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dimanche 13 décembre 2015

BONUS Cette société texane, spécialisée dans la production pétrolière et gazière, compte 1.400 salariés...
Les 1.400 salariés recevront jusqu'à 100.000 dollars chacun.
Les 1.400 salariés recevront jusqu'à 100.000 dollars chacun. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
Cent mille dollars chacun. C’est le montant de la prime de Noël que s’apprêtent à recevoir les 1.400 employés d’Hilcorp Energy Co, une entreprise américaine basée à Houston, au Texas, et spécialisée dans le secteur lucratif de l’exploration et de la production de pétrole, ainsi que de gaz. Le bonus total s’élève donc à 140 millions d’euros, soit plus de 127 millions d’euros.
Jeffery Hildebrand, le milliardaire à la tête de cette société, a fait savoir qu’il souhaite récompenser ses collaborateurs - tous, sans exception - parce que les objectifs qu’il s’était fixés pour 2015 avaient été atteints par l’entreprise dès le printemps, d’après le Houston Business Journal.
Jeffrey Hildebrand est le patron de cette société installée au Texas. - Ricardo Brazziell/AP/SIPA
Le montant exact de ce bonus dépendra de l’ancienneté du salarié : si elle dépasse cinq ans, la prime s’élèvera à 100.000 dollars tout rond, et si elle est inférieure à ces cinq années de présence dans l’entreprise, le bonus sera calculé au prorata.
En 2010, déjà, tous les employés d’Hilcorp Energy Co avaient reçu un beau cadeau : ils avaient le choix entre une voiture d’une valeur de 50.000 dollars et 35.000 dollars en espèces. Mais cette société n’est pas la seule entreprise du secteur de l’énergie à faire preuve de générosité : Paragon Offshore PLC a récemment offert à certains de ses cadres dirigeants un an de salaire supplémentaire, pour qu’ils restent au moins un an de plus dans la société.

20minutes.fr

Etats-Unis: Pour Noël, l'entreprise verse une prime de 100.000 dollars à tous ses employés

BONUS Cette société texane, spécialisée dans la production pétrolière et gazière, compte 1.400 salariés...
Les 1.400 salariés recevront jusqu'à 100.000 dollars chacun.
Les 1.400 salariés recevront jusqu'à 100.000 dollars chacun. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
Cent mille dollars chacun. C’est le montant de la prime de Noël que s’apprêtent à recevoir les 1.400 employés d’Hilcorp Energy Co, une entreprise américaine basée à Houston, au Texas, et spécialisée dans le secteur lucratif de l’exploration et de la production de pétrole, ainsi que de gaz. Le bonus total s’élève donc à 140 millions d’euros, soit plus de 127 millions d’euros.
Jeffery Hildebrand, le milliardaire à la tête de cette société, a fait savoir qu’il souhaite récompenser ses collaborateurs - tous, sans exception - parce que les objectifs qu’il s’était fixés pour 2015 avaient été atteints par l’entreprise dès le printemps, d’après le Houston Business Journal.
Jeffrey Hildebrand est le patron de cette société installée au Texas. - Ricardo Brazziell/AP/SIPA
Le montant exact de ce bonus dépendra de l’ancienneté du salarié : si elle dépasse cinq ans, la prime s’élèvera à 100.000 dollars tout rond, et si elle est inférieure à ces cinq années de présence dans l’entreprise, le bonus sera calculé au prorata.
En 2010, déjà, tous les employés d’Hilcorp Energy Co avaient reçu un beau cadeau : ils avaient le choix entre une voiture d’une valeur de 50.000 dollars et 35.000 dollars en espèces. Mais cette société n’est pas la seule entreprise du secteur de l’énergie à faire preuve de générosité : Paragon Offshore PLC a récemment offert à certains de ses cadres dirigeants un an de salaire supplémentaire, pour qu’ils restent au moins un an de plus dans la société.

20minutes.fr

Posté dimanche 13 décembre 2015 à 23:22 |  par bbela

mardi 13 octobre 2015

Image d'illustration
Quels sont les huit points importants qui peuvent changer votre vie professionnelle?
par Robert M. Galford

C'est l’année 1958 et Patricia Bays Haroski, une employée  de la Compagnie d’Assurance State Farm, souhaite que les gens reconnaissent officiellement le 16 Octobre comme journée de l’employeur. Son objectif? Améliorer les relations entre patrons et subordonnés directs. Cette date? Elle l’a apparemment choisi parce que c'était l'anniversaire de son père, et elle pensait qu'il était un bon patron.

55 ans plus tard, des États-Unis à l'Australie, en passant par l'Inde, l'Afrique du Sud et dans six autres pays, les employés honorent leurs patrons (ou tout au moins font semblant). Hallmark propose actuellement près de 50 cartes de vœux à l’effigie de son Fondateur dans ses points de vente.
Je serais prêt à parier, cependant, au lieu de satisfaire le moindre caprice de leurs patrons, de nombreux employés voudraient plutôt leur poser cette question: Qu'attendez-vous vraiment de moi?
De nos jours où tout se focalise sur la performance en entreprise, il n'est pas toujours évident de savoir ce que veut ou attend le patron. Pourquoi? Peut-être que le patron pense qu’il a clairement défini ces attentes alors qu’en réalité, ce n’est pas toujours le cas. Ou, peut-être que le salarié exige trop de lui-même afin de faire toujours plus. La responsabilité de veiller à ce que les attentes soient bien définies et comprises  doit être partagée et une affaire de tous.
Mais l’effet « donner-et-prendre en entreprise » n’est pas aussi fluide et rapide qu’on le souhaite.
Ne désespérez pas.  J'ai la chance de travailler avec ces gens tout le temps à travers un éventail de services et de professions: les finances, les soins de santé, l'éducation, l'énergie, la technologie. Et de mon point de vue, les messages sont clairs et constants.

Permettez-moi de vous exposer ce que je crois être les attentes essentielles de votre patron. Jetez y un oeil, et prenez un moment de reflexion – voyez comment avoir un pas d’avance sur eux, comment obtenir plus et comment faire plus
Votre patron veut que vous :
1.       Réalisiez vos tâches de façon responsable et dans les délais. Et si les choses ne se déroulent pas comme prévu, que vous le mettiez au courant bien avant pour anticiper et prendre les mesures qui s’imposent.
2.       Soyez conscients des tâches et enjeux de la société qui sont d'une importance capitale pour lui.  Maîtrisez-vous ces enjeux ?
3.    Si vous influencez les décisions de l’entreprise ou  de votre clientèle, vous devez connaître les nœuds d’étranglement  et les points de tension ou de stress et les anticiper.
4.   Connaissiez les objectifs spécifiques de l’entreprise dans le court, le moyen et le long terme. Savoir où va l’entreprise et pourquoi.
5.   Soyez  bien informé sur vos collègues ou  les relations de votre patron - leurs forces, leurs faiblesses potentielles. Comment ses relations peuvent aider l'entreprise à atteindre ses objectifs? Savoir si leurs tâches sont intimement liées à la stratégie de votre entreprise
6.       Construisiez un réseau de personnes compétentes en qui vous avez confiance, qui se font mutuellement confiance, qui vous mettent en valeur. Pensez aux cinq derniers collaborateurs directs qui sont venus dans votre bureau. Que voulaient-ils? Qu'est-ce que vous dites au sujet de la relation que vous entretenez avec eux?
7.   Soyez capable d'identifier les problèmes à l'horizon, les analyser et trouver des solutions  efficaces avec l’aide ou l’opinion des autres collaborateurs.
8.       Soyez  capable de faire équipe avec les autres de façon harmonieuse et cohérente.
Savoir exposer son opinion et laisser aux autres la possibilité d’exposer le leur dans le respect mutuel et intégrer tout cela dans la prise de décisions.

Vous pouvez utiliser cette liste de deux manières: 

La première, et la plus évidente, est de la prendre comme si c’est le point de vue de votre patron.
La deuxième est de penser à chacun des collaborateurs qui travaillent sous vos ordres. S'agit-il du genre de choses que vous attendez d'eux? Le savent-ils? Comment savez-vous qu'ils savent? Pouvez-vous vous en assurer?
Imaginez grâce à ces huit points comment vous pouvez valoriser le travail de vos collaborateurs ou le votre auprès de patron.

Robert Galford, partenaire du Centre pour les grandes entreprises, consultant  à la Harvard Graduate School of Design.   

http://manag-yourself.blogspot.com/2013/10/ce-que-votre-patron-attend-de-vous.html

CE QUE VOTRE PATRON ATTEND DE VOUS

Image d'illustration
Quels sont les huit points importants qui peuvent changer votre vie professionnelle?
par Robert M. Galford

C'est l’année 1958 et Patricia Bays Haroski, une employée  de la Compagnie d’Assurance State Farm, souhaite que les gens reconnaissent officiellement le 16 Octobre comme journée de l’employeur. Son objectif? Améliorer les relations entre patrons et subordonnés directs. Cette date? Elle l’a apparemment choisi parce que c'était l'anniversaire de son père, et elle pensait qu'il était un bon patron.

55 ans plus tard, des États-Unis à l'Australie, en passant par l'Inde, l'Afrique du Sud et dans six autres pays, les employés honorent leurs patrons (ou tout au moins font semblant). Hallmark propose actuellement près de 50 cartes de vœux à l’effigie de son Fondateur dans ses points de vente.
Je serais prêt à parier, cependant, au lieu de satisfaire le moindre caprice de leurs patrons, de nombreux employés voudraient plutôt leur poser cette question: Qu'attendez-vous vraiment de moi?
De nos jours où tout se focalise sur la performance en entreprise, il n'est pas toujours évident de savoir ce que veut ou attend le patron. Pourquoi? Peut-être que le patron pense qu’il a clairement défini ces attentes alors qu’en réalité, ce n’est pas toujours le cas. Ou, peut-être que le salarié exige trop de lui-même afin de faire toujours plus. La responsabilité de veiller à ce que les attentes soient bien définies et comprises  doit être partagée et une affaire de tous.
Mais l’effet « donner-et-prendre en entreprise » n’est pas aussi fluide et rapide qu’on le souhaite.
Ne désespérez pas.  J'ai la chance de travailler avec ces gens tout le temps à travers un éventail de services et de professions: les finances, les soins de santé, l'éducation, l'énergie, la technologie. Et de mon point de vue, les messages sont clairs et constants.

Permettez-moi de vous exposer ce que je crois être les attentes essentielles de votre patron. Jetez y un oeil, et prenez un moment de reflexion – voyez comment avoir un pas d’avance sur eux, comment obtenir plus et comment faire plus
Votre patron veut que vous :
1.       Réalisiez vos tâches de façon responsable et dans les délais. Et si les choses ne se déroulent pas comme prévu, que vous le mettiez au courant bien avant pour anticiper et prendre les mesures qui s’imposent.
2.       Soyez conscients des tâches et enjeux de la société qui sont d'une importance capitale pour lui.  Maîtrisez-vous ces enjeux ?
3.    Si vous influencez les décisions de l’entreprise ou  de votre clientèle, vous devez connaître les nœuds d’étranglement  et les points de tension ou de stress et les anticiper.
4.   Connaissiez les objectifs spécifiques de l’entreprise dans le court, le moyen et le long terme. Savoir où va l’entreprise et pourquoi.
5.   Soyez  bien informé sur vos collègues ou  les relations de votre patron - leurs forces, leurs faiblesses potentielles. Comment ses relations peuvent aider l'entreprise à atteindre ses objectifs? Savoir si leurs tâches sont intimement liées à la stratégie de votre entreprise
6.       Construisiez un réseau de personnes compétentes en qui vous avez confiance, qui se font mutuellement confiance, qui vous mettent en valeur. Pensez aux cinq derniers collaborateurs directs qui sont venus dans votre bureau. Que voulaient-ils? Qu'est-ce que vous dites au sujet de la relation que vous entretenez avec eux?
7.   Soyez capable d'identifier les problèmes à l'horizon, les analyser et trouver des solutions  efficaces avec l’aide ou l’opinion des autres collaborateurs.
8.       Soyez  capable de faire équipe avec les autres de façon harmonieuse et cohérente.
Savoir exposer son opinion et laisser aux autres la possibilité d’exposer le leur dans le respect mutuel et intégrer tout cela dans la prise de décisions.

Vous pouvez utiliser cette liste de deux manières: 

La première, et la plus évidente, est de la prendre comme si c’est le point de vue de votre patron.
La deuxième est de penser à chacun des collaborateurs qui travaillent sous vos ordres. S'agit-il du genre de choses que vous attendez d'eux? Le savent-ils? Comment savez-vous qu'ils savent? Pouvez-vous vous en assurer?
Imaginez grâce à ces huit points comment vous pouvez valoriser le travail de vos collaborateurs ou le votre auprès de patron.

Robert Galford, partenaire du Centre pour les grandes entreprises, consultant  à la Harvard Graduate School of Design.   

http://manag-yourself.blogspot.com/2013/10/ce-que-votre-patron-attend-de-vous.html

Posté mardi 13 octobre 2015 à 21:43 |  par bbela

samedi 31 janvier 2015


Generator mise sur le design, avec des dortoirs haut de gamme démarrant à 30 euros la nuit. Le tout avec une capacité d’accueil géante de 920 lits.






Le seul équivalent, à Paris, est le Saint Christopher, mais Generator dit plutôt s’inspirer de Mama Shelter (haut de gamme) pour son côté design et mode. Quant à la clientèle, ce sera bien sûr les 18-35 ans cherchant un lit à 25 ou 30 euros, mais pas seulement : les familles sont particulièrement présentes au Generator de Copenhague, tandis que certaines clientèles d’affaires (dans les médias, la mode, la hight tech...) ont plébiscité ceux de Hambourg, de Berlin et de Barcelone. Et à Paris, des groupes participant à la conférence mondiale sur le climat « Cop 21 » se tenant dans la capitale à l’automne ont déjà réservé une partie des 920 lits.

Immeuble de bureaux vide


«  Gen Paris » est à ce jour le plus gros de la chaîne, tant en surface (9.300 mètres carrés) et en nombre de lits qu’en investissement : le rachat de cet immeuble de bureaux vide et sa restructuration a représenté 58 millions d’euros, soit de 5.000 à 6.000 euros le mètre carré. Le prix de l’immobilier de logements, mais « des logements demandent plus de place, l’opération n’aurait pas été rentable », remarque Carl Michel, président de Generator. Quant à la mairie du Xe arrondissement, son fort taux de HLM lui avait fait exclure une transformation de l’immeuble en logements sociaux.

Le concept de Generator a fait ses preuves, en tout cas dans les villes les plus touristiques : à Londres, son établissement a un taux d’occupation de 93 % (90 % à Venise), contre 77 % en moyenne sur l’ensemble de son réseau (il vise les 85 %). A Paris, qui souffre d’un manque de capacités hôtelières, le taux d’occupation devrait être parmi les plus élevés. « En termes de nationalité, nous anticipons qu’à Paris, la clientèle sera, de façon prédominante, française, américaine, allemande, anglaise, coréenne et japonaise », poursuit le président.

Priorité à la France

Après Gen Paris, les prochaines ouvertures cette année seront Amsterdam (566 lits) et Rome (dans la gare Termini, avec 266 lits). La croissance de Generator est exponentielle : il avait deux hôtels (Londres et Berlin) lors de son rachat en 2007 par le fond immobilier Patron Capital, « depuis, nous avons doublé notre nombre de lits tous les ans, souligne Carl Michel. Nous avons désormais 6.400 lits, l’objectif est d’atteindre 18 hôtels et 12.400 lits en 2018 ». Les priorités ? Une implantation dans chaque capitale et ville touristique européenne majeure. En France, Generator avoue qu’il s’était mis en quête d’un emplacement à Paris dès 2008... « En ordre de priorité, les pays cibles sont en premier la France, avec Bordeaux, Nice ou des destinations dans le sud et proches d’aéroports, l’Italie (en sus de Venise et Rome), puis la Scandinavie et enfin l’Espagne », énumère Carl Michel. Mais en parallèle, Generator, qui n’est encore que purement européen, convoite aussi New York, Los Angeles et Miami.



Encore faut-il financer cette croissance. Patron Capital a cédé en novembre 33 % de Generator pour 60 millions d’euros à un autre fond, Invesco. Pour la suite, l’objectif est une introduction en Bourse dans deux ans ou l’ouverture du capital à un autre partenaire. Et pourquoi pas un groupe hôtelier comme Accor ? « Pourquoi pas, en effet. Nous serions ravis  ! », réplique Carl Michel.


http://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/0204122360792-generator-un-nouveau-type-dhotel-low-cost-ouvre-a-paris-1088678.php

Generator, un nouveau type d’hôtel low cost, ouvre à Paris


Generator mise sur le design, avec des dortoirs haut de gamme démarrant à 30 euros la nuit. Le tout avec une capacité d’accueil géante de 920 lits.






Le seul équivalent, à Paris, est le Saint Christopher, mais Generator dit plutôt s’inspirer de Mama Shelter (haut de gamme) pour son côté design et mode. Quant à la clientèle, ce sera bien sûr les 18-35 ans cherchant un lit à 25 ou 30 euros, mais pas seulement : les familles sont particulièrement présentes au Generator de Copenhague, tandis que certaines clientèles d’affaires (dans les médias, la mode, la hight tech...) ont plébiscité ceux de Hambourg, de Berlin et de Barcelone. Et à Paris, des groupes participant à la conférence mondiale sur le climat « Cop 21 » se tenant dans la capitale à l’automne ont déjà réservé une partie des 920 lits.

Immeuble de bureaux vide


«  Gen Paris » est à ce jour le plus gros de la chaîne, tant en surface (9.300 mètres carrés) et en nombre de lits qu’en investissement : le rachat de cet immeuble de bureaux vide et sa restructuration a représenté 58 millions d’euros, soit de 5.000 à 6.000 euros le mètre carré. Le prix de l’immobilier de logements, mais « des logements demandent plus de place, l’opération n’aurait pas été rentable », remarque Carl Michel, président de Generator. Quant à la mairie du Xe arrondissement, son fort taux de HLM lui avait fait exclure une transformation de l’immeuble en logements sociaux.

Le concept de Generator a fait ses preuves, en tout cas dans les villes les plus touristiques : à Londres, son établissement a un taux d’occupation de 93 % (90 % à Venise), contre 77 % en moyenne sur l’ensemble de son réseau (il vise les 85 %). A Paris, qui souffre d’un manque de capacités hôtelières, le taux d’occupation devrait être parmi les plus élevés. « En termes de nationalité, nous anticipons qu’à Paris, la clientèle sera, de façon prédominante, française, américaine, allemande, anglaise, coréenne et japonaise », poursuit le président.

Priorité à la France

Après Gen Paris, les prochaines ouvertures cette année seront Amsterdam (566 lits) et Rome (dans la gare Termini, avec 266 lits). La croissance de Generator est exponentielle : il avait deux hôtels (Londres et Berlin) lors de son rachat en 2007 par le fond immobilier Patron Capital, « depuis, nous avons doublé notre nombre de lits tous les ans, souligne Carl Michel. Nous avons désormais 6.400 lits, l’objectif est d’atteindre 18 hôtels et 12.400 lits en 2018 ». Les priorités ? Une implantation dans chaque capitale et ville touristique européenne majeure. En France, Generator avoue qu’il s’était mis en quête d’un emplacement à Paris dès 2008... « En ordre de priorité, les pays cibles sont en premier la France, avec Bordeaux, Nice ou des destinations dans le sud et proches d’aéroports, l’Italie (en sus de Venise et Rome), puis la Scandinavie et enfin l’Espagne », énumère Carl Michel. Mais en parallèle, Generator, qui n’est encore que purement européen, convoite aussi New York, Los Angeles et Miami.



Encore faut-il financer cette croissance. Patron Capital a cédé en novembre 33 % de Generator pour 60 millions d’euros à un autre fond, Invesco. Pour la suite, l’objectif est une introduction en Bourse dans deux ans ou l’ouverture du capital à un autre partenaire. Et pourquoi pas un groupe hôtelier comme Accor ? « Pourquoi pas, en effet. Nous serions ravis  ! », réplique Carl Michel.


http://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/0204122360792-generator-un-nouveau-type-dhotel-low-cost-ouvre-a-paris-1088678.php

Posté samedi 31 janvier 2015 à 00:00 |  par bbela

vendredi 30 janvier 2015

Le grand patron d'Uber, Travis Kalanick. Photo: Bloomberg



Uber, le roi du véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) parti en croisade contre les taxis et les législateurs, affiche une insolente réussite, dans le sillage de son provocateur dirigeant, Travis Kalanick.

L'origine de ce concept, qui veut bousculer un créneau bien établi et cadenassé, ne se trouve pas dans un garage californien, mais remonte à un voyage à Paris, un soir d'hiver 2008 quand, avec le co-fondateur d'Uber Garett Camp, M. Kalanick ne trouve pas de taxi.

«Il y a deux villes qui sont les pires au monde pour trouver un taxi, Paris et San Francisco», souriait M. Kalanick en 2012 à Chicago, deux ans après le lancement d'Uber.

«L'idée d'appuyer sur un bouton pour trouver un chauffeur était magique», se souvenait-il lors d'un autre événement.

Le concept est simple, des chauffeurs de VTC Uber sont mis en relation avec les utilisateurs par une simple application sur téléphone intelligent.

Mais très vite, Travis Kalanick est confronté partout dans le monde à une levée de boucliers de la part des taxis, qui voient en Uber leur mort programmée, comme des législateurs qui multiplient les décisions de justice pour faire barrage à son expansion, plébiscitée par les utilisateurs.

Grèves et manifestations

Les grèves et manifestations se sont multipliées dans plusieurs dizaines de villes.

La France a adopté, sous la pression des taxis, une loi restrictive doublée quelques mois plus tard d'une amende pour le lancement d'UberPop.

En Allemagne, son utilisation a été interdite avant d'être finalement autorisée à nouveau et New Dehli a interdit Uber dans la capitale indienne après qu'une utilisatrice eut accusé son chauffeur de viol.

Partout, les taxis « se sentent menacés par notre service haut de gamme et notre réactivité », confiait M. Kalanick à l'AFP en 2013.

Une crainte alimentée par la réussite d'Uber et les revenus affichés par ses chauffeurs, à faire pâlir les taxis conventionnels. Selon une étude interne, la première du genre, mise en ligne jeudi par Uber, ils engrangent en moyenne 6 dollars de plus par heure que leurs concurrents, professionnels, sur le territoire américain. 

À Washington, l'écart est de 4,60 dollars, 10 à San Francisco tandis qu'il s'envole à 15 dollars à New York.

« J'ai été choqué par le nombre de chauffeurs qui avaient déjà un emploi avant de commencer », a commenté Alan Krueger, économiste à l'université de Princeton, qui a participé à l'étude. « Ils n'ont pas rejoint Uber par désespoir, mais parce qu'il offrait une opportunité d'augmenter leurs revenus et mettre du beurre dans les épinards. »

La bonne santé affichée de la start-up, qui revendiquait en décembre 162.037 chauffeurs actifs sur le sol américain, une présence dans plus de 200 villes dans le monde et une valeur sur les marchés de plus de 40 milliards de dollars, n'a d'égal que les débats, controverses, voire les procès qu'il suscite partout où il pose ses valises.

Dans la plupart des villes, disait Travis Kalanick, « les taxis sont protégés par la loi et les lobbies les préservent de toute concurrence ».



http://www.lesaffaires.com/techno/technologie-de-l-information/uber-un-patron-provocateur-a-la-reussite-insolante/575796

Uber: un patron provocateur à la réussite insolante

Le grand patron d'Uber, Travis Kalanick. Photo: Bloomberg



Uber, le roi du véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) parti en croisade contre les taxis et les législateurs, affiche une insolente réussite, dans le sillage de son provocateur dirigeant, Travis Kalanick.

L'origine de ce concept, qui veut bousculer un créneau bien établi et cadenassé, ne se trouve pas dans un garage californien, mais remonte à un voyage à Paris, un soir d'hiver 2008 quand, avec le co-fondateur d'Uber Garett Camp, M. Kalanick ne trouve pas de taxi.

«Il y a deux villes qui sont les pires au monde pour trouver un taxi, Paris et San Francisco», souriait M. Kalanick en 2012 à Chicago, deux ans après le lancement d'Uber.

«L'idée d'appuyer sur un bouton pour trouver un chauffeur était magique», se souvenait-il lors d'un autre événement.

Le concept est simple, des chauffeurs de VTC Uber sont mis en relation avec les utilisateurs par une simple application sur téléphone intelligent.

Mais très vite, Travis Kalanick est confronté partout dans le monde à une levée de boucliers de la part des taxis, qui voient en Uber leur mort programmée, comme des législateurs qui multiplient les décisions de justice pour faire barrage à son expansion, plébiscitée par les utilisateurs.

Grèves et manifestations

Les grèves et manifestations se sont multipliées dans plusieurs dizaines de villes.

La France a adopté, sous la pression des taxis, une loi restrictive doublée quelques mois plus tard d'une amende pour le lancement d'UberPop.

En Allemagne, son utilisation a été interdite avant d'être finalement autorisée à nouveau et New Dehli a interdit Uber dans la capitale indienne après qu'une utilisatrice eut accusé son chauffeur de viol.

Partout, les taxis « se sentent menacés par notre service haut de gamme et notre réactivité », confiait M. Kalanick à l'AFP en 2013.

Une crainte alimentée par la réussite d'Uber et les revenus affichés par ses chauffeurs, à faire pâlir les taxis conventionnels. Selon une étude interne, la première du genre, mise en ligne jeudi par Uber, ils engrangent en moyenne 6 dollars de plus par heure que leurs concurrents, professionnels, sur le territoire américain. 

À Washington, l'écart est de 4,60 dollars, 10 à San Francisco tandis qu'il s'envole à 15 dollars à New York.

« J'ai été choqué par le nombre de chauffeurs qui avaient déjà un emploi avant de commencer », a commenté Alan Krueger, économiste à l'université de Princeton, qui a participé à l'étude. « Ils n'ont pas rejoint Uber par désespoir, mais parce qu'il offrait une opportunité d'augmenter leurs revenus et mettre du beurre dans les épinards. »

La bonne santé affichée de la start-up, qui revendiquait en décembre 162.037 chauffeurs actifs sur le sol américain, une présence dans plus de 200 villes dans le monde et une valeur sur les marchés de plus de 40 milliards de dollars, n'a d'égal que les débats, controverses, voire les procès qu'il suscite partout où il pose ses valises.

Dans la plupart des villes, disait Travis Kalanick, « les taxis sont protégés par la loi et les lobbies les préservent de toute concurrence ».



http://www.lesaffaires.com/techno/technologie-de-l-information/uber-un-patron-provocateur-a-la-reussite-insolante/575796

Posté vendredi 30 janvier 2015 à 00:00 |  par bbela

mercredi 13 août 2014

Samuel Foyou / -Credit photo : JEUNEAFRIQUE

Ce self-made-man cultive les relations haut placées mais fuit les mondanités. Retour sur l'ascension d'un tailleur qui s'est enrichi dans l'import-export avant de bâtir un vaste empire industriel.

À ceux qui doutent du développement des affaires de Samuel Foyou, Maurice Djeutchoua brandit un épais dossier qu'il sort d'un tiroir de son bureau. "Nous avons déjà obtenu 600 ha de terres. Nous espérons recevoir les 1 400 ha restants dans les prochaines semaines pour planter des arbres fruitiers", explique le directeur général de la Société camerounaise de fermentation (Fermencam), l'un des fidèles lieutenants du self-made-man camerounais, qui l'a accompagné dès le départ dans son aventure industrielle.

Après avoir envisagé de produire des tomates en boîte, le fleuron du groupe - 12 milliards de F CFA de chiffre d'affaires en 2013 (18,3 millions d'euros) - a finalement décidé de se diversifier dans les jus de fruits et l'eau minérale. à Akwa, centre des affaires de Douala, c'est un autre projet de Samuel Foyou qui attire les regards : la construction d'un immense hôtel.

En dix ans, le patron camerounais de 56 ans s'est imposé sur la scène économique locale.

Ce chantier - le plus important de la ville après la cimenterie Dangote -, qui a déjà englouti plus de 8 milliards de F CFA, sera le premier cinq-étoiles de la toute nouvelle chaîne baptisée Krystal Palace. D'autres implantations devraient suivre prochainement à Yaoundé et dans la station balnéaire de Kribi.

Un homme d'affaires "liquide"

En dix ans, le patron camerounais de 56 ans s'est imposé sur la scène économique locale. "Dès 2000, il s'est mis à acheter des usines, une manière d'apprendre le métier d'industriel", se souvient un ancien collaborateur.

Samuel Foyou Parcours

En quelques années Sotrasel (sel), Plasticam (plastique et cartonnerie), Moore Paragon (imprimerie), Fermencam (spiritueux) et Unalor (allumettes et bougies) viennent progressivement grossir un portefeuille d'entreprises constitué à l'origine d'une émaillerie - aujourd'hui disparue -, d'une menuiserie industrielle et d'entreprises d'import-export au Congo et en Angola. En 2012, il lance la Biscuiterie Samuel Foyou (BSF). Il possède également un hôtel au Cap, en Afrique du Sud.

Un groupe bâti sans trop de cohérence. "C'est une juxtaposition d'unités ne reposant sur aucune organisation solide et se rapportant à une seule personne : le fondateur. S'il venait à disparaître, il n'est pas sûr que l'empire survive", analyse un cadre maison qui estime que l'ensemble tient encore parce que d'énormes rentrées d'argent masquent certaines failles. D'ailleurs, le groupe Foyou, régulièrement évoqué dans les conversations du milieu des affaires, n'a aucune existence juridique, bien qu'employant près de 900 personnes.


Plaçant la confiance au-dessus de tout, le self-made-man a révélé un trait de son caractère durant la reprise des différentes sociétés : sa propension à régler rubis sur l'ongle, quelles que soient les sommes en jeu. Samuel Foyou est ce qu'on appelle un homme d'affaires "liquide". Dans les milieux économiques de Douala, on évalue ses avoirs dans les banques locales à une trentaine de milliards de F CFA. "Lorsqu'il rachète Plasticam au groupe Rossmann en 2001, ses partenaires, étonnés de recevoir le chèque de 7 milliards de F CFA dès le lendemain, ont regretté de n'avoir pas placé la barre plus haut", commente un ancien collaborateur.

L'autre force de Samuel Foyou, c'est son flair. Modeste tailleur à ses débuts, il fait ses premières armes dans les affaires à partir de la fin des années 1970, explorant les opportunités en Centrafrique puis dans l'ex-Zaïre avant de s'établir à Brazzaville au milieu des années 1980. C'est le début d'une fortune colossale.

Whisky à gogo

"Il a pris conscience de l'énorme besoin du Congo en certains produits qui étaient fabriqués dans son pays", raconte l'un de ses proches. Ainsi débute l'exportation massive vers le Congo de produits comme les spiritueux, les piles, les allumettes, etc. Pour Samuel Foyou, le marché suivant se nomme Angola, alors ravagé par une guerre civile. Il y applique la même méthode et vend du whisky à gogo.

C'est alors qu'il obtient du groupe Fotso, propriétaire de la société de spiritueux Fermencam, l'exclusivité pour l'exportation de ses produits vers ce pays. "Dans les années les plus florissantes, on pouvait annuellement acheminer 200 conteneurs de whisky, rien qu'à destination de l'Angola", soutient un cadre de Fermencam.

En 2006, Yves-Michel Fotso, avec la bénédiction de son père, lui cédera le contrôle de Fermencam, puis celui d'Unalor trois ans plus tard. Un sérieux coup de pouce dans l'ascension du patron camerounais.

Discret, Foyou déteste s'afficher en public. En 2009, il organise une visite ministérielle de ses usines. Qu'il suit depuis son village, accroché au téléphone...

Derrière ce parcours atypique, quelques mystères demeurent, que ni ses employés, qui le connaissent mal, ni Samuel Foyou lui-même, qui a repoussé les sollicitations de Jeune Afrique, ne peuvent totalement dissiper. Au Cameroun, ce membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) - passage obligé pour la plupart des grands patrons du pays - se tient à distance des politiques.

Celui qui a construit son groupe à l'étranger n'est sous la protection d'aucun baron, se contentant de verser sa quote-part pour le fonctionnement du parti. En revanche, le plus grand mystère entoure sa relation avec la famille Mobutu ou l'Unita (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) de Jonas Savimbi. Sans parler du président congolais, Denis Sassou Nguesso, à qui il aurait vendu une de ses résidences de Brazzaville.

Le groupe Foyou, qui emploie près de 900 personnes, n'a aucune existence juridique.

Discret, Foyou déteste s'afficher en public. En 2009, il convainc Badel Ndanga Ndinga, alors ministre de l'Industrie, de visiter ses usines pour enrayer une campagne de dénigrement de ses produits. Le jour dit, ses collaborateurs jouent les guides et excusent l'absence du patron. Depuis Batié, où il est né, Samuel Foyou reste accroché au téléphone pour suivre les étapes du périple ministériel.

C'est dans ce village perché dans les collines du pays bamiléké que ce végétarien, père de quatre enfants, s'offre sa seule vraie sortie publique. Chaque fin d'année, il ouvre les portes de son domaine aux femmes et aux enfants de la contrée. Accompagné de ses proches et de ses collaborateurs - Angolais et Congolais sont du déplacement -, il distribue pagnes et victuailles. Une tradition qu'il perpétue depuis une décennie pour associer les siens à sa réussite.


Samuel Foyou: comment un self made man s'enrichit en toute discrétion

Samuel Foyou / -Credit photo : JEUNEAFRIQUE

Ce self-made-man cultive les relations haut placées mais fuit les mondanités. Retour sur l'ascension d'un tailleur qui s'est enrichi dans l'import-export avant de bâtir un vaste empire industriel.

À ceux qui doutent du développement des affaires de Samuel Foyou, Maurice Djeutchoua brandit un épais dossier qu'il sort d'un tiroir de son bureau. "Nous avons déjà obtenu 600 ha de terres. Nous espérons recevoir les 1 400 ha restants dans les prochaines semaines pour planter des arbres fruitiers", explique le directeur général de la Société camerounaise de fermentation (Fermencam), l'un des fidèles lieutenants du self-made-man camerounais, qui l'a accompagné dès le départ dans son aventure industrielle.

Après avoir envisagé de produire des tomates en boîte, le fleuron du groupe - 12 milliards de F CFA de chiffre d'affaires en 2013 (18,3 millions d'euros) - a finalement décidé de se diversifier dans les jus de fruits et l'eau minérale. à Akwa, centre des affaires de Douala, c'est un autre projet de Samuel Foyou qui attire les regards : la construction d'un immense hôtel.

En dix ans, le patron camerounais de 56 ans s'est imposé sur la scène économique locale.

Ce chantier - le plus important de la ville après la cimenterie Dangote -, qui a déjà englouti plus de 8 milliards de F CFA, sera le premier cinq-étoiles de la toute nouvelle chaîne baptisée Krystal Palace. D'autres implantations devraient suivre prochainement à Yaoundé et dans la station balnéaire de Kribi.

Un homme d'affaires "liquide"

En dix ans, le patron camerounais de 56 ans s'est imposé sur la scène économique locale. "Dès 2000, il s'est mis à acheter des usines, une manière d'apprendre le métier d'industriel", se souvient un ancien collaborateur.

Samuel Foyou Parcours

En quelques années Sotrasel (sel), Plasticam (plastique et cartonnerie), Moore Paragon (imprimerie), Fermencam (spiritueux) et Unalor (allumettes et bougies) viennent progressivement grossir un portefeuille d'entreprises constitué à l'origine d'une émaillerie - aujourd'hui disparue -, d'une menuiserie industrielle et d'entreprises d'import-export au Congo et en Angola. En 2012, il lance la Biscuiterie Samuel Foyou (BSF). Il possède également un hôtel au Cap, en Afrique du Sud.

Un groupe bâti sans trop de cohérence. "C'est une juxtaposition d'unités ne reposant sur aucune organisation solide et se rapportant à une seule personne : le fondateur. S'il venait à disparaître, il n'est pas sûr que l'empire survive", analyse un cadre maison qui estime que l'ensemble tient encore parce que d'énormes rentrées d'argent masquent certaines failles. D'ailleurs, le groupe Foyou, régulièrement évoqué dans les conversations du milieu des affaires, n'a aucune existence juridique, bien qu'employant près de 900 personnes.


Plaçant la confiance au-dessus de tout, le self-made-man a révélé un trait de son caractère durant la reprise des différentes sociétés : sa propension à régler rubis sur l'ongle, quelles que soient les sommes en jeu. Samuel Foyou est ce qu'on appelle un homme d'affaires "liquide". Dans les milieux économiques de Douala, on évalue ses avoirs dans les banques locales à une trentaine de milliards de F CFA. "Lorsqu'il rachète Plasticam au groupe Rossmann en 2001, ses partenaires, étonnés de recevoir le chèque de 7 milliards de F CFA dès le lendemain, ont regretté de n'avoir pas placé la barre plus haut", commente un ancien collaborateur.

L'autre force de Samuel Foyou, c'est son flair. Modeste tailleur à ses débuts, il fait ses premières armes dans les affaires à partir de la fin des années 1970, explorant les opportunités en Centrafrique puis dans l'ex-Zaïre avant de s'établir à Brazzaville au milieu des années 1980. C'est le début d'une fortune colossale.

Whisky à gogo

"Il a pris conscience de l'énorme besoin du Congo en certains produits qui étaient fabriqués dans son pays", raconte l'un de ses proches. Ainsi débute l'exportation massive vers le Congo de produits comme les spiritueux, les piles, les allumettes, etc. Pour Samuel Foyou, le marché suivant se nomme Angola, alors ravagé par une guerre civile. Il y applique la même méthode et vend du whisky à gogo.

C'est alors qu'il obtient du groupe Fotso, propriétaire de la société de spiritueux Fermencam, l'exclusivité pour l'exportation de ses produits vers ce pays. "Dans les années les plus florissantes, on pouvait annuellement acheminer 200 conteneurs de whisky, rien qu'à destination de l'Angola", soutient un cadre de Fermencam.

En 2006, Yves-Michel Fotso, avec la bénédiction de son père, lui cédera le contrôle de Fermencam, puis celui d'Unalor trois ans plus tard. Un sérieux coup de pouce dans l'ascension du patron camerounais.

Discret, Foyou déteste s'afficher en public. En 2009, il organise une visite ministérielle de ses usines. Qu'il suit depuis son village, accroché au téléphone...

Derrière ce parcours atypique, quelques mystères demeurent, que ni ses employés, qui le connaissent mal, ni Samuel Foyou lui-même, qui a repoussé les sollicitations de Jeune Afrique, ne peuvent totalement dissiper. Au Cameroun, ce membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) - passage obligé pour la plupart des grands patrons du pays - se tient à distance des politiques.

Celui qui a construit son groupe à l'étranger n'est sous la protection d'aucun baron, se contentant de verser sa quote-part pour le fonctionnement du parti. En revanche, le plus grand mystère entoure sa relation avec la famille Mobutu ou l'Unita (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) de Jonas Savimbi. Sans parler du président congolais, Denis Sassou Nguesso, à qui il aurait vendu une de ses résidences de Brazzaville.

Le groupe Foyou, qui emploie près de 900 personnes, n'a aucune existence juridique.

Discret, Foyou déteste s'afficher en public. En 2009, il convainc Badel Ndanga Ndinga, alors ministre de l'Industrie, de visiter ses usines pour enrayer une campagne de dénigrement de ses produits. Le jour dit, ses collaborateurs jouent les guides et excusent l'absence du patron. Depuis Batié, où il est né, Samuel Foyou reste accroché au téléphone pour suivre les étapes du périple ministériel.

C'est dans ce village perché dans les collines du pays bamiléké que ce végétarien, père de quatre enfants, s'offre sa seule vraie sortie publique. Chaque fin d'année, il ouvre les portes de son domaine aux femmes et aux enfants de la contrée. Accompagné de ses proches et de ses collaborateurs - Angolais et Congolais sont du déplacement -, il distribue pagnes et victuailles. Une tradition qu'il perpétue depuis une décennie pour associer les siens à sa réussite.


Posté mercredi 13 août 2014 à 13:15 |  par bbela

samedi 19 juillet 2014


  • Une étude d'Amadeus fournit aux responsables des outils d'aide à la décision
  • Les échanges maroco-africains ne dépassent pas 4 milliards de dollars
  • Appel à une stratégie structurée et opérationnelle pour conquérir le marché africain 


APRÈS le Global growth conference Maroc-Afrique, l'institut Amadeus revient sur les opportunités de partenariat entre le Royaume et les pays du continent africain, à travers une étude présentée mercredi dernier à Rabat. Celle-ci propose «des recommandations pour un co-développement responsable et durable». Pour Brahim Fassi Fihri, président de ce think-tank, l'objectif est de «pouvoir fournir aux décideurs économiques et politiques une réelle radioscopie de l'Afrique d'aujourd'hui. Cela, à travers la présentation des différentes caractéristiques macro-économique, géopolitique et socioéconomique».

Les responsables d'Amadeus ont aussi introduit un nouvel indice de stabilité des pays africains. Surtout que les guerres civiles et l'insécurité constituent des obstacles majeurs au développement des investissements dans ce continent. L'idée est aussi de «mettre en place des outils opérationnels permettant la mise en œuvre d'une vision intégrée et partagée de la stratégie marocaine en Afrique, positionnant de facto le Maroc comme un hub continental incontournable».

Globalement, les concepteurs de cette étude veulent «offrir une grille de lecture concernant l'attractivité du continent, afin de faciliter les décisions d'investissement en Afrique, et d'aider les décideurs publics locaux à améliorer leurs avantages compétitifs», est-il indiqué.

L'élaboration de cette étude a été aussi motivée par la position qu'occupe désormais le continent noir, avec un taux de croissance de 6%, et un PIB qui dépasse 2.000 milliards de dollars. Ce qui a permis d'attirer de nouveaux investisseurs internationaux, qui ont injecté dans les économies africaines près de 56 milliards de dollars en 2013. Dans ce cadre, les responsables d'Amadeus rappellent que «la course vers l'eldorado africain n'a pas échappé au Maroc». Ils ont mis l'accent sur la dernière tournée royale dans le continent, ainsi que sur la présence d'opérateurs marocains de différents secteurs dans les pays subsahariens. Néanmoins, cette étude fait ressortir que «l'Afrique représente toujours une faible part dans les échanges commerciaux du Maroc».

En effet, Rabat constitue le 46e partenaire commercial du continent, avec 4 milliards de dollars. La balance commerciale avec ces pays est déficitaire de 400 millions de dollars, au détriment du Maroc, fait-on savoir. Mais cela est dû essentiellement à l'impact de la facture énergétique. En effet, «le Maroc achète principalement des matières premières en Afrique, notamment le gaz et le pétrole qui ont représenté 54% des importations en provenance des pays africains en 2013», est-il noté. En face, Rabat exporte vers l'Afrique des produits manufacturés comme les huiles et lubrifiants, les engrais, les automobiles… Ces produits sont destinés à des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et la Côte d'Ivoire, qui reçoivent plus du tiers des exportations marocaines vers le continent noir. Cette étude attribue la faiblesse des échanges commerciaux avec les pays subsahariens à l'insuffisance des cadres institutionnels commerciaux, le manque en termes de connectivité logistique et d'infrastructures de transport…

Mohamed Ali MRABI



Une cartographie des opportunités en Afrique


  • Une étude d'Amadeus fournit aux responsables des outils d'aide à la décision
  • Les échanges maroco-africains ne dépassent pas 4 milliards de dollars
  • Appel à une stratégie structurée et opérationnelle pour conquérir le marché africain 


APRÈS le Global growth conference Maroc-Afrique, l'institut Amadeus revient sur les opportunités de partenariat entre le Royaume et les pays du continent africain, à travers une étude présentée mercredi dernier à Rabat. Celle-ci propose «des recommandations pour un co-développement responsable et durable». Pour Brahim Fassi Fihri, président de ce think-tank, l'objectif est de «pouvoir fournir aux décideurs économiques et politiques une réelle radioscopie de l'Afrique d'aujourd'hui. Cela, à travers la présentation des différentes caractéristiques macro-économique, géopolitique et socioéconomique».

Les responsables d'Amadeus ont aussi introduit un nouvel indice de stabilité des pays africains. Surtout que les guerres civiles et l'insécurité constituent des obstacles majeurs au développement des investissements dans ce continent. L'idée est aussi de «mettre en place des outils opérationnels permettant la mise en œuvre d'une vision intégrée et partagée de la stratégie marocaine en Afrique, positionnant de facto le Maroc comme un hub continental incontournable».

Globalement, les concepteurs de cette étude veulent «offrir une grille de lecture concernant l'attractivité du continent, afin de faciliter les décisions d'investissement en Afrique, et d'aider les décideurs publics locaux à améliorer leurs avantages compétitifs», est-il indiqué.

L'élaboration de cette étude a été aussi motivée par la position qu'occupe désormais le continent noir, avec un taux de croissance de 6%, et un PIB qui dépasse 2.000 milliards de dollars. Ce qui a permis d'attirer de nouveaux investisseurs internationaux, qui ont injecté dans les économies africaines près de 56 milliards de dollars en 2013. Dans ce cadre, les responsables d'Amadeus rappellent que «la course vers l'eldorado africain n'a pas échappé au Maroc». Ils ont mis l'accent sur la dernière tournée royale dans le continent, ainsi que sur la présence d'opérateurs marocains de différents secteurs dans les pays subsahariens. Néanmoins, cette étude fait ressortir que «l'Afrique représente toujours une faible part dans les échanges commerciaux du Maroc».

En effet, Rabat constitue le 46e partenaire commercial du continent, avec 4 milliards de dollars. La balance commerciale avec ces pays est déficitaire de 400 millions de dollars, au détriment du Maroc, fait-on savoir. Mais cela est dû essentiellement à l'impact de la facture énergétique. En effet, «le Maroc achète principalement des matières premières en Afrique, notamment le gaz et le pétrole qui ont représenté 54% des importations en provenance des pays africains en 2013», est-il noté. En face, Rabat exporte vers l'Afrique des produits manufacturés comme les huiles et lubrifiants, les engrais, les automobiles… Ces produits sont destinés à des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et la Côte d'Ivoire, qui reçoivent plus du tiers des exportations marocaines vers le continent noir. Cette étude attribue la faiblesse des échanges commerciaux avec les pays subsahariens à l'insuffisance des cadres institutionnels commerciaux, le manque en termes de connectivité logistique et d'infrastructures de transport…

Mohamed Ali MRABI



Posté samedi 19 juillet 2014 à 18:53 |  par bbela

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