN ». Ainsi les nombreux millions d’euros dépensés pour faire participer les forces armées italiennes aux opérations guerrières OTAN dans les Balkans, en Libye et en Afghanistan constituent une « contribution indirecte » au budget de l’Alliance ».
« Il y a ensuite les « contributions indirectes », distribuées en trois budgets distincts. Le « civil », qui avec des fonds fournis par les ministères des affaires étrangères couvre les dépenses pour le staff des quartiers généraux. Le « militaire », composé de plus de 50 budgets séparés, qui couvre les coûts opérationnels et d’entretien de la structure militaire internationale. Et celui d’ « investissement pour la sécurité », qui sert à financer la construction des quartiers généraux (à Bruxelles et ailleurs), les systèmes satellitaires de communication et de renseignement, la création de pistes et de quais et la fourniture de carburant pour les forces engagées dans des opérations guerrières ».

« Environ 22% des « contributions directes » sont fournis par les États-Unis, 14% par l’Allemagne, et 11% (chacune) par la Grande-Bretagne et la France. L’Italie contribue pour environ 8,7% : quota non négligeable, de l’ordre de centaines de millions d’euros annuels. Divers autres postes sont cachés dans les plis des budgets. Par exemple, l’Italie a participé à la dépense pour le nouveau quartier général de Lago Patria à la fois avec sa quote-part du coût de construction, et avec le « fond pour les zones sous-utilisées » ainsi qu’avec une affectation de la Province, pour un montant estimé à environ 25 millions d’euros (alors que l’argent manque pour reconstruire L’Aquila). Top secret sur la contribution italienne actuelle à l’entretien des bases USA en Italie, quantifié la dernière fois en 2002 d’un ordre de 41% pour un montant de 366 millions de dollars annuels sous diverses formes : locations gratuites, réductions fiscales, coûts réduits des fournitures énergétiques et autres services. Ce chiffre est sans aucun doute aujourd’hui largement supérieur » (http://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-ce-que-nous-coute-lotan/5377390).
Dans une vidéo sur l’histoire des États-Unis,  Geronimo Guu Ji Ya en propose une présentation tout à fait juste :
« La guerre est intrinsèquement liée à l’histoire des États-Unis depuis ses origines. Justifiée par une lutte manichéenne du bien contre le mal, du monde libre contre la dictature, elle est le moteur qui permet aux États-Unis d’imposer une domination au niveau mondial, au service des intérêts de quelques privilégiés ». Il ajoute : « L’histoire américaine parle d’elle-même. Car, si les États-Unis ont fait la guerre depuis leurs origines c’est avant tout la guerre elle-même qui a fait les États-Unis. Les États-Unis ont provoqué à eux seuls 201 conflits sur les 248 conflits à travers le monde qui se sont écoulés entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 2001 » (https://www.youtube.com/watch?v=JDgrLQFBRd8).
Figure 3. Stock d’armes nucléaires en 2009

Sources des données : Nuclear Threat Initiative (NTI), Federation of American Scientists (FAS), Natural Resources Defense Council (NRDC), Educational Foundation for Nuclear Science (EFNS), Bulletin for the Atomic Scientists, Nuclear Notebook, The Bulletin, 6042 South Kimbark, Chicago ; SIPRI.

Les membres de BRICS ou pays émergents

Les BRICS comptent parmi les 15 plus grosses dépenses militaires à l’exception de l’Afrique du Sud. En outre, la croissance de ces dépenses au cours de la décennie 2001-2010 affiche des chiffres avec une hausse croissante. En effet, la Chine, la Russie, l’inde et le Brésil ont connu une hausse de leurs dépenses militaires respectivement de 189%, 82,4%, 54,3% et 29,6%. Les totaux en 2014 se lisent comme suit : La Chine avec 216 milliards de dollars, la Russie avec 84,5 milliards de dollars et l’Inde avec 50 milliards,  (SIPRI).

Selon le SIPRI, « alors que cinq pays disposant de l’arme atomique « s’efforcent de réduire ou de maintenir leur arsenal nucléaire », trois autres ne cessent d’accroître leur panoplie. La Chine dispose ainsi aujourd’hui de 250 têtes nucléaires contre 240 en 2012, le Pakistan de 100 à 120 contre 90 à 110, et l’Inde de 90 et 110 contre 80 à 100. Cette course aux armements est d’autant plus inquiétante que le SIPRI juge “fragile” la paix en Asie, vu les “tensions croissantes depuis 2008″ qui persistent entre l’Inde et le Pakistan, les deux Corées, ou encore la Chine et le Japon. Signataires du traité de désarmement nucléaire START, la Russie (8 500 têtes aujourd’hui) et les États-Unis (7 700) ont réduit leurs arsenaux. La France (300 têtes), le Royaume-Uni (225) et Israël (80) le gardent, eux, au même niveau (http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/03/chine-inde-et-pakistan-continuent-d-accroitre-leur-arsenal-nucleaire_3422592_3210.html).

Les autres États
Une forte croissance en Afrique. Un total de 50 milliards de dollars en 2014. « Selon le Stockholm International Peace Research Institute…, les dépenses militaires en Afrique vont augmenter de 20 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. Ainsi, le continent a enregistré la plus forte progression au niveau mondial dans le domaine des dépenses militaires en 2013. Dans son  rapport paru en avril 2014, le centre de recherche suédois a précisé que ces dépenses ont augmenté de + 8,3% en 2013, pour atteindre 44,9 milliards de dollars contre environ 40 milliards en 2012. Cette augmentation serait essentiellement dopée par les revenus pétroliers de pays comme l’Algérie et l’Angola» (http://www.afriqueexpansion.com/investissement/20255-2015-04-23-05-52-54.html).

Les dépenses militaires de l’Amérique centrale et des Caraïbes ont atteint la somme totale de 10,4 milliards de dollars en 2014, l’Amérique du Sud 67,3 milliards de dollars, les pays de l’Asie la somme de 410,9 milliards de dollars et le Moyen-Orient un total de 196 milliards de dollars, une somme qui a presque doublé par rapport à 2004 alors qu’elle était à ce moment-là de 107,8 milliards  (SIPRI).

Figure 4. L’armement dans le monde

Les stocks nucléaires mondiaux  (figure 4)
Selon les données analysées par Robert S Hans et M. Kristensen en 2006,
« malgré les incertitudes, nous savons que le total mondial des armes nucléaires entreposées est considérablement inférieur à ce qu’il était pendant le pic de la Guerre Froide en 1986 avec 70 000 têtes nucléaires. Par le biais de toute une série d’accords sur le contrôle des armes et des décisions unilatérales, les états possédant des armes nucléaires ont réduit le stock mondial à son niveau le plus bas en 45 ans. Au cours de la même période, le nombre d’états puissances nucléaires est passé de 3 à 9 ».
« Nous estimons que 9 états possèdent environ 27 000 têtes nucléaires intactes, dont 97% font partie des stocks des États-Unis et de la Russie (figure 3). Environ 12 500 de ces têtes nucléaires sont considérées comme étant opérationnelles, le reste étant en réserve ou en attente d’être démantelée parce que plus opérationnelles. Nous sommes à même de faire nos évaluations en surveillant tous les développements sur les armes nucléaires, en étudiant les tendances à long terme et en traquant la mise en application des traités de contrôle des armes » (mondialisation.ca).
Figure 5. Les armements nucléaires et la non-prolifération
 

Selon l’analyse de la stratégie d’intervention contre la Russie proposée par STRIKE,
«l’annonce de révisions majeures à la stratégie nucléaire de l’OTAN est arrivée seulement quelques jours après la publication d’un rapport détaillé, intitulé «Project Atom: Defining US Nuclear Strategy and Posture for 2025-2050», par le Centre d’études stratégiques et internationales (Center for Strategic and International Studies, CSIS). Les sections principales du rapport ont été rédigées par un stratège de longue date du gouvernement américain et un analyste expérimenté du CSIS, Clark Murdock, qui avait auparavant travaillé comme haut gradé pour la CIA, le Département de la Défense, l’aviation américaine et le Collège national de la guerre (National War College). Le rapport comprend des contributions provenant d’une vaste équipe de chercheurs et d’experts, dont des conférenciers du CNAS et de l’Institut national de politique publique (Institution for Public Policy, NIPP) »

« L’idée centrale de l’analyse du CSIS est que les États-Unis doivent rendre leur arsenal nucléaire plus facile à utiliser dans une guerre contre la Russie, la Chine ou d’autres puissances. L’armée doit adopter «une stratégie nucléaire américaine conçue pour les réalités du 21me siècle», basées sur des nouvelles générations d’ogives tactiques et de systèmes de lancement. Des armes nucléaires tactiques plus sophistiquées permettront à Washington de menacer et de lancer des petites guerres nucléaires, sans «s’auto-dissuader» par la crainte que ses actions ne mènent à un holocauste nucléaire, soutient le rapport du CSIS. « Les États-Unis doivent développer et déployer des armes nucléaires plus utilisables», a écrit le CSIS, avec «moins d’effets collatéraux, une plus grande radiation, la capacité de pénétrer dans le sous-sol, des pulsations électromagnétiques, et d’autres capacités à mesure que la technologie progresse » (http://www.wikistrike.com/2015/07/les-etats-unis-et-les-puissances-de-l-otan-accelerent-les-preparatifs-pour-une-guerre-nucleaire.html).
IV.Le militarisme et la pression exercée sur tous les gouvernements de la planète

Le militarisme. Un endoctrinement et un martèlement continu des mêmes affirmations : La sécurité nationale est assurée grâce aux entrainements et à la préparation à la guerre.

Le militarisme constitue une philosophie voire une doctrine qui cherche à inculquer dans les esprits des populations le mirage selon lequel il importe de croire que l’existence des armées nationales est indispensable pour le développement économique et la sécurité alors qu’en réalité elles servent avant tout d’instrument placés au service des pouvoirs dominants d’une minorité en place et ce peu importe le régime politique, que l’on soit avec une dictature ou bien avec un appareil dit démocratique contrôlé à l’occidentale.
Une pression constante exercée sur les gouvernements et l’opinion publique. Foires des armements – Exercices militaires – Parades militaires – Propagande du lobby militaire

Les foires et expositions des armements et autres équipements de la Défense. Une programmation annuelle sur tous les continents
Pour fomenter une recrudescence ou effervescence continue des dépenses militaires en vue de l’acquisition de nouveaux équipements et pour assurer la maintenance des installations et conserver le personnel requis il va de soi qu’il faille encourager le commerce international des armes. Des salons ou foires exposant les armements les plus modernes sur le marché  sont tenues un peu partout dans le monde. La semaine dernière, la Turquie accueillait à Istanbul (Figure 5) les «grands noms de l’industrie de la défense à l’occasion de la neuvième édition du salon international IDEF» (spyworld).

Cette foire, comme des dizaines d’autres qui se produisent chaque année sur tous les continents, permet aux producteurs et exportateurs d’armements de faire connaître leurs nouveaux produits à des acheteurs éventuels. Ainsi, à Istanbul, ce salon a hébergé, les 29 et 30 avril, 462 exposants en provenance de 45 pays. Un total de 42 délégations officielles était au rendez-vous. Il s’agit, en fait, de la plus importante foire commerciale de la Turquie (spyworld-actu.com) (http://www.mondialisation.ca/le-grand-rearmement-planetaire/5329953?print=1).

Ces foires se tiennent à l’ombre ou en catimini et les informations sur les contrats d’achats ou de ventes de matériel de guerre restent secrètes. Ils ne sont divulgués qu’au moment où ils constituent un levier politique au cours des campagnes électorales. C’est alors qu’ils sont dévoilés par bribes, en faisant partie du programme politique des partis susceptibles de former le gouvernement au pouvoir.

De multiples rendez-vous sont préparés par les industries de l’armement à l’intention de tous les États. En 2015, huit salons des armements ont été tenus dans 17 villes et 15 pays. Trois ont eu lieu aux États-Unis, deux dans les EMU et un en Israël (http://www.foiresinfo.fr/Salons-des-armements-Y395-S1.html).

Figure 6. Les entreprises japonaises participent pour la première fois au salon Eurosatory, le plus important salon mondial de l’armement terrestre le 17 juin 2014
Source : japoninfos.com

En 2016,  quelques composantes de la programmation projetée se lit comme suit :

1)     ISNR – Salon international pour la sécurité et la sécurité intérieure – Accès: réservé aux visiteurs professionnels 12 au 14 avril 2016  - Abou Dabi, EAU

2)     Defence Services Asia – Salon et conférence sur la technologie de la défense et de la technologie de sécurité – Accès: réservé aux visiteurs professionnels – 18 au 21 avril 2016, Kuala Lumpur, Malaisie

3)     Expomil – Salon des technologies militaires – Accès: visiteurs professionnels et le grand public – 18 au 22 mai 2016 – Bucarest, Roumanie

4)     Hemus – Salon international de défense, lutte contre le terrorisme et sécurité – Accès: visiteurs professionnels et le grand public – 25 au 28 mai 2016 – Plovdiv, Bulgarie

5)     Indo Defence – Salon international des technologies militaires – Accès: réservé aux visiteurs professionnels – 2 au 5 novembre 2016 – Jakarta, Java, Indonésie

6)     Ideas – Salon international de l’industrie de la défense – Accès: réservé aux visiteurs professionnels 22 au 25 2016 – Karachi, Sind Pakistan

7)     Expo Naval – Exposition et Conférence Maritime Internationale pour l’Amérique latine – Accès: réservé aux visiteurs professionnels – 29 novembre au 2 décembre 2016 – 29 a– Valparaíso, Chili

Les exercices militaires
 
L’Otan mène son plus grand exercice militaire depuis 13 ans. 36 000 soldats, des forces aériennes et maritimes venues de plus de 30 pays s’entraînent actuellement dans le sud de l’Europe. L’objectif est d’améliorer la réactivité, le déploiement et la préparation des troupes. Pour le secrétaire général de l’Alliance, cette opération est d’autant plus importante que de nouveaux défis sécuritaires sont apparus depuis la planification de cet exercice, il y a deux ans. Jens Stoltenberg évoque les tensions dans l’est de l’Ukraine et les relations avec la Russie. Mais il rappelle que les Alliés veulent continuer à travailler pour une relation plus constructive avec Moscou. En revanche, Jens Stoltenberg souligne les défis au sud de l’Europe. « Nous observons de la violence, une brutalité propagée par le groupe État islamique et toutes les organisations terroristes. Et nous voyons aussi des États à l’abandon et en déliquescence », ajoute-t-il.

L’Alliance Atlantique teste ainsi sa Force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation, appelée aussi « fer de lance ». Ces troupes de réaction rapide doivent être capable d’agir dans des situations de combats non conventionnelles.

L’Otan passe donc dans une nouvelle phase, éloignée des simulations sur ordinateur ou des frappes lointaines. Ces troupes s’entraînent pour être opérationnelles dès l’année prochaine. Mais cette force de réaction, ce « fer de lance », ne compte pour le moment que 5 000 hommes (http://fr.euronews.com/2015/11/05/exercice-sans-precedent-pour-l-otan/).

Le Secrétaire d’État à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, dans un discours militariste et belliqueux prononcé récemment à Los Angeles et analysé de façon tout à fait remarquable par Patrick Martin, a aussi salué les récents exercices de l’OTAN comme Trident Juncture et auxquels participent 4.000 soldats américains, simulant une invasion russe de l’un des pays de l’OTAN en Europe de l’est. Il a précisé « [N]ous fournissons l’équipement et l’entraînement afin d’aider l’armée ukrainienne confrontée à des insurrectionnels soutenus par la Russie en Ukraine de l’est. » Ceci comprend la formation de forces issues des milices néonazies désormais intégrées à l’armée ukrainienne (http://www.mondialisation.ca/le-secretaire-detat-americain-a-la-defense-menace-la-russie-et-la-chine/5488193).

Le lobby des industries de la Défense

Le lobby militaire est très puissant et omniprésent. Il s’assure que le concept de désarmement soit proscrit de l’ordre du jour des activités gouvernementales dans l’ensemble planétaire. On le retrouve dans le discours onusien, mais il n’est jamais abordé dans les médias mainstreams. Ces derniers réservent plutôt leur programmation pour la glorification du militarisme et des militaires ainsi que de leur courage et de leur bravoure. Ce fut toujours le discours des conquérants et il est encore bien articulé dans le langage des commandants.

Dans ce court entretien filmé, David Cronin revient sur le travail des lobbyistes de l’armement au sein des institutions européennes. L’UE dépense en effet des sommes colossales pour subventionner les grands industriels de l’armement en Europe, sans oublier les partenariats économiques avec les USA et Israël et la complicité dans différents conflits ayant frappé le monde. Selon David Cronin, militant pro-palestinien, « entre 2007 et 2013, l’Union européenne a consacré plus ou moins 1.4 milliard de dollars à l’industrie de guerre. Officiellement, l’Union européenne (UE) a affirmé qu’ils ont utilisé cet argent pour un programme de recherche en sécurité, mais la « recherche en sécurité » est un euphémisme pour un programme qui a subventionné l’industrie de guerre. Dans ce programme, il y a beaucoup de projets qui se croisent avec le développement des drones . Les drones sont des avions de guerre que les États-Unis ont utilisés en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Et aussi qu’Israël a utilisé contre les femmes et les enfants dans la bande de Gaza. Et moi, comme militant pro-palestinien, c’est très inquiétant que dans l’industrie de guerre israélienne, des sociétés israéliennes ont reçu de grands soutiens de l’UE. C’est-à-dire, en effet, que les mêmes entreprises qui ont profité des attentats contre la bande de Gaza l’an passé, et en 2008 et 2009, ont reçu beaucoup de soutien avec mes impôts en tant que contribuable. Moi je trouve que c’est vraiment dégueulasse que l’Union européenne a décidé en effet de soutenir les crimes contre l’humanité » (http://www.cercledesvolontaires.fr/2014/07/23/le-lobby-de-larmement-au-coeur-des-institutions-europeennes-entretien-avec-david-cronin/).

Le rôle des armées nationales. Participation aux activités sociales et culturelles. Glorification du fait militaire

Les militaires assurent une présence active dans toutes les institutions nationales et exercent une forte influence dans tous les secteurs économiques, sociaux et culturels.  C’est au moment des célébrations entourant le Jour du Souvenir le 11 novembre de chaque année qu’un hommage est adressé aux combattants qui ont participé aux guerres mondiales du XXème siècle. À cette occasion on ne fait pas allusion aux 200 autres guerres qui ont affligé l’humanité causant la mort de plus de 41 millions de personnes (M. Leitenberg) et on ne fait aucune référence aux principaux responsables à l’origine de ces guerres. Aucune mention des mouvements de résistance à la guerre. Les guerres semblent une fatalité qu’il faille accepter. Le tribut est donné aux soldats ayant participé aux combats et on déplore les séquelles post-traumatiques qu’ils subissent.

V.Les conséquences économiques et sociales de la course aux armements
La militarisation de la société constitue un obstacle majeur au développement de la démocratie. Les pouvoirs conférés aux armées nationales sont considérables. Elles exercent un contrôle serré des instances politiques. En effet, les militaires exercent une grande influence dans tous les secteurs de la société et une présence dominante dans les appareils gouvernementaux. Nous avons toujours été étonnés de constater la présence des militaires dans les ambassades. Elle effectue une ponction de plus en plus importante des ressources budgétaires des États consacrées à l’armée nationale et à l’acquisition et la maintenance des armements et porte atteinte aux droits fondamentaux et aux valeurs démocratiques. La militarisation est à l’opposé de la coopération et de la solidarité des peuples.
VI.Le mouvement mondial contre la guerre et pour la paix sans armée et sans arme
Les bonnes intentions onusiennes. Plusieurs mécanismes des Nations Unies pour l’entreprise du désarmement et de la reconversion industrielle. Trois organisations mondiales pour la paix.

Première Commission de l’Assemblée générale (Désarmement et sécurité internationale); Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies; Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants; Conférence sur le désarmement; Commission du désarmement; Conseil consultatif sur les affaires du désarmement; Comité 1540 (pour la prévention de la prolifération des armes de destruction massive nucléaires, chimiques ou biologiques); Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique; Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) (http://www.un.org/fr/events/againstnucleartestsday/machinery.shtml).

« Suite à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur le désarmement nucléaire qui s’est tenue le 26 septembre 2013 à l’ONU, la Première Commission de l’Assemblée générale – en charge du désarmement nucléaire – a adopté la résolution [A/RES/68/32] par laquelle elle demande « que des négociations commencent au plus tôt, dans le cadre de la Conférence du désarmement, en vue de l’adoption rapide d’une convention globale relative aux armes nucléaires interdisant la détention, la mise au point, la fabrication, l’acquisition, la mise à l’essai, l’accumulation, le transfert et l’emploi ou la menace d’emploi de ces armes et prévoyant leur destruction ».TIONS UNIES. Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. 26 septembre » (un.org).

L’OMPP – New York
L’Organisation Mondiale pour la Paix (OMPP) est une institution à but non lucratif dont la fonction est de préserver la vie humaine dans le monde et au-delà. L’OMPP/WOPF se conforme aux directives des Nations unies, organisation mère et souveraine qui, avec ses pays membres, détermine et offre des destins à notre humanité. Le but spécifique de l’OMPP est de proposer le cessez-le-feu partout sur la planète et de promouvoir un dialogue de paix sur les innombrables chemins qui nous mèneront à une culture de paix et au bien-être général (ompp.org).

Le BIP – Genève
Le Bureau international de la paix (BIP)…est la plus ancienne organisation internationale pour la paix. Elle fut fondée en 1891 et récompensée par le prix Nobel de la paix en 1910. Le BIP fut fondé sous le nom Bureau international permanent de la paix, dès 1912 il se fait connaître sous le nom Bureau international de la paix1. De 1946 à 1961 il œuvra sous le nom Comité de liaison international des organisations de paix (CLIOP) (en anglais International Liaison Committee of Organizations for Peace – ILCOP) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_international_de_la_paix ).

Le groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP). Un Centre de recherche belge travaillant sur les questions de prévention des conflits et de prolifération des armes, notamment en Afrique.
Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité est un centre de recherche belge indépendant et pluraliste, à but non lucratif, qui a été fondé en 1979 par Bernard Adam, qui en fut le directeur jusqu’en 2010. Selon ses options fondamentales, “le GRIP a notamment pour objet l’étude, la recherche, l’information et la formation sur les problèmes de paix, de défense et de désarmement dans la perspective de l’amélioration de la sécurité internationale en Europe et dans le monde” (Options fondamentales du GRIP sur le site de l’organisation [archive].

Conclusion
La militarisation planétaire se poursuit à un rythme effréné. Les États-Unis procèdent à la consolidation de leurs stocks d’armements nucléaires et classiques en les rendant plus opérationnels et plus efficaces tout en redéployant leurs installations dans l’univers terrestre, maritime et spatial. Depuis 2014 nous assistons à une poussée de leur système de défense vers l’Europe orientale à l’intérieur du processus de confinement de la Russie. Leur suprématie militaire dans l’ouest du Pacifique s’est amoindrie avec la présence de plus en plus significative et affirmée de la Chine sur laquelle ils exercent une pression accrue. L’ensemble des membres de BRICS ont consacré (un sommet) pour la défense la somme totale de 274.08 milliards de dollars en 2011 selon les données compilées par le SIPRI (http://www.sipri.org/research/armaments/milex/milex_database).

Les guerres livrées, directement ou par procuration, par l’OTAN au Proche-Orient, en Asie centrale et en Afrique, le processus de confinement de la Russie, et l’instabilité créée dans un grand nombre d’États dans les continents asiatique, sud-américain et africain s’avèrent fort générateurs d’une demande mondiale soutenue d’armements et d’équipements connexes. Plusieurs moyens sont employés par les industries de la mort pour inciter les États à se procurer de nouveaux armements de très haute technologie. Les deux principaux éléments du marketing de la Défense correspondent aux foires ou salons d’armements et aux exercices militaires auxquels sont conviés les représentants de l’industrie, le tout développé par le lobby militaire, les ministères de la Défense et les armées nationales qui assurent une présence active auprès des décideurs politiques et de l’opinion publique.

En somme, le monde est de plus en plus militarisé. Les dépenses militaires s’intensifient dans plusieurs régions du Globe et la gouvernance est de plus en plus soumise aux exigences des lobbys militaires.

En définitive, le contrôle de l’économie mondiale par les grandes puissances est assuré par un processus qui veille à créer et maintenir un environnement favorable à leurs intérêts de la manière suivante :

- Une production industrielle de très haute technologie de l’armement subventionnée par les États au détriment des autres secteurs économiques et sociaux;

- Des armées nationales très souvent dotées de pouvoirs absolus et non redevables à l’intérieur de la gouvernance étatique;

- Une gouvernance du politique de plus en plus calquée sur le modèle du militarisme et de moins en moins démocratique;

- Un discours des médias mainstream glorifiant sans cesse le militarisme et le caractère indispensable des activités militaires pour l’économie en obnubilant aux yeux du public les véritables enjeux entourant la course planétaire aux armements.

Jules Dufour, Ph.D., C.Q., géographe et professeur émérite. Membre de l’Ordre National du Québec. Chercheur-associé au Centre de recherche sur la Mondialisation, Montréal, Québec, Canada. Membre de la Commission mondiale des Aires protégées de  l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN), Gland, Suiss. Membre, Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, Paris. Membre. Groupe canadien du PUGWASS, Toronto

Références
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CNAPD. 2014. Désarmer pour développer – Journée mondiale d’action contre les dépenses militaires. Le 16 avril 2014. En ligne : http://www.cnapd.be/Desarmer-pour-developper-Journee837.html
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http://www.mondialisation.ca/le-grand-rearmement-planetaire-2015/5488806

#enquete: Le grand réarmement planétaire 2015


US-Nuclear-War
Les constats majeurs: Le monde est de plus en plus militarisé. Les dépenses militaires augmentent sans cesse dans un très grand nombre de pays. Plus de 5 milliards de dollars par jour sont consacrés à la guerre ou à sa préparation. Les gouvernements sont totalement soumis aux exigences des lobbys militaires

Le contrôle de l’économie mondiale est assuré par les grandes puissances grâce à un processus de militarisation de tous les États et de même que de la gouvernance des sociétés placées sous leur domination. Depuis le début du siècle ce processus s’est intensifié avec un réarmement généralisé. Les États-Unis ont continué de dominer sur ce plan la scène internationale en appliquant les principes de leur politique étrangère avec des interventions militaires dites « préventives » ou correctives à l’intérieur des zones dotées de ressources stratégiques. Quand ils n’arrivent pas à s’entendre avec la gouvernance régionale ou locale ils s’évertuent à créer des tensions jusqu’à obtenir les conditions favorables au déclenchement d’une guerre. Le dernier exemple de cette approche est le cas ukrainien. Depuis le début du siècle c’est ce qu’ils ont préconisé au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique et qu’ils ont cherché à fomenter en Amérique latine. Avec une réduction annoncée de leurs dépenses militaires au cours de la prochaine décennie ils ont fait appel aux membres de l’OTAN en les invitant à consacrer dorénavant 2% de leur PIB aux dépenses militaires, eux-mêmes présentant un budget de la défense correspondant à 3.5% de leur PIB en 2014 selon les données compilées par la Banque mondiale. Le discours belliqueux de nombre de leurs représentants ne peut que nous inquiéter au plus haut point. Par ailleurs, les membres de BRICS favorisés par une croissance économique favorable s’adonnent activement à l’acquisition d’un stock considérable d’armements nourrissant ainsi les industries de la Défense aux États-Unis et dans l’Union européenne. C’est donc dans ce contexte que s’inscrit cet essai sur le réarmement planétaire auquel on assiste au cours des dernières années.

Nous reprenons, comme point de départ, les conclusions d’un article que nous avons publié sur le même sujet en 2009 :
« Le processus de réarmement planétaire ne semble pas, à nos yeux, hypothéqué ou même stoppé par la crise financière. Bien au contraire, les plans de sauvetage des économies fondées largement sur la production d’armements ne peuvent que leur être favorables comme c’est le cas pour les États-Unis et les membres de l’Union européenne L’impact de la débâcle financière s’avère très lourd pour l’ensemble des conditions de vie de la population mondiale. Elle ne peut que rendre encore plus vulnérables les populations pauvres ou déjà appauvries par l’augmentation du chômage et par les difficultés d’accès aux ressources vitales comme l’eau et l’alimentation ».
« Avec le grand réarmement et la crise financière combinés le monde est entré à l’intérieur d’une spirale de déficits et de dettes publiques gigantesques qui mettent en péril la protection des droits humains et des libertés fondamentales. Plus que jamais le processus d’appauvrissement de la majorité semble se développer à un rythme rapide (Michel Chossudovsky, La débâcle fiscale des États-Unis), car les solutions adoptées par les gouvernements ne sont propres qu’à accentuer la dynamique de cette spirale de la précarité, de l’esclavage, de la maladie et de la mort et ce dans le seul but d’assurer la sauvegarde des avoirs et d’accroître le pouvoir des individus les plus riches de cette planète » (http://www.mondialisation.ca/le-grand-r-armement-plan-taire/13499).
Un rappel. La course aux armements. Un engrenage interminable. Une arme pour 10 personnes dans le monde en 2013. 1 249 industries de l’armement dans 90 pays

Une course aux armements a lieu lorsque plusieurs États rivalisent entre eux pour créer les forces armées les plus puissantes et les armements les plus performants. Par extension, le terme de « course aux armements » désigne toute circonstance où deux groupes (deux espèces vivantes, deux systèmes, etc.) opposés se dotent successivement de mesures et de contre-mesures, l’un ripostant à l’autre. La course à l’armement présente la caractéristique d’un système concurrentiel fort, où les différents agents (pouvant être des ethnies, des groupes d’individus ou des nations) cherchent à acquérir des systèmes.
Selon l’ONG Oxfam, 640 millions d’armes légères sont disséminées à travers le monde (une pour dix personnes) en 2013. La production de cartouches militaires est de 14 milliards par an. Une large partie des ventes d’armes est issue des surplus militaires ; en effet, au lieu de détruire des armes anciennes ou surnuméraires, les États revendent en général leurs stocks. Le Nigéria, la Lettonie et l’Afrique du Sud sont les seuls États détruisant leurs excédents ou les armes saisies. À travers le monde, 1 249 entreprises dans plus de 90 pays produisent des armes légères. Dans certains de ces États, les réglementations commerciales sont quasi inexistantes (9 juillet : Journée de la destruction des armes légères [archive] – Journée Mondiale).

I.Le processus de militarisation planétaire s’intensifie avec des dépenses militaires mondiales en hausse en 2014

Durant la deuxième partie du XXème siècle nous avons assisté à une course mondiale aux armements dans le contexte d’une confrontation Est-Ouest symbolisé par le rideau de fer. Avec le démantèlement de l’URSS tous les espoirs étaient permis de voir l’avènement d’un climat de paix avec des dépenses militaires à la baisse.  Celles-ci marquèrent une très légère pause puis continuèrent d’augmenter de façon constante. Depuis le début du XXIème le processus de militarisation de la planète s’est intensifié. La course aux armements ne s’est jamais arrêtée. Bien au contraire, plusieurs guerres sont venues alimenter les industries de guerre des grandes puissances. On a su trouver les justificatifs pour lui donner un nouvel élan. Et ce fut l’hécatombe dans plusieurs pays.

Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une ère de grandes tensions entre les puissances occidentales et la Russie et jusqu’à un certain degré avec la Chine. Nous pouvons donc nous attendre à ce que les dépenses militaires augmentent de façon substantielle au cours des prochaines années. Avec les stocks d’armements nucléaires et classiques l’humanité se retrouve dans une situation de grande insécurité. La seule réalité de la présence militaire active des Étasuniens dans près de 160 pays est propre à empêcher l’établissement de la paix par la coopération, la justice sociale et la solidarité entre les peuples.

Il faut dire la vérité. Les États-Unis d’Amérique, ne représentant qu’un peu plus de 4% de la population mondiale, sont les principaux responsables de l’état lamentable dans lequel se retrouvent la planète et l’humanité. Leurs interventions à l’étranger visent à protéger leurs propres intérêts et ce au détriment de l’environnement et de la vie de tous les peuples. Leur convoitise n’a pas de limites. Ils ont pour objectif premier une mainmise absolue sur les ressources stratégiques, minières, énergétiques et hydriques. C’est l’impérialisme poussé à l’extrême. Tout est orchestré pour exercer un contrôle sur la gouvernance mondiale en menaçant de sanctions les pays qui leur résistent comme c’est le cas de l’Iran, de la Russie, du Venezuela ou de la Corée du Nord. Le syndrome de l’ennemi et le principe de la « Permanent War » se trouvent au cœur de leur politique étrangère. La liste des États et des organisations considérés comme terroristes ou en opposition à leur empire par le Département d’État et celle qui les soutiennent est très longue (wikipedia.org). Nous proposons, ici, un examen des dépenses militaires mondiales comptabilisées en 2013 et 2014 et des stocks d’armements que l’on retrouve dans les banques de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) .

 II.Les dépenses militaires mondiales en 2014

Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les dépenses militaires mondiales ont atteint le total de 1747 milliards de dollars en 2013. Cela correspondait à 2,4% du PIB mondial (figure 1). On a pu aussi constater que ces dépenses semblent diminuer légèrement dans les pays occidentaux alors qu’elles sont à la hausse dans le reste du monde (http://www.sipri.org/research/armaments/milex). Selon la même source, les dépenses militaires mondiales ont atteint le total de 1767 milliards de dollars en 2014 dont 627 milliards de dollars en Amérique du Nord, 270 milliards en Europe de l’ouest et 196 milliards de dollars au Moyen-Orient, total pour cette région qui a presque doublé depuis 2004 alors qu’il était de 107,8 milliards de dollars (SIPRI Milex data 1988-2014) (Figure 1). L’Afrique subsaharienne consacre en 2014 la somme de 30,1 milliards de dollars à la Défense, l’Afrique du Nord 20,1 milliards, l’Amérique centrale et les Caraïbes 10,4 milliards et l’Amérique du Sud 67,3 milliards de dollars. Les 28 membres de l’OTAN allouent la somme de 1 000 milliards de dollars à cette fin (SIPRI).

Figure 1. Les dépenses militaires mondiales entre 1988 et 2013

En 2014, un rapport réalisé par IHS Jane’s faisant l’examen des budgets de 77 pays représentant 97% des dépenses militaires mondiales notait que ces dépenses allaient repartir à la hausse en 2014 pour atteindre le total de 1 547 milliards de dollars, une faible progression de 0,6 % sur un an, mais la première depuis 2009. Selon ce rapport, « la Russie, l’Asie et le Moyen-Orient seront le moteur de la croissance attendue cette année et de la reprise prévue à partir de 2016», écrit Paul Burton, directeur chez IHS Janes’s pour l’aéronautique, la défense et la sécurité. La Russie veut augmenter ses dépenses militaires de 44 % sur les trois prochaines années. Le plan adopté par le Parlement a déjà doté la Russie du troisième plus gros budget de défense en 2013, avec 68 milliards de dollars, devant le Royaume-Uni et le Japon. Le budget militaire chinois était de 139 milliards de dollars en 2013, d’après IHS, le deuxième en importance derrière les États-Unis. D’après les projections des consultants, en 2015 la Chine dépensera plus pour sa défense que le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ensemble ». Le ton optimiste de ces mots reflète l’idéologie de cette institution. Il est préférable de considérer avec plus d’attention les données du SIPRI, une organisation beaucoup plus crédible sur ce plan.
« L’Asie est d’ailleurs la seule région à avoir augmenté continuellement ses dépenses militaires depuis la crise de 2009. La région Asie-Pacifique sans la Chine dépassera l’Europe occidentale en 2015, avec des augmentations notables attendues en Australie, en Inde, et en Corée du Sud, prévoit l’étude. Au Moyen-Orient, les dépenses militaires ont accéléré rapidement depuis 2011… Oman et l’Arabie saoudite en particulier ont connu une croissance supérieure à 30 % entre 2011 et 2013. L’Arabie saoudite, en neuvième position en 2013, doit dépasser l’Allemagne cette année pour se hisser à la huitième place en 2014. La baisse des dépenses militaires américaines devrait s’accélérer: de 664 milliards USD en 2012, elles sont passées à 582 milliards en 2013 et sont prévues à 575 milliards en 2014 et 535 milliards en 2015 » (http://www.lapresse.ca/international/201402/04/01-4735474-les-depenses-militaires-mondiales-a-la-hausse-en-2014.php) (figure 2 et tableau 1).
Il importe de noter que « l’année 2015 a été celle du 70e anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagazaki. Elle a été aussi celle où les dépenses militaires japonaises auront atteint leur plus haut niveau depuis la fin de Seconde Guerre Mondiale, avec un budget alloué aux forces d’autodéfense du pays d’un montant de 4.980 milliards de yen (soit 36 milliards d’euros) (http://www.opex360.com/2015/01/17/le-japon-porte-ses-depenses-militaires-niveau-inegale-depuis-1945/). Ces dépenses consenties par les États n’ont pas d’autres objectifs que de protéger les infrastructures de production des investisseurs capitalistes et de maintenir la paix sociale par la menace ou la violence armée afin que les ressources stratégiques rendues disponibles ou potentielles soient protégées.

Figure 2. Les dix pays avec les plus fortes dépenses militaires en 2013
 

Tableau 1. Les pays qui ont montré le budget de la Défense le plus élevé en 2014 

Rang             Pays          Dépenses ($ mds.)      % du PIB   % du total mondial
—              Total mondial             1 776,0       2,3             100,0
1                États-Unis                  610,0       3,5              34,3
2                Chine                         216,0       2,1              12,2
3                Russie                          84,5       4,5              4,8
4                Arabie saoudite              80,8       10,4            4,5
5                France                         62,3        2,2             3,5
6                Royaume-Uni                 60,5        2,2             3,4
7                Inde                            50,0        2,4              2,8
8                Allemagne                     46,5        1,2             2,6
9                Japon                          45,8         1,0             2,6
10              Corée du Sud                36,7         2,6             2,1




Des dépenses additionnelles pour la guerre contre la terreur

Le Comité du budget du Sénat américain a approuvé un amendement pour accroître le financement de près des deux tiers des opérations militaires à l’étranger, a déclaré vendredi les sénateurs républicains Kelly Ayotte et Lindsey Graham qui ont présenté l’amendement. Celui permet d’augmenter les dépenses pour les opérations de contingence qui était de 38 milliards de dollars jusqu’à un total de 96 milliards de dollars alors que le budget prévu était de 58 milliards de dollars. Ayotte a expliqué que l’amendement fournit des fonds pour protéger les forces déployées en Afghanistan ainsi que pour lutter contre l’État islamique et d’autres groupes terroristes.

Elle ajouta qu’au moment où   les menaces contre notre nation s’intensifient cette décision facilite le financement nécessaire pour protéger les hommes et les femmes et sécuriser notre pays. Le Congrès fera, au cours des prochains mois, un travail supplémentaire pour redéfinir les limites de la Loi sur le contrôle du budget et reconstituer les fonds de la Défense (http://www.cubadebate.cu/noticias/2015/03/21/comite-del-senado-aprueba-aumentar-gastos-para-intervenciones-militares-de-eeu/#.VQ3h9JW1ZD-).

III.Le réarmement planétaire 2015. Nouveaux stocks d’armements et dépenses militaires associées

Nous brossons brièvement, ici, un tableau par regroupement ou par région des dépenses militaires mondiales selon les données rapportées par le SIPRI.
L’OTAN, le bras armé de l’Occident. Des dépenses militaires astronomiques

Il s’avère pertinent de présenter, ici, la liste des pays fondateurs de l’OTAN et de ceux qui rejoint l’Alliance: Belgique, Canada, Danemark, France, Islande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Royaume-Uni et États-Unis. La Grèce et la Turquie se sont ajoutées en 1952, puis l’Allemagne (zone Ouest) en 1955. En décembre 1966, la France se retire du commandement militaire intégré pour y revenir partiellement en 1996. En 1982 l’Espagne rejoint l’Alliance. En 1999, s’ajoutent: la République Tchèque, la Pologne et la Hongrie. En 2004, s’ajoutent les pays suivants: Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, et Slovénie (http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1595). S’ajoute à cette liste l’Albanie.
Selon l’analyse proposée des dépenses de l’OTAN par Manlio Dinucci en avril 2014 « aux plus de 1000 milliards de dollars annuels inscrits dans les 28 budgets de la défense, s’ajoutent les « contributions » que les alliés versent pour le « fonctionnement de l’OTAN et le développement de ses activités ». Il s’agit pour la plus grande partie de « contributions indirectes », comme les dépenses pour les « opérations et missions sous conduite OTAN ». Ainsi les nombreux millions d’euros dépensés pour faire participer les forces armées italiennes aux opérations guerrières OTAN dans les Balkans, en Libye et en Afghanistan constituent une « contribution indirecte » au budget de l’Alliance ».
« Il y a ensuite les « contributions indirectes », distribuées en trois budgets distincts. Le « civil », qui avec des fonds fournis par les ministères des affaires étrangères couvre les dépenses pour le staff des quartiers généraux. Le « militaire », composé de plus de 50 budgets séparés, qui couvre les coûts opérationnels et d’entretien de la structure militaire internationale. Et celui d’ « investissement pour la sécurité », qui sert à financer la construction des quartiers généraux (à Bruxelles et ailleurs), les systèmes satellitaires de communication et de renseignement, la création de pistes et de quais et la fourniture de carburant pour les forces engagées dans des opérations guerrières ».

« Environ 22% des « contributions directes » sont fournis par les États-Unis, 14% par l’Allemagne, et 11% (chacune) par la Grande-Bretagne et la France. L’Italie contribue pour environ 8,7% : quota non négligeable, de l’ordre de centaines de millions d’euros annuels. Divers autres postes sont cachés dans les plis des budgets. Par exemple, l’Italie a participé à la dépense pour le nouveau quartier général de Lago Patria à la fois avec sa quote-part du coût de construction, et avec le « fond pour les zones sous-utilisées » ainsi qu’avec une affectation de la Province, pour un montant estimé à environ 25 millions d’euros (alors que l’argent manque pour reconstruire L’Aquila). Top secret sur la contribution italienne actuelle à l’entretien des bases USA en Italie, quantifié la dernière fois en 2002 d’un ordre de 41% pour un montant de 366 millions de dollars annuels sous diverses formes : locations gratuites, réductions fiscales, coûts réduits des fournitures énergétiques et autres services. Ce chiffre est sans aucun doute aujourd’hui largement supérieur » (http://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-ce-que-nous-coute-lotan/5377390).
Dans une vidéo sur l’histoire des États-Unis,  Geronimo Guu Ji Ya en propose une présentation tout à fait juste :
« La guerre est intrinsèquement liée à l’histoire des États-Unis depuis ses origines. Justifiée par une lutte manichéenne du bien contre le mal, du monde libre contre la dictature, elle est le moteur qui permet aux États-Unis d’imposer une domination au niveau mondial, au service des intérêts de quelques privilégiés ». Il ajoute : « L’histoire américaine parle d’elle-même. Car, si les États-Unis ont fait la guerre depuis leurs origines c’est avant tout la guerre elle-même qui a fait les États-Unis. Les États-Unis ont provoqué à eux seuls 201 conflits sur les 248 conflits à travers le monde qui se sont écoulés entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 2001 » (https://www.youtube.com/watch?v=JDgrLQFBRd8).
Figure 3. Stock d’armes nucléaires en 2009

Sources des données : Nuclear Threat Initiative (NTI), Federation of American Scientists (FAS), Natural Resources Defense Council (NRDC), Educational Foundation for Nuclear Science (EFNS), Bulletin for the Atomic Scientists, Nuclear Notebook, The Bulletin, 6042 South Kimbark, Chicago ; SIPRI.

Les membres de BRICS ou pays émergents

Les BRICS comptent parmi les 15 plus grosses dépenses militaires à l’exception de l’Afrique du Sud. En outre, la croissance de ces dépenses au cours de la décennie 2001-2010 affiche des chiffres avec une hausse croissante. En effet, la Chine, la Russie, l’inde et le Brésil ont connu une hausse de leurs dépenses militaires respectivement de 189%, 82,4%, 54,3% et 29,6%. Les totaux en 2014 se lisent comme suit : La Chine avec 216 milliards de dollars, la Russie avec 84,5 milliards de dollars et l’Inde avec 50 milliards,  (SIPRI).

Selon le SIPRI, « alors que cinq pays disposant de l’arme atomique « s’efforcent de réduire ou de maintenir leur arsenal nucléaire », trois autres ne cessent d’accroître leur panoplie. La Chine dispose ainsi aujourd’hui de 250 têtes nucléaires contre 240 en 2012, le Pakistan de 100 à 120 contre 90 à 110, et l’Inde de 90 et 110 contre 80 à 100. Cette course aux armements est d’autant plus inquiétante que le SIPRI juge “fragile” la paix en Asie, vu les “tensions croissantes depuis 2008″ qui persistent entre l’Inde et le Pakistan, les deux Corées, ou encore la Chine et le Japon. Signataires du traité de désarmement nucléaire START, la Russie (8 500 têtes aujourd’hui) et les États-Unis (7 700) ont réduit leurs arsenaux. La France (300 têtes), le Royaume-Uni (225) et Israël (80) le gardent, eux, au même niveau (http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/03/chine-inde-et-pakistan-continuent-d-accroitre-leur-arsenal-nucleaire_3422592_3210.html).

Les autres États
Une forte croissance en Afrique. Un total de 50 milliards de dollars en 2014. « Selon le Stockholm International Peace Research Institute…, les dépenses militaires en Afrique vont augmenter de 20 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. Ainsi, le continent a enregistré la plus forte progression au niveau mondial dans le domaine des dépenses militaires en 2013. Dans son  rapport paru en avril 2014, le centre de recherche suédois a précisé que ces dépenses ont augmenté de + 8,3% en 2013, pour atteindre 44,9 milliards de dollars contre environ 40 milliards en 2012. Cette augmentation serait essentiellement dopée par les revenus pétroliers de pays comme l’Algérie et l’Angola» (http://www.afriqueexpansion.com/investissement/20255-2015-04-23-05-52-54.html).

Les dépenses militaires de l’Amérique centrale et des Caraïbes ont atteint la somme totale de 10,4 milliards de dollars en 2014, l’Amérique du Sud 67,3 milliards de dollars, les pays de l’Asie la somme de 410,9 milliards de dollars et le Moyen-Orient un total de 196 milliards de dollars, une somme qui a presque doublé par rapport à 2004 alors qu’elle était à ce moment-là de 107,8 milliards  (SIPRI).

Figure 4. L’armement dans le monde

Les stocks nucléaires mondiaux  (figure 4)
Selon les données analysées par Robert S Hans et M. Kristensen en 2006,
« malgré les incertitudes, nous savons que le total mondial des armes nucléaires entreposées est considérablement inférieur à ce qu’il était pendant le pic de la Guerre Froide en 1986 avec 70 000 têtes nucléaires. Par le biais de toute une série d’accords sur le contrôle des armes et des décisions unilatérales, les états possédant des armes nucléaires ont réduit le stock mondial à son niveau le plus bas en 45 ans. Au cours de la même période, le nombre d’états puissances nucléaires est passé de 3 à 9 ».
« Nous estimons que 9 états possèdent environ 27 000 têtes nucléaires intactes, dont 97% font partie des stocks des États-Unis et de la Russie (figure 3). Environ 12 500 de ces têtes nucléaires sont considérées comme étant opérationnelles, le reste étant en réserve ou en attente d’être démantelée parce que plus opérationnelles. Nous sommes à même de faire nos évaluations en surveillant tous les développements sur les armes nucléaires, en étudiant les tendances à long terme et en traquant la mise en application des traités de contrôle des armes » (mondialisation.ca).
Figure 5. Les armements nucléaires et la non-prolifération
 

Selon l’analyse de la stratégie d’intervention contre la Russie proposée par STRIKE,
«l’annonce de révisions majeures à la stratégie nucléaire de l’OTAN est arrivée seulement quelques jours après la publication d’un rapport détaillé, intitulé «Project Atom: Defining US Nuclear Strategy and Posture for 2025-2050», par le Centre d’études stratégiques et internationales (Center for Strategic and International Studies, CSIS). Les sections principales du rapport ont été rédigées par un stratège de longue date du gouvernement américain et un analyste expérimenté du CSIS, Clark Murdock, qui avait auparavant travaillé comme haut gradé pour la CIA, le Département de la Défense, l’aviation américaine et le Collège national de la guerre (National War College). Le rapport comprend des contributions provenant d’une vaste équipe de chercheurs et d’experts, dont des conférenciers du CNAS et de l’Institut national de politique publique (Institution for Public Policy, NIPP) »

« L’idée centrale de l’analyse du CSIS est que les États-Unis doivent rendre leur arsenal nucléaire plus facile à utiliser dans une guerre contre la Russie, la Chine ou d’autres puissances. L’armée doit adopter «une stratégie nucléaire américaine conçue pour les réalités du 21me siècle», basées sur des nouvelles générations d’ogives tactiques et de systèmes de lancement. Des armes nucléaires tactiques plus sophistiquées permettront à Washington de menacer et de lancer des petites guerres nucléaires, sans «s’auto-dissuader» par la crainte que ses actions ne mènent à un holocauste nucléaire, soutient le rapport du CSIS. « Les États-Unis doivent développer et déployer des armes nucléaires plus utilisables», a écrit le CSIS, avec «moins d’effets collatéraux, une plus grande radiation, la capacité de pénétrer dans le sous-sol, des pulsations électromagnétiques, et d’autres capacités à mesure que la technologie progresse » (http://www.wikistrike.com/2015/07/les-etats-unis-et-les-puissances-de-l-otan-accelerent-les-preparatifs-pour-une-guerre-nucleaire.html).
IV.Le militarisme et la pression exercée sur tous les gouvernements de la planète

Le militarisme. Un endoctrinement et un martèlement continu des mêmes affirmations : La sécurité nationale est assurée grâce aux entrainements et à la préparation à la guerre.

Le militarisme constitue une philosophie voire une doctrine qui cherche à inculquer dans les esprits des populations le mirage selon lequel il importe de croire que l’existence des armées nationales est indispensable pour le développement économique et la sécurité alors qu’en réalité elles servent avant tout d’instrument placés au service des pouvoirs dominants d’une minorité en place et ce peu importe le régime politique, que l’on soit avec une dictature ou bien avec un appareil dit démocratique contrôlé à l’occidentale.
Une pression constante exercée sur les gouvernements et l’opinion publique. Foires des armements – Exercices militaires – Parades militaires – Propagande du lobby militaire

Les foires et expositions des armements et autres équipements de la Défense. Une programmation annuelle sur tous les continents
Pour fomenter une recrudescence ou effervescence continue des dépenses militaires en vue de l’acquisition de nouveaux équipements et pour assurer la maintenance des installations et conserver le personnel requis il va de soi qu’il faille encourager le commerce international des armes. Des salons ou foires exposant les armements les plus modernes sur le marché  sont tenues un peu partout dans le monde. La semaine dernière, la Turquie accueillait à Istanbul (Figure 5) les «grands noms de l’industrie de la défense à l’occasion de la neuvième édition du salon international IDEF» (spyworld).

Cette foire, comme des dizaines d’autres qui se produisent chaque année sur tous les continents, permet aux producteurs et exportateurs d’armements de faire connaître leurs nouveaux produits à des acheteurs éventuels. Ainsi, à Istanbul, ce salon a hébergé, les 29 et 30 avril, 462 exposants en provenance de 45 pays. Un total de 42 délégations officielles était au rendez-vous. Il s’agit, en fait, de la plus importante foire commerciale de la Turquie (spyworld-actu.com) (http://www.mondialisation.ca/le-grand-rearmement-planetaire/5329953?print=1).

Ces foires se tiennent à l’ombre ou en catimini et les informations sur les contrats d’achats ou de ventes de matériel de guerre restent secrètes. Ils ne sont divulgués qu’au moment où ils constituent un levier politique au cours des campagnes électorales. C’est alors qu’ils sont dévoilés par bribes, en faisant partie du programme politique des partis susceptibles de former le gouvernement au pouvoir.

De multiples rendez-vous sont préparés par les industries de l’armement à l’intention de tous les États. En 2015, huit salons des armements ont été tenus dans 17 villes et 15 pays. Trois ont eu lieu aux États-Unis, deux dans les EMU et un en Israël (http://www.foiresinfo.fr/Salons-des-armements-Y395-S1.html).

Figure 6. Les entreprises japonaises participent pour la première fois au salon Eurosatory, le plus important salon mondial de l’armement terrestre le 17 juin 2014
Source : japoninfos.com

En 2016,  quelques composantes de la programmation projetée se lit comme suit :

1)     ISNR – Salon international pour la sécurité et la sécurité intérieure – Accès: réservé aux visiteurs professionnels 12 au 14 avril 2016  - Abou Dabi, EAU

2)     Defence Services Asia – Salon et conférence sur la technologie de la défense et de la technologie de sécurité – Accès: réservé aux visiteurs professionnels – 18 au 21 avril 2016, Kuala Lumpur, Malaisie

3)     Expomil – Salon des technologies militaires – Accès: visiteurs professionnels et le grand public – 18 au 22 mai 2016 – Bucarest, Roumanie

4)     Hemus – Salon international de défense, lutte contre le terrorisme et sécurité – Accès: visiteurs professionnels et le grand public – 25 au 28 mai 2016 – Plovdiv, Bulgarie

5)     Indo Defence – Salon international des technologies militaires – Accès: réservé aux visiteurs professionnels – 2 au 5 novembre 2016 – Jakarta, Java, Indonésie

6)     Ideas – Salon international de l’industrie de la défense – Accès: réservé aux visiteurs professionnels 22 au 25 2016 – Karachi, Sind Pakistan

7)     Expo Naval – Exposition et Conférence Maritime Internationale pour l’Amérique latine – Accès: réservé aux visiteurs professionnels – 29 novembre au 2 décembre 2016 – 29 a– Valparaíso, Chili

Les exercices militaires
 
L’Otan mène son plus grand exercice militaire depuis 13 ans. 36 000 soldats, des forces aériennes et maritimes venues de plus de 30 pays s’entraînent actuellement dans le sud de l’Europe. L’objectif est d’améliorer la réactivité, le déploiement et la préparation des troupes. Pour le secrétaire général de l’Alliance, cette opération est d’autant plus importante que de nouveaux défis sécuritaires sont apparus depuis la planification de cet exercice, il y a deux ans. Jens Stoltenberg évoque les tensions dans l’est de l’Ukraine et les relations avec la Russie. Mais il rappelle que les Alliés veulent continuer à travailler pour une relation plus constructive avec Moscou. En revanche, Jens Stoltenberg souligne les défis au sud de l’Europe. « Nous observons de la violence, une brutalité propagée par le groupe État islamique et toutes les organisations terroristes. Et nous voyons aussi des États à l’abandon et en déliquescence », ajoute-t-il.

L’Alliance Atlantique teste ainsi sa Force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation, appelée aussi « fer de lance ». Ces troupes de réaction rapide doivent être capable d’agir dans des situations de combats non conventionnelles.

L’Otan passe donc dans une nouvelle phase, éloignée des simulations sur ordinateur ou des frappes lointaines. Ces troupes s’entraînent pour être opérationnelles dès l’année prochaine. Mais cette force de réaction, ce « fer de lance », ne compte pour le moment que 5 000 hommes (http://fr.euronews.com/2015/11/05/exercice-sans-precedent-pour-l-otan/).

Le Secrétaire d’État à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, dans un discours militariste et belliqueux prononcé récemment à Los Angeles et analysé de façon tout à fait remarquable par Patrick Martin, a aussi salué les récents exercices de l’OTAN comme Trident Juncture et auxquels participent 4.000 soldats américains, simulant une invasion russe de l’un des pays de l’OTAN en Europe de l’est. Il a précisé « [N]ous fournissons l’équipement et l’entraînement afin d’aider l’armée ukrainienne confrontée à des insurrectionnels soutenus par la Russie en Ukraine de l’est. » Ceci comprend la formation de forces issues des milices néonazies désormais intégrées à l’armée ukrainienne (http://www.mondialisation.ca/le-secretaire-detat-americain-a-la-defense-menace-la-russie-et-la-chine/5488193).

Le lobby des industries de la Défense

Le lobby militaire est très puissant et omniprésent. Il s’assure que le concept de désarmement soit proscrit de l’ordre du jour des activités gouvernementales dans l’ensemble planétaire. On le retrouve dans le discours onusien, mais il n’est jamais abordé dans les médias mainstreams. Ces derniers réservent plutôt leur programmation pour la glorification du militarisme et des militaires ainsi que de leur courage et de leur bravoure. Ce fut toujours le discours des conquérants et il est encore bien articulé dans le langage des commandants.

Dans ce court entretien filmé, David Cronin revient sur le travail des lobbyistes de l’armement au sein des institutions européennes. L’UE dépense en effet des sommes colossales pour subventionner les grands industriels de l’armement en Europe, sans oublier les partenariats économiques avec les USA et Israël et la complicité dans différents conflits ayant frappé le monde. Selon David Cronin, militant pro-palestinien, « entre 2007 et 2013, l’Union européenne a consacré plus ou moins 1.4 milliard de dollars à l’industrie de guerre. Officiellement, l’Union européenne (UE) a affirmé qu’ils ont utilisé cet argent pour un programme de recherche en sécurité, mais la « recherche en sécurité » est un euphémisme pour un programme qui a subventionné l’industrie de guerre. Dans ce programme, il y a beaucoup de projets qui se croisent avec le développement des drones . Les drones sont des avions de guerre que les États-Unis ont utilisés en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Et aussi qu’Israël a utilisé contre les femmes et les enfants dans la bande de Gaza. Et moi, comme militant pro-palestinien, c’est très inquiétant que dans l’industrie de guerre israélienne, des sociétés israéliennes ont reçu de grands soutiens de l’UE. C’est-à-dire, en effet, que les mêmes entreprises qui ont profité des attentats contre la bande de Gaza l’an passé, et en 2008 et 2009, ont reçu beaucoup de soutien avec mes impôts en tant que contribuable. Moi je trouve que c’est vraiment dégueulasse que l’Union européenne a décidé en effet de soutenir les crimes contre l’humanité » (http://www.cercledesvolontaires.fr/2014/07/23/le-lobby-de-larmement-au-coeur-des-institutions-europeennes-entretien-avec-david-cronin/).

Le rôle des armées nationales. Participation aux activités sociales et culturelles. Glorification du fait militaire

Les militaires assurent une présence active dans toutes les institutions nationales et exercent une forte influence dans tous les secteurs économiques, sociaux et culturels.  C’est au moment des célébrations entourant le Jour du Souvenir le 11 novembre de chaque année qu’un hommage est adressé aux combattants qui ont participé aux guerres mondiales du XXème siècle. À cette occasion on ne fait pas allusion aux 200 autres guerres qui ont affligé l’humanité causant la mort de plus de 41 millions de personnes (M. Leitenberg) et on ne fait aucune référence aux principaux responsables à l’origine de ces guerres. Aucune mention des mouvements de résistance à la guerre. Les guerres semblent une fatalité qu’il faille accepter. Le tribut est donné aux soldats ayant participé aux combats et on déplore les séquelles post-traumatiques qu’ils subissent.

V.Les conséquences économiques et sociales de la course aux armements
La militarisation de la société constitue un obstacle majeur au développement de la démocratie. Les pouvoirs conférés aux armées nationales sont considérables. Elles exercent un contrôle serré des instances politiques. En effet, les militaires exercent une grande influence dans tous les secteurs de la société et une présence dominante dans les appareils gouvernementaux. Nous avons toujours été étonnés de constater la présence des militaires dans les ambassades. Elle effectue une ponction de plus en plus importante des ressources budgétaires des États consacrées à l’armée nationale et à l’acquisition et la maintenance des armements et porte atteinte aux droits fondamentaux et aux valeurs démocratiques. La militarisation est à l’opposé de la coopération et de la solidarité des peuples.
VI.Le mouvement mondial contre la guerre et pour la paix sans armée et sans arme
Les bonnes intentions onusiennes. Plusieurs mécanismes des Nations Unies pour l’entreprise du désarmement et de la reconversion industrielle. Trois organisations mondiales pour la paix.

Première Commission de l’Assemblée générale (Désarmement et sécurité internationale); Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies; Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants; Conférence sur le désarmement; Commission du désarmement; Conseil consultatif sur les affaires du désarmement; Comité 1540 (pour la prévention de la prolifération des armes de destruction massive nucléaires, chimiques ou biologiques); Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique; Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) (http://www.un.org/fr/events/againstnucleartestsday/machinery.shtml).

« Suite à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur le désarmement nucléaire qui s’est tenue le 26 septembre 2013 à l’ONU, la Première Commission de l’Assemblée générale – en charge du désarmement nucléaire – a adopté la résolution [A/RES/68/32] par laquelle elle demande « que des négociations commencent au plus tôt, dans le cadre de la Conférence du désarmement, en vue de l’adoption rapide d’une convention globale relative aux armes nucléaires interdisant la détention, la mise au point, la fabrication, l’acquisition, la mise à l’essai, l’accumulation, le transfert et l’emploi ou la menace d’emploi de ces armes et prévoyant leur destruction ».TIONS UNIES. Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. 26 septembre » (un.org).

L’OMPP – New York
L’Organisation Mondiale pour la Paix (OMPP) est une institution à but non lucratif dont la fonction est de préserver la vie humaine dans le monde et au-delà. L’OMPP/WOPF se conforme aux directives des Nations unies, organisation mère et souveraine qui, avec ses pays membres, détermine et offre des destins à notre humanité. Le but spécifique de l’OMPP est de proposer le cessez-le-feu partout sur la planète et de promouvoir un dialogue de paix sur les innombrables chemins qui nous mèneront à une culture de paix et au bien-être général (ompp.org).

Le BIP – Genève
Le Bureau international de la paix (BIP)…est la plus ancienne organisation internationale pour la paix. Elle fut fondée en 1891 et récompensée par le prix Nobel de la paix en 1910. Le BIP fut fondé sous le nom Bureau international permanent de la paix, dès 1912 il se fait connaître sous le nom Bureau international de la paix1. De 1946 à 1961 il œuvra sous le nom Comité de liaison international des organisations de paix (CLIOP) (en anglais International Liaison Committee of Organizations for Peace – ILCOP) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_international_de_la_paix ).

Le groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP). Un Centre de recherche belge travaillant sur les questions de prévention des conflits et de prolifération des armes, notamment en Afrique.
Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité est un centre de recherche belge indépendant et pluraliste, à but non lucratif, qui a été fondé en 1979 par Bernard Adam, qui en fut le directeur jusqu’en 2010. Selon ses options fondamentales, “le GRIP a notamment pour objet l’étude, la recherche, l’information et la formation sur les problèmes de paix, de défense et de désarmement dans la perspective de l’amélioration de la sécurité internationale en Europe et dans le monde” (Options fondamentales du GRIP sur le site de l’organisation [archive].

Conclusion
La militarisation planétaire se poursuit à un rythme effréné. Les États-Unis procèdent à la consolidation de leurs stocks d’armements nucléaires et classiques en les rendant plus opérationnels et plus efficaces tout en redéployant leurs installations dans l’univers terrestre, maritime et spatial. Depuis 2014 nous assistons à une poussée de leur système de défense vers l’Europe orientale à l’intérieur du processus de confinement de la Russie. Leur suprématie militaire dans l’ouest du Pacifique s’est amoindrie avec la présence de plus en plus significative et affirmée de la Chine sur laquelle ils exercent une pression accrue. L’ensemble des membres de BRICS ont consacré (un sommet) pour la défense la somme totale de 274.08 milliards de dollars en 2011 selon les données compilées par le SIPRI (http://www.sipri.org/research/armaments/milex/milex_database).

Les guerres livrées, directement ou par procuration, par l’OTAN au Proche-Orient, en Asie centrale et en Afrique, le processus de confinement de la Russie, et l’instabilité créée dans un grand nombre d’États dans les continents asiatique, sud-américain et africain s’avèrent fort générateurs d’une demande mondiale soutenue d’armements et d’équipements connexes. Plusieurs moyens sont employés par les industries de la mort pour inciter les États à se procurer de nouveaux armements de très haute technologie. Les deux principaux éléments du marketing de la Défense correspondent aux foires ou salons d’armements et aux exercices militaires auxquels sont conviés les représentants de l’industrie, le tout développé par le lobby militaire, les ministères de la Défense et les armées nationales qui assurent une présence active auprès des décideurs politiques et de l’opinion publique.

En somme, le monde est de plus en plus militarisé. Les dépenses militaires s’intensifient dans plusieurs régions du Globe et la gouvernance est de plus en plus soumise aux exigences des lobbys militaires.

En définitive, le contrôle de l’économie mondiale par les grandes puissances est assuré par un processus qui veille à créer et maintenir un environnement favorable à leurs intérêts de la manière suivante :

- Une production industrielle de très haute technologie de l’armement subventionnée par les États au détriment des autres secteurs économiques et sociaux;

- Des armées nationales très souvent dotées de pouvoirs absolus et non redevables à l’intérieur de la gouvernance étatique;

- Une gouvernance du politique de plus en plus calquée sur le modèle du militarisme et de moins en moins démocratique;

- Un discours des médias mainstream glorifiant sans cesse le militarisme et le caractère indispensable des activités militaires pour l’économie en obnubilant aux yeux du public les véritables enjeux entourant la course planétaire aux armements.

Jules Dufour, Ph.D., C.Q., géographe et professeur émérite. Membre de l’Ordre National du Québec. Chercheur-associé au Centre de recherche sur la Mondialisation, Montréal, Québec, Canada. Membre de la Commission mondiale des Aires protégées de  l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN), Gland, Suiss. Membre, Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, Paris. Membre. Groupe canadien du PUGWASS, Toronto

Références
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http://www.mondialisation.ca/le-grand-rearmement-planetaire-2015/5488806

Posté dimanche 22 novembre 2015 à 18:42 |  par bbela

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