
Toute la journée, armée malienne et groupes du Nord se sont affrontés
dans la ville de Kidal. L'offensive a été lancée par les forces
maliennes. Mais ce soir, selon nos informations, la ville est aux
mains des groupes armés.
Le MNLA est formel : « Kidal est sous contrôle des groupes armés »
depuis 14h30, heure locale. La dernière bataille s'est déroulée au
camp 1, le camp des soldats maliens situé au sud-ouest de la ville. «
L'armée est en déroute », affirme un combattant du MNLA. Selon nos
informations, des militaires du Mali ont quitté Kidal et pris la piste
vers Gao. D'autres se sont réfugiés au camp 2, le camp de Serval et de
la Minusma situé tout au sud de la ville.
Une source de la Minusma indique que « 27 véhicules de l'armée
malienne se sont présentés aux portes du camp. Les soldats ne peuvent
pas entrer avec leurs armes ».
Les combats entre les deux camps ont duré près de cinq heures. A 10h10
ce matin, heure de Kidal, l'armée malienne a lancé une offensive pour
visiblement reprendre le gouvernorat tenu depuis samedi par le MNLA.
C'est le drapeau du MNLA qui flotte au dessus du camp militaire numéro 1.
A Bamako, le ministère de la Défense a confirmé à la mi-journée «
qu'une opération de sécurisation des biens et des personnes était en
cours ». Des roquettes ont été tirées sur le QG du MNLA, dans le même
temps des soldats progressaient à pieds dans Kidal. Le MNLA dit avoir
attendu près de vingt minutes avant de répliquer.
Impossible pour le moment de donner un premier bilan des combats. Une
source onusienne affirme que des soldats maliens ont été tués et
d'autres faits prisonniers ce mercredi. Les blessés par balle affluent
à l'hôpital. Des blessés des deux camps. Plusieurs sources signalent
la mort du colonel Fayçal ag Kaba, le bras droit du général Elhadji
Gamou, touareg loyaliste.
L'ONU se dit profondément préoccupée
La détérioration rapide de la situation à Kidal inquiète les Nations
unies. Ban Ki-moon appelle à la cessation immédiate des combats et à
la mise en place d'un cessez-le-feu.
Le Secrétaire général condamne le meurtre des civils et demande que
tous les auteurs soient traduits en justice. Il réitère l'appel du
Conseil de sécurité, appel à la reprise du processus de cantonnement
et des pourparlers de paix.
Ce soir le calme est revenu. Mais beaucoup d'habitants sont très
éprouvés par cette dure journée.
SOURCE: RFI

Toute la journée, armée malienne et groupes du Nord se sont affrontés
dans la ville de Kidal. L'offensive a été lancée par les forces
maliennes. Mais ce soir, selon nos informations, la ville est aux
mains des groupes armés.
Le MNLA est formel : « Kidal est sous contrôle des groupes armés »
depuis 14h30, heure locale. La dernière bataille s'est déroulée au
camp 1, le camp des soldats maliens situé au sud-ouest de la ville. «
L'armée est en déroute », affirme un combattant du MNLA. Selon nos
informations, des militaires du Mali ont quitté Kidal et pris la piste
vers Gao. D'autres se sont réfugiés au camp 2, le camp de Serval et de
la Minusma situé tout au sud de la ville.
Une source de la Minusma indique que « 27 véhicules de l'armée
malienne se sont présentés aux portes du camp. Les soldats ne peuvent
pas entrer avec leurs armes ».
Les combats entre les deux camps ont duré près de cinq heures. A 10h10
ce matin, heure de Kidal, l'armée malienne a lancé une offensive pour
visiblement reprendre le gouvernorat tenu depuis samedi par le MNLA.
C'est le drapeau du MNLA qui flotte au dessus du camp militaire numéro 1.
A Bamako, le ministère de la Défense a confirmé à la mi-journée «
qu'une opération de sécurisation des biens et des personnes était en
cours ». Des roquettes ont été tirées sur le QG du MNLA, dans le même
temps des soldats progressaient à pieds dans Kidal. Le MNLA dit avoir
attendu près de vingt minutes avant de répliquer.
Impossible pour le moment de donner un premier bilan des combats. Une
source onusienne affirme que des soldats maliens ont été tués et
d'autres faits prisonniers ce mercredi. Les blessés par balle affluent
à l'hôpital. Des blessés des deux camps. Plusieurs sources signalent
la mort du colonel Fayçal ag Kaba, le bras droit du général Elhadji
Gamou, touareg loyaliste.
L'ONU se dit profondément préoccupée
La détérioration rapide de la situation à Kidal inquiète les Nations
unies. Ban Ki-moon appelle à la cessation immédiate des combats et à
la mise en place d'un cessez-le-feu.
Le Secrétaire général condamne le meurtre des civils et demande que
tous les auteurs soient traduits en justice. Il réitère l'appel du
Conseil de sécurité, appel à la reprise du processus de cantonnement
et des pourparlers de paix.
Ce soir le calme est revenu. Mais beaucoup d'habitants sont très
éprouvés par cette dure journée.
SOURCE: RFI
Posté mercredi 21 mai 2014 à 21:50 |  par
bbela