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samedi 14 novembre 2015

L’opération s’est passée avec succès et le président par intérim de la Fifa, le Camerounais Issa Hayatou, 69 ans "va désormais se reposer quelques jours".
Issa Hayatou, président de la CAF et par intérim de la Fifa
Issa Hayatou, président de la CAF et par intérim de la Fifa

"Sa mission actuelle de président de la Fifa par intérim se poursuivra comme prévu", ajoute la Fédération internationale de football. Hayatou a pris ce poste le temps de la suspension de Joseph Blatter, prononcée le 8 octobre et qui s'achèvera le 5 janvier. 

"Souffrant d'une insuffisance rénale depuis quelques années, Issa Hayatou ne s'en est jamais caché, poursuit la Fifa. Cette situation ne l'a toutefois pas empêché d'assumer pleinement, et sans interruption, ses fonctions au sein des instances du football mondial et africain". 

Markus Kattner, secrétaire général par intérim de la Fifa, s'est dit "heureux des nouvelles encourageantes transmises par le corps médical". "Au nom de la Fifa, et en mon nom personnel, je souhaite à notre président de la Fifa par intérim un prompt rétablissement. Au cours des prochains jours, je serai régulièrement en contact avec lui et je me réjouis de le savoir prochainement de nouveau à nos côtés" a encore confié l'actuel N.2 de l'instance suprême du foot.

La Confédération africaine de football (CAF), dont M. Hayatou est président, avait expliqué dans un communiqué transmis à l'AFP le 9 octobre que son patron "n'avait jamais fait mystère de ce que, depuis quelques années, une insuffisance rénale (lui) impose des séances régulières de dialyse". La programmation, précisait-elle, "s'est toujours faite en harmonie avec son agenda professionnel et ses obligations multiples honorés sans accrocs".

"Depuis sa première élection à la présidence de la CAF (1988), Issa Hayatou a toujours pleinement assumé, sans discontinuer, les prérogatives qui lui sont dévolues par les statuts de la CAF", indiquait la Confédération africaine dans ce texte.

Sepp Blatter, 79 ans, a été suspendu par le comité d'éthique de la Fifa le 8 octobre pour 90 jours à titre conservatoire. La justice suisse l'a qualifié de prévenu dans l'affaire du fameux paiement controversé de 1,8 M EUR en 2011 à Michel Platini pour un travail de conseiller achevé en 2002. 

En septembre, la justice suisse avait également annoncé l'ouverture d'une procédure pénale à l'encontre de Blatter car il est aussi soupçonné d'avoir "signé un contrat défavorable" à la Fifa avec l'Union caribéenne de football, et son ancien patron, le sulfureux Jack Warner.

Blatter est sorti ce jeudi de l'hôpital en Suisse où il avait été conduit à cause du "stress" de ces dernières semaines selon son entourage.

Avec AFP

http://www.voaafrique.com/content/issa-hayatou-subit-une-transplantation-renale/3056690.html

Football: Issa Hayatou subit une transplantation rénale

L’opération s’est passée avec succès et le président par intérim de la Fifa, le Camerounais Issa Hayatou, 69 ans "va désormais se reposer quelques jours".
Issa Hayatou, président de la CAF et par intérim de la Fifa
Issa Hayatou, président de la CAF et par intérim de la Fifa

"Sa mission actuelle de président de la Fifa par intérim se poursuivra comme prévu", ajoute la Fédération internationale de football. Hayatou a pris ce poste le temps de la suspension de Joseph Blatter, prononcée le 8 octobre et qui s'achèvera le 5 janvier. 

"Souffrant d'une insuffisance rénale depuis quelques années, Issa Hayatou ne s'en est jamais caché, poursuit la Fifa. Cette situation ne l'a toutefois pas empêché d'assumer pleinement, et sans interruption, ses fonctions au sein des instances du football mondial et africain". 

Markus Kattner, secrétaire général par intérim de la Fifa, s'est dit "heureux des nouvelles encourageantes transmises par le corps médical". "Au nom de la Fifa, et en mon nom personnel, je souhaite à notre président de la Fifa par intérim un prompt rétablissement. Au cours des prochains jours, je serai régulièrement en contact avec lui et je me réjouis de le savoir prochainement de nouveau à nos côtés" a encore confié l'actuel N.2 de l'instance suprême du foot.

La Confédération africaine de football (CAF), dont M. Hayatou est président, avait expliqué dans un communiqué transmis à l'AFP le 9 octobre que son patron "n'avait jamais fait mystère de ce que, depuis quelques années, une insuffisance rénale (lui) impose des séances régulières de dialyse". La programmation, précisait-elle, "s'est toujours faite en harmonie avec son agenda professionnel et ses obligations multiples honorés sans accrocs".

"Depuis sa première élection à la présidence de la CAF (1988), Issa Hayatou a toujours pleinement assumé, sans discontinuer, les prérogatives qui lui sont dévolues par les statuts de la CAF", indiquait la Confédération africaine dans ce texte.

Sepp Blatter, 79 ans, a été suspendu par le comité d'éthique de la Fifa le 8 octobre pour 90 jours à titre conservatoire. La justice suisse l'a qualifié de prévenu dans l'affaire du fameux paiement controversé de 1,8 M EUR en 2011 à Michel Platini pour un travail de conseiller achevé en 2002. 

En septembre, la justice suisse avait également annoncé l'ouverture d'une procédure pénale à l'encontre de Blatter car il est aussi soupçonné d'avoir "signé un contrat défavorable" à la Fifa avec l'Union caribéenne de football, et son ancien patron, le sulfureux Jack Warner.

Blatter est sorti ce jeudi de l'hôpital en Suisse où il avait été conduit à cause du "stress" de ces dernières semaines selon son entourage.

Avec AFP

http://www.voaafrique.com/content/issa-hayatou-subit-une-transplantation-renale/3056690.html

Posté samedi 14 novembre 2015 à 04:48 |  par bbela

vendredi 12 juin 2015

D’après plusieurs sources, les enquêtes du FBI viennent de ressortir un répertoire de 22 comptes bancaires disséminés dans plusieurs pays et appartenant au Président de la CAF. Actuellement au Cameroun, plusieurs sources prétendent qu’ Issa Hayatou pourrait, s’il est menacé ou impliqué dans les enquêtes du FBI, mettre sur la table une loi votée en 1966 contre des accords d’extraditions signés par le Cameroun.

Credit photo: archives

Pourrait-on assister dans les prochains jours à l’émission d’une notice rouge de la part d’Interpol contre Issa Hayatou ? C'est en tout cas la forte probabilité qui sous-tend des nouvelles informations des enquêtes sur la corruption du FBI. Le Sunday Times, journal britannique très impliqué depuis le début de l’enquête est encore récemment revenu à la charge en indiquant que le Président de la CAF a été au centre d’un « arrosage » important de plusieurs présidents de Fédérations Africaines de la part de Bin hammam et du Qatar pour s’assurer de toutes les voies de l’Afrique.

En 2011, lorsque le député Anglais Damian Collins et l’ancien Président de la Fédération Anglaise de Football David Triesman lançait le débat devant le parlement anglais, des démentis en cascades ont fusé de toutes parts pour traiter ses deux hommes de bonimenteurs. Le Sunday Times qui avait été soupçonné d’avoir fourni des documents au député britannique avait auparavant révélé qu’elle allait publier les preuves des implications dans les prochains jours. Plusieurs années sont passées et le feuilleton à rebondissement de cette affaire sera le coup de filet du FBI et de la police Suisse à quelques heures du Congrès de la Fifa. Plusieurs cadres et dirigeants de la Fédération Internationale de Football Association seront ainsi arrêtés. Les jours qui suivront seront également une suite de révélations et de rebondissement.

Le 02 Juin 2015, Sepp Blatter va démissionner, seulement quelques jours après sa « brillante réélection », le patron de la FIFA aurait craqué devant l’accélération des enquêtes du FBI qui venait d’établir une transaction de 10 millions de dollars  venant de la FIFA au profit de Jack Warner. A quoi a servi cet argent ? Le numéro 1 de la FIFA, « mouillé » semble-t-il dans ces micmacs n’avait certainement pas voulu être cueilli dans son magistère par les éclaboussures de ce scandale qui n’a pas encore rendu son verdict. Auparavant, il y a quelques années, lorsque le nom de Jack Warner avait été évoqué, le Sunday Times parlait de rumeurs et estimait le montant des transactions maffieuses à 5 millions de dollars.

Désormais les informations précisent s’accumulent et les procès verbaux d’enquêtes déclassifiés affluent dans plusieurs rédactions du Monde. Pour l’instant, si aucun Africain n’a encore été inquiété c’est simplement du fait de plusieurs facteurs pris en compte par les autorités judiciaires Suisses et Américaines. Le sol Suisse étant très propice pour des interpellations, les prochaines réunions de la Fifa, d’après nos sources pourraient voir un autre tournant dans les arrestations de dirigeants de cette instance qui a besoin urgemment de cure de jouvence.

Issa Hayatou bloqué au Cameroun ?

Pourquoi le Président de la CAF s’est-il précipité à revenir au Cameroun après le Congrès de la FIFA ? Pour l’instant si la thèse d’un retour aux sources est évoquée, nos sources affirment que ce retour n’est pas anodin. Le siège de la CAF étant en Egypte, le Président avait anticipé depuis des années ce type de situation en érigeant sur le sol Camerounais un siège annexe qui justifierait la délocalisation des bureaux d’Egypte pour le Cameroun. Le Président de la CAF, soupçonné avec Amos Adamu du Nigeria et Jacques ANOUMA de la Côte d’Ivoire, jadis d’avoir perçu tous de la part de Bin Hammam des pots-de-vin est aussi soupçonné d’avoir joué de courroie de transmission pour corrompre d’autres membres du Comité Exécutif de la FIFA. Le premier montant issu de la corruption directement imputé à Issa Hayatou et à ces autres « complices », tous trois ayant été membres du Comité de candidature à la FIFA, a été le versement de la somme d’1,8 millions de dollars pour financer le congrès annuel de la CAF en 2009 en Angola. En Juin 2010, lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les trois membres de la CAF vont avoir d’autres largesses de la part de Bin Hammam que les enquêteurs considèrent également comme de la corruption. En effet, les enquêteurs affirment que Issa Hayatou aurait personnellement perçu 60 billets pour un montant réel de 3 800 dollars sans compter les 10 000 dollars déboursés pour régler le diner et les chambres dans lesquelles les membres du Comité Exécutif de la CAF avaient dormi. Ensuite, quelques semaines après, les trois membres de la CAF et de la FIFA seront conviés à une rencontre à Doha au Qatar où « secrètement » des pots-de-vin leurs seront donnés pour consolider leur vote.

Au final, l’on parle de 22 comptes bancaires appartenant à Issa Hayatou et répertoriés dans plusieurs pays. Les enquêtes du FBI arrivés aux Africains, membres de la FIFA, commencent à être diffusées par le Sunday Times qui, en déclassifiant une audition de Chuck Blazer parlait d’un membre de la FIFA présent lorsque le Maroc lui avait proposé des pots-de-vin pour le Mondial de 1998 et l’Afrique du Sud pour celui de 2010. Les enquêteurs ne voulant dévoiler le nom du concerné avaient déjà mis plusieurs personnes sur la piste.

Et si Interpol publiait une notice rouge

L’apothéose dans cette affaire pourrait être l’émission d’un cordon rouge avec la photo de Issa Hayatou sur le site d’Interpol. Comme avec Jack Warner qui n’a pas été arrêté à ce jour, il pourrait avoir un ralentissement dans les enquêtes du FBI si cela concernait Issa Hayatou le Président de la CAF et 1er Vice-président de la FIFA.

D’après des indiscrétions, si Jack Warner, lui, a décidé de se mettre complètement à table et promet de donner tous les documents en sa possession à la police pour que lumière soit faite ; ce qui pourrait démasquer plusieurs autres personnes insoupçonnées à la FIFA, nos sources parlent de probables démissions de l’actuel Vice-président de la FIFA et malgré l’émission de cordon rouge qui risque présenter un loi votée en 1966 par l’Assemblée et qui stipulerait qu’aucun Camerounais ne pourrait être extradé s’il arrivait qu’il soit impliqué dans des affaires judiciaires perpétrées hors du territoire camerounais.

En attendant les prochains rebondissements dans les affaires de corruption ouvertes par le FBI, soit 40 dossiers concernant de nombreuses personnes et personnalités du Football, la relève semble se preparer dans les coulisses par toutes les parties. Les uns (Camp Blatter) vouant toujours pilote dans le « noir » en installant leur poulain pour continuer la « mafia » et les autres (Camp Platini & Prince Ali) voulant installer une nouvelle dynamique à la FIFA qui permettra de maintenir tout au moins les sponsors.
Yannick Ebosse
http://www.camer24.de/issa-hayatou-prend-asile-au-cameroun/

Scandale à la Fifa: Issa Hayatou, à qui le tour?

D’après plusieurs sources, les enquêtes du FBI viennent de ressortir un répertoire de 22 comptes bancaires disséminés dans plusieurs pays et appartenant au Président de la CAF. Actuellement au Cameroun, plusieurs sources prétendent qu’ Issa Hayatou pourrait, s’il est menacé ou impliqué dans les enquêtes du FBI, mettre sur la table une loi votée en 1966 contre des accords d’extraditions signés par le Cameroun.

Credit photo: archives

Pourrait-on assister dans les prochains jours à l’émission d’une notice rouge de la part d’Interpol contre Issa Hayatou ? C'est en tout cas la forte probabilité qui sous-tend des nouvelles informations des enquêtes sur la corruption du FBI. Le Sunday Times, journal britannique très impliqué depuis le début de l’enquête est encore récemment revenu à la charge en indiquant que le Président de la CAF a été au centre d’un « arrosage » important de plusieurs présidents de Fédérations Africaines de la part de Bin hammam et du Qatar pour s’assurer de toutes les voies de l’Afrique.

En 2011, lorsque le député Anglais Damian Collins et l’ancien Président de la Fédération Anglaise de Football David Triesman lançait le débat devant le parlement anglais, des démentis en cascades ont fusé de toutes parts pour traiter ses deux hommes de bonimenteurs. Le Sunday Times qui avait été soupçonné d’avoir fourni des documents au député britannique avait auparavant révélé qu’elle allait publier les preuves des implications dans les prochains jours. Plusieurs années sont passées et le feuilleton à rebondissement de cette affaire sera le coup de filet du FBI et de la police Suisse à quelques heures du Congrès de la Fifa. Plusieurs cadres et dirigeants de la Fédération Internationale de Football Association seront ainsi arrêtés. Les jours qui suivront seront également une suite de révélations et de rebondissement.

Le 02 Juin 2015, Sepp Blatter va démissionner, seulement quelques jours après sa « brillante réélection », le patron de la FIFA aurait craqué devant l’accélération des enquêtes du FBI qui venait d’établir une transaction de 10 millions de dollars  venant de la FIFA au profit de Jack Warner. A quoi a servi cet argent ? Le numéro 1 de la FIFA, « mouillé » semble-t-il dans ces micmacs n’avait certainement pas voulu être cueilli dans son magistère par les éclaboussures de ce scandale qui n’a pas encore rendu son verdict. Auparavant, il y a quelques années, lorsque le nom de Jack Warner avait été évoqué, le Sunday Times parlait de rumeurs et estimait le montant des transactions maffieuses à 5 millions de dollars.

Désormais les informations précisent s’accumulent et les procès verbaux d’enquêtes déclassifiés affluent dans plusieurs rédactions du Monde. Pour l’instant, si aucun Africain n’a encore été inquiété c’est simplement du fait de plusieurs facteurs pris en compte par les autorités judiciaires Suisses et Américaines. Le sol Suisse étant très propice pour des interpellations, les prochaines réunions de la Fifa, d’après nos sources pourraient voir un autre tournant dans les arrestations de dirigeants de cette instance qui a besoin urgemment de cure de jouvence.

Issa Hayatou bloqué au Cameroun ?

Pourquoi le Président de la CAF s’est-il précipité à revenir au Cameroun après le Congrès de la FIFA ? Pour l’instant si la thèse d’un retour aux sources est évoquée, nos sources affirment que ce retour n’est pas anodin. Le siège de la CAF étant en Egypte, le Président avait anticipé depuis des années ce type de situation en érigeant sur le sol Camerounais un siège annexe qui justifierait la délocalisation des bureaux d’Egypte pour le Cameroun. Le Président de la CAF, soupçonné avec Amos Adamu du Nigeria et Jacques ANOUMA de la Côte d’Ivoire, jadis d’avoir perçu tous de la part de Bin Hammam des pots-de-vin est aussi soupçonné d’avoir joué de courroie de transmission pour corrompre d’autres membres du Comité Exécutif de la FIFA. Le premier montant issu de la corruption directement imputé à Issa Hayatou et à ces autres « complices », tous trois ayant été membres du Comité de candidature à la FIFA, a été le versement de la somme d’1,8 millions de dollars pour financer le congrès annuel de la CAF en 2009 en Angola. En Juin 2010, lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, les trois membres de la CAF vont avoir d’autres largesses de la part de Bin Hammam que les enquêteurs considèrent également comme de la corruption. En effet, les enquêteurs affirment que Issa Hayatou aurait personnellement perçu 60 billets pour un montant réel de 3 800 dollars sans compter les 10 000 dollars déboursés pour régler le diner et les chambres dans lesquelles les membres du Comité Exécutif de la CAF avaient dormi. Ensuite, quelques semaines après, les trois membres de la CAF et de la FIFA seront conviés à une rencontre à Doha au Qatar où « secrètement » des pots-de-vin leurs seront donnés pour consolider leur vote.

Au final, l’on parle de 22 comptes bancaires appartenant à Issa Hayatou et répertoriés dans plusieurs pays. Les enquêtes du FBI arrivés aux Africains, membres de la FIFA, commencent à être diffusées par le Sunday Times qui, en déclassifiant une audition de Chuck Blazer parlait d’un membre de la FIFA présent lorsque le Maroc lui avait proposé des pots-de-vin pour le Mondial de 1998 et l’Afrique du Sud pour celui de 2010. Les enquêteurs ne voulant dévoiler le nom du concerné avaient déjà mis plusieurs personnes sur la piste.

Et si Interpol publiait une notice rouge

L’apothéose dans cette affaire pourrait être l’émission d’un cordon rouge avec la photo de Issa Hayatou sur le site d’Interpol. Comme avec Jack Warner qui n’a pas été arrêté à ce jour, il pourrait avoir un ralentissement dans les enquêtes du FBI si cela concernait Issa Hayatou le Président de la CAF et 1er Vice-président de la FIFA.

D’après des indiscrétions, si Jack Warner, lui, a décidé de se mettre complètement à table et promet de donner tous les documents en sa possession à la police pour que lumière soit faite ; ce qui pourrait démasquer plusieurs autres personnes insoupçonnées à la FIFA, nos sources parlent de probables démissions de l’actuel Vice-président de la FIFA et malgré l’émission de cordon rouge qui risque présenter un loi votée en 1966 par l’Assemblée et qui stipulerait qu’aucun Camerounais ne pourrait être extradé s’il arrivait qu’il soit impliqué dans des affaires judiciaires perpétrées hors du territoire camerounais.

En attendant les prochains rebondissements dans les affaires de corruption ouvertes par le FBI, soit 40 dossiers concernant de nombreuses personnes et personnalités du Football, la relève semble se preparer dans les coulisses par toutes les parties. Les uns (Camp Blatter) vouant toujours pilote dans le « noir » en installant leur poulain pour continuer la « mafia » et les autres (Camp Platini & Prince Ali) voulant installer une nouvelle dynamique à la FIFA qui permettra de maintenir tout au moins les sponsors.
Yannick Ebosse
http://www.camer24.de/issa-hayatou-prend-asile-au-cameroun/

Posté vendredi 12 juin 2015 à 02:00 |  par bbela

mercredi 10 juin 2015

   
Jack Warner, vice-président de la Fifa de 1997 à 2011. Trinidad, le 3 juin 2015. (AFP PHOTO/WARNER TV)

Les révélations sur la corruption au sein de la Fifa se succèdent. Le Sunday Times a publié plusieurs vidéos exclusives qui indiquent que le Maroc aurait en fait remporté l’organisation de la Coupe du monde 2010, contre l’Afrique du Sud.

Nouvelles révélations et soupçons de corruption à la Fifa. Selon un article du Sunday Times, “le Maroc aurait dû remporter l’organisation de la coupe du monde 2010”. L’Afrique du Sud n’aurait pas remporté suffisamment de suffrages au sein de la Fifa et ne devrait sa victoire qu’à une manipulation des urnes au dernier moment.
Ces nouvelles révélations auraient pour principale source des enregistrements vidéos produits lors d’une enquête du journal en 2010. Plusieurs dignitaitres de la Fifa s’y était exprimés librement, mis en confiance par la couverture des journalistes qui se sont fait passé pour des lobbyistes. Mais à l’époque ces vidéos n’avaient pas pu être transmises à la justice – juste à la… Fifa.

“Une majorité pour le Maroc”

Ismail Bhamjee, un membre du comité exécutif de la Fifa cité dans le Sunday Times, avait confié aux journalistes “qu’il avait vérifié auprès de ses collègues et qu’ils avaient réalisé que le Maroc avait remporté la majorité des suffrages [...] les urnes qui ont été ouvertes dans un local fermé ont été délibérement mal dépouillées”.
D’autre part, les différentes vidéos postées par le journal britannique indique que le Maroc et l’Afrique du Sud ont essayé ou ont réussi à soudoyer des officiels de la Fifa. Jack Warner, à l’époque vice-président de la Fifa, aurait accepté un pot de vin d’un million de dollars du Maroc et  “aurait finalement voté autrement car il avait reçu encore plus de l’Afrique du Sud”.

Révélations en cascades

La BBC, quant à elle, a également révélé aujourd’hui que Jack Warner aurait détourné 10 millions de dollars, versé par l’Afrique du Sud à la Fifa pour alimenter un programme destiné aux caraïbes. Jack Warner, un homme politique de Trinidad-et-Tobago, était également à l’époque président de la Concacaf (Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes). 
Selon les documents examinés lors de l'enquête, la majeure partie des fonds auraient été utilisé par l’ancien vice-président de la Fifa pour “rembourser des emprunts bancaires personnels, retirer de l’argent liquide ou blanchir de l’argent”.



http://www.courrierinternational.com/article/fifa-nouveau-scandale-le-mondial-2010-aurait-du-revenir-au-maroc

http://www.courrierinternational.com/article/fifa-nouveau-scandale-le-mondial-2010-aurait-du-revenir-au-maroc

Nouveau scandale Fifa: le Maroc est le cocufié du Mondial 2010

   
Jack Warner, vice-président de la Fifa de 1997 à 2011. Trinidad, le 3 juin 2015. (AFP PHOTO/WARNER TV)

Les révélations sur la corruption au sein de la Fifa se succèdent. Le Sunday Times a publié plusieurs vidéos exclusives qui indiquent que le Maroc aurait en fait remporté l’organisation de la Coupe du monde 2010, contre l’Afrique du Sud.

Nouvelles révélations et soupçons de corruption à la Fifa. Selon un article du Sunday Times, “le Maroc aurait dû remporter l’organisation de la coupe du monde 2010”. L’Afrique du Sud n’aurait pas remporté suffisamment de suffrages au sein de la Fifa et ne devrait sa victoire qu’à une manipulation des urnes au dernier moment.
Ces nouvelles révélations auraient pour principale source des enregistrements vidéos produits lors d’une enquête du journal en 2010. Plusieurs dignitaitres de la Fifa s’y était exprimés librement, mis en confiance par la couverture des journalistes qui se sont fait passé pour des lobbyistes. Mais à l’époque ces vidéos n’avaient pas pu être transmises à la justice – juste à la… Fifa.

“Une majorité pour le Maroc”

Ismail Bhamjee, un membre du comité exécutif de la Fifa cité dans le Sunday Times, avait confié aux journalistes “qu’il avait vérifié auprès de ses collègues et qu’ils avaient réalisé que le Maroc avait remporté la majorité des suffrages [...] les urnes qui ont été ouvertes dans un local fermé ont été délibérement mal dépouillées”.
D’autre part, les différentes vidéos postées par le journal britannique indique que le Maroc et l’Afrique du Sud ont essayé ou ont réussi à soudoyer des officiels de la Fifa. Jack Warner, à l’époque vice-président de la Fifa, aurait accepté un pot de vin d’un million de dollars du Maroc et  “aurait finalement voté autrement car il avait reçu encore plus de l’Afrique du Sud”.

Révélations en cascades

La BBC, quant à elle, a également révélé aujourd’hui que Jack Warner aurait détourné 10 millions de dollars, versé par l’Afrique du Sud à la Fifa pour alimenter un programme destiné aux caraïbes. Jack Warner, un homme politique de Trinidad-et-Tobago, était également à l’époque président de la Concacaf (Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes). 
Selon les documents examinés lors de l'enquête, la majeure partie des fonds auraient été utilisé par l’ancien vice-président de la Fifa pour “rembourser des emprunts bancaires personnels, retirer de l’argent liquide ou blanchir de l’argent”.



http://www.courrierinternational.com/article/fifa-nouveau-scandale-le-mondial-2010-aurait-du-revenir-au-maroc

http://www.courrierinternational.com/article/fifa-nouveau-scandale-le-mondial-2010-aurait-du-revenir-au-maroc

Posté mercredi 10 juin 2015 à 19:10 |  par bbela

mardi 2 juin 2015

Joseph « Sepp » Blatter, né le à Viège dans le canton du Valais, est un homme d'affaires et dirigeant sportif suisse. Huitième président de la FIFA depuis le 8 juin 1998, il annonce sa démission le 2 juin 2015.

Il est élu pour la première fois à ce poste le 8 juin 1998 lors de du 51ème congrès de la FIFA, succédant à Joao Havelange qui occupait les fonctions depuis 1974. Sepp Blatter est réélu en 2002, 2007 et en 2015. Avant de devenir président de la FIFA, il avait exercé des postes de direction dans les relations publiques, notamment chez le fabricant de montres suisse Longines, et était le secrétaire général de l'institution internationale du football depuis 1981.

Comme son prédécesseur brésilien, Blatter a cherché a augmenter l'influence des continents africain et asiatique dans le monde du football à travers l'extension de leur participation dans divers tournois de la FIFA, mais il a également été constamment poursuivi par des allégations de corruption et de mauvaise gestion financière. Le règne de Blatter correspond à une vaste expansion des recettes générées par la Coupe du Monde de la FIFA, avec dans le même temps, la faillite de la société de marketing International Sport and Leisure en 2001 et de nombreuses allégations de corruption dans l'institution qu'il dirige en ce qui concerne les processus de désignation des pays organisateurs des compétitions internationales de la FIFA.

Le 2015, trois jours après sa réélection en plein cœur d'une affaire de corruption touchant l"institution qu'il dirige, Sepp Blatter annonce qu'il démissionne de son poste de président de la FIFA, en expliquant que « ce mandat n’a pas le soutien de l’intégralité du monde du football »2. Son successeur sera élu lors d'un congrès exceptionnel entre décembre 2015 et mars 20161.

Biographie

Il grandit dans une famille germanophone, son père est contremaître dans l'usine chimique de Lonza, sa mère au foyer élève ses deux autres frères Peter et Marco, et sa sœur Ruth3,4.

Il fait ses études dans les collèges de Sion et de Saint-Maurice avant d'obtenir un diplôme de commerce et d'économie politique à HEC Lausanne. Footballeur amateur de 1948 à 1971, il commence sa carrière professionnelle en tant que directeur des relations publiques à l'office du tourisme valaisan. En 1964, il devient secrétaire général de la Ligue suisse de hockey sur glace. Il s'intéresse également au journalisme : en 1956, il adhère à l'Association des journalistes sportifs suisses. En 1970, il entre au sein de la direction du Neuchâtel Xamax FC. Il reste à ce poste jusqu'en 1975. Il est devenu entre-temps directeur des relations publiques de la marque d’horlogerie Longines. À ce titre, il participe à l'organisation des Jeux olympiques de Munich en 1972 et de Montréal en 1976, dans le domaine du chronométrage, où ses qualités commerciales sont remarquées par Horst Dassler (en), fils du fondateur d'Adidas qui le recommande à João Havelange, président de la FIFA5. Durant l'été 1975, la FIFA lui attribue le poste de directeur des programmes de développement. Sous la direction de João Havelange, il met en place plusieurs compétitions :
  • Coupe du monde de football féminin ;
  • Coupe du monde de football des moins de 20 ans ;
  • Football en salle[réf. souhaitée].

Sepp Blatter (à gauche) et João Havelange, président de la FIFA (avril 1982).
Au début des années 1980, Sepp Blatter grimpe dans la hiérarchie de la FIFA. En novembre 1981, il est nommé secrétaire général de l'association. Selon la journaliste Barbara Smit et le professeur Alan Tomlinson, cette nomination est due à Dassler afin d'écarter Helmut Käser, secrétaire général depuis 1961. Le patron d'Adidas aide Havelange puis Blatter dans leur conquête du pouvoir, payant une partie du salaire de Blatter qui a son bureau à Landersheim, au siège d'Adidas France, quand il entre à la FIFA6,7. Le journaliste d'investigation Andrew Jennings (en) prête ce commentaire à Dassler « on va installer ce type [Blatter] dans la place, il est bien, il est des nôtres »8. D'abord marié à Liliane Biner, avec qui il a sa fille unique, Corinne, Blatter se remarie avec Barbara, la fille d'Helmut Käser, avant de divorcer dix ans plus tard et de vivre un dernier mariage, entre 2002 et 2004, avec une amie de sa fille, Graziella Bianca, ancienne dresseuse de dauphins d’un parc aquatique9.
En 1990, il est nommé directeur exécutif et s'occupe de plusieurs coupes du monde. Au printemps 1998, il se porte candidat à la présidence de la FIFA. Il accède à ce poste le 8 juin de la même année alors que Lennart Johansson était favori, ce qui suscite des rumeurs de tentative de corruption de la part de l'entourage de Blatter, le président de la Fédération de Somalie de football Farah Weheliye Addo (en) étant chassé de la FIFA après avoir dénoncé ces pratiques10,11.


Le 29 mai 2015 à Zurich, à l'âge de 79 ans, il est réélu pour un cinquième mandat de président de la FIFA en plein cœur d'une affaire de corruption lors du 65ème congrès12, avant d'annoncer sa démission trois jours plus tard, le 201513.

Polémiques

La présidence de Sepp Blatter est marquée par de nombreuses polémiques et affaires de corruption.
Le journaliste David Yallop publie ainsi en 1999 How They Stole the Game (Comment ils ont volé le jeu) et dans la même veine le journaliste Andrew Jennings publie en 2006 Carton rouge !, où il dénonce la gestion de Sepp Blatter en reprenant nombre de données déjà publiées ainsi que des accusations de corruption. La FIFA tente, en vain dans les deux cas, de faire interdire la publication de ces ouvrages.

En 2014, l'ancien président de la fédération anglaise de football David Triesman compare à la Chambre des lords Sepp Blatter à Vito Corleone, et dit de la FIFA qu' «elle possède une longue tradition de pots-de-vin, de magouilles et de corruption. La FIFA se conduit comme une famille de mafieux. La corruption a été érigée en système et soutenue par l'absence d'investigations et où la plupart des accusés échappe aux enquêtes. Des douzaines de travailleurs immigrés tués dans la construction des stades au Qatar sont ainsi ignorées»14.

Affaire ISL

La faillite de la société suisse International Sport and Leisure (ISL), en 2001 avec des dettes de plusieurs dizaines de millions d'euros révèle le premier gros scandale de corruption touchant la FIFA. L'entreprise avait obtenu l'exclusivité de la vente des droits marketings de plusieurs Coupes du monde.
Dès l'année 2001, le juge d'instruction du canton de Zoug Thomas Hildbrand, spécialisé dans les crimes et délits économiques, mène son enquête sur la société désormais en faillite ISL. En mai 2002 déjà, le secrétaire général de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen, avait publiquement dénoncé les dysfonctionnements au sein de l'association de football et critiqué le « système Blatter ». Un mois plus tard, il était contraint de démissionner. Les investigations de la justice menent aux perquisitions dans les bureaux de la FIFA à Zurich en novembre 2005, en raison de forts soupçons de détournement de fonds et de corruption.

L’enquête de Michael Garcia accuse directement le président de la FIFA Joao Havelange et son gendre Ricardo Teixeira, puissant patron du football brésilien de 1989 à 2012 et vice-président de la FIFA. Les deux hommes auraient touché 40 millions d'euros de pots-de-vin dans les années 90;

Trafic de billets

En 2014, un vaste trafic de billets d'entrées pour les matchs est démantelé par la police brésilienne. Un membre de la FIFA, Mohamadou Lamine Fofana ainsi que le directeur de la société Match Hospitality, Ray Whelan, sont arrêtés par la police. Le trafic pèse 70 millions de dollars et date des quatre dernières coupes du monde. La société suisse Match Hospitality est un prestataire exclusif de la FIFA, cette société suisse appartient à la société suisse Infront Sports and Media, dirigée par Philippe Blatter, le neveu de Sepp Blatter15,16.

Autres

Lors de la finale de la Coupe du Monde 2006, le président de la FIFA refuse de remettre le trophée au capitaine de l'équipe d'Italie Fabio Cannavaro17.

Interviewé par France Télévisions18 en septembre 2006, Blatter nie l'existence du dopage dans le foot, en soutenant que la pratique du dopage dans les sports collectifs en général « n'existe pratiquement pas puisqu'elle ne serait d'aucune utilité ». En décembre 2012, interviewé lors de l'émission Canal football club, il réitère ses déclarations en se disant « certain qu’il n’y a pas de dopage organisé dans un sport collectif » puis ajoutant en mimant le geste que la plupart des cas détectés concernait « la drogue, la marijuana ou un peu de schnouf »19.

En 2010, il invite les homosexuels à « s'abstenir de toute activité sexuelle » pendant la Coupe du monde de football de 2022 (organisée au Qatar, pays où l'Islam, considérant l'homosexualité comme un péché, est la religion d'État). Ces propos ont provoqué la colère d'associations gay20.

En 2011, lors de son élection à la présidence, il est informé par Jack Warner, alors président de la Concacaf, de versements en liquide de la part Bin Hamman, son adversaire à l'élection, son principal concurrent. Celui-ci doit alors se retirer et Sepp Blatter reste l'unique candidat à l’élection21.

En 2014, la FIFA dépense 25 millions de francs suisses pour la participation à un film fiction qui a couté 28 millions de francs suisses, United Passions supposé être à la gloire d'un Sepp Blatter incarné par Tim Roth. Présenté au festival de Cannes le 18 mai 201422, le film récolte une note de 2.8 sur 10 par le site IMDB23.

En 2014, Sepp Blatter déclare qu'il n'y a pas de racisme dans le football, assimilant ces actes à des faits de jeu21.

Distinctions et prix

Sepp Blatter a reçu de nombreux prix et distinctions dont :
  • Président d'honneur de Neuchâtel Xamax ; le club, surendetté, est mis en faillite le 12 janvier 2012
  • Membre d'honneur de l'ASF (Association suisse de football)
  • L'ordre du Mérite olympique
  • L'ordre du Mérite de l'UEFA
  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Prix de la Francophonie de l'Académie des sports (1989)
  • Or Tambo et Order of Good Hope, décernés par l'Afrique du Sud
  • Grand Officier du Wissam Al Arch et Grand Cordon du Wissam Alaouite, décernés par le Maroc
  • L'American Global Award for Peace
  • Humaniste de l'année et Charte d'or de la paix et de l'humanisme décernés par la Ligue internationale des humanistes pour la paix et la tolérance (en)24
  • Docteur honoris causa en arts, Université De Montfort (Leicester)
La Bolivie, la Jordanie, la Tunisie, le Yémen, le Soudan, Djibouti et la République centrafricaine lui ont également décerné des ordres et des titres pour ses services25. Il est élevé chevalier de l'Ordre du croissant vert comorien le 3 mars 201026.


La chute de Sepp Blatter en neuf déclarations

 


«C’est un moment difficile pour le football, les supporters et la FIFA. De tels comportements n’ont pas leur place dans le football et nous nous assurerons que ceux impliqués seront exclus du jeu.»
Le 27 mai, jour de l’arrestation à Zurich de sept hauts responsables de la FIFA.
«Michel, c’est trop tard»
Le 28 mai, en réponse, selon Michel Platini, à la demande du président de l’UEFA, qui voulait que le Suisse démissionne. 
«Les événements d’hier, sans précédent, ont jeté une ombre sur le football et sur le Congrès. (…) Je ne peux pas surveiller tout le monde. Si certains veulent mal faire, ils tenteront aussi de s’en cacher. Je suis sûr que d’autres mauvaises nouvelles vont venir. Mais il est important de restaurer la confiance.»

Le 28 mai, lors de la cérémonie d’ouverture du Congrès de la FIFA.
«Le football a besoin d’un leader fort, expérimenté. Et moi, j’ai besoin de vous.»

Le 29 mai, quelques minutes avant l’élection à la présidence de la FIFA.
«Démissionner, ça voudrait dire que je suis fautif» 
«Je vous aime. Je sais que je ne suis pas parfait mais personne n’est parfait. (…) On me rend responsable de tout (…) mais je vais remonter le chemin. Et à la fin de mon mandat, je pourrai donner une FIFA solide, forte, sortie de la tempête.»

Le 29 mai, devant le Congrès, juste après sa réélection.
«Les coupables – si leur culpabilité est avérée – sont des individus et non pas l’organisation dans son ensemble! Maintenant, c’est à nous tous de réparer les dégâts.»

Le 29 mai, juste après sa réélection.
«Je suis soulagé: par ma réélection, mais aussi par la bonne ambiance qui régnait ce matin au sein du Comité exécutif et qui m'a confirmé que je n'étais pas seul.»

Le 30 mai, lendemain de sa réélection.
«Démissionner, ça voudrait dire que je suis fautif, or je lutte depuis quatre ans contre toute corruption.»

Le 30 mai, dans une interview à la Radio télévision suisse.
«Même si un nouveau mandat m'a été confié, il semble que je ne sois pas soutenu par tous dans le monde du football, c'est pourquoi je vais convoquer un Congrès extraordinaire et remettre mon mandat à disposition.»
Le 2 juin, lors d’une conférence de presse au siège de la FIFA, à Zurich.










wikipedia.fr
lequipe.fr

 


Portrait de la semaine: Qui est Joseph Blatter?

Joseph « Sepp » Blatter, né le à Viège dans le canton du Valais, est un homme d'affaires et dirigeant sportif suisse. Huitième président de la FIFA depuis le 8 juin 1998, il annonce sa démission le 2 juin 2015.

Il est élu pour la première fois à ce poste le 8 juin 1998 lors de du 51ème congrès de la FIFA, succédant à Joao Havelange qui occupait les fonctions depuis 1974. Sepp Blatter est réélu en 2002, 2007 et en 2015. Avant de devenir président de la FIFA, il avait exercé des postes de direction dans les relations publiques, notamment chez le fabricant de montres suisse Longines, et était le secrétaire général de l'institution internationale du football depuis 1981.

Comme son prédécesseur brésilien, Blatter a cherché a augmenter l'influence des continents africain et asiatique dans le monde du football à travers l'extension de leur participation dans divers tournois de la FIFA, mais il a également été constamment poursuivi par des allégations de corruption et de mauvaise gestion financière. Le règne de Blatter correspond à une vaste expansion des recettes générées par la Coupe du Monde de la FIFA, avec dans le même temps, la faillite de la société de marketing International Sport and Leisure en 2001 et de nombreuses allégations de corruption dans l'institution qu'il dirige en ce qui concerne les processus de désignation des pays organisateurs des compétitions internationales de la FIFA.

Le 2015, trois jours après sa réélection en plein cœur d'une affaire de corruption touchant l"institution qu'il dirige, Sepp Blatter annonce qu'il démissionne de son poste de président de la FIFA, en expliquant que « ce mandat n’a pas le soutien de l’intégralité du monde du football »2. Son successeur sera élu lors d'un congrès exceptionnel entre décembre 2015 et mars 20161.

Biographie

Il grandit dans une famille germanophone, son père est contremaître dans l'usine chimique de Lonza, sa mère au foyer élève ses deux autres frères Peter et Marco, et sa sœur Ruth3,4.

Il fait ses études dans les collèges de Sion et de Saint-Maurice avant d'obtenir un diplôme de commerce et d'économie politique à HEC Lausanne. Footballeur amateur de 1948 à 1971, il commence sa carrière professionnelle en tant que directeur des relations publiques à l'office du tourisme valaisan. En 1964, il devient secrétaire général de la Ligue suisse de hockey sur glace. Il s'intéresse également au journalisme : en 1956, il adhère à l'Association des journalistes sportifs suisses. En 1970, il entre au sein de la direction du Neuchâtel Xamax FC. Il reste à ce poste jusqu'en 1975. Il est devenu entre-temps directeur des relations publiques de la marque d’horlogerie Longines. À ce titre, il participe à l'organisation des Jeux olympiques de Munich en 1972 et de Montréal en 1976, dans le domaine du chronométrage, où ses qualités commerciales sont remarquées par Horst Dassler (en), fils du fondateur d'Adidas qui le recommande à João Havelange, président de la FIFA5. Durant l'été 1975, la FIFA lui attribue le poste de directeur des programmes de développement. Sous la direction de João Havelange, il met en place plusieurs compétitions :
  • Coupe du monde de football féminin ;
  • Coupe du monde de football des moins de 20 ans ;
  • Football en salle[réf. souhaitée].

Sepp Blatter (à gauche) et João Havelange, président de la FIFA (avril 1982).
Au début des années 1980, Sepp Blatter grimpe dans la hiérarchie de la FIFA. En novembre 1981, il est nommé secrétaire général de l'association. Selon la journaliste Barbara Smit et le professeur Alan Tomlinson, cette nomination est due à Dassler afin d'écarter Helmut Käser, secrétaire général depuis 1961. Le patron d'Adidas aide Havelange puis Blatter dans leur conquête du pouvoir, payant une partie du salaire de Blatter qui a son bureau à Landersheim, au siège d'Adidas France, quand il entre à la FIFA6,7. Le journaliste d'investigation Andrew Jennings (en) prête ce commentaire à Dassler « on va installer ce type [Blatter] dans la place, il est bien, il est des nôtres »8. D'abord marié à Liliane Biner, avec qui il a sa fille unique, Corinne, Blatter se remarie avec Barbara, la fille d'Helmut Käser, avant de divorcer dix ans plus tard et de vivre un dernier mariage, entre 2002 et 2004, avec une amie de sa fille, Graziella Bianca, ancienne dresseuse de dauphins d’un parc aquatique9.
En 1990, il est nommé directeur exécutif et s'occupe de plusieurs coupes du monde. Au printemps 1998, il se porte candidat à la présidence de la FIFA. Il accède à ce poste le 8 juin de la même année alors que Lennart Johansson était favori, ce qui suscite des rumeurs de tentative de corruption de la part de l'entourage de Blatter, le président de la Fédération de Somalie de football Farah Weheliye Addo (en) étant chassé de la FIFA après avoir dénoncé ces pratiques10,11.


Le 29 mai 2015 à Zurich, à l'âge de 79 ans, il est réélu pour un cinquième mandat de président de la FIFA en plein cœur d'une affaire de corruption lors du 65ème congrès12, avant d'annoncer sa démission trois jours plus tard, le 201513.

Polémiques

La présidence de Sepp Blatter est marquée par de nombreuses polémiques et affaires de corruption.
Le journaliste David Yallop publie ainsi en 1999 How They Stole the Game (Comment ils ont volé le jeu) et dans la même veine le journaliste Andrew Jennings publie en 2006 Carton rouge !, où il dénonce la gestion de Sepp Blatter en reprenant nombre de données déjà publiées ainsi que des accusations de corruption. La FIFA tente, en vain dans les deux cas, de faire interdire la publication de ces ouvrages.

En 2014, l'ancien président de la fédération anglaise de football David Triesman compare à la Chambre des lords Sepp Blatter à Vito Corleone, et dit de la FIFA qu' «elle possède une longue tradition de pots-de-vin, de magouilles et de corruption. La FIFA se conduit comme une famille de mafieux. La corruption a été érigée en système et soutenue par l'absence d'investigations et où la plupart des accusés échappe aux enquêtes. Des douzaines de travailleurs immigrés tués dans la construction des stades au Qatar sont ainsi ignorées»14.

Affaire ISL

La faillite de la société suisse International Sport and Leisure (ISL), en 2001 avec des dettes de plusieurs dizaines de millions d'euros révèle le premier gros scandale de corruption touchant la FIFA. L'entreprise avait obtenu l'exclusivité de la vente des droits marketings de plusieurs Coupes du monde.
Dès l'année 2001, le juge d'instruction du canton de Zoug Thomas Hildbrand, spécialisé dans les crimes et délits économiques, mène son enquête sur la société désormais en faillite ISL. En mai 2002 déjà, le secrétaire général de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen, avait publiquement dénoncé les dysfonctionnements au sein de l'association de football et critiqué le « système Blatter ». Un mois plus tard, il était contraint de démissionner. Les investigations de la justice menent aux perquisitions dans les bureaux de la FIFA à Zurich en novembre 2005, en raison de forts soupçons de détournement de fonds et de corruption.

L’enquête de Michael Garcia accuse directement le président de la FIFA Joao Havelange et son gendre Ricardo Teixeira, puissant patron du football brésilien de 1989 à 2012 et vice-président de la FIFA. Les deux hommes auraient touché 40 millions d'euros de pots-de-vin dans les années 90;

Trafic de billets

En 2014, un vaste trafic de billets d'entrées pour les matchs est démantelé par la police brésilienne. Un membre de la FIFA, Mohamadou Lamine Fofana ainsi que le directeur de la société Match Hospitality, Ray Whelan, sont arrêtés par la police. Le trafic pèse 70 millions de dollars et date des quatre dernières coupes du monde. La société suisse Match Hospitality est un prestataire exclusif de la FIFA, cette société suisse appartient à la société suisse Infront Sports and Media, dirigée par Philippe Blatter, le neveu de Sepp Blatter15,16.

Autres

Lors de la finale de la Coupe du Monde 2006, le président de la FIFA refuse de remettre le trophée au capitaine de l'équipe d'Italie Fabio Cannavaro17.

Interviewé par France Télévisions18 en septembre 2006, Blatter nie l'existence du dopage dans le foot, en soutenant que la pratique du dopage dans les sports collectifs en général « n'existe pratiquement pas puisqu'elle ne serait d'aucune utilité ». En décembre 2012, interviewé lors de l'émission Canal football club, il réitère ses déclarations en se disant « certain qu’il n’y a pas de dopage organisé dans un sport collectif » puis ajoutant en mimant le geste que la plupart des cas détectés concernait « la drogue, la marijuana ou un peu de schnouf »19.

En 2010, il invite les homosexuels à « s'abstenir de toute activité sexuelle » pendant la Coupe du monde de football de 2022 (organisée au Qatar, pays où l'Islam, considérant l'homosexualité comme un péché, est la religion d'État). Ces propos ont provoqué la colère d'associations gay20.

En 2011, lors de son élection à la présidence, il est informé par Jack Warner, alors président de la Concacaf, de versements en liquide de la part Bin Hamman, son adversaire à l'élection, son principal concurrent. Celui-ci doit alors se retirer et Sepp Blatter reste l'unique candidat à l’élection21.

En 2014, la FIFA dépense 25 millions de francs suisses pour la participation à un film fiction qui a couté 28 millions de francs suisses, United Passions supposé être à la gloire d'un Sepp Blatter incarné par Tim Roth. Présenté au festival de Cannes le 18 mai 201422, le film récolte une note de 2.8 sur 10 par le site IMDB23.

En 2014, Sepp Blatter déclare qu'il n'y a pas de racisme dans le football, assimilant ces actes à des faits de jeu21.

Distinctions et prix

Sepp Blatter a reçu de nombreux prix et distinctions dont :
  • Président d'honneur de Neuchâtel Xamax ; le club, surendetté, est mis en faillite le 12 janvier 2012
  • Membre d'honneur de l'ASF (Association suisse de football)
  • L'ordre du Mérite olympique
  • L'ordre du Mérite de l'UEFA
  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Prix de la Francophonie de l'Académie des sports (1989)
  • Or Tambo et Order of Good Hope, décernés par l'Afrique du Sud
  • Grand Officier du Wissam Al Arch et Grand Cordon du Wissam Alaouite, décernés par le Maroc
  • L'American Global Award for Peace
  • Humaniste de l'année et Charte d'or de la paix et de l'humanisme décernés par la Ligue internationale des humanistes pour la paix et la tolérance (en)24
  • Docteur honoris causa en arts, Université De Montfort (Leicester)
La Bolivie, la Jordanie, la Tunisie, le Yémen, le Soudan, Djibouti et la République centrafricaine lui ont également décerné des ordres et des titres pour ses services25. Il est élevé chevalier de l'Ordre du croissant vert comorien le 3 mars 201026.


La chute de Sepp Blatter en neuf déclarations

 


«C’est un moment difficile pour le football, les supporters et la FIFA. De tels comportements n’ont pas leur place dans le football et nous nous assurerons que ceux impliqués seront exclus du jeu.»
Le 27 mai, jour de l’arrestation à Zurich de sept hauts responsables de la FIFA.
«Michel, c’est trop tard»
Le 28 mai, en réponse, selon Michel Platini, à la demande du président de l’UEFA, qui voulait que le Suisse démissionne. 
«Les événements d’hier, sans précédent, ont jeté une ombre sur le football et sur le Congrès. (…) Je ne peux pas surveiller tout le monde. Si certains veulent mal faire, ils tenteront aussi de s’en cacher. Je suis sûr que d’autres mauvaises nouvelles vont venir. Mais il est important de restaurer la confiance.»

Le 28 mai, lors de la cérémonie d’ouverture du Congrès de la FIFA.
«Le football a besoin d’un leader fort, expérimenté. Et moi, j’ai besoin de vous.»

Le 29 mai, quelques minutes avant l’élection à la présidence de la FIFA.
«Démissionner, ça voudrait dire que je suis fautif» 
«Je vous aime. Je sais que je ne suis pas parfait mais personne n’est parfait. (…) On me rend responsable de tout (…) mais je vais remonter le chemin. Et à la fin de mon mandat, je pourrai donner une FIFA solide, forte, sortie de la tempête.»

Le 29 mai, devant le Congrès, juste après sa réélection.
«Les coupables – si leur culpabilité est avérée – sont des individus et non pas l’organisation dans son ensemble! Maintenant, c’est à nous tous de réparer les dégâts.»

Le 29 mai, juste après sa réélection.
«Je suis soulagé: par ma réélection, mais aussi par la bonne ambiance qui régnait ce matin au sein du Comité exécutif et qui m'a confirmé que je n'étais pas seul.»

Le 30 mai, lendemain de sa réélection.
«Démissionner, ça voudrait dire que je suis fautif, or je lutte depuis quatre ans contre toute corruption.»

Le 30 mai, dans une interview à la Radio télévision suisse.
«Même si un nouveau mandat m'a été confié, il semble que je ne sois pas soutenu par tous dans le monde du football, c'est pourquoi je vais convoquer un Congrès extraordinaire et remettre mon mandat à disposition.»
Le 2 juin, lors d’une conférence de presse au siège de la FIFA, à Zurich.










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Posté mardi 2 juin 2015 à 23:20 |  par bbela


Le secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke, le 30 mai 2015, à Zurich, avec Sepp Blatter.
Le secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke, le 30 mai 2015, à Zurich, avec Sepp Blatter. - AFP PHOTO / FABRICE COFFRIN

Pour le moment, Jérôme Valcke n’est « pas concerné ». Alors que la Fifa croule sous les accusations de corruption depuis l’intervention de la justice américaine la semaine passée, la toute dernière affaire remonte très haut : jusqu’au secrétaire général, le Français Jérôme Valcke, soupçonné d’avoir facilité un virement de 10 millions de dollars vers le compte de Jack Warner, ancien patron de la Concacaf, dans le cadre de l’attribution de la Coupe du monde 2010 à l’Afrique du sud.

Mouiller ce Français de 55 ans, c’est abîmer un peu plus la réputation de Sepp Blatter. Le patron de la Fifa assure « ne pas pouvoir surveiller tout le monde ». Même son ombre ? Car Valcke est plus qu’un collaborateur : c’est le Premier ministre de la Fifa, le bras armé du Suisse. « Quel que soit ce que me demandait Blatter et ce que je devais faire quand j’ai rejoint la Fifa, je le faisais. Donc nous avons une relation forte, lui et moi », expliquait-il à The Independent en 2007. La preuve : quand la maison brule, il annule son déplacement au Canada pour l’ouverture de la Coupe du monde féminine et tenter d’éteindre un feu qui commence à se propager jusqu’à son bureau.

Les incendies, il a pourtant appris à les gérer. En 2010, il est entendu en tant que témoin dans l’affaire des transferts frauduleux du PSG, lui qui était à la fin du 20e siècle directeur de la chaîne Sport +. En juillet 2007, alors qu’il est directeur marketing de la Fifa, il coûte 90 millions d’euros à son employeur pour avoir tenté de favoriser Visa au détriment de MasterCard. Viré par Blatter, il est repris - et même promu – 10 mois plus tard. « Dire que je suis là parce que j’ai un dossier sur Blatter, c’est vraiment me prendre pour un con et bien mal connaître Blatter », répond Valcke au Monde.


Si les négociations menées par Jérôme Valcke ont sensiblement rempli les caisses de la Fifa, au point qu’elle est aujourd’hui assise sur une réserve de 1,5 milliard d’euros, ce n’est pas franchement la diplomatie qui est à la base de sa méthode. La preuve ? Cette déclaration datant de 2013, alors que l’avancée des travaux au Brésil en vue de la Coupe du monde 2015 inquiétait terriblement : « Je vais dire quelque chose de fou, mais un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde. Quand on a un homme fort à la tête d’un État qui peut décider, comme pourra peut-être le faire Poutine en 2018, c’est plus facile pour nous les organisateurs qu’avec un pays comme l’Allemagne où il faut négocier à plusieurs niveaux. »

« Le Jérôme Valcke que j’ai connu était incapable de la moindre magouille »

Négocier, ce n’est pourtant pas son métier, à la base. Dans les années 1980, c’est en tant que journaliste que Charles Biétry le recrute au service des sports de Canal +, où il commente le ski quelque temps. « J’avais envie de gérer nous-mêmes les droits à Canal, je lui ai demandé s’il voulait s’occupait de ça. Je pensais qu’il avait toutes les qualités pour faire ça : il aurait été un bon journaliste sans atteindre le top niveau. Mais ses qualités de gestionnaire, sa culture générale, m’ont fait penser qu’il aurait une meilleure vie en faisant autre chose. »

Valcke et son premier mentor ne sont pas restés proches, sans être fâchés non plus : « On se souhaite la bonne année, je présume », reprend Charles Biétry. Mais l’ancien patron des sports de la chaîne cryptée l’a suffisamment côtoyé pour être « absolument certain que le Jérôme Valcke que j’ai connu était incapable de la moindre magouille ou de la moindre malhonnêteté, ça, c’est sûr ». En fait, il est surtout surpris de le retrouver à la Fifa : « Je savais qu’il réussirait, j’étais persuadé qu’il montrait dans une instance, mais comme il était pas mal omnisport, je l’aurai plus vu au CIO. » Une autre institution pas franchement réputée pour sa transparence.

http://www.20minutes.fr/sport/1621471-20150602-fifa-jerome-valcke-francais-ombre-sepp-blatter

Portrait #Fifagate: Qui est Jérôme Valcke, le Français dans l'ombre de Sepp Blatter?


Le secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke, le 30 mai 2015, à Zurich, avec Sepp Blatter.
Le secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke, le 30 mai 2015, à Zurich, avec Sepp Blatter. - AFP PHOTO / FABRICE COFFRIN

Pour le moment, Jérôme Valcke n’est « pas concerné ». Alors que la Fifa croule sous les accusations de corruption depuis l’intervention de la justice américaine la semaine passée, la toute dernière affaire remonte très haut : jusqu’au secrétaire général, le Français Jérôme Valcke, soupçonné d’avoir facilité un virement de 10 millions de dollars vers le compte de Jack Warner, ancien patron de la Concacaf, dans le cadre de l’attribution de la Coupe du monde 2010 à l’Afrique du sud.

Mouiller ce Français de 55 ans, c’est abîmer un peu plus la réputation de Sepp Blatter. Le patron de la Fifa assure « ne pas pouvoir surveiller tout le monde ». Même son ombre ? Car Valcke est plus qu’un collaborateur : c’est le Premier ministre de la Fifa, le bras armé du Suisse. « Quel que soit ce que me demandait Blatter et ce que je devais faire quand j’ai rejoint la Fifa, je le faisais. Donc nous avons une relation forte, lui et moi », expliquait-il à The Independent en 2007. La preuve : quand la maison brule, il annule son déplacement au Canada pour l’ouverture de la Coupe du monde féminine et tenter d’éteindre un feu qui commence à se propager jusqu’à son bureau.

Les incendies, il a pourtant appris à les gérer. En 2010, il est entendu en tant que témoin dans l’affaire des transferts frauduleux du PSG, lui qui était à la fin du 20e siècle directeur de la chaîne Sport +. En juillet 2007, alors qu’il est directeur marketing de la Fifa, il coûte 90 millions d’euros à son employeur pour avoir tenté de favoriser Visa au détriment de MasterCard. Viré par Blatter, il est repris - et même promu – 10 mois plus tard. « Dire que je suis là parce que j’ai un dossier sur Blatter, c’est vraiment me prendre pour un con et bien mal connaître Blatter », répond Valcke au Monde.


Si les négociations menées par Jérôme Valcke ont sensiblement rempli les caisses de la Fifa, au point qu’elle est aujourd’hui assise sur une réserve de 1,5 milliard d’euros, ce n’est pas franchement la diplomatie qui est à la base de sa méthode. La preuve ? Cette déclaration datant de 2013, alors que l’avancée des travaux au Brésil en vue de la Coupe du monde 2015 inquiétait terriblement : « Je vais dire quelque chose de fou, mais un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde. Quand on a un homme fort à la tête d’un État qui peut décider, comme pourra peut-être le faire Poutine en 2018, c’est plus facile pour nous les organisateurs qu’avec un pays comme l’Allemagne où il faut négocier à plusieurs niveaux. »

« Le Jérôme Valcke que j’ai connu était incapable de la moindre magouille »

Négocier, ce n’est pourtant pas son métier, à la base. Dans les années 1980, c’est en tant que journaliste que Charles Biétry le recrute au service des sports de Canal +, où il commente le ski quelque temps. « J’avais envie de gérer nous-mêmes les droits à Canal, je lui ai demandé s’il voulait s’occupait de ça. Je pensais qu’il avait toutes les qualités pour faire ça : il aurait été un bon journaliste sans atteindre le top niveau. Mais ses qualités de gestionnaire, sa culture générale, m’ont fait penser qu’il aurait une meilleure vie en faisant autre chose. »

Valcke et son premier mentor ne sont pas restés proches, sans être fâchés non plus : « On se souhaite la bonne année, je présume », reprend Charles Biétry. Mais l’ancien patron des sports de la chaîne cryptée l’a suffisamment côtoyé pour être « absolument certain que le Jérôme Valcke que j’ai connu était incapable de la moindre magouille ou de la moindre malhonnêteté, ça, c’est sûr ». En fait, il est surtout surpris de le retrouver à la Fifa : « Je savais qu’il réussirait, j’étais persuadé qu’il montrait dans une instance, mais comme il était pas mal omnisport, je l’aurai plus vu au CIO. » Une autre institution pas franchement réputée pour sa transparence.

http://www.20minutes.fr/sport/1621471-20150602-fifa-jerome-valcke-francais-ombre-sepp-blatter

Posté à 15:38 |  par bbela

jeudi 28 mai 2015

Le président suisse de la Fédération internationale de football a consolidé son pouvoir en distribuant des subventions importantes aux dirigeants des fédérations de pays en développement, notamment en Afrique.

La Fédération internationale de football (Fifa) a été frappée en son cœur à Zurich, où se situe son siège, mercredi 27 mai. Régulièrement accusés de corruption, les dirigeants de la Fifa, qui baignent dans une opulence et un sentiment d'impunité souvent affiché au grand jour, ont cette fois été secoués par la justice. À la demande des autorités américaines, sept responsables de l'organisation soupçonnés de corruption ont été arrêtés, tandis que, dans une procédure distincte mais coordonnée, le parquet suisse a annoncé avoir saisi des documents électroniques au siège de la Fifa dans le cadre d'une procédure pénale contre X pour soupçon «de blanchiment d'argent et gestion déloyale».

Cette secousse a lieu deux jours avant l'élection générale de la Fifa, où l'inamovible Joseph Blatter, 79 ans, semble assuré d'une nouvelle réélection malgré les scandales qui entourent sa présidence, parmi lesquels les accusations de fraudes autour du vote pour désigner le Qatar comme pays organisateur de la Coupe du monde 2022. Le seul concurrent du Suisse pour la présidence, le prince jordanien Ali Bin al-Hussein, ancien vice-président de la Fifa, a déclaré que c'était «un jour triste pour le football. L'affaire connaît ses développements actuellement, des détails émergent, il ne serait pas approprié de faire d'autres commentaires pour l'heure».

 

Le président de la Fifa, Joseph Blatter. REUTERS/Sebstian Derungs

 

Joseph Blatter ne semble, lui, pas inquiété par cette procédure judiciaire. Le porte-parole de la Fifa a même déclaré mercredi que «Sepp Blatter est assez détendu, parce qu'il n'est pas impliqué là-dedans. Bien sûr, il ne danse pas sur la table. Il n'est pas heureux, mais il sait que ce sont les conséquences de ce que nous avons initié».

Mais dans le monde du football, personne n'est dupe des stratégies politiques dont a usé Joseph Blatter pendant sa longue carrière à la tête de la Fifa pour garder le pouvoir entre ses mains. Et si la majorité des dirigeants de l'organisation arrêtés mercredi matin sont originaires d'Amérique centrale et latine, c'est en Afrique que pèsent les plus forts soupçons sur les pratiques du Suisse, avec notamment le cas du programme Goal, créé par Blatter lui-même pour développer les infrastructures liées au football dans les pays en développement.

L'Afrique, base électorale

«L'Afrique est à l'aise avec vous. L'Afrique restera avec vous.» Ces mots, sans équivoques, ont été prononcés par le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, lors du congrès annuel de l'organisation qui s'est tenu au Caire le 7 avril 2015. L'homme fort du football africain a ainsi rappelé son soutien sans faille au président de la Fifa dans sa quête d'un cinquième mandat.

Lors de l'élection pour la présidence de la Fifa, chacun des 209 pays membres dispose d'une voix. Et, à ce jeu-là, l'Afrique est la confédération qui pèse le plus lourd avec 54 membres, soit 25,8% des votes. Un sacré réservoir pour Joseph Blatter, qui, depuis le début de sa carrière au sein de la Fifa, a noué des liens étroits avec les décideurs du football africain. Le 29 mai, il devrait encore rafler une bonne partie des votes africains, même si les présidents de fédérations n'ont aucune obligation de suivre les consignes de vote données par Issa Hayatou au Caire.

Dès sa première élection à la tête de la Fifa en 1998, qu'il avait remportée contre toute attente face au Suédois Lennart Johansson, Joseph Blatter s'était appuyé sur la Confédération africaine de football pour remporter le scrutin. Lennart Johansson et le vice-président de la Confédération africaine de l'époque, Farah Addo, avaient dénoncé dès 2002 des achats de voix de dirigeants africains par Joseph Blatter lors de cette élection. Fin mars, Lennart Johansson s'est exprimé à propos du scrutin du 29 mai en déclarant  à l'agence de presse Reuters que «l'Afrique et ne votera pas pour un Européen. Et Blatter n'en est pas un à leurs yeux. Il est la Fifa».

Lors de sa première réélection en 2002, Joseph Blatter avait battu Issa Hayatou, déjà leader de la CAF à l'époque et candidat à la présidence mondiale, en rassemblant notamment près de la moitié des votes des fédérations africaines. Une victoire qui a marqué les esprits en Afrique.

«Aucune traçabilité des fonds»

L'histoire d'amour entre le président de la Fifa et le continent africain remonte à très loin. À un voyage initiatique réalisé à Addis Abeba, en Éthiopie, en 1976. Dans le numéro de mai du magazine So Foot, un long dossier, avec comme titre évocateur «Le parrain», est consacré à la carrière de Joseph Blatter. L'actuel conseiller à la Fifa, Walter Gagg, y raconte les premiers pas du dirigeant suisse en Afrique.

«Tout a commencé en Éthiopie. C'était un des premiers programmes de développement. La Fifa avait apporté sur place un technicien, un administrateur, un arbitre, un médecin. C'est là-bas que Sepp Blatter a pris conscience de l'Afrique.»

Depuis l'accession de Blatter à la présidence de la Fifa, l'organisation a fait de son programme de développement Goal, lancé en 1999, un élément central de sa stratégie. Entre 2015 et 2018, 900 millions de dollars seront consacrés par la Fifa à des programmes de développement locaux du football, dont la majorité en Afrique.

«Blatter a beaucoup fait pour le continent, a affirmé Kwesi Nyantakyi, le président de la Fédération ghanéenne de Football, lors du congrès annuel de la CAF au Caire.C'est lui qui a mis en place les programmes d'aide financière et qui, à travers le projet Goal, a construit des infrastructures dans tous les pays africains.»

Mais pour Andrew Jennings, célèbre journaliste d'investigation écossais auteur du livre The Secret World of Fifa, l'argent de ces programmes de développement a d'abord une visée électorale.

«L'argent des programmes Goal est sans cesse volé. Personne ne sait où il disparaît en Afrique, il n'y a aucune traçabilité des fonds, nous confie-t-il au téléphone. Les Confédérations asiatiques ou d'Amérique centrale bénéficient aussi des largesses de la Fifa, mais la confédération africaine est particulièrement corrompue.»

Andrew Jennings nous raconte ainsi lors d'un entretien téléphonique une histoire de valise déposée par une délégation de la Fifa au président de la Fédération du Zimbabwe lors d'une visite récente. Des pratiques impossibles à vérifier mais qui collent à la peau des dirigeants de l'organisation.

En 2011, Jack Warner, un ancien vice-président de la Fifa qui avait été suspendu de ses fonctions pour une affaire de corruption, avait ensuite accusé Blatter d'avoir fait un «don» d'un million de dollars à la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes. Le président de la Fifa avait trouvé la parade en évoquant la création de deux programmes Goal de 500.000 dollars chacun.

René Taelman, l'ancien sélectionneur du Bénin entre 2001 et 2003, évoquait lui dans les colonnes du magazine So Foot le manque de suivi criant des programmes Goal en Afrique:

«Le Bénin n'est pas le seul pays où le projet n'est pas allé au bout sans que la Fifa ne le dénonce.»

Camille Belsoeur

Journaliste à Slate Afrique. 

http://www.slateafrique.com/582571/joseph-blatter-fifa-afrique-corruption-arrestations

 




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Joseph Blatter et l’argent envolé des programmes de développement de la Fifa

Le président suisse de la Fédération internationale de football a consolidé son pouvoir en distribuant des subventions importantes aux dirigeants des fédérations de pays en développement, notamment en Afrique.

La Fédération internationale de football (Fifa) a été frappée en son cœur à Zurich, où se situe son siège, mercredi 27 mai. Régulièrement accusés de corruption, les dirigeants de la Fifa, qui baignent dans une opulence et un sentiment d'impunité souvent affiché au grand jour, ont cette fois été secoués par la justice. À la demande des autorités américaines, sept responsables de l'organisation soupçonnés de corruption ont été arrêtés, tandis que, dans une procédure distincte mais coordonnée, le parquet suisse a annoncé avoir saisi des documents électroniques au siège de la Fifa dans le cadre d'une procédure pénale contre X pour soupçon «de blanchiment d'argent et gestion déloyale».

Cette secousse a lieu deux jours avant l'élection générale de la Fifa, où l'inamovible Joseph Blatter, 79 ans, semble assuré d'une nouvelle réélection malgré les scandales qui entourent sa présidence, parmi lesquels les accusations de fraudes autour du vote pour désigner le Qatar comme pays organisateur de la Coupe du monde 2022. Le seul concurrent du Suisse pour la présidence, le prince jordanien Ali Bin al-Hussein, ancien vice-président de la Fifa, a déclaré que c'était «un jour triste pour le football. L'affaire connaît ses développements actuellement, des détails émergent, il ne serait pas approprié de faire d'autres commentaires pour l'heure».

 

Le président de la Fifa, Joseph Blatter. REUTERS/Sebstian Derungs

 

Joseph Blatter ne semble, lui, pas inquiété par cette procédure judiciaire. Le porte-parole de la Fifa a même déclaré mercredi que «Sepp Blatter est assez détendu, parce qu'il n'est pas impliqué là-dedans. Bien sûr, il ne danse pas sur la table. Il n'est pas heureux, mais il sait que ce sont les conséquences de ce que nous avons initié».

Mais dans le monde du football, personne n'est dupe des stratégies politiques dont a usé Joseph Blatter pendant sa longue carrière à la tête de la Fifa pour garder le pouvoir entre ses mains. Et si la majorité des dirigeants de l'organisation arrêtés mercredi matin sont originaires d'Amérique centrale et latine, c'est en Afrique que pèsent les plus forts soupçons sur les pratiques du Suisse, avec notamment le cas du programme Goal, créé par Blatter lui-même pour développer les infrastructures liées au football dans les pays en développement.

L'Afrique, base électorale

«L'Afrique est à l'aise avec vous. L'Afrique restera avec vous.» Ces mots, sans équivoques, ont été prononcés par le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, lors du congrès annuel de l'organisation qui s'est tenu au Caire le 7 avril 2015. L'homme fort du football africain a ainsi rappelé son soutien sans faille au président de la Fifa dans sa quête d'un cinquième mandat.

Lors de l'élection pour la présidence de la Fifa, chacun des 209 pays membres dispose d'une voix. Et, à ce jeu-là, l'Afrique est la confédération qui pèse le plus lourd avec 54 membres, soit 25,8% des votes. Un sacré réservoir pour Joseph Blatter, qui, depuis le début de sa carrière au sein de la Fifa, a noué des liens étroits avec les décideurs du football africain. Le 29 mai, il devrait encore rafler une bonne partie des votes africains, même si les présidents de fédérations n'ont aucune obligation de suivre les consignes de vote données par Issa Hayatou au Caire.

Dès sa première élection à la tête de la Fifa en 1998, qu'il avait remportée contre toute attente face au Suédois Lennart Johansson, Joseph Blatter s'était appuyé sur la Confédération africaine de football pour remporter le scrutin. Lennart Johansson et le vice-président de la Confédération africaine de l'époque, Farah Addo, avaient dénoncé dès 2002 des achats de voix de dirigeants africains par Joseph Blatter lors de cette élection. Fin mars, Lennart Johansson s'est exprimé à propos du scrutin du 29 mai en déclarant  à l'agence de presse Reuters que «l'Afrique et ne votera pas pour un Européen. Et Blatter n'en est pas un à leurs yeux. Il est la Fifa».

Lors de sa première réélection en 2002, Joseph Blatter avait battu Issa Hayatou, déjà leader de la CAF à l'époque et candidat à la présidence mondiale, en rassemblant notamment près de la moitié des votes des fédérations africaines. Une victoire qui a marqué les esprits en Afrique.

«Aucune traçabilité des fonds»

L'histoire d'amour entre le président de la Fifa et le continent africain remonte à très loin. À un voyage initiatique réalisé à Addis Abeba, en Éthiopie, en 1976. Dans le numéro de mai du magazine So Foot, un long dossier, avec comme titre évocateur «Le parrain», est consacré à la carrière de Joseph Blatter. L'actuel conseiller à la Fifa, Walter Gagg, y raconte les premiers pas du dirigeant suisse en Afrique.

«Tout a commencé en Éthiopie. C'était un des premiers programmes de développement. La Fifa avait apporté sur place un technicien, un administrateur, un arbitre, un médecin. C'est là-bas que Sepp Blatter a pris conscience de l'Afrique.»

Depuis l'accession de Blatter à la présidence de la Fifa, l'organisation a fait de son programme de développement Goal, lancé en 1999, un élément central de sa stratégie. Entre 2015 et 2018, 900 millions de dollars seront consacrés par la Fifa à des programmes de développement locaux du football, dont la majorité en Afrique.

«Blatter a beaucoup fait pour le continent, a affirmé Kwesi Nyantakyi, le président de la Fédération ghanéenne de Football, lors du congrès annuel de la CAF au Caire.C'est lui qui a mis en place les programmes d'aide financière et qui, à travers le projet Goal, a construit des infrastructures dans tous les pays africains.»

Mais pour Andrew Jennings, célèbre journaliste d'investigation écossais auteur du livre The Secret World of Fifa, l'argent de ces programmes de développement a d'abord une visée électorale.

«L'argent des programmes Goal est sans cesse volé. Personne ne sait où il disparaît en Afrique, il n'y a aucune traçabilité des fonds, nous confie-t-il au téléphone. Les Confédérations asiatiques ou d'Amérique centrale bénéficient aussi des largesses de la Fifa, mais la confédération africaine est particulièrement corrompue.»

Andrew Jennings nous raconte ainsi lors d'un entretien téléphonique une histoire de valise déposée par une délégation de la Fifa au président de la Fédération du Zimbabwe lors d'une visite récente. Des pratiques impossibles à vérifier mais qui collent à la peau des dirigeants de l'organisation.

En 2011, Jack Warner, un ancien vice-président de la Fifa qui avait été suspendu de ses fonctions pour une affaire de corruption, avait ensuite accusé Blatter d'avoir fait un «don» d'un million de dollars à la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes. Le président de la Fifa avait trouvé la parade en évoquant la création de deux programmes Goal de 500.000 dollars chacun.

René Taelman, l'ancien sélectionneur du Bénin entre 2001 et 2003, évoquait lui dans les colonnes du magazine So Foot le manque de suivi criant des programmes Goal en Afrique:

«Le Bénin n'est pas le seul pays où le projet n'est pas allé au bout sans que la Fifa ne le dénonce.»

Camille Belsoeur

Journaliste à Slate Afrique. 

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Posté jeudi 28 mai 2015 à 20:12 |  par bbela

Des policiers suisses ont eu des échanges avec le président de la Confédération africaine de football ce mercredi matin, lors de l’arrestation des 6 responsables de la FIFA à l’hotel Baur au Lac à Zurich. C’est du moins ce que nous tenons de nos confrères de BBC Afrique.

Selon eux, les policiers en question ont demandé à M.Hayatou de les suivre pour interrogation.

Un haut responsable du football, témoin des échanges, le patron de la CAF a demandé aux policiers s’ils voulaient l’arrêter.

Lorsqu’ils ont répondu que ce n’était pas le motif de leur demande d’interrogation, M.Hayatou leur a dit qu’il ne les suivrait pas.

Et que si les officiers suisses ont l’intention de l’arrêter, alors qu’ils reviennent le faire plus tard en présence de ses collègues de la CAF qui se réunissent ce mercredi à Zurich.

 

 

http://afrique360.com/2015/05/27/affaire-fifa-issa-hayatou-approche-par-la-police-suisse_42902.html




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Affaire Fifa : Issa Hayatou approché par la police suisse.

Des policiers suisses ont eu des échanges avec le président de la Confédération africaine de football ce mercredi matin, lors de l’arrestation des 6 responsables de la FIFA à l’hotel Baur au Lac à Zurich. C’est du moins ce que nous tenons de nos confrères de BBC Afrique.

Selon eux, les policiers en question ont demandé à M.Hayatou de les suivre pour interrogation.

Un haut responsable du football, témoin des échanges, le patron de la CAF a demandé aux policiers s’ils voulaient l’arrêter.

Lorsqu’ils ont répondu que ce n’était pas le motif de leur demande d’interrogation, M.Hayatou leur a dit qu’il ne les suivrait pas.

Et que si les officiers suisses ont l’intention de l’arrêter, alors qu’ils reviennent le faire plus tard en présence de ses collègues de la CAF qui se réunissent ce mercredi à Zurich.

 

 

http://afrique360.com/2015/05/27/affaire-fifa-issa-hayatou-approche-par-la-police-suisse_42902.html




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Posté à 19:57 |  par bbela

Neuf suspects arrêtés hier à Zurich par la police suisse sur requête de la justice américaine.

Le président de la Confédération africaine de football (Caf), le Camerounais Issa Hayatou, qui se trouve en terre helvétique pour le congrès de la Fédération internationale de football association (Fifa), prévu ce vendredi,  a été « approché » par la police Suisse au moment où celle-ci procédait à l’arrestation de quelques membres de la Fifa.

C’était hier mercredi dans un hôtel de la ville de Zurich, en Suisse. Selon nos confrères de Bbc Afrique, le président de la Caf a refusé de suivre les policiers au poste pour un interrogatoire, demandant à plutôt à ces derniers, de venir l’interpeller en présence de ses collègues si cela était nécessaire. Déjà la semaine passée, une télévision allemande [la Rta], citait le Camerounais parmi les personnalités impliquées dans le scandale de corruption attribuant l’organisation du mondial de football au Qatar, en 2022. Toutes choses que Issa Hayatou a toujours rejetées en bloc.

Hier, la police suisse a interpellé neuf personnes, tous membres de la Fifa. Celles-ci sont sous le coup des procédures judiciaires au sujet des malversations dans l’octroi des coupes du monde des années 2018 et 2022, mais aussi la vente des droits de télévision. Une action engagée à l’initiative des procureurs Suisses et transmises aux autorités américaines. 14 autres ont par ailleurs été entendus par la justice helvétique. Parmi les mis en cause dans cette phase de l’action judiciaire, on retrouve Jeffrey Webb des Iles Caïmans, vice-président de la Fifa et membre du comité exécutif, président de la Confédération d’Amérique du nord, centrale et des Caraïbes, (Concacaf). Eduardo Li (Costa Rica), membre du comité exécutif de la Fifa, membre du comité exécutif de la Concacaf, président de la Fédération du Costa Rica, interpellé en Suisse. Julio Rocha (Nicaragua), responsable du développement de la Fifa, ancien président de la Concacaf.

Eugenio Figueredo (Uruguay), vice-président et membre exécutif de la Fifa, ancien président de la confédération Sud-américaine (Conmebol) et de la fédération uruguayenne (Auf). Rafael Esquivel (Venezuela), membre du comité exécutif de la Conmebol, président de la fédération vénézuélienne (Fvf). José Maria Marin (Brésil), membre du comité d’organisation de la Fifa pour le football olympique. Ancien président de la fédération brésilienne (Cbf), interpellé en Suisse. Jack Warner (Trinité-et-tobago), ancien vice-président de la Fifa, président de la fédération des Caraïbes (Cfu). Nicolas Leoz (Paraguay), ancien membre du comité exécutif de la Fifa, et ancien président de la Conmebol. Enfin, Costas Takkas (Grande Bretagne), collaborateur du président de la Concacaf.

Quelques dirigeants d’entreprises sont aussi mis en cause en Argentine (02), aux Etats unis (01) et au Brésil (01). Les enquêtes ont été diligentées en Europe et en Amérique. Les sommes reprochées aux mis en cause tournent autour de 100 millions de dollars. Une somme qui impliquerait aussi des deals commerciaux remontant jusqu’aux années 1990. Le président de la Fifa, Joseph Blatter, au moment des arrestations mercredi dernier, devait assister à une réunion de la Confédération africaine de football (Caf), dans un hôtel de Zurich. Il a annulé sa présence à ces assises.

Dans un communiqué officiel, la Fifa a déclaré qu’elle « accueillait favorablement les arrestations de certains de ses dirigeants et l’enquête dans l’octroi des coupes du monde parce que ces gestes démontrent que la corruption est en voie d’être éradiquée du football à travers le monde ». Le porte parole de la Fifa, Walter de Gregorio a ajouté que la Fifa est « la partie plaignante » et que les actions des autorités suisses et américaines « pourraient aider à déloger la racine du mal du football ».

Entre temps, une élection est programmée à la présidence du foot mondial vendredi prochain. A  la Fifa, on indique que Sepp Blatter, qui vise un cinquième mandat à la tête de l’instance faîtière du football mondial, et qui ne fait pas partie des personnes interpellées, peut rêver d’un cinquième mandat, avec notamment le soutien acquis de l’Afrique. Le congrès et la reprise du vote pour l’attribution des compétitions de 2018 et 2022 sont, pour le moment, hors de question. L’Union européenne de football association (Uefa), a cependant demandé le report du scrutin de vendredi, après une réunion extraordinaire qu’elle a tenue hier.

Georges Parfait Owoundi

 

 

http://mutations-online.info/2015/05/28/scandale-a-la-fifa-issa-hayatou-est-il-implique/




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Scandale à la Fifa : Issa Hayatou est-il impliqué ?

Neuf suspects arrêtés hier à Zurich par la police suisse sur requête de la justice américaine.

Le président de la Confédération africaine de football (Caf), le Camerounais Issa Hayatou, qui se trouve en terre helvétique pour le congrès de la Fédération internationale de football association (Fifa), prévu ce vendredi,  a été « approché » par la police Suisse au moment où celle-ci procédait à l’arrestation de quelques membres de la Fifa.

C’était hier mercredi dans un hôtel de la ville de Zurich, en Suisse. Selon nos confrères de Bbc Afrique, le président de la Caf a refusé de suivre les policiers au poste pour un interrogatoire, demandant à plutôt à ces derniers, de venir l’interpeller en présence de ses collègues si cela était nécessaire. Déjà la semaine passée, une télévision allemande [la Rta], citait le Camerounais parmi les personnalités impliquées dans le scandale de corruption attribuant l’organisation du mondial de football au Qatar, en 2022. Toutes choses que Issa Hayatou a toujours rejetées en bloc.

Hier, la police suisse a interpellé neuf personnes, tous membres de la Fifa. Celles-ci sont sous le coup des procédures judiciaires au sujet des malversations dans l’octroi des coupes du monde des années 2018 et 2022, mais aussi la vente des droits de télévision. Une action engagée à l’initiative des procureurs Suisses et transmises aux autorités américaines. 14 autres ont par ailleurs été entendus par la justice helvétique. Parmi les mis en cause dans cette phase de l’action judiciaire, on retrouve Jeffrey Webb des Iles Caïmans, vice-président de la Fifa et membre du comité exécutif, président de la Confédération d’Amérique du nord, centrale et des Caraïbes, (Concacaf). Eduardo Li (Costa Rica), membre du comité exécutif de la Fifa, membre du comité exécutif de la Concacaf, président de la Fédération du Costa Rica, interpellé en Suisse. Julio Rocha (Nicaragua), responsable du développement de la Fifa, ancien président de la Concacaf.

Eugenio Figueredo (Uruguay), vice-président et membre exécutif de la Fifa, ancien président de la confédération Sud-américaine (Conmebol) et de la fédération uruguayenne (Auf). Rafael Esquivel (Venezuela), membre du comité exécutif de la Conmebol, président de la fédération vénézuélienne (Fvf). José Maria Marin (Brésil), membre du comité d’organisation de la Fifa pour le football olympique. Ancien président de la fédération brésilienne (Cbf), interpellé en Suisse. Jack Warner (Trinité-et-tobago), ancien vice-président de la Fifa, président de la fédération des Caraïbes (Cfu). Nicolas Leoz (Paraguay), ancien membre du comité exécutif de la Fifa, et ancien président de la Conmebol. Enfin, Costas Takkas (Grande Bretagne), collaborateur du président de la Concacaf.

Quelques dirigeants d’entreprises sont aussi mis en cause en Argentine (02), aux Etats unis (01) et au Brésil (01). Les enquêtes ont été diligentées en Europe et en Amérique. Les sommes reprochées aux mis en cause tournent autour de 100 millions de dollars. Une somme qui impliquerait aussi des deals commerciaux remontant jusqu’aux années 1990. Le président de la Fifa, Joseph Blatter, au moment des arrestations mercredi dernier, devait assister à une réunion de la Confédération africaine de football (Caf), dans un hôtel de Zurich. Il a annulé sa présence à ces assises.

Dans un communiqué officiel, la Fifa a déclaré qu’elle « accueillait favorablement les arrestations de certains de ses dirigeants et l’enquête dans l’octroi des coupes du monde parce que ces gestes démontrent que la corruption est en voie d’être éradiquée du football à travers le monde ». Le porte parole de la Fifa, Walter de Gregorio a ajouté que la Fifa est « la partie plaignante » et que les actions des autorités suisses et américaines « pourraient aider à déloger la racine du mal du football ».

Entre temps, une élection est programmée à la présidence du foot mondial vendredi prochain. A  la Fifa, on indique que Sepp Blatter, qui vise un cinquième mandat à la tête de l’instance faîtière du football mondial, et qui ne fait pas partie des personnes interpellées, peut rêver d’un cinquième mandat, avec notamment le soutien acquis de l’Afrique. Le congrès et la reprise du vote pour l’attribution des compétitions de 2018 et 2022 sont, pour le moment, hors de question. L’Union européenne de football association (Uefa), a cependant demandé le report du scrutin de vendredi, après une réunion extraordinaire qu’elle a tenue hier.

Georges Parfait Owoundi

 

 

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Posté à 19:46 |  par bbela

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