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jeudi 3 décembre 2015

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

La Russie dévoile trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie

La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak, rapporte le ministère russe de la Défense.

"La Turquie est le principal consommateur du pétrole volé en Syrie et en Irak. Selon les informations recueillies, le président turc Erdogan et sa famille sont impliqués dans le système de trafic de pétrole volé par l’EI en Syrie", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoly Antonov.

"Nous connaissons la valeur des paroles d'Erdogan. Il a été déjà pris une fois en flagrant délit de mensonge par les journalistes turcs qui avaient révélé la livraison par la Turquie d'armes aux terroristes, sous couvert d'aide humanitaire. Pour cette raison les journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, notamment Erdogan, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé ", a martelé Anatoli Antonov.

Néanmoins, la Russie a la preuve que la Turquie est le point d'arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l'EI.
Sites de production et de stockage de produits pétroliers
© Photo. http://syria.mil.ru
 Sites de production et de stockage de produits pétroliers
 
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

La Russie a détecté trois itinéraires de livraison du pétrole de l'EI en Turquie depuis la Syrie. L’itinéraire ouest est connecté aux ports turcs de la Méditerranée, l’itinéraire nord mène à Batman, et l’itinéraire est à la base de transit dans la municipalité de Cizre.
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
Trois itinéraires de livraison du pétrole de Daech
 
 A titre d'exemple, le ministère russe de la Défense a dévoilé les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Premier itinéraire
L'itinéraire ouest est principalement utilisé de nuit afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements situés près de la ville de Raqqa, fief de Daech dans le nord-ouest de la Syrie, à travers les villes frontalières d'Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie) vers les ports turcs d'Iskenderun et Dörtyol.
Sur la photo prise le 13 novembre dernier, on peut voir l'accumulation des véhicules automobiles transportant des produits pétroliers sur la route reliant la Turquie et la Syrie, près de la ville d'Azaz.
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation de véhicules transportant des produits pétroliers près de la ville d'Azaz (Syrie)
 
Sur la photo prise le 16 novembre dernier, on peut voir une accumulation au moins de trois cent soixante camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, à proximité de la frontière syrienne.
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
© Photo. http://syria.mil.ru
Une accumulation d'au moins 360 camions et véhicules lourds dans la région de Reyhanli, en Turquie (15 novembre 2015)
 
Le renseignement spatial a également révélé qu'après avoir traversé la frontière, les camions-citernes et les véhicules lourds chargés du pétrole se dirigeaient vers les ports d'Iskenderun et de Dörtyol, équipés de quais spécialisés pour les pétroliers.
Une partie du pétrole est chargée à bord des navires et envoyée pour traitement hors de Turquie, et le reste est vendu sur le marché intérieur.

Deuxième itinéraire
Le deuxième itinéraire démarre dans les champs pétrolifères sur la rive droite de l'Euphrate. La ville de Deir ez-Zor (en Syrie) est l'un des centres de production de pétrole contrôlés par Daech. Elle abrite de nombreuses raffineries.

Une accumulation de camions-citernes est constamment enregistrée dans cette région. Le ministère russe a présenté des images de colonnes de véhicules à courte distance les unes des autres.
Les images prises le 18 octobre dernier dans les environs de Deir ez-Zor par le renseignement par satellite ont permis de découvrir au moins 1.722 camions-citernes garés essentiellement sur des parkings non aménagés en dehors des routes.
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
© Photo. http://syria.mil.ru
Des camions-citernes garés essentiellement en dehors des routes, dans les environs de Deir ez-Zor
 

Leur nombre s'est considérablement réduit depuis le début des frappes russes contre les sites d'infrastructure pétrolière tenus par Daech, selon les militaires russes.
Après avoir fait le plein de pétrole, les convois venant des régions orientales de la Syrie vont vers la frontière turque et y attendent leur tour.
Les images prises au mois d'août présentent des centaines de camions-citernes et de poids lourds allant vers la frontière turque et vice-versa.
Une grande partie du pétrole transféré des régions orientales de la Syrie arrive à la raffinerie turque de Batman, à 100 km de la frontière syrienne.

Troisième itinéraire
Le troisième itinéraire de transport du pétrole vers la Turquie prend sa source dans les champs de pétrole situés dans le nord-est de la Syrie et dans le nord-ouest de l'Irak. Il passe à travers les villes frontalières de Karatchok et de Cham Khanik sur le territoire syrien et à travers les villes irakiennes de Tavan et de Zakho.
Les camions-citernes traversent la frontière turco-syrienne sans discontinuer dans la région de la ville irakienne de Zakho, d'où le pétrole est envoyé aux raffineries, dont la plus proche est située à Batman, ou dans le plus grand centre logistique de cet itinéraire, situé près de Silopi.

A l'heure actuelle, au moins 8.500 camions-citernes sont engagés dans le trafic criminel de produits pétroliers. Ils transportent quotidiennement jusqu'à 200.000 barils de pétrole.
L'aviation russe continuera de frapper les sites d'infrastructure pétrolière de Daech, et Moscou appelle ses collègues de la coalition à en faire de même.

Posté jeudi 3 décembre 2015 à 01:37 |  par bbela

mercredi 2 décembre 2015

Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Les erreurs de la Russie en #Syrie

Avion russe 2

La motivation de la Turquie pour abattre l’avion Su-24 russe au-dessus du territoire syrien n’a aucun lien avec une violation de l’espace aérien turc par ce dernier. Il était destiné à punir la Russie pour ses frappes contre les groupes terroristes « modérés », soutenus par la Turquie et qui agissent contre l’armée nationale syrienne, fidèle à Bachar Al Assad.

La science militaire établit le principe de «l’économie des forces et des moyens » qui oblige les commandants à atteindre l’objectif sans gaspiller inutilement les ressources. Nous nous souvenons que la Russie a effectué plusieurs frappes avec des missiles de croisière KH-555 lancés par des bombardiers stratégiques Tu-22M3 et sur Tu-160 opérant à partir de bases situées en Russie, à 3000 km de la Syrie. Nous nous souvenons également des missiles de croisière 3M-14T Kaliber lancés à partir de navires de surface et un sous-marin de la mer Caspienne et de la Méditerranée, à 1.500 km de la Syrie [1].

Ou encore des deux bombardiers stratégiques Tu-160 qui ont décollé de la base aérienne d’Olnegorsk dans la péninsule de Kola, pour contourner l’Europe et faire un trajet de 13.000 kilomètres pour frapper des cibles sur le territoire syrien avec des missiles de croisière Kh-101. Le prix d’un missile de croisière est de plus d’un million de dollars, bien que sa charge ne soit que de 450 kg [2]. Il aurait peut-être été plus efficace pour la Russie d’apporter 50 à 60 bombardiers lourds Tu-22M3, Tu-95MS et éventuellement Tu-160, en Syrie ou dans un pays voisin, où chacun pourrait exécuter trois vols quotidiens de bombardement.

Un autre principe de base de la lutte armée en science militaire est de « se concentrer sur la direction décisive à suivre ». En langage clair, cela signifie, ne pas mettre la charrue avant les bœufs, ou avancer progressivement du centre vers l’extérieur.

Près de deux mois après le début des frappes aériennes russes, plusieurs milliers d’objectifs de l’EI ont été bombardés dans le sud de la Syrie (Damas, Deraa), dans le centre de la Syrie (Homs, Hama, Idlib), dans le nord de la Syrie (Alep) et l’est de la Syrie (Raqqa et Deir ez-Zor).

Les bombardements avaient comme objectif la destruction des infrastructures (y compris le stockage de carburant) de l’EI et d’aider les forces terrestres syriennes dans le déclenchement des actions offensives destinées à reconquérir les territoires occupés par les rebelles.
atacurile-Rusiei-in-Siria 

Cependant, les rebelles islamistes continuent à contrôler des territoires dans le nord de la province de Lattaquié, situés à seulement 25 km de la base aérienne russe de Hmeymim. L’armée syrienne avance avec difficulté à cause des systèmes antichars que les rebelles possèdent.

Une vidéo postée sur Internet montre comment un hélicoptère russe Mi-8, envoyé en mission de recherche et de sauvetage de l’équipage de l’avion Su-24 abattu par l’armée de l’air turque, a été détruit par les rebelles, avec un système de missiles antichars BGM-71 TOW, de fabrication américaine.

Rappelons que le Su-24 est tombé dans le Gouvernorat de Lattaquié, à 4.5 km de la frontière turco-syrienne, dans le territoire où opèrent des groupes rebelles de l’ASL (constitués de l’armée turque et soutenus par les Etats-Unis et ses alliés) et le front Al Nusra Al-Qaïda en Syrie). Ce ne sont donc pas des Turkmènes qui combattraient contre Assad comme l’a affirmé à plusieurs reprises la Turquie [3].

Latakia-situatie-militara 

Il aurait peut-être été plus efficace d’interrompre, en premier lieu, l’approvisionnement des rebelles islamistes en armes et en recrues en provenance de Turquie. Ce qui signifie que les bombardements de l’aviation russe auraient été subordonnés exclusivement à l’offensive de l’armée syrienne au sol, le long de la frontière avec la Turquie dans les gouvernorats d’Alep, Idlib et Lattaquié (environ 70 km). C’est seulement après que la frontière avait été sécurisée par l’armée syrienne, que les bombardements de l’armée de l’air russe pourraient être étendus à d’autres régions de la Syrie.

Turcia-Siria-map
Les 30 bombardiers russes (12 Su-24, 12 Su-25 et 6 Su-34) à partir de la base aérienne russe Hmeymim peuvent exécuter chacun 2-3 sorties quotidiennes, chacun étant arms de 2-4 bombes intelligentes de haute précision (100, 250 ou 500 kg) ou de missiles guidés. [4] Ce qui signifie frapper 70-90 cibles quotidiennes. Ces avions sont insuffisants, ils arrivent à peine à se concentrer sur les cibles de Daesh détectés par les drones de reconnaissance dans le nord du gouvernorat de Lattaquié.

A titre de comparaison, lors de la guerre en Irak en 2003, la coalition américaine a utilisé environ 1.400 avions de combat. Contrairement aux 30 Su-24, Su-25 et Su-34 déployés par la Russie en Syrie, un seul bombardier lourd Tu-95, peut prendre à bord 30 bombes de 500 kg, ou 60 bombes de 250 kg ou 120 bombes de 100 kg. Un tapis de bombes gravimétriques pourrait neutraliser une surface équivalant à 10 terrains de football en une seule mission.

Les rebelles islamistes se battent en terrain montagneux, à la frontière avec la Turquie et continuent à opposer une résistance acharnée aux troupes terrestres de l’armée syrienne grâce la protection offerte par le terrain et les armes américaines modernes dont ils sont équipés. Rappelons que dans l’histoire récente, ce sont les bombardements massifs qui ont décidé du sort de la guerre.

Pour chasser le front Al Nusra du dispositif actuel à la frontière turque et permettre la progression des troupes syriennes, il est nécessaire d’opérer un changement majeur de la tactique. Cela exigerait de doubler le nombre de drones de reconnaissance et une utilisation massive de bombardiers lourds. Un calcul simple montre que, après deux à trois semaines d’attaques intensives avec au moins 50 bombardiers lourds russes Tu-95 et Tu-22M, il est possible de nettoyer complètement la zone de la frontière avec la Turquie.

Je pense que la Russie a commis une erreur en ne livrant pas à la Syrie des systèmes anti-aériens de missiles S-300 ou S-400, avant même l’arrivée du groupe de bombardement russe de la base aérienne Hmeymim.
La présence de ces missiles anti-aériens aurait permis à l’armée nationale de la Syrie d’exercer la souveraineté sur son espace aérien et aurait protégé les bombardiers russes, tout comme l’OTAN a soutenu la Turquie, en déployant à la frontière turco-syrienne des batteries de missiles AA Patriot de l’Espagne, de la Hollande, de l’Allemagne et des Etats-Unis.

S’il y avait eu de tels systèmes S-400 les avions de la coalition anti-EI conduite par les Américains ne seraient pas entrés dans l’espace aérien de la Syrie sans l’autorisation de Bachar Al Assad, et la Turquie ne pourrait pas prétendre bombarder l’EI tout en frappant à la place les positions des rebelles kurdes luttant efficacement contre l’EI.

Si les Russes avaient eu en Syrie des systèmes de missiles S-400, ils auraient évité, dès le début, l’interception de leur bombardier Su-24 par le F-16 turc, et les turcs n’auraient jamais lancé un missile air-air contre l’avion russe parce qu’ils savaient que le leur aurait été abattu.

Valentin Vasilescu
Traduction du roumain :  Avic – Réseau International

[1]. La Russie a attaqué l’EI avec des missiles de croisière à partir de sous-marins et de bombardiers stratégiques
[2]. L’OTAN vient-elle juste de comprendre que la Russie n’avait aucune intention de l’attaquer ?
[3]. Les pilotes militaires turcs : un sens de l’honneur du niveau de celui de Daesh ?
[4]. Munitions «intelligentes» utilisées par la Russie en Syrie

Posté mercredi 2 décembre 2015 à 02:04 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Les services secrets irakiens avaient averti la #France des attentats de Paris

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Posté mardi 24 novembre 2015 à 22:39 |  par bbela

Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte. 

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par l’Etat islamique. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.
Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégiens et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».


Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés. «Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

https://francais.rt.com/international/10875-chine-declare-guerre-daesh

La #Chine déclare la guerre à #Daesh


Le président chinois Xi Jinping a promis de lutter contre Daesh, après que les islamistes ont tué quatre chinois dans deux attaques séparées cette semaine. La question de l’implication de l’aviation chinoise en Syrie reste ouverte. 

«La Chine renforcera sa coopération avec la communauté internationale, luttera résolument contre les opérations terroristes qui détruisent des vies innocentes afin de maintenir la paix et la tranquillité», a déclaré le président Xi Jinping. Il a appelé les «services concernés» à renforcer la coopération en matière de sécurité «en-dehors des frontières de la Chine».

Cette déclaration intervient après que Daesh a tué un otage chinois, le premier à être assassiné par l’Etat islamique. Fan Jinghui a été enlevé le 10 septembre, les djihadistes avaient réclamé une rançon pour lui redonner la liberté.
Ils ont publié sa photo dans le dernier numéro de leur magazine Dabiq avec la mention «à vendre», en précisant : «offre limitée dans le temps». Dans ce numéro figurait également la photo d’un otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, les yeux bandés. Mais comme ni le gouvernement norvégiens et encore moins les autorités chinoises n’ont cédé, les deux otages ont été «exécutés pour avoir été abandonnés par les nations infidèles».


Xi Jinping a en outre violemment condamné l’attaque «cruelle et sauvage» qui s’est produite dans un hôtel au Mali et dans laquelle trois Chinois ont été tués. Les ressortissants chinois travaillaient pour le compte de la société China Railway Construction Corp à Bamako. Quatre autres Chinois ont été sauvés. «Sans aucune considération pour la conscience humaine et le fondement moral, l’organisation terroriste a perpétré cette action de sang-froid et avec violence. Le gouvernement chinois condamne fortement ces actions inhumaines», a déclaré le président chinois.

La Chine dispose d’une importante force militaire dotée de deux millions d’hommes, ce qui peut être un signal inquiétant pour Daesh. Reste qu’on ne sait pas encore si Pékin enverra des avions ou des troupes en Syrie et en Irak. Depuis des décennies, la Chine se prononce pour la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

https://francais.rt.com/international/10875-chine-declare-guerre-daesh

Posté à 20:00 |  par bbela

dimanche 22 novembre 2015

 

Depuis le sommet du G20 à Brisbane, les leaders occidentaux ont complètement modifié leur attitude à l'égard de Vladimir Poutine considéré désormais comme un acteur politique de premier plan.

L'attitude des dirigeants occidentaux à l'égard de Vladimir Poutine a beaucoup changé depuis le sommet du G20 à Brisbane où le président russe était accusé de tous les maux, écrit The Guardian.

A Brisbane, le président américain Barack Obama a déclaré que la Russie était isolée sur la scène internationale et le premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ne faisait plus confiance au dirigeant russe.
"Passons rapidement au sommet du G20 en Turquie et nous verrons que tout a changé. Des photos prises à Antalya nous montrent Poutine au milieu d'un petit groupe convivial, bavardant de manière animée avec Obama et la conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis, Susan Rice. Le président russe a également eu des entretiens constructifs avec Cameron et d'autres chefs d'Etat et de gouvernement. Aucun ostracisme ni intimidation… Poutine était celui que tout le monde voulait rencontrer", indique le journal.
La cause en est simple: la menace terroriste émanant du groupe djihadiste Etat islamique et la crise des migrants ont fait comprendre aux dirigeants européens qu'ils avaient besoin de la Russie. Tel est l'avis émis par l'ex-président français Nicolas Sarkozy et par le président actuel François Hollande. Une position similaire a été exprimée par le chef du gouvernement britannique David Cameron, qui a fait savoir que "le Royaume-Uni était prêt à conclure un compromis sur l'accord cadre et la période transitoire en Syrie". La Maison Blanche a pour sa part annoncé que MM. Obama et Poutine s'étaient mis d'accord sur la "nécessité d'une transition politique réalisée par les Syriens". Transition qui doit être précédée d'un cessez-le-feu et de négociations menées sous la médiation de l'Onu entre l'opposition syrienne et le gouvernement de Damas. 
 Poutine a également réussi à persuader l'Occident que les forces russes jouaient un rôle légitime en Syrie. Même les Etats-Unis, qui affirmaient au départ que l'intervention russe était inadmissible et "vouée à l'échec", ont radicalement modifié leur position, constate le quotidien britannique.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

Le chef de l'Etat syrien Bachar el-Assad a déclaré dans une interview accordée à l'hebdomadaire français Valeurs actuelles qu’il ne quitterait son poste de président que si son peuple et le parlement le souhaitent.

"La question de mon départ dépend exclusivement de la volonté du peuple syrien et de son parlement", a indiqué le président syrien, ajoutant que ce problème n'était pas évoqué lors des conférences internationales.

Le chef de l'Etat syrien a déclaré qu'il considérait le président russe Vladimir Poutine comme le seul défenseur de la civilisation chrétienne.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

La Russie mène une opération contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie depuis le 30 septembre sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI. Le groupe aérien russe déployé en Syrie comprend plus de 50 avions et hélicoptères dont des chasseurs Su-30SM, des bombardiers Su-24M et Su-34 et des avions d'attaque au sol Su-25. En outre, 26 missiles de croisière russes ont été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne.

The Guardian: Poutine, figure incontournable de la politique internationale

 

Depuis le sommet du G20 à Brisbane, les leaders occidentaux ont complètement modifié leur attitude à l'égard de Vladimir Poutine considéré désormais comme un acteur politique de premier plan.

L'attitude des dirigeants occidentaux à l'égard de Vladimir Poutine a beaucoup changé depuis le sommet du G20 à Brisbane où le président russe était accusé de tous les maux, écrit The Guardian.

A Brisbane, le président américain Barack Obama a déclaré que la Russie était isolée sur la scène internationale et le premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ne faisait plus confiance au dirigeant russe.
"Passons rapidement au sommet du G20 en Turquie et nous verrons que tout a changé. Des photos prises à Antalya nous montrent Poutine au milieu d'un petit groupe convivial, bavardant de manière animée avec Obama et la conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis, Susan Rice. Le président russe a également eu des entretiens constructifs avec Cameron et d'autres chefs d'Etat et de gouvernement. Aucun ostracisme ni intimidation… Poutine était celui que tout le monde voulait rencontrer", indique le journal.
La cause en est simple: la menace terroriste émanant du groupe djihadiste Etat islamique et la crise des migrants ont fait comprendre aux dirigeants européens qu'ils avaient besoin de la Russie. Tel est l'avis émis par l'ex-président français Nicolas Sarkozy et par le président actuel François Hollande. Une position similaire a été exprimée par le chef du gouvernement britannique David Cameron, qui a fait savoir que "le Royaume-Uni était prêt à conclure un compromis sur l'accord cadre et la période transitoire en Syrie". La Maison Blanche a pour sa part annoncé que MM. Obama et Poutine s'étaient mis d'accord sur la "nécessité d'une transition politique réalisée par les Syriens". Transition qui doit être précédée d'un cessez-le-feu et de négociations menées sous la médiation de l'Onu entre l'opposition syrienne et le gouvernement de Damas. 
 Poutine a également réussi à persuader l'Occident que les forces russes jouaient un rôle légitime en Syrie. Même les Etats-Unis, qui affirmaient au départ que l'intervention russe était inadmissible et "vouée à l'échec", ont radicalement modifié leur position, constate le quotidien britannique.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

Le chef de l'Etat syrien Bachar el-Assad a déclaré dans une interview accordée à l'hebdomadaire français Valeurs actuelles qu’il ne quitterait son poste de président que si son peuple et le parlement le souhaitent.

"La question de mon départ dépend exclusivement de la volonté du peuple syrien et de son parlement", a indiqué le président syrien, ajoutant que ce problème n'était pas évoqué lors des conférences internationales.

Le chef de l'Etat syrien a déclaré qu'il considérait le président russe Vladimir Poutine comme le seul défenseur de la civilisation chrétienne.

"Lorsque je vois dans quel état se trouve le monde, je comprends que Vladimir Poutine est le seul défenseur de la civilisation chrétienne sur lequel on peut compter", a souligné M.Assad.

La Russie mène une opération contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie depuis le 30 septembre sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI. Le groupe aérien russe déployé en Syrie comprend plus de 50 avions et hélicoptères dont des chasseurs Su-30SM, des bombardiers Su-24M et Su-34 et des avions d'attaque au sol Su-25. En outre, 26 missiles de croisière russes ont été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne.

Posté dimanche 22 novembre 2015 à 18:14 |  par bbela

samedi 21 novembre 2015

Voilà ce qui est arrivé vendredi 13 novembre 2015 : Au moins 120 morts dans des attentats à Paris, Hollande déclare l’état d’urgence.

Des hommes armés et des poseurs de bombes ont attaqué des restaurants, une salle de concert et un stade de sport, en divers endroits de Paris, vendredi, faisant au moins 120 morts dans un déchaînement meurtrier que le président François Hollande, très ému, a qualifié d’attaque terroriste sans précédent.
L’État islamique a revendiqué l’attaque.

Mais qui a fourni les armes et financé l’État islamique ou les organisations précédentes en Syrie et en Irak qui lui ont donné naissance ? Voyez vous-mêmes :

En 2012 - Hollande admet qu’il arme les rebelles syriens en violation de l’embargo.
Le président français a reconnu avoir livré des armes aux rebelles syriens pendant l’embargo de l’UE, selon un livre* qui va bientôt sortir en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant qu’il ne soit mis fin à l’embargo en mai 2013, a admis François Hollande lors de sa dernière interview de l’année avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. « Nous avons commencé à les livrer quand nous avons été sûrs qu’elles finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales, ce sont nos services qui les ont livrées, » a dit Hollande à l’écrivain, ...
Oct 2012 – En Syrie, il semble que ce soient les djihadistes qui profitent des armes livrées aux rebelles
WASHINGTON - La plus grande partie des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar à des groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad finissent dans les mains de djihadistes islamiques radicaux, et non dans celles des groupes d’opposition, plus laïques, que l’Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
Décembre 2012 – La France finance des rebelles syriens dans un nouvel effort pour évincer Assad
La France est devenue le plus important bailleur de fonds de l’opposition armée syrienne et elle finance maintenant directement des groupes rebelles autour d’Alep, dans le cadre d’un effort renouvelé pour renverser le régime assiégé d’Assad.
De grosses sommes d’argent liquide ont été transférées par des mandataires du gouvernement français via la frontière turque aux commandants rebelles, le mois dernier, selon des sources diplomatiques. L’argent a été utilisé pour acheter des armes à l’intérieur de la Syrie et pour financer des opérations armées contre les forces loyalistes.
Août 2014 - Hollande confirme que la France a livré des armes aux rebelles syriens
Le président François Hollande a déclaré jeudi que la France avait livré des armes aux rebelles qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad, « il y a quelques mois. »
Novembre 2015 - Murad Gazdiev @MuradoRT
Le lanceur de roquettes français APILAS fourni aux #rebelles syriens tombe entre les mains de #ISIS. Photos de #Deraa, #sud de la Syrie
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - « Merci à Dieu pour les Saoudiens » : ISIS, Irak et le retour de manivelle
Les deux factions qui ont les meilleurs résultats contre les forces d’Assad sont deux groupes extrémistes islamistes : Jabhat al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), ce dernier gagne actuellement du terrain en Irak et menace de déstabiliser davantage l’ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l’appui que ces deux groupes ont reçu de deux pays du Golfe : le Qatar et l’Arabie saoudite.
Jabhat al-Nusra a tellement bénéficié des largesses militaires et économiques du Qatar qu’un important officiel qatari m’a dit qu’il pouvait reconnaitre les commandants al-Nusra aux pâtés de maisons qu’ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS, c’est autre chose. Comme un responsable qatari principal l’a déclaré, « ISIS est depuis le début un projet saoudien. »
La France a tiré profit de son soutien au projet étasuno-wahhabite de changement de régime en Syrie et en Irak :
Avril 2015 – La France et le Qatar scellent un accord d’un montant de 7 milliards de dollars pour des Rafales.
Le Qatar a accepté d’acheter 24 avions de combat Rafales construits par Dassault pour 6,3 milliards d’euros (4,55 milliards de livres), a annoncé, jeudi, le gouvernement français. Cet état du Golfe arabique cherche en effet à augmenter sa puissance militaire dans une région de plus en plus instable.
Juin 2015 –L’Arabie Saoudite et la France concluent un marché de 12 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite et la France ont signé, mercredi, un accord commercial de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubair, lors de la visite historique du vice-prince héritier Salman bin Mohammed à Paris.
Même après qu’il soit devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie favorisait l’expansion du terrorisme, Hollande a continué à exiger la fin de l’Etat syrien.
Septembre 2015 - François Hollande de France dit qu’Assad doit partir
Le président François Hollande de France a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies, lundi, que son pays allait « assumer ses responsabilités » dans l’effort mondial pour mettre fin aux combats en Syrie, mais que le conflit ne pourrait être résolu que si le président Bachar al-Assad était écarté du pouvoir.
Hollande va-t-il maintenant changer de discours ?

Moon of Alabama
Note :
* Dans les coulisses de la diplomatie française de Xavier Panon.
Traduction : D.B.
»» http://www.moonofalabama.org/2015/11/terror-attacks-in-france-some-rel...

Attentats de Paris: Qui a commandité? les faits troublants sur l'identité du vrai coupable

Voilà ce qui est arrivé vendredi 13 novembre 2015 : Au moins 120 morts dans des attentats à Paris, Hollande déclare l’état d’urgence.

Des hommes armés et des poseurs de bombes ont attaqué des restaurants, une salle de concert et un stade de sport, en divers endroits de Paris, vendredi, faisant au moins 120 morts dans un déchaînement meurtrier que le président François Hollande, très ému, a qualifié d’attaque terroriste sans précédent.
L’État islamique a revendiqué l’attaque.

Mais qui a fourni les armes et financé l’État islamique ou les organisations précédentes en Syrie et en Irak qui lui ont donné naissance ? Voyez vous-mêmes :

En 2012 - Hollande admet qu’il arme les rebelles syriens en violation de l’embargo.
Le président français a reconnu avoir livré des armes aux rebelles syriens pendant l’embargo de l’UE, selon un livre* qui va bientôt sortir en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant qu’il ne soit mis fin à l’embargo en mai 2013, a admis François Hollande lors de sa dernière interview de l’année avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. « Nous avons commencé à les livrer quand nous avons été sûrs qu’elles finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales, ce sont nos services qui les ont livrées, » a dit Hollande à l’écrivain, ...
Oct 2012 – En Syrie, il semble que ce soient les djihadistes qui profitent des armes livrées aux rebelles
WASHINGTON - La plus grande partie des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar à des groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad finissent dans les mains de djihadistes islamiques radicaux, et non dans celles des groupes d’opposition, plus laïques, que l’Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
Décembre 2012 – La France finance des rebelles syriens dans un nouvel effort pour évincer Assad
La France est devenue le plus important bailleur de fonds de l’opposition armée syrienne et elle finance maintenant directement des groupes rebelles autour d’Alep, dans le cadre d’un effort renouvelé pour renverser le régime assiégé d’Assad.
De grosses sommes d’argent liquide ont été transférées par des mandataires du gouvernement français via la frontière turque aux commandants rebelles, le mois dernier, selon des sources diplomatiques. L’argent a été utilisé pour acheter des armes à l’intérieur de la Syrie et pour financer des opérations armées contre les forces loyalistes.
Août 2014 - Hollande confirme que la France a livré des armes aux rebelles syriens
Le président François Hollande a déclaré jeudi que la France avait livré des armes aux rebelles qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad, « il y a quelques mois. »
Novembre 2015 - Murad Gazdiev @MuradoRT
Le lanceur de roquettes français APILAS fourni aux #rebelles syriens tombe entre les mains de #ISIS. Photos de #Deraa, #sud de la Syrie
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - « Merci à Dieu pour les Saoudiens » : ISIS, Irak et le retour de manivelle
Les deux factions qui ont les meilleurs résultats contre les forces d’Assad sont deux groupes extrémistes islamistes : Jabhat al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), ce dernier gagne actuellement du terrain en Irak et menace de déstabiliser davantage l’ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l’appui que ces deux groupes ont reçu de deux pays du Golfe : le Qatar et l’Arabie saoudite.
Jabhat al-Nusra a tellement bénéficié des largesses militaires et économiques du Qatar qu’un important officiel qatari m’a dit qu’il pouvait reconnaitre les commandants al-Nusra aux pâtés de maisons qu’ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS, c’est autre chose. Comme un responsable qatari principal l’a déclaré, « ISIS est depuis le début un projet saoudien. »
La France a tiré profit de son soutien au projet étasuno-wahhabite de changement de régime en Syrie et en Irak :
Avril 2015 – La France et le Qatar scellent un accord d’un montant de 7 milliards de dollars pour des Rafales.
Le Qatar a accepté d’acheter 24 avions de combat Rafales construits par Dassault pour 6,3 milliards d’euros (4,55 milliards de livres), a annoncé, jeudi, le gouvernement français. Cet état du Golfe arabique cherche en effet à augmenter sa puissance militaire dans une région de plus en plus instable.
Juin 2015 –L’Arabie Saoudite et la France concluent un marché de 12 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite et la France ont signé, mercredi, un accord commercial de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubair, lors de la visite historique du vice-prince héritier Salman bin Mohammed à Paris.
Même après qu’il soit devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie favorisait l’expansion du terrorisme, Hollande a continué à exiger la fin de l’Etat syrien.
Septembre 2015 - François Hollande de France dit qu’Assad doit partir
Le président François Hollande de France a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies, lundi, que son pays allait « assumer ses responsabilités » dans l’effort mondial pour mettre fin aux combats en Syrie, mais que le conflit ne pourrait être résolu que si le président Bachar al-Assad était écarté du pouvoir.
Hollande va-t-il maintenant changer de discours ?

Moon of Alabama
Note :
* Dans les coulisses de la diplomatie française de Xavier Panon.
Traduction : D.B.
»» http://www.moonofalabama.org/2015/11/terror-attacks-in-france-some-rel...

Posté samedi 21 novembre 2015 à 02:44 |  par bbela

vendredi 20 novembre 2015

L'hôtel Radisson de Bamako | © AFP/Sebastien RIEUSSEC
L’hôtel Radisson de Bamako | © AFP/Sebastien RIEUSSEC

Quelque 80 otages ont été libérés par les forces de sécurité maliennes qui ont investi l’hôtel Radisson Blu de Bamako vendredi matin pour déloger des assaillants qui avaient attaqué l’établissement faisant 3 morts.

Le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, a écourté son séjour à Ndjamena où il prenait part, vendredi, au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G5 Sahel pour rejoindre Bamako où les forces de sécurité mènent une intervention à l’hotel Radisson pour libérer les clients et le personnel retenus en otages par des hommes armés.

La rencontre de Ndjamena qui s’ouvre vendredi matin, a pour thème principal la sécurité et le développement, indique-t-on.

Les présidents du Niger Mahamane Issoufou, du Burkina Faso Michel Kafando, de la Mauritanie Mohamed Ould Abdel Aziz et Idriss Deby, sont au rendez-vous pour prendre part à ce sommet.

Mis en place en février 2014, le G5 Sahel qui regroupe les cinq pays du Sahel que sont la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et le Mali, est une instance de coordination des politiques de développement et de sécurité au sein de l’espace sahélien.

© CAMERPOST avec © APA

Mali : Quelque 80 otages libérés par les forces de sécurité à l’Hôtel Radisson Bamako

L'hôtel Radisson de Bamako | © AFP/Sebastien RIEUSSEC
L’hôtel Radisson de Bamako | © AFP/Sebastien RIEUSSEC

Quelque 80 otages ont été libérés par les forces de sécurité maliennes qui ont investi l’hôtel Radisson Blu de Bamako vendredi matin pour déloger des assaillants qui avaient attaqué l’établissement faisant 3 morts.

Le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, a écourté son séjour à Ndjamena où il prenait part, vendredi, au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G5 Sahel pour rejoindre Bamako où les forces de sécurité mènent une intervention à l’hotel Radisson pour libérer les clients et le personnel retenus en otages par des hommes armés.

La rencontre de Ndjamena qui s’ouvre vendredi matin, a pour thème principal la sécurité et le développement, indique-t-on.

Les présidents du Niger Mahamane Issoufou, du Burkina Faso Michel Kafando, de la Mauritanie Mohamed Ould Abdel Aziz et Idriss Deby, sont au rendez-vous pour prendre part à ce sommet.

Mis en place en février 2014, le G5 Sahel qui regroupe les cinq pays du Sahel que sont la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et le Mali, est une instance de coordination des politiques de développement et de sécurité au sein de l’espace sahélien.

© CAMERPOST avec © APA

Posté vendredi 20 novembre 2015 à 23:51 |  par bbela

ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE - Une enfance maltraitée, une jeunesse de fêtarde, puis elle troque soudainement son chapeau de cow-boy pour le voile intégral: Hasna Aitboulahcen, cousine d'Abdelhamid Abaaoud, "cerveau" présumé des attentats de Paris, fait partie des trois jihadistes tués jeudi dans l'assaut policier à Saint-Denis.

Au cœur de la nuit, dans la ville endormie, le Raid attaque un appartement où se terre Abaaoud. Un policier hurle: "Il est où ton copain?" Une voix de femme: "C'est pas mon copain!" Suivent des détonations. Trois personnes sont mortes, dont une probablement en kamikaze, même si on ne sait pas laquelle des trois.
MISE À JOUR : Vendredi 20 novembre - 18.00 : Hasna Aitboulahcen, cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis, n'est pas morte en kamikaze, a-t-on appris de source policière.
La scène, filmée par un riverain, passe en boucle à la télévision. "Onde de choc" dans la Cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où l'on reconnaît la voix, mais aussi la photo de la jeune femme: Hasna Aitboulahcen, 26 ans. Sa mère habite le quartier.

"Parfois excentrique", elle avait hérité d'un surnom, "'chapeau de paille', parce qu'elle en portait souvent", raconte Sofiane, un voisin. "Bavarde, avec la tchatche, un peu fofolle aussi, instable, elle pouvait surgir devant toi et commencer à faire un rap!" Les autres voisins décrivent un "garçon manqué" au "physique quelconque", en "blue jean, casquettes, lunettes".

"Elle s'était fabriqué sa propre bulle"
Tout bascule il y a six mois. Elle commence à porter "le jilbabe", tenue recouvrant l'intégralité du corps excepté le visage, "puis, un mois après, elle était passée au niqab", témoigne auprès de l'AFP un homme qui se présente comme son frère et demande l'anonymat. "Elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran", poursuit-il.

Même stupéfaction à Creutzwald, ville ouvrière de Moselle, où Hasna Aitboulahcen rendait parfois visite à son père de 74 ans. Là-bas, elle laisse le souvenir d'une fêtarde, "avec son petit chapeau de cow-boy et ses santiags", qui "fumait de temps en temps et buvait dans les soirées", raconte un ancien ami, Jérôme.
Le père, musulman très pratiquant, avait quitté le foyer familial pour travailler chez PSA en Lorraine. Il est actuellement au Maroc.

Le 11 septembre 2001, elle "applaudissait devant la télé"
Née le 12 août 1989, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Hasna Aitboulahcen a traversé une enfance maltraitée avant d'être placée en famille d'accueil entre les âges de 8 et 15 ans.

"Au début, ça se passait bien. C'était une gamine comme les autres", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat sa mère d'accueil. Un détail, cependant: aucun geste de tendresse chez la fillette. "Elle voulait pas..." Autre bizarrerie: "Elle s'enroulait toujours dans une couette la tête cachée. Elle disait qu'il y avait le diable la nuit."
Vers 11 ans, les choses empirent: "Pour moi, ça venait de chez elle", des visites une fois par mois chez ses parents, explique la mère d'accueil, décrivant une fille tiraillée entre deux familles.
Elle se rappelle notamment du 11 septembre 2001, lorsqu'elle "applaudissait devant la télé". Peu à peu, l'adolescente ne fait "que ce qui lui plaît", hurle parfois, fait le mur. Elle quitte cette famille d'un coup, à 15 ans.

"Fais ta vie, je fais la mienne"
"Quand elle est partie, je me suis dit: 'Elle est perdue'", raconte la mère d'accueil, qui a pleuré en découvrant sa photo à la télévision. "Mais ça ne m'a pas trop étonnée. Elle en a toujours voulu à tout le monde..."
"En grandissant, elle a manqué de repères et a choisi la fin de l'insouciance, en multipliant les fugues, les mauvaises fréquentations", résume son frère. Selon une source proche du dossier, elle a été inquiétée par la justice dans une affaire de stupéfiants.

Après sa brutale radicalisation, "un lavage de cerveau" selon sa mère, 58 ans, rencontrée jeudi par l'AFP, la jeune femme "passait son temps à tout critiquer", "n'acceptait aucun conseil", "entretenait des relations plus que douteuses", se rappelle son frère.

"Elle était en permanence avec son smartphone sur Facebook et Whatsapp. 'Fais ta vie, je fais la mienne', elle disait." Il y a trois semaines, elle était selon lui partie vivre chez une amie, à Drancy.
Son corps déchiqueté, retrouvé dans les décombres, a été identifié grâce à ses empreintes digitales.

https://proxy-nl.hide.me/go.php?u=d7rX4zlx+EReRV9ppCoHVfupkSLgJgqgmsriqG/4fVJDqYPEnfThP0h+BRMxBDLn43pL5H9moTcrOfhubdnpkSA+tDIzny8VnNZEIGjmujpkeaBxQqFYoUZvKjHfp10NliCA5G3XPJk0Y4jw6/0yWnBb7sGKF1x9KNWhH1PO5Ws=&b=29

Attentats de Paris: De "cow-girl" des quartiers à jihadiste, qui est Hasna Aitboulahcen ?


ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE - Une enfance maltraitée, une jeunesse de fêtarde, puis elle troque soudainement son chapeau de cow-boy pour le voile intégral: Hasna Aitboulahcen, cousine d'Abdelhamid Abaaoud, "cerveau" présumé des attentats de Paris, fait partie des trois jihadistes tués jeudi dans l'assaut policier à Saint-Denis.

Au cœur de la nuit, dans la ville endormie, le Raid attaque un appartement où se terre Abaaoud. Un policier hurle: "Il est où ton copain?" Une voix de femme: "C'est pas mon copain!" Suivent des détonations. Trois personnes sont mortes, dont une probablement en kamikaze, même si on ne sait pas laquelle des trois.
MISE À JOUR : Vendredi 20 novembre - 18.00 : Hasna Aitboulahcen, cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis, n'est pas morte en kamikaze, a-t-on appris de source policière.
La scène, filmée par un riverain, passe en boucle à la télévision. "Onde de choc" dans la Cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où l'on reconnaît la voix, mais aussi la photo de la jeune femme: Hasna Aitboulahcen, 26 ans. Sa mère habite le quartier.

"Parfois excentrique", elle avait hérité d'un surnom, "'chapeau de paille', parce qu'elle en portait souvent", raconte Sofiane, un voisin. "Bavarde, avec la tchatche, un peu fofolle aussi, instable, elle pouvait surgir devant toi et commencer à faire un rap!" Les autres voisins décrivent un "garçon manqué" au "physique quelconque", en "blue jean, casquettes, lunettes".

"Elle s'était fabriqué sa propre bulle"
Tout bascule il y a six mois. Elle commence à porter "le jilbabe", tenue recouvrant l'intégralité du corps excepté le visage, "puis, un mois après, elle était passée au niqab", témoigne auprès de l'AFP un homme qui se présente comme son frère et demande l'anonymat. "Elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran", poursuit-il.

Même stupéfaction à Creutzwald, ville ouvrière de Moselle, où Hasna Aitboulahcen rendait parfois visite à son père de 74 ans. Là-bas, elle laisse le souvenir d'une fêtarde, "avec son petit chapeau de cow-boy et ses santiags", qui "fumait de temps en temps et buvait dans les soirées", raconte un ancien ami, Jérôme.
Le père, musulman très pratiquant, avait quitté le foyer familial pour travailler chez PSA en Lorraine. Il est actuellement au Maroc.

Le 11 septembre 2001, elle "applaudissait devant la télé"
Née le 12 août 1989, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Hasna Aitboulahcen a traversé une enfance maltraitée avant d'être placée en famille d'accueil entre les âges de 8 et 15 ans.

"Au début, ça se passait bien. C'était une gamine comme les autres", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat sa mère d'accueil. Un détail, cependant: aucun geste de tendresse chez la fillette. "Elle voulait pas..." Autre bizarrerie: "Elle s'enroulait toujours dans une couette la tête cachée. Elle disait qu'il y avait le diable la nuit."
Vers 11 ans, les choses empirent: "Pour moi, ça venait de chez elle", des visites une fois par mois chez ses parents, explique la mère d'accueil, décrivant une fille tiraillée entre deux familles.
Elle se rappelle notamment du 11 septembre 2001, lorsqu'elle "applaudissait devant la télé". Peu à peu, l'adolescente ne fait "que ce qui lui plaît", hurle parfois, fait le mur. Elle quitte cette famille d'un coup, à 15 ans.

"Fais ta vie, je fais la mienne"
"Quand elle est partie, je me suis dit: 'Elle est perdue'", raconte la mère d'accueil, qui a pleuré en découvrant sa photo à la télévision. "Mais ça ne m'a pas trop étonnée. Elle en a toujours voulu à tout le monde..."
"En grandissant, elle a manqué de repères et a choisi la fin de l'insouciance, en multipliant les fugues, les mauvaises fréquentations", résume son frère. Selon une source proche du dossier, elle a été inquiétée par la justice dans une affaire de stupéfiants.

Après sa brutale radicalisation, "un lavage de cerveau" selon sa mère, 58 ans, rencontrée jeudi par l'AFP, la jeune femme "passait son temps à tout critiquer", "n'acceptait aucun conseil", "entretenait des relations plus que douteuses", se rappelle son frère.

"Elle était en permanence avec son smartphone sur Facebook et Whatsapp. 'Fais ta vie, je fais la mienne', elle disait." Il y a trois semaines, elle était selon lui partie vivre chez une amie, à Drancy.
Son corps déchiqueté, retrouvé dans les décombres, a été identifié grâce à ses empreintes digitales.

https://proxy-nl.hide.me/go.php?u=d7rX4zlx+EReRV9ppCoHVfupkSLgJgqgmsriqG/4fVJDqYPEnfThP0h+BRMxBDLn43pL5H9moTcrOfhubdnpkSA+tDIzny8VnNZEIGjmujpkeaBxQqFYoUZvKjHfp10NliCA5G3XPJk0Y4jw6/0yWnBb7sGKF1x9KNWhH1PO5Ws=&b=29

Posté à 23:39 |  par bbela


Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

#Syrie: une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français?!!



Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

Posté à 23:32 |  par bbela



Une partie des bénéfices obtenus par certains pays arabes en Europe, y compris en France, est transférée à l’Etat islamique.

La France serait impliquée dans le financement de l’Etat islamique (Daech), a supposé le colonel indien à la retraite Danvir Singh en commentant la déclaration de Vladimir Poutine selon laquelle certains pays du G20 apportaient un soutien financier à ce groupe terroriste.

« La France n’est pas irréprochable, elle non plus. Ce pays a ses propres intérêts au Proche-Orient, notamment en Syrie. Il est en outre membre de l’Otan. Donc, il ne fait aucun doute que la France coopère dans une certaine mesure avec Daech », a indiqué Danvir Singh dans une interview à l’agence Sputnik.

Le président russe Vladimir Poutine a fait lundi le bilan des négociations ayant eu lieu lors du sommet du G20 à Antalya.

« J’ai cité des exemples liés à nos informations concernant le financement de différentes structures de Daech par des personnes physiques. Nous avons établi que ce financement provenait de 40 pays, dont certains pays membres du G20″, a souligné Vladimir Poutine lors de la réunion de clôture du sommet. « Le président russe a soulevé une question très importante concernant le soutien apporté par de nombreuses personnes aux terroristes de Daech. Certes, il s’agit principalement d’une allusion aux Etats-Unis, à l’Arabie saoudite et à leurs alliés. 
  La vente de pétrole constitue la source principale des revenus de l’Etat islamique. Il est évident que pour pratiquer ce commerce, les terroristes ne peuvent pas se passer de la Turquie, membre de l’Otan. Et comme les Etats-Unis jouent le rôle principal dans l’Alliance atlantique, on peut en déduire qu’ils sont ceux qui tirent les ficelles », a affirmé Danvir Singh.

Son collègue, l’expert en matière de sécurité Qamar Agha, estime pour sa part que les Etats-Unis financent Daech « par l’intermédiaire de leurs alliés: le Pakistan et les pays du Golfe ». « Des pays arabes investissant en Europe trouvent le moyen de transférer une partie de leurs bénéfices à l’Etat islamique. On peut trouver cette information dans les publications de WikiLeaks. Donc, il faut prendre la déclaration de Poutine au sérieux », a conclu l’expert indien.

(sputniknews)

Financement de #Daech: des militaires indiens soupçonnent la #France




Une partie des bénéfices obtenus par certains pays arabes en Europe, y compris en France, est transférée à l’Etat islamique.

La France serait impliquée dans le financement de l’Etat islamique (Daech), a supposé le colonel indien à la retraite Danvir Singh en commentant la déclaration de Vladimir Poutine selon laquelle certains pays du G20 apportaient un soutien financier à ce groupe terroriste.

« La France n’est pas irréprochable, elle non plus. Ce pays a ses propres intérêts au Proche-Orient, notamment en Syrie. Il est en outre membre de l’Otan. Donc, il ne fait aucun doute que la France coopère dans une certaine mesure avec Daech », a indiqué Danvir Singh dans une interview à l’agence Sputnik.

Le président russe Vladimir Poutine a fait lundi le bilan des négociations ayant eu lieu lors du sommet du G20 à Antalya.

« J’ai cité des exemples liés à nos informations concernant le financement de différentes structures de Daech par des personnes physiques. Nous avons établi que ce financement provenait de 40 pays, dont certains pays membres du G20″, a souligné Vladimir Poutine lors de la réunion de clôture du sommet. « Le président russe a soulevé une question très importante concernant le soutien apporté par de nombreuses personnes aux terroristes de Daech. Certes, il s’agit principalement d’une allusion aux Etats-Unis, à l’Arabie saoudite et à leurs alliés. 
  La vente de pétrole constitue la source principale des revenus de l’Etat islamique. Il est évident que pour pratiquer ce commerce, les terroristes ne peuvent pas se passer de la Turquie, membre de l’Otan. Et comme les Etats-Unis jouent le rôle principal dans l’Alliance atlantique, on peut en déduire qu’ils sont ceux qui tirent les ficelles », a affirmé Danvir Singh.

Son collègue, l’expert en matière de sécurité Qamar Agha, estime pour sa part que les Etats-Unis financent Daech « par l’intermédiaire de leurs alliés: le Pakistan et les pays du Golfe ». « Des pays arabes investissant en Europe trouvent le moyen de transférer une partie de leurs bénéfices à l’Etat islamique. On peut trouver cette information dans les publications de WikiLeaks. Donc, il faut prendre la déclaration de Poutine au sérieux », a conclu l’expert indien.

(sputniknews)

Posté à 18:38 |  par bbela

jeudi 19 novembre 2015

 © REUTERS/ Social Media Website

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve vient de confirmer que le djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, suspecté d'avoir organisé les attentats du 13 novembre à Paris, a été impliqué dans quatre attentats "évités ou déjoués" sur six, depuis le printemps 2015.

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a confirmé le "rôle déterminant" d'Abdelhamid Abaaoud dans les attentats de Paris.

Ce djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l'assaut contre un appartement de Saint-Denis mercredi, a "joué d'évidence un rôle déterminant dans (les) attaques" du 13 novembre à Paris, a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, cité par l'AFP.

"Six attentats ont été évités ou déjoués par les services français depuis le printemps 2015, Abaaoud était impliqué dans quatre d'entre eux", a-t-il déclaré.
Le 13 novembre au soir, plusieurs fusillades et attentats-suicide quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue. Trois kamikazes ont notamment actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L'attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule.

Selon le dernier bilan, on déplore au moins 132 morts et 352 blessés. Une centaine de personnes hospitalisées sont toujours dans un état critique.

www.sputniknews.com

Cazeneuve: Abaaoud impliqué dans les attentats à Paris

 © REUTERS/ Social Media Website

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve vient de confirmer que le djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, suspecté d'avoir organisé les attentats du 13 novembre à Paris, a été impliqué dans quatre attentats "évités ou déjoués" sur six, depuis le printemps 2015.

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a confirmé le "rôle déterminant" d'Abdelhamid Abaaoud dans les attentats de Paris.

Ce djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l'assaut contre un appartement de Saint-Denis mercredi, a "joué d'évidence un rôle déterminant dans (les) attaques" du 13 novembre à Paris, a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, cité par l'AFP.

"Six attentats ont été évités ou déjoués par les services français depuis le printemps 2015, Abaaoud était impliqué dans quatre d'entre eux", a-t-il déclaré.
Le 13 novembre au soir, plusieurs fusillades et attentats-suicide quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue. Trois kamikazes ont notamment actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L'attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule.

Selon le dernier bilan, on déplore au moins 132 morts et 352 blessés. Une centaine de personnes hospitalisées sont toujours dans un état critique.

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Posté jeudi 19 novembre 2015 à 18:54 |  par bbela

 © REUTERS/ Jacques Brinon/Pool

 La polémique levée autour de la lutte antiterroriste après les attaques du 13 novembre dernier a touché de nombreux sujets différents. En particulier, le site Oumma.com se référant à une journaliste, Sonia Devilliers, évoque les allégations de Bernard Squarcini, ex-directeur de la DCRI, à l’encontre de Manuel Valls.

Selon ces allégations, il y a deux ans, la France aurait pu se procurer la liste des djihadistes français opérant en Syrie si M.Valls, occupant alors le poste de ministre de l'Intérieur, ne s'y était pas opposé sous le prétexte de ne pas vouloir échanger de renseignements avec les responsables syriens.

 
Quand les services secrets syriens ont proposé à M.Squarcini, à l'époque à la tête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la liste de tous les djihadistes français opérant en Syrie, M.Valls a expliqué que la France n'échangeait pas de renseignements avec les autorités syriennes. Ce refus est rappelé aujourd'hui, après les attaques terribles de Paris, alors que les responsables français cherchent à trouver des moyens de prévenir de telles catastrophes.

Le problème avait déjà été posé par le journal Marianne qui soulignait en 2014 les difficultés auxquelles les services secrets étaient confrontés devant une menace terroriste grandissante. La coopération extérieure avec la Syrie dans le domaine de la lutte antiterroriste n'avait pas été rendue possible à cause de la suspension du dialogue diplomatique officielle entre les deux pays.

Plusieurs fusillades et attentats-suicides quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue le 13 novembre dernier. Trois kamikazes ont actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L'attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule.

www.sputniknews.com

Bachar Al Assad a proposé une liste syrienne de djihadistes français que Valls s'est empressé de refuser!

 © REUTERS/ Jacques Brinon/Pool

 La polémique levée autour de la lutte antiterroriste après les attaques du 13 novembre dernier a touché de nombreux sujets différents. En particulier, le site Oumma.com se référant à une journaliste, Sonia Devilliers, évoque les allégations de Bernard Squarcini, ex-directeur de la DCRI, à l’encontre de Manuel Valls.

Selon ces allégations, il y a deux ans, la France aurait pu se procurer la liste des djihadistes français opérant en Syrie si M.Valls, occupant alors le poste de ministre de l'Intérieur, ne s'y était pas opposé sous le prétexte de ne pas vouloir échanger de renseignements avec les responsables syriens.

 
Quand les services secrets syriens ont proposé à M.Squarcini, à l'époque à la tête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la liste de tous les djihadistes français opérant en Syrie, M.Valls a expliqué que la France n'échangeait pas de renseignements avec les autorités syriennes. Ce refus est rappelé aujourd'hui, après les attaques terribles de Paris, alors que les responsables français cherchent à trouver des moyens de prévenir de telles catastrophes.

Le problème avait déjà été posé par le journal Marianne qui soulignait en 2014 les difficultés auxquelles les services secrets étaient confrontés devant une menace terroriste grandissante. La coopération extérieure avec la Syrie dans le domaine de la lutte antiterroriste n'avait pas été rendue possible à cause de la suspension du dialogue diplomatique officielle entre les deux pays.

Plusieurs fusillades et attentats-suicides quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue le 13 novembre dernier. Trois kamikazes ont actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L'attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule.

www.sputniknews.com

Posté à 18:50 |  par bbela

lundi 24 novembre 2014

La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.
Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.
L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L'incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d'une opération militaire et du renseignement soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l'OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d'État ».

L'État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S'ils avaient voulu éliminer les brigades de l'État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu'ils ont traversé le désert entre la Syrie et l'Irak en juin. 


Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D'un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).


Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l'Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d'innombrables morts civiles.

Cette opération n'aurait pas pu être entreprise sans l'appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l'initiative d'Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D'AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.


« Payée par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d'information à travers le monde. »

3. Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l'administration Reagan.
Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C'était pour « une bonne cause » : la lutte contre l'Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d'un gouvernement laïc en Afghanistan.

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4. Des manuels djihadistes ont été publiés par l'Université du Nebraska.  « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d'images violentes et d'enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le demon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d'Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l'Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d'entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n'était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l'Afghanistan, basée sur l'idée que l'Afghanistan pratiquait le terrorisme d'État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l'élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L'ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l'origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l'Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri'āsat Al-Istikhbarat Al-'Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).


7. Les brigades de l'EI ont participé à l'insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l'OTAN.

8. L'OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l'EI et Al-Nosra dès le début de l'insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L'armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)


9Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l'EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10. Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d'armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)


11. La pratique de la décapitation de l'EI fait partie des programmes d'entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en œuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12. Un grand nombre de mercenaires de l'EI, recrutés par l'allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu'ils se joignent à l'EI. Des condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l'image ci-dessous :
« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon, aux côtés d'un mercenaire blessé, à l'hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

LA SYRIE ET L'IRAK
14. Les mercenaires de l'EI sont les fantassins de l'alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l'Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo .)

16. La milice de l'État islamique, actuellement la cible présumée d'une campagne de bombardements des États-Unis et de l'OTAN en vertu d'un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l'aide militaire à l'État islamique.

17. Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l'EI, ils visent plutôt l'infrastructure économique de l'Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l'EI relève d'un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l'Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu'en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d'Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.


21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l'OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L'objectif sous-jacent consiste à déclencher l'instabilité politique en Chine occidentale.

L'on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l'État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L'objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d'établir un califat islamique s'étendant jusque dans l'ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky,  America's War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D'ORIGINE INTÉRIEURE
23. Les terroristes c'est nous  : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d'Obama est de protéger l'Amérique contre les attaques de l'EI.

24. La menace terroriste d'origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d'abroger les libertés civiles et d'instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d'attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d'intimidation.
Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l'État sécuritaire des États-Unis, et de l'appareil d'application de la loi, de plus en plus militarisé.
L'objectif ultime est d'inculquer dans l'esprit de millions d'Étasuniens l'idée que l'ennemi est réel et que l'administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l'État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l'opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d'être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.
Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l'autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d'empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d'analyser les faits et de contester la légitimité de l'ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.
L'administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.
Dites non au « grand mensonge ».
Passez le mot.
Au bout du compte, la vérité est une arme puissante.
Aidez-nous s'il vous plaît à aller de l'avant. Nous comptons sur l'appui de nos lecteurs.
Pour la paix et la vérité dans les médias.
Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de "Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre", "La Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial" (best-seller international publié en plus de 10 langues). Contact : crgeditor@yahoo.com

Mondialisation.ca   

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher

La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.
Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.
L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L'incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d'une opération militaire et du renseignement soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l'OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d'État ».

L'État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S'ils avaient voulu éliminer les brigades de l'État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu'ils ont traversé le désert entre la Syrie et l'Irak en juin. 


Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D'un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).


Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l'Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d'innombrables morts civiles.

Cette opération n'aurait pas pu être entreprise sans l'appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l'initiative d'Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D'AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.


« Payée par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d'information à travers le monde. »

3. Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l'administration Reagan.
Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C'était pour « une bonne cause » : la lutte contre l'Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d'un gouvernement laïc en Afghanistan.

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4. Des manuels djihadistes ont été publiés par l'Université du Nebraska.  « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d'images violentes et d'enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le demon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d'Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l'Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d'entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n'était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l'Afghanistan, basée sur l'idée que l'Afghanistan pratiquait le terrorisme d'État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l'élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L'ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l'origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l'Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri'āsat Al-Istikhbarat Al-'Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).


7. Les brigades de l'EI ont participé à l'insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l'OTAN.

8. L'OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l'EI et Al-Nosra dès le début de l'insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L'armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)


9Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l'EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10. Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d'armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)


11. La pratique de la décapitation de l'EI fait partie des programmes d'entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en œuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12. Un grand nombre de mercenaires de l'EI, recrutés par l'allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu'ils se joignent à l'EI. Des condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l'image ci-dessous :
« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon, aux côtés d'un mercenaire blessé, à l'hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

LA SYRIE ET L'IRAK
14. Les mercenaires de l'EI sont les fantassins de l'alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l'Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo .)

16. La milice de l'État islamique, actuellement la cible présumée d'une campagne de bombardements des États-Unis et de l'OTAN en vertu d'un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l'aide militaire à l'État islamique.

17. Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l'EI, ils visent plutôt l'infrastructure économique de l'Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l'EI relève d'un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l'Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu'en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d'Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.


21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l'OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L'objectif sous-jacent consiste à déclencher l'instabilité politique en Chine occidentale.

L'on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l'État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L'objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d'établir un califat islamique s'étendant jusque dans l'ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky,  America's War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D'ORIGINE INTÉRIEURE
23. Les terroristes c'est nous  : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d'Obama est de protéger l'Amérique contre les attaques de l'EI.

24. La menace terroriste d'origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d'abroger les libertés civiles et d'instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d'attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d'intimidation.
Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l'État sécuritaire des États-Unis, et de l'appareil d'application de la loi, de plus en plus militarisé.
L'objectif ultime est d'inculquer dans l'esprit de millions d'Étasuniens l'idée que l'ennemi est réel et que l'administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l'État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l'opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d'être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.
Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l'autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d'empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d'analyser les faits et de contester la légitimité de l'ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.
L'administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.
Dites non au « grand mensonge ».
Passez le mot.
Au bout du compte, la vérité est une arme puissante.
Aidez-nous s'il vous plaît à aller de l'avant. Nous comptons sur l'appui de nos lecteurs.
Pour la paix et la vérité dans les médias.
Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de "Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre", "La Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial" (best-seller international publié en plus de 10 langues). Contact : crgeditor@yahoo.com

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Posté lundi 24 novembre 2014 à 20:40 |  par bbela

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