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mercredi 6 mai 2015

Ebola, l'épidémie qui a éclipsé le SIDA est en perte de vitesse depuis
peu.Ce, dans les trois pays de l'Afrique de l'Ouest touchés par la
fièvre hémorragique Ebola. Mais Ebola semble t-il n'a pas dit son
dernier mot. En effet selon l'OMS et autres services de santé, des
survivants de la terrible maladie souffrent d'effets secondaires
inexpliqués.

Un mystérieux syndrome cristallise l'attention. En plus des douleurs
musculaire, le dit syndrome affecte les yeux et a dors et déjà
provoqué une cécité partielle chez certains d'entre eux.

Pour Dr Matchidiso Moeti, responsable de l'OMS Afrique « Nous devons
être conscients que des complications peuvent survenir » après un
traitement contre la fièvre hémorragique. « Il nous faut comprendre
pourquoi ces symptômes persistent et déterminer s'ils sont provoqués
par le virus, par son traitement ou encore par les mesures de
désinfection », ajoute t-elle.

Jusqu'ici, vingt six milles personnes ont été contaminé par Ebola et
plus de la moitié ont survécu, les autres ont succombé. C'est ce que
révèle le dernier bilan de l'OMS.


http://afrique360.com/2015/05/06/ebola-en-perte-de-vitesse-un-syndrome-inconnu-prend-le-relais_34660.html

Santé: Ebola en perte de vitesse, un syndrome inconnu prend le relais

Ebola, l'épidémie qui a éclipsé le SIDA est en perte de vitesse depuis
peu.Ce, dans les trois pays de l'Afrique de l'Ouest touchés par la
fièvre hémorragique Ebola. Mais Ebola semble t-il n'a pas dit son
dernier mot. En effet selon l'OMS et autres services de santé, des
survivants de la terrible maladie souffrent d'effets secondaires
inexpliqués.

Un mystérieux syndrome cristallise l'attention. En plus des douleurs
musculaire, le dit syndrome affecte les yeux et a dors et déjà
provoqué une cécité partielle chez certains d'entre eux.

Pour Dr Matchidiso Moeti, responsable de l'OMS Afrique « Nous devons
être conscients que des complications peuvent survenir » après un
traitement contre la fièvre hémorragique. « Il nous faut comprendre
pourquoi ces symptômes persistent et déterminer s'ils sont provoqués
par le virus, par son traitement ou encore par les mesures de
désinfection », ajoute t-elle.

Jusqu'ici, vingt six milles personnes ont été contaminé par Ebola et
plus de la moitié ont survécu, les autres ont succombé. C'est ce que
révèle le dernier bilan de l'OMS.


http://afrique360.com/2015/05/06/ebola-en-perte-de-vitesse-un-syndrome-inconnu-prend-le-relais_34660.html

Posté mercredi 6 mai 2015 à 15:59 |  par bbela

lundi 17 novembre 2014

 

 

Pendant que l'Europe et les Etats-Unis frissonnent d'horreur à l'idée que le virus Ebola infeste leurs métropoles plutôt que de se cantonner aux bidonvilles de Monrovia, l'épidémie met à nu l'iniquité des relations internationales. Comme le rapporte M. Edwin Fuller Torrey, directeur de l'Institut de recherche médical Stanley (1), les trois Etats africains les plus touchés par la maladie — Liberia, Sierra Leone et Guinée — comptent parmi les plus dépourvus du monde en personnel médical. Selon ses estimations, seuls cent vingt médecins libériens exerçaient dans ce pays de quatre millions trois cent mille habitants avant le déclenchement de la crise. Aux Etats-Unis, en revanche, on dénombrait en 2010 pas moins de cinquante-six praticiens formés au Liberia, sans inclure ceux qui n'ont pas passé d'équivalence. « Le nombre total de docteurs libériens aux Etats-Unis, écrit M. Torrey, représente probablement les deux tiers de l'effectif exerçant au Liberia. »

 

Au milieu des années 1960, les Etats-Unis ont ouvert leurs frontières aux travailleurs de la santé issus des pays pauvres afin de pallier une pénurie de médecins dans les zones dédaignées par les carabins new-yorkais. Cinquante ans de fuite des cerveaux plus tard, qui remplace les soignants manquants du Liberia ? En octobre dernier, Washington se préparait à envoyer quatre mille réservistes en Afrique de l'Ouest pour aider les équipes médicales à vaincre la pandémie — une opération « Soldats contre docteurs » en quelque sorte. Sur place, aux avant-postes, les militaires américains trouveront un vaste contingent de médecins… cubains. La Havane a en effet formé plusieurs centaines de docteurs et d'infirmières aux procédures anti-Ebola, sous la supervision de l'Organisation mondiale de la santé. Une partie est déjà à pied-d'œuvre en Sierra Leone. Ce mouvement de solidarité, presque banal à Cuba (2), a soudain provoqué l'admiration du New York Times pour « une île appauvrie qui demeure largement coupée du monde » mais « s'apprête à jouer un rôle majeur au sein des nations qui cherchent à contenir le virus ». « Le travail des médecins cubains profite à tous, et cela devrait être reconnu » (3), s'enthousiasme l'éditorial, avant d'appeler Washington à rétablir ses liens diplomatiques avec La Havane (lire « Dégel sous les tropiques entre Washington et La Havane »), à lever l'embargo qui prive les médecins cubains de matériels de pointe et à écouter les conseils de M. Fidel Castro quand ce dernier propose une collaboration pour combattre le fléau. Du bout des lèvres, le secrétaire d'Etat John Kerry a salué, le 17 octobre, « Cuba, un pays d'à peine onze millions d'habitants, [qui] a dépêché cent soixante-cinq professionnels de santé et prévoit d'en envoyer près de trois cents de plus ». Oubliant de préciser que son propre ministère finance depuis 2006 un programme ciblé de fuite des cerveaux baptisé « Sauf-conduit pour les professionnels de santé cubains » et destiné à priver l'île de ses praticiens.

 

Comme la panique morale face à l'Organisation de l'Etat islamique, la panique virale face à Ebola provoque d'étranges renversements. Dans un monde où le Pentagone ravitaille en armes des combattants kurdes marxistes-léninistes dont le parti figure sur la liste américaine des organisations terroristes, faut-il s'étonner que Washington félicite La Havane tout en maintenant serré le garrot autour de l'Etat socialiste ?

 

Pierre Rimber

 

Le Monde diplomatique




Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.


Soldats contre médecins

 

 

Pendant que l'Europe et les Etats-Unis frissonnent d'horreur à l'idée que le virus Ebola infeste leurs métropoles plutôt que de se cantonner aux bidonvilles de Monrovia, l'épidémie met à nu l'iniquité des relations internationales. Comme le rapporte M. Edwin Fuller Torrey, directeur de l'Institut de recherche médical Stanley (1), les trois Etats africains les plus touchés par la maladie — Liberia, Sierra Leone et Guinée — comptent parmi les plus dépourvus du monde en personnel médical. Selon ses estimations, seuls cent vingt médecins libériens exerçaient dans ce pays de quatre millions trois cent mille habitants avant le déclenchement de la crise. Aux Etats-Unis, en revanche, on dénombrait en 2010 pas moins de cinquante-six praticiens formés au Liberia, sans inclure ceux qui n'ont pas passé d'équivalence. « Le nombre total de docteurs libériens aux Etats-Unis, écrit M. Torrey, représente probablement les deux tiers de l'effectif exerçant au Liberia. »

 

Au milieu des années 1960, les Etats-Unis ont ouvert leurs frontières aux travailleurs de la santé issus des pays pauvres afin de pallier une pénurie de médecins dans les zones dédaignées par les carabins new-yorkais. Cinquante ans de fuite des cerveaux plus tard, qui remplace les soignants manquants du Liberia ? En octobre dernier, Washington se préparait à envoyer quatre mille réservistes en Afrique de l'Ouest pour aider les équipes médicales à vaincre la pandémie — une opération « Soldats contre docteurs » en quelque sorte. Sur place, aux avant-postes, les militaires américains trouveront un vaste contingent de médecins… cubains. La Havane a en effet formé plusieurs centaines de docteurs et d'infirmières aux procédures anti-Ebola, sous la supervision de l'Organisation mondiale de la santé. Une partie est déjà à pied-d'œuvre en Sierra Leone. Ce mouvement de solidarité, presque banal à Cuba (2), a soudain provoqué l'admiration du New York Times pour « une île appauvrie qui demeure largement coupée du monde » mais « s'apprête à jouer un rôle majeur au sein des nations qui cherchent à contenir le virus ». « Le travail des médecins cubains profite à tous, et cela devrait être reconnu » (3), s'enthousiasme l'éditorial, avant d'appeler Washington à rétablir ses liens diplomatiques avec La Havane (lire « Dégel sous les tropiques entre Washington et La Havane »), à lever l'embargo qui prive les médecins cubains de matériels de pointe et à écouter les conseils de M. Fidel Castro quand ce dernier propose une collaboration pour combattre le fléau. Du bout des lèvres, le secrétaire d'Etat John Kerry a salué, le 17 octobre, « Cuba, un pays d'à peine onze millions d'habitants, [qui] a dépêché cent soixante-cinq professionnels de santé et prévoit d'en envoyer près de trois cents de plus ». Oubliant de préciser que son propre ministère finance depuis 2006 un programme ciblé de fuite des cerveaux baptisé « Sauf-conduit pour les professionnels de santé cubains » et destiné à priver l'île de ses praticiens.

 

Comme la panique morale face à l'Organisation de l'Etat islamique, la panique virale face à Ebola provoque d'étranges renversements. Dans un monde où le Pentagone ravitaille en armes des combattants kurdes marxistes-léninistes dont le parti figure sur la liste américaine des organisations terroristes, faut-il s'étonner que Washington félicite La Havane tout en maintenant serré le garrot autour de l'Etat socialiste ?

 

Pierre Rimber

 

Le Monde diplomatique




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Posté lundi 17 novembre 2014 à 21:02 |  par bbela

mardi 4 novembre 2014


 Dr Francis Boyle

Vous devez probablement être soûlé du virus Ebola à force (et c'est compréhensible) mais cette interview vaut vraiment le coup d'être lue. Elle confirme une fois encore que les américains sont mouillés jusqu'au cou dans ce qui se passe actuellement. Comme ce genre d'article ne passera jamais dans les médias de masse, (le professeur confirme d'ailleurs ce point), n'hésitez pas à relayer l'info autour de vous malgré tout car cela change de la langue de bois usuelle sur le sujet et que le bonhomme connait son sujet.

Malheureusement, le seul impact qu'aura eu cette épidémie aura été de doper le nombre de téléchargements du jeu Plague, un jeu de stratégie consistant à "éradiquer l'humanité ene faisant évoluer un virus mortel sur la planète tout en l'adaptant pour contrer tout ce que les êtres humains feront pour se défendre." Voilà ce que le virus Ebola aura inspiré comme réaction à des millions de gens jusque là. ça se passe de commentaire... Fawkes

*****
Voici la retranscription en français de l’interview récente du spécialiste en guerre biologique, Francis Boyle(*), auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet des armes biologiques américaines, dont celui paru en français aux Editions Demi Lune "Guerre biologique et terrorisme".
L’enregistrement audio de cette émission se trouve ici :http://prn.fm/cant-happening-102214/

* * *
T R A N S C R I P T I O N

David Lindorff (du site ThisCantBeHappening) : Nous avons l’honneur d’accueillir sur notre antenne le juriste (lawyer) Francis Boyle, qui s’est distingué en portant plainte auprès d’un tribunal de Malaysie contre George W. Bush et Dick Cheney pour Crime contre l’humanité. Il va nous parler de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Il a une opinion assez sinistre sur cette affaire. Francis, vous êtes là ?
Francis Boyle : Merci beaucoup David de m’avoir invité. Pour contextualiser cette conversation, je suis celui qui a écrit le brouillon de la loi anti-terroriste contre les armes biologiques (Biological weapons anti-terrorism act) en 1989. Les États-Unis ont mis en place cette loi au titre de la Convention sur les armes biologiques, qui a été votée à l’unanimité par les deux chambres du Congrès US et mise en application par George W. Bush, et vous pouvez lire tous les détails dans mon livre « Guerre biologique et terrorisme », tout y est documenté…

DL : D’accord. C’est évidemment un sujet que vous connaissez très bien, et j’ai lu une interview de vous par une chaine grecque, qui était assez surprenante, où vous dites que cette épidémie n’est pas ce qu’on dit, avec cette histoire de chauves-souris qui sont venues par les airs depuis le Zaïre, et qu’il s’agirait ici d’une variante de l’ « Ébola du Zaïre » ce qui est curieux, car le Zaïre est à plus de 3500 km de là. De quoi s’agit-il à votre avis ?



FB : Oui. Entre nous, toute cette histoire ne tient pas debout. Le gouvernement américain possède trois laboratoires BSL-4 (Bio Safety Lab niveau 4). Un en Guinée, un au Libéria, un en Sierra Leone, au coeur de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Et ces laboratoires BSL-4 font toutes sortes de recherches plus effrayantes les unes que les autres sur les armes biologiques.

DL : Pourquoi sont-ils situés dans ces pays ?

FB : Parce que la Guinée n’a pas signé la Convention sur les Armes biologiques, le Libéria non plus. La Sierra Leone l’a signée, mais c’est une colonie britannique. J’avais d’ailleurs contesté dès 1988 le programme du Pentagone de recherche sur la Defense biologique (Biological Defense program) – et vous pouvez le lire dans mon livre, et leur avais demandé pourquoi ils conduisaient cette « double recherche », offensive et défensive, sur les armes biologiques au Libéria – qui à l’époque était une dictature militaire sous le joug du Capitaine Doe soutenu par la CIA – en contournant ainsi la Convention sur les armes biologiques. J’ai tout ici, dans un document du gouvernement US intitulé « Biological Defense program », et vous trouverez tout ça dans mon livre : le Center for Desease Control (CDC) menait des recherches dans le domaine biologique pour le Pentagone, en Sierra Leone, déjà en 1988, et probablement même avant ça, car il a fallu construire le laboratoire. De plus, la Columbia University menait aussi des travaux dans le domaine des armes biologiques (Bio warfare) pour le Pentagone, au Libéria, dès 1988. C’est celui que j’avais contesté en parlant de contournement des termes de la BWC (Bio-Weapons Convention, ou Convention sur les armes biologiques). Voyez-vous David, tout ceci n’est qu’une vaste opération de camouflage par le CDC. Ils sont plongés jusqu’au cou dans ces horribles travaux de recherche sur les armes biologiques depuis au moins 1988.

DL : Vous avez parlé de « double recherche », pouvez-vous préciser ?

FB : Bien, voilà ce qui se passe : pour pouvoir justifier ces travaux effrayants, si vous lisez les contrats, et j’ai pu en lire un avant que tout ne soit classifié, vous y lisez : "Il pourrait y avoir cette terrible forme de maladie émergente, et nous devons développer un vaccin pour cela. Et donc, nous allons commencer à travailler sur ce virus, il est possible que nous ayons à le modifier génétiquement et…"

DL : – (l’interviewer a un rire nerveux)

FB : Non David, ne riez pas, j’ai lu ces documents…

DL : C’est un rire nerveux, c’est que je suis horrifié !

FB : …au début des années 1980, sous l’administration Reagan, au moment où j’ai pris connaissance de tout ça, « et par conséquent, nous devons le modifier génétiquement, ou faire une chose de ce genre, pour créer un vaccin et protéger tout le monde. » C’est ce qui était écrit, et ils font ça pour tous les virus : L’ébola, la fièvre hémorragique, etc… Si vous ne me croyez pas, lisez l’édition du New York Times de vendredi dernier, où l’administration Obama a essayé d’enterrer tout ça. Obama y déclare : « Notre politique officielle est désormais d’arrêter ce type de recherche ». Ce qui revient à admettre qu’ils en faisaient.

DL : C’était vendredi dernier ?

FB : Oui, le New York Times de vendredi dernier. Cela revenait donc à admettre qu’ils en faisaient ce genre de recherches jusqu’à vendredi dernier au moins. Et si vous jetez un oeil sur la liste de ces recherches, le virus Evola n’y figure pas. Pourquoi ? Cela ne signifie pas qu’ils ne faisaient pas de « double recherche » sur l’Ebola. Toutes ces informations sont publiques. Si Ebola avait été sur la liste vendredi, les gens auraient demandé : mais que faisiez-vous avec ce virus Ebola ? Okay ? Cet article de vendredi dans le New York Times, c’est un peu le «Smoking Gun » [la preuve irréfutable - NdT], puisqu’Obama admet que les USA ont mené ce genre de recherches. Et en consultant la documentation, j’ai pu remonter jusqu’à l’administration Reagan, avec ces néoconservateurs qui sont arrivés au pouvoir et qui voulaient des armes biologiques. Et vous pouvez aussi lire le document du PNAC [Project for the New American Century, traduit en français ici] en 2000, ces mêmes néoconservateurs de l’ère Reagan qui écrivaient clairement vouloir développer des armes biologiques. Ils sont revenus au pouvoir avec Bush Junior, et ils ont poursuivi dans cette voie. Les néocons voulaient ces armes biologiques, et je pense que ça a vraiment commencé sous Reagan et ça a continué depuis. La deuxième administration Reagan l’a fait aussi, pas la première, mais 2e très certainement, sous l’influence de ce Richard J. Danzig qui est maintenant aux Conseils d’administration de ces sociétés "Big Pharma", et qui a établi des accords (bundle) en violation duForeign Exchange (FX) and Governement Act.

DL : A-t-on la preuve que la souche du virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest a été génétiquement modifiée ?

FB : Laissez-moi vous dire ceci : toutes les précédentes épidémies d’Ebola en Afrique avaient été circonscrites, avec un taux de mortalité de 50%. Celle-ci n’est pas « contenue » et a un taux de mortalité de 70%. Cela me fait dire que nous avons affaire à un organisme génétiquement modifié, ou OGM. Nous savons que ce type de travaux était conduit à Fort Detrick. Il y a aussi ce Docteur Kawaoka à l’University du Wisconsin de Madison, il a admis sur sa page Web avoir modifié génétiquement le virus Eola pour le rendre plus violent. Il a aussi ressuscité le virus de la grippe espagnole, pour le Pentagone.

DL : Doux Jésus…

FB : Il a aussi fait des recherches très poussées sur la grippe, y compris en modifiant génétiquement le virus H5N1, ce virus de la grippe si dangereux qui a sévi lors de l’épidémie du SRAS [SRAS -Syndrome respiratoire aigu sévère – NdT]. Et le tout était financé par le Pentagone ou bien le National Institute of Health (NIH), ou par le CDC. Ces travaux étaient si dangereux qu’il avait dû transférer son laboratoire du Wisconsin vers le Winnipeg au Canada. Mais peut-être que les Canadiens ont dit « allez-vous-en d’ici, on ne veut pas de vous ici, c’est trop dangereux pour nous », je ne sais pas. Ce que l’on sait, c’est que le laboratoire BSL-4 Kanema de l’Université de Tulane était impliqué. Nous savons qu’ils font ce type de recherches sur les armes biologiques depuis longtemps. [Le laboratoire US de] Fort Detrick était impliqué aussi. Ils sont connus également depuis longtemps pour conduire ce genre de recherches, y compris sur le virus Ebola. Les trois laboratoires que j’ai cités ont tous été mis en place par l’USAID, qui n’est rien d’autre qu’une organisation servant de couverture pour la CIA. Je suis juste en train d’essayer de relier tous ces points entre eux, sur la base des informations que j’ai pu récolter sur ces armes biologiques, depuis si longtemps, depuis mes études à l’université de droit à Harward, et je me suis intéressé professionnellement à la question, puisque j’ai été appelé à défendre le Council for Responsible Genetics au début des années 1980, dans leur Comité sur les armes biologiques, etc…

DL : Êtes-vous en train de suggérer que cette épidémie a été déclenchée délibérément, ou bien s’agit-il selon vous d’un accident, le virus leur aurait échappé sans qu’ils le veuillent ?

FB : Vous savez David, si vous allez sur le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone – c’est une information publique – ils ont fermé le BSL-4 de Kanema cet été et ont affirmé que c’était la source de l’épidémie Ebola, car Tulane et d’autres laboratoires administraient des vaccins aux gens.

DL : Vous voulez dire, au personnel des laboratoires ?

FB : Non, aux gens, aux Africains de l’Ouest. Sur une large échelle.

DL : Mais alors il y a un vaccin ?

FB : Ils disent que c’est un vaccin, mais ce dont il s’agit, c’est un virus Ebola vivant. Ils ont affaire à un virus Ebola vivant pour ce soi-disant vaccin.

DL : (rire nerveux du journaliste)

FB : De plus, nous savons que le NIH, a travaillé avec le CDC, depuis un certain temps pour combiner le virus vivant d’Ebola avec celui du « rhume commun ».
 
DL : Mon Dieu. Mais pourquoi font-ils ça ? Comment justifient-ils cela ?

FB : Mais pour développer un vaccin, David.

DL : C’est comme ça qu’ils l’expliquent ?


FB : Eh oui, c’est tout ce qu’ils peuvent dire. Et donc, si vous mettez ensemble le virus vivant d’Ebola avec celui du rhume, vous obtenez quelque chose qui est aussi contagieux que le rhume commun, mais pas autant que la grippe. Et ça pourrait bien être ce à quoi nous avons affaire ici. Ce vaccin, ou appelez-le comme vous voulez, avec l’Ebola vivant et le rhume commun, a été injecté à une vaste population en Sierra Leone, et peut-être au Libéria, et c’est cela l’origine de l’épidémie, mais ne me croyez pas sur parole et allez voir le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone, et vous verrez que c’est leur conclusion sur ce qui arrive aujourd’hui, et c’est pour cela qu’ils ont ordonné la fermeture du laboratoire américain BSL-4 cet été.

DL : Est-ce pour cela qu’ils sont contents que les Cubains soient venus, plutôt que de voir les Américains arriver ?

FB : Le problème c’est qu’aucun Américain ne veut y aller, parce qu’ils savent que les USA sont derrière tout ça. Si vous regardez ce qu’ils appellent le « projet d’aide », c’est le vide total. C’est simplement une vaste mise en scène pour faire croire qu’ils font quelque chose, alors qu’en réalité ils ne font pratiquement rien.

DL : Les USA n’ont d’ailleurs envoyé aucun médecin là-bas, seulement des soldats, n’est-ce pas ?

FB : Exact. Et la raison est claire. La semaine dernière il y avait une réunion à Kanema, en Sierra Leone, avec des représentants de toutes ces organisations gouvernementales internationales, et la décision a été prise d’abandonner ces gens à leur sort. Pas de traitement…

DL : Oui j’ai lu ça, il faut juste les laisser se soigner eux-mêmes.

FB : Ils les renvoient à la maison avec du simple Tylénol (Doliprane). Ils sont désormais livrés à eux-mêmes, et ce à quoi nous assistons est seulement une mise en scène pour faire croire que les USA font quelque chose, alors qu’ils ne font rien. Les Cubains se sont montrés très héroïques vu la situation. L’organisation Médecins sans frontières est là aussi, et certaines ONG privées également. Mais toutes les organisations gouvernementales sont absentes, en fait elles n’ont jamais voulu s’en mêler, car elles ont réalisé que derrière l’épidémie, il y avait la recherche US sur les armes biologiques, et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, et que tout ce qui restait à faire c’était de laisser tout cela se consumer tout seul.

DL : Ce que vous dites est vraiment convaincant et me suggère deux choses. La première est la suivante : bien que le milieu de la médecine inclut beaucoup de gens très motivés sur le plan de l’aide humanitaire, pourquoi n’avons-nous eu aucun "whistle blower" (lanceur d’alerte) sur ce sujet ? Cela semble si scandaleux et dégoutant que quelqu’un aurait dû lancer l’alerte, non ?

FB : David, si vous regardez au cours de toutes ces années, et ces informations sont du domaine public, il y a environ 27 ou 28 microbiologistes qui sont morts.[1]

DL : Oui j’ai lu ça.

FB : 27 ou 28 microbiologistes morts. Je pense que ces chercheurs ont menacé de sonner l’alarme sur ces programmes aussi dangereux qu’illégaux de recherches américaines sur les armes biologiques, et on les a tués. Et c’est pour cela que nous n’avons pas de lanceurs d’alerte ici, parce qu’ils seraient tués eux aussi. Je crois que c’est clair.

DL : Oui j’ai lu à ce sujet, la liste est impressionnante. Et il y a des histoires bizarres de personnes qui arrêtent leur voiture au-dessus d’un pont et qui sautent.

FB : Des histoires souvent ridicules. Et je crois que tous ces microbiologistes, plutôt que de sonner l’alarme, ils sont allés voir leur supérieur, au CDC ou ailleurs. Cette information a suivi son chemin et on les a éliminés. C’est pour cela que nous n’avons pas de whistle blowers. En fait nous en avions, mais ils sont tous morts, avant qu’ils n’aient pu lancer l’alerte.

DL : Avez-vous publié vous-même sur ce sujet et sur les documents dont vous me parlez ? Ou bien comptez-vous le faire ?

FB : J’ai donné des interviews. Nous avons envoyé des communiqués de presse, à l’Institute for Public Accuracy, et j’ai donné aussi des interviews. J’ai travaillé sur d’autres sujets depuis le début de cette crise, mais si vous allez sur Internet, vous verrez que je suis un peu partout…

DL : Oui, j’ai vu ça. Mais pas dans les grands médias, évidemment.

 
 
FB : Évidemment, quelqu’un a donné l’ordre de ne pas m’interviewer, et d’ailleurs, après les attaques à l’anthrax d’octobre 2001, j’ai été le premier à dire qu’il s’agissait d’anthrax militarisé (weaponized anthrax) provenant d’un laboratoire gouvernemental américain. Ce qui fut confirmé plus tard. Mais personne ne m’a interrogé. Je crois que j’ai donné en tout et pour tout trois interviews. Une à FoxNews, à Boston, j’ai donné une conférence à Harvard, et une interview à la BBC, et à une chaine de la Pacific à Washington. Je parle de tout ça dans mon livre. Cela s’est passé dans les tout premiers jours après les attaques, et après plus rien. Le grand silence. Plus personne n’a parlé avec moi. Plus personne parmi les grands médias. Ces communiqués de presse sont envoyés à plus de 8000 organes de presse tout autour du globe, tous l’ont vu. Tous savent qui je suis. Mais il est clair qu’un ordre a été donné de ne pas avoir affaire avec moi. Et donc, non, rien dans les grands médias.

DL : Et les médias grands publics dans d’autres pays ? En Russie, en Chine, ou ailleurs ?

FB : Très peu. En Grèce, j’ai donné une interview[2], mais c’est la seule. Le gouvernement US a probablement dit à ces médias de se tenir éloignés de Francis Boyle. Mais vous savez, je ne suis pas payé pour les interviews, je ne suis pas en train de perdre de l’argent, je fais ça pour informer le public, pour essayer de faire sortir la vérité. Les seuls à m’interviewer ont été des médias alternatifs comme le vôtre.

DL : Ce qui est étrange dans cette histoire d’armes biologiques génétiquement modifiées, c’est qu’il est difficile de prévoir là où elle va frapper. En supposant que ce que vous dites est exact, comment peuvent-ils penser tenir ce virus éloigné des USA ?

FB : Vous savez, M. Duncan est ici, aux USA. Il est le cas « zéro » [le premier en dehors des USA – NdT]. L’information est déjà parue, selon laquelle le Département de la Défense et le NIH ont un programme informatique qui simule tout ça, ils savent exactement ce qui va se passer, en Afrique de l’Ouest, et maintenant en Espagne, à cause de l’infirmière là-bas [apparemment guérie depuis – NdT], et ici aux USA à cause de M. Duncan, puisque c’est le cas « zéro », et donc la liste de ses contacts. Ils peuvent insérer tout cela dans l’ordinateur et voir ce qui va se passer. Dans le New York Times hier, il y avait un diagramme avec M. Duncan et tous ses contacts et leurs enfants, et chacun d’entre eux est surveillé. Sauf pour les 4000 personnes sur le bateau de croisière. Ce qui pose la question : pourquoi n’ont-ils pas mis tous les gens du bateau en quarantaine ? Au Nigéria, où ils disent avoir stoppé l’épidémie…

DL : J’allais vous poser la question…

FB : …ils ont contacté tout le monde et les ont mis sous surveillance. Mais pas les 4000 personnes sur le paquebot de croisière, et ils ont tous été relâchés sur recommandation du CDC, qui a d’ailleurs dit « il suffit d’une période de quarantaine de 21 jours », et donc tous les gens sur le paquebot ont été libérés. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a critiqué cette décision et dit qu’il faudrait une période de 42 jours de quarantaine. Et si vous regardez les chiffres qui sont derrière les calculs de l’OMS et qui ont abouti à cette période de 42 jours, c’est toujours avec un taux d’efficacité de seulement 98% et un taux de mortalité de 50%, et non de 70%, ce dernier taux indiquant qu’il semble bien s’agir d’un virus manipulé génétiquement et qui est bien plus dangereux que l’Ebola d’origine. Je ne suis pas sûr, mais il me semble que par sécurité, il faudrait parler de période de quarantaine de 50 jours, et d’ailleurs tous ces chiffres du CDC ou de l’OMS sont simplement basés sur le rapport risque/coût, c’est tout. Ils disent simplement que c’est moins couteux de laisser les gens partir après 21 jours, ou 42 jours, plutôt que de les garder en quarantaine. C’est une analyse risque/coût (Cross-Benefit Analysis) au détriment de nos vies. Peut-être que nous serons comme le Nigéria, mais la différence entre le Nigéria et nous [aux USA] est que le Nigéria a retrouvé tous les contacts, alors que nous avons laissé partir dans la nature 4000 personnes de ce paquebot, et avec ces 4000 personnes, ils ont simplement appliqué les protocoles du CDC qui n’ont aucune valeur et sont très dangereux.

DL : Et bien sûr vous ne pouvez pas mettre en quarantaine toutes ces 4000 personnes ensemble, il faut les maintenir séparées les unes des autres, pour ne pas qu’ils se contaminent les uns les autres.

FB : Absolument. Ils auraient très bien pu les garder sur le bateau pendant 42 jours en leur expliquant les raisons, avant de les relâcher.

DL : Vous faites le lien entre l’OMS et le CDC en disant qu’ils sont tous deux coupables dans cette affaire, mais l’OMS comprend de nombreux pays, il y a du personnel venant de pays qui ne sont pas alignés avec les USA. Comment est-ce que ça marche ?

FB : David, je ne me rappelle pas exactement les chiffres, mais l’OMS est financée sur la même base que l’ONU, puisque c’est une organisation spécialisée.

DL: Oui, environ 25% par les USA

FB : En effet, environ 25%, plus le fait que nous devons des milliards de dollars à l’ONU. Et celui qui paie les musiciens choisit la musique. Je ne sais pas à quel point nous devons de l’argent à l’OMS, mais ils font ce qu’on leur demande de faire. Ils peuvent à l’occasion essayer de révéler quelque chose, mais ils ne vont pas se dresser contre nous. Toujours est-il que le CDC est trempé jusqu’au cou dans cette affaire, et ils font du camouflage, nous ne pouvez pas croire un mot de ce qu’ils disent.

DL : Ouah. Mais alors que devons-nous faire face à cette situation ? Vu que nous ne pouvons pas faire confiance au gouvernement sur ce sujet ?

FB : Mon conseil est le suivant : heureusement, selon la Constitution des États-Unis, la Santé publique ne relève pas du gouvernement fédéral. Elle dépend des États, des comtés, des villes, des communautés, des villages, des autorités sanitaires [locales]. Et donc ces autorités sanitaires locales doivent s’unir, et faire appel à des experts indépendants qui n’ont jamais participé à aucune recherche dans le domaine des armes biologiques pour le gouvernement américain, et partir de là, élaborer une stratégie pour leurs communautés. Si vous lisez les médias grands publics, ils contactent tous ces experts qui ont trempé dans des recherches en guerre biologique pour les USA.

DL : Oui, c’est un peu comme demander à des généraux de nous parler des guerres.

FB : Exactement. C’est la même chose. Vous ne pouvez accorder aucune confiance à ce qu’ils disent. Et donc, je pense qu’il y a vraiment quelque chose à faire, mais que cela doit se passer au niveau local, dans les communautés et avec les autorités sanitaires. Par exemple nous avons eu une crise ici à l’université de Droit. Les abrutis en charge de l’Université ont envoyé un juriste gouvernemental taiwanais. Et ils savaient que nous avions affaire à la tuberculose. J’ai découvert cela, et ai demandé que tout le monde passe des tests, ils ont refusé, alors j’ai lancé l’alerte. Et avec les autorités sanitaires et tous ici, nous avons finalement obtenu que tout le monde passe les tests et nous avons découvert que cinq personnes étaient infectées par la tuberculose. Heureusement on a pu les traiter et elles s’en sont sorties. Sans cela, elles auraient développé la tuberculose, qui est une maladie extrêmement contagieuse. Ce qui est sûr, c’est qui faut travailler avec les autorités sanitaires locales et des spécialistes qui n’ont jamais été impliqués dans des travaux de guerre biologique pour le gouvernement des USA. Malheureusement nous avons 14 000 scientifiques qui participent à ces affreuses recherches en armements biologiques pour le compte du gouvernement des USA, je les appelle les « scientifiques de la Mort », et plus de 1500 laboratoires aux États-Unis qui font ce type de recherche. Vous ne pouvez pas leur faire confiance.

DL : Combien de laboratoires ?

FB : 1500

DL : Mon Dieu. Alors que nous ne sommes pas censés en faire.

FB : C’est exact. Ce genre de travaux de recherche constitue un crime selon les termes de la loi antiterroriste contre les armes biologiques que j’ai écrite, et nous avons dépensé 79 milliards de dollars depuis le 11 septembre 2001 dans ce domaine de recherche, ce qui en dollar constant, représente le double de ce qui a été dépensé pour le projet Manhattan pendant la Seconde Guerre mondiale pour développer la bombe atomique.

DL : Mais ils disaient que c’est défensif.

FB : Oui, ils disaient que c’est pour protéger le peuple américain de virus émergents comme l’Ebola. Mais regardez autour de vous. Vous pouvez voir qu’ils n’ont rien fait pour protéger qui que ce soit.

DL : S’ils travaillaient sur un vaccin depuis les années 80, ils devraient l’avoir maintenant, non ?

FB : Soit ils devraient l’avoir, soit ils l’ont, et c’est dans les tiroirs au fin fond du laboratoire de Fort Detrick, mais ils ne nous le disent pas, et ils ne l’ont donné qu’aux plus hauts dirigeants de notre gouvernement. C’est très similaire aux attaques à l’anthrax d’octobre 2001, et le fait que tout le monde à la Maison-Blanche prenait du Cipro [antibiotique prévenant les effets de l’anthrax – NdT]. Mais bon, je ne sais pas s’ils l’ont. Soit nous avons le vaccin, soit tout cet argent a été dépensé en pure perte, soit (et ce n’est pas incompatible) ils l’utilisent pour développer des armes biologiques. Faites votre choix. Je dois vous laisser. Merci de l’invitation.

DL : Merci Francis d’être venu si rapidement à notre antenne.

(*) Francis A. BOYLE est un professeur états-unien de renommée mondiale dans sa spécialité, le droit international, qu’il pratique et dont il est un ardent défenseur. Il rédigea la loi anti-terrorisme de 1989 sur les armes biochimiques, la législation américaine mettant en application la Convention sur les armes biologiques de 1972. Titulaire par l’université de Harvard de deux doctorats, un de Droit (Magna cum laude) et un en Sciences politiques, il enseigne à l’université de l’Illinois, à Champaigne. (Source Editions Demi Lune)

Traduction: IlFattoQuotidiano.fr


Pr. Francis Boyle: c'est confirmé, une campagne de vaccination est à l'origine de l'épidémie Ebola


 Dr Francis Boyle

Vous devez probablement être soûlé du virus Ebola à force (et c'est compréhensible) mais cette interview vaut vraiment le coup d'être lue. Elle confirme une fois encore que les américains sont mouillés jusqu'au cou dans ce qui se passe actuellement. Comme ce genre d'article ne passera jamais dans les médias de masse, (le professeur confirme d'ailleurs ce point), n'hésitez pas à relayer l'info autour de vous malgré tout car cela change de la langue de bois usuelle sur le sujet et que le bonhomme connait son sujet.

Malheureusement, le seul impact qu'aura eu cette épidémie aura été de doper le nombre de téléchargements du jeu Plague, un jeu de stratégie consistant à "éradiquer l'humanité ene faisant évoluer un virus mortel sur la planète tout en l'adaptant pour contrer tout ce que les êtres humains feront pour se défendre." Voilà ce que le virus Ebola aura inspiré comme réaction à des millions de gens jusque là. ça se passe de commentaire... Fawkes

*****
Voici la retranscription en français de l’interview récente du spécialiste en guerre biologique, Francis Boyle(*), auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet des armes biologiques américaines, dont celui paru en français aux Editions Demi Lune "Guerre biologique et terrorisme".
L’enregistrement audio de cette émission se trouve ici :http://prn.fm/cant-happening-102214/

* * *
T R A N S C R I P T I O N

David Lindorff (du site ThisCantBeHappening) : Nous avons l’honneur d’accueillir sur notre antenne le juriste (lawyer) Francis Boyle, qui s’est distingué en portant plainte auprès d’un tribunal de Malaysie contre George W. Bush et Dick Cheney pour Crime contre l’humanité. Il va nous parler de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Il a une opinion assez sinistre sur cette affaire. Francis, vous êtes là ?
Francis Boyle : Merci beaucoup David de m’avoir invité. Pour contextualiser cette conversation, je suis celui qui a écrit le brouillon de la loi anti-terroriste contre les armes biologiques (Biological weapons anti-terrorism act) en 1989. Les États-Unis ont mis en place cette loi au titre de la Convention sur les armes biologiques, qui a été votée à l’unanimité par les deux chambres du Congrès US et mise en application par George W. Bush, et vous pouvez lire tous les détails dans mon livre « Guerre biologique et terrorisme », tout y est documenté…

DL : D’accord. C’est évidemment un sujet que vous connaissez très bien, et j’ai lu une interview de vous par une chaine grecque, qui était assez surprenante, où vous dites que cette épidémie n’est pas ce qu’on dit, avec cette histoire de chauves-souris qui sont venues par les airs depuis le Zaïre, et qu’il s’agirait ici d’une variante de l’ « Ébola du Zaïre » ce qui est curieux, car le Zaïre est à plus de 3500 km de là. De quoi s’agit-il à votre avis ?



FB : Oui. Entre nous, toute cette histoire ne tient pas debout. Le gouvernement américain possède trois laboratoires BSL-4 (Bio Safety Lab niveau 4). Un en Guinée, un au Libéria, un en Sierra Leone, au coeur de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Et ces laboratoires BSL-4 font toutes sortes de recherches plus effrayantes les unes que les autres sur les armes biologiques.

DL : Pourquoi sont-ils situés dans ces pays ?

FB : Parce que la Guinée n’a pas signé la Convention sur les Armes biologiques, le Libéria non plus. La Sierra Leone l’a signée, mais c’est une colonie britannique. J’avais d’ailleurs contesté dès 1988 le programme du Pentagone de recherche sur la Defense biologique (Biological Defense program) – et vous pouvez le lire dans mon livre, et leur avais demandé pourquoi ils conduisaient cette « double recherche », offensive et défensive, sur les armes biologiques au Libéria – qui à l’époque était une dictature militaire sous le joug du Capitaine Doe soutenu par la CIA – en contournant ainsi la Convention sur les armes biologiques. J’ai tout ici, dans un document du gouvernement US intitulé « Biological Defense program », et vous trouverez tout ça dans mon livre : le Center for Desease Control (CDC) menait des recherches dans le domaine biologique pour le Pentagone, en Sierra Leone, déjà en 1988, et probablement même avant ça, car il a fallu construire le laboratoire. De plus, la Columbia University menait aussi des travaux dans le domaine des armes biologiques (Bio warfare) pour le Pentagone, au Libéria, dès 1988. C’est celui que j’avais contesté en parlant de contournement des termes de la BWC (Bio-Weapons Convention, ou Convention sur les armes biologiques). Voyez-vous David, tout ceci n’est qu’une vaste opération de camouflage par le CDC. Ils sont plongés jusqu’au cou dans ces horribles travaux de recherche sur les armes biologiques depuis au moins 1988.

DL : Vous avez parlé de « double recherche », pouvez-vous préciser ?

FB : Bien, voilà ce qui se passe : pour pouvoir justifier ces travaux effrayants, si vous lisez les contrats, et j’ai pu en lire un avant que tout ne soit classifié, vous y lisez : "Il pourrait y avoir cette terrible forme de maladie émergente, et nous devons développer un vaccin pour cela. Et donc, nous allons commencer à travailler sur ce virus, il est possible que nous ayons à le modifier génétiquement et…"

DL : – (l’interviewer a un rire nerveux)

FB : Non David, ne riez pas, j’ai lu ces documents…

DL : C’est un rire nerveux, c’est que je suis horrifié !

FB : …au début des années 1980, sous l’administration Reagan, au moment où j’ai pris connaissance de tout ça, « et par conséquent, nous devons le modifier génétiquement, ou faire une chose de ce genre, pour créer un vaccin et protéger tout le monde. » C’est ce qui était écrit, et ils font ça pour tous les virus : L’ébola, la fièvre hémorragique, etc… Si vous ne me croyez pas, lisez l’édition du New York Times de vendredi dernier, où l’administration Obama a essayé d’enterrer tout ça. Obama y déclare : « Notre politique officielle est désormais d’arrêter ce type de recherche ». Ce qui revient à admettre qu’ils en faisaient.

DL : C’était vendredi dernier ?

FB : Oui, le New York Times de vendredi dernier. Cela revenait donc à admettre qu’ils en faisaient ce genre de recherches jusqu’à vendredi dernier au moins. Et si vous jetez un oeil sur la liste de ces recherches, le virus Evola n’y figure pas. Pourquoi ? Cela ne signifie pas qu’ils ne faisaient pas de « double recherche » sur l’Ebola. Toutes ces informations sont publiques. Si Ebola avait été sur la liste vendredi, les gens auraient demandé : mais que faisiez-vous avec ce virus Ebola ? Okay ? Cet article de vendredi dans le New York Times, c’est un peu le «Smoking Gun » [la preuve irréfutable - NdT], puisqu’Obama admet que les USA ont mené ce genre de recherches. Et en consultant la documentation, j’ai pu remonter jusqu’à l’administration Reagan, avec ces néoconservateurs qui sont arrivés au pouvoir et qui voulaient des armes biologiques. Et vous pouvez aussi lire le document du PNAC [Project for the New American Century, traduit en français ici] en 2000, ces mêmes néoconservateurs de l’ère Reagan qui écrivaient clairement vouloir développer des armes biologiques. Ils sont revenus au pouvoir avec Bush Junior, et ils ont poursuivi dans cette voie. Les néocons voulaient ces armes biologiques, et je pense que ça a vraiment commencé sous Reagan et ça a continué depuis. La deuxième administration Reagan l’a fait aussi, pas la première, mais 2e très certainement, sous l’influence de ce Richard J. Danzig qui est maintenant aux Conseils d’administration de ces sociétés "Big Pharma", et qui a établi des accords (bundle) en violation duForeign Exchange (FX) and Governement Act.

DL : A-t-on la preuve que la souche du virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest a été génétiquement modifiée ?

FB : Laissez-moi vous dire ceci : toutes les précédentes épidémies d’Ebola en Afrique avaient été circonscrites, avec un taux de mortalité de 50%. Celle-ci n’est pas « contenue » et a un taux de mortalité de 70%. Cela me fait dire que nous avons affaire à un organisme génétiquement modifié, ou OGM. Nous savons que ce type de travaux était conduit à Fort Detrick. Il y a aussi ce Docteur Kawaoka à l’University du Wisconsin de Madison, il a admis sur sa page Web avoir modifié génétiquement le virus Eola pour le rendre plus violent. Il a aussi ressuscité le virus de la grippe espagnole, pour le Pentagone.

DL : Doux Jésus…

FB : Il a aussi fait des recherches très poussées sur la grippe, y compris en modifiant génétiquement le virus H5N1, ce virus de la grippe si dangereux qui a sévi lors de l’épidémie du SRAS [SRAS -Syndrome respiratoire aigu sévère – NdT]. Et le tout était financé par le Pentagone ou bien le National Institute of Health (NIH), ou par le CDC. Ces travaux étaient si dangereux qu’il avait dû transférer son laboratoire du Wisconsin vers le Winnipeg au Canada. Mais peut-être que les Canadiens ont dit « allez-vous-en d’ici, on ne veut pas de vous ici, c’est trop dangereux pour nous », je ne sais pas. Ce que l’on sait, c’est que le laboratoire BSL-4 Kanema de l’Université de Tulane était impliqué. Nous savons qu’ils font ce type de recherches sur les armes biologiques depuis longtemps. [Le laboratoire US de] Fort Detrick était impliqué aussi. Ils sont connus également depuis longtemps pour conduire ce genre de recherches, y compris sur le virus Ebola. Les trois laboratoires que j’ai cités ont tous été mis en place par l’USAID, qui n’est rien d’autre qu’une organisation servant de couverture pour la CIA. Je suis juste en train d’essayer de relier tous ces points entre eux, sur la base des informations que j’ai pu récolter sur ces armes biologiques, depuis si longtemps, depuis mes études à l’université de droit à Harward, et je me suis intéressé professionnellement à la question, puisque j’ai été appelé à défendre le Council for Responsible Genetics au début des années 1980, dans leur Comité sur les armes biologiques, etc…

DL : Êtes-vous en train de suggérer que cette épidémie a été déclenchée délibérément, ou bien s’agit-il selon vous d’un accident, le virus leur aurait échappé sans qu’ils le veuillent ?

FB : Vous savez David, si vous allez sur le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone – c’est une information publique – ils ont fermé le BSL-4 de Kanema cet été et ont affirmé que c’était la source de l’épidémie Ebola, car Tulane et d’autres laboratoires administraient des vaccins aux gens.

DL : Vous voulez dire, au personnel des laboratoires ?

FB : Non, aux gens, aux Africains de l’Ouest. Sur une large échelle.

DL : Mais alors il y a un vaccin ?

FB : Ils disent que c’est un vaccin, mais ce dont il s’agit, c’est un virus Ebola vivant. Ils ont affaire à un virus Ebola vivant pour ce soi-disant vaccin.

DL : (rire nerveux du journaliste)

FB : De plus, nous savons que le NIH, a travaillé avec le CDC, depuis un certain temps pour combiner le virus vivant d’Ebola avec celui du « rhume commun ».
 
DL : Mon Dieu. Mais pourquoi font-ils ça ? Comment justifient-ils cela ?

FB : Mais pour développer un vaccin, David.

DL : C’est comme ça qu’ils l’expliquent ?


FB : Eh oui, c’est tout ce qu’ils peuvent dire. Et donc, si vous mettez ensemble le virus vivant d’Ebola avec celui du rhume, vous obtenez quelque chose qui est aussi contagieux que le rhume commun, mais pas autant que la grippe. Et ça pourrait bien être ce à quoi nous avons affaire ici. Ce vaccin, ou appelez-le comme vous voulez, avec l’Ebola vivant et le rhume commun, a été injecté à une vaste population en Sierra Leone, et peut-être au Libéria, et c’est cela l’origine de l’épidémie, mais ne me croyez pas sur parole et allez voir le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone, et vous verrez que c’est leur conclusion sur ce qui arrive aujourd’hui, et c’est pour cela qu’ils ont ordonné la fermeture du laboratoire américain BSL-4 cet été.

DL : Est-ce pour cela qu’ils sont contents que les Cubains soient venus, plutôt que de voir les Américains arriver ?

FB : Le problème c’est qu’aucun Américain ne veut y aller, parce qu’ils savent que les USA sont derrière tout ça. Si vous regardez ce qu’ils appellent le « projet d’aide », c’est le vide total. C’est simplement une vaste mise en scène pour faire croire qu’ils font quelque chose, alors qu’en réalité ils ne font pratiquement rien.

DL : Les USA n’ont d’ailleurs envoyé aucun médecin là-bas, seulement des soldats, n’est-ce pas ?

FB : Exact. Et la raison est claire. La semaine dernière il y avait une réunion à Kanema, en Sierra Leone, avec des représentants de toutes ces organisations gouvernementales internationales, et la décision a été prise d’abandonner ces gens à leur sort. Pas de traitement…

DL : Oui j’ai lu ça, il faut juste les laisser se soigner eux-mêmes.

FB : Ils les renvoient à la maison avec du simple Tylénol (Doliprane). Ils sont désormais livrés à eux-mêmes, et ce à quoi nous assistons est seulement une mise en scène pour faire croire que les USA font quelque chose, alors qu’ils ne font rien. Les Cubains se sont montrés très héroïques vu la situation. L’organisation Médecins sans frontières est là aussi, et certaines ONG privées également. Mais toutes les organisations gouvernementales sont absentes, en fait elles n’ont jamais voulu s’en mêler, car elles ont réalisé que derrière l’épidémie, il y avait la recherche US sur les armes biologiques, et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, et que tout ce qui restait à faire c’était de laisser tout cela se consumer tout seul.

DL : Ce que vous dites est vraiment convaincant et me suggère deux choses. La première est la suivante : bien que le milieu de la médecine inclut beaucoup de gens très motivés sur le plan de l’aide humanitaire, pourquoi n’avons-nous eu aucun "whistle blower" (lanceur d’alerte) sur ce sujet ? Cela semble si scandaleux et dégoutant que quelqu’un aurait dû lancer l’alerte, non ?

FB : David, si vous regardez au cours de toutes ces années, et ces informations sont du domaine public, il y a environ 27 ou 28 microbiologistes qui sont morts.[1]

DL : Oui j’ai lu ça.

FB : 27 ou 28 microbiologistes morts. Je pense que ces chercheurs ont menacé de sonner l’alarme sur ces programmes aussi dangereux qu’illégaux de recherches américaines sur les armes biologiques, et on les a tués. Et c’est pour cela que nous n’avons pas de lanceurs d’alerte ici, parce qu’ils seraient tués eux aussi. Je crois que c’est clair.

DL : Oui j’ai lu à ce sujet, la liste est impressionnante. Et il y a des histoires bizarres de personnes qui arrêtent leur voiture au-dessus d’un pont et qui sautent.

FB : Des histoires souvent ridicules. Et je crois que tous ces microbiologistes, plutôt que de sonner l’alarme, ils sont allés voir leur supérieur, au CDC ou ailleurs. Cette information a suivi son chemin et on les a éliminés. C’est pour cela que nous n’avons pas de whistle blowers. En fait nous en avions, mais ils sont tous morts, avant qu’ils n’aient pu lancer l’alerte.

DL : Avez-vous publié vous-même sur ce sujet et sur les documents dont vous me parlez ? Ou bien comptez-vous le faire ?

FB : J’ai donné des interviews. Nous avons envoyé des communiqués de presse, à l’Institute for Public Accuracy, et j’ai donné aussi des interviews. J’ai travaillé sur d’autres sujets depuis le début de cette crise, mais si vous allez sur Internet, vous verrez que je suis un peu partout…

DL : Oui, j’ai vu ça. Mais pas dans les grands médias, évidemment.

 
 
FB : Évidemment, quelqu’un a donné l’ordre de ne pas m’interviewer, et d’ailleurs, après les attaques à l’anthrax d’octobre 2001, j’ai été le premier à dire qu’il s’agissait d’anthrax militarisé (weaponized anthrax) provenant d’un laboratoire gouvernemental américain. Ce qui fut confirmé plus tard. Mais personne ne m’a interrogé. Je crois que j’ai donné en tout et pour tout trois interviews. Une à FoxNews, à Boston, j’ai donné une conférence à Harvard, et une interview à la BBC, et à une chaine de la Pacific à Washington. Je parle de tout ça dans mon livre. Cela s’est passé dans les tout premiers jours après les attaques, et après plus rien. Le grand silence. Plus personne n’a parlé avec moi. Plus personne parmi les grands médias. Ces communiqués de presse sont envoyés à plus de 8000 organes de presse tout autour du globe, tous l’ont vu. Tous savent qui je suis. Mais il est clair qu’un ordre a été donné de ne pas avoir affaire avec moi. Et donc, non, rien dans les grands médias.

DL : Et les médias grands publics dans d’autres pays ? En Russie, en Chine, ou ailleurs ?

FB : Très peu. En Grèce, j’ai donné une interview[2], mais c’est la seule. Le gouvernement US a probablement dit à ces médias de se tenir éloignés de Francis Boyle. Mais vous savez, je ne suis pas payé pour les interviews, je ne suis pas en train de perdre de l’argent, je fais ça pour informer le public, pour essayer de faire sortir la vérité. Les seuls à m’interviewer ont été des médias alternatifs comme le vôtre.

DL : Ce qui est étrange dans cette histoire d’armes biologiques génétiquement modifiées, c’est qu’il est difficile de prévoir là où elle va frapper. En supposant que ce que vous dites est exact, comment peuvent-ils penser tenir ce virus éloigné des USA ?

FB : Vous savez, M. Duncan est ici, aux USA. Il est le cas « zéro » [le premier en dehors des USA – NdT]. L’information est déjà parue, selon laquelle le Département de la Défense et le NIH ont un programme informatique qui simule tout ça, ils savent exactement ce qui va se passer, en Afrique de l’Ouest, et maintenant en Espagne, à cause de l’infirmière là-bas [apparemment guérie depuis – NdT], et ici aux USA à cause de M. Duncan, puisque c’est le cas « zéro », et donc la liste de ses contacts. Ils peuvent insérer tout cela dans l’ordinateur et voir ce qui va se passer. Dans le New York Times hier, il y avait un diagramme avec M. Duncan et tous ses contacts et leurs enfants, et chacun d’entre eux est surveillé. Sauf pour les 4000 personnes sur le bateau de croisière. Ce qui pose la question : pourquoi n’ont-ils pas mis tous les gens du bateau en quarantaine ? Au Nigéria, où ils disent avoir stoppé l’épidémie…

DL : J’allais vous poser la question…

FB : …ils ont contacté tout le monde et les ont mis sous surveillance. Mais pas les 4000 personnes sur le paquebot de croisière, et ils ont tous été relâchés sur recommandation du CDC, qui a d’ailleurs dit « il suffit d’une période de quarantaine de 21 jours », et donc tous les gens sur le paquebot ont été libérés. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a critiqué cette décision et dit qu’il faudrait une période de 42 jours de quarantaine. Et si vous regardez les chiffres qui sont derrière les calculs de l’OMS et qui ont abouti à cette période de 42 jours, c’est toujours avec un taux d’efficacité de seulement 98% et un taux de mortalité de 50%, et non de 70%, ce dernier taux indiquant qu’il semble bien s’agir d’un virus manipulé génétiquement et qui est bien plus dangereux que l’Ebola d’origine. Je ne suis pas sûr, mais il me semble que par sécurité, il faudrait parler de période de quarantaine de 50 jours, et d’ailleurs tous ces chiffres du CDC ou de l’OMS sont simplement basés sur le rapport risque/coût, c’est tout. Ils disent simplement que c’est moins couteux de laisser les gens partir après 21 jours, ou 42 jours, plutôt que de les garder en quarantaine. C’est une analyse risque/coût (Cross-Benefit Analysis) au détriment de nos vies. Peut-être que nous serons comme le Nigéria, mais la différence entre le Nigéria et nous [aux USA] est que le Nigéria a retrouvé tous les contacts, alors que nous avons laissé partir dans la nature 4000 personnes de ce paquebot, et avec ces 4000 personnes, ils ont simplement appliqué les protocoles du CDC qui n’ont aucune valeur et sont très dangereux.

DL : Et bien sûr vous ne pouvez pas mettre en quarantaine toutes ces 4000 personnes ensemble, il faut les maintenir séparées les unes des autres, pour ne pas qu’ils se contaminent les uns les autres.

FB : Absolument. Ils auraient très bien pu les garder sur le bateau pendant 42 jours en leur expliquant les raisons, avant de les relâcher.

DL : Vous faites le lien entre l’OMS et le CDC en disant qu’ils sont tous deux coupables dans cette affaire, mais l’OMS comprend de nombreux pays, il y a du personnel venant de pays qui ne sont pas alignés avec les USA. Comment est-ce que ça marche ?

FB : David, je ne me rappelle pas exactement les chiffres, mais l’OMS est financée sur la même base que l’ONU, puisque c’est une organisation spécialisée.

DL: Oui, environ 25% par les USA

FB : En effet, environ 25%, plus le fait que nous devons des milliards de dollars à l’ONU. Et celui qui paie les musiciens choisit la musique. Je ne sais pas à quel point nous devons de l’argent à l’OMS, mais ils font ce qu’on leur demande de faire. Ils peuvent à l’occasion essayer de révéler quelque chose, mais ils ne vont pas se dresser contre nous. Toujours est-il que le CDC est trempé jusqu’au cou dans cette affaire, et ils font du camouflage, nous ne pouvez pas croire un mot de ce qu’ils disent.

DL : Ouah. Mais alors que devons-nous faire face à cette situation ? Vu que nous ne pouvons pas faire confiance au gouvernement sur ce sujet ?

FB : Mon conseil est le suivant : heureusement, selon la Constitution des États-Unis, la Santé publique ne relève pas du gouvernement fédéral. Elle dépend des États, des comtés, des villes, des communautés, des villages, des autorités sanitaires [locales]. Et donc ces autorités sanitaires locales doivent s’unir, et faire appel à des experts indépendants qui n’ont jamais participé à aucune recherche dans le domaine des armes biologiques pour le gouvernement américain, et partir de là, élaborer une stratégie pour leurs communautés. Si vous lisez les médias grands publics, ils contactent tous ces experts qui ont trempé dans des recherches en guerre biologique pour les USA.

DL : Oui, c’est un peu comme demander à des généraux de nous parler des guerres.

FB : Exactement. C’est la même chose. Vous ne pouvez accorder aucune confiance à ce qu’ils disent. Et donc, je pense qu’il y a vraiment quelque chose à faire, mais que cela doit se passer au niveau local, dans les communautés et avec les autorités sanitaires. Par exemple nous avons eu une crise ici à l’université de Droit. Les abrutis en charge de l’Université ont envoyé un juriste gouvernemental taiwanais. Et ils savaient que nous avions affaire à la tuberculose. J’ai découvert cela, et ai demandé que tout le monde passe des tests, ils ont refusé, alors j’ai lancé l’alerte. Et avec les autorités sanitaires et tous ici, nous avons finalement obtenu que tout le monde passe les tests et nous avons découvert que cinq personnes étaient infectées par la tuberculose. Heureusement on a pu les traiter et elles s’en sont sorties. Sans cela, elles auraient développé la tuberculose, qui est une maladie extrêmement contagieuse. Ce qui est sûr, c’est qui faut travailler avec les autorités sanitaires locales et des spécialistes qui n’ont jamais été impliqués dans des travaux de guerre biologique pour le gouvernement des USA. Malheureusement nous avons 14 000 scientifiques qui participent à ces affreuses recherches en armements biologiques pour le compte du gouvernement des USA, je les appelle les « scientifiques de la Mort », et plus de 1500 laboratoires aux États-Unis qui font ce type de recherche. Vous ne pouvez pas leur faire confiance.

DL : Combien de laboratoires ?

FB : 1500

DL : Mon Dieu. Alors que nous ne sommes pas censés en faire.

FB : C’est exact. Ce genre de travaux de recherche constitue un crime selon les termes de la loi antiterroriste contre les armes biologiques que j’ai écrite, et nous avons dépensé 79 milliards de dollars depuis le 11 septembre 2001 dans ce domaine de recherche, ce qui en dollar constant, représente le double de ce qui a été dépensé pour le projet Manhattan pendant la Seconde Guerre mondiale pour développer la bombe atomique.

DL : Mais ils disaient que c’est défensif.

FB : Oui, ils disaient que c’est pour protéger le peuple américain de virus émergents comme l’Ebola. Mais regardez autour de vous. Vous pouvez voir qu’ils n’ont rien fait pour protéger qui que ce soit.

DL : S’ils travaillaient sur un vaccin depuis les années 80, ils devraient l’avoir maintenant, non ?

FB : Soit ils devraient l’avoir, soit ils l’ont, et c’est dans les tiroirs au fin fond du laboratoire de Fort Detrick, mais ils ne nous le disent pas, et ils ne l’ont donné qu’aux plus hauts dirigeants de notre gouvernement. C’est très similaire aux attaques à l’anthrax d’octobre 2001, et le fait que tout le monde à la Maison-Blanche prenait du Cipro [antibiotique prévenant les effets de l’anthrax – NdT]. Mais bon, je ne sais pas s’ils l’ont. Soit nous avons le vaccin, soit tout cet argent a été dépensé en pure perte, soit (et ce n’est pas incompatible) ils l’utilisent pour développer des armes biologiques. Faites votre choix. Je dois vous laisser. Merci de l’invitation.

DL : Merci Francis d’être venu si rapidement à notre antenne.

(*) Francis A. BOYLE est un professeur états-unien de renommée mondiale dans sa spécialité, le droit international, qu’il pratique et dont il est un ardent défenseur. Il rédigea la loi anti-terrorisme de 1989 sur les armes biochimiques, la législation américaine mettant en application la Convention sur les armes biologiques de 1972. Titulaire par l’université de Harvard de deux doctorats, un de Droit (Magna cum laude) et un en Sciences politiques, il enseigne à l’université de l’Illinois, à Champaigne. (Source Editions Demi Lune)

Traduction: IlFattoQuotidiano.fr


Posté mardi 4 novembre 2014 à 13:34 |  par bbela

lundi 27 octobre 2014

 

 

Washington annonce la naissance d’un centre de commandement militaire au Libéria

 

Face à l’« épidémie sans précédent d’Ebola, qui se répand de façon exponentielle en Afrique occidentale », le président Obama a annoncé que « à la demande du gouvernement libérien », les États-Unis établiront « un centre de commandement militaire au Liberia ». Il s’agit d’un « quartier général de commandement de la force conjointe » spécifie l’AfriCom (dont l’ « aire de responsabilité » couvre tout le continent, sauf l’Égypte). Le quartier général, aux ordres du général Darryl Williams (déjà sur le terrain au Libéria) disposera d’au moins 3 000 militaires états-uniens, d’un pont aérien et d’un centre de tri au Sénégal. C’est ce quartier général qui exercera la fonction de « commandement et contrôle » de l’opération internationale anti-Ebola, qui prévoit l’envoi de personnel médical et d’hôpitaux de campagne. Selon Obama, c’est « un exemple de ce qui se passe quand l’Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux ». Qu’il a listés dans son récent discours urbi et orbi, affirmant que seule l’Amérique a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de l’Isis [Émirat islamique] », de « battre le rappel mondial contre l’agression russe », et de « contenir et anéantir l’épidémie d’Ebola ».

 

Même si la possibilité qu’Ebola se diffuse aux États-Unis est extrêmement basse, a souligné Obama dans le discours qu’il a prononcé au Centre de contrôle et de prévention des maladies [1] à Atlanta (Georgie), en Afrique occidentale il a provoqué la mort de « plus de 2 400 hommes, femmes et enfants ». Événement certes tragique, mais limité si on le rapporte au fait que l’Afrique occidentale a une population d’environ 350 millions d’habitants et toute la région sub-saharienne presque 950 millions. Si l’on pense que chaque année meurent dans la région à cause du sida plus d’un million d’adultes et d’enfants ; que la malaria provoque chaque année plus de 600 000 morts, en majorité chez les enfants ; que dans l’Afrique sub-saharienne et dans l’Asie méridionale la diarrhée tue chaque année environ 600 000 enfants (plus de 1 600 par jour) de moins de cinq ans. Ces maladies et quelques autres, toutes « maladies de la pauvreté », qui provoquent chaque année en Afrique sub-saharienne des millions de morts prématurées et de cas d’invalidité, sont dues à la sous-alimentation et à la malnutrition, au manque d’eau potable, aux mauvaises conditions hygiéniques-sanitaires dans lesquelles vit la population pauvre, qui (selon les données de la Banque mondiale elle-même) constitue 70 % de la population totale, dont 49 % se trouve en conditions de pauvreté extrême. La campagne d’Obama contre l’Ebola semble donc instrumentale.

 

L’Afrique occidentale, où le Pentagone installe son propre quartier général avec la motivation officielle de lutter contre l’Ebola, est très riche en matières premières : pétrole au Nigéria et Bénin, diamants en Sierra Leone et Côte d’Ivoire, phosphates au Sénégal et Togo, caoutchouc, or et diamants au Libéria, or et diamants en Guinée et Ghana, bauxite en Guinée. Les terres les plus fertiles sont réservées aux monocultures de cacao, ananas, arachides et coton, destinées à l’exportation. La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur mondial de cacao. De l’exploitation de ces grandes ressources quasiment rien n’arrive à la population, car les revenus sont partagés entre multinationales et élites locales, qui s’enrichissent aussi grâce à l’exportation des bois précieux avec de graves conséquences environnementales dues à la déforestation.

 

Les intérêts des multinationales états-uniennes et européennes sont cependant mis en danger par les rebellions populaires (comme celle du delta du Niger, provoquée par les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation pétrolifère) et par la concurrence de la Chine, dont les investissements sont pour les pays africains beaucoup plus utiles et avantageux. Pour conserver sa propre influence dans le continent les USA ont constitué en 2007 l’AfriCom qui, derrière le paravent des opérations humanitaires, recrute et forme dans les pays africains des officiers et des forces spéciales locales par l’intermédiaire de centaines d’activités militaires. Une base importante pour ces opérations est celle de Sigonella (Sicile), où a été déployée la Task force du Corps des Marines qui, dotée d’avions hybride Ospreys, envoie en rotation des escadrons en Afrique, notamment occidentale.

 

Là où commence la campagne d’Obama « contre le virus Ebola ».

Manlio Dinucci

 

 

Voltairenet.org




Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.


Ebola, le Pentagone s'installe en Afrique

 

 

Washington annonce la naissance d’un centre de commandement militaire au Libéria

 

Face à l’« épidémie sans précédent d’Ebola, qui se répand de façon exponentielle en Afrique occidentale », le président Obama a annoncé que « à la demande du gouvernement libérien », les États-Unis établiront « un centre de commandement militaire au Liberia ». Il s’agit d’un « quartier général de commandement de la force conjointe » spécifie l’AfriCom (dont l’ « aire de responsabilité » couvre tout le continent, sauf l’Égypte). Le quartier général, aux ordres du général Darryl Williams (déjà sur le terrain au Libéria) disposera d’au moins 3 000 militaires états-uniens, d’un pont aérien et d’un centre de tri au Sénégal. C’est ce quartier général qui exercera la fonction de « commandement et contrôle » de l’opération internationale anti-Ebola, qui prévoit l’envoi de personnel médical et d’hôpitaux de campagne. Selon Obama, c’est « un exemple de ce qui se passe quand l’Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux ». Qu’il a listés dans son récent discours urbi et orbi, affirmant que seule l’Amérique a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de l’Isis [Émirat islamique] », de « battre le rappel mondial contre l’agression russe », et de « contenir et anéantir l’épidémie d’Ebola ».

 

Même si la possibilité qu’Ebola se diffuse aux États-Unis est extrêmement basse, a souligné Obama dans le discours qu’il a prononcé au Centre de contrôle et de prévention des maladies [1] à Atlanta (Georgie), en Afrique occidentale il a provoqué la mort de « plus de 2 400 hommes, femmes et enfants ». Événement certes tragique, mais limité si on le rapporte au fait que l’Afrique occidentale a une population d’environ 350 millions d’habitants et toute la région sub-saharienne presque 950 millions. Si l’on pense que chaque année meurent dans la région à cause du sida plus d’un million d’adultes et d’enfants ; que la malaria provoque chaque année plus de 600 000 morts, en majorité chez les enfants ; que dans l’Afrique sub-saharienne et dans l’Asie méridionale la diarrhée tue chaque année environ 600 000 enfants (plus de 1 600 par jour) de moins de cinq ans. Ces maladies et quelques autres, toutes « maladies de la pauvreté », qui provoquent chaque année en Afrique sub-saharienne des millions de morts prématurées et de cas d’invalidité, sont dues à la sous-alimentation et à la malnutrition, au manque d’eau potable, aux mauvaises conditions hygiéniques-sanitaires dans lesquelles vit la population pauvre, qui (selon les données de la Banque mondiale elle-même) constitue 70 % de la population totale, dont 49 % se trouve en conditions de pauvreté extrême. La campagne d’Obama contre l’Ebola semble donc instrumentale.

 

L’Afrique occidentale, où le Pentagone installe son propre quartier général avec la motivation officielle de lutter contre l’Ebola, est très riche en matières premières : pétrole au Nigéria et Bénin, diamants en Sierra Leone et Côte d’Ivoire, phosphates au Sénégal et Togo, caoutchouc, or et diamants au Libéria, or et diamants en Guinée et Ghana, bauxite en Guinée. Les terres les plus fertiles sont réservées aux monocultures de cacao, ananas, arachides et coton, destinées à l’exportation. La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur mondial de cacao. De l’exploitation de ces grandes ressources quasiment rien n’arrive à la population, car les revenus sont partagés entre multinationales et élites locales, qui s’enrichissent aussi grâce à l’exportation des bois précieux avec de graves conséquences environnementales dues à la déforestation.

 

Les intérêts des multinationales états-uniennes et européennes sont cependant mis en danger par les rebellions populaires (comme celle du delta du Niger, provoquée par les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation pétrolifère) et par la concurrence de la Chine, dont les investissements sont pour les pays africains beaucoup plus utiles et avantageux. Pour conserver sa propre influence dans le continent les USA ont constitué en 2007 l’AfriCom qui, derrière le paravent des opérations humanitaires, recrute et forme dans les pays africains des officiers et des forces spéciales locales par l’intermédiaire de centaines d’activités militaires. Une base importante pour ces opérations est celle de Sigonella (Sicile), où a été déployée la Task force du Corps des Marines qui, dotée d’avions hybride Ospreys, envoie en rotation des escadrons en Afrique, notamment occidentale.

 

Là où commence la campagne d’Obama « contre le virus Ebola ».

Manlio Dinucci

 

 

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Posté lundi 27 octobre 2014 à 20:33 |  par bbela

dimanche 19 octobre 2014

Le pays le plus peuplé d'Afrique est devenu le modèle inattendu de la lutte contre Ebola, en faisant preuve d'une remarquable organisation après l'arrivée dans le pays du premier malade atteint de la fièvre hémorragique, en juillet dernier. Comment a-t-il procédé?

 

 

Abuja, le 1er septembre 2014. Au total, 20 Nigérians ont contracté la maladie, huit sont morts; Près de 900 personnes ayant été en contact direct ou indirect avec le premier ont été suivies pendant 21 jours.

Reuters/Afolabi Sotunde

 

 

Régulièrement pointé du doigt pour sa désorganisation, le Nigeria peut au moins donner des leçons au monde dans sa gestion de l'épidémie de fièvre Ebola. Le pays africain le plus peuplé est sur le point d'être déclaré "Ebola free". La fin de l'épidémie est officiellement déclarée quand la période d'incubation, qui est de 21 jours maximum, se termine sans aucun nouveau cas.

 

 

Avec 170 millions d'habitants, soit huit fois plus que la population combinée des trois pays africains les plus touchés par le fléau (Guinée, Liberia et Sierra Leone), la propagation de la maladie aurait pu devenir une véritable catastrophe, souligne le Financial Times. 

 

 

Le premier cas de fièvre hémorragique au Nigeria a été celui de Patrick Sawyer, un consultant Libérien-américain, en provenance du Liberia, le 20 juillet dernier. L'homme avait, contre l'avis du corps médical, quitté l'hôpital du Liberia où il était confiné, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies d'Atlanta. Sévèrement malade à son arrivée à l'aéroport de Lagos, la mégalopole de 21 millions d'habitants, capitale du Nigeria, il a très vite été transféré vers un centre hospitalier . Le personnel médical refuse alors de le laisser partir, malgré les demandes de l'ambassade du Liberia, rapporte The Independent.

 

Le personnel médical du First Consultant Medical Centre a payé cher son abnégation: 11 membres de son personnel ont contracté la maladie, la plupart au cours des premières 48 heures après son admission. Quatre d'entre eux sont décédés.

 

Rapidement, un réseau d'enquêteurs a été chargé de rechercher les personnes susceptibles d'avoir été contaminées. Parrallèlement, un décret présidentiel a autorisé la surveillance des téléphones portables.

 

 

Une équipe d'enquêteur pour pister les personnes susceptibles d'avoir été contaminées

 

L'enquête a permis de déterminer que le voyageur avait été en contact avec 72 personnes dans l'avion, à l'aéroport et à l'hôpital.

 

Les Nigérians "étaient très organisés. Ils ont mis les moyens pour surveiller chaque cas et retrouver toutes les personnes avec lesquels les malades avaient été en contact. Toutes les maisons ont été immédiatement désinfectées", alors que dans le cas de la première victime au Texas, son épouse est restée cinq jour en présence d'un environnement infecté, explique au Financial Times le Dr Eilish Cleary, un expert qui a débriefé les survivants nigérians. 

 

Au total, 20 Nigérians ont contracté la maladie, huit sont morts; Près de 900 personnes ayant été en contact direct ou indirect avec Patrick Sawyer ont été suivies pendant 21 jours. 

 

 

Un modèle à suivre

 

 

Une remarquable coordination a été mise en place entre les autorités locales et fédérales, constate The Independent. Les personnels de centaines de cliniques ont été formés pour repérer les patients susceptibles d'avoir contracté la fièvre hémorragique et comment les isoler du reste de l'établissement en attendant la mise en place de pavillons de confinement, précise le FT. Un modèle d'organisation salué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le CDC d'Atlanta. "La réponse efficace à ce cas d'Ebola montre que l'on peut contrôler la maladie par une intervention rapide et ciblée", se félicite le Dr Tom Frieden, interrogé par The Independent.

 

 

L’express




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Comment le Nigeria a réussi à stopper la propagation d'Ebola

Le pays le plus peuplé d'Afrique est devenu le modèle inattendu de la lutte contre Ebola, en faisant preuve d'une remarquable organisation après l'arrivée dans le pays du premier malade atteint de la fièvre hémorragique, en juillet dernier. Comment a-t-il procédé?

 

 

Abuja, le 1er septembre 2014. Au total, 20 Nigérians ont contracté la maladie, huit sont morts; Près de 900 personnes ayant été en contact direct ou indirect avec le premier ont été suivies pendant 21 jours.

Reuters/Afolabi Sotunde

 

 

Régulièrement pointé du doigt pour sa désorganisation, le Nigeria peut au moins donner des leçons au monde dans sa gestion de l'épidémie de fièvre Ebola. Le pays africain le plus peuplé est sur le point d'être déclaré "Ebola free". La fin de l'épidémie est officiellement déclarée quand la période d'incubation, qui est de 21 jours maximum, se termine sans aucun nouveau cas.

 

 

Avec 170 millions d'habitants, soit huit fois plus que la population combinée des trois pays africains les plus touchés par le fléau (Guinée, Liberia et Sierra Leone), la propagation de la maladie aurait pu devenir une véritable catastrophe, souligne le Financial Times. 

 

 

Le premier cas de fièvre hémorragique au Nigeria a été celui de Patrick Sawyer, un consultant Libérien-américain, en provenance du Liberia, le 20 juillet dernier. L'homme avait, contre l'avis du corps médical, quitté l'hôpital du Liberia où il était confiné, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies d'Atlanta. Sévèrement malade à son arrivée à l'aéroport de Lagos, la mégalopole de 21 millions d'habitants, capitale du Nigeria, il a très vite été transféré vers un centre hospitalier . Le personnel médical refuse alors de le laisser partir, malgré les demandes de l'ambassade du Liberia, rapporte The Independent.

 

Le personnel médical du First Consultant Medical Centre a payé cher son abnégation: 11 membres de son personnel ont contracté la maladie, la plupart au cours des premières 48 heures après son admission. Quatre d'entre eux sont décédés.

 

Rapidement, un réseau d'enquêteurs a été chargé de rechercher les personnes susceptibles d'avoir été contaminées. Parrallèlement, un décret présidentiel a autorisé la surveillance des téléphones portables.

 

 

Une équipe d'enquêteur pour pister les personnes susceptibles d'avoir été contaminées

 

L'enquête a permis de déterminer que le voyageur avait été en contact avec 72 personnes dans l'avion, à l'aéroport et à l'hôpital.

 

Les Nigérians "étaient très organisés. Ils ont mis les moyens pour surveiller chaque cas et retrouver toutes les personnes avec lesquels les malades avaient été en contact. Toutes les maisons ont été immédiatement désinfectées", alors que dans le cas de la première victime au Texas, son épouse est restée cinq jour en présence d'un environnement infecté, explique au Financial Times le Dr Eilish Cleary, un expert qui a débriefé les survivants nigérians. 

 

Au total, 20 Nigérians ont contracté la maladie, huit sont morts; Près de 900 personnes ayant été en contact direct ou indirect avec Patrick Sawyer ont été suivies pendant 21 jours. 

 

 

Un modèle à suivre

 

 

Une remarquable coordination a été mise en place entre les autorités locales et fédérales, constate The Independent. Les personnels de centaines de cliniques ont été formés pour repérer les patients susceptibles d'avoir contracté la fièvre hémorragique et comment les isoler du reste de l'établissement en attendant la mise en place de pavillons de confinement, précise le FT. Un modèle d'organisation salué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le CDC d'Atlanta. "La réponse efficace à ce cas d'Ebola montre que l'on peut contrôler la maladie par une intervention rapide et ciblée", se félicite le Dr Tom Frieden, interrogé par The Independent.

 

 

L’express




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Posté dimanche 19 octobre 2014 à 16:48 |  par bbela

mardi 14 octobre 2014

 

Alors que cette maladie a déjà fait plus de 4 000 morts et que deux cas ont été détectés en Espagne et aux Etats-Unis, francetv info résume ce que l'on sait sur l'épidémie.

 

 

 

Inexorablement, le bilan s'alourdit, et la psychose s'installe. Depuis décembre 2013 et le premier cas constaté, le virus Ebola a fait plus de 4 000 morts. Et l'épidémie, jusque-là circonscrite à l'Afrique, menace le reste de la planète.

 

L'occasion pour francetv info de revenir en neuf points sur ce que l'on sait de cette fièvre hémorragique et des dispositifs mis en place pour l'endiguer.

 

Au départ, d'où vient le virus ?

 

Le premier cas, le "patient-zéro", n'a été identifié qu'en août 2014, neuf mois après le début de l'épidémie. Il s'agit d'un enfant de 2 ans vivant à Guéckédou, en Guinée. Une semaine après sa mort, sa mère, sa sœur de 3 ans et sa grand-mère ont péri après de fortes fièvres, des vomissements et des diarrhées. Un employé du centre de santé du village a ensuite été contaminé ainsi que deux personnes venues pour les funérailles de la grand-mère. Elles ont alors transporté le virus dans leurs villages respectifs, raconte le New York Times (en anglais). Depuis, le nombre de morts a explosé, franchissant la barre des 4 000 victimes dans sept pays.

 

 

Ce que l'on ignore en revanche, c'est comment ce petit garçon a été infecté. Pour les scientifiques, qui ont déjà étudié d'autres cas, certaines espèces de chauves-souris, vivant dans les forêts tropicales d'Afrique centrale et de l'Ouest, constitueraient le réservoir naturel du virus, explique Médecins sans frontières (MSF). Ces mammifères, qui ne présentent pas les symptômes de la maladie, "semblent contaminer les grands singes et les humains par leurs fientes ou leurs morsures".

 

Quels sont les symptômes ?

 

C'est sans doute l'aspect le plus angoissant de ce virus. Les symptômes sont décrits en détail par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tout commence, après une période d'incubation de 2 à 21 jours, par une brusque montée de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge. Jusqu'ici, rien de trop effrayant, mais la suite l'est beaucoup plus. Rapidement, la condition du malade s'aggrave, avec une désagrégation des organes vitaux, provoquant des hémorragies internes et externes importantes. La mort survient peu de temps après, par choc cardiorespiratoire.

 

Est-ce qu'on peut l'attraper en marchant dans la rue ?

 

La transmission ne s'effectue que par un contact avec les fluides biologiques d'une personne infectée. Il faut que du sang ou des sécrétions (selles, vomi, salive, larmes, sperme, urine, lait maternel) entrent en contact avec des muqueuses ou une plaie pour que l'infection se propage. Autre spécificité de ce virus : les personnes décédées restent contagieuses et un contact physique avec un cadavre est dangereux. Certains rites funéraires ont ainsi joué un rôle important dans la transmission de la maladie. Il faut garder à l'esprit que le risque zéro n'existe pas. Même le contact avec une surface infectée (lit, objets) peut être contaminant.

 

Pour autant, pas besoin de vous balader dans la rue avec un masque sur le visage. Ebola ne se transmet pas par voie aérienne, contrairement à la grippe ou à la rougeole.

 

Pourquoi met-on tant de temps à l'endiguer ?

 

L'OMS a livré des projections alarmantes sur la possible propagation de la maladie : selon elle, près de 20 000 personnes pourraient être touchées par le virus d'ici au début du mois de novembre.

 

Une progression qui s'explique notamment par l'absence de vaccin ou de traitement efficace, mais pas seulement. La très grande mobilité des populations est un des facteurs de contamination les plus importants, tout comme le mauvais état des services de santé des principaux pays affectés. Les mesures d'urgence imaginées, comme le confinement de certaines zones contaminées, n'ont pas fonctionné. Autre facteur aggravant : les peurs et les croyances, comme le détaille Géopolis. Ainsi, à Monrovia (Liberia), une partie de la population est persuadée qu'Ebola n'existe pas et qu'il s'agit "d'une invention des Blancs pour tuer les Noirs".

 

Les personnels soignants ne sont pas épargnés, comme le rapporte Slate. En première ligne, ils font grève au Liberia afin de réclamer de meilleurs équipements de protection et le versement d'une prime de risque. Les médecins et volontaires étrangers participent également à la diffusion du virus. C'est en s'occupant d'un missionnaire malade, rapatrié en Espagne, qu'une aide-soignante espagnole a ainsi été contaminée.

 

Combien d'infections ont eu lieu hors d'Afrique ?

 

Elles sont au nombre de deux. Les autorités sanitaires américaines ont confirmé, dimanche 12 octobre, la première infection par Ebola contractée aux Etats-Unis. Il s'agit d'une infirmière d'un hôpital texan où un patient libérien est mort de la maladie. Elle aurait été contaminée après "une erreur de protocole".

 

 

L'Américaine est le deuxième cas de contamination hors d'Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante espagnole de 44 ans, qui avait contracté le virus à Madrid en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Elle aurait touché son visage avec un gant infecté, selon l'hôpital où elle est soignée.

 

Maintenant que j'ai bien peur, comment me protéger ?

 

Malgré des fausses alertes et le cas d'une infirmière de MSF infectée au Liberia et soignée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), aucune contamination sur le sol français n'a été détectée. Pour autant, le risque zéro n'existe pas. Le mieux, c'est de ne pas se rendre dans les pays à risque (Guinée, Sierra Leone, Liberia), comme le conseille le ministère des Affaires étrangères.

 

Si c'est tout de même le cas, il faut éviter sur place tout contact rapproché avec des personnes ayant de la fièvre, ou avec des animaux sauvages (singes, chauves-souris...) vivants ou morts. Il ne faut pas non plus consommer ni manipuler de viande de brousse. Enfin, les produits issus des animaux (viande, lait, sang…) doivent être cuits soigneusement avant d'être consommés.

 

Si vous revenez d'une zone à risque, vous devez surveiller quotidiennement votre température. Toute fièvre supérieure ou égale à 38°C doit être considérée comme suspecte et signalée au Samu.

 

En outre, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a détaillé, vendredi 10 octobre, le plan d'information et de prévention du gouvernement. Un numéro vert sur Ebola, le 0800 13 00 00, est notamment disponible pour répondre aux questions du public.

 

Damned ! Et si je suis contaminé, je peux en guérir ?

 

C'est possible, mais pas certain. Le taux de mortalité peut en effet aller de 25 à 90% chez l'homme et, pour l'instant, aucun vaccin ni traitement efficace n'existe. Mais les laboratoires de recherche sont sur la brèche. Un premier essai clinique a donné des résultats encourageants, et pourrait permettre de vacciner les personnels soignants dès la fin novembre. De son côté, la Russie se dit capable de fournir trois vaccins contre le virus d'ici à six mois.

 

Pourtant, certains en réchappent. C'est notamment le cas des deux médecins américains et de l'infirmière française de MSF. Tous ont reçu des doses de ZMapp. Ce médicament est le mélange de trois anticorps et d'un principe actif élaboré à partir d'un extrait du tabac. Problème : le produit doit encore être testé, et ne peut être fabriqué qu'en très petite quantité.

 

La France est-elle prête pour faire face au virus ?

 

Outre le numéro vert pour répondre aux interrogations du public, Marisol Touraine a détaillé le processus de suivi des malades, imaginé par le ministère de la Santé. Les personnes contaminées à l'étranger, comme la volontaire de Médecins sans frontières, sont rapatriées dans des avions médicalisés spéciaux. Leur trajet sur le sol français est ensuite prévu pour éviter toute contamination : atterrissage dans un aéroport militaire, ambulance équipée spécialement, prise en charge dans l'un des 12 établissements désignés par le ministère, chambres d'isolement à pression négative.

 

C'est ce qui s'est passé pour l'infirmière de MSF soignée à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé. Cet établissement a été désigné comme hôpital de destination prioritaire pour le rapatriement d'un cas avéré ou pour la prise en charge d'un cas hautement probable.

 

J'ai la flemme de tout lire ;) Vous me faites un résumé?

 

L'épidémie d'Ebola qui frappe principalement l'Afrique de l'Ouest est partie de Guinée, en décembre 2013. Elle a déjà fait plus de 4 000 victimes. Pour la première fois, l'Afrique n'est pas le seul continent touché : deux cas de contamination ont été enregistrés en Espagne et aux Etats-Unis. En France, malgré de fausses alertes, il n'y a pas eu d'infection contractée sur le territoire.

 

Le virus provoque dans un premier temps une fièvre accompagnée de diarrhée et d'hémorragies externes ou internes, puis la mort du patient dans 25 à 90% des cas. Il n'existe pas, pour l'instant, de vaccin homologué, simplement des traitements en cours d'expérimentation.




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Neuf questions que vous vous posez sur le virus Ebola

 

Alors que cette maladie a déjà fait plus de 4 000 morts et que deux cas ont été détectés en Espagne et aux Etats-Unis, francetv info résume ce que l'on sait sur l'épidémie.

 

 

 

Inexorablement, le bilan s'alourdit, et la psychose s'installe. Depuis décembre 2013 et le premier cas constaté, le virus Ebola a fait plus de 4 000 morts. Et l'épidémie, jusque-là circonscrite à l'Afrique, menace le reste de la planète.

 

L'occasion pour francetv info de revenir en neuf points sur ce que l'on sait de cette fièvre hémorragique et des dispositifs mis en place pour l'endiguer.

 

Au départ, d'où vient le virus ?

 

Le premier cas, le "patient-zéro", n'a été identifié qu'en août 2014, neuf mois après le début de l'épidémie. Il s'agit d'un enfant de 2 ans vivant à Guéckédou, en Guinée. Une semaine après sa mort, sa mère, sa sœur de 3 ans et sa grand-mère ont péri après de fortes fièvres, des vomissements et des diarrhées. Un employé du centre de santé du village a ensuite été contaminé ainsi que deux personnes venues pour les funérailles de la grand-mère. Elles ont alors transporté le virus dans leurs villages respectifs, raconte le New York Times (en anglais). Depuis, le nombre de morts a explosé, franchissant la barre des 4 000 victimes dans sept pays.

 

 

Ce que l'on ignore en revanche, c'est comment ce petit garçon a été infecté. Pour les scientifiques, qui ont déjà étudié d'autres cas, certaines espèces de chauves-souris, vivant dans les forêts tropicales d'Afrique centrale et de l'Ouest, constitueraient le réservoir naturel du virus, explique Médecins sans frontières (MSF). Ces mammifères, qui ne présentent pas les symptômes de la maladie, "semblent contaminer les grands singes et les humains par leurs fientes ou leurs morsures".

 

Quels sont les symptômes ?

 

C'est sans doute l'aspect le plus angoissant de ce virus. Les symptômes sont décrits en détail par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tout commence, après une période d'incubation de 2 à 21 jours, par une brusque montée de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge. Jusqu'ici, rien de trop effrayant, mais la suite l'est beaucoup plus. Rapidement, la condition du malade s'aggrave, avec une désagrégation des organes vitaux, provoquant des hémorragies internes et externes importantes. La mort survient peu de temps après, par choc cardiorespiratoire.

 

Est-ce qu'on peut l'attraper en marchant dans la rue ?

 

La transmission ne s'effectue que par un contact avec les fluides biologiques d'une personne infectée. Il faut que du sang ou des sécrétions (selles, vomi, salive, larmes, sperme, urine, lait maternel) entrent en contact avec des muqueuses ou une plaie pour que l'infection se propage. Autre spécificité de ce virus : les personnes décédées restent contagieuses et un contact physique avec un cadavre est dangereux. Certains rites funéraires ont ainsi joué un rôle important dans la transmission de la maladie. Il faut garder à l'esprit que le risque zéro n'existe pas. Même le contact avec une surface infectée (lit, objets) peut être contaminant.

 

Pour autant, pas besoin de vous balader dans la rue avec un masque sur le visage. Ebola ne se transmet pas par voie aérienne, contrairement à la grippe ou à la rougeole.

 

Pourquoi met-on tant de temps à l'endiguer ?

 

L'OMS a livré des projections alarmantes sur la possible propagation de la maladie : selon elle, près de 20 000 personnes pourraient être touchées par le virus d'ici au début du mois de novembre.

 

Une progression qui s'explique notamment par l'absence de vaccin ou de traitement efficace, mais pas seulement. La très grande mobilité des populations est un des facteurs de contamination les plus importants, tout comme le mauvais état des services de santé des principaux pays affectés. Les mesures d'urgence imaginées, comme le confinement de certaines zones contaminées, n'ont pas fonctionné. Autre facteur aggravant : les peurs et les croyances, comme le détaille Géopolis. Ainsi, à Monrovia (Liberia), une partie de la population est persuadée qu'Ebola n'existe pas et qu'il s'agit "d'une invention des Blancs pour tuer les Noirs".

 

Les personnels soignants ne sont pas épargnés, comme le rapporte Slate. En première ligne, ils font grève au Liberia afin de réclamer de meilleurs équipements de protection et le versement d'une prime de risque. Les médecins et volontaires étrangers participent également à la diffusion du virus. C'est en s'occupant d'un missionnaire malade, rapatrié en Espagne, qu'une aide-soignante espagnole a ainsi été contaminée.

 

Combien d'infections ont eu lieu hors d'Afrique ?

 

Elles sont au nombre de deux. Les autorités sanitaires américaines ont confirmé, dimanche 12 octobre, la première infection par Ebola contractée aux Etats-Unis. Il s'agit d'une infirmière d'un hôpital texan où un patient libérien est mort de la maladie. Elle aurait été contaminée après "une erreur de protocole".

 

 

L'Américaine est le deuxième cas de contamination hors d'Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante espagnole de 44 ans, qui avait contracté le virus à Madrid en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Elle aurait touché son visage avec un gant infecté, selon l'hôpital où elle est soignée.

 

Maintenant que j'ai bien peur, comment me protéger ?

 

Malgré des fausses alertes et le cas d'une infirmière de MSF infectée au Liberia et soignée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), aucune contamination sur le sol français n'a été détectée. Pour autant, le risque zéro n'existe pas. Le mieux, c'est de ne pas se rendre dans les pays à risque (Guinée, Sierra Leone, Liberia), comme le conseille le ministère des Affaires étrangères.

 

Si c'est tout de même le cas, il faut éviter sur place tout contact rapproché avec des personnes ayant de la fièvre, ou avec des animaux sauvages (singes, chauves-souris...) vivants ou morts. Il ne faut pas non plus consommer ni manipuler de viande de brousse. Enfin, les produits issus des animaux (viande, lait, sang…) doivent être cuits soigneusement avant d'être consommés.

 

Si vous revenez d'une zone à risque, vous devez surveiller quotidiennement votre température. Toute fièvre supérieure ou égale à 38°C doit être considérée comme suspecte et signalée au Samu.

 

En outre, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a détaillé, vendredi 10 octobre, le plan d'information et de prévention du gouvernement. Un numéro vert sur Ebola, le 0800 13 00 00, est notamment disponible pour répondre aux questions du public.

 

Damned ! Et si je suis contaminé, je peux en guérir ?

 

C'est possible, mais pas certain. Le taux de mortalité peut en effet aller de 25 à 90% chez l'homme et, pour l'instant, aucun vaccin ni traitement efficace n'existe. Mais les laboratoires de recherche sont sur la brèche. Un premier essai clinique a donné des résultats encourageants, et pourrait permettre de vacciner les personnels soignants dès la fin novembre. De son côté, la Russie se dit capable de fournir trois vaccins contre le virus d'ici à six mois.

 

Pourtant, certains en réchappent. C'est notamment le cas des deux médecins américains et de l'infirmière française de MSF. Tous ont reçu des doses de ZMapp. Ce médicament est le mélange de trois anticorps et d'un principe actif élaboré à partir d'un extrait du tabac. Problème : le produit doit encore être testé, et ne peut être fabriqué qu'en très petite quantité.

 

La France est-elle prête pour faire face au virus ?

 

Outre le numéro vert pour répondre aux interrogations du public, Marisol Touraine a détaillé le processus de suivi des malades, imaginé par le ministère de la Santé. Les personnes contaminées à l'étranger, comme la volontaire de Médecins sans frontières, sont rapatriées dans des avions médicalisés spéciaux. Leur trajet sur le sol français est ensuite prévu pour éviter toute contamination : atterrissage dans un aéroport militaire, ambulance équipée spécialement, prise en charge dans l'un des 12 établissements désignés par le ministère, chambres d'isolement à pression négative.

 

C'est ce qui s'est passé pour l'infirmière de MSF soignée à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé. Cet établissement a été désigné comme hôpital de destination prioritaire pour le rapatriement d'un cas avéré ou pour la prise en charge d'un cas hautement probable.

 

J'ai la flemme de tout lire ;) Vous me faites un résumé?

 

L'épidémie d'Ebola qui frappe principalement l'Afrique de l'Ouest est partie de Guinée, en décembre 2013. Elle a déjà fait plus de 4 000 victimes. Pour la première fois, l'Afrique n'est pas le seul continent touché : deux cas de contamination ont été enregistrés en Espagne et aux Etats-Unis. En France, malgré de fausses alertes, il n'y a pas eu d'infection contractée sur le territoire.

 

Le virus provoque dans un premier temps une fièvre accompagnée de diarrhée et d'hémorragies externes ou internes, puis la mort du patient dans 25 à 90% des cas. Il n'existe pas, pour l'instant, de vaccin homologué, simplement des traitements en cours d'expérimentation.




Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.


Posté mardi 14 octobre 2014 à 21:45 |  par bbela

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