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mardi 9 septembre 2014

 

L'intervention de Poutine en faveur des rebelles ukrainiens a été décisive. Peu désireux de mourir pour Donetsk, les Occidentaux vont sans doute se résoudre à un compromis. Jusqu'à la prochaine crise, en Moldavie, dans les pays Baltes ou ailleurs.

 

C'est la guerre. Tout le monde en Occident a longtemps rechigné à le reconnaître, mais c'est bien un conflit somme toute classique qui, entre Louhansk, Donetsk et Marioupol, oppose les forces armées ukrainiennes à des unités militaires russes - un millier d'hommes équipés de blindés et de systèmes de défense antiaérienne - qui ont clandestinement franchi la frontière pour voler au secours des insurgés séparatistes en mauvaise posture. Cette intervention a suffi à changer le sort des armes. Les rebelles prorusses ont désormais clairement l'avantage et, de ce fait, ne se montrent pas hostiles à la conclusion d'un cessez-le-feu qui entérinerait leurs conquêtes.

 

 

Fidèle à la politique du fait accompli expérimentée en Crimée, annexée sans coup férir en mars, Vladimir Poutine avance ses pions en douceur quand tel lui paraît être le moyen le plus assuré de duper des Occidentaux - qui ne demandent parfois qu'à l'être -, se montre ouvert au compromis tant que l'avantage n'est pas définitivement acquis, puis, quand il l'est enfin, abat brutalement son jeu. Le président russe n'est peut-être pas un grand stratège, mais c'est un redoutable tacticien dans la grande tradition KGBiste. Son objectif, il a fini par le dévoiler le 29 août : la création d'une "entité étatique" dans le Donbass, le bassin houiller de l'est du pays qui fut l'un des poumons industriels de l'ex-URSS. Autrement dit, d'un État croupion inféodé à Moscou. "Si je le veux, je prends Kiev en deux semaines", a-t-il déclaré à José Manuel Barroso, l'ancien président de la Commission européenne. On aimerait croire qu'il ne s'agisse que d'une vantardise.

 

Cautère

 

Quelles que soient ses propres faiblesses - il n'est pas assuré que les forces armées russes soient aussi redoutables qu'elles s'efforcent de le paraître -, Poutine spécule avec bonheur sur celles de ses adversaires. L'Europe ? Pusillanime et paralysée par la sauvegarde de ses intérêts commerciaux. L'Amérique de Barack Obama ? Elle n'a pas plus de stratégie en Ukraine qu'elle n'en a face à l'État islamique en Irak. Et les sanctions économiques frappant certains responsables et entreprises russes ont toutes les apparences d'un cautère sur une jambe de bois. Le chef du Kremlin y répond néanmoins en agitant la menace d'une interruption des livraisons de gaz, dont tous les pays de l'Est européen, Allemagne comprise, sont étroitement dépendants. C'est un coup de bluff, car il sait que l'économie de son pays, qui repose pour l'essentiel sur les hydrocarbures (54 % des recettes budgétaires), en serait la première victime - quoique à plus long terme. Mais Poutine est ainsi : il n'a pas forcement les meilleurs atouts en main, mais il en joue avec un art, une audace et un sang-froid consommés.

 

L'exercice a ses limites. En 2011, l'adoption de la résolution onusienne qui aboutit à la chute de Mouammar Kadhafi fut pour lui un cinglant camouflet. Il prit sa revanche en Syrie en préservant son allié Bachar al-Assad des foudres occidentales, mais cette fois, le cas est plus grave. En Ukraine comme naguère en Géorgie (qu'elle amputa froidement de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Nord), la Russie poutinienne, en pleine frénésie ultranationaliste, considère que ses intérêts vitaux sont en jeu. Combattant avisé et maître du temps - il a souvent un coup d'avance sur ses adversaires -, Poutine sait qu'il a tout à perdre dans un affrontement généralisé avec l'Occident. Il aura donc soin de l'éviter après avoir marqué autant de points que possible. Son rêve et celui de ses amis "rouges-bruns", improbable alliance de communistes attardés et d'authentiques fascistes, c'est de reconstituer pas à pas l'empire soviétique démembré au tournant des années 1990. Ou du moins, celui des tsars.

 

Soudards

 

Face à cette volonté impérialiste, le gouvernement de Petro Porochenko, à Kiev, ne pèse pas lourd. Amener à résipiscence quelques milliers de soudards échauffés du képi, c'est dans ses cordes. Affronter les lourdes légions poutiniennes, ça l'est d'autant moins que la situation politique du pays est instable (des élections législatives auront lieu le 26 octobre), et sa situation économique, bien pire encore. L'Ukraine est au bord de la banqueroute. Alors ? Le 4 septembre, le sommet de l'alliance atlantique a donné lieu à quelques rodomontades. Plus important, il devrait déboucher sur un redéploiement des forces armées occidentales en Europe centrale et orientale qui pourrait se révéler utile par la suite. Car tôt ou tard, suite il y aura. La Moldavie, l'Estonie et tous les pays aux lisières du défunt empire soviétique en sont parfaitement conscients.

 

 

JEUNE AFRIQUE




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Ukraine: Vladimir 1er, roi des steppes

 

L'intervention de Poutine en faveur des rebelles ukrainiens a été décisive. Peu désireux de mourir pour Donetsk, les Occidentaux vont sans doute se résoudre à un compromis. Jusqu'à la prochaine crise, en Moldavie, dans les pays Baltes ou ailleurs.

 

C'est la guerre. Tout le monde en Occident a longtemps rechigné à le reconnaître, mais c'est bien un conflit somme toute classique qui, entre Louhansk, Donetsk et Marioupol, oppose les forces armées ukrainiennes à des unités militaires russes - un millier d'hommes équipés de blindés et de systèmes de défense antiaérienne - qui ont clandestinement franchi la frontière pour voler au secours des insurgés séparatistes en mauvaise posture. Cette intervention a suffi à changer le sort des armes. Les rebelles prorusses ont désormais clairement l'avantage et, de ce fait, ne se montrent pas hostiles à la conclusion d'un cessez-le-feu qui entérinerait leurs conquêtes.

 

 

Fidèle à la politique du fait accompli expérimentée en Crimée, annexée sans coup férir en mars, Vladimir Poutine avance ses pions en douceur quand tel lui paraît être le moyen le plus assuré de duper des Occidentaux - qui ne demandent parfois qu'à l'être -, se montre ouvert au compromis tant que l'avantage n'est pas définitivement acquis, puis, quand il l'est enfin, abat brutalement son jeu. Le président russe n'est peut-être pas un grand stratège, mais c'est un redoutable tacticien dans la grande tradition KGBiste. Son objectif, il a fini par le dévoiler le 29 août : la création d'une "entité étatique" dans le Donbass, le bassin houiller de l'est du pays qui fut l'un des poumons industriels de l'ex-URSS. Autrement dit, d'un État croupion inféodé à Moscou. "Si je le veux, je prends Kiev en deux semaines", a-t-il déclaré à José Manuel Barroso, l'ancien président de la Commission européenne. On aimerait croire qu'il ne s'agisse que d'une vantardise.

 

Cautère

 

Quelles que soient ses propres faiblesses - il n'est pas assuré que les forces armées russes soient aussi redoutables qu'elles s'efforcent de le paraître -, Poutine spécule avec bonheur sur celles de ses adversaires. L'Europe ? Pusillanime et paralysée par la sauvegarde de ses intérêts commerciaux. L'Amérique de Barack Obama ? Elle n'a pas plus de stratégie en Ukraine qu'elle n'en a face à l'État islamique en Irak. Et les sanctions économiques frappant certains responsables et entreprises russes ont toutes les apparences d'un cautère sur une jambe de bois. Le chef du Kremlin y répond néanmoins en agitant la menace d'une interruption des livraisons de gaz, dont tous les pays de l'Est européen, Allemagne comprise, sont étroitement dépendants. C'est un coup de bluff, car il sait que l'économie de son pays, qui repose pour l'essentiel sur les hydrocarbures (54 % des recettes budgétaires), en serait la première victime - quoique à plus long terme. Mais Poutine est ainsi : il n'a pas forcement les meilleurs atouts en main, mais il en joue avec un art, une audace et un sang-froid consommés.

 

L'exercice a ses limites. En 2011, l'adoption de la résolution onusienne qui aboutit à la chute de Mouammar Kadhafi fut pour lui un cinglant camouflet. Il prit sa revanche en Syrie en préservant son allié Bachar al-Assad des foudres occidentales, mais cette fois, le cas est plus grave. En Ukraine comme naguère en Géorgie (qu'elle amputa froidement de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Nord), la Russie poutinienne, en pleine frénésie ultranationaliste, considère que ses intérêts vitaux sont en jeu. Combattant avisé et maître du temps - il a souvent un coup d'avance sur ses adversaires -, Poutine sait qu'il a tout à perdre dans un affrontement généralisé avec l'Occident. Il aura donc soin de l'éviter après avoir marqué autant de points que possible. Son rêve et celui de ses amis "rouges-bruns", improbable alliance de communistes attardés et d'authentiques fascistes, c'est de reconstituer pas à pas l'empire soviétique démembré au tournant des années 1990. Ou du moins, celui des tsars.

 

Soudards

 

Face à cette volonté impérialiste, le gouvernement de Petro Porochenko, à Kiev, ne pèse pas lourd. Amener à résipiscence quelques milliers de soudards échauffés du képi, c'est dans ses cordes. Affronter les lourdes légions poutiniennes, ça l'est d'autant moins que la situation politique du pays est instable (des élections législatives auront lieu le 26 octobre), et sa situation économique, bien pire encore. L'Ukraine est au bord de la banqueroute. Alors ? Le 4 septembre, le sommet de l'alliance atlantique a donné lieu à quelques rodomontades. Plus important, il devrait déboucher sur un redéploiement des forces armées occidentales en Europe centrale et orientale qui pourrait se révéler utile par la suite. Car tôt ou tard, suite il y aura. La Moldavie, l'Estonie et tous les pays aux lisières du défunt empire soviétique en sont parfaitement conscients.

 

 

JEUNE AFRIQUE




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Posté mardi 9 septembre 2014 à 18:29 |  par bbela

 

En 1980, pour résumer sa vision des relations entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, Ronald Reagan eut cette formule : « Nous gagnons ; ils perdent. » Douze ans plus tard, son successeur immédiat à la Maison Blanche, M. George Bush, pouvait se féliciter du chemin accompli : « Un monde autrefois divisé entre deux camps armés reconnaît qu’il n’y a qu’une seule superpuissance prééminente : les Etats-Unis d’Amérique. » Ce fut la fin officielle de la guerre froide.

 

Cette période est à son tour révolue. Le glas a sonné le jour où la Russie en a eu assez de « perdre » et a mesuré que son abaissement programmé ne connaîtrait jamais de fond, chacun de ses voisins se voyant tour à tour attiré — ou soudoyé — dans une alliance économique et militaire dirigée contre elle. « Les avions de l’OTAN patrouillent les cieux au-dessus de la Baltique, nous avons renforcé notre présence en Pologne et nous sommes prêts à faire davantage », souligna d’ailleurs M.Barack Obama en mars dernier à Bruxelles (1). Devant le Parlement russe, M. Vladimir Poutine a assimilé une telle disposition à la « politique infâme de l’endiguement » que, selon lui, les puissances occidentales opposent à son pays depuis... le XVIIIe siècle (2).

 

La nouvelle guerre froide différera cependant de l’ancienne. Comme l’a relevé le président des Etats-Unis, « contrairement à l’Union soviétique, la Russie ne dirige aucun bloc de nations, n’inspire aucune idéologie globale ». La confrontation qui s’installe a également cessé d’opposer une superpuissance américaine puisant dans sa foi religieuse l’assurance impériale en une « destinée manifeste » à un « empire du Mal » que Reagan maudissait aussi en raison de son athéisme. M. Poutine courtise au contraire, non sans succès, les croisés du fondamentalisme chrétien. Et quand il annexe la Crimée, il rappelle d’emblée qu’elle est le lieu « où saint Vladimir fut baptisé (...)  ; un baptême orthodoxe qui détermina les notions de base de la culture, des valeurs et de la civilisation des peuples russe, ukrainien et biélorusse ».

 

Autant dire que Moscou n’admettra pas que l’Ukraine devienne la base arrière de ses adversaires. Chauffé à blanc par une propagande nationaliste qui excède même — c’est dire... — le bourrage de crâne occidental, le peuple russe le refuserait. Or, aux Etats-Unis et en Europe, les partisans du grand réarmement surenchérissent : proclamations martiales, avalanche de sanctions hétéroclites qui ne font que tremper la détermination de l’autre camp. « La nouvelle guerre froide sera peut-être plus dangereuse encore que la précédente, a d’ores et déjà averti l’un des meilleurs experts américains de la Russie, Stephen F. Cohen, parce que, contrairement à sa devancière, elle ne rencontre aucune opposition — ni dans l’administration, ni au Congrès, ni dans les médias, les universités, les think tanks (3). » La recette éprouvée de tous les dérapages...

 

Le Monde diplomatique




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Ukraine: Nouvelle guerre froide USA - Russsie

 

En 1980, pour résumer sa vision des relations entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, Ronald Reagan eut cette formule : « Nous gagnons ; ils perdent. » Douze ans plus tard, son successeur immédiat à la Maison Blanche, M. George Bush, pouvait se féliciter du chemin accompli : « Un monde autrefois divisé entre deux camps armés reconnaît qu’il n’y a qu’une seule superpuissance prééminente : les Etats-Unis d’Amérique. » Ce fut la fin officielle de la guerre froide.

 

Cette période est à son tour révolue. Le glas a sonné le jour où la Russie en a eu assez de « perdre » et a mesuré que son abaissement programmé ne connaîtrait jamais de fond, chacun de ses voisins se voyant tour à tour attiré — ou soudoyé — dans une alliance économique et militaire dirigée contre elle. « Les avions de l’OTAN patrouillent les cieux au-dessus de la Baltique, nous avons renforcé notre présence en Pologne et nous sommes prêts à faire davantage », souligna d’ailleurs M.Barack Obama en mars dernier à Bruxelles (1). Devant le Parlement russe, M. Vladimir Poutine a assimilé une telle disposition à la « politique infâme de l’endiguement » que, selon lui, les puissances occidentales opposent à son pays depuis... le XVIIIe siècle (2).

 

La nouvelle guerre froide différera cependant de l’ancienne. Comme l’a relevé le président des Etats-Unis, « contrairement à l’Union soviétique, la Russie ne dirige aucun bloc de nations, n’inspire aucune idéologie globale ». La confrontation qui s’installe a également cessé d’opposer une superpuissance américaine puisant dans sa foi religieuse l’assurance impériale en une « destinée manifeste » à un « empire du Mal » que Reagan maudissait aussi en raison de son athéisme. M. Poutine courtise au contraire, non sans succès, les croisés du fondamentalisme chrétien. Et quand il annexe la Crimée, il rappelle d’emblée qu’elle est le lieu « où saint Vladimir fut baptisé (...)  ; un baptême orthodoxe qui détermina les notions de base de la culture, des valeurs et de la civilisation des peuples russe, ukrainien et biélorusse ».

 

Autant dire que Moscou n’admettra pas que l’Ukraine devienne la base arrière de ses adversaires. Chauffé à blanc par une propagande nationaliste qui excède même — c’est dire... — le bourrage de crâne occidental, le peuple russe le refuserait. Or, aux Etats-Unis et en Europe, les partisans du grand réarmement surenchérissent : proclamations martiales, avalanche de sanctions hétéroclites qui ne font que tremper la détermination de l’autre camp. « La nouvelle guerre froide sera peut-être plus dangereuse encore que la précédente, a d’ores et déjà averti l’un des meilleurs experts américains de la Russie, Stephen F. Cohen, parce que, contrairement à sa devancière, elle ne rencontre aucune opposition — ni dans l’administration, ni au Congrès, ni dans les médias, les universités, les think tanks (3). » La recette éprouvée de tous les dérapages...

 

Le Monde diplomatique




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Posté à 18:07 |  par bbela

 

Depuis sa prise de fonctions, Martin Mbarga Nguelé s’attèle à redorer le blason de la police camerounaise. Le Délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn) a souhaité, pour mettre un bémol aux plaintes récurrentes des abus de nos flics, la réactivation, dans le bon sens, de la police des polices. Depuis quelques années, cette division d’inspection des services était devenue le lieu de toutes les magouilles et des corruptions à l’intérieur de la police. Et, de fait, chargée de surveiller les policiers dans l’exercice de leurs fonctions, la police des polices est finalement devenue une espèce de machin dont l’étau ne se resserre que sur les policiers malchanceux.

 

Car, c’est un secret de polichinelle, les policiers ont acquis depuis la triste réputation d’être des "mange mille" notoires. Qui, à travers les routes, les commissariats, la prévention routière, arnaquent le commun des Camerounais. En effet, il n’est pas rare que les policiers usent de leur pouvoir pour faire chanter des citoyens. Même sans aucune plainte.

 

 

Nos forces de l’ordre apprécient des formules du genre "C’est un bon gibier, il a de l’argent”. Ce qui signifie, en d’autres termes, que pour être libéré de tout ennui judiciaire, il faut graisser la patte aux enquêteurs. Pis, d’interrogatoires en Interrogatoires, précédés d’intimidations, des Individus subissent souvent la foudre des policiers.

 

Pour éviter les désagréments, ceux-ci sont obligés de ”bien parler”. Et les policiers multiplient les occasions de collecte d’argent et les abus brutalités, Interpellations arbitraires, arrestations rackets. Comme toujours, la hiérarchie n’est au courant de rien. Idem pour la division de la sécurité civile, censée veiller à la bonne marche de la police. Selon des informations dignes de foi, la police des polices, qui a ses bureaux à la délégation générale, n’est pas épargnée par ces pratiques, elle qui n’hésite pas à rentabiliser au maximum les cas portés à son attention.

 

C’est pourquoi le tout nouveau Dgsn devrait réorganiser la police des polices pour traquer les nombreuses brebis galeuses qui peuplent la police. Et mettre fin à la corruption qui gangrène un corps au service de tous.

 

© L’Oeil du Sahel : FRANCKY BÉNÉ via Camer.be




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CAMEROUN : AU SERVICE DE TOUS ET DE L'ARGENT :

 

Depuis sa prise de fonctions, Martin Mbarga Nguelé s’attèle à redorer le blason de la police camerounaise. Le Délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn) a souhaité, pour mettre un bémol aux plaintes récurrentes des abus de nos flics, la réactivation, dans le bon sens, de la police des polices. Depuis quelques années, cette division d’inspection des services était devenue le lieu de toutes les magouilles et des corruptions à l’intérieur de la police. Et, de fait, chargée de surveiller les policiers dans l’exercice de leurs fonctions, la police des polices est finalement devenue une espèce de machin dont l’étau ne se resserre que sur les policiers malchanceux.

 

Car, c’est un secret de polichinelle, les policiers ont acquis depuis la triste réputation d’être des "mange mille" notoires. Qui, à travers les routes, les commissariats, la prévention routière, arnaquent le commun des Camerounais. En effet, il n’est pas rare que les policiers usent de leur pouvoir pour faire chanter des citoyens. Même sans aucune plainte.

 

 

Nos forces de l’ordre apprécient des formules du genre "C’est un bon gibier, il a de l’argent”. Ce qui signifie, en d’autres termes, que pour être libéré de tout ennui judiciaire, il faut graisser la patte aux enquêteurs. Pis, d’interrogatoires en Interrogatoires, précédés d’intimidations, des Individus subissent souvent la foudre des policiers.

 

Pour éviter les désagréments, ceux-ci sont obligés de ”bien parler”. Et les policiers multiplient les occasions de collecte d’argent et les abus brutalités, Interpellations arbitraires, arrestations rackets. Comme toujours, la hiérarchie n’est au courant de rien. Idem pour la division de la sécurité civile, censée veiller à la bonne marche de la police. Selon des informations dignes de foi, la police des polices, qui a ses bureaux à la délégation générale, n’est pas épargnée par ces pratiques, elle qui n’hésite pas à rentabiliser au maximum les cas portés à son attention.

 

C’est pourquoi le tout nouveau Dgsn devrait réorganiser la police des polices pour traquer les nombreuses brebis galeuses qui peuplent la police. Et mettre fin à la corruption qui gangrène un corps au service de tous.

 

© L’Oeil du Sahel : FRANCKY BÉNÉ via Camer.be




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Posté à 18:03 |  par bbela

lundi 1 septembre 2014

Joachim Gauck AFP

La Russie a «de facto mis fin à son partenariat» avec l’Europe, a déclaré lundi à Gdansk, en Pologne, le président allemand Joachim Gauck, invoquant «un nouveau conflit armé aux confins de l’Europe», en Ukraine

«Nous souhaitons un partenariat et des relations de bon voisinage» avec la Russie dans l’avenir, mais à condition que Moscou change sa politique et qu’il y ait un «retour au respect des droits des peuples», a dit M. Gauck dans un discours prononcé à l’occasion du 75e anniversaire du début de la 2e guerre mondiale.

Après avoir évoqué le «miracle» du rapprochement entre Allemands et Polonais, en dépit des souffrances infligées à ces derniers par les nazis, le président Gauck a exprimé sa déception causée par l’évolution de la Russie.

«Nous avons cru et nous voulions croire que la Russie également, le pays de Tolstoï et de Dostoïevski, pouvait faire partie de l’ensemble de l’Europe».

«Et ce fut un choc quand nous avons été confrontés à un nouveau conflit armé aux confins de l’Europe. Un affrontement armé pour établir de nouvelles frontières et un ordre nouveau. C’est un fait: la stabilité et la paix sur notre continent sont à nouveau en danger», a poursuivi le président allemand.

«Après la chute du Mur, l’Union européenne, l’Otan et le groupe des grands pays industrialisés ont développé des relations spéciales avec la Russie et intégré ce pays parmi eux de différentes manières. Ce partenariat a été de facto rompu par la Russie», a-t-il dit.

«Nous souhaitons un partenariat et des relations de bon voisinage (avec la Russie) également dans l’avenir, mais ce retour doit avoir pour fondement un changement de la politique russe et le retour au respect des droits des peuples», a-t-il conclu.

Le président polonais Bronislaw Komorowski, qui a pris la parole avant M. Gauck, a lui aussi déploré «le recours à un arsenal de moyens militaires contre un voisin» et le fait que «la paix et l’ordre international soit troublés au nom de l’ambition personnelle, de la grandeur ou de la zone d’influence».

«Les mêmes dangers avaient menacé de destruction et fait souffrir l’Europe au XXe siècle», a-t-il observé, appelant «au courage et à la détermination» pour s’opposer «à ceux qui menacent l’ordre international, la paix et la liberté».

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait mis en garde contre le risque d’une guerre «non seulement dans l’est de l’Ukraine», et demandé que la solidarité européenne et euro-atlantique «prenne une dimension pratique».

Crise ukrainienne : «La Russie a mis fin à son partenariat avec l'Europe»

Joachim Gauck AFP

La Russie a «de facto mis fin à son partenariat» avec l’Europe, a déclaré lundi à Gdansk, en Pologne, le président allemand Joachim Gauck, invoquant «un nouveau conflit armé aux confins de l’Europe», en Ukraine

«Nous souhaitons un partenariat et des relations de bon voisinage» avec la Russie dans l’avenir, mais à condition que Moscou change sa politique et qu’il y ait un «retour au respect des droits des peuples», a dit M. Gauck dans un discours prononcé à l’occasion du 75e anniversaire du début de la 2e guerre mondiale.

Après avoir évoqué le «miracle» du rapprochement entre Allemands et Polonais, en dépit des souffrances infligées à ces derniers par les nazis, le président Gauck a exprimé sa déception causée par l’évolution de la Russie.

«Nous avons cru et nous voulions croire que la Russie également, le pays de Tolstoï et de Dostoïevski, pouvait faire partie de l’ensemble de l’Europe».

«Et ce fut un choc quand nous avons été confrontés à un nouveau conflit armé aux confins de l’Europe. Un affrontement armé pour établir de nouvelles frontières et un ordre nouveau. C’est un fait: la stabilité et la paix sur notre continent sont à nouveau en danger», a poursuivi le président allemand.

«Après la chute du Mur, l’Union européenne, l’Otan et le groupe des grands pays industrialisés ont développé des relations spéciales avec la Russie et intégré ce pays parmi eux de différentes manières. Ce partenariat a été de facto rompu par la Russie», a-t-il dit.

«Nous souhaitons un partenariat et des relations de bon voisinage (avec la Russie) également dans l’avenir, mais ce retour doit avoir pour fondement un changement de la politique russe et le retour au respect des droits des peuples», a-t-il conclu.

Le président polonais Bronislaw Komorowski, qui a pris la parole avant M. Gauck, a lui aussi déploré «le recours à un arsenal de moyens militaires contre un voisin» et le fait que «la paix et l’ordre international soit troublés au nom de l’ambition personnelle, de la grandeur ou de la zone d’influence».

«Les mêmes dangers avaient menacé de destruction et fait souffrir l’Europe au XXe siècle», a-t-il observé, appelant «au courage et à la détermination» pour s’opposer «à ceux qui menacent l’ordre international, la paix et la liberté».

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait mis en garde contre le risque d’une guerre «non seulement dans l’est de l’Ukraine», et demandé que la solidarité européenne et euro-atlantique «prenne une dimension pratique».

Posté lundi 1 septembre 2014 à 20:57 |  par bbela

Poutine : photomontage wikistrike

 

Poutine : "Ne cherchez pas d'histoires à la puissance nucléaire qu'est la Russie"

 

 

 

"La Russie est loin d’être mêlée à un conflit à grande échelle. Nous ne le voulons pas et nous n’avons pas l’intention de l’être. Mais naturellement, nous devons toujours nous tenir prêts à repousser toute agression contre la Russie. Les partenaires de la Russie doivent comprendre qu'il vaudrait mieux qu’ils ne nous cherchent pas d’histoires. Dieu merci, je ne pense pas que quiconque ait l‘intention de déclencher un conflit de grande échelle avec la Russie. Je souhaite vous rappeller que la Russie est l'une des plus grandes puissances nucléaires. »

 

Cette déclaration, c’est celle que le président russe Vladimir Poutine a faite lors d'une visite à un camp de jeunes, près de Moscou.

 

 

 

Il leur a expliqué que la prise de contrôle de la Crimée avait été ordonnée pour protéger la population à majorité russophone de la violence du gouvernement ukrainien, et que les combats permanents des séparatistes pro-russes en Ukraine orientale étaient dus au refus de négocier de Kiev.

 

 

 

Poutine semblait très à l'aise et il a répondu aux questions des élèves au sujet de la démographie et de l'histoire. Mais il s’est assombri en évoquant le conflit Ukrainien, et il a accusé les Etats-Unis et l’Europe d’avoir organisé la destitution «inconstitutionnelle» de l'ancien président soutenu par Moscou, Viktor Ianoukovitch, en faveur d'un gouvernement pro-européen. Il a expliqué que l’Ukraine de l’Est n’avait pas accepté cette destitution et qu’elle était maintenant soumise à des « forces militaires brutes », des avions, des chars et de l’artillerie du gouvernement ukrainien.

 

 

 

« S’il s’agit là de valeurs européennes contemporaines, alors je suis déçu au plus haut point ». Le dirigeant russe a comparé l'opération militaire actuelle de l'Ukraine avec le siège nazi de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

Une autre déclaration de Poutine se rapporte aux Etats-Unis : « Est-ce que vous vous souvenez de la blague +Quoi que fassent les Russes, ils finissent toujours avec une Kalachnikov+? J'ai l'impression que quoi que les Américains touchent, ils finissent toujours par la Libye ou l'Irak. »

 

 

 

Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait que l'Organisation des Nations Unies était encore un instrument efficace, Poutine a répondu:

 

 

 

L'organisation perdra son but si elle se limite à être un instrument au service des intérêts de politique étrangère d'un seul pays, ici, les Etats-Unis et ses alliés. Dans ce cas, elle n'est plus nécessaire. »

 

WINSTRIKE




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Poutine : "Ne cherchez pas d'histoires à la puissance nucléaire qu'est la Russie"

Poutine : photomontage wikistrike

 

Poutine : "Ne cherchez pas d'histoires à la puissance nucléaire qu'est la Russie"

 

 

 

"La Russie est loin d’être mêlée à un conflit à grande échelle. Nous ne le voulons pas et nous n’avons pas l’intention de l’être. Mais naturellement, nous devons toujours nous tenir prêts à repousser toute agression contre la Russie. Les partenaires de la Russie doivent comprendre qu'il vaudrait mieux qu’ils ne nous cherchent pas d’histoires. Dieu merci, je ne pense pas que quiconque ait l‘intention de déclencher un conflit de grande échelle avec la Russie. Je souhaite vous rappeller que la Russie est l'une des plus grandes puissances nucléaires. »

 

Cette déclaration, c’est celle que le président russe Vladimir Poutine a faite lors d'une visite à un camp de jeunes, près de Moscou.

 

 

 

Il leur a expliqué que la prise de contrôle de la Crimée avait été ordonnée pour protéger la population à majorité russophone de la violence du gouvernement ukrainien, et que les combats permanents des séparatistes pro-russes en Ukraine orientale étaient dus au refus de négocier de Kiev.

 

 

 

Poutine semblait très à l'aise et il a répondu aux questions des élèves au sujet de la démographie et de l'histoire. Mais il s’est assombri en évoquant le conflit Ukrainien, et il a accusé les Etats-Unis et l’Europe d’avoir organisé la destitution «inconstitutionnelle» de l'ancien président soutenu par Moscou, Viktor Ianoukovitch, en faveur d'un gouvernement pro-européen. Il a expliqué que l’Ukraine de l’Est n’avait pas accepté cette destitution et qu’elle était maintenant soumise à des « forces militaires brutes », des avions, des chars et de l’artillerie du gouvernement ukrainien.

 

 

 

« S’il s’agit là de valeurs européennes contemporaines, alors je suis déçu au plus haut point ». Le dirigeant russe a comparé l'opération militaire actuelle de l'Ukraine avec le siège nazi de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

Une autre déclaration de Poutine se rapporte aux Etats-Unis : « Est-ce que vous vous souvenez de la blague +Quoi que fassent les Russes, ils finissent toujours avec une Kalachnikov+? J'ai l'impression que quoi que les Américains touchent, ils finissent toujours par la Libye ou l'Irak. »

 

 

 

Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait que l'Organisation des Nations Unies était encore un instrument efficace, Poutine a répondu:

 

 

 

L'organisation perdra son but si elle se limite à être un instrument au service des intérêts de politique étrangère d'un seul pays, ici, les Etats-Unis et ses alliés. Dans ce cas, elle n'est plus nécessaire. »

 

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Posté à 20:24 |  par bbela

samedi 30 août 2014

Ukraine : La déroute des forces de Kiev est désormais visible et maman-otan est appelée à l’aide

 

 

 

 

Sur 45 000 hommes, 15 000 seraient encerclés dans des chaudrons. Là aussi, une grande règle de l’histoire militaire a été oubliée : il faut toujours, et on le sait depuis la bataille de Cannes, surveiller ses flancs.

 

 

 

Malgré sa supériorité en matériel et en hommes, les forces de Kiev n’ont rien pour surveiller les flancs, ce qui fait que leurs approvisionnements, en munitions et en carburants, et bien sûr en eau et nourriture, sont systématiquement coupés.

 

 

 

Or, une armée moderne à grande puissance de feu dépend largement d’un approvisionnement régulier à grand cadence, elle aussi.

 

 

 

Pour rappel, en 1914, 70 % des mobilisés étaient des troupes de premières lignes, en 1918, 50 %. Sur ces 50 %, 1 000 000 étaient des artilleurs, contre 400 000 en 1914, et encore, pour approvisionner un soldat en première ligne muni de l’épouvantable nanard qu’était le fusil-mitrailleur Chauchat, il fallut, 1, puis 2 puis 6 hommes. En effet, il n’y a que dans Rambo qu’un type est couvert de munitions.

 

 

 

Pour la bonne raison qu’elles pèsent trop lourd. Le secteur de front tenu par une division en 1914, ne l’était plus que par un régiment en 1918, et sans doute, une compagnie aujourd’hui. Le feu se tait vite, sans flux de munitions. Ce qui rend le front très poreux.

 

 

 

Les forces de Kiev, lourdement armées, ont le défaut de cet armement : il leur faut des routes, sans doute parce que le volume de l’approvisionnement ne leur permet pas de passer par « le vert ».

 

 

 

Les forces infiltrées novorusses, elles, n’ont pas ce problème, elles sont proches de leurs bases d’opérations, ont moins de matériel, mais peuvent massacrer à loisir les colonnes d’approvisionnements, toujours très fragiles. Pour cela, de simples véhicules tout terrain suffisent. Le rezzou contre Verdun.

 

 

 

Très vite, les troupes de première ligne ont vite fait de manquer de tout, et les chaudrons s’éteignent d’autant plus vite.

 

 

 

Si les séparatistes concentrent leurs attaques sur les colonnes de ravitaillement, peu ou mal protégées, il ne fait aucun doute que le rapport des pertes est de 1 à 10. Pour les troupes combattantes, il leur suffit d’attendre qu’ils aient fini de tirer leurs munitions, en provoquant leur tir. Il leur faut simplement les titiller un peu...

 

 

 

Sans doute, bientôt les opérations se ralentiront, d’abord par l’épuisement des belligérants, ensuite par la venue de la mauvaise saison. les routes restent rares en Russie et en Ukraine, vue l’immensité du pays.

 

 

 

Après bien sûr, il peut y avoir l’hypothèse d’un effondrement généralisé d’un camp, celui de kiev ; qui ferait appel d’air. L’effondrement généralisé d’un camp peut aller très rapidement. Le camp républicain dans l’Espagne de 1939, contrôlait encore un vaste territoire.

 

 

 

Mais le plus savoureux, c’est de voir un média comme Libération admettre -enfin- la défaite de Kiev. Une réponse nous dit qu’économiquement, à long terme, l’UE gagnera ?

 

 

 

Cette Europe, en pleine récession, avec son PIB fictif, voulant affronter une Russie, avec elle, un PIB bien réel, assis sur une économie sale, mais productive ?

 

 

 

Quand à Porochenko, il jase, comme un petit perroquet, sur l’intervention directe de la Russie, comme l’OTAN qui, comme d’habitude, reprend la chanson (l’OTAN n’intervient donc pas ? Au moins en livraisons de munitions ?). En réalité, s’il y avait eu intervention directe de la Russie, il y a bien longtemps que les combats seraient sur la frontière polonaise et roumaine, d’abord parce que c’est là que les troupes ukrainiennes étaient déployées, et qu’ensuite l’armée ukrainienne a été une vache à lait du régime et des soldats, pendant plus de 20 ans.

 

 

 

Pour l’heure, la chute de Marioupol serait un coup très grave, mais si c’est Karkov ou Dniepropetrosk qui tombent, le régime ukrainien va s’effondrer.

 

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Ukraine : La déroute des forces de Kiev est désormais visible

Ukraine : La déroute des forces de Kiev est désormais visible et maman-otan est appelée à l’aide

 

 

 

 

Sur 45 000 hommes, 15 000 seraient encerclés dans des chaudrons. Là aussi, une grande règle de l’histoire militaire a été oubliée : il faut toujours, et on le sait depuis la bataille de Cannes, surveiller ses flancs.

 

 

 

Malgré sa supériorité en matériel et en hommes, les forces de Kiev n’ont rien pour surveiller les flancs, ce qui fait que leurs approvisionnements, en munitions et en carburants, et bien sûr en eau et nourriture, sont systématiquement coupés.

 

 

 

Or, une armée moderne à grande puissance de feu dépend largement d’un approvisionnement régulier à grand cadence, elle aussi.

 

 

 

Pour rappel, en 1914, 70 % des mobilisés étaient des troupes de premières lignes, en 1918, 50 %. Sur ces 50 %, 1 000 000 étaient des artilleurs, contre 400 000 en 1914, et encore, pour approvisionner un soldat en première ligne muni de l’épouvantable nanard qu’était le fusil-mitrailleur Chauchat, il fallut, 1, puis 2 puis 6 hommes. En effet, il n’y a que dans Rambo qu’un type est couvert de munitions.

 

 

 

Pour la bonne raison qu’elles pèsent trop lourd. Le secteur de front tenu par une division en 1914, ne l’était plus que par un régiment en 1918, et sans doute, une compagnie aujourd’hui. Le feu se tait vite, sans flux de munitions. Ce qui rend le front très poreux.

 

 

 

Les forces de Kiev, lourdement armées, ont le défaut de cet armement : il leur faut des routes, sans doute parce que le volume de l’approvisionnement ne leur permet pas de passer par « le vert ».

 

 

 

Les forces infiltrées novorusses, elles, n’ont pas ce problème, elles sont proches de leurs bases d’opérations, ont moins de matériel, mais peuvent massacrer à loisir les colonnes d’approvisionnements, toujours très fragiles. Pour cela, de simples véhicules tout terrain suffisent. Le rezzou contre Verdun.

 

 

 

Très vite, les troupes de première ligne ont vite fait de manquer de tout, et les chaudrons s’éteignent d’autant plus vite.

 

 

 

Si les séparatistes concentrent leurs attaques sur les colonnes de ravitaillement, peu ou mal protégées, il ne fait aucun doute que le rapport des pertes est de 1 à 10. Pour les troupes combattantes, il leur suffit d’attendre qu’ils aient fini de tirer leurs munitions, en provoquant leur tir. Il leur faut simplement les titiller un peu...

 

 

 

Sans doute, bientôt les opérations se ralentiront, d’abord par l’épuisement des belligérants, ensuite par la venue de la mauvaise saison. les routes restent rares en Russie et en Ukraine, vue l’immensité du pays.

 

 

 

Après bien sûr, il peut y avoir l’hypothèse d’un effondrement généralisé d’un camp, celui de kiev ; qui ferait appel d’air. L’effondrement généralisé d’un camp peut aller très rapidement. Le camp républicain dans l’Espagne de 1939, contrôlait encore un vaste territoire.

 

 

 

Mais le plus savoureux, c’est de voir un média comme Libération admettre -enfin- la défaite de Kiev. Une réponse nous dit qu’économiquement, à long terme, l’UE gagnera ?

 

 

 

Cette Europe, en pleine récession, avec son PIB fictif, voulant affronter une Russie, avec elle, un PIB bien réel, assis sur une économie sale, mais productive ?

 

 

 

Quand à Porochenko, il jase, comme un petit perroquet, sur l’intervention directe de la Russie, comme l’OTAN qui, comme d’habitude, reprend la chanson (l’OTAN n’intervient donc pas ? Au moins en livraisons de munitions ?). En réalité, s’il y avait eu intervention directe de la Russie, il y a bien longtemps que les combats seraient sur la frontière polonaise et roumaine, d’abord parce que c’est là que les troupes ukrainiennes étaient déployées, et qu’ensuite l’armée ukrainienne a été une vache à lait du régime et des soldats, pendant plus de 20 ans.

 

 

 

Pour l’heure, la chute de Marioupol serait un coup très grave, mais si c’est Karkov ou Dniepropetrosk qui tombent, le régime ukrainien va s’effondrer.

 

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Posté samedi 30 août 2014 à 20:49 |  par bbela

vendredi 29 août 2014

 

NovorossiaIl est désormais plus que temps que la politique reprenne ses droits dans la crise ukrainienne. Mais, ceci implique en premier lieu qu’un cessez le feu soit rapidement conclu entre les gouvernement de Kiev et les insurgés. C’est vers ce résultat que devraient tendre toutes les énergies. Mais, on doit constater que ce n’est pas le cas, et que l’hystérie antirusse se fait très présentes dans les médias. Il faut alors rappeler ici plusieurs points qui semblent avoir été systématiquement oubliés dans les commentaires que l’on peut lire ou entendre sur la situation en Ukraine.

 

(1) Le gouvernement de Kiev a employé une force disproportionnée qui a aboutit à des pertes civiles et des destructions sans nombres dans les villes tenues par les insurgés. Les bombardements sans discrimination entre cibles militaires et civiles ont été très nombreux. On peut ici formuler le soupçon que les chefs militaires des forces de Kiev ont délibérément  voulu punir les populations et ont cherché à procéder à un nettoyage ethnique en provoquant l’exode des populations russophones. Tout ceci constitue autant de « crimes de guerre ». Il est frappant que, jusqu’à une période très récente, en fait jusqu’au samedi 23 août, il n’y ait pas eu de reportage sur le sujet sur les « grandes » chaînes de télévision. La presse française, d’habitude – et c’est son honneur – si prompte à s’émouvoir a été sur l’Est de l’Ukraine bien longtemps et bien étrangement silencieuse. Était-ce parce que les victimes étaient « ethniquement » russes comme l’on dit ? Croire que la Russie, qu’il s’agisse de l’État Russe ou de la population de la Russie, pouvait se désintéresser du sort de ces populations était une profonde illusion, et une profonde erreur. De fait, croire que la Russie pourrait adopter une attitude de stricte neutralité par rapport à ces événements n’avait aucune base. La Russie a pris, jusqu’à ces derniers jours, une position de non-belligérance. La présence de volontaires russes, qui seraient environ 3000 dans les forces insurgées, témoigne du profond mouvement de sympathie que le sort fait aux populations de l’Est de l’Ukraine a suscité.

 

(2) La présence de troupes russes est alléguée par les autorités de l’OTAN, et bien entendu par le gouvernement de Kiev. Le gouvernement russe dément ces accusations. L’OTAN estime, pour l’instant, autour d’un millier le nombre de soldats russes. Notons que, même si l’OTAN a raison sur ce point, ce nombre de soldats est parfaitement insuffisant pour expliquer l’effondrement militaire que les forces de Kiev ont subi ces derniers jours. On estime en effet à 50 000 le nombre de soldats (de l’Armée et de la Garde Nationale) qui sont engagés dans les opérations contre les insurgés. Ces derniers n’alignent, quant à eux que des effectifs d’environ 15 000 hommes. Si la présence de ces troupes russes était confirmée, elles n’auraient pu jouer qu’un rôle local et marginal dans les combats qui ont eu lieu depuis ces derniers jours. Leur présence ne saurait donc expliquer les défaites multiples subies par les forces de Kiev. Elle ne permet pas, non plus, de comprendre pourquoi les forces ukrainiennes sont en train de s’effondrer au sud de Donetsk et autour de Mariupol.

 

Carte 1

Front Sud

 

De ce point de vue, il est significatif que le Département d’État du gouvernement des États-Unis parle aujourd’hui d’« incursion » et non, comme de nombreux journalistes d’« invasion ». Cela signifie que le problème est politique et non militaire. Il est clair que, si elle est avérée, cette présence de troupes russes n’est pas acceptable et que la Russie doit retirer ces troupes au plus vite. La Russie doit, si c’est le cas, revenir à une position de non-belligérance et les pays de l’Union européenne et les États-Unis se garder de tomber dans le piège tendu par Kiev qui, à l’évidence, cherche à internationaliser le conflit.

 

(3) Les mots ont un sens. En utilisant systématiquement le terme d’« invasion » certains journalistes français commettent une double erreur. D’un part, ils réactivent dans notre mémoire collective l’image des invasions que notre pays a subies à de nombreuses reprises dans l’histoire. Quand on parle d’invasion, on pense immédiatement à des centaines de milliers d’hommes déferlant sur les frontières. Or, on voit bien qu’il ne s’agit absolument pas de cela en Ukraine. D’autre part, ce faisant, ils prennent parti pour le gouvernement de Kiev. Cela pose alors le problème du pluralisme d’opinion au sein des différents organes de presse, qu’il s’agisse de la presse écrite ou de la presse audio-visuelle.

 

(4) Ces mêmes journalistes prétendent que du matériel « russe » serait entre les mains des insurgés, ce qui « prouverait » l’implication de la Russie au profit de ces derniers. Il faut ici savoir que les insurgés ont capturé depuis ces derniers mois des quantités importantes d’équipement et de matériel sur les forces de Kiev. Les insurgés font état de plus de 200 blindés (chars, mais aussi véhicules de combat d’infanterie et canons automoteurs) capturés au combat((Du 16 au 23 août les insurgés ont capturé 14 T-64s (chars), 25 VCI (Véhicule de Combat d’Infanterie), 18 VTT (Véhicule de Transport de Troupes), 1 ARV, 1 lance-roquette “Uragan”, 2 Obusiers automoteurs “Gvozdika”, 4 obusiers D-30, 4 mortiers de 82-mm, 1 affut de DCA ZU-23-2, 33 voitures. Du 20 juin au 23 août ont été capturés (en plus des matériels détruits) sur les forces de Kiev: 79 T-64s (chars), 94 VCI (essentiellement des BMP-2 et BMP-3), 57 VTT (essentiellement des BTR-70 et 80 à huit roues), 3 véhicules blindés du génie, 24 lance-roquettes multiples (de 122-mm) BM-21 “Grad”, 3 lance-roquettes “Uragan”, 2 automoteurs d’artillerie 2C4 “Tulip”, 6 Obusier automoteurs 2C9 “Nona”, 27 obusiers automoteurs 2C1 “Gvozdika”, 14 obusiers D-30, 36 mortiers de 82-mm, 19 affûts doubles de DCA de 23-mm ZU-23-2, 157 voitures et camions.)).

 

De plus, au début de l’insurrection, les insurgés ont pris des dépôts de l’armée et de la police, ou du matériel – en général ancien – était entreposé. Au total, ce sont donc des quantités importantes, et qui permettent d’équiper des forces de la taille de celle des insurgés (15 000 hommes environ). Ces matériels sont des matériels soviétiques, soit produits dans les années 1980 et le début des années 1990. Les différentes images dont on dispose montrent ces matériels, et même des matériels bien plus anciens. Rien ne vient accréditer l’idée que la Russie aurait livré des armes aux insurgés. Maintenant, on doit aussi dire que des livraisons ponctuelles d’armes, que ces dernières aient été décidées par le gouvernement ou qu’elles aient eu lieu de manière illégale, sont parfaitement possibles. Mais, pour l’heure, le matériel dont disposent les insurgés semble être pris sur les forces de Kiev.

 

L’urgence d’un cessez-le-feu

 

Je l’ai dit déjà à plusieurs reprises, un cessez-le-feu est nécessaire et il faut trouver des solutions politique pour éviter l’escalade dans cette crise. Il faut que le gouvernement de Kiev accepte de discuter avec les insurgés, ce qui équivaut à reconnaître de fait leur légitimité. Tant qu’il se refusera à cela, la situation ne peut qu’empirer, non seulement sur le terrain mais aussi politiquement. Les troupes de Kiev se sont, sur certains points du front, débandées en abandonnant équipement et munitions. D’autres sont aujourd’hui encerclées. Le Président russe, M. Vladimir Poutine, a d’ailleurs demandé aux insurgés que leur soit ouvert un corridor humanitaire pour que ces troupes puissent être évacuées par la Russie. On voit bien le caractère dramatique de la situation. Dans le même temps, les forces de Kiev continuent de bombarder les populations civiles. On voit donc bien qu’il est désormais urgent que l’on aboutisse à un arrêt des combats. Cependant, si un cessez-le-feu peut être établi dans les jours qui viennent, ce qui n’est pour l’heure nullement acquis, il faudra le garantir dans la durée. Ceci implique, à terme, des troupes d’interposition, sous le mandat des Nations Unies, pour stabiliser la situation sur le terrain, et éviter de nouvelles provocations, de part et d’autre, qui seraient un prétexte à la reprise des combats. Mais, ces troupes ne pourront vraisemblablement pas être des troupes des pays de l’Union européenne, de l’OTAN ou de la Russie. Des troupes des pays de l’UE et de l’OTAN seraient inacceptables pour les insurgés, et des troupes russes le seraient tout autant pour Kiev. Il faudra donc avoir recours aux pays émergents, au Brésil, à l’Inde, voire à la Chine. On doit ici mesurer le poids du symbole. Que des « casques bleus » des pays émergents viennent assurer des taches d’interposition en Europe sera la démonstration la plus éclatante, la plus parfaite, de la faillite de l’Union européenne et de son incapacité, contrairement à ses prétentions, à garantir la paix. Cela serait aussi une démonstration de la réalité du monde multipolaire du XXIème siècle.

 

Quelle solution politique ?

 

Un cessez-le-feu n’est pas un objectif en soi, même si un arrêt des combats est aujourd’hui urgent. Il doit permettre qu’émerge une solution politique à cette crise. Or, on mesure depuis la fin du mois de février l’ampleur des erreurs tragiques qui ont été commises, que ce soit par les dirigeants de Kiev et par les dirigeants de l’Union européenne. En refusant dans les premiers jours de mars des garanties sur les droits culturels et linguistiques des populations de l’Est de l’Ukraine, les premiers ont rendu inévitables l’insurrection. En refusant l’hypothèse d’un fédéralisme étendu, en engageant les hostilités avec la prétendue « Opération Anti-Terroriste », ils ont provoqué une rupture, peut-être définitive, avec les insurgés. Quant aux pays de l’UE, ils ont beaucoup tardé avant de dire au gouvernement ukrainien qu’il n’était pas question pour lui d’adhérer à l’UE. De ce fait, ils ont entretenu des illusions dangereuses parmi les dirigeants de Kiev. Ils se sont aussi refusés de faire pression de manière décisive sur ce gouvernement pour qu’il accepte, quand il en était encore temps (soit en avril et en mai 2014) un fédéralisme étendu, sur le modèle du fédéralisme asymétrique canadien, dont bénéficie le Québec. A cet égard, ces dirigeants ont leur part de responsabilité dans la crise ukrainienne. Enfin, troisième et décisive erreur, en prenant pour argent comptant les déclarations de Washington sur les responsabilités dans le drame de l’avion de la Malaysian Airline (le MH17), et ce alors que l’on pouvait avoir de très forts doutes sur la thèse de Washington, ils ont contribué à convaincre le gouvernement russe d’une mauvaise foi systématique de l’UE sur le dossier ukrainien.

 

Aujourd’hui, alors qu’il est clair que ni les États-Unis, ni l’OTAN, ni l’UE ne viendront militairement au secours de Kiev, les options ouvertes pour des négociations sont en réalité des plus réduites. Elles se réduisent à deux cas de figure : une reconnaissance de l’existence des autorités insurgés et de l’autonomie de Novorossiya dans le cadre de la nation ukrainienne (sur le modèle de la province autonome du Kurdistan en Irak aujourd’hui) ou une indépendance de facto de l’entité nommée Novorossiya, mais qui ne serait pas reconnue par la communauté internationale. Nous aurions, alors, un nouveau « conflit gelé » en Europe, et ce dernier s’accompagnerait de tensions de longues durées avec la Russie. Voilà qui accélèrerait le basculement de ce dernier pays vers l’Asie, avec des conséquences commerciales importantes pour les pays de l’UE.

 

Je l’ai écrit et dit à de multiples reprises, je reste persuadé que la meilleure solution est celle d’une large autonomie dans le cadre national ukrainien. Cette solution permet à des relations économiques importantes d’exister. Or, sans le charbon du Donbass, avec une situation de conflit gelé, les perspectives économiques pour l’Ukraine sont catastrophiques. L’Union Européenne n’aura pas les moyens de porter à bouts de bras le pays. Les insurgés doivent aussi, de leur côté, accepter le fait de faire nominalement partie de l’Ukraine, tout comme le gouvernement du Kurdistan a accepté sa subordination nominale au gouvernement irakien. Des raisons sociales et humaines militent fortement pour une telle solution.

 

Puisque l’UE a fait faillite sur la gestion du dossier ukrainien, comme sur beaucoup d’autres, la France s’honorerait et tirerait profit (car il n’est pas interdit d’associer l’utile à l’honorable) d’une prise de position rapide et sans équivoque en faveur d’une telle option. Faute que cela soit fait, on peut s’attendre à ce que, de proche en proche, s’impose l’option de l’indépendance de facto de Novorossiya, avec toutes les conséquences désastreuses que l’on peut deviner pour l’Europe.

 

 

 

Par Jacques Sapir 

 

Biographie : Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.




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Ukraine : le bâton ou la carotte ? analyses et hypothèses

 

NovorossiaIl est désormais plus que temps que la politique reprenne ses droits dans la crise ukrainienne. Mais, ceci implique en premier lieu qu’un cessez le feu soit rapidement conclu entre les gouvernement de Kiev et les insurgés. C’est vers ce résultat que devraient tendre toutes les énergies. Mais, on doit constater que ce n’est pas le cas, et que l’hystérie antirusse se fait très présentes dans les médias. Il faut alors rappeler ici plusieurs points qui semblent avoir été systématiquement oubliés dans les commentaires que l’on peut lire ou entendre sur la situation en Ukraine.

 

(1) Le gouvernement de Kiev a employé une force disproportionnée qui a aboutit à des pertes civiles et des destructions sans nombres dans les villes tenues par les insurgés. Les bombardements sans discrimination entre cibles militaires et civiles ont été très nombreux. On peut ici formuler le soupçon que les chefs militaires des forces de Kiev ont délibérément  voulu punir les populations et ont cherché à procéder à un nettoyage ethnique en provoquant l’exode des populations russophones. Tout ceci constitue autant de « crimes de guerre ». Il est frappant que, jusqu’à une période très récente, en fait jusqu’au samedi 23 août, il n’y ait pas eu de reportage sur le sujet sur les « grandes » chaînes de télévision. La presse française, d’habitude – et c’est son honneur – si prompte à s’émouvoir a été sur l’Est de l’Ukraine bien longtemps et bien étrangement silencieuse. Était-ce parce que les victimes étaient « ethniquement » russes comme l’on dit ? Croire que la Russie, qu’il s’agisse de l’État Russe ou de la population de la Russie, pouvait se désintéresser du sort de ces populations était une profonde illusion, et une profonde erreur. De fait, croire que la Russie pourrait adopter une attitude de stricte neutralité par rapport à ces événements n’avait aucune base. La Russie a pris, jusqu’à ces derniers jours, une position de non-belligérance. La présence de volontaires russes, qui seraient environ 3000 dans les forces insurgées, témoigne du profond mouvement de sympathie que le sort fait aux populations de l’Est de l’Ukraine a suscité.

 

(2) La présence de troupes russes est alléguée par les autorités de l’OTAN, et bien entendu par le gouvernement de Kiev. Le gouvernement russe dément ces accusations. L’OTAN estime, pour l’instant, autour d’un millier le nombre de soldats russes. Notons que, même si l’OTAN a raison sur ce point, ce nombre de soldats est parfaitement insuffisant pour expliquer l’effondrement militaire que les forces de Kiev ont subi ces derniers jours. On estime en effet à 50 000 le nombre de soldats (de l’Armée et de la Garde Nationale) qui sont engagés dans les opérations contre les insurgés. Ces derniers n’alignent, quant à eux que des effectifs d’environ 15 000 hommes. Si la présence de ces troupes russes était confirmée, elles n’auraient pu jouer qu’un rôle local et marginal dans les combats qui ont eu lieu depuis ces derniers jours. Leur présence ne saurait donc expliquer les défaites multiples subies par les forces de Kiev. Elle ne permet pas, non plus, de comprendre pourquoi les forces ukrainiennes sont en train de s’effondrer au sud de Donetsk et autour de Mariupol.

 

Carte 1

Front Sud

 

De ce point de vue, il est significatif que le Département d’État du gouvernement des États-Unis parle aujourd’hui d’« incursion » et non, comme de nombreux journalistes d’« invasion ». Cela signifie que le problème est politique et non militaire. Il est clair que, si elle est avérée, cette présence de troupes russes n’est pas acceptable et que la Russie doit retirer ces troupes au plus vite. La Russie doit, si c’est le cas, revenir à une position de non-belligérance et les pays de l’Union européenne et les États-Unis se garder de tomber dans le piège tendu par Kiev qui, à l’évidence, cherche à internationaliser le conflit.

 

(3) Les mots ont un sens. En utilisant systématiquement le terme d’« invasion » certains journalistes français commettent une double erreur. D’un part, ils réactivent dans notre mémoire collective l’image des invasions que notre pays a subies à de nombreuses reprises dans l’histoire. Quand on parle d’invasion, on pense immédiatement à des centaines de milliers d’hommes déferlant sur les frontières. Or, on voit bien qu’il ne s’agit absolument pas de cela en Ukraine. D’autre part, ce faisant, ils prennent parti pour le gouvernement de Kiev. Cela pose alors le problème du pluralisme d’opinion au sein des différents organes de presse, qu’il s’agisse de la presse écrite ou de la presse audio-visuelle.

 

(4) Ces mêmes journalistes prétendent que du matériel « russe » serait entre les mains des insurgés, ce qui « prouverait » l’implication de la Russie au profit de ces derniers. Il faut ici savoir que les insurgés ont capturé depuis ces derniers mois des quantités importantes d’équipement et de matériel sur les forces de Kiev. Les insurgés font état de plus de 200 blindés (chars, mais aussi véhicules de combat d’infanterie et canons automoteurs) capturés au combat((Du 16 au 23 août les insurgés ont capturé 14 T-64s (chars), 25 VCI (Véhicule de Combat d’Infanterie), 18 VTT (Véhicule de Transport de Troupes), 1 ARV, 1 lance-roquette “Uragan”, 2 Obusiers automoteurs “Gvozdika”, 4 obusiers D-30, 4 mortiers de 82-mm, 1 affut de DCA ZU-23-2, 33 voitures. Du 20 juin au 23 août ont été capturés (en plus des matériels détruits) sur les forces de Kiev: 79 T-64s (chars), 94 VCI (essentiellement des BMP-2 et BMP-3), 57 VTT (essentiellement des BTR-70 et 80 à huit roues), 3 véhicules blindés du génie, 24 lance-roquettes multiples (de 122-mm) BM-21 “Grad”, 3 lance-roquettes “Uragan”, 2 automoteurs d’artillerie 2C4 “Tulip”, 6 Obusier automoteurs 2C9 “Nona”, 27 obusiers automoteurs 2C1 “Gvozdika”, 14 obusiers D-30, 36 mortiers de 82-mm, 19 affûts doubles de DCA de 23-mm ZU-23-2, 157 voitures et camions.)).

 

De plus, au début de l’insurrection, les insurgés ont pris des dépôts de l’armée et de la police, ou du matériel – en général ancien – était entreposé. Au total, ce sont donc des quantités importantes, et qui permettent d’équiper des forces de la taille de celle des insurgés (15 000 hommes environ). Ces matériels sont des matériels soviétiques, soit produits dans les années 1980 et le début des années 1990. Les différentes images dont on dispose montrent ces matériels, et même des matériels bien plus anciens. Rien ne vient accréditer l’idée que la Russie aurait livré des armes aux insurgés. Maintenant, on doit aussi dire que des livraisons ponctuelles d’armes, que ces dernières aient été décidées par le gouvernement ou qu’elles aient eu lieu de manière illégale, sont parfaitement possibles. Mais, pour l’heure, le matériel dont disposent les insurgés semble être pris sur les forces de Kiev.

 

L’urgence d’un cessez-le-feu

 

Je l’ai dit déjà à plusieurs reprises, un cessez-le-feu est nécessaire et il faut trouver des solutions politique pour éviter l’escalade dans cette crise. Il faut que le gouvernement de Kiev accepte de discuter avec les insurgés, ce qui équivaut à reconnaître de fait leur légitimité. Tant qu’il se refusera à cela, la situation ne peut qu’empirer, non seulement sur le terrain mais aussi politiquement. Les troupes de Kiev se sont, sur certains points du front, débandées en abandonnant équipement et munitions. D’autres sont aujourd’hui encerclées. Le Président russe, M. Vladimir Poutine, a d’ailleurs demandé aux insurgés que leur soit ouvert un corridor humanitaire pour que ces troupes puissent être évacuées par la Russie. On voit bien le caractère dramatique de la situation. Dans le même temps, les forces de Kiev continuent de bombarder les populations civiles. On voit donc bien qu’il est désormais urgent que l’on aboutisse à un arrêt des combats. Cependant, si un cessez-le-feu peut être établi dans les jours qui viennent, ce qui n’est pour l’heure nullement acquis, il faudra le garantir dans la durée. Ceci implique, à terme, des troupes d’interposition, sous le mandat des Nations Unies, pour stabiliser la situation sur le terrain, et éviter de nouvelles provocations, de part et d’autre, qui seraient un prétexte à la reprise des combats. Mais, ces troupes ne pourront vraisemblablement pas être des troupes des pays de l’Union européenne, de l’OTAN ou de la Russie. Des troupes des pays de l’UE et de l’OTAN seraient inacceptables pour les insurgés, et des troupes russes le seraient tout autant pour Kiev. Il faudra donc avoir recours aux pays émergents, au Brésil, à l’Inde, voire à la Chine. On doit ici mesurer le poids du symbole. Que des « casques bleus » des pays émergents viennent assurer des taches d’interposition en Europe sera la démonstration la plus éclatante, la plus parfaite, de la faillite de l’Union européenne et de son incapacité, contrairement à ses prétentions, à garantir la paix. Cela serait aussi une démonstration de la réalité du monde multipolaire du XXIème siècle.

 

Quelle solution politique ?

 

Un cessez-le-feu n’est pas un objectif en soi, même si un arrêt des combats est aujourd’hui urgent. Il doit permettre qu’émerge une solution politique à cette crise. Or, on mesure depuis la fin du mois de février l’ampleur des erreurs tragiques qui ont été commises, que ce soit par les dirigeants de Kiev et par les dirigeants de l’Union européenne. En refusant dans les premiers jours de mars des garanties sur les droits culturels et linguistiques des populations de l’Est de l’Ukraine, les premiers ont rendu inévitables l’insurrection. En refusant l’hypothèse d’un fédéralisme étendu, en engageant les hostilités avec la prétendue « Opération Anti-Terroriste », ils ont provoqué une rupture, peut-être définitive, avec les insurgés. Quant aux pays de l’UE, ils ont beaucoup tardé avant de dire au gouvernement ukrainien qu’il n’était pas question pour lui d’adhérer à l’UE. De ce fait, ils ont entretenu des illusions dangereuses parmi les dirigeants de Kiev. Ils se sont aussi refusés de faire pression de manière décisive sur ce gouvernement pour qu’il accepte, quand il en était encore temps (soit en avril et en mai 2014) un fédéralisme étendu, sur le modèle du fédéralisme asymétrique canadien, dont bénéficie le Québec. A cet égard, ces dirigeants ont leur part de responsabilité dans la crise ukrainienne. Enfin, troisième et décisive erreur, en prenant pour argent comptant les déclarations de Washington sur les responsabilités dans le drame de l’avion de la Malaysian Airline (le MH17), et ce alors que l’on pouvait avoir de très forts doutes sur la thèse de Washington, ils ont contribué à convaincre le gouvernement russe d’une mauvaise foi systématique de l’UE sur le dossier ukrainien.

 

Aujourd’hui, alors qu’il est clair que ni les États-Unis, ni l’OTAN, ni l’UE ne viendront militairement au secours de Kiev, les options ouvertes pour des négociations sont en réalité des plus réduites. Elles se réduisent à deux cas de figure : une reconnaissance de l’existence des autorités insurgés et de l’autonomie de Novorossiya dans le cadre de la nation ukrainienne (sur le modèle de la province autonome du Kurdistan en Irak aujourd’hui) ou une indépendance de facto de l’entité nommée Novorossiya, mais qui ne serait pas reconnue par la communauté internationale. Nous aurions, alors, un nouveau « conflit gelé » en Europe, et ce dernier s’accompagnerait de tensions de longues durées avec la Russie. Voilà qui accélèrerait le basculement de ce dernier pays vers l’Asie, avec des conséquences commerciales importantes pour les pays de l’UE.

 

Je l’ai écrit et dit à de multiples reprises, je reste persuadé que la meilleure solution est celle d’une large autonomie dans le cadre national ukrainien. Cette solution permet à des relations économiques importantes d’exister. Or, sans le charbon du Donbass, avec une situation de conflit gelé, les perspectives économiques pour l’Ukraine sont catastrophiques. L’Union Européenne n’aura pas les moyens de porter à bouts de bras le pays. Les insurgés doivent aussi, de leur côté, accepter le fait de faire nominalement partie de l’Ukraine, tout comme le gouvernement du Kurdistan a accepté sa subordination nominale au gouvernement irakien. Des raisons sociales et humaines militent fortement pour une telle solution.

 

Puisque l’UE a fait faillite sur la gestion du dossier ukrainien, comme sur beaucoup d’autres, la France s’honorerait et tirerait profit (car il n’est pas interdit d’associer l’utile à l’honorable) d’une prise de position rapide et sans équivoque en faveur d’une telle option. Faute que cela soit fait, on peut s’attendre à ce que, de proche en proche, s’impose l’option de l’indépendance de facto de Novorossiya, avec toutes les conséquences désastreuses que l’on peut deviner pour l’Europe.

 

 

 

Par Jacques Sapir 

 

Biographie : Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.




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Posté vendredi 29 août 2014 à 15:51 |  par bbela

mardi 26 août 2014

 

 

Le président ukrainien a débloqué un budget pour l'armée alors que l'économie de son pays est au point mort. Il doit rencontrer le président russe pour "parler de paix" ce mardi.

 

Vladimir Poutine et Petro Porochenko s'entretiennent à Minsk, ce mardi. Pour cette deuxième entrevue des présidents russe et ukrainien, ce dernier a promis de "parler de paix". Pendant ce temps, les combats font toujours rage dans l'est de l'Ukraine: les séparatistes prorusses ont lancé une offensive au sud de Donetsk, tandis que l'armée de Kiev tente toujours de conquérir ce bastion séparatiste. En quatre mois, ce conflit a fait plus de 2000 morts.

 

Pour les Européens, les discussions sont cruciales. Leur effort diplomatique "traduit leurs craintes que la situation en Ukraine, hautement volatile, pourrait atteindre prochainement un nouveau paroxysme", analyse la chercheuse Isabelle Facon dans une tribune au Figaro. La Russie a d'ores et déjà annoncé l'envoi d'un second convoi humanitaire.

 

 

 

L'Europe demande des concessions

 

Mais l'heure de la diplomatie a-t-elle sonné? Ce week-end, avant la fête de l'indépendance ukrainienne, Angela Merkel a tenté sa chance. Elle s'est rendue à Kiev avec une enveloppe sous le bras: 500 millions d'euros pour la reconstruction de la région sinistrée du Donbass, une fois la guerre terminée. Manière de prendre position sur l'échiquier de l'est de l'Ukraine, alors même que les Russes faisaient entrer son premier convoi humanitaire sans permission, commente Le Monde.

 

Manière aussi d'intéresser la Russie et l'Ukraine à la solution diplomatique. Pour certains experts, cités par La Tribune, cette rencontre était l'occasion d'inciter Petro Porochenko à faire des concessions, afin de désamorcer une situation qui connaît une regain de tension depuis la mi-août. L'idée de "fédéralisation", un des objectifs de Vladimir Poutine pour l'est ukrainien -- dont la population est en partie russophone -- a d'ailleurs été évoquée par le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, sans être repris par la chancelière, qui s'est contenté de préciser qu'au sens allemand, "fédéralisation" se rapproche plutôt de "décentralisation".

Poutine pourrait y voir un intérêt

 

La présence de Vladimir Poutine et de Petro Porochenko ce mardi est donc bon signe, même si la réunion a peu de chance de changer la donne sur le fond: Moscou devrait demander l'arrêt des opérations contre la population civile ainsi que des garanties sur le fait que l'Ukraine n'adhérera pas à l'Otan, estime Le Figaro. En face, Kiev devrait exiger que l'aide russe aux séparatistes cesse. Mais Moscou nie toujours son existence.

 

Les Occidentaux seraient-ils seuls à souhaiter cette issue? Par forcément. Poutine "peut être intéressé à des options diplomatique", estime Isabelle Facon, pour deux raisons: intervenir serait, selon Poutine, "ce à quoi veut l'entraîner Washington". De plus, la population russe ne l'y pousse pas.

 

L'Ukraine n'a pas les moyens d'une guerre

 

Ce week-end, le président ukrainien a envoyé, lui, d'autres signaux. Lors de son discours dimanche, il a rappelé l'importance de la souveraineté de son pays et annoncé un nouveau budget de 2,2 milliards d'euros pour l'armée ukrainienne, d'ici deux ans -- sans en préciser le financement.

 

Cette annonce a été faite alors que l'économie ukrainienne est à l'agonie. Elle s'est contractée de 5% en un semestre, explique le Financial Times, et l'agriculture ne pourra pas continuer à compenser le déficit d'activité industrielle, un secteur très important du Donbass. Le FMI prévoit un repli de l'économie de 6,5% sur un an, certains économistes tablent sur 8%. Même si la guerre prend fin rapidement, de nombreuses infrastructures nécessaires à la reprise de l'activité économique sont détruites. Et les 500 millions apportés par Angela Merkel sont bien peu de chose face à cette réalité.

Porochenko dans une impasse

 

La situation de Porochenko ressemble fort à une impasse: "La tension s'accroît pour le gouvernement ukrainien, soumis à la double pression du conflit et de la difficulté à mettre en oeuvre les réformes douloureuses demandées par le FMI", explique Isabelle Facon.

 

Sur le front, plusieurs mois de conflit n'ont pas suffi à rendre la frontière avec la Russie hermétique, ni à isoler les séparatistes. En revanche, ils ont pesé sur la population. 285 000 Ukrainiens ont quitté la région, selon l'ONU, dont 168 000 ont rejoint la Russie. Nombre d'entre eux disent ne pas vouloir y retourner une fois la guerre terminée. Certains questionnent l'attitude de l'armée qui bombarde sa propre population, rapporte le Financial Times, et sont tentés de soutenir les séparatistes.

 

A Kiev, la crise est aussi politique. La semaine dernière, la personne chargée de la lutte contre la corruption a démissionné parce que sa "présence était vaine". Le ministre de l'Economie a également jeté l'éponge. "Le grand élan réformateur du mouvement de Maïdan s'est enlisé dans l'effort de guerre", note Le Monde. Elu pour redresser l'économie et juguler la corruption, Porochenko est entré en guerre. L'absence de fonds pourrait le contraindre à y renoncer.

 

L’express




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L'Ukraine a-t-elle d'autres choix que la diplomatie?

 

 

Le président ukrainien a débloqué un budget pour l'armée alors que l'économie de son pays est au point mort. Il doit rencontrer le président russe pour "parler de paix" ce mardi.

 

Vladimir Poutine et Petro Porochenko s'entretiennent à Minsk, ce mardi. Pour cette deuxième entrevue des présidents russe et ukrainien, ce dernier a promis de "parler de paix". Pendant ce temps, les combats font toujours rage dans l'est de l'Ukraine: les séparatistes prorusses ont lancé une offensive au sud de Donetsk, tandis que l'armée de Kiev tente toujours de conquérir ce bastion séparatiste. En quatre mois, ce conflit a fait plus de 2000 morts.

 

Pour les Européens, les discussions sont cruciales. Leur effort diplomatique "traduit leurs craintes que la situation en Ukraine, hautement volatile, pourrait atteindre prochainement un nouveau paroxysme", analyse la chercheuse Isabelle Facon dans une tribune au Figaro. La Russie a d'ores et déjà annoncé l'envoi d'un second convoi humanitaire.

 

 

 

L'Europe demande des concessions

 

Mais l'heure de la diplomatie a-t-elle sonné? Ce week-end, avant la fête de l'indépendance ukrainienne, Angela Merkel a tenté sa chance. Elle s'est rendue à Kiev avec une enveloppe sous le bras: 500 millions d'euros pour la reconstruction de la région sinistrée du Donbass, une fois la guerre terminée. Manière de prendre position sur l'échiquier de l'est de l'Ukraine, alors même que les Russes faisaient entrer son premier convoi humanitaire sans permission, commente Le Monde.

 

Manière aussi d'intéresser la Russie et l'Ukraine à la solution diplomatique. Pour certains experts, cités par La Tribune, cette rencontre était l'occasion d'inciter Petro Porochenko à faire des concessions, afin de désamorcer une situation qui connaît une regain de tension depuis la mi-août. L'idée de "fédéralisation", un des objectifs de Vladimir Poutine pour l'est ukrainien -- dont la population est en partie russophone -- a d'ailleurs été évoquée par le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, sans être repris par la chancelière, qui s'est contenté de préciser qu'au sens allemand, "fédéralisation" se rapproche plutôt de "décentralisation".

Poutine pourrait y voir un intérêt

 

La présence de Vladimir Poutine et de Petro Porochenko ce mardi est donc bon signe, même si la réunion a peu de chance de changer la donne sur le fond: Moscou devrait demander l'arrêt des opérations contre la population civile ainsi que des garanties sur le fait que l'Ukraine n'adhérera pas à l'Otan, estime Le Figaro. En face, Kiev devrait exiger que l'aide russe aux séparatistes cesse. Mais Moscou nie toujours son existence.

 

Les Occidentaux seraient-ils seuls à souhaiter cette issue? Par forcément. Poutine "peut être intéressé à des options diplomatique", estime Isabelle Facon, pour deux raisons: intervenir serait, selon Poutine, "ce à quoi veut l'entraîner Washington". De plus, la population russe ne l'y pousse pas.

 

L'Ukraine n'a pas les moyens d'une guerre

 

Ce week-end, le président ukrainien a envoyé, lui, d'autres signaux. Lors de son discours dimanche, il a rappelé l'importance de la souveraineté de son pays et annoncé un nouveau budget de 2,2 milliards d'euros pour l'armée ukrainienne, d'ici deux ans -- sans en préciser le financement.

 

Cette annonce a été faite alors que l'économie ukrainienne est à l'agonie. Elle s'est contractée de 5% en un semestre, explique le Financial Times, et l'agriculture ne pourra pas continuer à compenser le déficit d'activité industrielle, un secteur très important du Donbass. Le FMI prévoit un repli de l'économie de 6,5% sur un an, certains économistes tablent sur 8%. Même si la guerre prend fin rapidement, de nombreuses infrastructures nécessaires à la reprise de l'activité économique sont détruites. Et les 500 millions apportés par Angela Merkel sont bien peu de chose face à cette réalité.

Porochenko dans une impasse

 

La situation de Porochenko ressemble fort à une impasse: "La tension s'accroît pour le gouvernement ukrainien, soumis à la double pression du conflit et de la difficulté à mettre en oeuvre les réformes douloureuses demandées par le FMI", explique Isabelle Facon.

 

Sur le front, plusieurs mois de conflit n'ont pas suffi à rendre la frontière avec la Russie hermétique, ni à isoler les séparatistes. En revanche, ils ont pesé sur la population. 285 000 Ukrainiens ont quitté la région, selon l'ONU, dont 168 000 ont rejoint la Russie. Nombre d'entre eux disent ne pas vouloir y retourner une fois la guerre terminée. Certains questionnent l'attitude de l'armée qui bombarde sa propre population, rapporte le Financial Times, et sont tentés de soutenir les séparatistes.

 

A Kiev, la crise est aussi politique. La semaine dernière, la personne chargée de la lutte contre la corruption a démissionné parce que sa "présence était vaine". Le ministre de l'Economie a également jeté l'éponge. "Le grand élan réformateur du mouvement de Maïdan s'est enlisé dans l'effort de guerre", note Le Monde. Elu pour redresser l'économie et juguler la corruption, Porochenko est entré en guerre. L'absence de fonds pourrait le contraindre à y renoncer.

 

L’express




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Posté mardi 26 août 2014 à 18:36 |  par bbela

lundi 25 août 2014

Credit photo : la voix de la russie

 

La Chine perdra la possibiilté de changer le format de l'ordre mondial si elle cède à la pression des Etats-Unis et introduit des sanctions contre la Russie, déclare le président de l'Institut de la stratégie nationale Mikhaïl Remizov.

 

Il a ainsi commenté les tentatives de Washington pour proposer à Pékin son amitié contre Moscou à cause de la politique de cette dernière en Ukraine. Quant au vice-président du Centre des technologies politiques Sergueï Mikheev, il trouve que de telles propositions relèvent de la paranoïa et que c'est une perte totale du sens de réalité.

 

La tentative des Etats-Unis pour convaincre la Chine à se joindre aux sanctions de l'Occident contre la Russie a été communiquée par le coordinateur du département d'Etat américain Daniel Fried. La Chine a refusé poliment, mais fermement aux Etats-Unis de soutenir leur politique anti-russe. Dans sa réponse aux Etats-Unis le ministère chinois des Affaires étrangères a expliqué qu'aucune interdiction ne pouvait aider à régler la situation en Ukraine. Mikhaïl Remizov signale :

 

« La Chine possède un motif de poids pour ne pas céder à cette pression. Ces dernières années il y a une tendance à sa transformation en un centre de force alternatif dans l'arène mondiale. Les régimes de nombreux Etats d'Asie, d'Amérique latine et d'Afrique ayant des problèmes avec les Américains s'orientent ou se réorientent souvent sur la Chine. Si cette dernière démontrait actuellement qu'elle cédait à la pression des Etats-Unis, elle renoncerait manifestement à ce statut alternatif de centre de force et aurait une mauvaise mine ».

 

Les Etats-Unis n'ont rien à proposer à la Chine en échange des sanctions contre la Russie, estime Sergueï Mikheev :

 

« Les Américains n'ont rien à proposer aux Chinois pour que ceux-ci puissent compromettre leurs relations avec la Russie. Si la Chine l'accepte, elle reconnaît de fait le rôle dominant des Etats-Unis en tant que puissance mondiale et se transforme en son féal. Cela ne se produira jamais. La Chine vend une quantité immense de ses produits sur le marché russe et elle n'est point intéressée à perdre ce marché ou à y avoir des problèmes. La Chine ne va pas entrer dans une concurrence géopolitique avec la Russie qui est son voisin proche et un des principaux partenaires politiques uniquement pour complaire aux Etats-Unis ».

 

Le politologue qualifie de bavardage gratuit les conversations d'après lesquelles les Etats-Unis donneraient à la Chine des technologies en échange des sanctions contre la Russie. Les Etats-Unis ne renforceront jamais eux-mêmes leur concurrent global et Pékin s'en rend parfaitement compte. Sergueï Mikheev estime que les appels à l'instauration de la démocratie sont le maximum de ce que la Chine pourrait recevoir de la part des Etats-Unis dans cette situation.

 

LAVOIX DE LA RUSSIE




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Les Etats-Unis proposent à la Chine leur amitié contre la Russie

Credit photo : la voix de la russie

 

La Chine perdra la possibiilté de changer le format de l'ordre mondial si elle cède à la pression des Etats-Unis et introduit des sanctions contre la Russie, déclare le président de l'Institut de la stratégie nationale Mikhaïl Remizov.

 

Il a ainsi commenté les tentatives de Washington pour proposer à Pékin son amitié contre Moscou à cause de la politique de cette dernière en Ukraine. Quant au vice-président du Centre des technologies politiques Sergueï Mikheev, il trouve que de telles propositions relèvent de la paranoïa et que c'est une perte totale du sens de réalité.

 

La tentative des Etats-Unis pour convaincre la Chine à se joindre aux sanctions de l'Occident contre la Russie a été communiquée par le coordinateur du département d'Etat américain Daniel Fried. La Chine a refusé poliment, mais fermement aux Etats-Unis de soutenir leur politique anti-russe. Dans sa réponse aux Etats-Unis le ministère chinois des Affaires étrangères a expliqué qu'aucune interdiction ne pouvait aider à régler la situation en Ukraine. Mikhaïl Remizov signale :

 

« La Chine possède un motif de poids pour ne pas céder à cette pression. Ces dernières années il y a une tendance à sa transformation en un centre de force alternatif dans l'arène mondiale. Les régimes de nombreux Etats d'Asie, d'Amérique latine et d'Afrique ayant des problèmes avec les Américains s'orientent ou se réorientent souvent sur la Chine. Si cette dernière démontrait actuellement qu'elle cédait à la pression des Etats-Unis, elle renoncerait manifestement à ce statut alternatif de centre de force et aurait une mauvaise mine ».

 

Les Etats-Unis n'ont rien à proposer à la Chine en échange des sanctions contre la Russie, estime Sergueï Mikheev :

 

« Les Américains n'ont rien à proposer aux Chinois pour que ceux-ci puissent compromettre leurs relations avec la Russie. Si la Chine l'accepte, elle reconnaît de fait le rôle dominant des Etats-Unis en tant que puissance mondiale et se transforme en son féal. Cela ne se produira jamais. La Chine vend une quantité immense de ses produits sur le marché russe et elle n'est point intéressée à perdre ce marché ou à y avoir des problèmes. La Chine ne va pas entrer dans une concurrence géopolitique avec la Russie qui est son voisin proche et un des principaux partenaires politiques uniquement pour complaire aux Etats-Unis ».

 

Le politologue qualifie de bavardage gratuit les conversations d'après lesquelles les Etats-Unis donneraient à la Chine des technologies en échange des sanctions contre la Russie. Les Etats-Unis ne renforceront jamais eux-mêmes leur concurrent global et Pékin s'en rend parfaitement compte. Sergueï Mikheev estime que les appels à l'instauration de la démocratie sont le maximum de ce que la Chine pourrait recevoir de la part des Etats-Unis dans cette situation.

 

LAVOIX DE LA RUSSIE




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Posté lundi 25 août 2014 à 21:25 |  par bbela

© Photo: REUTERS/Gleb Garanich

 

Les nouvelles dépenses militaires ont été annoncées par le président Piotr Porochenko au cours du récent défilé militaire à l'occasion de la Journée de l'indépendance. Selon lui, d'ici fin de l'année l'Ukraine « dépensera des milliards de grivnas » pour renouveler le matériel de guerre de ses forces armées et 40 autres milliards de grivnas (3 milliards de dollars) entre 2015 et 2017. Le président a fait ses déclarations dans la situation où les indices d'une profonde crise économique deviennent de plus en plus manifestes. Au milieu de l'été le ministre ukrainien des Finances Alexandre Chlapak a communiqué qu'en 2014 le PIB baisserait de 6 à 6,5 % et que l'inflation s'élèverait à 19 %. L'agence S&P prévoit une baisse du PIB de 7 %. Le politologue ukrainien Rostislav Ichtchenko signale :

 

« La situation n'est même pas critique, elle est supercritique. L'Ukraine en tant qu'Etat ne dispose pas de finances. Le pays est en faillite. Dans un avenir prévisible il ne pourra pas trouver de l'argent pour les programmes sociaux. Je ne sais pas si les Américains continuent de financer la campagne militaire. J'en doute. Le pays se précipite dans la dislocation. La question reste de savoir si l'armée a le temps d'étouffer le sud-est avant. Nous aurons alors une autre réalité géopolitique car le sort de l'Ukraine sera décidé par une conférence internationale ».

 

En attendant Kiev place de grandes espérances dans les Européens, notamment dans l'Allemagne. Berlin est diposé à débloquer 500 millions d'euros pour le rétablissement du Donbass. Piotr Porochenko l'appelle plan Merkel par analogie avec le plan Marshall. Il est vrai que la chancelière n'a promis rien de concret. Selon elle, les moyens seront octroyés à l'issue de la conférence de donateurs de l'UE en septembre. Avant beaucoup de choses peuvent changer en Europe, sans parler du sud-est de l'Ukraine.

 

Une autre source d'aide à l'Ukraine est le Fonds monétaire international. Au printemps, le conseil d'administration du FMI a approuvé un programme de financement de l'économie ukrainienne d'un montant de 17 milliards de dollars et étalé sur deux ans. La première tranche d'un montant de 3,19 milliards de dollars a été octroyée au début de mai. La deuxième tranche doit constituer 1,4 milliard de dollars. Si l'Ukraine ne touche pas cette somme, elle sera en banqueroute. Le professeur de la chaire des finances internationales de l'Institut MGIMO Valentin Katassonov suppose qu'elle ne la touchera pas :

 

« Tous sont concentrés sur l'Ukraine sans prêter attention à la situation en Europe et à celle du FMI. Mais là-dedans la situation est catastrophique. Pour des raisons inconnues personne ne parle plus d'une crise très grave du FMI. Où trouvera-t-il les finances pour aider l'Ukraine ? En UE aussi la situation ne cesse pas de s'empirer. Personne ne donnera de l'argent à l'Ukraine. Ni l'Europe, ni l'Amérique n'en a ».

 

Le nouveau pouvoir ukrainien fait montre d'optimisme. Ainsi le premier ministre Arseni Iatseniouk indique deux points de croissance de l'économie ukrainienne : l'énergie et l'agriculture. Cependant l'énergie ukrainienne n'est pas viable sans le gaz russe et l'agriculture est en état d'agonie. Le professeur de l'Ecole des hautes études en sciences économiques Oleg Maеvéitchev estime :

 

« Personne ne veut prendre la responsabilité pour l'état de l'économie ukrainienne. L'agriculture est en ruine. Les céréales n'ont pas été plantés et ne seront pas moissonnés. Les réserves en or s'épuisent rapidement. Le déficit atteint 25 %. Personne ne veut répondre pour une catastrophe sociale imminente ».

 

L'Ukraine avait de très bons indices à la fin de son existence soviétique. Le directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation Mikhaïl Déliaguine note qu'elle alliait une industrie évoluée des pays baltes à une richesse de la Transcaucasie. Toute république de l'ex-URSS pouvait l'envier. Cependant l'indépendance est devenue pour l'Ukraine une catastrophe sociale. En 25 ans d'indépendance la population a diminué de près de 10 millions et environ autant se trouvent au-dessous du seuil de la pauvreté. L'agro-alimentaire a été détruit par Timochenko et les constructions mécaniques, initialement puissantes, s'arrêtent suite à la rupture avec les entreprises russes. Mais le plus grave problème est la guerre civile. Le politologue Pavel Sviatenkov est certain :

 

« D'habitude l'Occident accompagne l'octroi de crédits de l'impératif de réformes libérales rigoureuses qui conduisent à la récession économique. Mais il est assez difficile d'effectuer des réformes dans la situation d'une guerre civile. D'où la volonté des autorités de réprimer la résistance par la force. C'est seulement après avoir placé sous leur contrôle la majeure partie du territoire qu'elles pourraient demander de l'argent. Dans la situation actuelle, les réformes économiques douloureuses menacent de perte du pouvoir total et d'une nouvelle révolution. Kiev demande l'aide de l'Occident dans l'espoir de tenir quelques mois ».

 

A l'heure actuelle l'horizon de planification à Kiev ne va même pas jusqu'à la fin de l'année. Pour lui, il s'agit de tenir « ici et maintenant ». Le pouvoir ne veut pas réfléchir aux conséquences lointaines. C'est là la cause fondamentale de tous les désastres économiques de l'Ukraine. Pour sortir l'Ukraine de la vrille une chose est nécessaire : ne pas se soucier seulement de ses propres intérêts, mais aussi penser à des millions de compatriotes dont la survie est en question.

 

La voix de la russie




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L'Ukraine dont l'économie est en chute libre adopte un programme dispendieux de réarmement de l'armée.

© Photo: REUTERS/Gleb Garanich

 

Les nouvelles dépenses militaires ont été annoncées par le président Piotr Porochenko au cours du récent défilé militaire à l'occasion de la Journée de l'indépendance. Selon lui, d'ici fin de l'année l'Ukraine « dépensera des milliards de grivnas » pour renouveler le matériel de guerre de ses forces armées et 40 autres milliards de grivnas (3 milliards de dollars) entre 2015 et 2017. Le président a fait ses déclarations dans la situation où les indices d'une profonde crise économique deviennent de plus en plus manifestes. Au milieu de l'été le ministre ukrainien des Finances Alexandre Chlapak a communiqué qu'en 2014 le PIB baisserait de 6 à 6,5 % et que l'inflation s'élèverait à 19 %. L'agence S&P prévoit une baisse du PIB de 7 %. Le politologue ukrainien Rostislav Ichtchenko signale :

 

« La situation n'est même pas critique, elle est supercritique. L'Ukraine en tant qu'Etat ne dispose pas de finances. Le pays est en faillite. Dans un avenir prévisible il ne pourra pas trouver de l'argent pour les programmes sociaux. Je ne sais pas si les Américains continuent de financer la campagne militaire. J'en doute. Le pays se précipite dans la dislocation. La question reste de savoir si l'armée a le temps d'étouffer le sud-est avant. Nous aurons alors une autre réalité géopolitique car le sort de l'Ukraine sera décidé par une conférence internationale ».

 

En attendant Kiev place de grandes espérances dans les Européens, notamment dans l'Allemagne. Berlin est diposé à débloquer 500 millions d'euros pour le rétablissement du Donbass. Piotr Porochenko l'appelle plan Merkel par analogie avec le plan Marshall. Il est vrai que la chancelière n'a promis rien de concret. Selon elle, les moyens seront octroyés à l'issue de la conférence de donateurs de l'UE en septembre. Avant beaucoup de choses peuvent changer en Europe, sans parler du sud-est de l'Ukraine.

 

Une autre source d'aide à l'Ukraine est le Fonds monétaire international. Au printemps, le conseil d'administration du FMI a approuvé un programme de financement de l'économie ukrainienne d'un montant de 17 milliards de dollars et étalé sur deux ans. La première tranche d'un montant de 3,19 milliards de dollars a été octroyée au début de mai. La deuxième tranche doit constituer 1,4 milliard de dollars. Si l'Ukraine ne touche pas cette somme, elle sera en banqueroute. Le professeur de la chaire des finances internationales de l'Institut MGIMO Valentin Katassonov suppose qu'elle ne la touchera pas :

 

« Tous sont concentrés sur l'Ukraine sans prêter attention à la situation en Europe et à celle du FMI. Mais là-dedans la situation est catastrophique. Pour des raisons inconnues personne ne parle plus d'une crise très grave du FMI. Où trouvera-t-il les finances pour aider l'Ukraine ? En UE aussi la situation ne cesse pas de s'empirer. Personne ne donnera de l'argent à l'Ukraine. Ni l'Europe, ni l'Amérique n'en a ».

 

Le nouveau pouvoir ukrainien fait montre d'optimisme. Ainsi le premier ministre Arseni Iatseniouk indique deux points de croissance de l'économie ukrainienne : l'énergie et l'agriculture. Cependant l'énergie ukrainienne n'est pas viable sans le gaz russe et l'agriculture est en état d'agonie. Le professeur de l'Ecole des hautes études en sciences économiques Oleg Maеvéitchev estime :

 

« Personne ne veut prendre la responsabilité pour l'état de l'économie ukrainienne. L'agriculture est en ruine. Les céréales n'ont pas été plantés et ne seront pas moissonnés. Les réserves en or s'épuisent rapidement. Le déficit atteint 25 %. Personne ne veut répondre pour une catastrophe sociale imminente ».

 

L'Ukraine avait de très bons indices à la fin de son existence soviétique. Le directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation Mikhaïl Déliaguine note qu'elle alliait une industrie évoluée des pays baltes à une richesse de la Transcaucasie. Toute république de l'ex-URSS pouvait l'envier. Cependant l'indépendance est devenue pour l'Ukraine une catastrophe sociale. En 25 ans d'indépendance la population a diminué de près de 10 millions et environ autant se trouvent au-dessous du seuil de la pauvreté. L'agro-alimentaire a été détruit par Timochenko et les constructions mécaniques, initialement puissantes, s'arrêtent suite à la rupture avec les entreprises russes. Mais le plus grave problème est la guerre civile. Le politologue Pavel Sviatenkov est certain :

 

« D'habitude l'Occident accompagne l'octroi de crédits de l'impératif de réformes libérales rigoureuses qui conduisent à la récession économique. Mais il est assez difficile d'effectuer des réformes dans la situation d'une guerre civile. D'où la volonté des autorités de réprimer la résistance par la force. C'est seulement après avoir placé sous leur contrôle la majeure partie du territoire qu'elles pourraient demander de l'argent. Dans la situation actuelle, les réformes économiques douloureuses menacent de perte du pouvoir total et d'une nouvelle révolution. Kiev demande l'aide de l'Occident dans l'espoir de tenir quelques mois ».

 

A l'heure actuelle l'horizon de planification à Kiev ne va même pas jusqu'à la fin de l'année. Pour lui, il s'agit de tenir « ici et maintenant ». Le pouvoir ne veut pas réfléchir aux conséquences lointaines. C'est là la cause fondamentale de tous les désastres économiques de l'Ukraine. Pour sortir l'Ukraine de la vrille une chose est nécessaire : ne pas se soucier seulement de ses propres intérêts, mais aussi penser à des millions de compatriotes dont la survie est en question.

 

La voix de la russie




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Posté à 21:09 |  par bbela

samedi 23 août 2014


La Russie s’interroge également sur « l’usage policier injustifié et en toute impunité d’armes issues d’arsenaux militaires contre la population civile » aux États-Unis.

Le gouvernement russe a conseillé aux États-Unis de s’occuper de leurs problèmes « internes majeurs », comme par exemple la situation actuelle à Ferguson, après l’assassinat du jeune afro-américain, Michael Brown.

Le ministère des Affaires étrangères a également déclaré que les États-Unis « n’hésitent pas à employer la manière forte » contre ceux qui se plaignent des inégalités raciales au sein de la société étasunienne.

Le représentant du ministère russe pour les Droits de l’Homme et la démocratie, Konstantin Dolgov, recommande donc aux autorités étasuniennes d’aborder « ses problèmes internes majeurs » et non d’effectuer de l’ingérence dans les affaires d’autres pays.

« Il faudrait que les autorités des États-Unis s’occupent de leurs problèmes internes majeurs, en adoptant des mesures efficaces pour les résoudre. C’est une façon plus constructive et cohérente par rapport aux réalités du 21e siècle, qu’une politique héritée du passé – l’interventionnisme – pratiquée dans les autres pays, lors des changements de régimes indésirables sous le faux prétexte de défendre la démocratie et les droits de l’Homme », précise le communiqué paru sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères.

Dolgov a également signalé que l’affaire Ferguson « confirme une fois de plus les profonds problèmes systémiques concernant les droits de l’Homme et les normes démocratiques dans la société étasunienne ».

« Tout en exigeant d’autres pays qu’ils garantissent la liberté d’expression et qu’ils cessent de réprimer les manifestations anti-gouvernementales, le gouvernement des États-Unis n’hésite pas à employer la manière forte envers ceux qui montrent activement leur indignation face aux inégalités persistantes, à la discrimination et à l’existence de citoyens de second rang », a poursuivit Dolgov.

Police américaine dans le missouri (Ferguson)
Il a également remis en question « l’usage policier injustifié et en toute impunité d’armes issues d’arsenaux militaires contre la population civile » aux États-Unis. « Par ailleurs, les victimes d’abus policiers sont majoritairement afro-américains, hispano-américains et asiatiques ».

Note de la rédaction de Croah :

Une fois de plus, Poutine glisse une Quenelle de 300 à Obama et son administration. L’interven-sionisme mis à l’amende par une Russie qui, accusée de tous les maux de la Terre par les merdias de masse occidentaux, garde son calme et place ce joli geste tout en souplesse, avec une note artistique de 9/10.



Après la victoire au petit jeu du « baisse le regard ! », les événements en Ukraine, la sortie de smartphones russes, d’un OS mobile russe, et le lancement prochain du microprocesseur russe Baikal, en passant par les accords du BRICS ou encore les blocages d’importations de produits provenant des pays qui sanctionnent la Russie, Poutine nous sort encore une Quenelle de son chapeau. Un régal !


La Russie conseille aux États-Unis de s’occuper de leurs propres problèmes


La Russie s’interroge également sur « l’usage policier injustifié et en toute impunité d’armes issues d’arsenaux militaires contre la population civile » aux États-Unis.

Le gouvernement russe a conseillé aux États-Unis de s’occuper de leurs problèmes « internes majeurs », comme par exemple la situation actuelle à Ferguson, après l’assassinat du jeune afro-américain, Michael Brown.

Le ministère des Affaires étrangères a également déclaré que les États-Unis « n’hésitent pas à employer la manière forte » contre ceux qui se plaignent des inégalités raciales au sein de la société étasunienne.

Le représentant du ministère russe pour les Droits de l’Homme et la démocratie, Konstantin Dolgov, recommande donc aux autorités étasuniennes d’aborder « ses problèmes internes majeurs » et non d’effectuer de l’ingérence dans les affaires d’autres pays.

« Il faudrait que les autorités des États-Unis s’occupent de leurs problèmes internes majeurs, en adoptant des mesures efficaces pour les résoudre. C’est une façon plus constructive et cohérente par rapport aux réalités du 21e siècle, qu’une politique héritée du passé – l’interventionnisme – pratiquée dans les autres pays, lors des changements de régimes indésirables sous le faux prétexte de défendre la démocratie et les droits de l’Homme », précise le communiqué paru sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères.

Dolgov a également signalé que l’affaire Ferguson « confirme une fois de plus les profonds problèmes systémiques concernant les droits de l’Homme et les normes démocratiques dans la société étasunienne ».

« Tout en exigeant d’autres pays qu’ils garantissent la liberté d’expression et qu’ils cessent de réprimer les manifestations anti-gouvernementales, le gouvernement des États-Unis n’hésite pas à employer la manière forte envers ceux qui montrent activement leur indignation face aux inégalités persistantes, à la discrimination et à l’existence de citoyens de second rang », a poursuivit Dolgov.

Police américaine dans le missouri (Ferguson)
Il a également remis en question « l’usage policier injustifié et en toute impunité d’armes issues d’arsenaux militaires contre la population civile » aux États-Unis. « Par ailleurs, les victimes d’abus policiers sont majoritairement afro-américains, hispano-américains et asiatiques ».

Note de la rédaction de Croah :

Une fois de plus, Poutine glisse une Quenelle de 300 à Obama et son administration. L’interven-sionisme mis à l’amende par une Russie qui, accusée de tous les maux de la Terre par les merdias de masse occidentaux, garde son calme et place ce joli geste tout en souplesse, avec une note artistique de 9/10.



Après la victoire au petit jeu du « baisse le regard ! », les événements en Ukraine, la sortie de smartphones russes, d’un OS mobile russe, et le lancement prochain du microprocesseur russe Baikal, en passant par les accords du BRICS ou encore les blocages d’importations de produits provenant des pays qui sanctionnent la Russie, Poutine nous sort encore une Quenelle de son chapeau. Un régal !


Posté samedi 23 août 2014 à 10:56 |  par bbela

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