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samedi 2 janvier 2016

 Des journalistes à Lagos- © Akintunde Akinleye Source: Reuters

Malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides, l'Afrique ne se développe pas. Le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan dévoile pour RT France les plus grands mensonges médiatiques à ce sujet.
Contrairement à ce qu'affirment les médias, l'Afrique ne se développe pas. Tout au contraire, elle régresse. Que s’est-il donc passé pour que, malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides qui la noyèrent après les indépendances, l'Afrique ait pu connaître un tel naufrage ? Pourquoi toutes les formes de développement qui y furent essayées ont-elles échoué ? Seul un bon diagnostic permettra de le comprendre, mais pour cela, il est devenu urgent de regarder la réalité en face et de cesser de mentir à l'Afrique.

Les principaux mensonges que les médias font à l'Afrique sont au nombre de quatre.

Premier mensonge : l'Afrique serait «mal partie» au moment de ses indépendances.
En 1962 René Dumont publia «L’Afrique noire est mal partie», livre qui fit sa renommée en dépit d'un titre aussi fort que faux. A l’époque, le monde en perdition n’était en effet pas l’Afrique, mais l’Asie, qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits (guerre civile chinoise,  guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises). En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l'Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues  sans risquer de se faire attaquer et rançonner... mais c'était au temps des colonies, cette époque «honteuse» dont il n'est aujourd'hui permis de parler que d'une manière négative.

Second mensonge : l'Afrique se développe
Soixante-dix ans après les indépendances, du nord au sud et de l'est à l'ouest, le continent africain est ravagé ou meurtri. De la Méditerranée aux prolongements sahariens, la dislocation libyenne entretient un foyer majeur de déstabilisation. Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants, cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du «vivre ensemble». De l'atlantique à l'Océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie ; plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l'immense RDC n'en finit pas de mourir. La situation est à ce point grave que les anciennes puissances coloniales sont régulièrement appelées à l'aide et que leurs interventions militaires sont demandées.
Humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la «terre promise» européenne. Les crises alimentaires sont  permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l'a montré la tragédie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, l'insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants.
Quotidiennement, les journaux et les divers organes d'information font état de famines, d'épidémies, de massacres qui montrent que le continent africain s’enfonce chaque jour un peu plus dans un néant duquel surnagent quelques îlots pétroliers.

Troisième mensonge : l'Afrique est devenue un «relais de croissance»
Cette affirmation est également fausse car, à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale.
Malgré le pétrole et les minerais, sa part dans les échanges mondiaux (importations plus exportations), est en effet dérisoire. De 6% en 1980, elle s’est effondrée à 2% dans la décennie 1990, avant de «remonter» à 2,8% en 2007, puis à  3,2% en 2008, 3,4% en 2010 (Rapport Economique sur l’Afrique, Addis-Abeba, 2010)  et 3,2% en 2013 (Rapport sur les échanges internationaux et intra-africains. Nations Unies, Conseil Economique et Social, Commission Economique pour l'Afrique, Addis Abeba février 2013). Commercialement, elle n'existe donc pas, même si certains pays-comptoirs connaissent une réelle prospérité.

Quatrième mensonge : la démocratie est le préalable à tout développement
Durant la «décennie 1990» il fut  postulé que si le développement avait échoué c'était par déficit de démocratie. Voilà pourquoi l’Afrique a subi, et subit encore, un véritable «diсtat démocratique» avec pour résultat le triomphe de la mathématique électorale, le pouvoir revenant automatiquement aux  ethnies les plus nombreuses grâce à l’ethno-mathématique électorale. Avec pour conséquence la multiplication des guerres, certaines ethnies minoritaires n'acceptant pas de se voir écartées du pouvoir pour l'éternité par la loi du nombre produit de l'universalisme individualiste européen.

Ces grands mensonges qui expliquent l'actuel naufrage de l'Afrique reposent sur deux grands postulats :
1-L'économie est la priorité : dans tous les modèles proposés ou imposés à l’Afrique sud saharienne, l’économique a en effet toujours été mis en avant. Or, les vrais problèmes du continent sont d'abord politiques, institutionnels et sociologiques puisqu'ils découlent de la non prise en compte de la réalité humaine qui est à base ethnique. Certes, l'ethnie n'explique pas tout, mais rien ne s'explique sans l'ethnie.

2- Le refus d'admettre la différence : les Africains n'étant pas des Européens pauvres à la peau noire, c’est parce que le corps social africain n’est pas celui de l’Europe, ou celui de l’Asie, que les modèles transposés n'y ont pas réussi. Et si la greffe européenne n'a pas pris sur le porte-greffe africain, c'est parce que, comme le dit le proverbe congolais «ce n'est pas parce qu'il pousse sur le bord du marigot qu'un arbre deviendra crocodile...»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à b-bela. 

 https://francais.rt.com/opinions/12851-verite-afrique

Universitaire spécialiste de l'Afrique, Bernard Lugan est l'auteur de nombreux livres. Il anime un blog consacré à l'actualité et à la géopolitique de l'Afrique. Il dirige la revue par internet L'Afrique réelle www.bernard-lugan.com 

Bernard Lugan : Les principaux mensonges que les médias font à l'Afrique

 Des journalistes à Lagos- © Akintunde Akinleye Source: Reuters

Malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides, l'Afrique ne se développe pas. Le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan dévoile pour RT France les plus grands mensonges médiatiques à ce sujet.
Contrairement à ce qu'affirment les médias, l'Afrique ne se développe pas. Tout au contraire, elle régresse. Que s’est-il donc passé pour que, malgré ses immenses richesses naturelles et en dépit des fleuves d'aides qui la noyèrent après les indépendances, l'Afrique ait pu connaître un tel naufrage ? Pourquoi toutes les formes de développement qui y furent essayées ont-elles échoué ? Seul un bon diagnostic permettra de le comprendre, mais pour cela, il est devenu urgent de regarder la réalité en face et de cesser de mentir à l'Afrique.

Les principaux mensonges que les médias font à l'Afrique sont au nombre de quatre.

Premier mensonge : l'Afrique serait «mal partie» au moment de ses indépendances.
En 1962 René Dumont publia «L’Afrique noire est mal partie», livre qui fit sa renommée en dépit d'un titre aussi fort que faux. A l’époque, le monde en perdition n’était en effet pas l’Afrique, mais l’Asie, qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits (guerre civile chinoise,  guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises). En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l'Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues  sans risquer de se faire attaquer et rançonner... mais c'était au temps des colonies, cette époque «honteuse» dont il n'est aujourd'hui permis de parler que d'une manière négative.

Second mensonge : l'Afrique se développe
Soixante-dix ans après les indépendances, du nord au sud et de l'est à l'ouest, le continent africain est ravagé ou meurtri. De la Méditerranée aux prolongements sahariens, la dislocation libyenne entretient un foyer majeur de déstabilisation. Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants, cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du «vivre ensemble». De l'atlantique à l'Océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie ; plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l'immense RDC n'en finit pas de mourir. La situation est à ce point grave que les anciennes puissances coloniales sont régulièrement appelées à l'aide et que leurs interventions militaires sont demandées.
Humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la «terre promise» européenne. Les crises alimentaires sont  permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l'a montré la tragédie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, l'insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants.
Quotidiennement, les journaux et les divers organes d'information font état de famines, d'épidémies, de massacres qui montrent que le continent africain s’enfonce chaque jour un peu plus dans un néant duquel surnagent quelques îlots pétroliers.

Troisième mensonge : l'Afrique est devenue un «relais de croissance»
Cette affirmation est également fausse car, à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale.
Malgré le pétrole et les minerais, sa part dans les échanges mondiaux (importations plus exportations), est en effet dérisoire. De 6% en 1980, elle s’est effondrée à 2% dans la décennie 1990, avant de «remonter» à 2,8% en 2007, puis à  3,2% en 2008, 3,4% en 2010 (Rapport Economique sur l’Afrique, Addis-Abeba, 2010)  et 3,2% en 2013 (Rapport sur les échanges internationaux et intra-africains. Nations Unies, Conseil Economique et Social, Commission Economique pour l'Afrique, Addis Abeba février 2013). Commercialement, elle n'existe donc pas, même si certains pays-comptoirs connaissent une réelle prospérité.

Quatrième mensonge : la démocratie est le préalable à tout développement
Durant la «décennie 1990» il fut  postulé que si le développement avait échoué c'était par déficit de démocratie. Voilà pourquoi l’Afrique a subi, et subit encore, un véritable «diсtat démocratique» avec pour résultat le triomphe de la mathématique électorale, le pouvoir revenant automatiquement aux  ethnies les plus nombreuses grâce à l’ethno-mathématique électorale. Avec pour conséquence la multiplication des guerres, certaines ethnies minoritaires n'acceptant pas de se voir écartées du pouvoir pour l'éternité par la loi du nombre produit de l'universalisme individualiste européen.

Ces grands mensonges qui expliquent l'actuel naufrage de l'Afrique reposent sur deux grands postulats :
1-L'économie est la priorité : dans tous les modèles proposés ou imposés à l’Afrique sud saharienne, l’économique a en effet toujours été mis en avant. Or, les vrais problèmes du continent sont d'abord politiques, institutionnels et sociologiques puisqu'ils découlent de la non prise en compte de la réalité humaine qui est à base ethnique. Certes, l'ethnie n'explique pas tout, mais rien ne s'explique sans l'ethnie.

2- Le refus d'admettre la différence : les Africains n'étant pas des Européens pauvres à la peau noire, c’est parce que le corps social africain n’est pas celui de l’Europe, ou celui de l’Asie, que les modèles transposés n'y ont pas réussi. Et si la greffe européenne n'a pas pris sur le porte-greffe africain, c'est parce que, comme le dit le proverbe congolais «ce n'est pas parce qu'il pousse sur le bord du marigot qu'un arbre deviendra crocodile...»

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à b-bela. 

 https://francais.rt.com/opinions/12851-verite-afrique

Universitaire spécialiste de l'Afrique, Bernard Lugan est l'auteur de nombreux livres. Il anime un blog consacré à l'actualité et à la géopolitique de l'Afrique. Il dirige la revue par internet L'Afrique réelle www.bernard-lugan.com 

Posté samedi 2 janvier 2016 à 20:19 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan explique pour RT France les perspectives économiques de la présence chinoise sur le continent africain.
Les Chinois qui avaient pénétré avec facilité le marché africain constatent maintenant que le continent est complexe; c'est pourquoi, ils sollicitent de plus en plus l'expérience et le savoir-faire  des Européens à travers des joint ventures.

A la fin de l'année 2013 et au début de l'année 2014, après l'euphorie des années 2010-2011, et ayant pris conscience des difficultés et des particularités du terrain africain, les Chinois  ralentirent leurs investissements afin de repenser une politique qui passe désormais par la fin de la dispersion, par la concentration sur des secteurs porteurs et par des études approfondies avant toute implication. Pour le reste, notamment les grands projets, l'attentisme sera de mise. De plus, cette nouvelle politique prendra appui sur les grands groupes chinois spécialisés.

La Chine a également décidé de mieux prendre en compte le contexte local et de ne plus heurter les populations avec l'emploi systématique d'une main d'oeuvre chinoise, ce qui avait provoqué des conflits comme ceux de 2011 et 2013 en Zambie et en Algérie. De plus, Pékin veut changer son image en choisissant de transformer sur place une partie des minerais extraits afin de ne plus être accusée de piller l'Afrique. Quant aux investissements, ils ne se feront que si il y a une véritable stabilité politique et si les approvisionnements en électricité sont garantis.

Après cette remise en question et ces redéfinitions, fin 2014, la Chine a paru revenir en Afrique mais en ciblant davantage ses interventions. Ainsi, plus que sur le pétrole dont le marché s'est ouvert depuis le retrait américain, c'est sur le cuivre, l'uranium et le fer qu'elle semble vouloir  concentrer ses implications*.

Comme les Etats-Unis, mais sur une échelle plus importante, la Chine va donc pratiquer une économie de comptoir, c'est à dire de pillage des matières premières africaines. Loin de toute idée de développement.

Les achats chinois en Afrique reposent d'ailleurs quasi exclusivement sur les matières premières. En 2015, quand ils furent réduits de près de 50%,  le rêve fut alors dissipé car l’Afrique fut ramenée à la réalité à savoir que son développement ne pourra venir que d’elle.

En trois mois,  de mai  à juillet 2015, la chute du marché chinois fit en effet que 7000 milliards de dollars,  soit 20 fois le montant de la dette grecque, partirent en fumée. Or, comme en 2014, la Chine avait totalisé à elle seule 25% des exportations africaines, l’Afrique subit les conséquences directes de cet effondrement. La Chine semble d'ailleurs être moins intéressée globalement par un continent sur lequel elle paraissait avoir jeté son dévolu avec une avidité conquérante.

Il y a deux raisons à cette évolution  :

La première est le ralentissement de l’économie chinoise, donc une baisse de la demande en matières premières se traduisant par une baisse des importations, notamment en provenance d’Afrique. Or, en 2014, la Chine  importait entre 30 et 50%  des matières premières produites dans le monde et sur 95 millions de barils de pétrole produits quotidiennement, elle en consommait près de 12 millions. Pékin joua habilement pour prendre pied, puis pour s'implanter en Afrique car son industrie avait un besoin vital des minerais qui y sont extraits. En 2013, elle consomma ainsi 70% de la production mondiale de fer et 40% de celle du zinc. Son industrie est également une très grosse importatrice de cuivre, de nickel, de cobalt, d'uranium et de bois, en plus naturellement du pétrole.

En 2014, 80% des achats chinois à l'Afrique se composaient, dans l'ordre décroissant de pétrole, de minerai de fer, de manganèse, de cuivre, de bois et de cobalt. Cette année là,  50% du commerce Chine-Afrique se fit avec deux pays, l'Afrique du Sud et l'Angola, cependant que 85% du commerce Afrique-Chine se fit avec cinq pays, dans l'ordre décroissant l'Angola, la Guinée équatoriale et le Nigeria (pétrole), la RDC (minerais) et le Soudan (pétrole) (Banque mondiale 2014).

La deuxième - la Chine qui a essuyé plusieurs déconvenues en Afrique a décidé de cesser l'essaimage au profit de l'écrémage en centrant sa présence sur quelques pays dont trois sont privilégiés, l'Egypte (gaz), le Soudan (pétrole),l'Algérie (gaz et pétrole). Un autre problème auquel se heurtent les firmes chinoises  est celui des retours sur investissement qui sont  moins bons que ce qui avait été espéré. A la fin de l'année 2013 et au début de l'année 2014, après l'euphorie des années 2010-2011, les Chinois  ralentirent donc leurs investissements afin de repenser leur politique. Cette dernière passe désormais par la fin de la dispersion et par la concentration sur des secteurs porteurs. Ainsi, plus que sur le pétrole dont le marché s'est ouvert depuis le retrait de l’acheteur américain et la réouverture du marché iranien, c'est sur le cuivre, l'uranium et le fer qu'elle semble vouloir  concentrer ses implications.

Le plus inquiétant pour l’Afrique est que, parallèlement à la baisse de la place du continent sur le marché chinois, nous notons une augmentation des échanges de la Chine avec le reste du monde. C’est ainsi que volume commercial de cette dernière avec les pays arabes est passé de 65 milliards de dollars en 2010 à 145 en 2014. Ces volumes portent essentiellement sur les hydrocarbures d'Arabie Saoudite, d' Iran et dans une moindre mesure d’Algérie. La Chine a également signé avec la Russie un colossal contrat gazier de 400 milliards de dollars sur 30 ans dont le volume atteindra  près de 38 milliards de mètres cubes par an à partir de 2018. En comparaison, en 2013, les investissements chinois en Afrique n'ont représenté  que 3% des investissements chinois dans le monde.

*Au début de l'année 2014, la Chine racheta  25% des parts de la mine namibienne d'uranium de Langer Heinrich  et  fit un retour remarqué au Katanga, notamment dans les mines de cuivre.

https://francais.rt.com/opinions/10951-afrique-chine-va-pratiquer-economie-comptoir

#Afrique : la Chine va pratiquer une économie de comptoir

Le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan explique pour RT France les perspectives économiques de la présence chinoise sur le continent africain.
Les Chinois qui avaient pénétré avec facilité le marché africain constatent maintenant que le continent est complexe; c'est pourquoi, ils sollicitent de plus en plus l'expérience et le savoir-faire  des Européens à travers des joint ventures.

A la fin de l'année 2013 et au début de l'année 2014, après l'euphorie des années 2010-2011, et ayant pris conscience des difficultés et des particularités du terrain africain, les Chinois  ralentirent leurs investissements afin de repenser une politique qui passe désormais par la fin de la dispersion, par la concentration sur des secteurs porteurs et par des études approfondies avant toute implication. Pour le reste, notamment les grands projets, l'attentisme sera de mise. De plus, cette nouvelle politique prendra appui sur les grands groupes chinois spécialisés.

La Chine a également décidé de mieux prendre en compte le contexte local et de ne plus heurter les populations avec l'emploi systématique d'une main d'oeuvre chinoise, ce qui avait provoqué des conflits comme ceux de 2011 et 2013 en Zambie et en Algérie. De plus, Pékin veut changer son image en choisissant de transformer sur place une partie des minerais extraits afin de ne plus être accusée de piller l'Afrique. Quant aux investissements, ils ne se feront que si il y a une véritable stabilité politique et si les approvisionnements en électricité sont garantis.

Après cette remise en question et ces redéfinitions, fin 2014, la Chine a paru revenir en Afrique mais en ciblant davantage ses interventions. Ainsi, plus que sur le pétrole dont le marché s'est ouvert depuis le retrait américain, c'est sur le cuivre, l'uranium et le fer qu'elle semble vouloir  concentrer ses implications*.

Comme les Etats-Unis, mais sur une échelle plus importante, la Chine va donc pratiquer une économie de comptoir, c'est à dire de pillage des matières premières africaines. Loin de toute idée de développement.

Les achats chinois en Afrique reposent d'ailleurs quasi exclusivement sur les matières premières. En 2015, quand ils furent réduits de près de 50%,  le rêve fut alors dissipé car l’Afrique fut ramenée à la réalité à savoir que son développement ne pourra venir que d’elle.

En trois mois,  de mai  à juillet 2015, la chute du marché chinois fit en effet que 7000 milliards de dollars,  soit 20 fois le montant de la dette grecque, partirent en fumée. Or, comme en 2014, la Chine avait totalisé à elle seule 25% des exportations africaines, l’Afrique subit les conséquences directes de cet effondrement. La Chine semble d'ailleurs être moins intéressée globalement par un continent sur lequel elle paraissait avoir jeté son dévolu avec une avidité conquérante.

Il y a deux raisons à cette évolution  :

La première est le ralentissement de l’économie chinoise, donc une baisse de la demande en matières premières se traduisant par une baisse des importations, notamment en provenance d’Afrique. Or, en 2014, la Chine  importait entre 30 et 50%  des matières premières produites dans le monde et sur 95 millions de barils de pétrole produits quotidiennement, elle en consommait près de 12 millions. Pékin joua habilement pour prendre pied, puis pour s'implanter en Afrique car son industrie avait un besoin vital des minerais qui y sont extraits. En 2013, elle consomma ainsi 70% de la production mondiale de fer et 40% de celle du zinc. Son industrie est également une très grosse importatrice de cuivre, de nickel, de cobalt, d'uranium et de bois, en plus naturellement du pétrole.

En 2014, 80% des achats chinois à l'Afrique se composaient, dans l'ordre décroissant de pétrole, de minerai de fer, de manganèse, de cuivre, de bois et de cobalt. Cette année là,  50% du commerce Chine-Afrique se fit avec deux pays, l'Afrique du Sud et l'Angola, cependant que 85% du commerce Afrique-Chine se fit avec cinq pays, dans l'ordre décroissant l'Angola, la Guinée équatoriale et le Nigeria (pétrole), la RDC (minerais) et le Soudan (pétrole) (Banque mondiale 2014).

La deuxième - la Chine qui a essuyé plusieurs déconvenues en Afrique a décidé de cesser l'essaimage au profit de l'écrémage en centrant sa présence sur quelques pays dont trois sont privilégiés, l'Egypte (gaz), le Soudan (pétrole),l'Algérie (gaz et pétrole). Un autre problème auquel se heurtent les firmes chinoises  est celui des retours sur investissement qui sont  moins bons que ce qui avait été espéré. A la fin de l'année 2013 et au début de l'année 2014, après l'euphorie des années 2010-2011, les Chinois  ralentirent donc leurs investissements afin de repenser leur politique. Cette dernière passe désormais par la fin de la dispersion et par la concentration sur des secteurs porteurs. Ainsi, plus que sur le pétrole dont le marché s'est ouvert depuis le retrait de l’acheteur américain et la réouverture du marché iranien, c'est sur le cuivre, l'uranium et le fer qu'elle semble vouloir  concentrer ses implications.

Le plus inquiétant pour l’Afrique est que, parallèlement à la baisse de la place du continent sur le marché chinois, nous notons une augmentation des échanges de la Chine avec le reste du monde. C’est ainsi que volume commercial de cette dernière avec les pays arabes est passé de 65 milliards de dollars en 2010 à 145 en 2014. Ces volumes portent essentiellement sur les hydrocarbures d'Arabie Saoudite, d' Iran et dans une moindre mesure d’Algérie. La Chine a également signé avec la Russie un colossal contrat gazier de 400 milliards de dollars sur 30 ans dont le volume atteindra  près de 38 milliards de mètres cubes par an à partir de 2018. En comparaison, en 2013, les investissements chinois en Afrique n'ont représenté  que 3% des investissements chinois dans le monde.

*Au début de l'année 2014, la Chine racheta  25% des parts de la mine namibienne d'uranium de Langer Heinrich  et  fit un retour remarqué au Katanga, notamment dans les mines de cuivre.

https://francais.rt.com/opinions/10951-afrique-chine-va-pratiquer-economie-comptoir

Posté mardi 24 novembre 2015 à 19:57 |  par bbela

dimanche 5 avril 2015


Chine yuan dollar

En 2014, les Américains étaient en tête du classement des hommes les plus riches du monde avec une fortune totale de 23 000 milliards de dollars. Les Chinois, avec 19 500 milliards de dollars, arrivent en deuxième place.

D’ici quelques années les Chinois fortunés ont toutes les chances d’évincer les Américains de la première position du classement.Ainsi, d’ici 2020, le montant des actifs financiers augmentera jusqu’à 53 000 milliards de dollars et dépassera pratiquement du double celui détenu par les riches Américains, qui posséderont « seulement » 27 000 milliards de dollars.

Selon les auteurs du rapport, la forte croissance économique attendue dans les cinq prochaines années sera le principal facteur de prospérité pour les Chinois. Selon les pronostics de Standard & Poors, en 2015 le PIB de la Chine augmentera de 6,9%, et de 6,6% en 2016.

Début mars, le premier ministre chinois Li Keqiang, dans le cadre de la session annuelle du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, a déclaré que la Chine ouvrirait plusieurs secteurs économiques aux investissements étrangers et stimulerait la sortie des entreprises chinoises sur les marchés occidentaux. Cela pourrait également contribuer à l’augmentation du nombre d’employés chinois hautement rémunérés.

Le gouvernement chinois accorde déjà une attention particulière au développement des petites et moyennes entreprises en diminuant les taux d’intérêt des prêts et en simplifiant la procédure d’enregistrement des sociétés. Ces mesures ont déjà conduit à une rapide hausse des revenus de la population: ils ont grimpé de 9,2% en 2014.L’augmentation des actifs financiers globaux des Chinois fortunés, selon les auteurs du rapport, sera statistiquement assurée par la hausse de la population totale de la Chine. En 2014, le pays s’est encore agrandi de 7 millions d’habitants pour atteindre 1,367 milliards. A titre de comparaison, les USA comptaient 318,9 millions d’habitants fin 2014.

Les Américains fortunés seront plus « pauvres » au total que les Chinois d’ici 2020, mais resteront en tête en termes d’actifs par ménage.
Dans cinq ans, un Américain riche possédera 491 000 dollars d’actifs, tandis qu’un Chinois devra se « contenter » de 319 000 dollars.

Les auteurs du rapport ont également noté une particularité psychologique de la plupart des Chinois aisés: les entrepreneurs chinois s’intéresseraient en premier lieu à la sécurité des investissements et ne sont pas enclins à se considérer comme « riches ».Cependant, ils se sont également habitués à diversifier leurs sources de revenus et se familiarisent sans hésiter avec de nouveaux secteurs d’activité.

Le directeur du Centre d’études globales de l’université de Shanghai, Changgang Guo, pense qu’en Chine se forme actuellement une classe de personnes aisées, qui à terme pourrait devenir la nouvelle locomotive de la croissance économique.

« Ce n’est plus une classe moyenne, habituée à dépenser son argent en consommant. Ce groupe de population veut voir ses revenus augmenter et se diversifier. De nombreux jeunes Chinois ont fait leurs études en Occident et savent parfaitement comment développer leur entreprise et où investir », explique Changgang Guo.

La jeune génération d’entrepreneurs chinois gagne activement de l’argent à travers le monde et ne craint pas de diversifier ses sources de revenus. Cependant, la rapide augmentation du nombre de Chinois aisés pourrait stratifier la société et accroître le niveau d’inégalité sociale, estiment les experts. « En général, la famille leur offre un certain capital de départ, mais peu d’entre eux arrivent à percer de zéro. Au final se forme une sorte de cercle d’élite de personnes fortunées qui ne contribue pas à la prospérité du reste de la population », conclut l’expert.

http://www.agenceinfolibre.fr/info/dici-2020-les-entrepreneurs-chinois-seront-deux-fois-plus-riches-que-les-americains/

D’ici 2020, les entrepreneurs chinois seront deux fois plus riches que les Américains.


Chine yuan dollar

En 2014, les Américains étaient en tête du classement des hommes les plus riches du monde avec une fortune totale de 23 000 milliards de dollars. Les Chinois, avec 19 500 milliards de dollars, arrivent en deuxième place.

D’ici quelques années les Chinois fortunés ont toutes les chances d’évincer les Américains de la première position du classement.Ainsi, d’ici 2020, le montant des actifs financiers augmentera jusqu’à 53 000 milliards de dollars et dépassera pratiquement du double celui détenu par les riches Américains, qui posséderont « seulement » 27 000 milliards de dollars.

Selon les auteurs du rapport, la forte croissance économique attendue dans les cinq prochaines années sera le principal facteur de prospérité pour les Chinois. Selon les pronostics de Standard & Poors, en 2015 le PIB de la Chine augmentera de 6,9%, et de 6,6% en 2016.

Début mars, le premier ministre chinois Li Keqiang, dans le cadre de la session annuelle du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, a déclaré que la Chine ouvrirait plusieurs secteurs économiques aux investissements étrangers et stimulerait la sortie des entreprises chinoises sur les marchés occidentaux. Cela pourrait également contribuer à l’augmentation du nombre d’employés chinois hautement rémunérés.

Le gouvernement chinois accorde déjà une attention particulière au développement des petites et moyennes entreprises en diminuant les taux d’intérêt des prêts et en simplifiant la procédure d’enregistrement des sociétés. Ces mesures ont déjà conduit à une rapide hausse des revenus de la population: ils ont grimpé de 9,2% en 2014.L’augmentation des actifs financiers globaux des Chinois fortunés, selon les auteurs du rapport, sera statistiquement assurée par la hausse de la population totale de la Chine. En 2014, le pays s’est encore agrandi de 7 millions d’habitants pour atteindre 1,367 milliards. A titre de comparaison, les USA comptaient 318,9 millions d’habitants fin 2014.

Les Américains fortunés seront plus « pauvres » au total que les Chinois d’ici 2020, mais resteront en tête en termes d’actifs par ménage.
Dans cinq ans, un Américain riche possédera 491 000 dollars d’actifs, tandis qu’un Chinois devra se « contenter » de 319 000 dollars.

Les auteurs du rapport ont également noté une particularité psychologique de la plupart des Chinois aisés: les entrepreneurs chinois s’intéresseraient en premier lieu à la sécurité des investissements et ne sont pas enclins à se considérer comme « riches ».Cependant, ils se sont également habitués à diversifier leurs sources de revenus et se familiarisent sans hésiter avec de nouveaux secteurs d’activité.

Le directeur du Centre d’études globales de l’université de Shanghai, Changgang Guo, pense qu’en Chine se forme actuellement une classe de personnes aisées, qui à terme pourrait devenir la nouvelle locomotive de la croissance économique.

« Ce n’est plus une classe moyenne, habituée à dépenser son argent en consommant. Ce groupe de population veut voir ses revenus augmenter et se diversifier. De nombreux jeunes Chinois ont fait leurs études en Occident et savent parfaitement comment développer leur entreprise et où investir », explique Changgang Guo.

La jeune génération d’entrepreneurs chinois gagne activement de l’argent à travers le monde et ne craint pas de diversifier ses sources de revenus. Cependant, la rapide augmentation du nombre de Chinois aisés pourrait stratifier la société et accroître le niveau d’inégalité sociale, estiment les experts. « En général, la famille leur offre un certain capital de départ, mais peu d’entre eux arrivent à percer de zéro. Au final se forme une sorte de cercle d’élite de personnes fortunées qui ne contribue pas à la prospérité du reste de la population », conclut l’expert.

http://www.agenceinfolibre.fr/info/dici-2020-les-entrepreneurs-chinois-seront-deux-fois-plus-riches-que-les-americains/

Posté dimanche 5 avril 2015 à 09:00 |  par bbela

lundi 30 mars 2015

Les évènements s’accélèrent et tout devrait être plié au 1 er Janvier 2016, l’Amérique perdant son hégémonie à cette date. La Chine vient de procéder aux derniers préparatifs de son moyen de paiement international du Yuan, mettant un clou d’envergure dans le cercueil du dollar US, le CIPS, le China International Payment Platform. Le CIPS sera lancé cette année vers Octobre.
dollar_rip_1000285

L’Amérique est catastrophée de cette nouvelle attendue. Elle a eu une chance incroyable, puisque le CIPS était prévu en 2014, et elle a gagné un an et demi. Comment ? La chance, tout simplement. À deux reprises, une veine monumentale. D’abord 20 experts Chinois de Freescale Semiconductor qui travaillaient à plein temps sur le lancement du CIPS pour 2014 sont disparus puisqu’ils étaient sur le vol Malaysia Airline. Coup de bol pour l’Amérique. Mais surtout les quelques centaines de banquiers décédés dont certaines mauvaises langues ont dit qu’ils avaient été liquidés, ‘suicidés ‘, bref éliminés, travaillaient tous sans exception sur le CIPS. C’est pas du bol, ça ? Allons, allons, pas de théorie fumeuse de complot, de la chance tout simplement, des coïncidences qui auront fait gagner un an et demi au dollar US.

Tsipras est en visite à Moscou aujourd’hui et pourrait résoudre ses problèmes de trésorerie avec la Russie et la Chine, sortir de l’UE et rentrer dans l’alliance et donc faire jouer son droit de veto pour bloquer l’Otan, ce que Brzezinski vient de dire en Pologne à un journal, en pleurant, sur le risque d’une Grèce alliée des Russes.

Comme on fait son lit, on se couche. Et puis, tant va la cruche à l’eau…Citons Pepe Escobar : “L’inquiétude que la tournure des événements suscite à Washington fait ressortir l’absence flagrante de la moindre vision Made in the USA afin de charmer l’opinion publique pan eurasiatique à ses vues. Tout ce qu’il propose, c’est une posture militaire brumeuse qui pivote parallèlement à une expansion effrénée de l’Otan, ainsi que le racket corporatiste connu sous le nom de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI), qu’on appelle communément en Asie la version commerciale de l’Otan”.

Il est clair que les postures hégémoniques de l’Amérique, ça ne prend plus, maintenant que les pays ont le choix d’aller voir ailleurs. C’est encore plus beau que si nous le rêvions. Pourtant, c’est une réalité pour les Etats-Unis qui se réveilleront, parions-le, après avoir encore semé le chaos. Ce qui devra malheureusement tempérer notre enthousiasme, du moins pour encore quelque temps.


Le système de paiement international chinois (CIPS) enfin prêt, bien qu’en retard

Algarath



http://www.chaos-controle.com/archives/2015/03/26/31780479.html



Le système de paiement international chinois (CIPS) enfin prêt, encore un clou dans le cerceuil du dollar...

Les évènements s’accélèrent et tout devrait être plié au 1 er Janvier 2016, l’Amérique perdant son hégémonie à cette date. La Chine vient de procéder aux derniers préparatifs de son moyen de paiement international du Yuan, mettant un clou d’envergure dans le cercueil du dollar US, le CIPS, le China International Payment Platform. Le CIPS sera lancé cette année vers Octobre.
dollar_rip_1000285

L’Amérique est catastrophée de cette nouvelle attendue. Elle a eu une chance incroyable, puisque le CIPS était prévu en 2014, et elle a gagné un an et demi. Comment ? La chance, tout simplement. À deux reprises, une veine monumentale. D’abord 20 experts Chinois de Freescale Semiconductor qui travaillaient à plein temps sur le lancement du CIPS pour 2014 sont disparus puisqu’ils étaient sur le vol Malaysia Airline. Coup de bol pour l’Amérique. Mais surtout les quelques centaines de banquiers décédés dont certaines mauvaises langues ont dit qu’ils avaient été liquidés, ‘suicidés ‘, bref éliminés, travaillaient tous sans exception sur le CIPS. C’est pas du bol, ça ? Allons, allons, pas de théorie fumeuse de complot, de la chance tout simplement, des coïncidences qui auront fait gagner un an et demi au dollar US.

Tsipras est en visite à Moscou aujourd’hui et pourrait résoudre ses problèmes de trésorerie avec la Russie et la Chine, sortir de l’UE et rentrer dans l’alliance et donc faire jouer son droit de veto pour bloquer l’Otan, ce que Brzezinski vient de dire en Pologne à un journal, en pleurant, sur le risque d’une Grèce alliée des Russes.

Comme on fait son lit, on se couche. Et puis, tant va la cruche à l’eau…Citons Pepe Escobar : “L’inquiétude que la tournure des événements suscite à Washington fait ressortir l’absence flagrante de la moindre vision Made in the USA afin de charmer l’opinion publique pan eurasiatique à ses vues. Tout ce qu’il propose, c’est une posture militaire brumeuse qui pivote parallèlement à une expansion effrénée de l’Otan, ainsi que le racket corporatiste connu sous le nom de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI), qu’on appelle communément en Asie la version commerciale de l’Otan”.

Il est clair que les postures hégémoniques de l’Amérique, ça ne prend plus, maintenant que les pays ont le choix d’aller voir ailleurs. C’est encore plus beau que si nous le rêvions. Pourtant, c’est une réalité pour les Etats-Unis qui se réveilleront, parions-le, après avoir encore semé le chaos. Ce qui devra malheureusement tempérer notre enthousiasme, du moins pour encore quelque temps.


Le système de paiement international chinois (CIPS) enfin prêt, bien qu’en retard

Algarath



http://www.chaos-controle.com/archives/2015/03/26/31780479.html



Posté lundi 30 mars 2015 à 20:28 |  par bbela

lundi 19 janvier 2015

 


▪ On dit que c'est l'argent qui fait tourner le monde… mais depuis quelques décennies, ce n'est plus tout à fait vrai. Ce qui fait tourner le monde, désormais… c'est la dette.

C'est le cas aux Etats-Unis, comme l'expliquait Bill Bonner encore:
"[...] l'économie américaine — et l'empire — sont devenus de plus en plus dépendants de la dette rien que pour continuer comme si de rien n'était. La dette ne sert plus de 'coup de fouet' ; elle est désormais nécessaire uniquement pour faire du surplace. Sans elle, le marché s'effondre… et l'économie entre en récession, voire en dépression. C'est ce qui est arrivé en 2008-2009. Le secteur privé a cessé de s'endetter… et l'enfer s'est déchaîné".

C'est tout autant le cas en Europe — et plus particulièrement en France… où le gouvernement se voit sommé de "faire quelque chose" sous peine de s'attirer les foudres de Bruxelles (et des agences de notation).

Hélas, soulignait Simone Wapler en février dernier, "le gouvernement de la France ressemble à un riche qui ne veut pas réduire son train de vie, qui gémit dès qu'on veut lui arracher un grain de caviar de la bouche, qui exige du cachemire là où du lambswool fait l'affaire. Je vais vous faire grâce des multiples dépenses superflues et gaspillages épinglés par la Cour des comptes. C'est tragi-comique".

▪ Enfin… ce serait surtout tragique si les autorités n'étaient pas aux aguets, fidèles au poste, prêtes à injecter toujours plus de liquidités dans un système qui tourne de plus en plus dans le vide.

Et si un pays donne des signes de vouloir vaguement "rentrer dans le rang" — comme la Fed et son taper de pacotille –, d'autres se tiennent prêts à prendre la relève, afin que, surtout, surtout, rien ne vienne interrompre le flux.

Philippe Béchade décortiquait ce système dans le Pitbull il y a quelques jours :
"Si nos parlementaires européens se penchaient très en détail sur le bilan de la BCE depuis le début de la crise grecque, je suis convaincu qu'ils découvriraient que des astuces comptables recouvertes par des justifications — tout aussi alambiquées que manifestement fumeuses — ont permis de dissimuler le non-remboursement chronique de dizaines de milliards avancés à toute une panoplie de banques insolvables à travers l'Europe, et pas seulement celles associées aux PIIGS".

"Si la BCE se lançait à son tour dans un QE (M. de Carmignac suggère directement à Mario Draghi qu'il soit de 50 milliards d'euros par mois, soit l'équivalent de 70 milliards de dollars à peu de choses près), cela reviendrait à officialiser une politique d'expansion monétaire qui a en fait cours depuis plus de quatre ans, sous la forme d'une non-stérilisation complète des liquidités avancées au système bancaire".

"La Bundesbank, à mon avis, ferme les yeux depuis le début et pour une excellente raison : c'était ça ou acculer un bon nombre d'emprunteurs à la faillite, c'est-à-dire faire surgir une multitude de Lehman sur le sol européen".

"En discutant avec les uns et les autres (économistes, gérants, journalistes…), je réalise à quel point les marchés prennent leurs désirs pour des réalités : je perçois la conviction unanime que la BCE va agir contre l'euro 'trop fort' par le biais d'une baisse de taux (qui ne servira à rien) puis de la mise en place d'un programme de rachats de créances commerciales détenues par les banques".

"Et je ne trouve absolument personne qui soit capable de me décrire par quel mécanisme (évident si possible) de nouvelles liquidités offertes aux banques vont avoir un impact sur les prix".

"C'est tout de même assez vertigineux de prendre la mesure de la force de cette illusion au sein de la communauté financière : 11 QE successifs en 23 ans n'ont jamais recréé d'inflation au Japon ; les prix ont atteint leur plancher aux Etats-Unis au plus fort du QE3 de la Fed, l'Angleterre voit ses injections gonfler des bulles stratosphériques dans l'immobilier londonien alors que les prix stagnent par ailleurs… Mais si c'est Draghi qui le fait, alors la déflation sera vaincue".

"Comment ? Ah mais ça, c'est justement un secret de fabrication qu'il garde jalousement et nous expliquera le moment venu".

"La véritable explication de l'appétence des marchés pour le QE n'est-elle pas plutôt : 'il nous faut notre shoot mensuel de liquidités et il faut augmenter les doses… sinon, on fait un malheur !'"
Certes mais… à quand l'overdose massive et inévitable ?

Meilleures salutations,

Françoise Garteiser
La Chronique Agora


http://la-chronique-agora.com/tourner-le-monde/

   

Qu’est-ce qui fait tourner le monde ?

 


▪ On dit que c'est l'argent qui fait tourner le monde… mais depuis quelques décennies, ce n'est plus tout à fait vrai. Ce qui fait tourner le monde, désormais… c'est la dette.

C'est le cas aux Etats-Unis, comme l'expliquait Bill Bonner encore:
"[...] l'économie américaine — et l'empire — sont devenus de plus en plus dépendants de la dette rien que pour continuer comme si de rien n'était. La dette ne sert plus de 'coup de fouet' ; elle est désormais nécessaire uniquement pour faire du surplace. Sans elle, le marché s'effondre… et l'économie entre en récession, voire en dépression. C'est ce qui est arrivé en 2008-2009. Le secteur privé a cessé de s'endetter… et l'enfer s'est déchaîné".

C'est tout autant le cas en Europe — et plus particulièrement en France… où le gouvernement se voit sommé de "faire quelque chose" sous peine de s'attirer les foudres de Bruxelles (et des agences de notation).

Hélas, soulignait Simone Wapler en février dernier, "le gouvernement de la France ressemble à un riche qui ne veut pas réduire son train de vie, qui gémit dès qu'on veut lui arracher un grain de caviar de la bouche, qui exige du cachemire là où du lambswool fait l'affaire. Je vais vous faire grâce des multiples dépenses superflues et gaspillages épinglés par la Cour des comptes. C'est tragi-comique".

▪ Enfin… ce serait surtout tragique si les autorités n'étaient pas aux aguets, fidèles au poste, prêtes à injecter toujours plus de liquidités dans un système qui tourne de plus en plus dans le vide.

Et si un pays donne des signes de vouloir vaguement "rentrer dans le rang" — comme la Fed et son taper de pacotille –, d'autres se tiennent prêts à prendre la relève, afin que, surtout, surtout, rien ne vienne interrompre le flux.

Philippe Béchade décortiquait ce système dans le Pitbull il y a quelques jours :
"Si nos parlementaires européens se penchaient très en détail sur le bilan de la BCE depuis le début de la crise grecque, je suis convaincu qu'ils découvriraient que des astuces comptables recouvertes par des justifications — tout aussi alambiquées que manifestement fumeuses — ont permis de dissimuler le non-remboursement chronique de dizaines de milliards avancés à toute une panoplie de banques insolvables à travers l'Europe, et pas seulement celles associées aux PIIGS".

"Si la BCE se lançait à son tour dans un QE (M. de Carmignac suggère directement à Mario Draghi qu'il soit de 50 milliards d'euros par mois, soit l'équivalent de 70 milliards de dollars à peu de choses près), cela reviendrait à officialiser une politique d'expansion monétaire qui a en fait cours depuis plus de quatre ans, sous la forme d'une non-stérilisation complète des liquidités avancées au système bancaire".

"La Bundesbank, à mon avis, ferme les yeux depuis le début et pour une excellente raison : c'était ça ou acculer un bon nombre d'emprunteurs à la faillite, c'est-à-dire faire surgir une multitude de Lehman sur le sol européen".

"En discutant avec les uns et les autres (économistes, gérants, journalistes…), je réalise à quel point les marchés prennent leurs désirs pour des réalités : je perçois la conviction unanime que la BCE va agir contre l'euro 'trop fort' par le biais d'une baisse de taux (qui ne servira à rien) puis de la mise en place d'un programme de rachats de créances commerciales détenues par les banques".

"Et je ne trouve absolument personne qui soit capable de me décrire par quel mécanisme (évident si possible) de nouvelles liquidités offertes aux banques vont avoir un impact sur les prix".

"C'est tout de même assez vertigineux de prendre la mesure de la force de cette illusion au sein de la communauté financière : 11 QE successifs en 23 ans n'ont jamais recréé d'inflation au Japon ; les prix ont atteint leur plancher aux Etats-Unis au plus fort du QE3 de la Fed, l'Angleterre voit ses injections gonfler des bulles stratosphériques dans l'immobilier londonien alors que les prix stagnent par ailleurs… Mais si c'est Draghi qui le fait, alors la déflation sera vaincue".

"Comment ? Ah mais ça, c'est justement un secret de fabrication qu'il garde jalousement et nous expliquera le moment venu".

"La véritable explication de l'appétence des marchés pour le QE n'est-elle pas plutôt : 'il nous faut notre shoot mensuel de liquidités et il faut augmenter les doses… sinon, on fait un malheur !'"
Certes mais… à quand l'overdose massive et inévitable ?

Meilleures salutations,

Françoise Garteiser
La Chronique Agora


http://la-chronique-agora.com/tourner-le-monde/

   

Posté lundi 19 janvier 2015 à 20:31 |  par bbela
Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants, s'alarme l'ONG Oxfam à la veille de l'ouverture du Forum économique mondial à Davos.

Une enfant en Inde, le 6 janvier 2015. (SAJJADHUSSAIN/AFP)

Oxfam tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. "Les richesses dans le monde se concentrent de plus en plus aux mains d'une petite élite fortunée", s'alarme l'ONG qui évoque des inégalités "vertigineuses" dans un rapport publié lundi 19 janvier à l'approche du forum économique mondial de Davos (Suisse). 

# Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres

Premier constat qui illustre le creusement des inégalités dans le monde : les richesses des 80 personnes les plus riches au monde ont doublé entre 2009 et 2014, tandis que les richesses des 50 % les moins bien lotis ont reculé en 2014 par rapport à 2009, constate Oxfam.


"Les richesses de ces 80 individus sont désormais équivalentes à celles détenues par les 50 % les moins bien lotis de la population mondiale. Autrement dit, 3,5 milliards de personnes se partagent les mêmes richesses que ces 80 personnes extrêmement fortunées", poursuit l'ONG. 

# En 2016, les 1% les plus riches posséderont plus que le reste du monde

Outre ce constat implacable, une projection interpelle. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants, affirme Oxfam. Etude à l'appui, l'organisation non-gouvernementale informe que "la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016".


"L'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse", juge la directrice générale d'Oxfam Winnie Byanyima :
Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement."
Alors que s'ouvre mercredi le forum économique mondial (WEF) à Davos - où plus de 300 dirigeants politiques de premier plan sont attendus - elle appelle les dirigeants internationaux à s'attaquer "aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère".
G.S.



http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150119.OBS0214/les-chiffres-vertigineux-qui-prouvent-que-les-inegalites-se-creusent.html   

Les 1% les plus riches posséderont plus que les 99% restants en 2016

Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants, s'alarme l'ONG Oxfam à la veille de l'ouverture du Forum économique mondial à Davos.

Une enfant en Inde, le 6 janvier 2015. (SAJJADHUSSAIN/AFP)

Oxfam tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. "Les richesses dans le monde se concentrent de plus en plus aux mains d'une petite élite fortunée", s'alarme l'ONG qui évoque des inégalités "vertigineuses" dans un rapport publié lundi 19 janvier à l'approche du forum économique mondial de Davos (Suisse). 

# Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres

Premier constat qui illustre le creusement des inégalités dans le monde : les richesses des 80 personnes les plus riches au monde ont doublé entre 2009 et 2014, tandis que les richesses des 50 % les moins bien lotis ont reculé en 2014 par rapport à 2009, constate Oxfam.


"Les richesses de ces 80 individus sont désormais équivalentes à celles détenues par les 50 % les moins bien lotis de la population mondiale. Autrement dit, 3,5 milliards de personnes se partagent les mêmes richesses que ces 80 personnes extrêmement fortunées", poursuit l'ONG. 

# En 2016, les 1% les plus riches posséderont plus que le reste du monde

Outre ce constat implacable, une projection interpelle. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants, affirme Oxfam. Etude à l'appui, l'organisation non-gouvernementale informe que "la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016".


"L'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse", juge la directrice générale d'Oxfam Winnie Byanyima :
Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement."
Alors que s'ouvre mercredi le forum économique mondial (WEF) à Davos - où plus de 300 dirigeants politiques de premier plan sont attendus - elle appelle les dirigeants internationaux à s'attaquer "aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère".
G.S.



http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150119.OBS0214/les-chiffres-vertigineux-qui-prouvent-que-les-inegalites-se-creusent.html   

Posté à 16:11 |  par bbela

mardi 6 janvier 2015

Des consultations publiques en vue de l'introduction des graines de coton génétiquement modifié vont débuter dans quelques jours dans la région camerounaise de l'Extrême-Nord, a annoncé samedi la radio nationale.

Des sites d'expérimentation, apprend-on, ont déjà été détectés dans la zone en vue d'accueillir les premiers plants de cette culture transgénique réputés plus résistants aux herbicides et aux maladies.

La Société de développement du coton (SODECOTON) mène en effet, depuis 3 ans et avec la collaboration de l'Institut de recherche agronomique pour le développement (IRAD), des expériences en milieu confiné désormais appelés à être répliquées en milieu ouvert, avec l'intention d'augmenter la production nationale en fibres et en graines.

Face à la résistance de certaines organisations nationales de défense des consommateurs, les dirigeants de l'entreprise avaient, lors de la 8ème réunion de l'Association cotonnière africaine (ACA), tenue en mars 2010 à Yaoundé, la capitale du pays, clairement annoncé leur intention de passer vers le coton OGM pour suivre l'exemple du Burkina Faso.

Les estimations de production de coton graine du Cameroun sont de 260.000 pour la campagne 2014/2015, contre respectivement 249.000 tonnes la saison écoulée, selon les chiffres de la SODECOTON.

Créée en 1974, son capital est détenu à 59% par l'Etat camerounais, 30% par la société française GEOCOTON et 11% par la Société mobilière d'investissement du Cameroun (SMIC), cette entreprise, en dépit de la mise en œuvre de stratégies de relance des filières dont elle a la charge, subit de plein fouet de lourds préjudices financiers provoqués par la vente massive et frauduleuse du coton au Nigeria voisin par les producteurs.


http://www.cameroononline.org/le-cameroun-va-se-lancer-dans-la-production-du-coton-genetiquement-modifie/

 

Le Cameroun va se lancer dans la production du coton génétiquement modifié

Des consultations publiques en vue de l'introduction des graines de coton génétiquement modifié vont débuter dans quelques jours dans la région camerounaise de l'Extrême-Nord, a annoncé samedi la radio nationale.

Des sites d'expérimentation, apprend-on, ont déjà été détectés dans la zone en vue d'accueillir les premiers plants de cette culture transgénique réputés plus résistants aux herbicides et aux maladies.

La Société de développement du coton (SODECOTON) mène en effet, depuis 3 ans et avec la collaboration de l'Institut de recherche agronomique pour le développement (IRAD), des expériences en milieu confiné désormais appelés à être répliquées en milieu ouvert, avec l'intention d'augmenter la production nationale en fibres et en graines.

Face à la résistance de certaines organisations nationales de défense des consommateurs, les dirigeants de l'entreprise avaient, lors de la 8ème réunion de l'Association cotonnière africaine (ACA), tenue en mars 2010 à Yaoundé, la capitale du pays, clairement annoncé leur intention de passer vers le coton OGM pour suivre l'exemple du Burkina Faso.

Les estimations de production de coton graine du Cameroun sont de 260.000 pour la campagne 2014/2015, contre respectivement 249.000 tonnes la saison écoulée, selon les chiffres de la SODECOTON.

Créée en 1974, son capital est détenu à 59% par l'Etat camerounais, 30% par la société française GEOCOTON et 11% par la Société mobilière d'investissement du Cameroun (SMIC), cette entreprise, en dépit de la mise en œuvre de stratégies de relance des filières dont elle a la charge, subit de plein fouet de lourds préjudices financiers provoqués par la vente massive et frauduleuse du coton au Nigeria voisin par les producteurs.


http://www.cameroononline.org/le-cameroun-va-se-lancer-dans-la-production-du-coton-genetiquement-modifie/

 

Posté mardi 6 janvier 2015 à 10:44 |  par bbela

mardi 9 décembre 2014

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l'or, suivre ses fondamentaux s'avère souvent trompeur.

 

Le marché mondial de l'or est instrumentalisé par deux blocs rivaux, l'occident et les BRICS. Alors que les fondamentaux y sont malmenés, l'analyse comportementale peut-elle aider à le comprendre? Par François Assémat, directeur du MSc Marchés Financiers, groupe INSEEC, @SentinAM

Des puissances aux intérêts divergents s'affrontent sans merci sur le marché mondial de l'or. Il en résulte que celui-ci est probablement le plus « administré », voire instrumentalisé, s'écartant toujours plus de ses fondamentaux. Un terrain d'essai idéal pour la finance comportementale.

L'envolée de l'or, une menace suprême pour les pays occidentaux

Comprenons les enjeux: d'un côté les pays occidentaux, fortement endettés, entraînés dans une fuite en avant qui consiste à imprimer toujours plus de monnaie, mais dont la valeur se déprécie de jour en jour, provoquant une défiance de la population qui se réfugie vers les actifs tangibles.
Pour les banques centrales de ces pays, l'or est la menace suprême: l'envolée du métal, qui est aussi potentiellement un moyen de paiement et donc une devise, discréditerait définitivement dans l'opinion du public leurs systèmes monétaires fiduciaires fondés sur la confiance et... rien d'autre.

Le but de ces pays est la disparition pure et simple de l'or: à défaut de pouvoir l'enfouir à nouveau, ils cherchent à le discréditer et à pousser son cours le plus bas possible. Pour ce faire, les armes sont à la hauteur des enjeux: de la confiscation pure et simple (États-Unis de Roosevelt), à la collusion (London Gold Pool, 1961-67), en passant par la fermeture autoritaire du marché (1968), les campagnes de dénigrement (Citibank compare l'or au Bitcoin...) ou la manipulation - fortement suspectée - des cours sur le Comex.

Le Comex! Il s'agit par excellence d'un marché de l'or-papier: un marché à terme de l'or sur lequel la livraison physique... n'est pas encouragée! De grandes banques américaines, bras armé de la Réserve Fédérale américaine, y font la pluie et le beau temps, - surtout la pluie -, cherchant toutes les occasions pour pousser les cours à la baisse en profitant de volumes créés artificiellement par un marché intangible. Pour l'économiste Peter Warburton, les marchés à terme de l'or ne sont pas manipulés, « ils sont la manipulation ».

 Trois Brics veulent la montée des prix

Face aux occidentaux, trois «Brics »: l'Inde, premier marché de l'or pour la bijouterie, la Chine, premier producteur mondial, et la Russie, qui rêve d'une grandeur retrouvée.
Si ces trois pays ont chacun leur intérêt, ils ont une cause commune: accumuler le plus d'or possible en raflant la production mondiale sur le marché physique, ce qui produit une pression à la hausse des cours. La Chine aimerait « dé-dollariser » le monde et créer un nouveau système monétaire dans lequel le yuan serait arrimé à l'or.

Pour cela, elle a créé l'un des plus importants marchés de l'or à Shanghai, marché sur lequel la livraison physique est... monnaie courante.

La Russie, échaudée par la crise du Rouble, une « punition» occidentale pour son action en Ukraine, semble se préparer à un long bras de fer avec l'ouest, accumulant aussi de grandes quantités d'or.

L'inquiétude européenne

Entre ces deux blocs qui s'entrechoquent, les Européens tentent de rapatrier leur or souvent entreposé aux États-Unis depuis la Guerre froide. En France, dont la banque centrale possède les quatrièmes réserves mondiales, Marine Le Pen demande un audit sur ces stocks. Pour quel enjeu? L'Allemagne et les Pays-Bas peinent à exiger la restitution de leur or entreposé outre-Atlantique. Pour sa part, la Suisse vient d'échouer à lancer une initiative nationale sur la reconstitution jugée stratégique de ses stocks.

Pourquoi une telle inquiétude en Europe?

Un nouveau Gold Standard inévitable à moyen terme

Il s'agit sans doute d'une prise de conscience: conséquence d'un laxisme monétaire mondial, un nouveau "Gold Standard" est inévitable à moyen terme, et la Chine s'y prépare à marche forcée. Un échec des Occidentaux à endiguer le cours de l'or provoquerait une envolée phénoménale des cours et cela d'autant plus que l'or physiquement livrable ne représente qu'une part infime de l'or-papier imprimé à profusion.

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l'or, suivre ses fondamentaux s'avère souvent trompeur et les analystes adoptent de plus en plus les techniques comportementales de panel pour saisir le sentiment des opérateurs: interroger chaque jour un panel d'experts sur leurs anticipations permet de s'affranchir de modèles mathématiques jugés trop éloignés de la réalité, tout en captant toute la versatilité et la finesse intuitive de l'humain.


Sur un terrain où les émotions dominent la rationalité, la science comportementale a un avantage: elle n'est pas dogmatique et se démarque des modèles fondamentaux malmenés.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141207trib237ace8a6/un-marche-de-l-or-deboussole.html




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Un marché de l'or déboussolé

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l'or, suivre ses fondamentaux s'avère souvent trompeur.

 

Le marché mondial de l'or est instrumentalisé par deux blocs rivaux, l'occident et les BRICS. Alors que les fondamentaux y sont malmenés, l'analyse comportementale peut-elle aider à le comprendre? Par François Assémat, directeur du MSc Marchés Financiers, groupe INSEEC, @SentinAM

Des puissances aux intérêts divergents s'affrontent sans merci sur le marché mondial de l'or. Il en résulte que celui-ci est probablement le plus « administré », voire instrumentalisé, s'écartant toujours plus de ses fondamentaux. Un terrain d'essai idéal pour la finance comportementale.

L'envolée de l'or, une menace suprême pour les pays occidentaux

Comprenons les enjeux: d'un côté les pays occidentaux, fortement endettés, entraînés dans une fuite en avant qui consiste à imprimer toujours plus de monnaie, mais dont la valeur se déprécie de jour en jour, provoquant une défiance de la population qui se réfugie vers les actifs tangibles.
Pour les banques centrales de ces pays, l'or est la menace suprême: l'envolée du métal, qui est aussi potentiellement un moyen de paiement et donc une devise, discréditerait définitivement dans l'opinion du public leurs systèmes monétaires fiduciaires fondés sur la confiance et... rien d'autre.

Le but de ces pays est la disparition pure et simple de l'or: à défaut de pouvoir l'enfouir à nouveau, ils cherchent à le discréditer et à pousser son cours le plus bas possible. Pour ce faire, les armes sont à la hauteur des enjeux: de la confiscation pure et simple (États-Unis de Roosevelt), à la collusion (London Gold Pool, 1961-67), en passant par la fermeture autoritaire du marché (1968), les campagnes de dénigrement (Citibank compare l'or au Bitcoin...) ou la manipulation - fortement suspectée - des cours sur le Comex.

Le Comex! Il s'agit par excellence d'un marché de l'or-papier: un marché à terme de l'or sur lequel la livraison physique... n'est pas encouragée! De grandes banques américaines, bras armé de la Réserve Fédérale américaine, y font la pluie et le beau temps, - surtout la pluie -, cherchant toutes les occasions pour pousser les cours à la baisse en profitant de volumes créés artificiellement par un marché intangible. Pour l'économiste Peter Warburton, les marchés à terme de l'or ne sont pas manipulés, « ils sont la manipulation ».

 Trois Brics veulent la montée des prix

Face aux occidentaux, trois «Brics »: l'Inde, premier marché de l'or pour la bijouterie, la Chine, premier producteur mondial, et la Russie, qui rêve d'une grandeur retrouvée.
Si ces trois pays ont chacun leur intérêt, ils ont une cause commune: accumuler le plus d'or possible en raflant la production mondiale sur le marché physique, ce qui produit une pression à la hausse des cours. La Chine aimerait « dé-dollariser » le monde et créer un nouveau système monétaire dans lequel le yuan serait arrimé à l'or.

Pour cela, elle a créé l'un des plus importants marchés de l'or à Shanghai, marché sur lequel la livraison physique est... monnaie courante.

La Russie, échaudée par la crise du Rouble, une « punition» occidentale pour son action en Ukraine, semble se préparer à un long bras de fer avec l'ouest, accumulant aussi de grandes quantités d'or.

L'inquiétude européenne

Entre ces deux blocs qui s'entrechoquent, les Européens tentent de rapatrier leur or souvent entreposé aux États-Unis depuis la Guerre froide. En France, dont la banque centrale possède les quatrièmes réserves mondiales, Marine Le Pen demande un audit sur ces stocks. Pour quel enjeu? L'Allemagne et les Pays-Bas peinent à exiger la restitution de leur or entreposé outre-Atlantique. Pour sa part, la Suisse vient d'échouer à lancer une initiative nationale sur la reconstitution jugée stratégique de ses stocks.

Pourquoi une telle inquiétude en Europe?

Un nouveau Gold Standard inévitable à moyen terme

Il s'agit sans doute d'une prise de conscience: conséquence d'un laxisme monétaire mondial, un nouveau "Gold Standard" est inévitable à moyen terme, et la Chine s'y prépare à marche forcée. Un échec des Occidentaux à endiguer le cours de l'or provoquerait une envolée phénoménale des cours et cela d'autant plus que l'or physiquement livrable ne représente qu'une part infime de l'or-papier imprimé à profusion.

Face à de telles forces contraires sur un marché comme celui de l'or, suivre ses fondamentaux s'avère souvent trompeur et les analystes adoptent de plus en plus les techniques comportementales de panel pour saisir le sentiment des opérateurs: interroger chaque jour un panel d'experts sur leurs anticipations permet de s'affranchir de modèles mathématiques jugés trop éloignés de la réalité, tout en captant toute la versatilité et la finesse intuitive de l'humain.


Sur un terrain où les émotions dominent la rationalité, la science comportementale a un avantage: elle n'est pas dogmatique et se démarque des modèles fondamentaux malmenés.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141207trib237ace8a6/un-marche-de-l-or-deboussole.html




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Posté mardi 9 décembre 2014 à 12:09 |  par bbela

vendredi 19 septembre 2014

 

 

Nexttel annonçait que dès son lancement le 18 septembre 2014, les coûts de communication seraient plus bas que ceux des concurrents de 15 à 20%. Soit la minute d’appel à près de 25 FCFA. Cela était un gros mensonge car les tarifs réels sont bien plus élevés que ceux des concurrents.

 

Nexttel annonçait aussi couvrir au lancement 81% du territoire. Mais au lancement le 18 septembre prochain seuls cinq chefs-lieux de région sur 10 seront directement connectés à leur réseau (Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bamenda et Ngaoundéré). Les camerounais attendaient l'arrivée de l’opérateur Viettel tel un messie. Les camerounais dans leur ensemble étaient convaincu que les prix devaient etre abordable et la qualité parfaite.

 

 

Ils avaient peut etre raison pour la qualité (On attend pour voir), mais en ce qui concerne les prix, Nexttel finalement coûtera plus cher que les concurrents MTN et Orange déjà présents sur le marché. Sur internet, les camerounais en faisant le triste constat de cette cherté traitent déjà Nexttel de tous les noms d'oiseaux car se sentent trahis et abusés.

"Personnellement je trouve que internet chez Nexttel Cameroon est encore cher. Beaucoup d'utilisateurs espéraient connecter la 3G à leur PC. Mais avec 30Mo par

jour, on ne peut pas resté connecté avec son pc plus d'une heure. C'est comme avoir une Ferrari et rouler avec dans les sissongos. De plus, nous espérons tant avoir des forfaits de tout en un (internet, appels, sms). Il vous sera difficile de pénétrer le marché avec cette grille tarifaire. Je vais vous le rappeler d'ici quelques semaines ou mois."

 

"Si je comprends bien, c'est 1.2Gb à 8000f?? C'est pour qui?? Internet des riches ou accessible à tout le monde? Bonne chance à vous Nexttel"

"50 F/MB? Je vous souhaite bonne chance!" C'est comme si le fait de vendre la carte SIM Nexttel à 100 francs est un piège pour le consommateur. Car on donne l'impression au consommateur que les prix seront bas comme ceux des PUCES. Il y a aussi anguille sous roche quand le staff vietnamien garde presque secret les prix qu'ils pratiqueront, comme s'ils veulent que les gens s'approprient des puces et se retrouvent coincés par la suite.

 

Nexttel commercialisera ses services en trois offres: Eco package, Fly Packages et internationale.

En ce qui concerne le ECO PACKAGE internet et Appels,

 

Appels Nexttel vers les concurrents (OFF NET): 66 Fcfa la minute soit 1.1 F/S

SMS Nexttel vers les concurrents (OFF NET): 35 Fcfa

Appels Nexttel vers Nexttel (ON NET): 54 Fcfa la minute soit 0.9 F/S

SMS Nexttel vers Nexttel (ON NET): 25 Fcfa

Internet OFF NET et ON NET: 0.049 F/kb

MMS OFF NET et ON NET: 70 FCFA

 

En ce qui concerne le FLY PACKAGE de l'offre INTERNET

 

1 Mega à 50 francs

20 mega à 150 francs pour 24 heures de validité

35 mega 250 francs pour 24 heures de validité

300 mega à 2000 pour 07 jours de validité

1200 mega (1 Giga et 200 mega) à 8000 francs pour 30 jours de validité

 

En ce qui concerne l'offre d'appel international,

 

180 francs la minute pour la top zone soit 3 F/s ( France, UK, Germany, Spain, Portugal, Belgium, Italy, Sweden, China, Taiwan, Hog kong, Japan, India, Vietnam, South Korea, USA, Canada, Brazil, south Africa, Nigeria and Angola)

270 francs la minute pour les autres pays africains soit 4.5 F/s

300 francs pour les autres destinations soit 5 F/s

1200 francs pour les appels vers des terminaux numériques satellites soit 20 F/s

 

Les camerounais dans leur ensemble espèrent que l'Agence de Régulation des Télécommunications ne se laissera pas corrompre et veillera à ce que Viettel par sa marque Nexttel respecte les engagements de son cahier de charge.

 

 

237online




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Cameroun - Tarifs: Nexttel plus cher que MTN et Orange

 

 

Nexttel annonçait que dès son lancement le 18 septembre 2014, les coûts de communication seraient plus bas que ceux des concurrents de 15 à 20%. Soit la minute d’appel à près de 25 FCFA. Cela était un gros mensonge car les tarifs réels sont bien plus élevés que ceux des concurrents.

 

Nexttel annonçait aussi couvrir au lancement 81% du territoire. Mais au lancement le 18 septembre prochain seuls cinq chefs-lieux de région sur 10 seront directement connectés à leur réseau (Yaoundé, Douala, Bafoussam, Bamenda et Ngaoundéré). Les camerounais attendaient l'arrivée de l’opérateur Viettel tel un messie. Les camerounais dans leur ensemble étaient convaincu que les prix devaient etre abordable et la qualité parfaite.

 

 

Ils avaient peut etre raison pour la qualité (On attend pour voir), mais en ce qui concerne les prix, Nexttel finalement coûtera plus cher que les concurrents MTN et Orange déjà présents sur le marché. Sur internet, les camerounais en faisant le triste constat de cette cherté traitent déjà Nexttel de tous les noms d'oiseaux car se sentent trahis et abusés.

"Personnellement je trouve que internet chez Nexttel Cameroon est encore cher. Beaucoup d'utilisateurs espéraient connecter la 3G à leur PC. Mais avec 30Mo par

jour, on ne peut pas resté connecté avec son pc plus d'une heure. C'est comme avoir une Ferrari et rouler avec dans les sissongos. De plus, nous espérons tant avoir des forfaits de tout en un (internet, appels, sms). Il vous sera difficile de pénétrer le marché avec cette grille tarifaire. Je vais vous le rappeler d'ici quelques semaines ou mois."

 

"Si je comprends bien, c'est 1.2Gb à 8000f?? C'est pour qui?? Internet des riches ou accessible à tout le monde? Bonne chance à vous Nexttel"

"50 F/MB? Je vous souhaite bonne chance!" C'est comme si le fait de vendre la carte SIM Nexttel à 100 francs est un piège pour le consommateur. Car on donne l'impression au consommateur que les prix seront bas comme ceux des PUCES. Il y a aussi anguille sous roche quand le staff vietnamien garde presque secret les prix qu'ils pratiqueront, comme s'ils veulent que les gens s'approprient des puces et se retrouvent coincés par la suite.

 

Nexttel commercialisera ses services en trois offres: Eco package, Fly Packages et internationale.

En ce qui concerne le ECO PACKAGE internet et Appels,

 

Appels Nexttel vers les concurrents (OFF NET): 66 Fcfa la minute soit 1.1 F/S

SMS Nexttel vers les concurrents (OFF NET): 35 Fcfa

Appels Nexttel vers Nexttel (ON NET): 54 Fcfa la minute soit 0.9 F/S

SMS Nexttel vers Nexttel (ON NET): 25 Fcfa

Internet OFF NET et ON NET: 0.049 F/kb

MMS OFF NET et ON NET: 70 FCFA

 

En ce qui concerne le FLY PACKAGE de l'offre INTERNET

 

1 Mega à 50 francs

20 mega à 150 francs pour 24 heures de validité

35 mega 250 francs pour 24 heures de validité

300 mega à 2000 pour 07 jours de validité

1200 mega (1 Giga et 200 mega) à 8000 francs pour 30 jours de validité

 

En ce qui concerne l'offre d'appel international,

 

180 francs la minute pour la top zone soit 3 F/s ( France, UK, Germany, Spain, Portugal, Belgium, Italy, Sweden, China, Taiwan, Hog kong, Japan, India, Vietnam, South Korea, USA, Canada, Brazil, south Africa, Nigeria and Angola)

270 francs la minute pour les autres pays africains soit 4.5 F/s

300 francs pour les autres destinations soit 5 F/s

1200 francs pour les appels vers des terminaux numériques satellites soit 20 F/s

 

Les camerounais dans leur ensemble espèrent que l'Agence de Régulation des Télécommunications ne se laissera pas corrompre et veillera à ce que Viettel par sa marque Nexttel respecte les engagements de son cahier de charge.

 

 

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Posté vendredi 19 septembre 2014 à 15:58 |  par bbela

mardi 16 septembre 2014

(Agence Ecofin) – Depuis le 12 septembre 2014, le troisième opérateur de téléphonie mobile du Cameroun, Nexttel, a démarré la commercialisation de ses cartes SIM en prélude au lancement officiel de son réseau télécom le 18 septembre prochain.

 

C’est l’affluence devant les « Nexttel Shop » de Yaoundé et Douala. Les usagers, en rang, attendent patiemment d’entrer en possession du précieux sésame qui leur ouvrira les porte de la très attendue 3G. Prix de l’unité : 100 FCFA (0,19 dollars).

 

Afin que la majorité du pays puissent accéder à son réseau dès le premier jour, Nexttel, dénomination définitivement retenue par Viettel Cameroun, a ouvert 22 boutiques qui couvrent neuf des dix régions que compte le pays. Seule la région du Nord n’a pas encore d’agence commerciale.

 

Sur les 22 « Nexttel Shops » en activités, la région du Centre qui abrite Yaoundé, la Capitale, démarrera avec sept points de vente, suivie de la région du Littoral avec cinq points de vente. L’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest débutent avec deux points de vente chacune, tandis que les régions de l’Adamaoua, l’Ouest et le Sud auront chacune un point de vente.

 

Pour l’instant, l’opérateur de téléphonie mobile n’a donné aucune information sur les tarifs de ses cartes de recharge. Nexttel devrait, dès son lancement, proposer des coûts 25% plus bas que ceux de ses concurrents. Soit la minute d’appel à près de 25 FCFA.

 

Agence Ecofin




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Cameroun: Nexttel, 3eme opérateur camerounais, a lancé la commercialisation de ses cartes SIM

(Agence Ecofin) – Depuis le 12 septembre 2014, le troisième opérateur de téléphonie mobile du Cameroun, Nexttel, a démarré la commercialisation de ses cartes SIM en prélude au lancement officiel de son réseau télécom le 18 septembre prochain.

 

C’est l’affluence devant les « Nexttel Shop » de Yaoundé et Douala. Les usagers, en rang, attendent patiemment d’entrer en possession du précieux sésame qui leur ouvrira les porte de la très attendue 3G. Prix de l’unité : 100 FCFA (0,19 dollars).

 

Afin que la majorité du pays puissent accéder à son réseau dès le premier jour, Nexttel, dénomination définitivement retenue par Viettel Cameroun, a ouvert 22 boutiques qui couvrent neuf des dix régions que compte le pays. Seule la région du Nord n’a pas encore d’agence commerciale.

 

Sur les 22 « Nexttel Shops » en activités, la région du Centre qui abrite Yaoundé, la Capitale, démarrera avec sept points de vente, suivie de la région du Littoral avec cinq points de vente. L’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest débutent avec deux points de vente chacune, tandis que les régions de l’Adamaoua, l’Ouest et le Sud auront chacune un point de vente.

 

Pour l’instant, l’opérateur de téléphonie mobile n’a donné aucune information sur les tarifs de ses cartes de recharge. Nexttel devrait, dès son lancement, proposer des coûts 25% plus bas que ceux de ses concurrents. Soit la minute d’appel à près de 25 FCFA.

 

Agence Ecofin




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Posté mardi 16 septembre 2014 à 21:58 |  par bbela

samedi 13 septembre 2014

 

Le 9 septembre 2014, le DG de la société turque Eren Holdings, Abut Ozsezikli, a signé une convention d’investissements avec le gouvernement camerounais, pour la construction d’une nouvelle cimenterie dans le pays, à travers sa filiale locale, Medcem Cameroon.

 

Cette cimenterie, qui bénéficiera des exonérations en phase d’installation et d’exploitation, prévues par la loi du 18 avril 2013 portant incitations à l’investissement privé au Cameroun, devrait être opérationnelle en 2015, annonce le promoteur. Pour un départ, cette unité de production aura une capacité de 600 000 tonnes.

 

Cette cimenterie, dont le coût n’a pas été révélé, trouvera sur le marché camerounais le groupe français Lafarge, qui produit actuellement 1,6 million de tonnes à travers Cimencam, sa filiale locale ; le Marocain Addoha, qui opère dans le pays sous la marque Cimaf et produit 500 000 tonnes ; et le groupe nigérian Dangoté, qui annonce finalement la mise en service de sa cimenterie de Douala au mois d’octobre 2014, avec une capacité de production initiale d’un million de tonnes.

 

La demande nationale en ciment au Cameroun est actuellement estimée à 2,8 millions de tonnes par an. Elle a rapidement évolué au cours des cinq dernières années (elle était encore de 1,6 million de tonnes avant 2010) à cause du lancement d’importants projets d’infrastructures dans le pays, et est même officiellement projetée à 8 millions de tonnes à l’horizon 2020. Une quantité que devrait pouvoir aisément fournir toutes les autres cimenteries en gestation dans le pays.

 

CAMEROONOLINE




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La société turque Eren Holdings va construire une cimenterie au Cameroun

 

Le 9 septembre 2014, le DG de la société turque Eren Holdings, Abut Ozsezikli, a signé une convention d’investissements avec le gouvernement camerounais, pour la construction d’une nouvelle cimenterie dans le pays, à travers sa filiale locale, Medcem Cameroon.

 

Cette cimenterie, qui bénéficiera des exonérations en phase d’installation et d’exploitation, prévues par la loi du 18 avril 2013 portant incitations à l’investissement privé au Cameroun, devrait être opérationnelle en 2015, annonce le promoteur. Pour un départ, cette unité de production aura une capacité de 600 000 tonnes.

 

Cette cimenterie, dont le coût n’a pas été révélé, trouvera sur le marché camerounais le groupe français Lafarge, qui produit actuellement 1,6 million de tonnes à travers Cimencam, sa filiale locale ; le Marocain Addoha, qui opère dans le pays sous la marque Cimaf et produit 500 000 tonnes ; et le groupe nigérian Dangoté, qui annonce finalement la mise en service de sa cimenterie de Douala au mois d’octobre 2014, avec une capacité de production initiale d’un million de tonnes.

 

La demande nationale en ciment au Cameroun est actuellement estimée à 2,8 millions de tonnes par an. Elle a rapidement évolué au cours des cinq dernières années (elle était encore de 1,6 million de tonnes avant 2010) à cause du lancement d’importants projets d’infrastructures dans le pays, et est même officiellement projetée à 8 millions de tonnes à l’horizon 2020. Une quantité que devrait pouvoir aisément fournir toutes les autres cimenteries en gestation dans le pays.

 

CAMEROONOLINE




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Posté samedi 13 septembre 2014 à 13:51 |  par bbela

mardi 2 septembre 2014

Comme un bon nombre d’Etats africains, le pays fait face à des défis et contraintes qui s’accentuent avec les problèmes de mobilité urbaine dans les principales métropoles.

La situation actuelle sur la mobilité urbaine se caractérise par l’insuffisance et l’inadéquation de l’offre de transport collectif, la prolifération anarchique des modes de transport parallèles ou de substitution telle que le phénomène de motos taxis et de cargos. Cette situation se caractérise également par l’état de délabrement avancé de certaines voiries urbaines, malgré des récentes améliorations, l’insuffisance quantitative des voiries urbaines et la faible fluidité du trafic génératrice d’embouteillages.

C’est dans cette optique que les pouvoirs publics ont procédé à la recherche des partenariats fiables pour la mise en place d’un système intégré de transport urbain de masse. La visite officielle de l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva en 2005 et celle de son homologue camerounais en 2010 au Brésil ont donné l’occasion au président brésilien de proposer l’expertise de son pays en matière de transport urbain de masse.

Le gouvernement camerounais avait ainsi  par la suite engagé des discussions avec l’entreprise de construction de matériel roulant de transport urbain de masse Marcopolo S.a. En février 2013, une équipe technique de cette entreprise a séjourné au Cameroun dans le cadre d’une mission d’évaluation qui lui a permis d’apprécier la dimension sociale, économique, technique, financière et environnementale du projet envisagé. Une mission ministérielle camerounaise avait également séjourné en juillet 2013 au Brésil pour la signature d’un mémorandum d’entente avec les partenaires brésiliens constitué en consortium : les entreprises Queiroz Galvao (travaux publics et infrastructures), Logit (logiciels opérationnels) et Marcopolo (constructeur e matériel roulant de transport et chef de file).

Faciliter le transport urbain

De ces échanges, un accord a été convenu pour la réalisation d’un réseau Brt dans les villes de Yaoundé et Douala. Il s’agit d’un système de transport par bus qui assure une mobilité rapide dans les métropoles. Ce système attire également les usagers grâce à sa ponctualité et à la rapidité, mais aussi, grâce aux coûts réalisés qui sont relativement bas. Le bus transit rapid s’implante d’une façon intégré et ce système est assez flexible puisqu’il s’adapte à toutes les villes. Le Brt permet aussi la restructuration des voies. Ce système se présente ainsi comme le système le plus adéquat dans une ville bien construite. Cette mission vise donc à évaluer les contraintes opérationnelles et physiques qui définiront le choix de la solution Brt la plus appropriée et réalisable.

Cette visite servira à valider le plan de collecte de données y compris les choix des points pour les comptages des passagers et des axes prioritaires.

La mission sera articulée autour des rencontres protocolaires avec certaines autorités, les échanges avec les intervenants actuels dans le transport collectif, les visites techniques du terrain. Les résultats attendus sont ceux d’une meilleure connaissance du fonctionnement du système de transport collectif urbain actuel, l’identification des contraintes liées à la mise en place du Brt. Comme autres résultats, le choix d’artères prioritaires pour l’implantation du Brt.

L’ambassadeur du Brésil au Cameroun assure que tout sera mis œuvre dans le cadre de l’implantation de ce système dans les villes ciblées : « Il s’agit d’interventions très importantes dans les villes de Douala et Yaoundé. Il est donc assez tôt pour juger de la faisabilité de ce projet. Si le Cameroun le veut, le Brésil ira jusqu’à la fin de ce projet ». S’agissant du financement, l’ambassadeur indique que des démarches sont prises pour l’effectivité des moyens financiers : « Il faut trouver des solutions, il y a eu des contacts entre le Brésil et le Cameroun avec la Banque nationale de développement, ce sont des pourparlers préliminaires. C’est une possibilité, nous ne savons pas s’il y’aura d’autres sources de financement ».

Transport urbain: Le modèle brésilien importé au Cameroun

Comme un bon nombre d’Etats africains, le pays fait face à des défis et contraintes qui s’accentuent avec les problèmes de mobilité urbaine dans les principales métropoles.

La situation actuelle sur la mobilité urbaine se caractérise par l’insuffisance et l’inadéquation de l’offre de transport collectif, la prolifération anarchique des modes de transport parallèles ou de substitution telle que le phénomène de motos taxis et de cargos. Cette situation se caractérise également par l’état de délabrement avancé de certaines voiries urbaines, malgré des récentes améliorations, l’insuffisance quantitative des voiries urbaines et la faible fluidité du trafic génératrice d’embouteillages.

C’est dans cette optique que les pouvoirs publics ont procédé à la recherche des partenariats fiables pour la mise en place d’un système intégré de transport urbain de masse. La visite officielle de l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva en 2005 et celle de son homologue camerounais en 2010 au Brésil ont donné l’occasion au président brésilien de proposer l’expertise de son pays en matière de transport urbain de masse.

Le gouvernement camerounais avait ainsi  par la suite engagé des discussions avec l’entreprise de construction de matériel roulant de transport urbain de masse Marcopolo S.a. En février 2013, une équipe technique de cette entreprise a séjourné au Cameroun dans le cadre d’une mission d’évaluation qui lui a permis d’apprécier la dimension sociale, économique, technique, financière et environnementale du projet envisagé. Une mission ministérielle camerounaise avait également séjourné en juillet 2013 au Brésil pour la signature d’un mémorandum d’entente avec les partenaires brésiliens constitué en consortium : les entreprises Queiroz Galvao (travaux publics et infrastructures), Logit (logiciels opérationnels) et Marcopolo (constructeur e matériel roulant de transport et chef de file).

Faciliter le transport urbain

De ces échanges, un accord a été convenu pour la réalisation d’un réseau Brt dans les villes de Yaoundé et Douala. Il s’agit d’un système de transport par bus qui assure une mobilité rapide dans les métropoles. Ce système attire également les usagers grâce à sa ponctualité et à la rapidité, mais aussi, grâce aux coûts réalisés qui sont relativement bas. Le bus transit rapid s’implante d’une façon intégré et ce système est assez flexible puisqu’il s’adapte à toutes les villes. Le Brt permet aussi la restructuration des voies. Ce système se présente ainsi comme le système le plus adéquat dans une ville bien construite. Cette mission vise donc à évaluer les contraintes opérationnelles et physiques qui définiront le choix de la solution Brt la plus appropriée et réalisable.

Cette visite servira à valider le plan de collecte de données y compris les choix des points pour les comptages des passagers et des axes prioritaires.

La mission sera articulée autour des rencontres protocolaires avec certaines autorités, les échanges avec les intervenants actuels dans le transport collectif, les visites techniques du terrain. Les résultats attendus sont ceux d’une meilleure connaissance du fonctionnement du système de transport collectif urbain actuel, l’identification des contraintes liées à la mise en place du Brt. Comme autres résultats, le choix d’artères prioritaires pour l’implantation du Brt.

L’ambassadeur du Brésil au Cameroun assure que tout sera mis œuvre dans le cadre de l’implantation de ce système dans les villes ciblées : « Il s’agit d’interventions très importantes dans les villes de Douala et Yaoundé. Il est donc assez tôt pour juger de la faisabilité de ce projet. Si le Cameroun le veut, le Brésil ira jusqu’à la fin de ce projet ». S’agissant du financement, l’ambassadeur indique que des démarches sont prises pour l’effectivité des moyens financiers : « Il faut trouver des solutions, il y a eu des contacts entre le Brésil et le Cameroun avec la Banque nationale de développement, ce sont des pourparlers préliminaires. C’est une possibilité, nous ne savons pas s’il y’aura d’autres sources de financement ».

Posté mardi 2 septembre 2014 à 14:44 |  par bbela

mardi 26 août 2014

Depuis Zurich, YooMee a lancé un service de téléphonie mobile au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Sa cofondatrice évoque ses projets dans d’autres pays

 

Commercialiser, depuis une entreprise basée en Suisse, un accès à l’Internet mobile à haute vitesse en Afrique subsaharienne? A priori, l’idée semblait aventureuse. Et pourtant, c’est ce que fait, depuis 2011, une société basée à Zurich. YooMee Africa, qui dispose de plusieurs entreprises opérationnelles en Afrique subsaharienne, compte plusieurs dizaines de milliers de clients au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

 

Sa cofondatrice et présidente, Anat Bar-Gera, racontera son aventure le 27 août prochain à Lausanne, dans le cadre de la conférence «Exporter demain» – organisée par Switzerland Global Enterprise –, qui réunira aussi des responsables de Camille Bloch, Google, DHL ou encore Credit Suisse sur le thème de l’internationalisation des PME via le monde virtuel. Une semaine avant cette conférence, Anat Bar-Gera, installée à Zurich depuis 25 ans, détaille l’histoire de sa société ainsi que ses projets.

 

Accompagnée de son mari, rencontré sur les bancs de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), près de Paris, Anat Bar-Gera, d’origine israélienne, a fondé plusieurs sociétés ces dernières années. Toutes actives dans les télécoms et Internet. Il y eut Wimax Telecom, active en Europe de l’Est, ainsi que SurfEU, un fournisseur d’accès à Internet fort de 1,5 million de clients, revendu à l’italien Tiscali. «Puis l’un de nos collaborateurs, d’origine africaine, nous a suggéré d’investir sur ce continent, raconte Anat Bar-Gera. Mais nous ne connaissions rien à l’Afrique. Face à son insistance, nous avons étudié la situation de plusieurs pays.»

Le couple sélectionne alors le Cameroun. «Nous avons été enthousiasmés par la croissance démographique du continent et les besoins en télécommunications des jeunes, poursuit Anat Bar-Gera. La stabilité politique relative et le marché faiblement ­concurrentiel au Cameroun plaidaient aussi en faveur de ce pays.»

 

La cofondatrice poursuit: «Nous avons alors contacté le régulateur, responsable des télécoms, et lui avons fait part de nos expériences. Nous lui avons assuré que s’il nous octroyait une licence, nous allions bel et bien édifier un réseau d’Internet mobile à haute vitesse, fournir des services de premier ordre, et ne pas revendre la licence, comme beaucoup de sociétés le font.»

Sa licence obtenue fin 2010, YooMee Africa commence à construire son réseau dans les principales villes du Cameroun, notamment à Douala et Yaoundé. La société, qui fait notamment face à la concurrence d’Orange et de MTN, choisit de ne pas proposer de communication vocale et des services de téléphonie. «Nous avons tout de suite misé sur l’accès mobile à Internet via notre réseau 4G LTE dernier cri, affirme Anat Bar-Gera. Nous donnons accès à Internet à haute vitesse.» Les connexions se font via des clés USB («dongles») pour des ordinateurs ou directement sur des smartphones et tablettes.

 

Aujourd’hui, YooMee Africa compte «plusieurs dizaines de milliers de clients» et, selon sa fondatrice, est leader du marché au Cameroun et vient d’étendre ses activités en Côte d’Ivoire, dans sa capitale Abidjan. «L’impact de l’accès à Internet à large bande est énorme dans ces régions, car une hausse de 10% de la proportion de personnes connectées accroît le PIB de 1,38%», affirme la fondatrice. Pour autant, YooMee Africa est une société à but lucratif. En Côte d’Ivoire, une carte prépayée permettant de transférer 8,5 Go de données coûte environ 28 francs suisses, avec une bande passante de 5 Mbit/s.

 

Les produits de l’opérateur sont vendus dans ses propres magasins, mais aussi des stations-service, des magasins de téléphonie et d’ordinateurs et des kiosques. L’opérateur a aussi noué un partenariat avec l’Université de Douala, dont il couvre entièrement le campus en 4G, proposant un accès à Internet à ses étudiants avec des cartes prépayées débutant à 3 euros.

 

Aujourd’hui, YooMee compte plus d’une centaine d’employés au total et prévoit de s’étendre dans d’autres pays de l’Afrique subsaharienne – d’autres licences sont en train d’être négociées ou achetées. «Nous pourrions aussi nous lancer dans les services de paiement ou d’autres services à valeur ajoutée en ligne, poursuit Anat Bar-Gera. Le potentiel est immense et je ne me lasse pas de me rendre très souvent dans les pays où nous avons nos opérations.»

 

Le temps.ch




Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.


Yoomee: Success story en Afrique

Depuis Zurich, YooMee a lancé un service de téléphonie mobile au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Sa cofondatrice évoque ses projets dans d’autres pays

 

Commercialiser, depuis une entreprise basée en Suisse, un accès à l’Internet mobile à haute vitesse en Afrique subsaharienne? A priori, l’idée semblait aventureuse. Et pourtant, c’est ce que fait, depuis 2011, une société basée à Zurich. YooMee Africa, qui dispose de plusieurs entreprises opérationnelles en Afrique subsaharienne, compte plusieurs dizaines de milliers de clients au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

 

Sa cofondatrice et présidente, Anat Bar-Gera, racontera son aventure le 27 août prochain à Lausanne, dans le cadre de la conférence «Exporter demain» – organisée par Switzerland Global Enterprise –, qui réunira aussi des responsables de Camille Bloch, Google, DHL ou encore Credit Suisse sur le thème de l’internationalisation des PME via le monde virtuel. Une semaine avant cette conférence, Anat Bar-Gera, installée à Zurich depuis 25 ans, détaille l’histoire de sa société ainsi que ses projets.

 

Accompagnée de son mari, rencontré sur les bancs de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead), près de Paris, Anat Bar-Gera, d’origine israélienne, a fondé plusieurs sociétés ces dernières années. Toutes actives dans les télécoms et Internet. Il y eut Wimax Telecom, active en Europe de l’Est, ainsi que SurfEU, un fournisseur d’accès à Internet fort de 1,5 million de clients, revendu à l’italien Tiscali. «Puis l’un de nos collaborateurs, d’origine africaine, nous a suggéré d’investir sur ce continent, raconte Anat Bar-Gera. Mais nous ne connaissions rien à l’Afrique. Face à son insistance, nous avons étudié la situation de plusieurs pays.»

Le couple sélectionne alors le Cameroun. «Nous avons été enthousiasmés par la croissance démographique du continent et les besoins en télécommunications des jeunes, poursuit Anat Bar-Gera. La stabilité politique relative et le marché faiblement ­concurrentiel au Cameroun plaidaient aussi en faveur de ce pays.»

 

La cofondatrice poursuit: «Nous avons alors contacté le régulateur, responsable des télécoms, et lui avons fait part de nos expériences. Nous lui avons assuré que s’il nous octroyait une licence, nous allions bel et bien édifier un réseau d’Internet mobile à haute vitesse, fournir des services de premier ordre, et ne pas revendre la licence, comme beaucoup de sociétés le font.»

Sa licence obtenue fin 2010, YooMee Africa commence à construire son réseau dans les principales villes du Cameroun, notamment à Douala et Yaoundé. La société, qui fait notamment face à la concurrence d’Orange et de MTN, choisit de ne pas proposer de communication vocale et des services de téléphonie. «Nous avons tout de suite misé sur l’accès mobile à Internet via notre réseau 4G LTE dernier cri, affirme Anat Bar-Gera. Nous donnons accès à Internet à haute vitesse.» Les connexions se font via des clés USB («dongles») pour des ordinateurs ou directement sur des smartphones et tablettes.

 

Aujourd’hui, YooMee Africa compte «plusieurs dizaines de milliers de clients» et, selon sa fondatrice, est leader du marché au Cameroun et vient d’étendre ses activités en Côte d’Ivoire, dans sa capitale Abidjan. «L’impact de l’accès à Internet à large bande est énorme dans ces régions, car une hausse de 10% de la proportion de personnes connectées accroît le PIB de 1,38%», affirme la fondatrice. Pour autant, YooMee Africa est une société à but lucratif. En Côte d’Ivoire, une carte prépayée permettant de transférer 8,5 Go de données coûte environ 28 francs suisses, avec une bande passante de 5 Mbit/s.

 

Les produits de l’opérateur sont vendus dans ses propres magasins, mais aussi des stations-service, des magasins de téléphonie et d’ordinateurs et des kiosques. L’opérateur a aussi noué un partenariat avec l’Université de Douala, dont il couvre entièrement le campus en 4G, proposant un accès à Internet à ses étudiants avec des cartes prépayées débutant à 3 euros.

 

Aujourd’hui, YooMee compte plus d’une centaine d’employés au total et prévoit de s’étendre dans d’autres pays de l’Afrique subsaharienne – d’autres licences sont en train d’être négociées ou achetées. «Nous pourrions aussi nous lancer dans les services de paiement ou d’autres services à valeur ajoutée en ligne, poursuit Anat Bar-Gera. Le potentiel est immense et je ne me lasse pas de me rendre très souvent dans les pays où nous avons nos opérations.»

 

Le temps.ch




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Posté mardi 26 août 2014 à 18:51 |  par bbela

vendredi 22 août 2014



Une cinquantaine de sociétés turques issues de différents secteurs de l’économie sont attendues à la foire des produits turcs au Cameroun du 24 au 27 septembre 2014 au Turcam Hall de la capitale camerounaise, Yaoundé.

Les organisateurs annoncent ainsi des rencontres « B to B » entre investisseurs, au moment où la Turquie montre un vif intérêt dans le domaine des affaires avec le Cameroun.

Du fabricant de machines de remplissage aux produits textiles en passant par les ingrédients cosmétiques, les entreprises de divers secteurs de l’économie turque seront représentées à cette rencontre.

« La Foire des Produits Turcs au Cameroun est une célébration de la riche diversité de l’industrie Turque et une visite incontournable pour tous ceux qui souhaitent renforcer les liens commerciaux avec des entreprises en Turquie », a indiqué mercredi Gökhan Üsküdar, conseiller aux affaires commerciales à l’Ambassade de Turquie au Cameroun.

« L’objectif est d’introduire les produits de différents secteurs, de créer une plateforme pour les exportations et de développer le commerce bilatéral », a indiqué Marie Laetitia Kankera Akue du cabinet Aca Expertise.

Pour sa part, le conseiller aux affaires commerciales à l’Ambassade de Turquie au Cameroun a ajouté que : « Grâce à la Foire des Produits turcs au Cameroun, nous espérons construire un pont économique et culturel entre les deux grandes nations du Cameroun et de la Turquie ».

Üsküdar a par ailleurs souligné qu’« il y aura au programme, des rencontres B to B avec près de cinquante investisseurs turcs dans des secteurs d’activités variées telles que le pétrole, la médecine, la pharmacie, le textile, l’électroménager, les cosmétiques, l’électronique, les fournitures, l’équipement LPG, le nettoyage…ainsi que des possibilités de joint-venture ».

Notons que les relations actives entre les deux pays ont débuté en 2012, avec à ce jour un chiffre des échanges d’environ 200 millions de dollars.



africatopsuccess

Cameroun : la foire des produits turcs se tiendra en septembre prochain



Une cinquantaine de sociétés turques issues de différents secteurs de l’économie sont attendues à la foire des produits turcs au Cameroun du 24 au 27 septembre 2014 au Turcam Hall de la capitale camerounaise, Yaoundé.

Les organisateurs annoncent ainsi des rencontres « B to B » entre investisseurs, au moment où la Turquie montre un vif intérêt dans le domaine des affaires avec le Cameroun.

Du fabricant de machines de remplissage aux produits textiles en passant par les ingrédients cosmétiques, les entreprises de divers secteurs de l’économie turque seront représentées à cette rencontre.

« La Foire des Produits Turcs au Cameroun est une célébration de la riche diversité de l’industrie Turque et une visite incontournable pour tous ceux qui souhaitent renforcer les liens commerciaux avec des entreprises en Turquie », a indiqué mercredi Gökhan Üsküdar, conseiller aux affaires commerciales à l’Ambassade de Turquie au Cameroun.

« L’objectif est d’introduire les produits de différents secteurs, de créer une plateforme pour les exportations et de développer le commerce bilatéral », a indiqué Marie Laetitia Kankera Akue du cabinet Aca Expertise.

Pour sa part, le conseiller aux affaires commerciales à l’Ambassade de Turquie au Cameroun a ajouté que : « Grâce à la Foire des Produits turcs au Cameroun, nous espérons construire un pont économique et culturel entre les deux grandes nations du Cameroun et de la Turquie ».

Üsküdar a par ailleurs souligné qu’« il y aura au programme, des rencontres B to B avec près de cinquante investisseurs turcs dans des secteurs d’activités variées telles que le pétrole, la médecine, la pharmacie, le textile, l’électroménager, les cosmétiques, l’électronique, les fournitures, l’équipement LPG, le nettoyage…ainsi que des possibilités de joint-venture ».

Notons que les relations actives entre les deux pays ont débuté en 2012, avec à ce jour un chiffre des échanges d’environ 200 millions de dollars.



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Posté vendredi 22 août 2014 à 22:05 |  par bbela

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