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mercredi 17 février 2016



L'armée camerounaise a mené du 11 au 14 février une importante offensive en territoire nigérian à Ngoshe, un poste de commandement du groupe terroriste Boko Haram, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement camerounais.

Une opération la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), « Arrow Five »

Selon Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais, « les opérations de l’armée camerounaise se sont déroulées du 11 février au 14 février à Ngoshe, située au Nigeria, à une quinzaine de kilomètres d’Ashigashia (ville frontalière camerounaise de l’extrême-nord du pays) ». L’offensive s’est déroulée dans le cadre de l’opération « Arrow Five » de la force multinationale regroupant le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin. Selon le gouvernement camerounais, elle a donc reçu « l’aval du commandement nigérian », qui a apporté sa « collaboration ».

Un bilan à prendre avec précaution

 

Selon le ministère, « 162 terroristes de Boko Haram ont été neutralisés (tués) », un bilan qui ne peut être confirmé de source indépendante. 


Photos du capitaine PIPWOH YARI Emmanuel

KWENE Ekwene Beltus
 

Deux jeunes officiers camerounais, le capitaine Pipwoh Yari Emmanuel (31 ans) et le lieutenant-colonel Kwene Ekwene Beltus Honoré (39 ans), ont trouvé la mort pendant ces opérations : le premier le 11 février ; le second – dont le véhicule a sauté sur une mine – le 14 février.
L’armée camerounaise affirme par ailleurs qu’une centaine de prisonniers de Boko Haram ont été libérés, parmi lesquels 15 otages camerounais dont sept membres d’une même famille.

Pourquoi Ngoshe était visée

« La ville de Ngoshe a été identifiée formellement comme l’un des postes de commandement de Boko Haram abritant des usines de fabrication de bombes et de mines », a expliqué Issa Tchiroma Bakary. Selon lui, « ce poste de commandement servait également d’officine de lavage de cerveau et de formatage des adolescents utilisés comme des bombes humaines à l’occasion des attentats kamikazes. » De même, a-t-il assuré, « un centre d’entrainement de Boko Haram précédemment identifié a été rasé, deux véhicules de combat mis à feu, des armements de guerre saisis ».

D’importantes saisies d’armes et de matériel

« 5 mines déjà prêtes à l’emploi » ont été récupérées et 4 fabriques de mines artisanales ont été démantelées, poursuit M. Tchiroma. « Des centaines de contenants d’explosifs, des batteries, des cordons détonants, des vestes de kamikazes et divers objets rentrant dans le processus de déclenchement des explosifs » ont également été saisis.
Parmi les armes, figurent encore deux mitrailleuses lourdes de 12,7 mm, trois mitrailleuses de 7,62 mm, un lance-roquettes RPG7, douze fusils d’assaut AK47, deux pistolets, plusieurs grenades, des dizaines d’armes de traite (armes légères), une centaine de fusils factices d’entraînement, des armes blanches, des uniformes militaires, plusieurs dizaines de boîtes de chargeurs et des milliers de munitions de différents calibres. Un arsenal qui ne devrait plus tomber entre de mauvaises mains désormais.

http://www.jeuneafrique.com/302687/politique/boko-haram-larmee-camerounaise-intervient-force-nord-nigeria/

Boko Haram : l'armée camerounaise intervient en force au nord du Nigeria - JeuneAfrique.com



L'armée camerounaise a mené du 11 au 14 février une importante offensive en territoire nigérian à Ngoshe, un poste de commandement du groupe terroriste Boko Haram, a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement camerounais.

Une opération la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), « Arrow Five »

Selon Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais, « les opérations de l’armée camerounaise se sont déroulées du 11 février au 14 février à Ngoshe, située au Nigeria, à une quinzaine de kilomètres d’Ashigashia (ville frontalière camerounaise de l’extrême-nord du pays) ». L’offensive s’est déroulée dans le cadre de l’opération « Arrow Five » de la force multinationale regroupant le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin. Selon le gouvernement camerounais, elle a donc reçu « l’aval du commandement nigérian », qui a apporté sa « collaboration ».

Un bilan à prendre avec précaution

 

Selon le ministère, « 162 terroristes de Boko Haram ont été neutralisés (tués) », un bilan qui ne peut être confirmé de source indépendante. 


Photos du capitaine PIPWOH YARI Emmanuel

KWENE Ekwene Beltus
 

Deux jeunes officiers camerounais, le capitaine Pipwoh Yari Emmanuel (31 ans) et le lieutenant-colonel Kwene Ekwene Beltus Honoré (39 ans), ont trouvé la mort pendant ces opérations : le premier le 11 février ; le second – dont le véhicule a sauté sur une mine – le 14 février.
L’armée camerounaise affirme par ailleurs qu’une centaine de prisonniers de Boko Haram ont été libérés, parmi lesquels 15 otages camerounais dont sept membres d’une même famille.

Pourquoi Ngoshe était visée

« La ville de Ngoshe a été identifiée formellement comme l’un des postes de commandement de Boko Haram abritant des usines de fabrication de bombes et de mines », a expliqué Issa Tchiroma Bakary. Selon lui, « ce poste de commandement servait également d’officine de lavage de cerveau et de formatage des adolescents utilisés comme des bombes humaines à l’occasion des attentats kamikazes. » De même, a-t-il assuré, « un centre d’entrainement de Boko Haram précédemment identifié a été rasé, deux véhicules de combat mis à feu, des armements de guerre saisis ».

D’importantes saisies d’armes et de matériel

« 5 mines déjà prêtes à l’emploi » ont été récupérées et 4 fabriques de mines artisanales ont été démantelées, poursuit M. Tchiroma. « Des centaines de contenants d’explosifs, des batteries, des cordons détonants, des vestes de kamikazes et divers objets rentrant dans le processus de déclenchement des explosifs » ont également été saisis.
Parmi les armes, figurent encore deux mitrailleuses lourdes de 12,7 mm, trois mitrailleuses de 7,62 mm, un lance-roquettes RPG7, douze fusils d’assaut AK47, deux pistolets, plusieurs grenades, des dizaines d’armes de traite (armes légères), une centaine de fusils factices d’entraînement, des armes blanches, des uniformes militaires, plusieurs dizaines de boîtes de chargeurs et des milliers de munitions de différents calibres. Un arsenal qui ne devrait plus tomber entre de mauvaises mains désormais.

http://www.jeuneafrique.com/302687/politique/boko-haram-larmee-camerounaise-intervient-force-nord-nigeria/

Posté mercredi 17 février 2016 à 15:30 |  par bbela

jeudi 3 décembre 2015

IRIB- Certains documents révèlent que les avions de reconnaissance américains survolent certains pays africains notamment ceux où on lutte contre le terrorisme.

Les drones de l’unité 484 des Etats-Unis, déployée sur la base Lemonnier, à Djibouti, ont effectué en janvier 2011 et été 2012 des vols de reconnaissance au-dessus de la Somalie et du Yémen », a écrit le quotidien français Selite Afrique.

Les américains ont envoyé essentiellement ces drones vers les régions africaines.
Ashton Carter, le secrétaire américain à la défense a reconnu que la base Lemonnier est utilisée comme dépôt d’armes américaines, dans région africaine.

Les documents secrets du département américain de la défense montrent que les drones américains ont violé l’espace aérien de quelques pays africains dont l’Ethiopie, la Somalie le Kenya, le Niger, le Tchad et le Cameroun. 

Le déploiement des forces militaires américaines sur le continent africain est intervenu après l’incident du 11 septembre, date avant laquelle la présence de forces américaines dans les pays africains était très faible. 

Selon ce rapport, Washington a signé quelques accords militaires avec 29 aéroports internationaux de l’Afrique permettant à la Maison Blanche d’utiliser leurs possibilités. 

Le quotidien français a écrit qu’il était impossible de parler de ces renseignements ou de réfuter leur véracité car les sources militaires ont dit qu’ils étaient demandés de ne pas parler de la présence de forces américaines sur le continent africain.

http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i11171-les_avions_de_reconnaissance_am%C3%A9ricaine_m%C3%A8nent_en_afrique_des_missions_secr%C3%A8te

Violation de l'espace aérien Afrique Centrale: Les avions de reconnaissance américaine mènent en Afrique des missions secrètes

IRIB- Certains documents révèlent que les avions de reconnaissance américains survolent certains pays africains notamment ceux où on lutte contre le terrorisme.

Les drones de l’unité 484 des Etats-Unis, déployée sur la base Lemonnier, à Djibouti, ont effectué en janvier 2011 et été 2012 des vols de reconnaissance au-dessus de la Somalie et du Yémen », a écrit le quotidien français Selite Afrique.

Les américains ont envoyé essentiellement ces drones vers les régions africaines.
Ashton Carter, le secrétaire américain à la défense a reconnu que la base Lemonnier est utilisée comme dépôt d’armes américaines, dans région africaine.

Les documents secrets du département américain de la défense montrent que les drones américains ont violé l’espace aérien de quelques pays africains dont l’Ethiopie, la Somalie le Kenya, le Niger, le Tchad et le Cameroun. 

Le déploiement des forces militaires américaines sur le continent africain est intervenu après l’incident du 11 septembre, date avant laquelle la présence de forces américaines dans les pays africains était très faible. 

Selon ce rapport, Washington a signé quelques accords militaires avec 29 aéroports internationaux de l’Afrique permettant à la Maison Blanche d’utiliser leurs possibilités. 

Le quotidien français a écrit qu’il était impossible de parler de ces renseignements ou de réfuter leur véracité car les sources militaires ont dit qu’ils étaient demandés de ne pas parler de la présence de forces américaines sur le continent africain.

http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i11171-les_avions_de_reconnaissance_am%C3%A9ricaine_m%C3%A8nent_en_afrique_des_missions_secr%C3%A8te

Posté jeudi 3 décembre 2015 à 00:00 |  par bbela

jeudi 19 novembre 2015

Crédit photo: @jeuneafrique
Alors que la sécurité des chefs d'État africains vire à l'obsession, les agents chargés de la garantir sont moins nombreux mais mieux formés et mieux équipés. Enquête sur ces hommes qui suivent nos présidents comme leur ombre.

L’ homme clé de la galaxie sécuritaire de Paul Biya n’est pas camerounais. Un atout majeur pour Mayer Heres, général à la retraite de l’armée israélienne, qui peut donc se tenir à l’écart des luttes de clans ethno-régionalistes dont le palais d’Etoudi est le théâtre. En tant que contractuel de droit privé, il échappe à la bureaucratie, y compris militaire. Ce privilégié bénéficie d’un accès direct à ce président difficile à approcher, même pour ses ministres. Pour disposer de ses budgets, l’Israélien n’a cure des vicissitudes de la chaîne de dépenses du Trésor public. Des fonds spéciaux lui sont alloués.

Conseiller du président chargé des questions de sécurité, Mayer Heres est le patron du Bataillon d’intervention rapide (BIR), la force la mieux équipée et la mieux entraînée du pays. Les excellents résultats de cette unité lui valent d’être déployée sur plusieurs opérations : la sécurisation de la presqu’île de Bakassi ; la lutte contre les coupeurs de route ; la surveillance de 400 kilomètres de la frontière nord avec le Nigeria pour empêcher les infiltrations de la secte terroriste Boko Haram. Au centre de ce dispositif, l’Israélien a l’oreille du chef de l’État, qu’il voit seul à seul. Il ne répond que de lui.
En 2013, Heres a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo
Le BIR, composé de plus de 5 000 hommes, serait entraîné avec une arrière-pensée : pouvoir tenir un siège d’au moins trente jours contre le reste de l’armée régulière, dont le président s’est toujours méfié. Heres a aussi la haute main sur la garde présidentielle, un corps de 2 000 hommes chargés de la protection des résidences et de la sécurisation des itinéraires présidentiels. En 2013, il a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo.

Son visage est inconnu de la plupart des Camerounais, même si on l’a aperçu au pied de l’avion qui ramenait Georges Vandenbeusch, un prêtre français enlevé par Boko Haram en 2013. Heres sort peu de sa villa du quartier de Bastos, à Yaoundé. Il est plus discret que son prédécesseur, Abraham Avi Sivan, un colonel israélien mort le 22 novembre 2010 dans un mystérieux accident d’hélicoptère. Il faut dire que les Israéliens du président n’ont pas bonne presse auprès des officiers de l’armée, qui voient d’un mauvais œil ces « mercenaires » qui échappent à leur contrôle.

Par Georges Dougueli  

jeuneafrique.com

#Cameroun - portrait: Qui est l'israélien qui protège Paul Biya? [Jeune Afrique]

Crédit photo: @jeuneafrique
Alors que la sécurité des chefs d'État africains vire à l'obsession, les agents chargés de la garantir sont moins nombreux mais mieux formés et mieux équipés. Enquête sur ces hommes qui suivent nos présidents comme leur ombre.

L’ homme clé de la galaxie sécuritaire de Paul Biya n’est pas camerounais. Un atout majeur pour Mayer Heres, général à la retraite de l’armée israélienne, qui peut donc se tenir à l’écart des luttes de clans ethno-régionalistes dont le palais d’Etoudi est le théâtre. En tant que contractuel de droit privé, il échappe à la bureaucratie, y compris militaire. Ce privilégié bénéficie d’un accès direct à ce président difficile à approcher, même pour ses ministres. Pour disposer de ses budgets, l’Israélien n’a cure des vicissitudes de la chaîne de dépenses du Trésor public. Des fonds spéciaux lui sont alloués.

Conseiller du président chargé des questions de sécurité, Mayer Heres est le patron du Bataillon d’intervention rapide (BIR), la force la mieux équipée et la mieux entraînée du pays. Les excellents résultats de cette unité lui valent d’être déployée sur plusieurs opérations : la sécurisation de la presqu’île de Bakassi ; la lutte contre les coupeurs de route ; la surveillance de 400 kilomètres de la frontière nord avec le Nigeria pour empêcher les infiltrations de la secte terroriste Boko Haram. Au centre de ce dispositif, l’Israélien a l’oreille du chef de l’État, qu’il voit seul à seul. Il ne répond que de lui.
En 2013, Heres a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo
Le BIR, composé de plus de 5 000 hommes, serait entraîné avec une arrière-pensée : pouvoir tenir un siège d’au moins trente jours contre le reste de l’armée régulière, dont le président s’est toujours méfié. Heres a aussi la haute main sur la garde présidentielle, un corps de 2 000 hommes chargés de la protection des résidences et de la sécurisation des itinéraires présidentiels. En 2013, il a bloqué la nomination du colonel Joseph Nouma au poste de commandant de la garde présidentielle, au profit de l’un de ses poulains, Raymond Beko’o Abondo.

Son visage est inconnu de la plupart des Camerounais, même si on l’a aperçu au pied de l’avion qui ramenait Georges Vandenbeusch, un prêtre français enlevé par Boko Haram en 2013. Heres sort peu de sa villa du quartier de Bastos, à Yaoundé. Il est plus discret que son prédécesseur, Abraham Avi Sivan, un colonel israélien mort le 22 novembre 2010 dans un mystérieux accident d’hélicoptère. Il faut dire que les Israéliens du président n’ont pas bonne presse auprès des officiers de l’armée, qui voient d’un mauvais œil ces « mercenaires » qui échappent à leur contrôle.

Par Georges Dougueli  

jeuneafrique.com

Posté jeudi 19 novembre 2015 à 18:11 |  par bbela

mercredi 18 novembre 2015

Huit personnes ont été tuées dans une attaque du groupe armé Boko Haram contre le nord du Cameroun et près des frontières du Nigeria. 

Mercredi 18 novembre 2015 à l'aube, les éléments de Boko Haram ont lancé un assaut contre la cité Goldafi à 9 kilomètres des frontières nigériannes et tué huit civils. 9 civils ont été également blessés dans cette attaque. Après avoir détruit les maisons et les propriétés des villageois et pillé leurs biens, les membres de Boko Haram sont retournés vers le Nigeria. 

La cité de Moura au nord du Cameroun a été églaement pris la nuit passée pour cible d'une offensive de Boko Haram. Les miliciens de ce groupe armé ont mis feu aux maisons des habitants, après avoir pillé les produits alimentaires dans des magasins de la cité. 

’Extrême-Nord du Cameroun est en effet régulièrement ensanglanté par des attaques meurtrières de l’organisation terroriste dirigée, depuis 2009, par Abubakar Shekau connu pour sa férocité. Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 17 000 morts et poussé plus de 2 millions de personnes à fuir le nord du Nigeria, selon les dernières estimations.


http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i9954-cameroun_huit_morts_dans_une_attaque_de_boko_haram

#Cameroun: huit morts dans une attaque de Boko Haram

Huit personnes ont été tuées dans une attaque du groupe armé Boko Haram contre le nord du Cameroun et près des frontières du Nigeria. 

Mercredi 18 novembre 2015 à l'aube, les éléments de Boko Haram ont lancé un assaut contre la cité Goldafi à 9 kilomètres des frontières nigériannes et tué huit civils. 9 civils ont été également blessés dans cette attaque. Après avoir détruit les maisons et les propriétés des villageois et pillé leurs biens, les membres de Boko Haram sont retournés vers le Nigeria. 

La cité de Moura au nord du Cameroun a été églaement pris la nuit passée pour cible d'une offensive de Boko Haram. Les miliciens de ce groupe armé ont mis feu aux maisons des habitants, après avoir pillé les produits alimentaires dans des magasins de la cité. 

’Extrême-Nord du Cameroun est en effet régulièrement ensanglanté par des attaques meurtrières de l’organisation terroriste dirigée, depuis 2009, par Abubakar Shekau connu pour sa férocité. Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 17 000 morts et poussé plus de 2 millions de personnes à fuir le nord du Nigeria, selon les dernières estimations.


http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i9954-cameroun_huit_morts_dans_une_attaque_de_boko_haram

Posté mercredi 18 novembre 2015 à 18:54 |  par bbela
L’armée camerounaise a arrêté nombre de membres du groupe terroriste Boko Haram.

Lors d'opérations aériennes et terrestres, menées, lundi, à Ketta, située sur les frontières avec le Nigéria, les forces de sécurité camerounaises ont capturé 19 terroristes de Boko Haram», a annoncé, ce mardi, l’armée camerounaise.
Une source, au sein de l’armée camerounaise, a affirmé que, lors de l’attaque, menée lundi matin, par l’armée de ce pays, contre les éléments du groupe terroriste Boko Haram, nombre d’entre eux ont trouvé la mort. Ces affrontements ont duré 2 heures.

Ces opérations ont eu lieu, à la suite des attaques terroristes et des attentats à la bombe, perpétrés par les terroristes de Boko Haram, qui ont laissé un grand nombre de morts, parmi les civils. 

http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i9878-des_terroristes_de_boko_haram_arr%C3%AAt%C3%A9s

#Cameroun: des terroristes de Boko Haram arrêtés

L’armée camerounaise a arrêté nombre de membres du groupe terroriste Boko Haram.

Lors d'opérations aériennes et terrestres, menées, lundi, à Ketta, située sur les frontières avec le Nigéria, les forces de sécurité camerounaises ont capturé 19 terroristes de Boko Haram», a annoncé, ce mardi, l’armée camerounaise.
Une source, au sein de l’armée camerounaise, a affirmé que, lors de l’attaque, menée lundi matin, par l’armée de ce pays, contre les éléments du groupe terroriste Boko Haram, nombre d’entre eux ont trouvé la mort. Ces affrontements ont duré 2 heures.

Ces opérations ont eu lieu, à la suite des attaques terroristes et des attentats à la bombe, perpétrés par les terroristes de Boko Haram, qui ont laissé un grand nombre de morts, parmi les civils. 

http://francophone.sahartv.ir/infos/afrique-i9878-des_terroristes_de_boko_haram_arr%C3%AAt%C3%A9s

Posté à 17:58 |  par bbela

mardi 17 novembre 2015


M. Demidkine a participé à la libération des otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou et dans l'école de Beslan, deux attentats ayant ensanglanté la Russie dans les années 2000.

Situation 1:  Si vous êtes bloqué dans un bâtiment
"Au cas où les terroristes ne seraient pas nombreux et n'auraient pas encore bloqué toutes les sorties, essayez de vous échapper par une porte ou par une fenêtre, et de vous abriter dans la cave ou de vous barricader dans une pièce", a-t-il expliqué.

Et d'ajouter: "Si vous ne parvenez pas à quitter le bâtiment et que vous êtes entourés par les terroristes, il est plus raisonnable d'obéir à leurs moindres ordres. Essayez d'être le plus discret possible. Il est strictement interdit de se lever, de courir, de faire des mouvements brusques, en gros, tout cela risque d'être interprété comme une agression potentielle (…). Il faut se fondre dans la foule et ne pas attirer l'attention".

"Il ne faut en aucun cas se tenir devant les portes ou les fenêtres, car c'est sans doute par là que la police entreprendra l'assaut du bâtiment", a relevé M. Demidkine.

S'il y a de la fumée 

"Couchez-vous au sol si de la fumée entre dans la pièce où vous êtes bloqué. C'est là que se trouve le plus d'air pur. Couvrez-vous le nez et la bouche avec une serviette humide pour mieux respirer", a-t-il conseillé.

Situation 2- Si vous avez réussi à vous échapper 

"Dans ce cas-là, il ne faut courir sous aucun prétexte. Sinon, vous risquez fort d'être confondu avec un terroriste fuyant les lieux. Ainsi donc, si vous êtes parvenu à vous échapper, dirigez-vous tranquillement vers le cordon de la police. A la rigueur, agitez un morceau de tissu pour attirer l'attention des policiers. Si le geste +viens ici+ de leur part est fait, vous pouvez courir à toutes jambes".

Plusieurs fusillades et attentats-suicides quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue le 13 novembre 2015. Trois kamikazes ont notamment actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L'attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule. Les attentats ont fait au moins 129 morts et 350 blessés. Le président Hollande a décrété l'état d'urgence.

http://fr.sputniknews.com/international/20151117/1019587113/conseils-attaque-terroriste-fsb.html

Attentats, que faire lorsqu'on est attaqué?: 3 conseils d'un membre des troupes d'élite russes


M. Demidkine a participé à la libération des otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou et dans l'école de Beslan, deux attentats ayant ensanglanté la Russie dans les années 2000.

Situation 1:  Si vous êtes bloqué dans un bâtiment
"Au cas où les terroristes ne seraient pas nombreux et n'auraient pas encore bloqué toutes les sorties, essayez de vous échapper par une porte ou par une fenêtre, et de vous abriter dans la cave ou de vous barricader dans une pièce", a-t-il expliqué.

Et d'ajouter: "Si vous ne parvenez pas à quitter le bâtiment et que vous êtes entourés par les terroristes, il est plus raisonnable d'obéir à leurs moindres ordres. Essayez d'être le plus discret possible. Il est strictement interdit de se lever, de courir, de faire des mouvements brusques, en gros, tout cela risque d'être interprété comme une agression potentielle (…). Il faut se fondre dans la foule et ne pas attirer l'attention".

"Il ne faut en aucun cas se tenir devant les portes ou les fenêtres, car c'est sans doute par là que la police entreprendra l'assaut du bâtiment", a relevé M. Demidkine.

S'il y a de la fumée 

"Couchez-vous au sol si de la fumée entre dans la pièce où vous êtes bloqué. C'est là que se trouve le plus d'air pur. Couvrez-vous le nez et la bouche avec une serviette humide pour mieux respirer", a-t-il conseillé.

Situation 2- Si vous avez réussi à vous échapper 

"Dans ce cas-là, il ne faut courir sous aucun prétexte. Sinon, vous risquez fort d'être confondu avec un terroriste fuyant les lieux. Ainsi donc, si vous êtes parvenu à vous échapper, dirigez-vous tranquillement vers le cordon de la police. A la rigueur, agitez un morceau de tissu pour attirer l'attention des policiers. Si le geste +viens ici+ de leur part est fait, vous pouvez courir à toutes jambes".

Plusieurs fusillades et attentats-suicides quasi simultanés ont visé six points de Paris et sa proche banlieue le 13 novembre 2015. Trois kamikazes ont notamment actionné leurs charges explosives près du Stade de France, à Saint-Denis. L'attaque la plus meurtrière a frappé la salle de concert du Bataclan, où les terroristes ont tiré à bout portant sur la foule. Les attentats ont fait au moins 129 morts et 350 blessés. Le président Hollande a décrété l'état d'urgence.

http://fr.sputniknews.com/international/20151117/1019587113/conseils-attaque-terroriste-fsb.html

Posté mardi 17 novembre 2015 à 21:13 |  par bbela

samedi 4 juillet 2015

Après avoir perdu du terrain en début d'année, Boko Haram a intensifié ses attaques, principalement sur Maiduguri, capitale de l'État de Borno
INFOGRAPHIE - Depuis mercredi soir, les islamistes désormais affiliés au groupe État islamique, ont attaqué quasi simultanément six villages de l'État de Borno, situés au nord-est du pays.

 
Près de 200 morts: la vague d'attentats qui frappe le nord-est du Nigeria depuis mercredi soir est la plus meurtrière depuis l'investiture en mai dernier du nouveau président nigérian, Muhammu Buhari. Ce dernier, qui a fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité absolue, a condamné vendredi des attaques «inhumaines» et «barbares» qui illustrent, selon lui, la nécessité «de former une coalition internationale plus efficace».
Les dernières attaques meurtrières ont toutes été perpétrées par des membres présumés du groupe islamiste. Vendredi, encore, en début d'après-midi, une cinquantaine d'hommes armés sont arrivés à moto dans le village de Mussa, dans l'Etat de Borno au nord-est du pays. «Ils ont tué six personnes dans le village, et ils ont poursuivi les habitants qui fuyaient dans la brousse, en leur tirant dessus, raconte Bitrus Dangana, un habitant qui a survécu à l'attaque. Vingt-cinq personnes ont ensuite été tuées dans la brousse». Adamu Bulus, un autre survivant, a confirmé ce bilan de 31 morts. Ensuite, ces homme armés ont ensuite mis le feu au village, brûlant presque tout le village.

Adolescente kamikaze

Dans la nuit de jeudi à vendredi, c'est le village de Miringa, dans l'Etat de Borno, qui avait été frappé. «Des combattants de Boko Haram ont tué 11 personnes dans notre village», raconte un habitant. Selon un autre habitant, les islamistes sont arrivés à Miringa vendredi vers 2h30. Ils ont alors «choisi 13 hommes dans des maisons sélectionnées et les ont emmenés vers le lieu de prière de l'Aïd, à l'extérieur du village, où ils leur ont tiré dessus», a-t-il raconté, précisant que deux hommes avaient réussi à s'enfuir. «Les victimes ont toutes été choisies parce qu'elles avaient fui leur village de Gwargware il y a quelques mois pour échapper à leur enrôlement forcé par Boko Haram.»

Jeudi après-midi, une jeune fille d'environ 15 ans s'est ruée dans une mosquée de Malari, un village de l'Etat de Borno, dans laquelle des fidèles se préparaient à la prière. «Elle a tué 12 fidèles et en a blessé au moins sept autres», a rapporté un milicien nommé Danlami Ajaokuta. Le mode opératoire correspond à celui utilisé par Boko Haram, qui n'avait pas encore revendiqué cette attaque vendredi.

Bain de sang

Enfin, avec au moins 97 victimes, l'attaque qui a visé mercredile village de Kukawa, près du lac Tchad, est la plus sanglante. Peu après, à une cinquantaine de kilomètres, des islamistes s'en prenaient cette fois à deux villages à la sortie de Monguno. Bilan: 48 fidèles musulmans fusillés pendant la prière du soir. Les habitations avoisinantes ont, elles, été complètement rasées.
La veille, l'attaque de Kukawa débutait vers 18h30. À en croire les témoins de la scène, une cinquantaine d'islamistes ont alors ouvert le feu sur des fidèles qui priaient dans les mosquées du village, peu après la rupture du jeûne pendant le ramadan. «Les assaillants n'ont pas épargné les enfants qui avaient entre 4 et 12 ans et qui étaient à la mosquée avec leurs pères», témoigne Malami Abdulkareem, un professeur d'arabe de Kukawa. «Je peux vous assurer que les assaillants ont tué au moins 97 personnes», déclare un dénommé Kolo. Kwantami Amodu, un pêcheur du village, évoque un chiffre similaire mais aucun bilan officiel n'a pour l'heure été avancé. Les islamistes ne se sont retirés du village que vers 23 heures.
Aux alentours de 20h30, des hommes armés arrivaient à moto et à bord de camionnettes dans deux villages proches de Monguno. «Nous étions en train de faire nos prières du soir. Ils ont réuni les hommes d'âge adulte qui venaient des deux villages et ils nous ont tiré dessus», relate un rescapé depuis Monguno, à 8 km de là, où il a trouvé refuge. «Plusieurs d'entre nous ont réussi à s'enfuir sous les balles.» «Les hommes armés de Boko Haram ont tué 48 hommes et en ont blessé 11 autres dans l'attaque de deux villages voisins», indique à l'AFP Mohammed Tahir, député de cette région au Parlement nigérian. Selon lui, les assaillants venaient de la région du lac Tchad, non loin, où les insurgés de Boko Haram se sont réfugiés quand ils ont été chassés par l'armée de leur fief de la forêt de Sambisa.

Lancée en février, une opération militaire régionale par le Nigeria et les pays voisins, Tchad en tête, a permis au pouvoir nigérian de reprendre possession de la quasi-totalité des localités du nord-est que contrôlait le groupe armé. Depuis, Boko Haram a intensifié ses attaques, principalement sur Maiduguri, capitale de l'État de Borno et la plus grande ville du nord-est du Nigeria. Dans ce pays, le groupe islamiste prend souvent pour cible des mosquées car il juge que l'islam qui y est professé est dévoyé. Les attaques de Boko Haram et leur répression par les forces de sécurité ont fait plus de 15.000 morts depuis 2009 à travers le pays. 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/03/01003-20150703ARTFIG00086-au-nigeria-boko-haram-massacre-pres-de-150-musulmans.php

Nigeria: Boko Haram tue près de 200 personnes en 48 heures

Après avoir perdu du terrain en début d'année, Boko Haram a intensifié ses attaques, principalement sur Maiduguri, capitale de l'État de Borno
INFOGRAPHIE - Depuis mercredi soir, les islamistes désormais affiliés au groupe État islamique, ont attaqué quasi simultanément six villages de l'État de Borno, situés au nord-est du pays.

 
Près de 200 morts: la vague d'attentats qui frappe le nord-est du Nigeria depuis mercredi soir est la plus meurtrière depuis l'investiture en mai dernier du nouveau président nigérian, Muhammu Buhari. Ce dernier, qui a fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité absolue, a condamné vendredi des attaques «inhumaines» et «barbares» qui illustrent, selon lui, la nécessité «de former une coalition internationale plus efficace».
Les dernières attaques meurtrières ont toutes été perpétrées par des membres présumés du groupe islamiste. Vendredi, encore, en début d'après-midi, une cinquantaine d'hommes armés sont arrivés à moto dans le village de Mussa, dans l'Etat de Borno au nord-est du pays. «Ils ont tué six personnes dans le village, et ils ont poursuivi les habitants qui fuyaient dans la brousse, en leur tirant dessus, raconte Bitrus Dangana, un habitant qui a survécu à l'attaque. Vingt-cinq personnes ont ensuite été tuées dans la brousse». Adamu Bulus, un autre survivant, a confirmé ce bilan de 31 morts. Ensuite, ces homme armés ont ensuite mis le feu au village, brûlant presque tout le village.

Adolescente kamikaze

Dans la nuit de jeudi à vendredi, c'est le village de Miringa, dans l'Etat de Borno, qui avait été frappé. «Des combattants de Boko Haram ont tué 11 personnes dans notre village», raconte un habitant. Selon un autre habitant, les islamistes sont arrivés à Miringa vendredi vers 2h30. Ils ont alors «choisi 13 hommes dans des maisons sélectionnées et les ont emmenés vers le lieu de prière de l'Aïd, à l'extérieur du village, où ils leur ont tiré dessus», a-t-il raconté, précisant que deux hommes avaient réussi à s'enfuir. «Les victimes ont toutes été choisies parce qu'elles avaient fui leur village de Gwargware il y a quelques mois pour échapper à leur enrôlement forcé par Boko Haram.»

Jeudi après-midi, une jeune fille d'environ 15 ans s'est ruée dans une mosquée de Malari, un village de l'Etat de Borno, dans laquelle des fidèles se préparaient à la prière. «Elle a tué 12 fidèles et en a blessé au moins sept autres», a rapporté un milicien nommé Danlami Ajaokuta. Le mode opératoire correspond à celui utilisé par Boko Haram, qui n'avait pas encore revendiqué cette attaque vendredi.

Bain de sang

Enfin, avec au moins 97 victimes, l'attaque qui a visé mercredile village de Kukawa, près du lac Tchad, est la plus sanglante. Peu après, à une cinquantaine de kilomètres, des islamistes s'en prenaient cette fois à deux villages à la sortie de Monguno. Bilan: 48 fidèles musulmans fusillés pendant la prière du soir. Les habitations avoisinantes ont, elles, été complètement rasées.
La veille, l'attaque de Kukawa débutait vers 18h30. À en croire les témoins de la scène, une cinquantaine d'islamistes ont alors ouvert le feu sur des fidèles qui priaient dans les mosquées du village, peu après la rupture du jeûne pendant le ramadan. «Les assaillants n'ont pas épargné les enfants qui avaient entre 4 et 12 ans et qui étaient à la mosquée avec leurs pères», témoigne Malami Abdulkareem, un professeur d'arabe de Kukawa. «Je peux vous assurer que les assaillants ont tué au moins 97 personnes», déclare un dénommé Kolo. Kwantami Amodu, un pêcheur du village, évoque un chiffre similaire mais aucun bilan officiel n'a pour l'heure été avancé. Les islamistes ne se sont retirés du village que vers 23 heures.
Aux alentours de 20h30, des hommes armés arrivaient à moto et à bord de camionnettes dans deux villages proches de Monguno. «Nous étions en train de faire nos prières du soir. Ils ont réuni les hommes d'âge adulte qui venaient des deux villages et ils nous ont tiré dessus», relate un rescapé depuis Monguno, à 8 km de là, où il a trouvé refuge. «Plusieurs d'entre nous ont réussi à s'enfuir sous les balles.» «Les hommes armés de Boko Haram ont tué 48 hommes et en ont blessé 11 autres dans l'attaque de deux villages voisins», indique à l'AFP Mohammed Tahir, député de cette région au Parlement nigérian. Selon lui, les assaillants venaient de la région du lac Tchad, non loin, où les insurgés de Boko Haram se sont réfugiés quand ils ont été chassés par l'armée de leur fief de la forêt de Sambisa.

Lancée en février, une opération militaire régionale par le Nigeria et les pays voisins, Tchad en tête, a permis au pouvoir nigérian de reprendre possession de la quasi-totalité des localités du nord-est que contrôlait le groupe armé. Depuis, Boko Haram a intensifié ses attaques, principalement sur Maiduguri, capitale de l'État de Borno et la plus grande ville du nord-est du Nigeria. Dans ce pays, le groupe islamiste prend souvent pour cible des mosquées car il juge que l'islam qui y est professé est dévoyé. Les attaques de Boko Haram et leur répression par les forces de sécurité ont fait plus de 15.000 morts depuis 2009 à travers le pays. 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/03/01003-20150703ARTFIG00086-au-nigeria-boko-haram-massacre-pres-de-150-musulmans.php

Posté samedi 4 juillet 2015 à 01:29 |  par bbela

lundi 15 juin 2015







L’attaque au commissariat de N’Djamena (crédit photo Afrik.com)

Une attaque kamikaze a lieu au commissariat central de la capitale tchadienne N’Djamena, ce lundi matin, selon le ministère de l’Intérieur. Une dizaine de personnes auraient péri, selon des sources locales. Dans le même temps, l’école de police de N’Djemena a été attaquée aussi, faisant plusieurs morts. Attention, les images peuvent choquer !

N’Djamena secoué par une série d’attentats. Au moins une dizaine de personnes auraient été tuées, ce lundi matin, dans un attentat kamikaze au commissariat de police de N’Djamena, la capitale tchadienne, selon le ministère de l’Intérieur. L’attaque aurait été menée par des individus armés, selon ce responsable de la société civile tchadienne qui s’est confié à Afrik.com. La zone a été quadrillée par les forces de l’ordre, selon plusieurs témoins sur place.

Dans le même temps, une autre attaque a eu lieu à l’école de police de N’Djamena, faisant là aussi un véritable carnage. Pour le moment, on ignore le bilan définitif. L’attaque aurait aussi été menée par un groupe d’individus armés, qui ont effectué des tirs dans de l’école de police, selon cette source locale qui s’est confié à Afrik.com. Des attentats que Paris a condamnés.

En attestent les images, les attaques ont été d’une violence inouïe. Des restes humains : bras, jambe, tête, abdomen, tout y passe. On voit des "débris" humains qui gisent au sol, le sang qui a coulé à flot, devant des populations et des forces de sécurité sans nul doute surprises par l’un des assauts les plus sanglants menés en terre tchadienne depuis que le Président Idriss Deby a engagé ses troupes contre le groupe terroriste nigérian.






















Boko Haram serait-il derrière ces attaques ? Plusieurs témoins affirment qu’il s’agirait du groupe terroriste nigérian qui serait derrière ces attaques successives. Pour le moment, les autorités n’ont pas confirmé si c’est bien la nébuleuse qui est derrière ces sanglants attentats. Les troupes tchadiennes sont en première ligne de la lutte contre le groupe terroriste qui a fait, depuis 2009, plusieurs milliers de morts.

Idriss Deby se trouve présentement en Afrique du Sud, où il prend part au sommet de l’Union Africaine. Un voyage qui pourrait être à tout moment écourté suite aux attentats de N’Djamena.

http://www.afrik.com/images-exclusives-tchad-serie-d-attentats-a-n-djamena-une-dizaine-de-morts

Images exclusives-Tchad : série d’attentats à N’Djamena, une dizaine de morts







L’attaque au commissariat de N’Djamena (crédit photo Afrik.com)

Une attaque kamikaze a lieu au commissariat central de la capitale tchadienne N’Djamena, ce lundi matin, selon le ministère de l’Intérieur. Une dizaine de personnes auraient péri, selon des sources locales. Dans le même temps, l’école de police de N’Djemena a été attaquée aussi, faisant plusieurs morts. Attention, les images peuvent choquer !

N’Djamena secoué par une série d’attentats. Au moins une dizaine de personnes auraient été tuées, ce lundi matin, dans un attentat kamikaze au commissariat de police de N’Djamena, la capitale tchadienne, selon le ministère de l’Intérieur. L’attaque aurait été menée par des individus armés, selon ce responsable de la société civile tchadienne qui s’est confié à Afrik.com. La zone a été quadrillée par les forces de l’ordre, selon plusieurs témoins sur place.

Dans le même temps, une autre attaque a eu lieu à l’école de police de N’Djamena, faisant là aussi un véritable carnage. Pour le moment, on ignore le bilan définitif. L’attaque aurait aussi été menée par un groupe d’individus armés, qui ont effectué des tirs dans de l’école de police, selon cette source locale qui s’est confié à Afrik.com. Des attentats que Paris a condamnés.

En attestent les images, les attaques ont été d’une violence inouïe. Des restes humains : bras, jambe, tête, abdomen, tout y passe. On voit des "débris" humains qui gisent au sol, le sang qui a coulé à flot, devant des populations et des forces de sécurité sans nul doute surprises par l’un des assauts les plus sanglants menés en terre tchadienne depuis que le Président Idriss Deby a engagé ses troupes contre le groupe terroriste nigérian.






















Boko Haram serait-il derrière ces attaques ? Plusieurs témoins affirment qu’il s’agirait du groupe terroriste nigérian qui serait derrière ces attaques successives. Pour le moment, les autorités n’ont pas confirmé si c’est bien la nébuleuse qui est derrière ces sanglants attentats. Les troupes tchadiennes sont en première ligne de la lutte contre le groupe terroriste qui a fait, depuis 2009, plusieurs milliers de morts.

Idriss Deby se trouve présentement en Afrique du Sud, où il prend part au sommet de l’Union Africaine. Un voyage qui pourrait être à tout moment écourté suite aux attentats de N’Djamena.

http://www.afrik.com/images-exclusives-tchad-serie-d-attentats-a-n-djamena-une-dizaine-de-morts

Posté lundi 15 juin 2015 à 18:31 |  par bbela

jeudi 4 juin 2015

Nafissa Sadjo est âgée de 18 ans. Originaire de la région de l’Extrême-nord du Cameroun, elle a été mariée lorsqu’elle avait 14 ans, à Salihou, un nigérian de 30 ans, habitant du village Ngoza au Nigéria.



C’est dans ce village, où elle a vécu pendant presque 4 ans avec son époux, que les hommes d’Abubakar Shekau ont attaqué au petit matin de la fête de la Tabaski de 2014. Par miracle, elle a eu la vie sauve, et a réussi à prendre la fuite quelques semaines plus tard pour se réfugier auprès de sa famille, au quartier Domayo de Maroua-Cameroun, où elle vit, depuis bientôt 10 mois.

C’est le jeudi 28 mai,-grâce au concours de l’Ong que dirige Mariviza, et qui vient en aide aux personnes déplacées et victimes des atrocités de la secte Boko Haram-, que KOACI, l’a rencontrée. Elle a raconté comment Aboubakar Shekau et ses hommes ont, attaqué son village, massacré les habitants, décapité «méthodiquement», certains d’entre eux, arraché leurs organes vitaux, les ont fait cuire, avant de les manger.

« Tout a commencé au petit matin de la fête de la Tabaski, de 2014. Les combattants de Boko Haram sont entrés dans notre village en tirant en l’air. Ils ont annoncé sur la place du marché leur intention de tuer tous les hommes, d’épargner les femmes pour en faire leurs épouses. Tout le monde se cachait. Les premiers hommes ont été tués à l’arme à feu, ou égorgés, au couteau, à la machette, ou à la hache. Mon mari et son voisin sont allés se réfugier dans le plafond de notre maison. D’autres hommes ont pu fuir », raconte en haoussa-langue locale- Nassifa Sadjo.

Les éléments de Boko Haram se sont installés dans le village de Ngoza, « pendant plusieurs jours, des corps sans têtes sont restés abandonnés. Les têtes pendaient sur les murs de la chefferie que les éléments de Boko Haram, avaient décidé d’occuper. Les corps, laissés sur les routes dégageaient une odeur pestilentielle, et les femmes étaient obligées de les enfouir, pour leur donner une sépulture. Mon mari et son voisin, toujours informés par moi, de la présence des éléments de Boko Haram,-qui cassaient et pillaient les boutiques abandonnées par les fuyards, pour en donner le contenu aux femmes qu’ils entretenaient, dans l’optique du mariage-, sont restés cachés près d’une semaine sous le plafond-. Pris d’un besoin naturel, notre voisin est descendu du plafond pour aller aux toilettes et c’est là-bas qu’on l’a entendu tousser. Il a été capturé. Ils l’ont égorgé, décapité, arraché le cœur, -sous mes yeux comme pour me punir de l’avoir protégé», ajoute la jeune dame.

18 femmes ont ensuite été choisies dans le village pour faire la cuisine à leurs bourreaux, poursuit notre interlocutrice. Elles ont porté dans des sacs, les têtes et les cœurs, «sous leurs ordres, nous avons fait braiser les cœurs au charbon, puis, nettoyé les têtes-pour les débarrasser de leurs cheveux-, nous avons découpé en morceaux, les têtes tranchées des hommes. Les avons fait cuire dans le bouillon. Les cœurs ont été braisés au charbon. Ils nous ont interdit d’en manger. Ils nous ont servi de la viande de brousse. Certains éléments chargés de notre surveillance, se sont servis sous nos yeux, les autres ont emporté le repas, pour leurs grands chefs,-dont Abubakar Shekau-, dans des marmites ».

Nafissa raconte pour finir qu’elle s’est enfuie par miracle, vers 1 heure du matin au cours d’une nuit lorsqu’elle avait constaté que la garde était distraite. Plus tard, elle apprendra que son mari, avait été tué. Mais, elle n’en a toujours pas la preuve, seul indice, son téléphone ne passe plus.

Plus de 13 000 personnes ont perdu la vie dans les atrocités de Boko Haram.

Armand Ougock, Yaoundé 

http://koaci.com/cameroun-temoignage-abubakar-shekau-elements-mange-tetes-c%C5%93urs-hommes-village-101869.html

Témoignage: «Abubakar Shekau et ses éléments ont mangé les têtes et les cœurs des hommes de mon village»

Nafissa Sadjo est âgée de 18 ans. Originaire de la région de l’Extrême-nord du Cameroun, elle a été mariée lorsqu’elle avait 14 ans, à Salihou, un nigérian de 30 ans, habitant du village Ngoza au Nigéria.



C’est dans ce village, où elle a vécu pendant presque 4 ans avec son époux, que les hommes d’Abubakar Shekau ont attaqué au petit matin de la fête de la Tabaski de 2014. Par miracle, elle a eu la vie sauve, et a réussi à prendre la fuite quelques semaines plus tard pour se réfugier auprès de sa famille, au quartier Domayo de Maroua-Cameroun, où elle vit, depuis bientôt 10 mois.

C’est le jeudi 28 mai,-grâce au concours de l’Ong que dirige Mariviza, et qui vient en aide aux personnes déplacées et victimes des atrocités de la secte Boko Haram-, que KOACI, l’a rencontrée. Elle a raconté comment Aboubakar Shekau et ses hommes ont, attaqué son village, massacré les habitants, décapité «méthodiquement», certains d’entre eux, arraché leurs organes vitaux, les ont fait cuire, avant de les manger.

« Tout a commencé au petit matin de la fête de la Tabaski, de 2014. Les combattants de Boko Haram sont entrés dans notre village en tirant en l’air. Ils ont annoncé sur la place du marché leur intention de tuer tous les hommes, d’épargner les femmes pour en faire leurs épouses. Tout le monde se cachait. Les premiers hommes ont été tués à l’arme à feu, ou égorgés, au couteau, à la machette, ou à la hache. Mon mari et son voisin sont allés se réfugier dans le plafond de notre maison. D’autres hommes ont pu fuir », raconte en haoussa-langue locale- Nassifa Sadjo.

Les éléments de Boko Haram se sont installés dans le village de Ngoza, « pendant plusieurs jours, des corps sans têtes sont restés abandonnés. Les têtes pendaient sur les murs de la chefferie que les éléments de Boko Haram, avaient décidé d’occuper. Les corps, laissés sur les routes dégageaient une odeur pestilentielle, et les femmes étaient obligées de les enfouir, pour leur donner une sépulture. Mon mari et son voisin, toujours informés par moi, de la présence des éléments de Boko Haram,-qui cassaient et pillaient les boutiques abandonnées par les fuyards, pour en donner le contenu aux femmes qu’ils entretenaient, dans l’optique du mariage-, sont restés cachés près d’une semaine sous le plafond-. Pris d’un besoin naturel, notre voisin est descendu du plafond pour aller aux toilettes et c’est là-bas qu’on l’a entendu tousser. Il a été capturé. Ils l’ont égorgé, décapité, arraché le cœur, -sous mes yeux comme pour me punir de l’avoir protégé», ajoute la jeune dame.

18 femmes ont ensuite été choisies dans le village pour faire la cuisine à leurs bourreaux, poursuit notre interlocutrice. Elles ont porté dans des sacs, les têtes et les cœurs, «sous leurs ordres, nous avons fait braiser les cœurs au charbon, puis, nettoyé les têtes-pour les débarrasser de leurs cheveux-, nous avons découpé en morceaux, les têtes tranchées des hommes. Les avons fait cuire dans le bouillon. Les cœurs ont été braisés au charbon. Ils nous ont interdit d’en manger. Ils nous ont servi de la viande de brousse. Certains éléments chargés de notre surveillance, se sont servis sous nos yeux, les autres ont emporté le repas, pour leurs grands chefs,-dont Abubakar Shekau-, dans des marmites ».

Nafissa raconte pour finir qu’elle s’est enfuie par miracle, vers 1 heure du matin au cours d’une nuit lorsqu’elle avait constaté que la garde était distraite. Plus tard, elle apprendra que son mari, avait été tué. Mais, elle n’en a toujours pas la preuve, seul indice, son téléphone ne passe plus.

Plus de 13 000 personnes ont perdu la vie dans les atrocités de Boko Haram.

Armand Ougock, Yaoundé 

http://koaci.com/cameroun-temoignage-abubakar-shekau-elements-mange-tetes-c%C5%93urs-hommes-village-101869.html

Posté jeudi 4 juin 2015 à 05:48 |  par bbela

mardi 19 mai 2015

Un soldat nigérian inspecte une prison de Bama, ancien camp de Boko Haram, le 25 mars 2015. © Nichole Sobecki/AFP

 

 

L’armée nigériane a annoncé dimanche avoir remporté de nouvelles victoires contre Boko Haram. Dix camps du groupe terroriste auraient été pris dans la dans la forêt de Sambisa au lendemain d'un attentat-suicide dans une gare routière du nord-est qui a fait sept morts.

 

L’armée nigériane a lancé le 17 mai une offensive contre les positions de la nébuleuse islamiste Boko Haram dans la forêt de Sambisa, dans l'Etat reculé de Borno.  Au cours de cette offensive militaire, un nombre indéterminé de rebelles ont été tués tandis qu'un soldat a péri dans l'explosion d'une mine et deux autres ont été blessés, a déclaré le porte-parole de l'armée Chris Olukolade.

 

"L'opération pour nettoyer Sambisa et les autres forêts des terroristes est toujours en cours", a-t-il poursuivi, indiquant par ailleurs que l'aviation nigériane maintenait "une surveillance active pour suivre les mouvements des terroristes" afin d'adapter sa réponse.

 

Avantage pour l’armée

L'armée nigériane a semblé avoir l'avantage à partir de février face au groupe islamiste, en perte de vitesse depuis le déclenchement au début de l'année d'une opération militaire impliquant le Cameroun, le Tchad et le Niger voisins. Le président nigérian sortant Goodluck Jonathan souhaite annoncer que les islamistes ont été vaincus dans le nord-est avant qu'il ne quitte ses fonctions à la fin du mois.

 

Mais les experts mettent garde contre toute proclamation prématurée de victoire, avertissant que les racines du conflit, particulièrement l'exclusion économique et sociale dont souffre la population de la région, restent encore à être traitées. Par ailleurs, les islamistes effectuent encore quelques coups d’éclats, qui font plusieurs morts.

 

Frappes épisodiques de Boko Haram

Samedi, sept personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans un attentat-suicide dans une gare routière de Damataru, capitale de l'Etat de Yobe, régulièrement frappée depuis le début de l'insurrection déclenchée par Boko Haram il y a six ans.

 

Cette attaque illustre la capacité qu'ont les rebelles de frapper des cibles non-protégées et le danger persistant qu'ils représentent pour les civils, et ce malgré les récents gains territoriaux revendiqués par les militaires.

Un haut responsable de l'État de Borno a annoncé le 15 mai que Boko Haram avait repris la ville stratégique de Marte, près du lac Tchad. Et au moins 55 personnes ont péri la semaine dernière dans deux raids sur des villages près de Maiduguri.

 

Le porte-parole de l'armée a affirmé qu'il n'y avait plus aucune présence militaire à Marte "depuis quelque temps" en raison de la progression de l'armée dans la forêt de Sambisa. "Maintenant que la présence (de Boko Haram) a été signalée, ce problème sera très rapidement réglé", a-t-il déclaré.

 (Avec AFP)
 


Lire l'article sur Jeuneafrique.com

 




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Nigeria : l'armée assure que Boko Haram recule dans la forêt de Sambisa

Un soldat nigérian inspecte une prison de Bama, ancien camp de Boko Haram, le 25 mars 2015. © Nichole Sobecki/AFP

 

 

L’armée nigériane a annoncé dimanche avoir remporté de nouvelles victoires contre Boko Haram. Dix camps du groupe terroriste auraient été pris dans la dans la forêt de Sambisa au lendemain d'un attentat-suicide dans une gare routière du nord-est qui a fait sept morts.

 

L’armée nigériane a lancé le 17 mai une offensive contre les positions de la nébuleuse islamiste Boko Haram dans la forêt de Sambisa, dans l'Etat reculé de Borno.  Au cours de cette offensive militaire, un nombre indéterminé de rebelles ont été tués tandis qu'un soldat a péri dans l'explosion d'une mine et deux autres ont été blessés, a déclaré le porte-parole de l'armée Chris Olukolade.

 

"L'opération pour nettoyer Sambisa et les autres forêts des terroristes est toujours en cours", a-t-il poursuivi, indiquant par ailleurs que l'aviation nigériane maintenait "une surveillance active pour suivre les mouvements des terroristes" afin d'adapter sa réponse.

 

Avantage pour l’armée

L'armée nigériane a semblé avoir l'avantage à partir de février face au groupe islamiste, en perte de vitesse depuis le déclenchement au début de l'année d'une opération militaire impliquant le Cameroun, le Tchad et le Niger voisins. Le président nigérian sortant Goodluck Jonathan souhaite annoncer que les islamistes ont été vaincus dans le nord-est avant qu'il ne quitte ses fonctions à la fin du mois.

 

Mais les experts mettent garde contre toute proclamation prématurée de victoire, avertissant que les racines du conflit, particulièrement l'exclusion économique et sociale dont souffre la population de la région, restent encore à être traitées. Par ailleurs, les islamistes effectuent encore quelques coups d’éclats, qui font plusieurs morts.

 

Frappes épisodiques de Boko Haram

Samedi, sept personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans un attentat-suicide dans une gare routière de Damataru, capitale de l'Etat de Yobe, régulièrement frappée depuis le début de l'insurrection déclenchée par Boko Haram il y a six ans.

 

Cette attaque illustre la capacité qu'ont les rebelles de frapper des cibles non-protégées et le danger persistant qu'ils représentent pour les civils, et ce malgré les récents gains territoriaux revendiqués par les militaires.

Un haut responsable de l'État de Borno a annoncé le 15 mai que Boko Haram avait repris la ville stratégique de Marte, près du lac Tchad. Et au moins 55 personnes ont péri la semaine dernière dans deux raids sur des villages près de Maiduguri.

 

Le porte-parole de l'armée a affirmé qu'il n'y avait plus aucune présence militaire à Marte "depuis quelque temps" en raison de la progression de l'armée dans la forêt de Sambisa. "Maintenant que la présence (de Boko Haram) a été signalée, ce problème sera très rapidement réglé", a-t-il déclaré.

 (Avec AFP)
 


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Posté mardi 19 mai 2015 à 15:58 |  par bbela

Le bilan de l’occupation des états de Maiduguri, au nord-est du pays révèle un acharnement contre les paroisses catholiques.

 

 

Le diocèse catholique du Maiduguri fait état de 5000 morts, 100 000 déplacés et 350 églises ruinées. Ce diocèse a vu 22 de ses 40 paroisses occupées par les membres de Boko Haram. Leurs exactions ont fait 7000 veuves et 10 000 orphelins. Quant aux églises, elles sont tout particulièrement visées : « Un bon nombre d’entre elles ont été détruites plusieurs fois » constate le rapport. La plupart des écoles, elles aussi cibles privilégiées, sont désertées : 32 des 40 écoles élémentaires du diocèse ont été évacuées. Quant aux couvents, 4 sur 5 sont fermés.

 

Une population traumatisée

Le père Gideon Obasogie, directeur de la communication, explique : « Les gens ont très peur, et ceux qui peuvent rentrer chez eux n’y trouvent plus rien ». Il assure pourtant : « Le Seigneur a toujours été de notre côté, il nous suit contre vents et marées ». Une attaque islamique récente dans une école de commerce à Potiskum dans l’état Yobe rappelle que les écoles du diocèse de Maiduguri sont particulièrement vulnérables.

 

Le Rosaire contre Boko Haram

L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) fournit une aide d’urgence pour les gens de Maiduguri qui cherchent un sanctuaire en dehors du diocèse. Elle apporte de la nourriture des abris et des médicaments aux personnes déplacées. Mais le salut viendra du Rosaire, selon l’évêque du diocèse, Oliver Dashe Doeme. Avec l’intercession de Marie, il croit que son diocèse sera restauré et même qu’il grandira à nouveau : « Avec le Rosaire, c’en est fini de Boko Haram » assure-t-il à catholicnewsagency.com. « La prière et en particulier la prière du Rosaire est ce qui nous délivrera des griffes du démon, le démon du terrorisme. Et bien sûr, ça marche. »

 

« Notre foi est intacte »

L’évêque ne croit pas un instant que les persécutions diminueront la foi des fidèles : « Ces terroristes... Ils croient qu’en brûlant nos églises, nos bâtiments, ils détruiront le christianisme... Jamais ! »

 

 

 

http://www.aleteia.org/fr/international/article/boko-haram-a-tue-5000-catholiques-au-nigeria-5818486588702720




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Boko Haram a tué 5000 catholiques au Nigéria

Le bilan de l’occupation des états de Maiduguri, au nord-est du pays révèle un acharnement contre les paroisses catholiques.

 

 

Le diocèse catholique du Maiduguri fait état de 5000 morts, 100 000 déplacés et 350 églises ruinées. Ce diocèse a vu 22 de ses 40 paroisses occupées par les membres de Boko Haram. Leurs exactions ont fait 7000 veuves et 10 000 orphelins. Quant aux églises, elles sont tout particulièrement visées : « Un bon nombre d’entre elles ont été détruites plusieurs fois » constate le rapport. La plupart des écoles, elles aussi cibles privilégiées, sont désertées : 32 des 40 écoles élémentaires du diocèse ont été évacuées. Quant aux couvents, 4 sur 5 sont fermés.

 

Une population traumatisée

Le père Gideon Obasogie, directeur de la communication, explique : « Les gens ont très peur, et ceux qui peuvent rentrer chez eux n’y trouvent plus rien ». Il assure pourtant : « Le Seigneur a toujours été de notre côté, il nous suit contre vents et marées ». Une attaque islamique récente dans une école de commerce à Potiskum dans l’état Yobe rappelle que les écoles du diocèse de Maiduguri sont particulièrement vulnérables.

 

Le Rosaire contre Boko Haram

L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) fournit une aide d’urgence pour les gens de Maiduguri qui cherchent un sanctuaire en dehors du diocèse. Elle apporte de la nourriture des abris et des médicaments aux personnes déplacées. Mais le salut viendra du Rosaire, selon l’évêque du diocèse, Oliver Dashe Doeme. Avec l’intercession de Marie, il croit que son diocèse sera restauré et même qu’il grandira à nouveau : « Avec le Rosaire, c’en est fini de Boko Haram » assure-t-il à catholicnewsagency.com. « La prière et en particulier la prière du Rosaire est ce qui nous délivrera des griffes du démon, le démon du terrorisme. Et bien sûr, ça marche. »

 

« Notre foi est intacte »

L’évêque ne croit pas un instant que les persécutions diminueront la foi des fidèles : « Ces terroristes... Ils croient qu’en brûlant nos églises, nos bâtiments, ils détruiront le christianisme... Jamais ! »

 

 

 

http://www.aleteia.org/fr/international/article/boko-haram-a-tue-5000-catholiques-au-nigeria-5818486588702720




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Posté à 15:54 |  par bbela

samedi 16 mai 2015





Après le limogeage du commandant de la Base aérienne 101, l’on s’achemine vers un véritable coup de balaie profond de tous les responsables militaires soupçonnés d’avoir détourné les dons destinés aux militaires et aux populations victimes d’exactions de Boko Haram.

L’opération de mobilisation de l’effort de guerre contre la secte islamiste Boko Haram est ponctuée par des affaires de détournement de dons en nature sensés être acheminés à l’Extrême Nord pour les soldats au front. En effet, pendant que certains hommes en treillis, par leur courage, leur abnégation et leur détermination, contribuent activement à repousser les assauts de la secte terroriste, d’autres s’approprient les nombreux dons mobilisés par les populations et les opérateurs économiques. Lundi 11 mai dernier, c’est le commandant de la Base aérienne 101 qui est passé à la trappe.

Soupçonné d’indélicatesse, le colonel Martin Claude Owona a été remplacé au pied levé par le colonel Alfred Mvondo Menyengue, jusque-là chef de division du suivi des opérations de maintenance des matériels majeurs des forces de défense, au ministère de la Défense. Selon des indiscrétions, le colonel Martin Claude Owona est impliqué dans un réseau de détournement de dons mobilisés courant février, mars et avril à la base aérienne 101, puis revendus dans des supers-marchés et grandes surfaces ou pour être consommés à domicile. Dons constitués de produits et denrées alimentaires telles que le sucre, le riz, les pâtes alimentaires, la farine, l’huile végétale raffinée, la mayonnaise, la banane, les sardines, le sel de cuisine, les biscuits, le maïs, le haricot, la confiture, les petits pois, le pâté, le chocolat, l’eau minérale, le lait, la viande de bœuf, la tomate, le savon, les médicaments, etc.

Branle-bas.

La tournure des choses indique clairement que d’autres larrons en foire tapis à la base aérienne 101 (tous grades







confondus),connus et identifiés, mouillés dans ce scandale pourront également subir la même colère présidentielle dans les prochains jours. À l’ancien aéroport de Yaoundé, à Mvan, on rapporte déjà les trémolos des militaires en charge des magasins, qui semblent désormais avoir perdu tout sommeil. La création du Comité interministériel ad hoc de gestion des dons financiers, des denrées alimentaires et des matériels destinés aux militaires et aux populations victimes des exactions de Boko Haram, est donc significative de sens.

En fait, le président de la République en signant le 21 avril dernier, un arrêté portant création de ce comité placé sous l’autorité du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, tenait à une gestion saine, transparente et rationnelle des collectes dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Dans cet arrêté, le chef suprême des armées donne des indications précises quant à l’organisation et le fonctionnement de ce Comité placé sous la présidence du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.

Dans les détails, ce Comité est chargé de superviser la collecte et la centralisation des dons reçus des populations, des États étrangers et des organisations humanitaires nationales et internationales; d`identifier, en liaison avec les autorités administratives locales et la hiérarchie militaire, les besoins en vivres et autres matériels, le cas échéant; de superviser les opérations de distribution des dons aux populations et aux personnels des forces de défense; de servir de cadre de concertation entre la gouvernement et les donateurs nationaux et internationaux; d`effectuer toute autre mission à lui confiée par le gouvernement. Le 30 avril dernier, René Emmanuel Sadi a indiqué qu’à cette date-là, plus d’un milliard était déjà dans le compte spécial intitulé «contribution du peuple, lutte contre Boko Haram».

Mamouda Labaran

http://www.camerounlink.com/news/?SessionID=T3NP3QNM3EUOX7KDJWR6IIYKYC2WCP&cl1=1&cl2=&bnid=2&nid=84062&cat=0&kat=1&grpe=0&villes=0&prv=0&ncy=0&dsp=0&ctry=0

#boko haram, gestion de l’effort de guerre : panique dans le réseau de détournement





Après le limogeage du commandant de la Base aérienne 101, l’on s’achemine vers un véritable coup de balaie profond de tous les responsables militaires soupçonnés d’avoir détourné les dons destinés aux militaires et aux populations victimes d’exactions de Boko Haram.

L’opération de mobilisation de l’effort de guerre contre la secte islamiste Boko Haram est ponctuée par des affaires de détournement de dons en nature sensés être acheminés à l’Extrême Nord pour les soldats au front. En effet, pendant que certains hommes en treillis, par leur courage, leur abnégation et leur détermination, contribuent activement à repousser les assauts de la secte terroriste, d’autres s’approprient les nombreux dons mobilisés par les populations et les opérateurs économiques. Lundi 11 mai dernier, c’est le commandant de la Base aérienne 101 qui est passé à la trappe.

Soupçonné d’indélicatesse, le colonel Martin Claude Owona a été remplacé au pied levé par le colonel Alfred Mvondo Menyengue, jusque-là chef de division du suivi des opérations de maintenance des matériels majeurs des forces de défense, au ministère de la Défense. Selon des indiscrétions, le colonel Martin Claude Owona est impliqué dans un réseau de détournement de dons mobilisés courant février, mars et avril à la base aérienne 101, puis revendus dans des supers-marchés et grandes surfaces ou pour être consommés à domicile. Dons constitués de produits et denrées alimentaires telles que le sucre, le riz, les pâtes alimentaires, la farine, l’huile végétale raffinée, la mayonnaise, la banane, les sardines, le sel de cuisine, les biscuits, le maïs, le haricot, la confiture, les petits pois, le pâté, le chocolat, l’eau minérale, le lait, la viande de bœuf, la tomate, le savon, les médicaments, etc.

Branle-bas.

La tournure des choses indique clairement que d’autres larrons en foire tapis à la base aérienne 101 (tous grades







confondus),connus et identifiés, mouillés dans ce scandale pourront également subir la même colère présidentielle dans les prochains jours. À l’ancien aéroport de Yaoundé, à Mvan, on rapporte déjà les trémolos des militaires en charge des magasins, qui semblent désormais avoir perdu tout sommeil. La création du Comité interministériel ad hoc de gestion des dons financiers, des denrées alimentaires et des matériels destinés aux militaires et aux populations victimes des exactions de Boko Haram, est donc significative de sens.

En fait, le président de la République en signant le 21 avril dernier, un arrêté portant création de ce comité placé sous l’autorité du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, tenait à une gestion saine, transparente et rationnelle des collectes dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Dans cet arrêté, le chef suprême des armées donne des indications précises quant à l’organisation et le fonctionnement de ce Comité placé sous la présidence du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation.

Dans les détails, ce Comité est chargé de superviser la collecte et la centralisation des dons reçus des populations, des États étrangers et des organisations humanitaires nationales et internationales; d`identifier, en liaison avec les autorités administratives locales et la hiérarchie militaire, les besoins en vivres et autres matériels, le cas échéant; de superviser les opérations de distribution des dons aux populations et aux personnels des forces de défense; de servir de cadre de concertation entre la gouvernement et les donateurs nationaux et internationaux; d`effectuer toute autre mission à lui confiée par le gouvernement. Le 30 avril dernier, René Emmanuel Sadi a indiqué qu’à cette date-là, plus d’un milliard était déjà dans le compte spécial intitulé «contribution du peuple, lutte contre Boko Haram».

Mamouda Labaran

http://www.camerounlink.com/news/?SessionID=T3NP3QNM3EUOX7KDJWR6IIYKYC2WCP&cl1=1&cl2=&bnid=2&nid=84062&cat=0&kat=1&grpe=0&villes=0&prv=0&ncy=0&dsp=0&ctry=0

Posté samedi 16 mai 2015 à 16:08 |  par bbela

jeudi 7 mai 2015

Une femme et ses enfants sauvés par l'armée nigériane dans la forêt de Sambisa, le 3 mai 3015. Photo REUTERS/Afolabi Sotunde

Près de 700 femmes et enfants ont été sauvés la semaine dernière des insurgés qui les retenaient dans la forêt de Sambisa, l'un des fiefs de la secte islamique.

C'est l'un des plus «gros succès» de l'armée nigériane dans sa lutte qui l'oppose au groupe terroriste Boko Haram. Près de 700 femmes et enfants ont été sauvés la semaine dernière dans la région de la forêt de Sambisa, l'un des fiefs de la secte islamique. Dimanche 3 mai, les autorités du Nigeria ont annoncé avoir transféré 275 femmes et enfants dans un camp de déplacés situé à Yola, la capitale de l'Etat d'Adamawa.

Traumatisés et souffrant de sous-nutrition pour certains, les ex-otages reçoivent actuellement des soins post-traumatiques. Et peu à peu, les langues des anciens captifs de Boko Haram se délient, raconte Reuters dans un reportage sur place. De nombreuses femmes ont confié avoir subi des sévices sexuels, des mariages forcés et des pressions psychologiques de la part de leurs ravisseurs. 

Selon un rapport non-officiel de l'organisation des Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), 214 des femmes secourues par l'armée nigériane seraient enceintes. Il n'est pas précisé combien d'entre elles l'étaient déjà avant leur captivité, mais certaines femmes ont confié avoir échappé temporairement à un mariage forcé avec des combattants de Boko Haram car elles attendaient déjà un enfant.

Des milliers de grossesses non désirées

C'est le cas de Lami Musa, 19 ans. Elle était enceinte de quatre mois quand, il y a cinq mois, les hommes de Boko Haram ont envahi son village près de Chibok. Elle explique avoir échappé au mariage forcé, mais ses ravisseurs lui avaient dit qu'elle n'y échapperait pas une fois qu'elle aurait accouché. «Par chance, j'ai été sauvée le lendemain de l'accouchement», raconte-t-elle.
C'est à Chibok que le groupe islamiste a enlevé plus de 200 lycéennes en avril 2014, un rapt qui a bouleversé le Nigeria et ému bien au-delà de ses frontières. Cet enlèvement est devenu le symbole des rapts auxquels se sont livrés les insurgés qui, selon Amnesty International, ont enlevé environ 2.000 femmes depuis début 2014. De nombreuses filles et femmes deviennent les esclaves sexuelles d'unités de combattants de Boko Haram. 

Le directeur exécutif de l'UNFPA à Lagos, le professeur Babatunde Osotimehin, a confié que l'année dernière près de 16.000 cas de grossesses non désirées et conséquences des troubles dans le nord-est du pays avaient été recensées par l'organisation des Nations unies.

Journaliste à Slate Afrique. 

http://www.slateafrique.com/577099/plus-de-200-femmes-ex-otages-de-boko-haram-sont-enceintes

Plus de 200 femmes ex-otages de Boko Haram sont enceintes

Une femme et ses enfants sauvés par l'armée nigériane dans la forêt de Sambisa, le 3 mai 3015. Photo REUTERS/Afolabi Sotunde

Près de 700 femmes et enfants ont été sauvés la semaine dernière des insurgés qui les retenaient dans la forêt de Sambisa, l'un des fiefs de la secte islamique.

C'est l'un des plus «gros succès» de l'armée nigériane dans sa lutte qui l'oppose au groupe terroriste Boko Haram. Près de 700 femmes et enfants ont été sauvés la semaine dernière dans la région de la forêt de Sambisa, l'un des fiefs de la secte islamique. Dimanche 3 mai, les autorités du Nigeria ont annoncé avoir transféré 275 femmes et enfants dans un camp de déplacés situé à Yola, la capitale de l'Etat d'Adamawa.

Traumatisés et souffrant de sous-nutrition pour certains, les ex-otages reçoivent actuellement des soins post-traumatiques. Et peu à peu, les langues des anciens captifs de Boko Haram se délient, raconte Reuters dans un reportage sur place. De nombreuses femmes ont confié avoir subi des sévices sexuels, des mariages forcés et des pressions psychologiques de la part de leurs ravisseurs. 

Selon un rapport non-officiel de l'organisation des Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), 214 des femmes secourues par l'armée nigériane seraient enceintes. Il n'est pas précisé combien d'entre elles l'étaient déjà avant leur captivité, mais certaines femmes ont confié avoir échappé temporairement à un mariage forcé avec des combattants de Boko Haram car elles attendaient déjà un enfant.

Des milliers de grossesses non désirées

C'est le cas de Lami Musa, 19 ans. Elle était enceinte de quatre mois quand, il y a cinq mois, les hommes de Boko Haram ont envahi son village près de Chibok. Elle explique avoir échappé au mariage forcé, mais ses ravisseurs lui avaient dit qu'elle n'y échapperait pas une fois qu'elle aurait accouché. «Par chance, j'ai été sauvée le lendemain de l'accouchement», raconte-t-elle.
C'est à Chibok que le groupe islamiste a enlevé plus de 200 lycéennes en avril 2014, un rapt qui a bouleversé le Nigeria et ému bien au-delà de ses frontières. Cet enlèvement est devenu le symbole des rapts auxquels se sont livrés les insurgés qui, selon Amnesty International, ont enlevé environ 2.000 femmes depuis début 2014. De nombreuses filles et femmes deviennent les esclaves sexuelles d'unités de combattants de Boko Haram. 

Le directeur exécutif de l'UNFPA à Lagos, le professeur Babatunde Osotimehin, a confié que l'année dernière près de 16.000 cas de grossesses non désirées et conséquences des troubles dans le nord-est du pays avaient été recensées par l'organisation des Nations unies.

Journaliste à Slate Afrique. 

http://www.slateafrique.com/577099/plus-de-200-femmes-ex-otages-de-boko-haram-sont-enceintes

Posté jeudi 7 mai 2015 à 12:35 |  par bbela

samedi 4 avril 2015



Credit photo: 237online

Les forces tchadiennes déployées depuis mi-janvier au Cameroun mèneront leur mission de renfort à l' armée nationale de ce pays voisin pour la lutte contre le groupe terroriste nigérian Boko Haram jusqu'en 2017, a appris Xinhua vendredi des sources militaires camerounaises.


D'un effectif de 2.500 hommes, ces troupes ont aidé à la mise en place d'une coalition régionale comprenant en plus du Cameroun, le Niger, autre pays voisin du Nigeria touché par les activités de Boko Haram.
Une opération militaire ayant permis de réduire, avec la reprise du contrôle d'un nombre important de localités occupées au Nigeria, l'expansion et l'influence de la secte islamiste.

Yaoundé et Abuja se refusant mutuellement le droit de poursuite dans leurs territoires respectifs, les opérations de traque de l' armée tchadienne contre le groupe terroriste dans ses fiefs du Nord-est du Nigeria ont permis une diminution significative de ses attaques au Cameroun, dont l'armée réussissait tout de même déjà à contenir.

 Depuis les derniers jours, ces forces partagent les positions occupées par l'armée camerounaise, dont principalement le Bataillon d'intervention rapide (BIR, une force spéciale) le long de la frontière nigériane dans l'Extrême-Nord du pays, d'après les sources militaires camerounaises.

Ce dispositif opérationnel conjoint élargi au Niger représente une sorte d'embryon de la force régionale de 10.000 hommes en voie d'opérationnalisation par l'Union africaine (UA) sous mandat des Nations Unies, un dossier qui sera au menu d'un sommet des chefs d' Etat d'Afrique centrale et de l'Ouest le 8 avril à Malabo en Guinée équatoriale.




http://www.237online.com/article-52642-boko-haram-l-armee-tchadiennes-restera-au-cameroun-jusqu-en-2017.html

Boko Haram: l'armée tchadienne restera au #Cameroun jusqu'en 2017



Credit photo: 237online

Les forces tchadiennes déployées depuis mi-janvier au Cameroun mèneront leur mission de renfort à l' armée nationale de ce pays voisin pour la lutte contre le groupe terroriste nigérian Boko Haram jusqu'en 2017, a appris Xinhua vendredi des sources militaires camerounaises.


D'un effectif de 2.500 hommes, ces troupes ont aidé à la mise en place d'une coalition régionale comprenant en plus du Cameroun, le Niger, autre pays voisin du Nigeria touché par les activités de Boko Haram.
Une opération militaire ayant permis de réduire, avec la reprise du contrôle d'un nombre important de localités occupées au Nigeria, l'expansion et l'influence de la secte islamiste.

Yaoundé et Abuja se refusant mutuellement le droit de poursuite dans leurs territoires respectifs, les opérations de traque de l' armée tchadienne contre le groupe terroriste dans ses fiefs du Nord-est du Nigeria ont permis une diminution significative de ses attaques au Cameroun, dont l'armée réussissait tout de même déjà à contenir.

 Depuis les derniers jours, ces forces partagent les positions occupées par l'armée camerounaise, dont principalement le Bataillon d'intervention rapide (BIR, une force spéciale) le long de la frontière nigériane dans l'Extrême-Nord du pays, d'après les sources militaires camerounaises.

Ce dispositif opérationnel conjoint élargi au Niger représente une sorte d'embryon de la force régionale de 10.000 hommes en voie d'opérationnalisation par l'Union africaine (UA) sous mandat des Nations Unies, un dossier qui sera au menu d'un sommet des chefs d' Etat d'Afrique centrale et de l'Ouest le 8 avril à Malabo en Guinée équatoriale.




http://www.237online.com/article-52642-boko-haram-l-armee-tchadiennes-restera-au-cameroun-jusqu-en-2017.html

Posté samedi 4 avril 2015 à 14:21 |  par bbela

samedi 28 mars 2015

L'armée nigériane prétend avoir détruit le quartier général du groupe islamiste Boko Haram dans la ville de Gwoza, dans le nord-est du pays, et chassé les insurgés de trois États de la région où ils étaient solidement ancrés.




Jerome Delay / The Associated Press.

ABUJA, Nigeria – L'armée nigériane prétend avoir détruit le quartier général du groupe islamiste Boko Haram dans la ville de Gwoza, dans le nord-est du pays, et chassé les insurgés de trois États de la région où ils étaient solidement ancrés.

Il n'était pas possible de valider les informations transmises vendredi, la veille de la tenue du scrutin présidentiel au Nigeria.
Les dirigeants nigérians affirment depuis le début que l'offensive multinationale lancée contre Boko Haram vise à éradiquer le groupe. Des analystes et des diplomates prétendent que cela est beaucoup trop ambitieux, et que les djihadistes seront toujours en mesure de sévir même s'ils sont délogés.

L'armée nigériane a lancé un «assaut final» qui a chassé les insurgés de villes et villages dans les États d'Adamawa, Yobe et Borno, a dit aux journalistes vendredi un porte-parole du ministère de la Défense, le major-général Chris Olukolade.

L'état-major de l'armée nigériane a tout d'abord lancé sur Twitter s'être emparé de la ville de Gwoza et avoir détruit le quartier général des djihadistes.

Le général Olukolade a indiqué que plusieurs islamistes ont été tués ou capturés, et qu'une vaste opération de recherche a été lancée pour traquer ceux qui ont pris la fuite, parfois en compagnie d'otages. Les combattants en déroute auraient pris la direction de la frontière, où des hommes de la coalition les attendent, a-t-il ajouté.

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait fait de Gwoza la capitale de son califat autoproclamé après s'être emparé de la ville, au mois d'août.
Boko Haram veut imposer la loi coranique au Nigeria. Au moins 10 000 personnes ont perdu la vie depuis un an, en raison du soulèvement islamiste.

http://cameroonvoice.com/news/article-news-18258.html

Le #Nigeria dit avoir détruit le QG de Boko Haram

L'armée nigériane prétend avoir détruit le quartier général du groupe islamiste Boko Haram dans la ville de Gwoza, dans le nord-est du pays, et chassé les insurgés de trois États de la région où ils étaient solidement ancrés.




Jerome Delay / The Associated Press.

ABUJA, Nigeria – L'armée nigériane prétend avoir détruit le quartier général du groupe islamiste Boko Haram dans la ville de Gwoza, dans le nord-est du pays, et chassé les insurgés de trois États de la région où ils étaient solidement ancrés.

Il n'était pas possible de valider les informations transmises vendredi, la veille de la tenue du scrutin présidentiel au Nigeria.
Les dirigeants nigérians affirment depuis le début que l'offensive multinationale lancée contre Boko Haram vise à éradiquer le groupe. Des analystes et des diplomates prétendent que cela est beaucoup trop ambitieux, et que les djihadistes seront toujours en mesure de sévir même s'ils sont délogés.

L'armée nigériane a lancé un «assaut final» qui a chassé les insurgés de villes et villages dans les États d'Adamawa, Yobe et Borno, a dit aux journalistes vendredi un porte-parole du ministère de la Défense, le major-général Chris Olukolade.

L'état-major de l'armée nigériane a tout d'abord lancé sur Twitter s'être emparé de la ville de Gwoza et avoir détruit le quartier général des djihadistes.

Le général Olukolade a indiqué que plusieurs islamistes ont été tués ou capturés, et qu'une vaste opération de recherche a été lancée pour traquer ceux qui ont pris la fuite, parfois en compagnie d'otages. Les combattants en déroute auraient pris la direction de la frontière, où des hommes de la coalition les attendent, a-t-il ajouté.

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait fait de Gwoza la capitale de son califat autoproclamé après s'être emparé de la ville, au mois d'août.
Boko Haram veut imposer la loi coranique au Nigeria. Au moins 10 000 personnes ont perdu la vie depuis un an, en raison du soulèvement islamiste.

http://cameroonvoice.com/news/article-news-18258.html

Posté samedi 28 mars 2015 à 10:33 |  par bbela

vendredi 27 mars 2015

Le président tchadien déplore le manque de réactivité de son voisin nigérian alors que lui se montre très réactif face au fléau Boko Haram.

Il triomphe. Idriss Déby, qui n’est jamais aussi bon que dans l’adversité, montre l’efficacité de son armée depuis son entrée en guerre contre Boko Haram au Cameroun, le 17 janvier. C’est au palais présidentiel de N’Djamena, aux marbres étincelants, éclairés par des lustres à huit étages suspendus entre des colonnes dorées, qu’il reçoit. Le sauveur de la région, conscient de son rôle, n’hésite pas à tacler son grand voisin le Nigeria.

 

Le Point : L’armée tchadienne s’implique beaucoup dans la lutte contre Boko Haram aujourd’hui. Pourquoi a-t-on pris la menace au sérieux si tardivement ?

 

Idriss Déby : Il faut déjà s’entendre sur la définition de ce qu’est Boko Haram. Aujourd’hui, c’est un nom qui n’inspire que la terreur, le crime contre les personnes et leurs biens et la mise à mal des fondements de nos sociétés. Je dirais même que Boko Haram est arrivé à un stade que l’on peut qualifier de génocide. Malheureusement, comme vous l’avez dit, personne n’en parle. Boko Haram est né au début des années 2000 au Nigeria et n’a pas changé du tout de comportement. En Afrique, c’est la première fois que nous connaissons une telle brutalité, causée par une organisation dite «islamique». Dire que la communauté internationale, l’opinion nigériane ou africaine ne sont pas au courant, c’est trop dur. Minimiser ce désastre ne me semble pas cohérent dans la mesure où Boko Haram a embrigadé des jeunes qui ont abandonné leurs salles de classe et leurs familles. Le chiffre exact des membres n’est pas connu. Certains disent 10 000, 6 000, je crois que c’est plus que ça. Je dirais au-delà de 20 000.

 

Pensez-vous, plus précisément, que le Nigeria a été trop lent à prendre conscience de l’importance des attaques ? À Niamey, le 20 janvier, lors d’un sommet sur la lutte contre Boko Haram, c’était le seul pays à ne pas envoyer de ministre…

 

Avant ce sommet, il y a eu un premier sommet à Paris, en mai 2014. Le fait que le président Hollande ait organisé ce sommet sur Boko Haram signifie déjà que la communauté internationale n’était pas insensible. Ensuite, il y a eu le sommet de Niamey, mais au-delà de ces sommets, nous nous rencontrons entre chefs d’État et parlons de l’apparition de ces phénomènes en Afrique. Nous avons été surpris qu’un homme africain noir se fasse exploser pour tuer son semblable, en 2013, à Kidal. Ensuite, cela a continué avec des hommes, des femmes, des adolescentes, des vieilles. C’est devenu quelque chose de trop grave pour que les Nigérians n’en prennent pas conscience. Le sang des morts qu’on compte chaque jour ces dernières années ne peut pas ne pas attirer l’attention des dirigeants du pays. Mais peut-être faudrait-il poser cette question au gouvernement nigérian ou au président du Nigeria…

 

Je vous la pose à vous, contributeur de troupes et participant très actif à la lutte contre Boko Haram. Vous seriez en droit d’attendre une collaboration et une motivation fortes de la part du pays le premier touché, le Nigeria. Nous avons hier, à Damasak, au Nigeria, vu vos soldats qui se plaignaient du manque de participation de l’armée nigériane, ils se demandaient où ils étaient…

 

J’ai eu plusieurs contacts physiques avec le président Goodluck Jonathan, nous avons échangé beaucoup sur la question. Tout le monde se demande pourquoi l’armée nigériane, qui était une très grande armée, qui a résolu des crises en Afrique, en Guinée Bissau, au Liberia… Pourquoi n’est-elle pas en mesure de faire face à des gamins non formés, armés de kalachnikov ? Cette question se pose, mais je ne peux pas vous donner la réponse.

 

Aujourd’hui, la coopération avec l’État et l’armée nigérians est-elle satisfaisante ?

 

Le Tchad est intervenu le 17 janvier 2015 au Cameroun et au Nigeria. Avec l’armée camerounaise, nous sommes ensemble et nous avons de très bons rapports, nous menons la guerre ensemble, de même qu’avec l’armée nigérienne. Mais le constat que je peux faire, deux mois après le début de cette guerre, c’est que nous n’avons pas pu avoir un contact direct, sur le terrain, avec des unités de l’armée nigériane. C’est ce qui a, plus d’une fois, obligé les forces tchadiennes à reprendre des villes et à ressortir. Vous comprendrez la difficulté pour nous de rester, même si c’est un pays voisin et frère, car notre armée peut être qualifiée d’armée d’occupation s’il n’y a pas une armée ou une administration nigériane à ses côtés. L’armée tchadienne mène seule ses combats à l’intérieur du Nigeria dans sa partie est, ce qui est un problème. Nous aurions souhaité qu’il y ait au moins une unité nigériane avec elle. C’était même une demande expresse auprès du gouvernement nigérian, mais pour des raisons que nous ignorons, jusque-là nous n’avons pas pu travailler ensemble. Certaines villes, nous avons dû les reprendre deux fois. On est obligé d’abandonner et Boko Haram revient, il faut revenir… Cela a un coût humain et matériel. Je crois que l’armée nigériane a rencontré le chef de l’armée nigérienne à Abuja pour définir le concept d’opération à l’intérieur du territoire nigérian. Au-delà de ça, nous ne pourrons tirer le meilleur bénéfice de nos actions que si nous mettons le plus rapidement possible en place la force d’action multinationale mixte, qui est un cadre idéal, autorisé par l’Union africaine et que nos amis du Conseil de sécurité devront autoriser en nous donnant le quitus.

 

Cette force sera basée à N’Djamena, pourquoi pas au Nigeria ?

 

Cette force existait dans le cadre de la Commission du lac Tchad, à Baga Kawa, au Nigeria. Mais on ne peut pas la mettre dans la situation actuelle à Baga Kawa, qui vient d’être reprise par l’armée nigériane. C’est une décision qui a été prise à Niamey, par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des différents pays, pour mutualiser les forces de la sous-région et d’autres pays contributeurs, comme le Bénin. Il y en aura d’autres. Un sommet est prévu au début de la deuxième semaine d’avril, entre deux sous-régions, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ça nous permettra d’élargir le cadre d’action de la lutte contre Boko Haram. Le choix de N’Djamena n’est pas une mauvaise chose. L’état-major opérationnel doit être sécurisé et nous sommes au plus près des amis qui peuvent nous aider dans la préparation, le montage et les opérations contre Boko Haram. C’est une lutte qui prendra du temps, ce ne sera pas résolu dans les deux semaines ou même dans les trois mois, ce n’est pas vrai.

 

Le gouvernement nigérian a pourtant affirmé que Boko Haram serait éliminé pour l’élection présidentielle, cela ne vous semble donc pas réaliste ?

 

Je n’ai pas suivi cette partie de la déclaration… Boko Haram est présent dans trois grandes provinces du Nigeria, Yobe, Adamawa et Borno… Pour autant, il paraît important, pour tout le monde, quelle que soit la difficulté de la situation du pays, de procéder à l’élection de toute façon… C’est important qu’elles se déroulent le 28, comme prévu, pour nous permettre de travailler ensemble.

 

Comment expliquez-vous l’échec des négociations ici, en octobre, entre Boko Haram et le gouvernement nigérian ?

 

Moi, je n’étais pas convaincu, dès le départ. J’avais même déconseillé au président Goodluck d’ouvrir des négociations avec un groupe terroriste, qui avait été identifié comme tel par les Nations unies. Mais c’était un choix politique du président Goodluck, entre la négociation et la guerre, il a choisi la négociation. Nous avons donc essayé à leur demande, mais sans y croire. Depuis 2009, il y avait eu beaucoup de rencontres, d’initiatives, c’était difficile, dans le fond comme dans la forme, de négocier avec des gens qui sèment la terreur, la mort et la destruction et qui n’ont aucun agenda politique, leur agenda étant seulement la mort, le sang et de parvenir à leur dessein diabolique. À dire vrai, je l’ai dit directement au président Goodluck, pas une fois, mais deux fois au moins. J’ai même pris la précaution de convoquer les ambassadeurs des cinq pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies pour leur dire : «Personnellement, je n’y crois pas. Puisque le gouvernement nigérian me le demande, je vais essayer, mais vous êtes témoins, j’accède à sa demande.»

 

On a dit qu’ils avaient eu affaire à des imposteurs ?

 

Non, il y a eu des émissaires, mais c’était pour gagner du temps, mieux se préparer et ensuite en tirer profit. Tout de suite après ces négociations, il y a eu des offensives qui ont permis le contrôle total de toute la bande frontalière entre le Niger et le Cameroun. Toutes les villes en face du Tchad ont ainsi été contrôlées par Boko Haram.

 

Abubakar Shekau vous a ouvertement défié, vous a appelé le Satan tchadien. Vous -même lui avez dit que vous saviez où il se trouvait. Est-ce vrai ? Que savez-vous sur lui ?

 

Ce qui est important, ce n’est pas de dire qu’il est dans telle ou telle ville. Même si je le savais, je ne vous le dirais pas. Ce qui est certain, c’est qu’avec une bonne coordination sur le terrain, je suis sûr qu’on aurait déjà mis la main sur lui.

 

On sait que Boko Haram recrute parmi les populations kanouries et les plus pauvres. Où en est votre programme de développement du Tchad, est-il affecté par la baisse des cours du pétrole, dont l’économie de votre pays dépend ?

En 2011, j’avais mis en garde la communauté internationale qui avait décidé de changer le régime en Libye par la force. Le risque était grand que le désordre s’installe en Libye, ce qui voulait dire la circulation de cette masse d’armes que le colonel Kadhafi, paix à son âme, avait constituée en son pays. Ces armes ont déjà fait du mal, nous avons été amenés à envoyer nos forces au Mali et aujourd’hui, au Nigeria. Ce n’est un secret pour personne, la circulation des armes se fait de la manière la plus simple dans cette zone sahélienne. Par ailleurs, tous nos pays ont des problèmes importants de pauvreté. Et surtout, le chômage des jeunes est un terreau pour les illuminés, les radicaux, les terroristes, qui les attirent vers la radicalisation. Quand le Mali a été envahi par Aqmi, j’ai cru que la communauté internationale avait compris l’enjeu. Les Nations unies, avec l’Union européenne, avaient lancé un grand programme pour aider les pays du Sahel. À combattre le terrorisme, pas seulement par les armes, mais aussi par la lutte contre la pauvreté. Nous avions donné, pour le Tchad, des projets concrets. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de financement. Le Nigeria, le Niger sont dans la même situation, le Burkina, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal. Avec tous ces pays, nous connaissons les mêmes problèmes. Vous voyez le nombre d’Africains qui partent à l’aventure vers l’Europe et qui meurent dans la Méditerranée par centaines ? Il y a un problème. Si la communauté internationale n’est pas concernée par la pauvreté, il nous paraît difficile que les pays africains combattent d’un côté la pauvreté, de l’autre, le radicalisme.

 

Mais vous-même, vous aviez lancé un programme ?

 

Oui, nous avons un programme national de développement organisé avec les bailleurs de fonds fin 2014 à Paris, qui s’étale jusqu’en 2016. Mais en dépit des annonces importantes, il n’y a pas eu, concrètement, un seul sou.

 

Le rapprochement entre Boko Haram et Daesh vous inquiète-t-il ?

 

Ça existait déjà, ce n’est pas une nouveauté. Daesh a toujours formé les jeunes de Boko Haram dans la manipulation des explosifs, dans l’utilisation des armes lourdes et des blindés, pour la formation militaire. Ces gens sont formés par Daesh en Libye, au vu et au su de tout le monde, et sont envoyés ensuite sur le terrain au Nigeria. Ça existait déjà. Je ne suis pas surpris qu’Abubakar Shekau, qui a des difficultés pour le moment, ce n’est pas du tout bête, tente de faire croire que c’est aujourd’hui qu’il prend contact avec eux.

 

Vous pensez que c’est un effet d’annonce parce qu’il est affaibli ?

 

Oui, je suis sûr qu’Abubakar est affaibli.

 

Que vous a inspiré la chute de Blaise Compaoré, en octobre 2014 ?

 

C’est regrettable qu’en Afrique on arrive à des situations qui finissent par mort d’homme, qu’on retombe dans des formes de gouvernance provisoire. Le recul de la démocratie n’est pas souhaitable. Toute situation réglée par la force ne peut pas être durable. Prenez le cas des Printemps arabes : ils ont donné comme résultat l’arrivée des fondamentalistes au pouvoir. Aujourd’hui, c’est ce qui se passe en Tunisie, regardez l’action odieuse qui a été menée hier par les terroristes en plein centre de Tunis. C’est le propre des radicaux, ils ont leur idéologie, ils veulent absolument l’imposer à toutes les sociétés modernes. Maintenant, la question est de savoir si la solution c’est la guerre seule. De même que la démocratie ne fait pas bon ménage avec la violence et la guerre.

 

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/tchad-idriss-deby-il-faut-mettre-en-place-la-force-multinationale-26-03-2015-1915982_2365.php




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Tchad - Idriss Déby : "Il faut mettre en place la force multinationale"

Le président tchadien déplore le manque de réactivité de son voisin nigérian alors que lui se montre très réactif face au fléau Boko Haram.

Il triomphe. Idriss Déby, qui n’est jamais aussi bon que dans l’adversité, montre l’efficacité de son armée depuis son entrée en guerre contre Boko Haram au Cameroun, le 17 janvier. C’est au palais présidentiel de N’Djamena, aux marbres étincelants, éclairés par des lustres à huit étages suspendus entre des colonnes dorées, qu’il reçoit. Le sauveur de la région, conscient de son rôle, n’hésite pas à tacler son grand voisin le Nigeria.

 

Le Point : L’armée tchadienne s’implique beaucoup dans la lutte contre Boko Haram aujourd’hui. Pourquoi a-t-on pris la menace au sérieux si tardivement ?

 

Idriss Déby : Il faut déjà s’entendre sur la définition de ce qu’est Boko Haram. Aujourd’hui, c’est un nom qui n’inspire que la terreur, le crime contre les personnes et leurs biens et la mise à mal des fondements de nos sociétés. Je dirais même que Boko Haram est arrivé à un stade que l’on peut qualifier de génocide. Malheureusement, comme vous l’avez dit, personne n’en parle. Boko Haram est né au début des années 2000 au Nigeria et n’a pas changé du tout de comportement. En Afrique, c’est la première fois que nous connaissons une telle brutalité, causée par une organisation dite «islamique». Dire que la communauté internationale, l’opinion nigériane ou africaine ne sont pas au courant, c’est trop dur. Minimiser ce désastre ne me semble pas cohérent dans la mesure où Boko Haram a embrigadé des jeunes qui ont abandonné leurs salles de classe et leurs familles. Le chiffre exact des membres n’est pas connu. Certains disent 10 000, 6 000, je crois que c’est plus que ça. Je dirais au-delà de 20 000.

 

Pensez-vous, plus précisément, que le Nigeria a été trop lent à prendre conscience de l’importance des attaques ? À Niamey, le 20 janvier, lors d’un sommet sur la lutte contre Boko Haram, c’était le seul pays à ne pas envoyer de ministre…

 

Avant ce sommet, il y a eu un premier sommet à Paris, en mai 2014. Le fait que le président Hollande ait organisé ce sommet sur Boko Haram signifie déjà que la communauté internationale n’était pas insensible. Ensuite, il y a eu le sommet de Niamey, mais au-delà de ces sommets, nous nous rencontrons entre chefs d’État et parlons de l’apparition de ces phénomènes en Afrique. Nous avons été surpris qu’un homme africain noir se fasse exploser pour tuer son semblable, en 2013, à Kidal. Ensuite, cela a continué avec des hommes, des femmes, des adolescentes, des vieilles. C’est devenu quelque chose de trop grave pour que les Nigérians n’en prennent pas conscience. Le sang des morts qu’on compte chaque jour ces dernières années ne peut pas ne pas attirer l’attention des dirigeants du pays. Mais peut-être faudrait-il poser cette question au gouvernement nigérian ou au président du Nigeria…

 

Je vous la pose à vous, contributeur de troupes et participant très actif à la lutte contre Boko Haram. Vous seriez en droit d’attendre une collaboration et une motivation fortes de la part du pays le premier touché, le Nigeria. Nous avons hier, à Damasak, au Nigeria, vu vos soldats qui se plaignaient du manque de participation de l’armée nigériane, ils se demandaient où ils étaient…

 

J’ai eu plusieurs contacts physiques avec le président Goodluck Jonathan, nous avons échangé beaucoup sur la question. Tout le monde se demande pourquoi l’armée nigériane, qui était une très grande armée, qui a résolu des crises en Afrique, en Guinée Bissau, au Liberia… Pourquoi n’est-elle pas en mesure de faire face à des gamins non formés, armés de kalachnikov ? Cette question se pose, mais je ne peux pas vous donner la réponse.

 

Aujourd’hui, la coopération avec l’État et l’armée nigérians est-elle satisfaisante ?

 

Le Tchad est intervenu le 17 janvier 2015 au Cameroun et au Nigeria. Avec l’armée camerounaise, nous sommes ensemble et nous avons de très bons rapports, nous menons la guerre ensemble, de même qu’avec l’armée nigérienne. Mais le constat que je peux faire, deux mois après le début de cette guerre, c’est que nous n’avons pas pu avoir un contact direct, sur le terrain, avec des unités de l’armée nigériane. C’est ce qui a, plus d’une fois, obligé les forces tchadiennes à reprendre des villes et à ressortir. Vous comprendrez la difficulté pour nous de rester, même si c’est un pays voisin et frère, car notre armée peut être qualifiée d’armée d’occupation s’il n’y a pas une armée ou une administration nigériane à ses côtés. L’armée tchadienne mène seule ses combats à l’intérieur du Nigeria dans sa partie est, ce qui est un problème. Nous aurions souhaité qu’il y ait au moins une unité nigériane avec elle. C’était même une demande expresse auprès du gouvernement nigérian, mais pour des raisons que nous ignorons, jusque-là nous n’avons pas pu travailler ensemble. Certaines villes, nous avons dû les reprendre deux fois. On est obligé d’abandonner et Boko Haram revient, il faut revenir… Cela a un coût humain et matériel. Je crois que l’armée nigériane a rencontré le chef de l’armée nigérienne à Abuja pour définir le concept d’opération à l’intérieur du territoire nigérian. Au-delà de ça, nous ne pourrons tirer le meilleur bénéfice de nos actions que si nous mettons le plus rapidement possible en place la force d’action multinationale mixte, qui est un cadre idéal, autorisé par l’Union africaine et que nos amis du Conseil de sécurité devront autoriser en nous donnant le quitus.

 

Cette force sera basée à N’Djamena, pourquoi pas au Nigeria ?

 

Cette force existait dans le cadre de la Commission du lac Tchad, à Baga Kawa, au Nigeria. Mais on ne peut pas la mettre dans la situation actuelle à Baga Kawa, qui vient d’être reprise par l’armée nigériane. C’est une décision qui a été prise à Niamey, par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des différents pays, pour mutualiser les forces de la sous-région et d’autres pays contributeurs, comme le Bénin. Il y en aura d’autres. Un sommet est prévu au début de la deuxième semaine d’avril, entre deux sous-régions, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ça nous permettra d’élargir le cadre d’action de la lutte contre Boko Haram. Le choix de N’Djamena n’est pas une mauvaise chose. L’état-major opérationnel doit être sécurisé et nous sommes au plus près des amis qui peuvent nous aider dans la préparation, le montage et les opérations contre Boko Haram. C’est une lutte qui prendra du temps, ce ne sera pas résolu dans les deux semaines ou même dans les trois mois, ce n’est pas vrai.

 

Le gouvernement nigérian a pourtant affirmé que Boko Haram serait éliminé pour l’élection présidentielle, cela ne vous semble donc pas réaliste ?

 

Je n’ai pas suivi cette partie de la déclaration… Boko Haram est présent dans trois grandes provinces du Nigeria, Yobe, Adamawa et Borno… Pour autant, il paraît important, pour tout le monde, quelle que soit la difficulté de la situation du pays, de procéder à l’élection de toute façon… C’est important qu’elles se déroulent le 28, comme prévu, pour nous permettre de travailler ensemble.

 

Comment expliquez-vous l’échec des négociations ici, en octobre, entre Boko Haram et le gouvernement nigérian ?

 

Moi, je n’étais pas convaincu, dès le départ. J’avais même déconseillé au président Goodluck d’ouvrir des négociations avec un groupe terroriste, qui avait été identifié comme tel par les Nations unies. Mais c’était un choix politique du président Goodluck, entre la négociation et la guerre, il a choisi la négociation. Nous avons donc essayé à leur demande, mais sans y croire. Depuis 2009, il y avait eu beaucoup de rencontres, d’initiatives, c’était difficile, dans le fond comme dans la forme, de négocier avec des gens qui sèment la terreur, la mort et la destruction et qui n’ont aucun agenda politique, leur agenda étant seulement la mort, le sang et de parvenir à leur dessein diabolique. À dire vrai, je l’ai dit directement au président Goodluck, pas une fois, mais deux fois au moins. J’ai même pris la précaution de convoquer les ambassadeurs des cinq pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies pour leur dire : «Personnellement, je n’y crois pas. Puisque le gouvernement nigérian me le demande, je vais essayer, mais vous êtes témoins, j’accède à sa demande.»

 

On a dit qu’ils avaient eu affaire à des imposteurs ?

 

Non, il y a eu des émissaires, mais c’était pour gagner du temps, mieux se préparer et ensuite en tirer profit. Tout de suite après ces négociations, il y a eu des offensives qui ont permis le contrôle total de toute la bande frontalière entre le Niger et le Cameroun. Toutes les villes en face du Tchad ont ainsi été contrôlées par Boko Haram.

 

Abubakar Shekau vous a ouvertement défié, vous a appelé le Satan tchadien. Vous -même lui avez dit que vous saviez où il se trouvait. Est-ce vrai ? Que savez-vous sur lui ?

 

Ce qui est important, ce n’est pas de dire qu’il est dans telle ou telle ville. Même si je le savais, je ne vous le dirais pas. Ce qui est certain, c’est qu’avec une bonne coordination sur le terrain, je suis sûr qu’on aurait déjà mis la main sur lui.

 

On sait que Boko Haram recrute parmi les populations kanouries et les plus pauvres. Où en est votre programme de développement du Tchad, est-il affecté par la baisse des cours du pétrole, dont l’économie de votre pays dépend ?

En 2011, j’avais mis en garde la communauté internationale qui avait décidé de changer le régime en Libye par la force. Le risque était grand que le désordre s’installe en Libye, ce qui voulait dire la circulation de cette masse d’armes que le colonel Kadhafi, paix à son âme, avait constituée en son pays. Ces armes ont déjà fait du mal, nous avons été amenés à envoyer nos forces au Mali et aujourd’hui, au Nigeria. Ce n’est un secret pour personne, la circulation des armes se fait de la manière la plus simple dans cette zone sahélienne. Par ailleurs, tous nos pays ont des problèmes importants de pauvreté. Et surtout, le chômage des jeunes est un terreau pour les illuminés, les radicaux, les terroristes, qui les attirent vers la radicalisation. Quand le Mali a été envahi par Aqmi, j’ai cru que la communauté internationale avait compris l’enjeu. Les Nations unies, avec l’Union européenne, avaient lancé un grand programme pour aider les pays du Sahel. À combattre le terrorisme, pas seulement par les armes, mais aussi par la lutte contre la pauvreté. Nous avions donné, pour le Tchad, des projets concrets. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de financement. Le Nigeria, le Niger sont dans la même situation, le Burkina, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal. Avec tous ces pays, nous connaissons les mêmes problèmes. Vous voyez le nombre d’Africains qui partent à l’aventure vers l’Europe et qui meurent dans la Méditerranée par centaines ? Il y a un problème. Si la communauté internationale n’est pas concernée par la pauvreté, il nous paraît difficile que les pays africains combattent d’un côté la pauvreté, de l’autre, le radicalisme.

 

Mais vous-même, vous aviez lancé un programme ?

 

Oui, nous avons un programme national de développement organisé avec les bailleurs de fonds fin 2014 à Paris, qui s’étale jusqu’en 2016. Mais en dépit des annonces importantes, il n’y a pas eu, concrètement, un seul sou.

 

Le rapprochement entre Boko Haram et Daesh vous inquiète-t-il ?

 

Ça existait déjà, ce n’est pas une nouveauté. Daesh a toujours formé les jeunes de Boko Haram dans la manipulation des explosifs, dans l’utilisation des armes lourdes et des blindés, pour la formation militaire. Ces gens sont formés par Daesh en Libye, au vu et au su de tout le monde, et sont envoyés ensuite sur le terrain au Nigeria. Ça existait déjà. Je ne suis pas surpris qu’Abubakar Shekau, qui a des difficultés pour le moment, ce n’est pas du tout bête, tente de faire croire que c’est aujourd’hui qu’il prend contact avec eux.

 

Vous pensez que c’est un effet d’annonce parce qu’il est affaibli ?

 

Oui, je suis sûr qu’Abubakar est affaibli.

 

Que vous a inspiré la chute de Blaise Compaoré, en octobre 2014 ?

 

C’est regrettable qu’en Afrique on arrive à des situations qui finissent par mort d’homme, qu’on retombe dans des formes de gouvernance provisoire. Le recul de la démocratie n’est pas souhaitable. Toute situation réglée par la force ne peut pas être durable. Prenez le cas des Printemps arabes : ils ont donné comme résultat l’arrivée des fondamentalistes au pouvoir. Aujourd’hui, c’est ce qui se passe en Tunisie, regardez l’action odieuse qui a été menée hier par les terroristes en plein centre de Tunis. C’est le propre des radicaux, ils ont leur idéologie, ils veulent absolument l’imposer à toutes les sociétés modernes. Maintenant, la question est de savoir si la solution c’est la guerre seule. De même que la démocratie ne fait pas bon ménage avec la violence et la guerre.

 

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/tchad-idriss-deby-il-faut-mettre-en-place-la-force-multinationale-26-03-2015-1915982_2365.php




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Posté vendredi 27 mars 2015 à 11:31 |  par bbela

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