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mercredi 3 mai 2017

En ce mois de fête des travailleurs, voici un petit test pour vérifier que le votre a encore un sens.



Dans la torpeur de l'été 2013, un article publié dans un magazine britannique de gauche radicale, Strike!, va connaître un succès fulgurant. Son thème: les «bullshit jobs», ou «métiers à la con». L'auteur, l'anthropologue David Graeber, lance un coup de gueule contre ces «emplois qui sont, par définition, inutiles.» «Des troupes entières de gens, en Europe et en Amérique du Nord particulièrement, affirme-t-il, passent leur vie professionnelle à effectuer des tâches qu’ils savent sans réelle utilité. Les nuisances morales et spirituelles qui accompagnent cette situation sont profondes. C’est une cicatrice qui balafre notre âme collective. Et pourtant, personne n’en parle.»

Le moins qu'on puisse dire est que depuis, on en a parlé. Les «métiers à la con» sont entrés dans le langage courant et plus personne ne se sent à l'abri de la crise de sens qui naît des évolutions qui touchent le monde du travail. Les raisons qui expliquent la propagation de ce sentiment de vide existentiel dans les bureaux sont variées: citons la tertiarisation de l'économie, la division internationale des tâches entre pays de production et pays de conception et de services supérieurs, l'instabilité économique dans une période de crises à répétition, le court-termisme actionnarial, le management et ses modes qui s'enchaînent comme des régimes dans les pages des magazines, sans compter la «disruption» et la numérisation de nos vies de bureau qui, si elles améliorent certains aspects, ajoutent souvent une couche d'abstraction supplémentaire.

Cette situation a donné lieu à de nouvelles aspirations, en particulier au sein de la jeunesse diplômée, dont une portion croissante rejette le modèle proposé, d'autant que les boulots à la con constituent de moins en moins un rempart efficace au déclassement social. Face à cette menace de passer à côté de sa vie professionnelle, certains profils qui se destinaient à travailler derrière un ordinateur dans le marketing, la finance, le numérique, les ressources humaines ou le conseil, optent pour un changement radical de carrière et réinventent à leur façon des métiers traditionnels ou qui étaient il y a peu réservés à des travailleurs peu diplômés: petit commerce alimentaire, restauration et artisanat en tête.

A lire: Où fait-il bon de travailler en France?




http://www.slate.fr/story/144260/quete-de-sens-reconversion-metier-a-la-con

Quête de sens, reconversion: Exercez-vous un métier à la con?

En ce mois de fête des travailleurs, voici un petit test pour vérifier que le votre a encore un sens.



Dans la torpeur de l'été 2013, un article publié dans un magazine britannique de gauche radicale, Strike!, va connaître un succès fulgurant. Son thème: les «bullshit jobs», ou «métiers à la con». L'auteur, l'anthropologue David Graeber, lance un coup de gueule contre ces «emplois qui sont, par définition, inutiles.» «Des troupes entières de gens, en Europe et en Amérique du Nord particulièrement, affirme-t-il, passent leur vie professionnelle à effectuer des tâches qu’ils savent sans réelle utilité. Les nuisances morales et spirituelles qui accompagnent cette situation sont profondes. C’est une cicatrice qui balafre notre âme collective. Et pourtant, personne n’en parle.»

Le moins qu'on puisse dire est que depuis, on en a parlé. Les «métiers à la con» sont entrés dans le langage courant et plus personne ne se sent à l'abri de la crise de sens qui naît des évolutions qui touchent le monde du travail. Les raisons qui expliquent la propagation de ce sentiment de vide existentiel dans les bureaux sont variées: citons la tertiarisation de l'économie, la division internationale des tâches entre pays de production et pays de conception et de services supérieurs, l'instabilité économique dans une période de crises à répétition, le court-termisme actionnarial, le management et ses modes qui s'enchaînent comme des régimes dans les pages des magazines, sans compter la «disruption» et la numérisation de nos vies de bureau qui, si elles améliorent certains aspects, ajoutent souvent une couche d'abstraction supplémentaire.

Cette situation a donné lieu à de nouvelles aspirations, en particulier au sein de la jeunesse diplômée, dont une portion croissante rejette le modèle proposé, d'autant que les boulots à la con constituent de moins en moins un rempart efficace au déclassement social. Face à cette menace de passer à côté de sa vie professionnelle, certains profils qui se destinaient à travailler derrière un ordinateur dans le marketing, la finance, le numérique, les ressources humaines ou le conseil, optent pour un changement radical de carrière et réinventent à leur façon des métiers traditionnels ou qui étaient il y a peu réservés à des travailleurs peu diplômés: petit commerce alimentaire, restauration et artisanat en tête.

A lire: Où fait-il bon de travailler en France?




http://www.slate.fr/story/144260/quete-de-sens-reconversion-metier-a-la-con

Posté mercredi 3 mai 2017 à 18:58 |  par bbela

vendredi 6 janvier 2017

Se plaindre de son taff est une vraie spécialité. Enfin, pour ceux qui en ont un.

Mais comparez-vous deux secondes à ces gens: vous êtes pas peinard dans votre open space, plutôt qu’avec le bras dans les fesses d’un éléphant ?


Agent de sécu dans un concert de black métal 




Videur de chiottes de chantier 


Nettoyeur d’enclos à serpents


Renifleur de déodorant 


Urinoir mobile


Agent de sécu à l’aéroport (avec fouille rectale)


Teneur de cible


Assistant de lanceur de couteaux 


Obstacle vivant pour chevaux 


Toilettes pour éléphant 


http://www.happies.fr/10-personnes-qui-ont-un-pire-metier-que-toi/

Oui, qui aime bien se plaindre de son boulot? Voici 10 boulots qui sortent de l'ordinaire

Se plaindre de son taff est une vraie spécialité. Enfin, pour ceux qui en ont un.

Mais comparez-vous deux secondes à ces gens: vous êtes pas peinard dans votre open space, plutôt qu’avec le bras dans les fesses d’un éléphant ?


Agent de sécu dans un concert de black métal 




Videur de chiottes de chantier 


Nettoyeur d’enclos à serpents


Renifleur de déodorant 


Urinoir mobile


Agent de sécu à l’aéroport (avec fouille rectale)


Teneur de cible


Assistant de lanceur de couteaux 


Obstacle vivant pour chevaux 


Toilettes pour éléphant 


http://www.happies.fr/10-personnes-qui-ont-un-pire-metier-que-toi/

Posté vendredi 6 janvier 2017 à 21:27 |  par bbela

samedi 24 décembre 2016



DISCRIMINATION - Cela s'appelle mettre le doigt là où ça fait mal. D'après une enquête dévoilée par le ministère du Travail ce lundi 12 décembre, les candidats maghrébins sont discriminés par 30% des grandes entreprises testées dans le cadre d'une campagne nationale.

Entre avril et juillet, le cabinet ISM Corum a testé, pour le compte du ministère, 40 entreprises de plus de 1000 salariés. Chacune a reçu entre 30 et 40 offres d'emploi. A chaque fois deux candidatures "rigoureusement équivalentes" (sexe, âge, lieu de résidence, nationalité française, expérience, formation), avec pour seule différence un nom à consonance "hexagonale" ou "maghrébine", ont été envoyées.

Malika Sayed ou Aurélie Favre? Fayçal Brahimi ou Julien Thiebaut? Au total, 3000 CV ont été expédiés en réponse à 1500 offres, pour des postes d'employés ou de managers.

40 entreprises, 1500 postes, 3000 CV

Résultat, 12 des 40 entreprises se sont rendues coupables de discrimination envers les candidatures "maghrébines". Dans ces entreprises, le taux de réponses positives des "maghrébins" a été inférieur de 15 à 35 points à celui des "hexagonaux".

Aussi impressionnants soient-ils, ces résultats doivent être pris avec du recul. Taille réduite de l'échantillon, nombre limité de candidatures par entreprise, exclusion des PME du testing alors qu'elles représentent l'essentiel des embauches... Tout cela interdit d'extrapoler à l'ensemble des grandes entreprises, l'échantillon n'étant pas représentatif.

L'étude met aussi en évidence que, dans 71% des cas, les deux candidatures ont connu le même sort: aucune réponse (33%), refus (11%) ou réponse positive (27%).

    Signature d'une convention avec le @Defenseurdroits: ensemble contre les #discriminations dans l'#emploi. pic.twitter.com/lOAyGIJDPr
    — Myriam El Khomri (@MyriamElKhomri) 12 décembre 2016

"Ce testing, d'une ampleur inédite dans notre pays, montre bien que l'inégalité de traitement à l'embauche est criante", a réagi ce 12 décembre la ministre du Travail Myriam El Khomri lors d'un point presse, qualifiant ces discriminations de "faute morale" et "d'absurdité économique".

"Tout notre discours sur la promesse d'égalité républicaine est mis à mal", s'est-elle insurgée. Parmi les mauvais élèves, "aucun n'a remis en cause les résultats" du testing, selon son cabinet, qui souligne par ailleurs que "certains, qui avaient déjà mis en oeuvre des programmes de promotion de la diversité, sont tombés de leur chaise" à l'écoute des résultats.

A l'automne, le cabinet de la ministre a reçu chaque entreprise testée et demandé des "plans d'actions correctives". Ceux-ci seront examinés par un cabinet d'audit, auquel pourrait être associé le Défenseur des droits.

"Si ce ne sont que des mesures cosmétiques, je n'hésiterai pas à désigner publiquement" les entreprises fautives, a redit Myriam El Khomri. Son cabinet recevra de nouveau toutes les entreprises "d'ici à la fin janvier".

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/12/comment-le-gouvernement-a-epingle-12-grandes-entreprises-coupabl

Comment le gouvernement a épinglé 12 grandes entreprises coupables de discriminer les Maghrébins



DISCRIMINATION - Cela s'appelle mettre le doigt là où ça fait mal. D'après une enquête dévoilée par le ministère du Travail ce lundi 12 décembre, les candidats maghrébins sont discriminés par 30% des grandes entreprises testées dans le cadre d'une campagne nationale.

Entre avril et juillet, le cabinet ISM Corum a testé, pour le compte du ministère, 40 entreprises de plus de 1000 salariés. Chacune a reçu entre 30 et 40 offres d'emploi. A chaque fois deux candidatures "rigoureusement équivalentes" (sexe, âge, lieu de résidence, nationalité française, expérience, formation), avec pour seule différence un nom à consonance "hexagonale" ou "maghrébine", ont été envoyées.

Malika Sayed ou Aurélie Favre? Fayçal Brahimi ou Julien Thiebaut? Au total, 3000 CV ont été expédiés en réponse à 1500 offres, pour des postes d'employés ou de managers.

40 entreprises, 1500 postes, 3000 CV

Résultat, 12 des 40 entreprises se sont rendues coupables de discrimination envers les candidatures "maghrébines". Dans ces entreprises, le taux de réponses positives des "maghrébins" a été inférieur de 15 à 35 points à celui des "hexagonaux".

Aussi impressionnants soient-ils, ces résultats doivent être pris avec du recul. Taille réduite de l'échantillon, nombre limité de candidatures par entreprise, exclusion des PME du testing alors qu'elles représentent l'essentiel des embauches... Tout cela interdit d'extrapoler à l'ensemble des grandes entreprises, l'échantillon n'étant pas représentatif.

L'étude met aussi en évidence que, dans 71% des cas, les deux candidatures ont connu le même sort: aucune réponse (33%), refus (11%) ou réponse positive (27%).

    Signature d'une convention avec le @Defenseurdroits: ensemble contre les #discriminations dans l'#emploi. pic.twitter.com/lOAyGIJDPr
    — Myriam El Khomri (@MyriamElKhomri) 12 décembre 2016

"Ce testing, d'une ampleur inédite dans notre pays, montre bien que l'inégalité de traitement à l'embauche est criante", a réagi ce 12 décembre la ministre du Travail Myriam El Khomri lors d'un point presse, qualifiant ces discriminations de "faute morale" et "d'absurdité économique".

"Tout notre discours sur la promesse d'égalité républicaine est mis à mal", s'est-elle insurgée. Parmi les mauvais élèves, "aucun n'a remis en cause les résultats" du testing, selon son cabinet, qui souligne par ailleurs que "certains, qui avaient déjà mis en oeuvre des programmes de promotion de la diversité, sont tombés de leur chaise" à l'écoute des résultats.

A l'automne, le cabinet de la ministre a reçu chaque entreprise testée et demandé des "plans d'actions correctives". Ceux-ci seront examinés par un cabinet d'audit, auquel pourrait être associé le Défenseur des droits.

"Si ce ne sont que des mesures cosmétiques, je n'hésiterai pas à désigner publiquement" les entreprises fautives, a redit Myriam El Khomri. Son cabinet recevra de nouveau toutes les entreprises "d'ici à la fin janvier".

http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/12/comment-le-gouvernement-a-epingle-12-grandes-entreprises-coupabl

Posté samedi 24 décembre 2016 à 20:50 |  par bbela

vendredi 23 décembre 2016


Les 25 entreprises françaises qui offrent les meilleures conditions de travail, selon Glassdoor


ENTREPRISES - Où fait-il bon travailler en France? Quand il s'agit de chercher un premier ou un nouvel emploi, la question n'est pas si évidente.

Banques et assureurs ont bonne réputation, mais encore faut-il avoir la fibre. Idem pour les éditeurs de logiciel. La distribution? Personne n'y songe tant l'image de marque d'employeur est mauvaise. Et pourtant...

Ce classement des 25 entreprises françaises offrant les meilleures conditions de travail, établi par le site Glassdoor, offre un début de réponse. La méthode est nouvelle: comme un Tripadvisor des entreprises, Glassdoor ne prend en compte que les avis des utilisateurs, c'est-à-dire des employés et ex-employés des entreprises.

D'après le site, ce top 25 s'appuie sur un algorithme qui prend en compte "l'évaluation globale de l'entreprise, l'évaluation des employés sur cinq facteurs clés (opportunités de carrière, rémunération et avantages, culture et valeurs, équipe dirigeante et équilibre vie professionnelle/vie privée), le pourcentage d'employés qui recommanderaient l'employeur à un ami, et l'évaluation des perspectives de l'entreprise".

Sans avoir valeur scientifique, le classement rassemble des entreprises ayant reçu entre 30 et 150 avis chacune. Toutes celles en ayant moins de 20 ont été éliminées d'office. Sans surprise, on ne retrouve que des grands groupes. En revanche, il met en avant des entreprises issues de secteurs inattendus, comme Décathlon et Leroy Merlin.

Voici ce top 25 des entreprises françaises offrant les meilleures conditions de travail:

25. Bouygues Télécom: 4/5

Jacky Naegelen / Reuters

"Rémunération, climat social, confiance de la hiérarchie, liberté d'émettre et de mettre en application des idées innovantes, contenu des postes stimulant, très bon restaurant d'entreprise, site lumineux en lisière de forêt." Responsable RH Bouygues Telecom (Meudon)






24. IBM: 4/5 
AFP

"Organisée et compétente, d'une grande renommée internationale et rigueur professionnelle, le top du top en informatique et solutions business franchement mieux que chez HP."Network Engineer IBM (Nancy)







23. Carrefour: 4/5 


AFP

"Familial, esprit d'équipe, challenge, cohésion, primes, ticket restaurant, mutuelles." Employée Charcuterie et Fromagerie Carrefour (Lille)










22. Air France: 4/5


Benoit Tessier / Reuters
"Passion, exigence, carrière et mobilité, ouverture à l'internationale, secteur hautement, complexité, valeurs." Employé Air France (Roissy)








21. Société Générale: 4/5 
"Rencontres avec des apprenants qui travaillent dans des domaines très différents. Expertise des formateurs, des cas concrets, des informations générales sur l'environnement dans lequel nous travaillons. Et la richesse des échanges entre nous et avec les différents intervenants. Des mises en situations qui sont très utiles pour le futur." Responsable d'Unité de Traitement Bancaire Société Générale (Nantes)



20. BNP Paribas: 4/5

"Investissement important dans la formation interne et externe. Outil informatique d'appropriation simple et rapide. Comité d'entreprise dynamique et PEE intéressant." Directeur d'agence BNP Paribas (Paris)





19. Renault: 4/5


"Des collaborateurs passionnés qui ont à cœur de fournir aux clients des produits et services de qualité avec un engagement fort comme entreprise citoyenne. Véhicules électriques, confort familial, sécurité, respect des autres automobilistes..." Corporate Resource Management Renault (Boulogne-Billancourt)










18. Schneider Electric: 4/5


"Secteur d'activité porteur et innovations nombreuses, entreprise humaine (avantages sociaux importants), des vrais politiques d'écoute des salariés (entretien annuel, management opérationnel, enquête one voice)." Bid Manager Schneider Electric (Rueil-Malmaison)









17. Natixis: 4/5
"Une grosse société du secteur financier mais avec des valeurs humaines." Directeur de Projet (Paris)











16. Thales: 4,1/5
"Entreprise en croissance avec de nombreux types de postes ouverts au recrutement. Bons salaires avec de nombreuses opportunités d'évolution. Recrutement orienté vers les jeunes et les femmes en ce moment. Bonnes conditions sociales (C.E., RTT, qualité de vie au travail, temps partiel possible, télétravail). Très bonne aide à la mobilité en cas de changement de poste. Travail intéressant dans les technologies de pointe en informatique et électronique. Incitations à l'innovation." Ingénieur Logiciel Thales (Cholet)




15. Saint-Gobain: 4,1/5
Benoit Tessier / Reuters 

"La mobilité interne est une grande force du développement des carrières de Saint-Gobain. C'est un groupe dynamique tourné vers l'innovation et décentralisé." Chef De Projet Saint-Gobain (Courbevoie)





14. EDF: 4,1/5
AFP

"Bonne évolution de carrière, capacité d'écoute, nombreuses possibilités de mobilité, secteurs variés, collaborateurs à l'écoute." Ingénieur Cadre Electricité de France (Paris)







13. Sanofi-Aventis: 4,1/5


AFP

"Tout est fait pour travailler dans de bonnes conditions, salaire très correct, prime d'intéressement et participation aux bénéfices, 13ème mois, etc..." Agent de maîtrise Sanofi-Aventis (Ambarès-et-Lagrave)







12. Ernst & Young: 4,1/5 
"Une excellente image perçue par les clients, un réseau des plus solides sur la place, un environnement agréable et stimulant avec une pression raisonnable, un cabinet réellement pluridisciplinaire." Senior Manager Advisory EY (Paris)










11. Orange: 4,1/5


AFP

"Orange est leader dans son secteur, par conséquent les primes sont plutôt agréables et les moyens pour travailler sont largement suffisant. Notre poids et taille sont des éléments qui rendent Orange très crédible sur son marché." Pilote THD Enterprise Orange (Angers)










10. L'Oréal: 4,2/5


"Les définitions de postes sont assez flexibles, groupe avec des moyens importants, groupe international, mobilité professionnelle très importante, très bonne participation/intéressement qui viennent améliorer la rémunération globale." Employé L'Oréal (Clichy)










9. Danone: 4,2/5


"Une entreprise qui prend soin de ses collaborateurs et de son environnement/des équipes motivées/des produits uniques." Chef de Secteurs Danone (Le Mans)








8. Crédit Agricole: 4,2/5


"Une entreprise tournée vers les nouvelles technologies et qui aide ses collaborateurs a évoluer (agences actives, formation sur les applications, le digital), une entreprise qui prend en compte les perspectives d'évolution de chacun, mise en place de séjours pour les nouveaux entrants pour renforcer la cohésion d'équipe." Conseiller Clientèle Crédit Agricole (Neuilly)


7. General Electric: 4,2/5


"GE est axé sur le développement personnel de ses employés. Offre des opportunités aux jeunes, basé sur la méritocratie. Je recommande cette société a chacun." Corporate Audit Staff GE (Paris)


6. Dassault Systèmes: 4,2/5


"Bonne ambiance, des challenge à relever, niveau technique très élevé, un bon environnement de travail (hardware, collègues, restaurant d'entreprise, process, ...), accès à plein de formations." Software Development Manager Dassault System (Vélizy)


5. Total: 4,2/5



"Une politique salariale favorable, la gestion de carrière et la diversité des métiers offerte dans le groupe, une forte culture d'entreprise et de sentiment d'appartenance au groupe." Chef de Projet TOTAL (Puteaux)












4. Airbus Group: 4,2/5


"Bon salaire et avantages, compétence des collaborateurs, produit passionnant (avion civil dans mon cas), possibilité d'évolution (augmentation de salaire, mobilité interne), entreprise dynamique et tournée vers l'avenir et le changement." Chef de Projet Airbus Group (Toulouse)



3. Décathlon: 4,3/5

"Entreprise innovante, riche en diversité d'emplois, internationale, innovante, dynamique, à l'écoute de l'évolution du mode de consommation, productrice de ses propres produits, où il est très facile de passer des métiers du retail à ceux du back office ! Bref une entreprise où il fait bon de travailler!" Chargée de Commercialisation Décathlon (Villeneuve-d'Ascq)


2. Leroy-Merlin: 4,3/5
"Leroy Merlin est une entreprise très humaine, le suivi des employé est au top, et le bien être de l'employé sur son lieu de travail ainsi que sa sécurité sont des priorités. Les primes dépendent du résultats de chaque magasin ce qui évite les conflits et rivalités interne." Conseiller de Vente Leroy Merlin (Blois)









1. Microsoft: 4,6/5


        

Où fait-il bon travailler en France? top 25 des entreprises françaises offrant les meilleures conditions de travail:


Les 25 entreprises françaises qui offrent les meilleures conditions de travail, selon Glassdoor


ENTREPRISES - Où fait-il bon travailler en France? Quand il s'agit de chercher un premier ou un nouvel emploi, la question n'est pas si évidente.

Banques et assureurs ont bonne réputation, mais encore faut-il avoir la fibre. Idem pour les éditeurs de logiciel. La distribution? Personne n'y songe tant l'image de marque d'employeur est mauvaise. Et pourtant...

Ce classement des 25 entreprises françaises offrant les meilleures conditions de travail, établi par le site Glassdoor, offre un début de réponse. La méthode est nouvelle: comme un Tripadvisor des entreprises, Glassdoor ne prend en compte que les avis des utilisateurs, c'est-à-dire des employés et ex-employés des entreprises.

D'après le site, ce top 25 s'appuie sur un algorithme qui prend en compte "l'évaluation globale de l'entreprise, l'évaluation des employés sur cinq facteurs clés (opportunités de carrière, rémunération et avantages, culture et valeurs, équipe dirigeante et équilibre vie professionnelle/vie privée), le pourcentage d'employés qui recommanderaient l'employeur à un ami, et l'évaluation des perspectives de l'entreprise".

Sans avoir valeur scientifique, le classement rassemble des entreprises ayant reçu entre 30 et 150 avis chacune. Toutes celles en ayant moins de 20 ont été éliminées d'office. Sans surprise, on ne retrouve que des grands groupes. En revanche, il met en avant des entreprises issues de secteurs inattendus, comme Décathlon et Leroy Merlin.

Voici ce top 25 des entreprises françaises offrant les meilleures conditions de travail:

25. Bouygues Télécom: 4/5

Jacky Naegelen / Reuters

"Rémunération, climat social, confiance de la hiérarchie, liberté d'émettre et de mettre en application des idées innovantes, contenu des postes stimulant, très bon restaurant d'entreprise, site lumineux en lisière de forêt." Responsable RH Bouygues Telecom (Meudon)






24. IBM: 4/5 
AFP

"Organisée et compétente, d'une grande renommée internationale et rigueur professionnelle, le top du top en informatique et solutions business franchement mieux que chez HP."Network Engineer IBM (Nancy)







23. Carrefour: 4/5 


AFP

"Familial, esprit d'équipe, challenge, cohésion, primes, ticket restaurant, mutuelles." Employée Charcuterie et Fromagerie Carrefour (Lille)










22. Air France: 4/5


Benoit Tessier / Reuters
"Passion, exigence, carrière et mobilité, ouverture à l'internationale, secteur hautement, complexité, valeurs." Employé Air France (Roissy)








21. Société Générale: 4/5 
"Rencontres avec des apprenants qui travaillent dans des domaines très différents. Expertise des formateurs, des cas concrets, des informations générales sur l'environnement dans lequel nous travaillons. Et la richesse des échanges entre nous et avec les différents intervenants. Des mises en situations qui sont très utiles pour le futur." Responsable d'Unité de Traitement Bancaire Société Générale (Nantes)



20. BNP Paribas: 4/5

"Investissement important dans la formation interne et externe. Outil informatique d'appropriation simple et rapide. Comité d'entreprise dynamique et PEE intéressant." Directeur d'agence BNP Paribas (Paris)





19. Renault: 4/5


"Des collaborateurs passionnés qui ont à cœur de fournir aux clients des produits et services de qualité avec un engagement fort comme entreprise citoyenne. Véhicules électriques, confort familial, sécurité, respect des autres automobilistes..." Corporate Resource Management Renault (Boulogne-Billancourt)










18. Schneider Electric: 4/5


"Secteur d'activité porteur et innovations nombreuses, entreprise humaine (avantages sociaux importants), des vrais politiques d'écoute des salariés (entretien annuel, management opérationnel, enquête one voice)." Bid Manager Schneider Electric (Rueil-Malmaison)









17. Natixis: 4/5
"Une grosse société du secteur financier mais avec des valeurs humaines." Directeur de Projet (Paris)











16. Thales: 4,1/5
"Entreprise en croissance avec de nombreux types de postes ouverts au recrutement. Bons salaires avec de nombreuses opportunités d'évolution. Recrutement orienté vers les jeunes et les femmes en ce moment. Bonnes conditions sociales (C.E., RTT, qualité de vie au travail, temps partiel possible, télétravail). Très bonne aide à la mobilité en cas de changement de poste. Travail intéressant dans les technologies de pointe en informatique et électronique. Incitations à l'innovation." Ingénieur Logiciel Thales (Cholet)




15. Saint-Gobain: 4,1/5
Benoit Tessier / Reuters 

"La mobilité interne est une grande force du développement des carrières de Saint-Gobain. C'est un groupe dynamique tourné vers l'innovation et décentralisé." Chef De Projet Saint-Gobain (Courbevoie)





14. EDF: 4,1/5
AFP

"Bonne évolution de carrière, capacité d'écoute, nombreuses possibilités de mobilité, secteurs variés, collaborateurs à l'écoute." Ingénieur Cadre Electricité de France (Paris)







13. Sanofi-Aventis: 4,1/5


AFP

"Tout est fait pour travailler dans de bonnes conditions, salaire très correct, prime d'intéressement et participation aux bénéfices, 13ème mois, etc..." Agent de maîtrise Sanofi-Aventis (Ambarès-et-Lagrave)







12. Ernst & Young: 4,1/5 
"Une excellente image perçue par les clients, un réseau des plus solides sur la place, un environnement agréable et stimulant avec une pression raisonnable, un cabinet réellement pluridisciplinaire." Senior Manager Advisory EY (Paris)










11. Orange: 4,1/5


AFP

"Orange est leader dans son secteur, par conséquent les primes sont plutôt agréables et les moyens pour travailler sont largement suffisant. Notre poids et taille sont des éléments qui rendent Orange très crédible sur son marché." Pilote THD Enterprise Orange (Angers)










10. L'Oréal: 4,2/5


"Les définitions de postes sont assez flexibles, groupe avec des moyens importants, groupe international, mobilité professionnelle très importante, très bonne participation/intéressement qui viennent améliorer la rémunération globale." Employé L'Oréal (Clichy)










9. Danone: 4,2/5


"Une entreprise qui prend soin de ses collaborateurs et de son environnement/des équipes motivées/des produits uniques." Chef de Secteurs Danone (Le Mans)








8. Crédit Agricole: 4,2/5


"Une entreprise tournée vers les nouvelles technologies et qui aide ses collaborateurs a évoluer (agences actives, formation sur les applications, le digital), une entreprise qui prend en compte les perspectives d'évolution de chacun, mise en place de séjours pour les nouveaux entrants pour renforcer la cohésion d'équipe." Conseiller Clientèle Crédit Agricole (Neuilly)


7. General Electric: 4,2/5


"GE est axé sur le développement personnel de ses employés. Offre des opportunités aux jeunes, basé sur la méritocratie. Je recommande cette société a chacun." Corporate Audit Staff GE (Paris)


6. Dassault Systèmes: 4,2/5


"Bonne ambiance, des challenge à relever, niveau technique très élevé, un bon environnement de travail (hardware, collègues, restaurant d'entreprise, process, ...), accès à plein de formations." Software Development Manager Dassault System (Vélizy)


5. Total: 4,2/5



"Une politique salariale favorable, la gestion de carrière et la diversité des métiers offerte dans le groupe, une forte culture d'entreprise et de sentiment d'appartenance au groupe." Chef de Projet TOTAL (Puteaux)












4. Airbus Group: 4,2/5


"Bon salaire et avantages, compétence des collaborateurs, produit passionnant (avion civil dans mon cas), possibilité d'évolution (augmentation de salaire, mobilité interne), entreprise dynamique et tournée vers l'avenir et le changement." Chef de Projet Airbus Group (Toulouse)



3. Décathlon: 4,3/5

"Entreprise innovante, riche en diversité d'emplois, internationale, innovante, dynamique, à l'écoute de l'évolution du mode de consommation, productrice de ses propres produits, où il est très facile de passer des métiers du retail à ceux du back office ! Bref une entreprise où il fait bon de travailler!" Chargée de Commercialisation Décathlon (Villeneuve-d'Ascq)


2. Leroy-Merlin: 4,3/5
"Leroy Merlin est une entreprise très humaine, le suivi des employé est au top, et le bien être de l'employé sur son lieu de travail ainsi que sa sécurité sont des priorités. Les primes dépendent du résultats de chaque magasin ce qui évite les conflits et rivalités interne." Conseiller de Vente Leroy Merlin (Blois)









1. Microsoft: 4,6/5


        

Posté vendredi 23 décembre 2016 à 21:08 |  par bbela

jeudi 19 novembre 2015

 "Passer dans 'l'autre camp', celui des 'dominants', c'est s'exposer à un dilemme. D'un côté, on aspire à cette promotion et de l'autre on a l'impression de trahir son milieu."Istock



Méritants, ils oscillent régulièrement entre conflit de loyauté et sentiment d'imposture. Rencontre avec ces "transclasses" qui, malgré les difficultés de parcours, ont décidé de réinventer leur identité.


Affaires florissantes, réseaux influents et maison cossue...À 43 ans, Karim, chef d'entreprise dans l'informatique, affiche tous les signes extérieurs de la réussite. "Pourtant, je suis loin d'être né avec une cuillère en argent dans la bouche!", s'amuse-t-il. "Mon père était ouvrier, ma mère femme au foyer. Avec mes cinq frères et soeurs, nous avons eu une enfance heureuse mais modeste. Très tôt, je n'ai eu qu'une idée en tête, grimper dans l'échelle sociale." 

Ce sont ses résultats en mathématiques qui permettront finalement à Karim de gravir les échelons. "Après le lycée, j'ai intégré une très bonne prépa parisienne, à une heure trente de RER de chez moi. Je suis ensuite entré dans une prestigieuse école d'ingénieur. Quelques années plus tard, j'ai monté ma propre entreprise", énumère-t-il. 

Cette trajectoire ascendante fait la fierté de ses parents, heureux que leur fils soit finalement venu à bout de ce chemin semé d'embûches. "C'est logique", estime Vincent de Gaulejac, sociologue clinicien auteur de La névrose de classe (éd.HG). "Pendant des siècles, nous avons été définis par nos identités héritées. Les possibilités de changer de milieu étaient très minces. Aujourd'hui, c'est l'inverse. On attend de nous que nous soyons le seul moteur de notre existence sociale."  

Pour concrétiser ce qui est latent, il faut un élément déclencheur

Comme Karim, Barbara a toujours refusé de se laisser enfermer dans les cases figées du déterminisme sociologique. Fille d'un maçon et d'une femme de ménage, élevée dans une petite ville de l'est de la France, cette jeune architecte de 29 ans a très tôt cherché à s'extraire de son milieu d'origine. "On me disait que j'étais à part, 'l'intello' de la famille", se souvient la jeune femme. "Cette image m'a permis décomplexée. J'étais deux fois plus motivée."  

Malgré tout, l'ascension sociale n'est pas uniquement conditionnée à un tempérament volontaire ou à une exceptionnelle ténacité. Pour concrétiser ce qui est latent, il faut un élément déclencheur. "Dans mon cas", poursuit Barbara, "cela a été la rencontre avec une prof de français, à l'âge de douze ans. Elle m'a emmenée au cinéma, m'a fait découvrir des expos. Ces sorties m'ont ouvert l'esprit, m'ont donné envie d'un ailleurs que je ne connaissais pas mais que je percevais déjà confusément."  

"Pour comprendre le phénomène des transclasses, il faut prendre en compte les différences fines", analyse Chantal Jaquet, philosophe, auteure de Les transclasses ou la non reproduction (éd.Puf). "Il y a d'une part la personnalité, d'autre part ce que les parents projettent sur leur enfant, mais aussi le volontarisme politique ou social, avec les bourses par exemple. Tous ces éléments s'imbriquent et concourent à faire du transclasse ce qu'il est."  

Des injonctions contradictoires parfois dures à gérer

À mesure que ce dernier se détache de son milieu, qu'il s'éloigne progressivement vers d'autres sphères, le malaise grandit. Le décalage se mue parfois en véritable fossé. "C'est très déstabilisant. On est pris entre deux feux, entre la fierté liée à nos origines et l'envie de faire partie d'un nouvel univers", détaille Karim. 
"Je suis attachée de presse. Dans ce métier, il est essentiel d'être vu, de fréquenter des endroits à la mode. Un jour, mes parents sont tombés sur l'une de mes notes de restaurant. Le montant les a vraiment choqués", confie Lucie, une jeune femme de 25 ans, originaire d'un petit village bourguignon. En touchant aux repères culturels, à l'éducation et aux valeurs, la mobilité sociale s'impose comme une problématique transversale aux effets bouleversants.  

"Il y a de véritables conflits de loyauté. Passer dans 'l'autre camp', celui des 'dominants', c'est s'exposer à un dilemme. D'un côté, on aspire à cette promotion et de l'autre on a l'impression de trahir son milieu", affirme Vincent de Gaulejac. Des injonctions contradictoires parfois difficiles à gérer. "Je suis devenue 'plus royaliste que le roi', voire carrément snob", soupire Lucie. "J'ai déjà été agressive, arrogante avec mes proches tout en m'en voulant de mon attitude." "Au fond, on a honte d'avoir honte. On a un mouvement de rejet et en même temps on culpabilise de le ressentir. C'est un cercle vicieux", éclaire le sociologue.  

La certitude d'être constamment sur la sellette

Entre problème de communication et façonnage complexe d'un nouveau soi, l'équilibre identitaire du transclasse est en effet complexe à trouver. Souvent persuadé d'être considéré par ses pairs comme un arriviste, un Rastignac parvenu, il souffre d'un sentiment d'illégitimité, de profonde imposture. Se sentant incompris, il est en proie à des angoisses irrationnelles. "À chaque erreur dans un dossier, j'ai la peur panique d'être renvoyée. Je suis prête à me ruer à Pôle emploi à tout moment, comme si une sinistre réalité devait me rattraper", se désole Barbara. 

Comme elle, de nombreux transclasses intériorisent une vision négative d'eux-mêmes, avec la certitude d'être constamment sur la sellette. "Pour lutter contre l'impression de ne pas être à sa place, il faut se rappeler que tous les milieux imposent des postures. Chez les grands-bourgeois comme chez les prolétaires, on doit respecter certains codes, se mettre en scène. Il ne faut donc pas se laisser impressionner mais prendre de la distance avec les représentations fantasmées attachées à certains milieux", estime Chantal Jaquet.  

Piocher idées et principes dans les deux milieux

La clé du mieux-être résiderait donc dans l'acceptation de la pluralité des identités. Loin de la vivre comme une contradiction, il s'agit pour les concernés de revendiquer leur double appartenance, en y piochant allègrement idées et principes. "Le transclasse donne à voir la métamorphose à l'oeuvre en chacun de nous. Nous ne sommes pas des êtres figés. Au contraire, nous évoluons en permanence", assure Chantal Jaquet. 

"Attention", alerte malgré tout Vincent de Gaulejac. "La plasticité, la capacité d'adaptation ne doivent pas devenir une transparence, un abandon de la personnalité au profit d'une certaine fadeur, d'un manque de consistance. Il faut revendiquer ce que l'on est!" Le transclasse peut alors jeter des ponts entre ses deux cultures. "J'ai présenté mes amis parisiens à mes parents, à la faveur de vacances dans mon village. Passés les a priori, ils se sont découvert des points communs et des affinités. Résultat, mes amis n'attendent qu'une chose, y retourner", s'amuse Lucie.  

"On ne rompt jamais totalement avec ses racines"

C'est en étant honnête avec lui-même et avec les autres, sans revendiquer ou cacher d'où il vient, que le transclasse peut trouver un véritable apaisement. "Je compte bien élever mes enfants dans cette double culture. Je ne veux pas qu'ils connaissent les mêmes tourments que moi. Il faut qu'il soit à l'aise partout, car ils sont partout chez eux", martèle Karim. À chacun de faire jouer, au mieux, les ressorts de ses différentes vies. La faculté d'adaptation représente le meilleur atout. "Être un caméléon, cela a du bon", sourit Barbara. "L'ouverture d'esprit est une qualité essentielle. Pauvres ou riches, cultivés ou non, nos proches ont tous des choses à nous apporter, à nous apprendre. À nous d'en faire quelque chose, sans jugement de valeur, ni idéologie intempestive." 

"Ceux qui réussissent vraiment leur vie, au delà du succès professionnel, sont ceux qui ont su prendre du recul avec leur milieu d'origine sans rien renier de leur héritage", abonde Chantal Jaquet. "La métamorphose suppose la continuité. On ne rompt jamais totalement avec ses racines", conclut-elle.

  http://www.lexpress.fr

#enquete: Réussir dans la vie sans y perdre son âme, c'est possible?

 "Passer dans 'l'autre camp', celui des 'dominants', c'est s'exposer à un dilemme. D'un côté, on aspire à cette promotion et de l'autre on a l'impression de trahir son milieu."Istock



Méritants, ils oscillent régulièrement entre conflit de loyauté et sentiment d'imposture. Rencontre avec ces "transclasses" qui, malgré les difficultés de parcours, ont décidé de réinventer leur identité.


Affaires florissantes, réseaux influents et maison cossue...À 43 ans, Karim, chef d'entreprise dans l'informatique, affiche tous les signes extérieurs de la réussite. "Pourtant, je suis loin d'être né avec une cuillère en argent dans la bouche!", s'amuse-t-il. "Mon père était ouvrier, ma mère femme au foyer. Avec mes cinq frères et soeurs, nous avons eu une enfance heureuse mais modeste. Très tôt, je n'ai eu qu'une idée en tête, grimper dans l'échelle sociale." 

Ce sont ses résultats en mathématiques qui permettront finalement à Karim de gravir les échelons. "Après le lycée, j'ai intégré une très bonne prépa parisienne, à une heure trente de RER de chez moi. Je suis ensuite entré dans une prestigieuse école d'ingénieur. Quelques années plus tard, j'ai monté ma propre entreprise", énumère-t-il. 

Cette trajectoire ascendante fait la fierté de ses parents, heureux que leur fils soit finalement venu à bout de ce chemin semé d'embûches. "C'est logique", estime Vincent de Gaulejac, sociologue clinicien auteur de La névrose de classe (éd.HG). "Pendant des siècles, nous avons été définis par nos identités héritées. Les possibilités de changer de milieu étaient très minces. Aujourd'hui, c'est l'inverse. On attend de nous que nous soyons le seul moteur de notre existence sociale."  

Pour concrétiser ce qui est latent, il faut un élément déclencheur

Comme Karim, Barbara a toujours refusé de se laisser enfermer dans les cases figées du déterminisme sociologique. Fille d'un maçon et d'une femme de ménage, élevée dans une petite ville de l'est de la France, cette jeune architecte de 29 ans a très tôt cherché à s'extraire de son milieu d'origine. "On me disait que j'étais à part, 'l'intello' de la famille", se souvient la jeune femme. "Cette image m'a permis décomplexée. J'étais deux fois plus motivée."  

Malgré tout, l'ascension sociale n'est pas uniquement conditionnée à un tempérament volontaire ou à une exceptionnelle ténacité. Pour concrétiser ce qui est latent, il faut un élément déclencheur. "Dans mon cas", poursuit Barbara, "cela a été la rencontre avec une prof de français, à l'âge de douze ans. Elle m'a emmenée au cinéma, m'a fait découvrir des expos. Ces sorties m'ont ouvert l'esprit, m'ont donné envie d'un ailleurs que je ne connaissais pas mais que je percevais déjà confusément."  

"Pour comprendre le phénomène des transclasses, il faut prendre en compte les différences fines", analyse Chantal Jaquet, philosophe, auteure de Les transclasses ou la non reproduction (éd.Puf). "Il y a d'une part la personnalité, d'autre part ce que les parents projettent sur leur enfant, mais aussi le volontarisme politique ou social, avec les bourses par exemple. Tous ces éléments s'imbriquent et concourent à faire du transclasse ce qu'il est."  

Des injonctions contradictoires parfois dures à gérer

À mesure que ce dernier se détache de son milieu, qu'il s'éloigne progressivement vers d'autres sphères, le malaise grandit. Le décalage se mue parfois en véritable fossé. "C'est très déstabilisant. On est pris entre deux feux, entre la fierté liée à nos origines et l'envie de faire partie d'un nouvel univers", détaille Karim. 
"Je suis attachée de presse. Dans ce métier, il est essentiel d'être vu, de fréquenter des endroits à la mode. Un jour, mes parents sont tombés sur l'une de mes notes de restaurant. Le montant les a vraiment choqués", confie Lucie, une jeune femme de 25 ans, originaire d'un petit village bourguignon. En touchant aux repères culturels, à l'éducation et aux valeurs, la mobilité sociale s'impose comme une problématique transversale aux effets bouleversants.  

"Il y a de véritables conflits de loyauté. Passer dans 'l'autre camp', celui des 'dominants', c'est s'exposer à un dilemme. D'un côté, on aspire à cette promotion et de l'autre on a l'impression de trahir son milieu", affirme Vincent de Gaulejac. Des injonctions contradictoires parfois difficiles à gérer. "Je suis devenue 'plus royaliste que le roi', voire carrément snob", soupire Lucie. "J'ai déjà été agressive, arrogante avec mes proches tout en m'en voulant de mon attitude." "Au fond, on a honte d'avoir honte. On a un mouvement de rejet et en même temps on culpabilise de le ressentir. C'est un cercle vicieux", éclaire le sociologue.  

La certitude d'être constamment sur la sellette

Entre problème de communication et façonnage complexe d'un nouveau soi, l'équilibre identitaire du transclasse est en effet complexe à trouver. Souvent persuadé d'être considéré par ses pairs comme un arriviste, un Rastignac parvenu, il souffre d'un sentiment d'illégitimité, de profonde imposture. Se sentant incompris, il est en proie à des angoisses irrationnelles. "À chaque erreur dans un dossier, j'ai la peur panique d'être renvoyée. Je suis prête à me ruer à Pôle emploi à tout moment, comme si une sinistre réalité devait me rattraper", se désole Barbara. 

Comme elle, de nombreux transclasses intériorisent une vision négative d'eux-mêmes, avec la certitude d'être constamment sur la sellette. "Pour lutter contre l'impression de ne pas être à sa place, il faut se rappeler que tous les milieux imposent des postures. Chez les grands-bourgeois comme chez les prolétaires, on doit respecter certains codes, se mettre en scène. Il ne faut donc pas se laisser impressionner mais prendre de la distance avec les représentations fantasmées attachées à certains milieux", estime Chantal Jaquet.  

Piocher idées et principes dans les deux milieux

La clé du mieux-être résiderait donc dans l'acceptation de la pluralité des identités. Loin de la vivre comme une contradiction, il s'agit pour les concernés de revendiquer leur double appartenance, en y piochant allègrement idées et principes. "Le transclasse donne à voir la métamorphose à l'oeuvre en chacun de nous. Nous ne sommes pas des êtres figés. Au contraire, nous évoluons en permanence", assure Chantal Jaquet. 

"Attention", alerte malgré tout Vincent de Gaulejac. "La plasticité, la capacité d'adaptation ne doivent pas devenir une transparence, un abandon de la personnalité au profit d'une certaine fadeur, d'un manque de consistance. Il faut revendiquer ce que l'on est!" Le transclasse peut alors jeter des ponts entre ses deux cultures. "J'ai présenté mes amis parisiens à mes parents, à la faveur de vacances dans mon village. Passés les a priori, ils se sont découvert des points communs et des affinités. Résultat, mes amis n'attendent qu'une chose, y retourner", s'amuse Lucie.  

"On ne rompt jamais totalement avec ses racines"

C'est en étant honnête avec lui-même et avec les autres, sans revendiquer ou cacher d'où il vient, que le transclasse peut trouver un véritable apaisement. "Je compte bien élever mes enfants dans cette double culture. Je ne veux pas qu'ils connaissent les mêmes tourments que moi. Il faut qu'il soit à l'aise partout, car ils sont partout chez eux", martèle Karim. À chacun de faire jouer, au mieux, les ressorts de ses différentes vies. La faculté d'adaptation représente le meilleur atout. "Être un caméléon, cela a du bon", sourit Barbara. "L'ouverture d'esprit est une qualité essentielle. Pauvres ou riches, cultivés ou non, nos proches ont tous des choses à nous apporter, à nous apprendre. À nous d'en faire quelque chose, sans jugement de valeur, ni idéologie intempestive." 

"Ceux qui réussissent vraiment leur vie, au delà du succès professionnel, sont ceux qui ont su prendre du recul avec leur milieu d'origine sans rien renier de leur héritage", abonde Chantal Jaquet. "La métamorphose suppose la continuité. On ne rompt jamais totalement avec ses racines", conclut-elle.

  http://www.lexpress.fr

Posté jeudi 19 novembre 2015 à 18:36 |  par bbela

jeudi 5 novembre 2015

LE PLUS. Comment savoir qu'on est victime de harcèlement au travail ? Quelles preuves faut-il rassembler quand on l'a compris ? Comment se battre pour ne pas sombrer ? Voici les conseils de Romain Omer, avocat spécialiste du droit du travail.

 

Le plus dur pour le salarié ? Diagnostiquer qu'il est harcelé. (MARTTILA/SIPA).

De nombreuses enquêtes font état d’une hausse constante de la fréquence et de l’intensité des facteurs de stress en entreprise. Certaines méthodes de management utilisées aujourd'hui provoquent des risques psychosociaux en augmentation, qui nuisent à la fois à la santé des salariés et à l’efficacité de l’entreprise.

Parmi les cas les plus connus, on peut citer la condamnation de France Télécom en mars 2010 par la cour d'appel de Paris. L’opérateur a été condamné à verser 400.000 euros à un ex-haut cadre de l'entreprise pour harcèlement moral après l'avoir "laissé pendant deux ans et demi sans affectation ni travail précis". De même, Renault a été condamné pour "faute inexcusable" après les suicides de trois de ses salariés fin 2006-début 2007 sur leur lieu de travail. Faute reconnue à nouveau en juin dernier.

En octobre 2006, un ingénieur de 39 ans s’était donné la mort en se jetant d’une passerelle du Technocentre. Ce suicide avait été suivi d’un second en janvier 2007, puis d’un troisième le mois suivant. Dans la lettre qu’il avait laissée pour justifier son geste, le technicien décédé le 16 février 2007 expliquait qu’il ne se sentait pas capable de faire ce travail, que le travail était "trop dur à supporter". La justice a estimé que la direction n’avait pas pris les mesures nécessaires pour protéger ses collaborateurs.

Le harcèlement moral selon le Code du travail

Il est extrêmement difficile pour un salarié d’identifier une situation de harcèlement moral : quelle est la limite que ne doit pas franchir un employeur ?

L'article L 1152-1 à 3 du Code du travail définit de la manière suivante le harcèlement moral :

"Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de subir, les agissements définis à l'alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés. Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit."

De plus, le Code du travail en son article 1152-4 du Code du travail précise : "Il appartient au chef d'entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements visés à l'article susvisé".

Prouver le harcèlement moral : mode d’emploi

Tout salarié qui se considère comme étant harcelé doit impérativement collecter tous les éléments de preuve des agissements de harcèlement moral.

L'article 1154-1 du Code du travail prévoit en effet que le salarié doit établir les faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement. Devant le Conseil des prud'hommes, tout sera affaire de preuve. Des attestations de collègues, ou de supérieurs hiérarchiques constituent la preuve parfaite. Les éléments de preuve démontrant l'impact des agissements de harcèlement sur la santé mentale et/ou physique du salarié, notamment par l’attestation d’un médecin traitant, d’un psychiatre ou d’un psychothérapeute, doivent également être apportés. Enfin, il convient de démontrer la répétition et la récurrence desdits agissements. Un agissement isolé peut être illégal sans pour autant constituer un harcèlement moral au sens du code du travail.

Quelles sanctions ?

Si le harcèlement dont est victime un salarié est le fait d'un de ses collègues, ce dernier est passible d'une sanction disciplinaire qui peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave. Le harcèlement moral est également un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Enfin, l'auteur de harcèlement moral peut devoir verser à sa victime des dommages-intérêts. En tout état de cause, il est important de réagir très vite. Plus la situation de harcèlement perdure, plus les conséquences en seront traumatiques et profondes, et plus la victime aura du mal à s'en remettre.

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/912669-vous-etes-harcele-moralement-au-travail-mes-conseils-d-avocat-pour-vous-en-sortir.html

Harcèlement au travail : mes conseils d'avocat pour vous en sortir

LE PLUS. Comment savoir qu'on est victime de harcèlement au travail ? Quelles preuves faut-il rassembler quand on l'a compris ? Comment se battre pour ne pas sombrer ? Voici les conseils de Romain Omer, avocat spécialiste du droit du travail.

 

Le plus dur pour le salarié ? Diagnostiquer qu'il est harcelé. (MARTTILA/SIPA).

De nombreuses enquêtes font état d’une hausse constante de la fréquence et de l’intensité des facteurs de stress en entreprise. Certaines méthodes de management utilisées aujourd'hui provoquent des risques psychosociaux en augmentation, qui nuisent à la fois à la santé des salariés et à l’efficacité de l’entreprise.

Parmi les cas les plus connus, on peut citer la condamnation de France Télécom en mars 2010 par la cour d'appel de Paris. L’opérateur a été condamné à verser 400.000 euros à un ex-haut cadre de l'entreprise pour harcèlement moral après l'avoir "laissé pendant deux ans et demi sans affectation ni travail précis". De même, Renault a été condamné pour "faute inexcusable" après les suicides de trois de ses salariés fin 2006-début 2007 sur leur lieu de travail. Faute reconnue à nouveau en juin dernier.

En octobre 2006, un ingénieur de 39 ans s’était donné la mort en se jetant d’une passerelle du Technocentre. Ce suicide avait été suivi d’un second en janvier 2007, puis d’un troisième le mois suivant. Dans la lettre qu’il avait laissée pour justifier son geste, le technicien décédé le 16 février 2007 expliquait qu’il ne se sentait pas capable de faire ce travail, que le travail était "trop dur à supporter". La justice a estimé que la direction n’avait pas pris les mesures nécessaires pour protéger ses collaborateurs.

Le harcèlement moral selon le Code du travail

Il est extrêmement difficile pour un salarié d’identifier une situation de harcèlement moral : quelle est la limite que ne doit pas franchir un employeur ?

L'article L 1152-1 à 3 du Code du travail définit de la manière suivante le harcèlement moral :

"Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de subir, les agissements définis à l'alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés. Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit."

De plus, le Code du travail en son article 1152-4 du Code du travail précise : "Il appartient au chef d'entreprise de prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les agissements visés à l'article susvisé".

Prouver le harcèlement moral : mode d’emploi

Tout salarié qui se considère comme étant harcelé doit impérativement collecter tous les éléments de preuve des agissements de harcèlement moral.

L'article 1154-1 du Code du travail prévoit en effet que le salarié doit établir les faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement. Devant le Conseil des prud'hommes, tout sera affaire de preuve. Des attestations de collègues, ou de supérieurs hiérarchiques constituent la preuve parfaite. Les éléments de preuve démontrant l'impact des agissements de harcèlement sur la santé mentale et/ou physique du salarié, notamment par l’attestation d’un médecin traitant, d’un psychiatre ou d’un psychothérapeute, doivent également être apportés. Enfin, il convient de démontrer la répétition et la récurrence desdits agissements. Un agissement isolé peut être illégal sans pour autant constituer un harcèlement moral au sens du code du travail.

Quelles sanctions ?

Si le harcèlement dont est victime un salarié est le fait d'un de ses collègues, ce dernier est passible d'une sanction disciplinaire qui peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave. Le harcèlement moral est également un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Enfin, l'auteur de harcèlement moral peut devoir verser à sa victime des dommages-intérêts. En tout état de cause, il est important de réagir très vite. Plus la situation de harcèlement perdure, plus les conséquences en seront traumatiques et profondes, et plus la victime aura du mal à s'en remettre.

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/912669-vous-etes-harcele-moralement-au-travail-mes-conseils-d-avocat-pour-vous-en-sortir.html

Posté jeudi 5 novembre 2015 à 11:06 |  par bbela

mardi 20 octobre 2015

Une période d’essai qui s’arrête, c’est la tuile… D’autant plus si vous avez quitté un poste pour accepter le job. Que ce soit à votre initiative ou celle de l’employeur, il est humain de se sentir perdu. Nos experts vous suggèrent quelques réflexes à adopter pour mieux rebondir.

1 Comprendre ce qu’il s’est passé

Le sujet mérite d’abord quelques explications. D’emblée, Frédéric Marquette invite à ne surtout pas sous-estimer le choc d’une rupture de période d’essai. « J'ai récemment rencontré un salarié débarqué d’une nouvelle entreprise sans avoir rien vu venir, témoigne le directeur associé du cabinet EIM (Excellence In Management). Clairement, il n'était pas prêt à reprendre tout de suite une recherche d’emploi. Il faut d'abord faire le deuil et analyser ce qu’il s'est passé. » Ce spécialiste en solutions managériales, auteur du guide Cent jours pour réussir, rappelle que la loi autorise des séparations brutales à l’initiative de l’employeur mais aussi du salarié. Le préavis est de 24 heures s’il est congédié la première semaine. Il passe ensuite à 48 heures entre 8 jours et un mois de présence, à deux semaines après avoir occupé le poste pendant plus d’un mois et à quatre semaines après trois mois. « Quoi qu’il en soit, il faut absolument avoir une explication de la part de l'employeur. Elle est parfois indépendante des performances du salarié s’il s’agit d’un changement soudain de politique ou d’organisation. Parfois elle tient à des incompatibilités d’humeur. Et si le salarié n’a pas rempli sa mission, il intérêt à comprendre pourquoi. »
"Certains sont dans le déni, alors que d'autres prennent tout sur eux. Il faut déterminer ce qui relève de son action… ou pas."

2 Accepter l’échec… et l’erreur

« Le problème, c’est que l'échec est encore tabou en France, analyse Stéphanie Roels. On est formaté pour penser qu'un échec est une faute. Or, c’est souvent davantage une erreur et surtout une indication sur comment mieux faire la prochaine fois. »  Mais cette coach de managers et dirigeants chez Elysée Coaching relève un autre écueil. « Certains sont dans le déni, alors que d'autres prennent tout sur eux. Il faut déterminer ce qui relève de son action… ou pas. » « Il faut se rappeler que c’est aussi un échec pour l’entreprise qui a parfois beaucoup investi dans son recrutement, relativise Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet Clémentine. Beaucoup d’entreprises ont encore du mal intégrer leurs nouveaux collaborateurs. Il est donc rare que les torts ne soient pas un peu partagés. »

3 Savoir en parler dans ses futurs entretiens d’embauche

Pas facile à expliquer, cependant. Alors comment justifier, pendant ses futurs entretiens de recrutement, que sa dernière collaboration se soit arrêtée prématurément ? « L’essentiel est de pouvoir en parler calmement et sans affect, insiste Frédéric Marquette. Avec les mots qu’il faut, on peut tout dire. On peut dire que l’on a fait les frais d’une restructuration, que l’on ne s’est pas entendu avec quelqu’un ou que l’on a manqué de discernement en acceptant le poste. Un recruteur voudra juste s’assurer que vous en parlez sans aigreur et éventuellement que vous en avez retiré quelque chose. » Emmanuel Stanislas va même plus loin. « Si on a une discussion constructive avec son ancien employeur et bien analysé l’échec, rien n’interdit de lui demander une recommandation. S’il est contacté par un futur recruteur, il pourra alors confirmer, sans mentir, les raisons de cet échec. Voire louer quelques-unes de vos qualités. »

4 En retirer quelque chose de positif

Selon Stéphanie Roels, on peut même sortir grandi  de ce genre de mésaventure. On peut aussi voir cet échec comme un feed-back, une base de réflexion et d’apprentissage sur soi-même et le monde de l’entreprise. » Pour cette consultante, l’important, c’est d’en tirer quelques leçons pour l’avenir. « Certaines, valorisantes, pourront être formulées pendant de futurs entretiens de recrutement et démontrer votre capacité à tourner la page. D’autres, plus personnelles, ne seront pas moins utiles pour la suite de votre carrière… »

5 Ou changer carrément de cap

Enfin on peut aussi opter pour un changement plus radical, comme en témoigne l’expérience d’Éric de Riedmatten. Fondateur de la société de conseil en communication EDRCOM, il a créé son entreprise après une période d'essai ratée. « J’avais démissionné d’un cabinet où je gagnais très bien ma vie pour ce poste, se souvient-il. Or ma période d’essai a été rompue à cause de difficultés relationnelles. » Mais de cette expérience, il tire vite une leçon et une certitude. Je me suis aperçu que je n'avais plus du tout envie de me vendre à une entreprise. Il était temps de mener ma carrière à ma façon et aujourd’hui j'ai transformé cette expérience en quelque chose de positif. Cette période d’essai m’a servi à me poser les bonnes questions… » 

keljob.fr

Emploi : Période d'essai ratée ? Comment rebondir

Une période d’essai qui s’arrête, c’est la tuile… D’autant plus si vous avez quitté un poste pour accepter le job. Que ce soit à votre initiative ou celle de l’employeur, il est humain de se sentir perdu. Nos experts vous suggèrent quelques réflexes à adopter pour mieux rebondir.

1 Comprendre ce qu’il s’est passé

Le sujet mérite d’abord quelques explications. D’emblée, Frédéric Marquette invite à ne surtout pas sous-estimer le choc d’une rupture de période d’essai. « J'ai récemment rencontré un salarié débarqué d’une nouvelle entreprise sans avoir rien vu venir, témoigne le directeur associé du cabinet EIM (Excellence In Management). Clairement, il n'était pas prêt à reprendre tout de suite une recherche d’emploi. Il faut d'abord faire le deuil et analyser ce qu’il s'est passé. » Ce spécialiste en solutions managériales, auteur du guide Cent jours pour réussir, rappelle que la loi autorise des séparations brutales à l’initiative de l’employeur mais aussi du salarié. Le préavis est de 24 heures s’il est congédié la première semaine. Il passe ensuite à 48 heures entre 8 jours et un mois de présence, à deux semaines après avoir occupé le poste pendant plus d’un mois et à quatre semaines après trois mois. « Quoi qu’il en soit, il faut absolument avoir une explication de la part de l'employeur. Elle est parfois indépendante des performances du salarié s’il s’agit d’un changement soudain de politique ou d’organisation. Parfois elle tient à des incompatibilités d’humeur. Et si le salarié n’a pas rempli sa mission, il intérêt à comprendre pourquoi. »
"Certains sont dans le déni, alors que d'autres prennent tout sur eux. Il faut déterminer ce qui relève de son action… ou pas."

2 Accepter l’échec… et l’erreur

« Le problème, c’est que l'échec est encore tabou en France, analyse Stéphanie Roels. On est formaté pour penser qu'un échec est une faute. Or, c’est souvent davantage une erreur et surtout une indication sur comment mieux faire la prochaine fois. »  Mais cette coach de managers et dirigeants chez Elysée Coaching relève un autre écueil. « Certains sont dans le déni, alors que d'autres prennent tout sur eux. Il faut déterminer ce qui relève de son action… ou pas. » « Il faut se rappeler que c’est aussi un échec pour l’entreprise qui a parfois beaucoup investi dans son recrutement, relativise Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet Clémentine. Beaucoup d’entreprises ont encore du mal intégrer leurs nouveaux collaborateurs. Il est donc rare que les torts ne soient pas un peu partagés. »

3 Savoir en parler dans ses futurs entretiens d’embauche

Pas facile à expliquer, cependant. Alors comment justifier, pendant ses futurs entretiens de recrutement, que sa dernière collaboration se soit arrêtée prématurément ? « L’essentiel est de pouvoir en parler calmement et sans affect, insiste Frédéric Marquette. Avec les mots qu’il faut, on peut tout dire. On peut dire que l’on a fait les frais d’une restructuration, que l’on ne s’est pas entendu avec quelqu’un ou que l’on a manqué de discernement en acceptant le poste. Un recruteur voudra juste s’assurer que vous en parlez sans aigreur et éventuellement que vous en avez retiré quelque chose. » Emmanuel Stanislas va même plus loin. « Si on a une discussion constructive avec son ancien employeur et bien analysé l’échec, rien n’interdit de lui demander une recommandation. S’il est contacté par un futur recruteur, il pourra alors confirmer, sans mentir, les raisons de cet échec. Voire louer quelques-unes de vos qualités. »

4 En retirer quelque chose de positif

Selon Stéphanie Roels, on peut même sortir grandi  de ce genre de mésaventure. On peut aussi voir cet échec comme un feed-back, une base de réflexion et d’apprentissage sur soi-même et le monde de l’entreprise. » Pour cette consultante, l’important, c’est d’en tirer quelques leçons pour l’avenir. « Certaines, valorisantes, pourront être formulées pendant de futurs entretiens de recrutement et démontrer votre capacité à tourner la page. D’autres, plus personnelles, ne seront pas moins utiles pour la suite de votre carrière… »

5 Ou changer carrément de cap

Enfin on peut aussi opter pour un changement plus radical, comme en témoigne l’expérience d’Éric de Riedmatten. Fondateur de la société de conseil en communication EDRCOM, il a créé son entreprise après une période d'essai ratée. « J’avais démissionné d’un cabinet où je gagnais très bien ma vie pour ce poste, se souvient-il. Or ma période d’essai a été rompue à cause de difficultés relationnelles. » Mais de cette expérience, il tire vite une leçon et une certitude. Je me suis aperçu que je n'avais plus du tout envie de me vendre à une entreprise. Il était temps de mener ma carrière à ma façon et aujourd’hui j'ai transformé cette expérience en quelque chose de positif. Cette période d’essai m’a servi à me poser les bonnes questions… » 

keljob.fr

Posté mardi 20 octobre 2015 à 04:25 |  par bbela

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