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vendredi 24 mars 2017

L'ouvrage «Bienvenue Place Beauvau» n'affirme pas, contrairement aux allégations de François Fillon, l'existence d'un cabinet noir à l'Élysée, mais soulève l'hypothèse d'une manipulation politique, comme sous les précédentes présidences, de l'appareil policier et judiciaire.

François Hollande à l'Élysée, le 15 septembre 2014. ALAIN JOCARD / AFP.

La dénonciation d'un «cabinet noir», ce service officieux d'espionnage politique descendu tout droit de l'Ancien Régime, est une constante de la Ve République. L'expression a successivement servi à qualifier la «cellule écoutes» de Christian Prouteau sous François Mitterrand, les petits carnets du patron des RG Yves Bertrand sous Jacques Chirac ou les «grandes oreilles» du chef de la DCRI Bernard Squarcini sous Nicolas Sarkozy. François Fillon vient de la ressusciter en estimant, lors de «L'Émission politique» de France 2, que François Hollande en avait mis un en place à l'Élysée pour tenter, en vain, d'assurer sa réélection. Une affirmation qu'il affirme avoir puisée dans le livre Bienvenue Place Beauvau. Police: les secrets inavouables d'un quinquennat, qui vient de paraître aux éditions Robert Laffont:

«C'est un livre sur le ministère de l'Intérieur et la place Beauvau qui, en 240 pages, explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale, comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur des informations qui lui sont apportées en permanence, comment il est au courant des moindres faits, des moindres filatures, y compris concernant son ancien Premier ministre Manuel Valls. On cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé, en tout cas à travers ces allégations. [...] Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l'histoire récente de la Ve République, un chef d'Etat n'est jamais aussi loin dans l'illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité.»

Les propos du candidat de droite à la présidentielle ont été très vite démentis par l'Élysée ainsi que par le ministère de la Justice. Le journaliste Didier Hassoux –coauteur du livre avec Christophe Labbé et Olivia Recasens– a également nié sur France Info la présentation faite de l'ouvrage par François Fillon, citant un passage affirmant qu'il n'est «pas possible d’[...] apporter la preuve formelle [de l'existence d'un cabinet noir], comme il n’est pas possible de prouver le contraire». «François Hollande a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques, comme tous les présidents de la Ve République. C'est une maladie française», a-t-il ajouté.

L'expression «cabinet noir» a été en revanche utilisée de manière très affirmative par Valeurs actuelles, qui a publié de longs extraits du livre jeudi: selon l'hebdomadaire, qui employait l'expression contre l'Élysée dès octobre 2013, les auteurs «racontent comment [François Hollande] se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses concurrents à la présidentielle de 2017».

«Indices troubles et témoignages étonnants»
Dans leur livre, les trois auteurs n'emploient en fait l'expression qu'au style indirect, placée dans la bouche de «sarkozystes» anonymes:

«En 2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce ne sont pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la main d’un cabinet noir.»
Sans reprendre la formule à leur compte, ils décrivent une «mécanique complexe aussi efficace que redoutable» aux dépens de l'ancien président de la République, passant par Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le directeur des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice Robert Gelli (décrit comme un proche de François Hollande, ce dont il s'est défendu dans le passé) ou encore par des consignes orales données à des juges spécialistes des enquêtes en «poupées russes», où une procédure en alimente une autre.

Si les manipulations politico-judiciaires supposées du pouvoir ne constituent pas la totalité de l'ouvrage (qui s'intéresse aussi à l'échec de la réforme de la police, de la lutte contre le trafic de drogue ou de l'amélioration des relations police-population), elles occupent l'essentiel de son premier quart. Les trois auteurs écrivent que, «comme leurs prédécesseurs, mais avec moins de talent et de rouerie, Hollande, Valls, Cazeneuve et les autres, ont joué avec l’appareil judiciaire à des fins souvent électorales». Moins de talent ou de rouerie car, «plus par nécessité, amateurisme et imprévision que par mansuétude ou véritable choix», le nouveau pouvoir a dû autant s'appuyer sur des réseaux chiraquiens que hollandistes pour contrôler la police à son arrivée...

«L’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants interroge», ajoutent plus loin Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens. Pour eux, «derrière [les] ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. Mais le principal intéressé s’en défend: jamais, jure-t-il à qui veut l’entendre, il n’a donné l’ordre de monter des opérations de déstabilisation».

Dans une critique sévère de l'ouvrage, Le Monde déplore que ses auteurs «mettent systématiquement en lien des événements, souvent déjà connus, pour construire une machine à soupçons, qui n’est jamais très loin des théories conspirationnistes et qui fait douter qu’il puisse exister un seul policier républicain», les citations les plus dures du livre étant pour la plupart anonymes (chose il est vrai fréquente sur des sujets sensibles). C'est le cas par exemple de ce magistrat qui explique aux auteurs que «le Château est passé maître dans l’art de pousser ou ralentir le feu sous les casseroles judiciaires» ou de ce haut gradé de la police judiciaire qui décrit la pratique du «coup de billard à plusieurs bandes» du pouvoir.

«Le Château fomente des coups bas»
Des «coups» dont, au-delà des affaires Sarkozy, l'ouvrage donne plusieurs autres exemples en relation avec la présidentielle 2017. Il s'interroge par exemple sur l'apparente mansuétude judiciaire dont ont fait l'objet pendant le quinquennat des rivaux à droite de l'ancien président, comme Jean-Louis Borloo (affaires de l'arbitrage Tapie et Écomouv') ou Dominique de Villepin (affaire Relais & Châteaux). Ou liste les proches de Manuel Valls qui se sont retrouvés dans le viseur de la justice ou des médias alors que le Premier ministre de François Hollande devenait un de ses rivaux dans la perspective de la présidentielle, litanie qui a fini par persuader «l’entourage» de l'ancien maire d'Évry que «le Château fomente des coups bas».

Jean-Marie Le Guen, son secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a ainsi été épinglé pour ses liens avec le Qatar (et, «dans [la] tête» de Valls, aurait été ciblé par des «munitions [...] fournies par le château avec l’aide d’un dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE», proche de Hollande). Jean Daubigny, son directeur de cabinet durant les six premiers mois du quinquennat, a été placé en garde à vue pour fraude fiscale le 16 novembre 2016 (époque où les relations Élysée-Matignon étaient devenues exécrables) après une plainte de Bercy. Ami de trente ans de Manuel Valls, le criminologue Alain Bauer, visé pour des contrats conclus avec la Caisse des dépôts et consignations, est l'un des rares à témoigner de ses soupçons on the record: «Je vois bien l’intérêt: ils ont voulu se faire Valls, alors ricochons sur Bauer, se sont-ils dit. Lemas [René-Pierre Lemas, secrétaire général de l'Élysée de mai 2012 à avril 2014, et aujourd'hui directeur général de la CDC, ndlr] l’a fait pour faire plaisir à Hollande, cela lui ressemble bien.»

Si François Fillon finit par lire en entier l'ouvrage, il se rendra en revanche compte que lui-même y apparaît très peu, bien moins que Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy... Sauf pour un épisode dont il est au contraire moteur: son déjeuner du 24 juin 2014 avec son ancien ministre Jean-Pierre Jouyet, lors duquel, selon Le Monde (dont les journalistes ont remporté en première instance et en appel un procès en diffamation intenté par le candidat à la présidentielle), il aurait lancé à propos de l'ancien président: «Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?» Quant à l'affaire des emplois parlementaires fictifs, les auteurs –qui, pour deux d'entre eux, travaillent au Canard enchaîné– écrivent précisément que «le supposé cabinet noir de l’Élysée n’y est pour rien».

http://www.slate.fr/story/141818/hollande-cabinet-noir

Affaire du Cabinet noir: «Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau...»

L'ouvrage «Bienvenue Place Beauvau» n'affirme pas, contrairement aux allégations de François Fillon, l'existence d'un cabinet noir à l'Élysée, mais soulève l'hypothèse d'une manipulation politique, comme sous les précédentes présidences, de l'appareil policier et judiciaire.

François Hollande à l'Élysée, le 15 septembre 2014. ALAIN JOCARD / AFP.

La dénonciation d'un «cabinet noir», ce service officieux d'espionnage politique descendu tout droit de l'Ancien Régime, est une constante de la Ve République. L'expression a successivement servi à qualifier la «cellule écoutes» de Christian Prouteau sous François Mitterrand, les petits carnets du patron des RG Yves Bertrand sous Jacques Chirac ou les «grandes oreilles» du chef de la DCRI Bernard Squarcini sous Nicolas Sarkozy. François Fillon vient de la ressusciter en estimant, lors de «L'Émission politique» de France 2, que François Hollande en avait mis un en place à l'Élysée pour tenter, en vain, d'assurer sa réélection. Une affirmation qu'il affirme avoir puisée dans le livre Bienvenue Place Beauvau. Police: les secrets inavouables d'un quinquennat, qui vient de paraître aux éditions Robert Laffont:

«C'est un livre sur le ministère de l'Intérieur et la place Beauvau qui, en 240 pages, explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale, comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur des informations qui lui sont apportées en permanence, comment il est au courant des moindres faits, des moindres filatures, y compris concernant son ancien Premier ministre Manuel Valls. On cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé, en tout cas à travers ces allégations. [...] Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l'histoire récente de la Ve République, un chef d'Etat n'est jamais aussi loin dans l'illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité.»

Les propos du candidat de droite à la présidentielle ont été très vite démentis par l'Élysée ainsi que par le ministère de la Justice. Le journaliste Didier Hassoux –coauteur du livre avec Christophe Labbé et Olivia Recasens– a également nié sur France Info la présentation faite de l'ouvrage par François Fillon, citant un passage affirmant qu'il n'est «pas possible d’[...] apporter la preuve formelle [de l'existence d'un cabinet noir], comme il n’est pas possible de prouver le contraire». «François Hollande a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques, comme tous les présidents de la Ve République. C'est une maladie française», a-t-il ajouté.

L'expression «cabinet noir» a été en revanche utilisée de manière très affirmative par Valeurs actuelles, qui a publié de longs extraits du livre jeudi: selon l'hebdomadaire, qui employait l'expression contre l'Élysée dès octobre 2013, les auteurs «racontent comment [François Hollande] se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses concurrents à la présidentielle de 2017».

«Indices troubles et témoignages étonnants»
Dans leur livre, les trois auteurs n'emploient en fait l'expression qu'au style indirect, placée dans la bouche de «sarkozystes» anonymes:

«En 2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce ne sont pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la main d’un cabinet noir.»
Sans reprendre la formule à leur compte, ils décrivent une «mécanique complexe aussi efficace que redoutable» aux dépens de l'ancien président de la République, passant par Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le directeur des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice Robert Gelli (décrit comme un proche de François Hollande, ce dont il s'est défendu dans le passé) ou encore par des consignes orales données à des juges spécialistes des enquêtes en «poupées russes», où une procédure en alimente une autre.

Si les manipulations politico-judiciaires supposées du pouvoir ne constituent pas la totalité de l'ouvrage (qui s'intéresse aussi à l'échec de la réforme de la police, de la lutte contre le trafic de drogue ou de l'amélioration des relations police-population), elles occupent l'essentiel de son premier quart. Les trois auteurs écrivent que, «comme leurs prédécesseurs, mais avec moins de talent et de rouerie, Hollande, Valls, Cazeneuve et les autres, ont joué avec l’appareil judiciaire à des fins souvent électorales». Moins de talent ou de rouerie car, «plus par nécessité, amateurisme et imprévision que par mansuétude ou véritable choix», le nouveau pouvoir a dû autant s'appuyer sur des réseaux chiraquiens que hollandistes pour contrôler la police à son arrivée...

«L’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants interroge», ajoutent plus loin Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens. Pour eux, «derrière [les] ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. Mais le principal intéressé s’en défend: jamais, jure-t-il à qui veut l’entendre, il n’a donné l’ordre de monter des opérations de déstabilisation».

Dans une critique sévère de l'ouvrage, Le Monde déplore que ses auteurs «mettent systématiquement en lien des événements, souvent déjà connus, pour construire une machine à soupçons, qui n’est jamais très loin des théories conspirationnistes et qui fait douter qu’il puisse exister un seul policier républicain», les citations les plus dures du livre étant pour la plupart anonymes (chose il est vrai fréquente sur des sujets sensibles). C'est le cas par exemple de ce magistrat qui explique aux auteurs que «le Château est passé maître dans l’art de pousser ou ralentir le feu sous les casseroles judiciaires» ou de ce haut gradé de la police judiciaire qui décrit la pratique du «coup de billard à plusieurs bandes» du pouvoir.

«Le Château fomente des coups bas»
Des «coups» dont, au-delà des affaires Sarkozy, l'ouvrage donne plusieurs autres exemples en relation avec la présidentielle 2017. Il s'interroge par exemple sur l'apparente mansuétude judiciaire dont ont fait l'objet pendant le quinquennat des rivaux à droite de l'ancien président, comme Jean-Louis Borloo (affaires de l'arbitrage Tapie et Écomouv') ou Dominique de Villepin (affaire Relais & Châteaux). Ou liste les proches de Manuel Valls qui se sont retrouvés dans le viseur de la justice ou des médias alors que le Premier ministre de François Hollande devenait un de ses rivaux dans la perspective de la présidentielle, litanie qui a fini par persuader «l’entourage» de l'ancien maire d'Évry que «le Château fomente des coups bas».

Jean-Marie Le Guen, son secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a ainsi été épinglé pour ses liens avec le Qatar (et, «dans [la] tête» de Valls, aurait été ciblé par des «munitions [...] fournies par le château avec l’aide d’un dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE», proche de Hollande). Jean Daubigny, son directeur de cabinet durant les six premiers mois du quinquennat, a été placé en garde à vue pour fraude fiscale le 16 novembre 2016 (époque où les relations Élysée-Matignon étaient devenues exécrables) après une plainte de Bercy. Ami de trente ans de Manuel Valls, le criminologue Alain Bauer, visé pour des contrats conclus avec la Caisse des dépôts et consignations, est l'un des rares à témoigner de ses soupçons on the record: «Je vois bien l’intérêt: ils ont voulu se faire Valls, alors ricochons sur Bauer, se sont-ils dit. Lemas [René-Pierre Lemas, secrétaire général de l'Élysée de mai 2012 à avril 2014, et aujourd'hui directeur général de la CDC, ndlr] l’a fait pour faire plaisir à Hollande, cela lui ressemble bien.»

Si François Fillon finit par lire en entier l'ouvrage, il se rendra en revanche compte que lui-même y apparaît très peu, bien moins que Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy... Sauf pour un épisode dont il est au contraire moteur: son déjeuner du 24 juin 2014 avec son ancien ministre Jean-Pierre Jouyet, lors duquel, selon Le Monde (dont les journalistes ont remporté en première instance et en appel un procès en diffamation intenté par le candidat à la présidentielle), il aurait lancé à propos de l'ancien président: «Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?» Quant à l'affaire des emplois parlementaires fictifs, les auteurs –qui, pour deux d'entre eux, travaillent au Canard enchaîné– écrivent précisément que «le supposé cabinet noir de l’Élysée n’y est pour rien».

http://www.slate.fr/story/141818/hollande-cabinet-noir

Posté vendredi 24 mars 2017 à 17:17 |  par bbela

dimanche 24 avril 2016


Stépha­nie Marteau et Aziz Zemmouri, journaliste au Point, sortent un livre choc, sur la face cachée de L'Élysée. Intitulé L'Élysée Off ( chez Fayard ), il aborde notamment le coût que représente Julie Gayet, la compagne de François Hollande. Alors que cette dernière affirmait à L'Express en 2015 qu'elle ne coûtait rien du tout, c'est une autre vérité que l'on découvre. En effet, l'actrice bénéficierait de la protection permanente de plusieurs agents de sécurité, qui ne travaillent certainement pas bénévolement.

"La compagne du président dispose d'une protection personnelle, composée de deux équipes tournantes de deux policiers et deux gendarmes". 

Lire État français au service de la protection de Julie GAYET 

Une protection qui, selon des chiffres de la Cour des comptes, est estimée entre  287 000 et 400 000 euros par an. "Dès qu'elle va en tournage, les personnels la suivent. Il faut payer les hôtels, les repas, organiser les rotations...", explique à Metronews Jean-Pierre Diot, vice-président de la Fédération française de protection rapprochée et également ancien garde du corps de Nicolas Sarkozy.

Allez hop, chez Julie, je suis impatient...




https://fr.style.yahoo.com/post/143221942204/savez-vous-combien-julie-gayet-co%C3%BBte-%C3%A0-l%C3%A9lys%C3%A9e

Combien ça coûte une première dame de France de nos jours?


Stépha­nie Marteau et Aziz Zemmouri, journaliste au Point, sortent un livre choc, sur la face cachée de L'Élysée. Intitulé L'Élysée Off ( chez Fayard ), il aborde notamment le coût que représente Julie Gayet, la compagne de François Hollande. Alors que cette dernière affirmait à L'Express en 2015 qu'elle ne coûtait rien du tout, c'est une autre vérité que l'on découvre. En effet, l'actrice bénéficierait de la protection permanente de plusieurs agents de sécurité, qui ne travaillent certainement pas bénévolement.

"La compagne du président dispose d'une protection personnelle, composée de deux équipes tournantes de deux policiers et deux gendarmes". 

Lire État français au service de la protection de Julie GAYET 

Une protection qui, selon des chiffres de la Cour des comptes, est estimée entre  287 000 et 400 000 euros par an. "Dès qu'elle va en tournage, les personnels la suivent. Il faut payer les hôtels, les repas, organiser les rotations...", explique à Metronews Jean-Pierre Diot, vice-président de la Fédération française de protection rapprochée et également ancien garde du corps de Nicolas Sarkozy.

Allez hop, chez Julie, je suis impatient...




https://fr.style.yahoo.com/post/143221942204/savez-vous-combien-julie-gayet-co%C3%BBte-%C3%A0-l%C3%A9lys%C3%A9e

Posté dimanche 24 avril 2016 à 03:46 |  par bbela

samedi 21 novembre 2015

Voilà ce qui est arrivé vendredi 13 novembre 2015 : Au moins 120 morts dans des attentats à Paris, Hollande déclare l’état d’urgence.

Des hommes armés et des poseurs de bombes ont attaqué des restaurants, une salle de concert et un stade de sport, en divers endroits de Paris, vendredi, faisant au moins 120 morts dans un déchaînement meurtrier que le président François Hollande, très ému, a qualifié d’attaque terroriste sans précédent.
L’État islamique a revendiqué l’attaque.

Mais qui a fourni les armes et financé l’État islamique ou les organisations précédentes en Syrie et en Irak qui lui ont donné naissance ? Voyez vous-mêmes :

En 2012 - Hollande admet qu’il arme les rebelles syriens en violation de l’embargo.
Le président français a reconnu avoir livré des armes aux rebelles syriens pendant l’embargo de l’UE, selon un livre* qui va bientôt sortir en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant qu’il ne soit mis fin à l’embargo en mai 2013, a admis François Hollande lors de sa dernière interview de l’année avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. « Nous avons commencé à les livrer quand nous avons été sûrs qu’elles finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales, ce sont nos services qui les ont livrées, » a dit Hollande à l’écrivain, ...
Oct 2012 – En Syrie, il semble que ce soient les djihadistes qui profitent des armes livrées aux rebelles
WASHINGTON - La plus grande partie des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar à des groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad finissent dans les mains de djihadistes islamiques radicaux, et non dans celles des groupes d’opposition, plus laïques, que l’Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
Décembre 2012 – La France finance des rebelles syriens dans un nouvel effort pour évincer Assad
La France est devenue le plus important bailleur de fonds de l’opposition armée syrienne et elle finance maintenant directement des groupes rebelles autour d’Alep, dans le cadre d’un effort renouvelé pour renverser le régime assiégé d’Assad.
De grosses sommes d’argent liquide ont été transférées par des mandataires du gouvernement français via la frontière turque aux commandants rebelles, le mois dernier, selon des sources diplomatiques. L’argent a été utilisé pour acheter des armes à l’intérieur de la Syrie et pour financer des opérations armées contre les forces loyalistes.
Août 2014 - Hollande confirme que la France a livré des armes aux rebelles syriens
Le président François Hollande a déclaré jeudi que la France avait livré des armes aux rebelles qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad, « il y a quelques mois. »
Novembre 2015 - Murad Gazdiev @MuradoRT
Le lanceur de roquettes français APILAS fourni aux #rebelles syriens tombe entre les mains de #ISIS. Photos de #Deraa, #sud de la Syrie
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - « Merci à Dieu pour les Saoudiens » : ISIS, Irak et le retour de manivelle
Les deux factions qui ont les meilleurs résultats contre les forces d’Assad sont deux groupes extrémistes islamistes : Jabhat al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), ce dernier gagne actuellement du terrain en Irak et menace de déstabiliser davantage l’ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l’appui que ces deux groupes ont reçu de deux pays du Golfe : le Qatar et l’Arabie saoudite.
Jabhat al-Nusra a tellement bénéficié des largesses militaires et économiques du Qatar qu’un important officiel qatari m’a dit qu’il pouvait reconnaitre les commandants al-Nusra aux pâtés de maisons qu’ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS, c’est autre chose. Comme un responsable qatari principal l’a déclaré, « ISIS est depuis le début un projet saoudien. »
La France a tiré profit de son soutien au projet étasuno-wahhabite de changement de régime en Syrie et en Irak :
Avril 2015 – La France et le Qatar scellent un accord d’un montant de 7 milliards de dollars pour des Rafales.
Le Qatar a accepté d’acheter 24 avions de combat Rafales construits par Dassault pour 6,3 milliards d’euros (4,55 milliards de livres), a annoncé, jeudi, le gouvernement français. Cet état du Golfe arabique cherche en effet à augmenter sa puissance militaire dans une région de plus en plus instable.
Juin 2015 –L’Arabie Saoudite et la France concluent un marché de 12 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite et la France ont signé, mercredi, un accord commercial de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubair, lors de la visite historique du vice-prince héritier Salman bin Mohammed à Paris.
Même après qu’il soit devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie favorisait l’expansion du terrorisme, Hollande a continué à exiger la fin de l’Etat syrien.
Septembre 2015 - François Hollande de France dit qu’Assad doit partir
Le président François Hollande de France a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies, lundi, que son pays allait « assumer ses responsabilités » dans l’effort mondial pour mettre fin aux combats en Syrie, mais que le conflit ne pourrait être résolu que si le président Bachar al-Assad était écarté du pouvoir.
Hollande va-t-il maintenant changer de discours ?

Moon of Alabama
Note :
* Dans les coulisses de la diplomatie française de Xavier Panon.
Traduction : D.B.
»» http://www.moonofalabama.org/2015/11/terror-attacks-in-france-some-rel...

Attentats de Paris: Qui a commandité? les faits troublants sur l'identité du vrai coupable

Voilà ce qui est arrivé vendredi 13 novembre 2015 : Au moins 120 morts dans des attentats à Paris, Hollande déclare l’état d’urgence.

Des hommes armés et des poseurs de bombes ont attaqué des restaurants, une salle de concert et un stade de sport, en divers endroits de Paris, vendredi, faisant au moins 120 morts dans un déchaînement meurtrier que le président François Hollande, très ému, a qualifié d’attaque terroriste sans précédent.
L’État islamique a revendiqué l’attaque.

Mais qui a fourni les armes et financé l’État islamique ou les organisations précédentes en Syrie et en Irak qui lui ont donné naissance ? Voyez vous-mêmes :

En 2012 - Hollande admet qu’il arme les rebelles syriens en violation de l’embargo.
Le président français a reconnu avoir livré des armes aux rebelles syriens pendant l’embargo de l’UE, selon un livre* qui va bientôt sortir en France.
Les livraisons ont eu lieu en 2012, avant qu’il ne soit mis fin à l’embargo en mai 2013, a admis François Hollande lors de sa dernière interview de l’année avec le journaliste et écrivain Xavier Panon. « Nous avons commencé à les livrer quand nous avons été sûrs qu’elles finiraient dans les bonnes mains. Pour les armes létales, ce sont nos services qui les ont livrées, » a dit Hollande à l’écrivain, ...
Oct 2012 – En Syrie, il semble que ce soient les djihadistes qui profitent des armes livrées aux rebelles
WASHINGTON - La plus grande partie des armes expédiées à la demande de l’Arabie saoudite et du Qatar à des groupes rebelles syriens qui combattent le gouvernement de Bachar al-Assad finissent dans les mains de djihadistes islamiques radicaux, et non dans celles des groupes d’opposition, plus laïques, que l’Occident veut renforcer, selon des responsables américains et des diplomates du Moyen-Orient.
Décembre 2012 – La France finance des rebelles syriens dans un nouvel effort pour évincer Assad
La France est devenue le plus important bailleur de fonds de l’opposition armée syrienne et elle finance maintenant directement des groupes rebelles autour d’Alep, dans le cadre d’un effort renouvelé pour renverser le régime assiégé d’Assad.
De grosses sommes d’argent liquide ont été transférées par des mandataires du gouvernement français via la frontière turque aux commandants rebelles, le mois dernier, selon des sources diplomatiques. L’argent a été utilisé pour acheter des armes à l’intérieur de la Syrie et pour financer des opérations armées contre les forces loyalistes.
Août 2014 - Hollande confirme que la France a livré des armes aux rebelles syriens
Le président François Hollande a déclaré jeudi que la France avait livré des armes aux rebelles qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad, « il y a quelques mois. »
Novembre 2015 - Murad Gazdiev @MuradoRT
Le lanceur de roquettes français APILAS fourni aux #rebelles syriens tombe entre les mains de #ISIS. Photos de #Deraa, #sud de la Syrie
12h09 - 6 novembre 2015
Juin 2014 - « Merci à Dieu pour les Saoudiens » : ISIS, Irak et le retour de manivelle
Les deux factions qui ont les meilleurs résultats contre les forces d’Assad sont deux groupes extrémistes islamistes : Jabhat al-Nusra et l’Etat islamique en Irak et en Syrie (ISIS), ce dernier gagne actuellement du terrain en Irak et menace de déstabiliser davantage l’ensemble de la région. Et ce succès est en partie dû à l’appui que ces deux groupes ont reçu de deux pays du Golfe : le Qatar et l’Arabie saoudite.
Jabhat al-Nusra a tellement bénéficié des largesses militaires et économiques du Qatar qu’un important officiel qatari m’a dit qu’il pouvait reconnaitre les commandants al-Nusra aux pâtés de maisons qu’ils contrôlent dans diverses villes syriennes. Mais ISIS, c’est autre chose. Comme un responsable qatari principal l’a déclaré, « ISIS est depuis le début un projet saoudien. »
La France a tiré profit de son soutien au projet étasuno-wahhabite de changement de régime en Syrie et en Irak :
Avril 2015 – La France et le Qatar scellent un accord d’un montant de 7 milliards de dollars pour des Rafales.
Le Qatar a accepté d’acheter 24 avions de combat Rafales construits par Dassault pour 6,3 milliards d’euros (4,55 milliards de livres), a annoncé, jeudi, le gouvernement français. Cet état du Golfe arabique cherche en effet à augmenter sa puissance militaire dans une région de plus en plus instable.
Juin 2015 –L’Arabie Saoudite et la France concluent un marché de 12 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite et la France ont signé, mercredi, un accord commercial de 12 milliards de dollars, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubair, lors de la visite historique du vice-prince héritier Salman bin Mohammed à Paris.
Même après qu’il soit devenu évident pour tout le monde que le projet de changement de régime en Syrie favorisait l’expansion du terrorisme, Hollande a continué à exiger la fin de l’Etat syrien.
Septembre 2015 - François Hollande de France dit qu’Assad doit partir
Le président François Hollande de France a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies, lundi, que son pays allait « assumer ses responsabilités » dans l’effort mondial pour mettre fin aux combats en Syrie, mais que le conflit ne pourrait être résolu que si le président Bachar al-Assad était écarté du pouvoir.
Hollande va-t-il maintenant changer de discours ?

Moon of Alabama
Note :
* Dans les coulisses de la diplomatie française de Xavier Panon.
Traduction : D.B.
»» http://www.moonofalabama.org/2015/11/terror-attacks-in-france-some-rel...

Posté samedi 21 novembre 2015 à 02:44 |  par bbela

vendredi 20 novembre 2015



Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

#Syrie: une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français?!!



Le principal magazine économique allemand destiné aux milieux d'affaires wirtschaftswoche revient sur la guerre en  Syrie et ses "perdants" : 
 
"l’Occident observe en Syrie les tumultes créés par lui-même. Les coordinations Irano-Russes sur le terrain des combats en Syrie nous mènent à voir à travers les Etats-Unis et les pays arabes de la région les vrais perdants de ce conflit."

Le Président russe, Vladimir Poutine peut neutraliser la crise syrienne enquelques mois et se confirmer en tant qu'une puissance a par entier. En effet, les perdants, ce sont   les Etats-Unis, les pays littorales du golfe-Persique, ceux-la même qui  sont armés par la France, à savoir, l’Arabie, le Qatar, et les Emirats-arabes-Unis. 

L’influence des Etats-Unis fléchit  rapidement au Moyen-Orient. Et le vide qui s'est créé dans la foulée, c'est la Russie et l’Iran qui le remplissent. Ces 2 pays construisent une alliance et une grande armée capables de stabiliser en une courte période de temps le régime Bachar Assad. Si le régime Bachar Assad se stabilise, ce serait un scandale et une humiliation suprême pour les gouvernements américain, britannique, et français.

Ces pays ont refusé la solution diplomatique dans le conflit syrien avec la participation de Bachar Assad. Fin septembre,lorsque la Chancelière allemande, Angela Merkel a  proposé la participation d’Assad dans le règlement à la crise syrienne, les partenaires de Merkel ont refusé cette solution". A l'heure qu'il est,  la répartition du travail entre la Russie et l’Iran se consolide. Alors que la Russie poursuit ses frappes aériennes contre la  Syrie, l’Iran parvient à obtenir des acquis importants sur le terrain par combattants et le Hezbollah interposés. 

Mais quid de la coalition pro americaine? 
Les frappes aériennes des Etats-Unis et de la France contre la Syrie ont eu des acquis minimes. A vrai dire, les tentatives de l’Occident destinées à destabiliser le régime Assad ont fourni à l’Iran l'occasion de développer sa puissance et son influence dans la région et de restituer à la Russie,  sa place de puissance suprême sur la scène mondiale. 

Mais où se situe Le prochain arrêt ? En ’Irak". Et quel en sera l'impact? "Il s' agit d' un changement radical pour le marché du gaz et du pétrole. Les négociations se poursuivent entre la Russie et l’Iran. Une partie des productions du pétrole russe est d'ailleurs exportée via l’Iran dans le circuit asiatique. Dans le même temps, la Russie, en se faisant aider par l’Irak et l’Iran, pourrait créer un équilibre énergétique avec l’Arabie, en contrant les effets néfastes de l'omnipotence saoudienne. 

Quant au marché du gaz naturel, les Emirats–Arabes-Unis et le Qatar sont de loin les deux grands perdants".  " le Qatar possède la 3e réserve mondiale de gaz naturel dans le monde. En l'absence d'un gazoduc,  le gaz naturel du Qatar se transforme en liquide avant d'être transporté à bord des grands navires spécialisés, soit une entreprise très coûteuse. Si la Russie réussit sa politique énergétique en y faisant impliquer  l’Iran, le rêve du Qatar fera long feu. Dans ce cas, le besoin en gaz naturel  de l’Europe sera assuré par la Russie, l’Iran et la Turquie" "cette perspective pourrait pousser les perdants à toutes sortes de folies. 

Les rebelles d'al-Nosra en Syrie sont liés a Al-Qaida. Quant à Daech,  il  est financé et armé par le Qatar et l’Arabie, et à cet égard,  on ne peut pas rejeter le scénario selon lequel les attaques terroristes sont organisées et assurées financièrement par les pays arabes littorales du golfe Persique. Les pays arabes ne veulent pas la paix en Syrie et ils ne veulent pas non plus des réfugiés syriens chez eux. Pour eux, la seule question qui compte est celle de s'emparer des régions syriennes. 

L'intervention de la Russie en Syrie, a faussé tous ces calculs. La France vient d’être frappée par les attentats terroristes, cette même France qui fournit depuis des mois des armes aux pays arabes. Jamais,la France n’avait exporté autant d’armement que ces derniers mois vers le Moyen Orient.  Jusqu’à fin octobre l’industrie d’armement français a exporté des armements d’une valeur de 15 milliards d’Euros.  

En 2014, le montant de ses exportations en armement aura été de 8,2 milliards d’Euros. Les armements de guerres fabriqués en France, sont exportés particulièrement aux pays arabes du golfe Persique et en Egypte. Ces exportations font de la France un allié de facto de l’Arabie, du Qatar, et des Emirats-Arabes-Unis dans toutes les guerres qui frappent le MO. 

Que l’Allemagne prenne garde, et qu'elle n’entre surtout pas dans l’aventurisme militaire français!!! D’une part le Qatar se trouve l’un des plus grands investisseurs étrangers en France. A présent, les pays arabes de la région mènent la guerre contre le Yémen. Alors que l’Arabie bombarde des positions des Houthies au Yémen, les forces émiraties se sont déployées au sud du Yémen. 

Au Yémen comme en Syrie, une guerre par procuration fait rage, une guerre à laquelle la France a pris part. Dans la mesure où la France a donné aux pays arabes littoraux du golfe Persique des assurances sécuritaires dans le cadre de ses contrats en armement et qu'elle a déployé ses chasseurs bombardiers à Abou Dabi. Après les attentats terroristes contre Paris, Merkel a assuré la France de son soutien. Mais l’Allemagne devra surveiller à ce qu’elle n’intervienne pas dans la politique étrangère et de l’aventurisme militaire dirigé par la France, car un piège à double sens à l'issue incertaine....

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i10113-syrie_l'erreur_fatale_de_la_france_!!

Posté vendredi 20 novembre 2015 à 23:32 |  par bbela



Une partie des bénéfices obtenus par certains pays arabes en Europe, y compris en France, est transférée à l’Etat islamique.

La France serait impliquée dans le financement de l’Etat islamique (Daech), a supposé le colonel indien à la retraite Danvir Singh en commentant la déclaration de Vladimir Poutine selon laquelle certains pays du G20 apportaient un soutien financier à ce groupe terroriste.

« La France n’est pas irréprochable, elle non plus. Ce pays a ses propres intérêts au Proche-Orient, notamment en Syrie. Il est en outre membre de l’Otan. Donc, il ne fait aucun doute que la France coopère dans une certaine mesure avec Daech », a indiqué Danvir Singh dans une interview à l’agence Sputnik.

Le président russe Vladimir Poutine a fait lundi le bilan des négociations ayant eu lieu lors du sommet du G20 à Antalya.

« J’ai cité des exemples liés à nos informations concernant le financement de différentes structures de Daech par des personnes physiques. Nous avons établi que ce financement provenait de 40 pays, dont certains pays membres du G20″, a souligné Vladimir Poutine lors de la réunion de clôture du sommet. « Le président russe a soulevé une question très importante concernant le soutien apporté par de nombreuses personnes aux terroristes de Daech. Certes, il s’agit principalement d’une allusion aux Etats-Unis, à l’Arabie saoudite et à leurs alliés. 
  La vente de pétrole constitue la source principale des revenus de l’Etat islamique. Il est évident que pour pratiquer ce commerce, les terroristes ne peuvent pas se passer de la Turquie, membre de l’Otan. Et comme les Etats-Unis jouent le rôle principal dans l’Alliance atlantique, on peut en déduire qu’ils sont ceux qui tirent les ficelles », a affirmé Danvir Singh.

Son collègue, l’expert en matière de sécurité Qamar Agha, estime pour sa part que les Etats-Unis financent Daech « par l’intermédiaire de leurs alliés: le Pakistan et les pays du Golfe ». « Des pays arabes investissant en Europe trouvent le moyen de transférer une partie de leurs bénéfices à l’Etat islamique. On peut trouver cette information dans les publications de WikiLeaks. Donc, il faut prendre la déclaration de Poutine au sérieux », a conclu l’expert indien.

(sputniknews)

Financement de #Daech: des militaires indiens soupçonnent la #France




Une partie des bénéfices obtenus par certains pays arabes en Europe, y compris en France, est transférée à l’Etat islamique.

La France serait impliquée dans le financement de l’Etat islamique (Daech), a supposé le colonel indien à la retraite Danvir Singh en commentant la déclaration de Vladimir Poutine selon laquelle certains pays du G20 apportaient un soutien financier à ce groupe terroriste.

« La France n’est pas irréprochable, elle non plus. Ce pays a ses propres intérêts au Proche-Orient, notamment en Syrie. Il est en outre membre de l’Otan. Donc, il ne fait aucun doute que la France coopère dans une certaine mesure avec Daech », a indiqué Danvir Singh dans une interview à l’agence Sputnik.

Le président russe Vladimir Poutine a fait lundi le bilan des négociations ayant eu lieu lors du sommet du G20 à Antalya.

« J’ai cité des exemples liés à nos informations concernant le financement de différentes structures de Daech par des personnes physiques. Nous avons établi que ce financement provenait de 40 pays, dont certains pays membres du G20″, a souligné Vladimir Poutine lors de la réunion de clôture du sommet. « Le président russe a soulevé une question très importante concernant le soutien apporté par de nombreuses personnes aux terroristes de Daech. Certes, il s’agit principalement d’une allusion aux Etats-Unis, à l’Arabie saoudite et à leurs alliés. 
  La vente de pétrole constitue la source principale des revenus de l’Etat islamique. Il est évident que pour pratiquer ce commerce, les terroristes ne peuvent pas se passer de la Turquie, membre de l’Otan. Et comme les Etats-Unis jouent le rôle principal dans l’Alliance atlantique, on peut en déduire qu’ils sont ceux qui tirent les ficelles », a affirmé Danvir Singh.

Son collègue, l’expert en matière de sécurité Qamar Agha, estime pour sa part que les Etats-Unis financent Daech « par l’intermédiaire de leurs alliés: le Pakistan et les pays du Golfe ». « Des pays arabes investissant en Europe trouvent le moyen de transférer une partie de leurs bénéfices à l’Etat islamique. On peut trouver cette information dans les publications de WikiLeaks. Donc, il faut prendre la déclaration de Poutine au sérieux », a conclu l’expert indien.

(sputniknews)

Posté à 18:38 |  par bbela

jeudi 19 novembre 2015


Depuis cinq ans ans, les Français entendent parler de guerres lointaines, sans comprendre ce dont il s’agit. La presse les a informés de l’engagement de leur armée en Libye, mais jamais de la présence de soldats français en mission au Levant. Mes articles à ce sujet sont largement lus, mais perçus comme des bizarreries orientales. Malgré mon histoire personnelle, il est de bon ton de me qualifier d’« extrémiste » ou de « complotiste » et de relever que mes articles sont reproduits par des sites internet de toutes obédiences, y compris par d’authentiques extrémistes ou complotistes. Pourtant personne ne trouve rien à redire à ce que j’écris. Mais personne non plus n’écoute mes alertes à propos des alliances que la France a conclues. Soudain, la vérité ignorée fait surface.

La France a été attaquée dans la nuit du vendredi 13 novembre 2015 par plusieurs commandos qui ont assassiné au moins 130 personnes dans cinq lieux différents de Paris. L’état d’urgence a été décrété pour 12 jours sur l’ensemble du territoire et pourrait être reconduit par le Parlement.

Pas de lien direct avec l’affaire Charlie Hebdo

La presse française interprète cet acte de guerre en le liant à l’attentat survenu à Charlie Hebdo, bien que les modes opératoires soient totalement différents. En janvier, il s’agissait de tuer des personnes précises, tandis qu’ici il s’agit d’une attaque coordonnée contre un grand nombre de personnes au hasard.

On sait aujourd’hui que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo venait de recevoir un « don » de 200 000 euros du Proche-Orient pour poursuivre sa campagne anti-musulmane [1] ; que les tueurs étaient liés aux services de renseignement français [2] ; que l’origine de leurs armes est couverte par le Secret-Défense [3]. J’ai déjà montré que cet attentat n’était pas une opération islamiste [4], qu’il avait fait l’objet d’une récupération étatique immédiate [5], et que cette récupération avait rencontré un écho dans la population hostile à la République [6] —une idée qui a été brillamment développée quelques mois plus tard par le démographe Emmanuel Todd [7]—.
Si nous revenons à la guerre qui vient de s’étendre à Paris, elle surprend en Europe occidentale. On ne peut la comparer aux attentats de Madrid de 2004. En Espagne, il n’y avait ni tireur, ni kamikaze, mais 10 bombes placées en 4 lieux distincts [8]. Le type de scène qui vient d’avoir lieu en France est le lot quotidien de nombreuses populations du « Moyen-Orient élargi » depuis 2001. Et l’on trouve des événements comparables au-delà, comme les trois jours d’attaques en six lieux distincts, à Bombay en 2008 [9].

Même si les assaillants étaient des musulmans et si certains d’entre eux ont crié « Allah Akbar ! » en tuant des passants, il n’y a aucun lien entre ces attaques, l’islam et une éventuelle « guerre des civilisations ». Ainsi, ces commandos avaient instruction de tuer au hasard, sans s’enquérir préalablement de la religion de leurs victimes.

Identiquement, il est absurde de prendre au premier degré le mobile évoqué par Daesh contre la France —même s’il n’y a pas de doute sur son implication dans cette attaque—. En effet, si l’organisation terroriste devait se « venger », c’est à Moscou qu’elle aurait frappé.

La France est un État terroriste depuis au moins 2011

La lecture de ces événements est brouillée parce que derrière des groupes non-étatiques se cachent toujours des États qui les sponsorisent. Dans les années 70, le Vénézuélien Ilich Ramírez Sánchez dit « Carlos » ou « Le Chacal » s’était mis par conviction au service de la cause palestinienne et de la Révolution avec le discret soutient de l’Urss. Dans les années 80, l’exemple de Carlos a été repris par des mercenaires, travaillant pour le plus offrant, tel Sabri al Banna dit « Abou Nidal », qui effectua des attentats aussi bien pour le compte de la Libye et de la Syrie que d’Israël. Aujourd’hui, il existe une nébuleuse du terrorisme et de l’action secrète impliquant quantité d’États.

En principe, les États dénient toujours leur participation à des groupes terroristes. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré en décembre 2012, lors de la conférence des « Amis de la Syrie » à Marrakech, qu’Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « fait du bon boulot » [10].

Compte tenu de ses fonctions, M. Fabius savait qu’il ne serait pas traduit en justice pour son soutien à une organisation classée comme terroriste par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais il prenait un risque grave pour son pays qu’il plongeait ainsi dans le chaudron du terrorisme.

En réalité, la France était impliquée depuis au moins le début 2011 aux côtés d’Al-Qaïda. À l’époque, le Royaume-Uni et la France s’étaient joints au projet US de « Printemps arabe ». Il s’agissait de renverser tous les régimes arabes laïques et de les remplacer par des dictatures des Frères musulmans. Alors que Londres et Paris avaient découvert cette opération en cours de réalisation en Tunisie et en Égypte, ils avaient été préalablement sollicités pour la Libye et la Syrie [11]. En Libye, ils organisèrent avec l’aide des Forces spéciales italiennes les massacres de Benghazi, puis avec l’aide d’Al-Qaïda la prise des arsenaux. Je peux attester qu’en août 2011, alors que j’étais protégé par Khamis el-Kadhafi lorsque l’Otan donnait l’assaut de la capitale, l’hôtel Rixos où nous nous trouvions fut assiégé par une unité d’Al-Qaïda, la Brigade de Tripoli, commandée par Mahdi al-Harati au cri d’« Allah Akbar ! » et encadrée par des officiers français en mission. Le même Mahdi al-Harati fut avec son chef, Abdelhakim Belhaj, le fondateur de la prétendue Armée syrienne libre, en réalité un groupe d’Al-Qaïda portant le drapeau de la colonisation française.

En Syrie, la présence d’officiers français encadrant des groupes armés lorsqu’ils perpétraient des crimes contre l’humanité est largement attestée.
La France a par la suite joué un jeu extrêmement complexe et dangereux. Ainsi, en janvier 2013, c’est-à-dire un mois après le soutien public de Laurent Fabius à Al-Qaïda en Syrie, elle se lançait dans une opération au Mali contre le même Al-Qaïda, provoquant un premier retour de bâton contre ses agents infiltrés en Syrie.

De tout cela, vous n’avez jamais entendu parler. Parce que, bien que la France ait des institutions démocratiques, sa politique actuelle dans le monde arabe n’a jamais été discutée publiquement. Tout au plus s’est-on contenté —en violation de l’article 35 de la Constitution— d’entrer en guerre contre la Libye et contre la Syrie après quelques heures de débats parlementaires superficiels, sans vote. Les parlementaires français ont renoncé à exercer leur mandat de contrôle de l’Exécutif en matière de politique étrangère, pensant qu’il s’agit d’un domaine réservé du président, sans conséquence dans la vie quotidienne. Chacun peut constater au contraire aujourd’hui que la paix et la sécurité, un des quatre « Droits de l’homme et du citoyen » de 1789 (article 2), en dépendent directement. Le pire est à venir.

Au début 2014, lorsque les faucons libéraux US mettaient au point leur plan de transformation de l’Émirat islamique en Irak et au Cham en ce qui allait devenir Daesh, la France et la Turquie acheminèrent des munitions à Al-Qaïda pour qu’il combatte l’ÉI —ce point est attesté par un document présenté au Conseil de sécurité le 14 juillet 2014 [12]—. Pourtant, la France se joignit ultérieurement à cette opération secrète et participa à la Coalition internationale anti-Daesh, dont chacun sait maintenant que contrairement à son nom elle ne bombarda pas Daesh, mais lui largua des armes durant un an [13]. Les choses évoluèrent encore après la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran. Les États-Unis se retournèrent subitement sur le terrain contre l’organisation terroriste et la repoussa à Hassaké (Syrie) [14]. Mais ce n’est qu’à la mi-octobre 2015, il y a un mois, que la France recommença à combattre Daesh. Non pas pour stopper ses massacres, mais pour conquérir une partie du territoire qu’il occupe en Syrie et en Irak et y installer un nouvel État colonial qui serait appelé « Kurdistan » alors même que sa population kurde y sera au départ largement minoritaire [15].

Dans cette perspective, la France a envoyé son porte-avions —qui n’est pas encore sur zone— pour soutenir les Marxistes-Léninistes du parti kurde YPG —mais que signifie cette référence politique lorsque l’on projette de créer un État colonial ?— contre son ancien allié Daesh.

Nous assistons désormais au second retour de bâton. Non pas de la part d’al-Qaïda en Syrie, mais de la part de Daesh en France, sur instructions des alliés inavouables de la France.

Qui dirige Daesh

Daesh est une création artificielle. Ce n’est que l’instrument de la politique de plusieurs États et multinationales.
Ses principales ressources financières sont le pétrole, les drogues afghanes —dont les Français n’ont toujours pas saisi les implications sur leur sol—, et les antiquités levantines. Tout le monde s’accorde à noter que le pétrole volé transite librement par la Turquie avant d’être vendu en Europe occidentale. Compte tenu des quantités, il n’y a pas de doute possible sur le soutien de l’État turc à Daesh [16].

Il y a trois semaines, le porte-parole de l’Armée arabe syrienne révélait que 3 avions, respectivement affrétés par la Turquie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis venaient d’exfiltrer des combattants de Daesh hors de Syrie et de les transporter au Yémen. Là encore, il n’y a donc pas doute possible sur les liens de ces trois États avec Daesh en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

J’ai longuement expliqué, depuis la première conférence de Genève en juin 2012, qu’une faction au sein de l’appareil d’État US menait sa propre politique contre celle de la Maison-Blanche. Au départ, ce complot était dirigé par le directeur de la CIA et co-fondateur de Daesh en 2007 (« The Surge ») [17], le général David Petraeus, jusqu’à son arrestation menottes au poignet le lendemain de la réélection de Barack Obama. Puis, ce fut au tour de la secrétaire d’État Hillary Clinton, empêchée de terminer son mandat durant la période de transition présidentielle par un fâcheux « accident ». Enfin, ce combat fut poursuivi par l’ambassadeur Jeffrey Feltman depuis les bureaux de l’Onu et par le général John Allen à la tête de la prétendue Coalition anti-Desh. Ce groupe, partie de l’« État profond » US, qui n’a cessé de s’opposer à l’accord 5+1 avec l’Iran et de combattre la République arabe syrienne, conserve des membres au sein de l’administration Obama. Surtout, il peut compter sur l’aide de sociétés multinationales, dont les budgets sont plus importants que ceux des États, et qui peuvent financer leurs opérations secrètes. C’est le cas notamment du pétrolier Exxon-Mobil (le véritable propriétaire du Qatar), du fonds de placement KKR, et de l’armée privée Academi (ex-Blackwater).

C’est pour le compte de ces États et de ces multinationales que la France est devenue un pays mercenaire.

La France objet de chantage

Le 11 novembre 2015, le Premier ministre, Manuel Valls, assurait que la France était engagée contre le terrorisme [18].
Le 12 novembre, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales —rattaché au ministère de l’Intérieur— publiait un rapport selon lequel le terrorisme était devenu la seconde préoccupation des Français après le chômage [19].

Le matin même du 13 novembre, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, présentait à Nanterre un plan en vingt mesures pour lutter contre le trafic d’armes [20]. Peut-être faut-il ajouter l’annonce du rétablissement des contrôles d’identité aux frontières, même si cette décision peut s’expliquer par la crainte de manifestations durant la Cop21.

À l’évidence, le gouvernement s’attendait au pire, ce qui implique qu’il était en négociation avec ceux qui l’ont attaqué. La France a pris des engagements qu’elle n’a pas tenus et est certainement victime d’un chantage de la part des maîtres qu’elle vient de trahir.

Un exercice simulant des attentats a été conduit le matin même de l’attaque par les services d’urgence hospitaliers, sous le contrôle des ministères de l’Intérieur et de la Défense [21]. Une coïncidence que l’on avait déjà relevé lors des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, de ceux du 11 mars 2004 à Madrid, ou encore de ceux du 7 juillet 2005 à Londres.

Conclusion provisoire

Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays, même si cela les expose à la Haute Cour de Justice.

Le 28 septembre, à la tribune des Nations unies, le président Poutine s’adressant aux États-Unis et à la France s’exclamait : « J’aimerais demander aux responsables de cette situation : "Avez-vous au moins conscience de ce que vous avez fait ?" Mais je crains que cette question ne reste en suspens, parce que ces gens n’ont pas renoncé à leur politique basée sur une confiance exagérée en soi et la conviction de son exceptionnalité et de son impunité » [22]. Ni les États-uniens, ni les Français ne l’ont écouté. Il est maintenant trop tard.

À retenir
- Le gouvernement français s’est progressivement éloigné de la légalité internationale. Il perpètre des assassinats politiques et encadre des actions terroristes depuis au moins 2011.
- Le gouvernement français a noué des alliances contre nature avec les dictatures pétrolières du Golfe persique. Il travaille avec un groupe de personnalités états-uniennes et de compagnies multinationales pour saboter la politique d’apaisement des présidents Obama et Poutine.
- Le gouvernement français est entré en conflit avec ces alliés peu recommandables. L’un d’entre eux a sponsorisé les attaques de Paris.
[1] « Charlie Hebdo : les révélations de la dernière compagne de Charb », Thibault Raisse, Le Parisien, 18 octobre 2015.
[2] « Selon McClatchy, Mohammed Mehra et les frères Kouachi seraient liés aux services secrets français », Réseau Voltaire, 9 janvier 2015.
[3] « Les armes de Charlie-Hebdo couvertes par le Secret-Défense », Réseau Voltaire, 17 septembre 2015.
[4] « Qui a commandité l’attentat contre Charlie Hebdo ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 janvier 2015.
[5] « Charlie Hebdo a bon dos », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 janvier 2015.
[6] « De quoi ont peur les politiques et les journalistes français ? », par Réseau Voltaire, 25 janvier 2015.
[7] Qui est Charlie ? : Sociologie d’une crise religieuse, Emmanuel Todd, Seuil,‎ 5 mai 2015, 252 p.
[8] « 11 mars 2004 à Madrid : était-ce vraiment un attentat islamiste ? », « Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste », par Mathieu Miquel, Réseau Voltaire, 11 octobre et 6 novembre 2009.
[9] The Siege, Adrian Levy & Cathy Scott-Clark, Penguin, 2013.
[10] « Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens », par Isabelle Maudraud, Le Monde, 13 décembre 2012.
[11] Voir le témoignage de l’ancien président du Conseil constitutionnel Roland Dumas sur LCP.
[12] Lire l’intervention du représentant syrien « Résolution 2165 et débats (aide humanitaire en Syrie) », Réseau Voltaire, 14 juillet 2014.
[13] Ce point est ignoré de la presse occidentale, mais a été largement discuté un an durant par la presse arabe et perse. La vérité a éclaté au grand jour lorsque cinquante analystes du CentCom ont dénoncé les mensonges des rapports sur la Coalition, qu’une enquête interne a été déclenchée et que, finalement, le général John Allen a été contraint à la démission. Voir notamment : « Stewart, Brennan et Cardillo dénoncent les manipulations du Renseignement au Pentagone » et « Le général Allen présente sa démission (Bloomberg) », Réseau Voltaire, 12 et 23 septembre 2015.
[14] « La France tente d’entraver le déploiement militaire russe en Syrie », Réseau Voltaire, 6 septembre 2015.
[15] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.
[16] Pour en savoir plus : « Le rôle de la famille Erdoğan au sein de Daesh », Réseau Voltaire, 26 juillet 2015.

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#enquete: La République française prise en otage [Thierry Messan]


Depuis cinq ans ans, les Français entendent parler de guerres lointaines, sans comprendre ce dont il s’agit. La presse les a informés de l’engagement de leur armée en Libye, mais jamais de la présence de soldats français en mission au Levant. Mes articles à ce sujet sont largement lus, mais perçus comme des bizarreries orientales. Malgré mon histoire personnelle, il est de bon ton de me qualifier d’« extrémiste » ou de « complotiste » et de relever que mes articles sont reproduits par des sites internet de toutes obédiences, y compris par d’authentiques extrémistes ou complotistes. Pourtant personne ne trouve rien à redire à ce que j’écris. Mais personne non plus n’écoute mes alertes à propos des alliances que la France a conclues. Soudain, la vérité ignorée fait surface.

La France a été attaquée dans la nuit du vendredi 13 novembre 2015 par plusieurs commandos qui ont assassiné au moins 130 personnes dans cinq lieux différents de Paris. L’état d’urgence a été décrété pour 12 jours sur l’ensemble du territoire et pourrait être reconduit par le Parlement.

Pas de lien direct avec l’affaire Charlie Hebdo

La presse française interprète cet acte de guerre en le liant à l’attentat survenu à Charlie Hebdo, bien que les modes opératoires soient totalement différents. En janvier, il s’agissait de tuer des personnes précises, tandis qu’ici il s’agit d’une attaque coordonnée contre un grand nombre de personnes au hasard.

On sait aujourd’hui que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo venait de recevoir un « don » de 200 000 euros du Proche-Orient pour poursuivre sa campagne anti-musulmane [1] ; que les tueurs étaient liés aux services de renseignement français [2] ; que l’origine de leurs armes est couverte par le Secret-Défense [3]. J’ai déjà montré que cet attentat n’était pas une opération islamiste [4], qu’il avait fait l’objet d’une récupération étatique immédiate [5], et que cette récupération avait rencontré un écho dans la population hostile à la République [6] —une idée qui a été brillamment développée quelques mois plus tard par le démographe Emmanuel Todd [7]—.
Si nous revenons à la guerre qui vient de s’étendre à Paris, elle surprend en Europe occidentale. On ne peut la comparer aux attentats de Madrid de 2004. En Espagne, il n’y avait ni tireur, ni kamikaze, mais 10 bombes placées en 4 lieux distincts [8]. Le type de scène qui vient d’avoir lieu en France est le lot quotidien de nombreuses populations du « Moyen-Orient élargi » depuis 2001. Et l’on trouve des événements comparables au-delà, comme les trois jours d’attaques en six lieux distincts, à Bombay en 2008 [9].

Même si les assaillants étaient des musulmans et si certains d’entre eux ont crié « Allah Akbar ! » en tuant des passants, il n’y a aucun lien entre ces attaques, l’islam et une éventuelle « guerre des civilisations ». Ainsi, ces commandos avaient instruction de tuer au hasard, sans s’enquérir préalablement de la religion de leurs victimes.

Identiquement, il est absurde de prendre au premier degré le mobile évoqué par Daesh contre la France —même s’il n’y a pas de doute sur son implication dans cette attaque—. En effet, si l’organisation terroriste devait se « venger », c’est à Moscou qu’elle aurait frappé.

La France est un État terroriste depuis au moins 2011

La lecture de ces événements est brouillée parce que derrière des groupes non-étatiques se cachent toujours des États qui les sponsorisent. Dans les années 70, le Vénézuélien Ilich Ramírez Sánchez dit « Carlos » ou « Le Chacal » s’était mis par conviction au service de la cause palestinienne et de la Révolution avec le discret soutient de l’Urss. Dans les années 80, l’exemple de Carlos a été repris par des mercenaires, travaillant pour le plus offrant, tel Sabri al Banna dit « Abou Nidal », qui effectua des attentats aussi bien pour le compte de la Libye et de la Syrie que d’Israël. Aujourd’hui, il existe une nébuleuse du terrorisme et de l’action secrète impliquant quantité d’États.

En principe, les États dénient toujours leur participation à des groupes terroristes. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré en décembre 2012, lors de la conférence des « Amis de la Syrie » à Marrakech, qu’Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « fait du bon boulot » [10].

Compte tenu de ses fonctions, M. Fabius savait qu’il ne serait pas traduit en justice pour son soutien à une organisation classée comme terroriste par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais il prenait un risque grave pour son pays qu’il plongeait ainsi dans le chaudron du terrorisme.

En réalité, la France était impliquée depuis au moins le début 2011 aux côtés d’Al-Qaïda. À l’époque, le Royaume-Uni et la France s’étaient joints au projet US de « Printemps arabe ». Il s’agissait de renverser tous les régimes arabes laïques et de les remplacer par des dictatures des Frères musulmans. Alors que Londres et Paris avaient découvert cette opération en cours de réalisation en Tunisie et en Égypte, ils avaient été préalablement sollicités pour la Libye et la Syrie [11]. En Libye, ils organisèrent avec l’aide des Forces spéciales italiennes les massacres de Benghazi, puis avec l’aide d’Al-Qaïda la prise des arsenaux. Je peux attester qu’en août 2011, alors que j’étais protégé par Khamis el-Kadhafi lorsque l’Otan donnait l’assaut de la capitale, l’hôtel Rixos où nous nous trouvions fut assiégé par une unité d’Al-Qaïda, la Brigade de Tripoli, commandée par Mahdi al-Harati au cri d’« Allah Akbar ! » et encadrée par des officiers français en mission. Le même Mahdi al-Harati fut avec son chef, Abdelhakim Belhaj, le fondateur de la prétendue Armée syrienne libre, en réalité un groupe d’Al-Qaïda portant le drapeau de la colonisation française.

En Syrie, la présence d’officiers français encadrant des groupes armés lorsqu’ils perpétraient des crimes contre l’humanité est largement attestée.
La France a par la suite joué un jeu extrêmement complexe et dangereux. Ainsi, en janvier 2013, c’est-à-dire un mois après le soutien public de Laurent Fabius à Al-Qaïda en Syrie, elle se lançait dans une opération au Mali contre le même Al-Qaïda, provoquant un premier retour de bâton contre ses agents infiltrés en Syrie.

De tout cela, vous n’avez jamais entendu parler. Parce que, bien que la France ait des institutions démocratiques, sa politique actuelle dans le monde arabe n’a jamais été discutée publiquement. Tout au plus s’est-on contenté —en violation de l’article 35 de la Constitution— d’entrer en guerre contre la Libye et contre la Syrie après quelques heures de débats parlementaires superficiels, sans vote. Les parlementaires français ont renoncé à exercer leur mandat de contrôle de l’Exécutif en matière de politique étrangère, pensant qu’il s’agit d’un domaine réservé du président, sans conséquence dans la vie quotidienne. Chacun peut constater au contraire aujourd’hui que la paix et la sécurité, un des quatre « Droits de l’homme et du citoyen » de 1789 (article 2), en dépendent directement. Le pire est à venir.

Au début 2014, lorsque les faucons libéraux US mettaient au point leur plan de transformation de l’Émirat islamique en Irak et au Cham en ce qui allait devenir Daesh, la France et la Turquie acheminèrent des munitions à Al-Qaïda pour qu’il combatte l’ÉI —ce point est attesté par un document présenté au Conseil de sécurité le 14 juillet 2014 [12]—. Pourtant, la France se joignit ultérieurement à cette opération secrète et participa à la Coalition internationale anti-Daesh, dont chacun sait maintenant que contrairement à son nom elle ne bombarda pas Daesh, mais lui largua des armes durant un an [13]. Les choses évoluèrent encore après la signature de l’accord 5+1 avec l’Iran. Les États-Unis se retournèrent subitement sur le terrain contre l’organisation terroriste et la repoussa à Hassaké (Syrie) [14]. Mais ce n’est qu’à la mi-octobre 2015, il y a un mois, que la France recommença à combattre Daesh. Non pas pour stopper ses massacres, mais pour conquérir une partie du territoire qu’il occupe en Syrie et en Irak et y installer un nouvel État colonial qui serait appelé « Kurdistan » alors même que sa population kurde y sera au départ largement minoritaire [15].

Dans cette perspective, la France a envoyé son porte-avions —qui n’est pas encore sur zone— pour soutenir les Marxistes-Léninistes du parti kurde YPG —mais que signifie cette référence politique lorsque l’on projette de créer un État colonial ?— contre son ancien allié Daesh.

Nous assistons désormais au second retour de bâton. Non pas de la part d’al-Qaïda en Syrie, mais de la part de Daesh en France, sur instructions des alliés inavouables de la France.

Qui dirige Daesh

Daesh est une création artificielle. Ce n’est que l’instrument de la politique de plusieurs États et multinationales.
Ses principales ressources financières sont le pétrole, les drogues afghanes —dont les Français n’ont toujours pas saisi les implications sur leur sol—, et les antiquités levantines. Tout le monde s’accorde à noter que le pétrole volé transite librement par la Turquie avant d’être vendu en Europe occidentale. Compte tenu des quantités, il n’y a pas de doute possible sur le soutien de l’État turc à Daesh [16].

Il y a trois semaines, le porte-parole de l’Armée arabe syrienne révélait que 3 avions, respectivement affrétés par la Turquie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis venaient d’exfiltrer des combattants de Daesh hors de Syrie et de les transporter au Yémen. Là encore, il n’y a donc pas doute possible sur les liens de ces trois États avec Daesh en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

J’ai longuement expliqué, depuis la première conférence de Genève en juin 2012, qu’une faction au sein de l’appareil d’État US menait sa propre politique contre celle de la Maison-Blanche. Au départ, ce complot était dirigé par le directeur de la CIA et co-fondateur de Daesh en 2007 (« The Surge ») [17], le général David Petraeus, jusqu’à son arrestation menottes au poignet le lendemain de la réélection de Barack Obama. Puis, ce fut au tour de la secrétaire d’État Hillary Clinton, empêchée de terminer son mandat durant la période de transition présidentielle par un fâcheux « accident ». Enfin, ce combat fut poursuivi par l’ambassadeur Jeffrey Feltman depuis les bureaux de l’Onu et par le général John Allen à la tête de la prétendue Coalition anti-Desh. Ce groupe, partie de l’« État profond » US, qui n’a cessé de s’opposer à l’accord 5+1 avec l’Iran et de combattre la République arabe syrienne, conserve des membres au sein de l’administration Obama. Surtout, il peut compter sur l’aide de sociétés multinationales, dont les budgets sont plus importants que ceux des États, et qui peuvent financer leurs opérations secrètes. C’est le cas notamment du pétrolier Exxon-Mobil (le véritable propriétaire du Qatar), du fonds de placement KKR, et de l’armée privée Academi (ex-Blackwater).

C’est pour le compte de ces États et de ces multinationales que la France est devenue un pays mercenaire.

La France objet de chantage

Le 11 novembre 2015, le Premier ministre, Manuel Valls, assurait que la France était engagée contre le terrorisme [18].
Le 12 novembre, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales —rattaché au ministère de l’Intérieur— publiait un rapport selon lequel le terrorisme était devenu la seconde préoccupation des Français après le chômage [19].

Le matin même du 13 novembre, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, présentait à Nanterre un plan en vingt mesures pour lutter contre le trafic d’armes [20]. Peut-être faut-il ajouter l’annonce du rétablissement des contrôles d’identité aux frontières, même si cette décision peut s’expliquer par la crainte de manifestations durant la Cop21.

À l’évidence, le gouvernement s’attendait au pire, ce qui implique qu’il était en négociation avec ceux qui l’ont attaqué. La France a pris des engagements qu’elle n’a pas tenus et est certainement victime d’un chantage de la part des maîtres qu’elle vient de trahir.

Un exercice simulant des attentats a été conduit le matin même de l’attaque par les services d’urgence hospitaliers, sous le contrôle des ministères de l’Intérieur et de la Défense [21]. Une coïncidence que l’on avait déjà relevé lors des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, de ceux du 11 mars 2004 à Madrid, ou encore de ceux du 7 juillet 2005 à Londres.

Conclusion provisoire

Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays, même si cela les expose à la Haute Cour de Justice.

Le 28 septembre, à la tribune des Nations unies, le président Poutine s’adressant aux États-Unis et à la France s’exclamait : « J’aimerais demander aux responsables de cette situation : "Avez-vous au moins conscience de ce que vous avez fait ?" Mais je crains que cette question ne reste en suspens, parce que ces gens n’ont pas renoncé à leur politique basée sur une confiance exagérée en soi et la conviction de son exceptionnalité et de son impunité » [22]. Ni les États-uniens, ni les Français ne l’ont écouté. Il est maintenant trop tard.

À retenir
- Le gouvernement français s’est progressivement éloigné de la légalité internationale. Il perpètre des assassinats politiques et encadre des actions terroristes depuis au moins 2011.
- Le gouvernement français a noué des alliances contre nature avec les dictatures pétrolières du Golfe persique. Il travaille avec un groupe de personnalités états-uniennes et de compagnies multinationales pour saboter la politique d’apaisement des présidents Obama et Poutine.
- Le gouvernement français est entré en conflit avec ces alliés peu recommandables. L’un d’entre eux a sponsorisé les attaques de Paris.
[1] « Charlie Hebdo : les révélations de la dernière compagne de Charb », Thibault Raisse, Le Parisien, 18 octobre 2015.
[2] « Selon McClatchy, Mohammed Mehra et les frères Kouachi seraient liés aux services secrets français », Réseau Voltaire, 9 janvier 2015.
[3] « Les armes de Charlie-Hebdo couvertes par le Secret-Défense », Réseau Voltaire, 17 septembre 2015.
[4] « Qui a commandité l’attentat contre Charlie Hebdo ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 janvier 2015.
[5] « Charlie Hebdo a bon dos », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 janvier 2015.
[6] « De quoi ont peur les politiques et les journalistes français ? », par Réseau Voltaire, 25 janvier 2015.
[7] Qui est Charlie ? : Sociologie d’une crise religieuse, Emmanuel Todd, Seuil,‎ 5 mai 2015, 252 p.
[8] « 11 mars 2004 à Madrid : était-ce vraiment un attentat islamiste ? », « Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste », par Mathieu Miquel, Réseau Voltaire, 11 octobre et 6 novembre 2009.
[9] The Siege, Adrian Levy & Cathy Scott-Clark, Penguin, 2013.
[10] « Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens », par Isabelle Maudraud, Le Monde, 13 décembre 2012.
[11] Voir le témoignage de l’ancien président du Conseil constitutionnel Roland Dumas sur LCP.
[12] Lire l’intervention du représentant syrien « Résolution 2165 et débats (aide humanitaire en Syrie) », Réseau Voltaire, 14 juillet 2014.
[13] Ce point est ignoré de la presse occidentale, mais a été largement discuté un an durant par la presse arabe et perse. La vérité a éclaté au grand jour lorsque cinquante analystes du CentCom ont dénoncé les mensonges des rapports sur la Coalition, qu’une enquête interne a été déclenchée et que, finalement, le général John Allen a été contraint à la démission. Voir notamment : « Stewart, Brennan et Cardillo dénoncent les manipulations du Renseignement au Pentagone » et « Le général Allen présente sa démission (Bloomberg) », Réseau Voltaire, 12 et 23 septembre 2015.
[14] « La France tente d’entraver le déploiement militaire russe en Syrie », Réseau Voltaire, 6 septembre 2015.
[15] « Les États-Unis et Israël débutent la colonisation du Nord de la Syrie », Réseau Voltaire, 1er novembre 2015.
[16] Pour en savoir plus : « Le rôle de la famille Erdoğan au sein de Daesh », Réseau Voltaire, 26 juillet 2015.

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Posté jeudi 19 novembre 2015 à 19:36 |  par bbela

dimanche 15 novembre 2015

 Les chasseurs français ont largué 20 bombes dimanche sur le fief de l'organisation Etat islamique à Racca, dans l'est de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, a annoncé le ministère français de la Défense, cité par l'AFP.

"Le premier objectif détruit était utilisé par Daesh comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste", a précisé le ministère dans un communiqué.

Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie et ont largué 20 bombes.
"Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines", précise le ministère.

L'EI a revendiqué la vague d'attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 132 morts et 349 blessés, selon le bilan de dimanche.

"C'est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daesh, une armée jihadiste", avait déclaré le président français François Hollande, en avertissant que son pays serait impitoyable" sur tous les terrains, "intérieur comme extérieur".

Blessée, la France frappe un fief de l'EI, à Racca

 Les chasseurs français ont largué 20 bombes dimanche sur le fief de l'organisation Etat islamique à Racca, dans l'est de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement, a annoncé le ministère français de la Défense, cité par l'AFP.

"Le premier objectif détruit était utilisé par Daesh comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste", a précisé le ministère dans un communiqué.

Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie et ont largué 20 bombes.
"Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines", précise le ministère.

L'EI a revendiqué la vague d'attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 132 morts et 349 blessés, selon le bilan de dimanche.

"C'est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daesh, une armée jihadiste", avait déclaré le président français François Hollande, en avertissant que son pays serait impitoyable" sur tous les terrains, "intérieur comme extérieur".

Posté dimanche 15 novembre 2015 à 23:49 |  par bbela
terroriste-terrorisme-attentat-aqmi
@afrique360.com

Il faut mettre trois responsables de plus aux attentats de Paris : Sarkozy, les Le Pen et Hollande.Sarkozy pour son suivisme aveugle de la politique américaine et sa culpabilité avérée  dans la crise libyenne. Elle s’est répercutée sur le Mali au delà même des pays limitrophes. Sarkozy a engagé la France dans des guerres qui n’étaient pas les siennes.

Les Le Pen sont aussi coupables pour avoir attisé la haine et la défiance des français envers les étrangers d’une part et l’islam de l’autre. Ils ont semé les graines de la radicalisation dans  le cœur des musulmans incapables de dépassement et qui vivent dans une France où leur religion est caricaturée, synonyme de violences et liberticide.

Enfin Hollande et son manque d’efficacité au niveau sécuritaire. À chaque fois qu’il y a eu attentat en France, au moins l’un des assaillants était dans les fameuses fiches « S » des services de renseignement. Lui aussi a maintenu les forces françaises dans des conflits épars : l’effet Sarkozy.

La France a donc le droit d’avoir peur d’autant plus que les représailles ne font que commencer à en croire les menaces énoncées par Daech. Si la France est aussi fragile, l’Afrique est plus que jamais exposée au droit à la peur.

http://afrique360.com/2015/11/14/attentats-de-paris-sarkozy-le-pen-et-hollande-coupables_180964.html

Attentats de Paris : Sarkozy, Le Pen et Hollande coupables

terroriste-terrorisme-attentat-aqmi
@afrique360.com

Il faut mettre trois responsables de plus aux attentats de Paris : Sarkozy, les Le Pen et Hollande.Sarkozy pour son suivisme aveugle de la politique américaine et sa culpabilité avérée  dans la crise libyenne. Elle s’est répercutée sur le Mali au delà même des pays limitrophes. Sarkozy a engagé la France dans des guerres qui n’étaient pas les siennes.

Les Le Pen sont aussi coupables pour avoir attisé la haine et la défiance des français envers les étrangers d’une part et l’islam de l’autre. Ils ont semé les graines de la radicalisation dans  le cœur des musulmans incapables de dépassement et qui vivent dans une France où leur religion est caricaturée, synonyme de violences et liberticide.

Enfin Hollande et son manque d’efficacité au niveau sécuritaire. À chaque fois qu’il y a eu attentat en France, au moins l’un des assaillants était dans les fameuses fiches « S » des services de renseignement. Lui aussi a maintenu les forces françaises dans des conflits épars : l’effet Sarkozy.

La France a donc le droit d’avoir peur d’autant plus que les représailles ne font que commencer à en croire les menaces énoncées par Daech. Si la France est aussi fragile, l’Afrique est plus que jamais exposée au droit à la peur.

http://afrique360.com/2015/11/14/attentats-de-paris-sarkozy-le-pen-et-hollande-coupables_180964.html

Posté à 20:30 |  par bbela
État d'urgence, écoles fermées, manifestations interdites : la France était samedi en état de choc, au lendemain des attentats les plus meurtriers de son histoire, revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI), qui ont fait au moins 128 morts.
Pour François Hollande, ces attaques sont un « acte de guerre ». Pour la première fois en France, des kamikazes ont été utilisés. Et contrairement aux derniers attentats, les jihadistes ont ouvert le feu de façon indiscriminée, cherchant à tuer le plus de personnes possible.

Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser, dans cette série d’attaques perpétrées à Paris dans la salle de concerts du Bataclan, dans plusieurs rues du cœur de la capitale et près du Stade de France à Saint-Denis, au nord de Paris.

Le groupe EI (aussi appelé Daech, son acronyme en arabe) a revendiqué samedi ces attentats, dans un communiqué publié sur internet en français et en anglais: « Huit frères portant des ceintures explosives et armés de fusils d’assaut ont visé des sites choisis soigneusement au cœur de Paris. »

Un passeport syrien, pour lequel des vérifications sont en cours, a été retrouvé près d’un des assaillants, a-t-on appris de source policières.
C’est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech.
Le président de la République a dénoncé depuis l’Élysée « un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech (…), planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures ». « La France sera impitoyable à l’égard des barbares de Daech », a promis François Hollande, qui a lancé un appel à « l’unité » et au « sang-froid ».

« Une boucherie »
Le groupe EI contrôle de larges pans de territoire en Irak et en Syrie et compte dans ses rangs des milliers d’étrangers, dont des centaines de Français. Il s’est fait connaître par des actes particulièrement sanglants (massacres et viols de masse, assassinats filmés d’otages, destruction de vestiges antiques…).

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition internationale qui vise ce groupe en Irak et elle mène contre lui des frappes en Syrie depuis octobre.

François Hollande a décrété un deuil national de trois jours et annoncé qu’il s’exprimerait lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Ces attentats ont réveillé le douloureux souvenir de la vague d’attaques en janvier à Paris contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts et suscité une réaction inédite avec des manifestations de plusieurs millions de personnes en France.

Au Bataclan, site de l’attaque la plus sanglante vendredi avec un bilan provisoire d’au moins 82 morts, « on entendait hurler, tout le monde essayait de fuir, les gens se piétinaient… C’était l’enfer », a relaté un témoin qui assistait au concert dans la salle.

Un autre témoin, Pierre Janaszak, rapporte avoir « clairement entendu (les assaillants) dire aux otages ‘c’est la faute de Hollande, il n’a pas à intervenir en Syrie' ».

L’assaut des forces de l’ordre a été décidé « très vite parce qu’ils tuaient tout le monde », a confié une source proche de l’enquête. C’était « une boucherie », a témoigné un policier ayant participé à l’assaut, qui a vu les corps de « gens avec des balles dans la tête, des gens qui se sont fait tirer dessus alors qu’ils étaient à terre ».

Véhicule immatriculé en Belgique 
L’ampleur de cette tragédie a semé l’effroi, à peine plus de deux semaines avant la conférence sur le climat (COP21) au Bourget, au nord de Paris, où sont attendus des dizaines de chefs d’État et de gouvernement.

Au moins 128 personnes ont été tuées, sans compter les huit assaillants. Trois cents victimes des attentats de vendredi soir à Paris, dont 80 blessés en « situation d’urgence absolue » et 177 en urgence « relative », ont été prises en charge dans les hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a annoncé samedi l’AP-HP, qui dit disposer des « capacités nécessaires ».
Parmi elles figurent aussi 43 « témoins ou proches », indique l’AP-HP dans un communiqué.

Au moins deux Belges figurent parmi les morts, selon le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Le parquet a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste sur ces attaques, les plus meurtrières en Europe depuis les attentats islamistes de Madrid en mars 2004.

« La priorité, c’est d’identifier les corps, notamment ceux des terroristes, qui ont été pour la plupart pulvérisés lorsqu’ils se sont fait sauter. Une fois identifiés, il s’agira de déterminer si les terroristes ont profité de complicités », a expliqué une source policière à l’AFP.

Plusieurs témoignages font état d’assaillants arrivés à bord d’un véhicule immatriculé en Belgique. L’une des hypothèses, parmi d’autres, est celle d’une équipe venue de l’étranger, renforcée éventuellement de résidents français, selon une source proche du dossier.

Quatre assaillants sont morts au Bataclan, dont trois en actionnant une ceinture d’explosifs, le dernier étant tué lors de l’assaut des forces de l’ordre. Trois kamikazes sont morts au Stade de France, et un autre boulevard Voltaire.

Terrasses de café mitraillées
L’état d’urgence a été déclaré. L’Élysée a annoncé la mobilisation de « 1 500 militaires supplémentaires » et le renforcement des contrôles aux frontières.
La préfecture de police a interdit les manifestations sur la voie publique dans toute l’Ile-de-France jusqu’à lundi. Cette interdiction est prolongée jusqu’à jeudi à Paris et dans les départements limitrophes.

Tous les équipements municipaux parisiens (écoles, gymnases, marchés…) étaient fermés samedi, de même que les salles des principaux groupes de cinémas et, jusqu’à nouvel ordre, la Tour Eiffel.

En tout, six attaques quasi simultanées ont été menées vendredi soir, principalement dans les Xe et XIe arrondissements, avec de lourds bilans en particulier rue de Charonne (au moins 19 morts) et rue Alibert (au moins 12 morts). Les « assassins » ont « balayé avec des mitraillettes plusieurs terrasses de café », selon le préfet de police, Michel Cadot.

Au moins trois explosions ont retenti aux alentours du Stade de France, vers 21H20, pendant que 80 000 personnes, dont François Hollande, assistaient au match amical de football France-Allemagne.

Les principaux partis ont annoncé la suspension de leur campagne pour les élections régionales.

Les réactions de condamnation ont afflué du monde entier. Barack Obama a promis que les États-Unis allaient aider la France à « traduire les terroristes en justice ». Le président iranien Hassan Rohani, qui a reporté le voyage en Italie et en France qu’il devait effectuer à partir de samedi, a dénoncé des « crimes contre l’humanité ».

http://www.jeuneafrique.com/279110/politique/la-france-en-guerre-apres-128-morts-dans-des-attentats-revendiques-par-le-groupe-etat-islamique/

Daech a commis "un acte de guerre" après 128 morts dans des attentats revendiqués par le groupe État islamique

État d'urgence, écoles fermées, manifestations interdites : la France était samedi en état de choc, au lendemain des attentats les plus meurtriers de son histoire, revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI), qui ont fait au moins 128 morts.
Pour François Hollande, ces attaques sont un « acte de guerre ». Pour la première fois en France, des kamikazes ont été utilisés. Et contrairement aux derniers attentats, les jihadistes ont ouvert le feu de façon indiscriminée, cherchant à tuer le plus de personnes possible.

Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser, dans cette série d’attaques perpétrées à Paris dans la salle de concerts du Bataclan, dans plusieurs rues du cœur de la capitale et près du Stade de France à Saint-Denis, au nord de Paris.

Le groupe EI (aussi appelé Daech, son acronyme en arabe) a revendiqué samedi ces attentats, dans un communiqué publié sur internet en français et en anglais: « Huit frères portant des ceintures explosives et armés de fusils d’assaut ont visé des sites choisis soigneusement au cœur de Paris. »

Un passeport syrien, pour lequel des vérifications sont en cours, a été retrouvé près d’un des assaillants, a-t-on appris de source policières.
C’est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech.
Le président de la République a dénoncé depuis l’Élysée « un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech (…), planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures ». « La France sera impitoyable à l’égard des barbares de Daech », a promis François Hollande, qui a lancé un appel à « l’unité » et au « sang-froid ».

« Une boucherie »
Le groupe EI contrôle de larges pans de territoire en Irak et en Syrie et compte dans ses rangs des milliers d’étrangers, dont des centaines de Français. Il s’est fait connaître par des actes particulièrement sanglants (massacres et viols de masse, assassinats filmés d’otages, destruction de vestiges antiques…).

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition internationale qui vise ce groupe en Irak et elle mène contre lui des frappes en Syrie depuis octobre.

François Hollande a décrété un deuil national de trois jours et annoncé qu’il s’exprimerait lundi devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Ces attentats ont réveillé le douloureux souvenir de la vague d’attaques en janvier à Paris contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts et suscité une réaction inédite avec des manifestations de plusieurs millions de personnes en France.

Au Bataclan, site de l’attaque la plus sanglante vendredi avec un bilan provisoire d’au moins 82 morts, « on entendait hurler, tout le monde essayait de fuir, les gens se piétinaient… C’était l’enfer », a relaté un témoin qui assistait au concert dans la salle.

Un autre témoin, Pierre Janaszak, rapporte avoir « clairement entendu (les assaillants) dire aux otages ‘c’est la faute de Hollande, il n’a pas à intervenir en Syrie' ».

L’assaut des forces de l’ordre a été décidé « très vite parce qu’ils tuaient tout le monde », a confié une source proche de l’enquête. C’était « une boucherie », a témoigné un policier ayant participé à l’assaut, qui a vu les corps de « gens avec des balles dans la tête, des gens qui se sont fait tirer dessus alors qu’ils étaient à terre ».

Véhicule immatriculé en Belgique 
L’ampleur de cette tragédie a semé l’effroi, à peine plus de deux semaines avant la conférence sur le climat (COP21) au Bourget, au nord de Paris, où sont attendus des dizaines de chefs d’État et de gouvernement.

Au moins 128 personnes ont été tuées, sans compter les huit assaillants. Trois cents victimes des attentats de vendredi soir à Paris, dont 80 blessés en « situation d’urgence absolue » et 177 en urgence « relative », ont été prises en charge dans les hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a annoncé samedi l’AP-HP, qui dit disposer des « capacités nécessaires ».
Parmi elles figurent aussi 43 « témoins ou proches », indique l’AP-HP dans un communiqué.

Au moins deux Belges figurent parmi les morts, selon le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Le parquet a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste sur ces attaques, les plus meurtrières en Europe depuis les attentats islamistes de Madrid en mars 2004.

« La priorité, c’est d’identifier les corps, notamment ceux des terroristes, qui ont été pour la plupart pulvérisés lorsqu’ils se sont fait sauter. Une fois identifiés, il s’agira de déterminer si les terroristes ont profité de complicités », a expliqué une source policière à l’AFP.

Plusieurs témoignages font état d’assaillants arrivés à bord d’un véhicule immatriculé en Belgique. L’une des hypothèses, parmi d’autres, est celle d’une équipe venue de l’étranger, renforcée éventuellement de résidents français, selon une source proche du dossier.

Quatre assaillants sont morts au Bataclan, dont trois en actionnant une ceinture d’explosifs, le dernier étant tué lors de l’assaut des forces de l’ordre. Trois kamikazes sont morts au Stade de France, et un autre boulevard Voltaire.

Terrasses de café mitraillées
L’état d’urgence a été déclaré. L’Élysée a annoncé la mobilisation de « 1 500 militaires supplémentaires » et le renforcement des contrôles aux frontières.
La préfecture de police a interdit les manifestations sur la voie publique dans toute l’Ile-de-France jusqu’à lundi. Cette interdiction est prolongée jusqu’à jeudi à Paris et dans les départements limitrophes.

Tous les équipements municipaux parisiens (écoles, gymnases, marchés…) étaient fermés samedi, de même que les salles des principaux groupes de cinémas et, jusqu’à nouvel ordre, la Tour Eiffel.

En tout, six attaques quasi simultanées ont été menées vendredi soir, principalement dans les Xe et XIe arrondissements, avec de lourds bilans en particulier rue de Charonne (au moins 19 morts) et rue Alibert (au moins 12 morts). Les « assassins » ont « balayé avec des mitraillettes plusieurs terrasses de café », selon le préfet de police, Michel Cadot.

Au moins trois explosions ont retenti aux alentours du Stade de France, vers 21H20, pendant que 80 000 personnes, dont François Hollande, assistaient au match amical de football France-Allemagne.

Les principaux partis ont annoncé la suspension de leur campagne pour les élections régionales.

Les réactions de condamnation ont afflué du monde entier. Barack Obama a promis que les États-Unis allaient aider la France à « traduire les terroristes en justice ». Le président iranien Hassan Rohani, qui a reporté le voyage en Italie et en France qu’il devait effectuer à partir de samedi, a dénoncé des « crimes contre l’humanité ».

http://www.jeuneafrique.com/279110/politique/la-france-en-guerre-apres-128-morts-dans-des-attentats-revendiques-par-le-groupe-etat-islamique/

Posté à 01:13 |  par bbela

samedi 14 novembre 2015


Jean-Patrick Grumberg
topelement

Deux djihadistes se seraient fait sauter avec des ceintures d’explosifs à Saint Denis – au moins 4 morts.

Des fusillades et des explosions se sont produites vendredi à Paris dans le 10e, le 11e et le 18e. Il y a au moins 140 morts et 40 blessés dans un état grave.

Une prise d’otage qui a fait au moins 100 morts s’est déroulée au Bataclan.


Bilan de cette soirée d’horreur : peut-être 150 morts, et pas une seule mention de l’invasion islamique responsable de cette barbarie. Donc il y en aura d’autres, beaucoup d’autres.

A minuit, selon les pompiers, il y avait :
Stade de France : 4 morts, 11 blessés en urgence absolue, 39 blessés en urgence relative Bichat : 14 morts, 10 blessés en urgence absolue, 10 blessés en urgence relative Avenue de la république : 4 morts, 11 blessés en urgence absolue, 10 blessés en urgence relative Charonne : 19 morts, 13 blessés en urgence absolue, 10 blessés en urgence relative Beaumarchais : 3 blessés en urgence absolue, 4 blessés en urgence relative Puis au Bataclan : bilan provisoire 100 morts, nombreux blessés en urgence absolue.

1:46 : sur Twitter un musulman exprime sa crainte… pour les musulmans. Pas un mot pour les victimes. A vomir :

1:41 : Des membres du groupe de hard rock californien qui se produisait au Bataclan pendant l’attentat déclarent qu’ils sont « toujours en train d’essayer de savoir où sont ses membres et s’ils sont en sécurité. » Il y avait environ un millier de spectateurs dans la salle. 

1:37 : vous ne lirez pas cela dans la presse : des sources sécuritaires rapportent que l’organisation des attaques nécessitait forcément une longue préparation, et les services de sécurité européens qui n’ont rien soupçonnés sont ce soir sous le choc. 

1:36 : L’état islamique célèbre la victoire tandis que les médias font tout pour ne pas nommer l’ennemi.
CTu2zcrW4AAA1Zk
1:32 : Un correspondant de Radio National Security confirme : la France a fermé ses frontières de crainte que des combattants de l’Etat islamique aient infiltré les migrants. 

1:28 : selon nos sources, le gouvernement a fermé les frontières car des combattants de l’Etat islamique seraient infiltrés parmi les migrants. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu cette attaque, le gouvernement les aurait laissé entrer pour rester politiquement correct, ce qui est bien plus important que faire des morts, chacun le sait. 

1:23 : Le groupe qui jouait ce soir au Bataclan était en Israël cet été.
1:13 : L’AFP parle d' »une centaine de morts au Bataclan (sources policières) ». 

1:10 : possiblement la photo d’un des terroristes (merci à JSS News) : 9cc06239-8824-4822-b2b2-7e425c4898ae
1:05 : Selon TF1, au Bataclan le RAID «marchait sur des cadavres, partout» lors de l’assaut. 

1:03 : prise d’otage terminée au Bataclan suite à l’assaut. 2 terroristes abattus par nos collègues des services spécialisés, déclare le RAID. Et combien de morts ? 

1:02 : L’assaut au Bataclan est terminé. Les premiers témoins parlent de carnage suite à une attaque à la grenade est au fusil d’assaut. 

1:00 : Les Israéliens vivent ça tous les jours, et les journalistes qui accusent les israéliens d’être responsables de ces attentats vont devoir réfléchir à deux fois : la preuve est faite que les islamistes qui respectent le coran à la lettre n’ont besoin d’aucune autre justification pour commettre leurs actes de barbarie – sauf s’ils considèrent aussi que les victimes de Paris sont responsables ? Dire que c’était un vendredi 13 ne rend pas justice à la situation. Avec l’islam en Europe, tous les jours seront maintenant des vendredis 13. 

00:52 : Selon un journaliste bd beaumarchais, des dizaines de brancards sont emmenés en urgence vers le Cirque d’hiver. La route est totalement barrée, présence de policiers pompiers, Samu et Croix-rouge, et les gens descendent toujours par l’échelle au Bataclan. 

00:50 : VOA News annonce que le dernier bilan serait de 67 morts. 

00:47 : des gens descendent par une échelle du 1er étage du Bataclan. 

00:45 : Photo : l’armée arrive par le Fg St Antoine. Et tous ces idiots utiles qui parlent d’un islam de France républicain et apaisé.
 CTurZjSWwAAxbKC
00:42 : le Monde, citant une source à la préfecture, indique que 7 attaques en 7 lieux différents ont eu lieu pour l’instant. 

00:40 : selon le Washington Times, les 3 djihadistes du Bataclan ne veulent pas négocier, et ils abattent les otages un à un. 

00:35 : nouvelles explosions au Bataclan, la police aurait donné l’assaut. Des civils sortiraient en courant. On se souvient de cet autre attentat islamiste au Musée du Pardo en Tunisie en mars dernier qui a fait 24 morts et 40 blessés.
00:33 : les informations concernant le Bataclan sont confuses. Certains médias parlent de 3 assaillants, d’autres sources précisent que des djihadistes ont des ceintures d’explosif. 

00:32 Selon Le Point, des coups de feu retentissent boulevard Voltaire à quelques dizaines de mètres du Bataclan. Bruits de mitraillettes.
00:29 : Merkel se dit choquée par les attentats de Paris. Avec tous ces islamistes, elle s’étonne encore ? 

00:26 : selon un témoin sur les lieux, des détonations suivies de 4 grosses déflagrations ont été entendues au Bataclan à l’instant. Pour rappel, il y aurait une centaine d’otages. 

00:21 : l’ensemble des écoles et des universités parisiennes seront fermées samedi 

00:20 : François Hollande a demandé des «renforts militaires» pour empêcher de nouvelles attaques et mobilisé «toutes les forces possibles» pour la «neutralisation des terroristes». 

00:18 : INFOS RATP : lignes 3, 5, 8, 9, 11 coupées. 

00:15 : Alerte info à l’instant CNN cite une source du contre-terrorisme indiquant que certains des terroristes sont arrivés avec les réfugiés et migrants, d’autres sont des combattants de l’Etat islamique qui sont revenus du front syrien. 

00:13 : alors que l’opération au Bataclan est en cours, un témoin cité par CNN rapporte : « Il y a eu 10 minutes terribles où ils tiraient sur tout le monde »
 
00:11 : dans la confusion extrême, les informations se contredisent par moment, nous nous en excusons et demandons votre compréhension. Notamment, le nombre de morts varie selon les sources de 18 selon le gouvernement français à 60 selon CNN, Associated Press et Fox News.
00:09 : la police redoute de nouvelles attaques, indique Mediapart il y a quelques instants. 

00:05 : Le président Hollande annonce que des « perquisitions pourront être décidées dans toute l’Ile-de-France ». Voilà, comme ça les juges pourront les relâcher le lendemain. Hier Beyrouth, aujourd’hui Paris, et tous les jours à Jérusalem : l’islam attaque, pendant que les occidentaux refusent de désigner l’ennemi et l’invitent à s’installer. 

24:00 : vidéo des coups de feu au Bataclan : 

23:58 : François Hollande déclare l’Etat d’urgence et annonce la fermeture des frontières : terribles énarques… c’est trop tard, vous les avez laissé entrer avec les migrants !

23:56 : Selon l’AFP, ce sont des scènes de guerre que l’on découvre à Paris.
L’AFP parle des sirènes hurlantes, de rues bouclées par la police, de proches de victimes en sanglots qui tentent de passer, de périmètre bouclé autour de l’hôpital Saint-Louis, d’un homme en larmes qui raconte que sa soeur a été tuée, et sa mère à coté qui explose en sanglots et se jette dans ses bras. «Ils ne veulent pas nous laisser passer», explique-t-il en montrant le carrefour, cinquante mètres plus loin.


« Mêmes scènes de guerre rue Charonne » écrit l’AFP : des camions de pompiers arrivent et partent toutes sirènes hurlantes.

23:53 : Barack Obama, vient de dénoncer les attaques de Paris et comme d’habitude sans prononcer les mots islam, islamistes, djihad, terrorisme islamiste. Ce président est un cauchemar.

23:50 : BFMTV recense 6 points d’attaque de l’islam conquérant pour l’instant.

23:48 : 200 soldats ont été envoyés en renfort dans les 10e et 11e arrondissements.

23:47 : la Préfecture demande aux gens de ne sortir sous aucun prétexte.

23:45 : des journalistes signalent une attaque aux Halles

23:40 : il y a 30 minutes, une personne à l’intérieur du Bataclan a tweeté ce message de détresse : « Je suis encore au Bataclan. 1e étage. Blessée grave ! Qu’ils donnent au plus vite l’assaut. Il y a des survivants à l’intérieur. Ils abattent tout le monde. Un par un. 1e étage vite !!!! »
CTuc9xmWEAA7PWs
23:38 : La mairie de Paris recommande aux habitants de rester terrés chez eux, d’autres attaques pourraient être prévues.
23:37 : une dizaines de personnes sortent les mains en l’air du bataclan.
23:36 : le bilan serait maintenant de 60 morts.
23:34 : témoignage de la tuerie au bar le Carillon :
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Une dizaine de médecins de l’hôpital Saint-Louis, pour l’essentiel des internes, se trouvaient au bar Le Carillon, dans le 10e arrondissement de Paris, lorsque une fusillade a éclaté. L’un d’eux raconte : « On écoutait de la musique quand on a entendu ce qu’on pensait être des bruits de pétards. Quelques instants plus tard, c’était des scènes de guerre. Du sang partout. On a essayé de parer au plus pressé. Au total, on a déjà dénombré 10 morts. Les blessés ont été évacués. Je n’ai pas vu voir les assaillants. Un ami m’a dit avoir vu un homme avec une arme de guerre. »

23:32 : le bilan des morts s’aggrave : 35 morts pour l’instant.

23:31 : le parquet antiterroriste s’est saisi de l’affaire.

23:30 : 100 personnes prises en otages par les terroristes au Bataclan.

23:28 : pendant le match, on entend les explosions des bombes humaines :

23:23 : Au Bataclan, les islamistes ont hurlé Allah hou Akbar, selon un témoin cité par France info :

« des individus sont rentrés dans la salle de spectacle du Bataclan et ont commencé à tirer :  » Ils ont crié Allahu akbar! Il y a des mec qui sont rentrés qui ont commencé à tirer. On était en plein concert, il y a des mec qui sont rentrés qui ont commencé à tirer. On s’est tous couché par terre. Ils ont continué à tirer. J’étais avec ma mère, on s’est couché. [Finalement] on a pu sortir . »

23:18 : l’assault vient d’être lancé par le Raid à l’intérieur du Bataclan.

23:18 : le nombre de morts a été révalué à 26.

22:59 : Selon TF1, des tueurs cagoulés ont tiré sur les gens en terrasse des cafés. Ils ont tiré dans le tas, au hasard, selon la chaîne française. Puis ils ont continué leur chemin en tirant partout. Il y a eu au moins deux explosions et une prise d’otages est en cours au Bataclan.

22:58 : Au Bataclan, 15 personnes seraient mortes dans la fusillade.
22:57 : il y aurait eu une prise d’otages au Bataclan.

Plusieurs fusillades à la kalashnikov se sont produites à la terrasse du bar Le Carillon rue Bichat et aux terrasses voisines dans le 10e, puis au Bataclan dans le 11e.

Une troisième fusillade est en cours rue de Charonne.


Selon nos infos, un tireur a été abattu et deux auteurs sont en fuite.
Rue de Charonne, 6 corps sont étendus dans la rue. Des riverains ont jeté des draps pour les couvrir :
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En même temps, des explosions ont été entendues à Saint-Denis dans une brasserie près du Stade de France, pendant le match France-Allemagne. Le président François Hollande assistait à la rencontre et a été exfiltré.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Un Vendredi 13 mortel à Paris: le film de l'horreur 150morts


Jean-Patrick Grumberg
topelement

Deux djihadistes se seraient fait sauter avec des ceintures d’explosifs à Saint Denis – au moins 4 morts.

Des fusillades et des explosions se sont produites vendredi à Paris dans le 10e, le 11e et le 18e. Il y a au moins 140 morts et 40 blessés dans un état grave.

Une prise d’otage qui a fait au moins 100 morts s’est déroulée au Bataclan.


Bilan de cette soirée d’horreur : peut-être 150 morts, et pas une seule mention de l’invasion islamique responsable de cette barbarie. Donc il y en aura d’autres, beaucoup d’autres.

A minuit, selon les pompiers, il y avait :
Stade de France : 4 morts, 11 blessés en urgence absolue, 39 blessés en urgence relative Bichat : 14 morts, 10 blessés en urgence absolue, 10 blessés en urgence relative Avenue de la république : 4 morts, 11 blessés en urgence absolue, 10 blessés en urgence relative Charonne : 19 morts, 13 blessés en urgence absolue, 10 blessés en urgence relative Beaumarchais : 3 blessés en urgence absolue, 4 blessés en urgence relative Puis au Bataclan : bilan provisoire 100 morts, nombreux blessés en urgence absolue.

1:46 : sur Twitter un musulman exprime sa crainte… pour les musulmans. Pas un mot pour les victimes. A vomir :

1:41 : Des membres du groupe de hard rock californien qui se produisait au Bataclan pendant l’attentat déclarent qu’ils sont « toujours en train d’essayer de savoir où sont ses membres et s’ils sont en sécurité. » Il y avait environ un millier de spectateurs dans la salle. 

1:37 : vous ne lirez pas cela dans la presse : des sources sécuritaires rapportent que l’organisation des attaques nécessitait forcément une longue préparation, et les services de sécurité européens qui n’ont rien soupçonnés sont ce soir sous le choc. 

1:36 : L’état islamique célèbre la victoire tandis que les médias font tout pour ne pas nommer l’ennemi.
CTu2zcrW4AAA1Zk
1:32 : Un correspondant de Radio National Security confirme : la France a fermé ses frontières de crainte que des combattants de l’Etat islamique aient infiltré les migrants. 

1:28 : selon nos sources, le gouvernement a fermé les frontières car des combattants de l’Etat islamique seraient infiltrés parmi les migrants. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu cette attaque, le gouvernement les aurait laissé entrer pour rester politiquement correct, ce qui est bien plus important que faire des morts, chacun le sait. 

1:23 : Le groupe qui jouait ce soir au Bataclan était en Israël cet été.
1:13 : L’AFP parle d' »une centaine de morts au Bataclan (sources policières) ». 

1:10 : possiblement la photo d’un des terroristes (merci à JSS News) : 9cc06239-8824-4822-b2b2-7e425c4898ae
1:05 : Selon TF1, au Bataclan le RAID «marchait sur des cadavres, partout» lors de l’assaut. 

1:03 : prise d’otage terminée au Bataclan suite à l’assaut. 2 terroristes abattus par nos collègues des services spécialisés, déclare le RAID. Et combien de morts ? 

1:02 : L’assaut au Bataclan est terminé. Les premiers témoins parlent de carnage suite à une attaque à la grenade est au fusil d’assaut. 

1:00 : Les Israéliens vivent ça tous les jours, et les journalistes qui accusent les israéliens d’être responsables de ces attentats vont devoir réfléchir à deux fois : la preuve est faite que les islamistes qui respectent le coran à la lettre n’ont besoin d’aucune autre justification pour commettre leurs actes de barbarie – sauf s’ils considèrent aussi que les victimes de Paris sont responsables ? Dire que c’était un vendredi 13 ne rend pas justice à la situation. Avec l’islam en Europe, tous les jours seront maintenant des vendredis 13. 

00:52 : Selon un journaliste bd beaumarchais, des dizaines de brancards sont emmenés en urgence vers le Cirque d’hiver. La route est totalement barrée, présence de policiers pompiers, Samu et Croix-rouge, et les gens descendent toujours par l’échelle au Bataclan. 

00:50 : VOA News annonce que le dernier bilan serait de 67 morts. 

00:47 : des gens descendent par une échelle du 1er étage du Bataclan. 

00:45 : Photo : l’armée arrive par le Fg St Antoine. Et tous ces idiots utiles qui parlent d’un islam de France républicain et apaisé.
 CTurZjSWwAAxbKC
00:42 : le Monde, citant une source à la préfecture, indique que 7 attaques en 7 lieux différents ont eu lieu pour l’instant. 

00:40 : selon le Washington Times, les 3 djihadistes du Bataclan ne veulent pas négocier, et ils abattent les otages un à un. 

00:35 : nouvelles explosions au Bataclan, la police aurait donné l’assaut. Des civils sortiraient en courant. On se souvient de cet autre attentat islamiste au Musée du Pardo en Tunisie en mars dernier qui a fait 24 morts et 40 blessés.
00:33 : les informations concernant le Bataclan sont confuses. Certains médias parlent de 3 assaillants, d’autres sources précisent que des djihadistes ont des ceintures d’explosif. 

00:32 Selon Le Point, des coups de feu retentissent boulevard Voltaire à quelques dizaines de mètres du Bataclan. Bruits de mitraillettes.
00:29 : Merkel se dit choquée par les attentats de Paris. Avec tous ces islamistes, elle s’étonne encore ? 

00:26 : selon un témoin sur les lieux, des détonations suivies de 4 grosses déflagrations ont été entendues au Bataclan à l’instant. Pour rappel, il y aurait une centaine d’otages. 

00:21 : l’ensemble des écoles et des universités parisiennes seront fermées samedi 

00:20 : François Hollande a demandé des «renforts militaires» pour empêcher de nouvelles attaques et mobilisé «toutes les forces possibles» pour la «neutralisation des terroristes». 

00:18 : INFOS RATP : lignes 3, 5, 8, 9, 11 coupées. 

00:15 : Alerte info à l’instant CNN cite une source du contre-terrorisme indiquant que certains des terroristes sont arrivés avec les réfugiés et migrants, d’autres sont des combattants de l’Etat islamique qui sont revenus du front syrien. 

00:13 : alors que l’opération au Bataclan est en cours, un témoin cité par CNN rapporte : « Il y a eu 10 minutes terribles où ils tiraient sur tout le monde »
 
00:11 : dans la confusion extrême, les informations se contredisent par moment, nous nous en excusons et demandons votre compréhension. Notamment, le nombre de morts varie selon les sources de 18 selon le gouvernement français à 60 selon CNN, Associated Press et Fox News.
00:09 : la police redoute de nouvelles attaques, indique Mediapart il y a quelques instants. 

00:05 : Le président Hollande annonce que des « perquisitions pourront être décidées dans toute l’Ile-de-France ». Voilà, comme ça les juges pourront les relâcher le lendemain. Hier Beyrouth, aujourd’hui Paris, et tous les jours à Jérusalem : l’islam attaque, pendant que les occidentaux refusent de désigner l’ennemi et l’invitent à s’installer. 

24:00 : vidéo des coups de feu au Bataclan : 

23:58 : François Hollande déclare l’Etat d’urgence et annonce la fermeture des frontières : terribles énarques… c’est trop tard, vous les avez laissé entrer avec les migrants !

23:56 : Selon l’AFP, ce sont des scènes de guerre que l’on découvre à Paris.
L’AFP parle des sirènes hurlantes, de rues bouclées par la police, de proches de victimes en sanglots qui tentent de passer, de périmètre bouclé autour de l’hôpital Saint-Louis, d’un homme en larmes qui raconte que sa soeur a été tuée, et sa mère à coté qui explose en sanglots et se jette dans ses bras. «Ils ne veulent pas nous laisser passer», explique-t-il en montrant le carrefour, cinquante mètres plus loin.


« Mêmes scènes de guerre rue Charonne » écrit l’AFP : des camions de pompiers arrivent et partent toutes sirènes hurlantes.

23:53 : Barack Obama, vient de dénoncer les attaques de Paris et comme d’habitude sans prononcer les mots islam, islamistes, djihad, terrorisme islamiste. Ce président est un cauchemar.

23:50 : BFMTV recense 6 points d’attaque de l’islam conquérant pour l’instant.

23:48 : 200 soldats ont été envoyés en renfort dans les 10e et 11e arrondissements.

23:47 : la Préfecture demande aux gens de ne sortir sous aucun prétexte.

23:45 : des journalistes signalent une attaque aux Halles

23:40 : il y a 30 minutes, une personne à l’intérieur du Bataclan a tweeté ce message de détresse : « Je suis encore au Bataclan. 1e étage. Blessée grave ! Qu’ils donnent au plus vite l’assaut. Il y a des survivants à l’intérieur. Ils abattent tout le monde. Un par un. 1e étage vite !!!! »
CTuc9xmWEAA7PWs
23:38 : La mairie de Paris recommande aux habitants de rester terrés chez eux, d’autres attaques pourraient être prévues.
23:37 : une dizaines de personnes sortent les mains en l’air du bataclan.
23:36 : le bilan serait maintenant de 60 morts.
23:34 : témoignage de la tuerie au bar le Carillon :
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Une dizaine de médecins de l’hôpital Saint-Louis, pour l’essentiel des internes, se trouvaient au bar Le Carillon, dans le 10e arrondissement de Paris, lorsque une fusillade a éclaté. L’un d’eux raconte : « On écoutait de la musique quand on a entendu ce qu’on pensait être des bruits de pétards. Quelques instants plus tard, c’était des scènes de guerre. Du sang partout. On a essayé de parer au plus pressé. Au total, on a déjà dénombré 10 morts. Les blessés ont été évacués. Je n’ai pas vu voir les assaillants. Un ami m’a dit avoir vu un homme avec une arme de guerre. »

23:32 : le bilan des morts s’aggrave : 35 morts pour l’instant.

23:31 : le parquet antiterroriste s’est saisi de l’affaire.

23:30 : 100 personnes prises en otages par les terroristes au Bataclan.

23:28 : pendant le match, on entend les explosions des bombes humaines :

23:23 : Au Bataclan, les islamistes ont hurlé Allah hou Akbar, selon un témoin cité par France info :

« des individus sont rentrés dans la salle de spectacle du Bataclan et ont commencé à tirer :  » Ils ont crié Allahu akbar! Il y a des mec qui sont rentrés qui ont commencé à tirer. On était en plein concert, il y a des mec qui sont rentrés qui ont commencé à tirer. On s’est tous couché par terre. Ils ont continué à tirer. J’étais avec ma mère, on s’est couché. [Finalement] on a pu sortir . »

23:18 : l’assault vient d’être lancé par le Raid à l’intérieur du Bataclan.

23:18 : le nombre de morts a été révalué à 26.

22:59 : Selon TF1, des tueurs cagoulés ont tiré sur les gens en terrasse des cafés. Ils ont tiré dans le tas, au hasard, selon la chaîne française. Puis ils ont continué leur chemin en tirant partout. Il y a eu au moins deux explosions et une prise d’otages est en cours au Bataclan.

22:58 : Au Bataclan, 15 personnes seraient mortes dans la fusillade.
22:57 : il y aurait eu une prise d’otages au Bataclan.

Plusieurs fusillades à la kalashnikov se sont produites à la terrasse du bar Le Carillon rue Bichat et aux terrasses voisines dans le 10e, puis au Bataclan dans le 11e.

Une troisième fusillade est en cours rue de Charonne.


Selon nos infos, un tireur a été abattu et deux auteurs sont en fuite.
Rue de Charonne, 6 corps sont étendus dans la rue. Des riverains ont jeté des draps pour les couvrir :
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En même temps, des explosions ont été entendues à Saint-Denis dans une brasserie près du Stade de France, pendant le match France-Allemagne. Le président François Hollande assistait à la rencontre et a été exfiltré.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Posté samedi 14 novembre 2015 à 02:55 |  par bbela

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