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mardi 15 décembre 2015



Début décembre la Turquie a fait entrer ses troupes en Irak sous prétexte de vouloir entraîner des soldats irakiens. Bagdad s'est vivement opposée à l'initiative turque ce qui n'a pas d'ailleurs influencé la position d'Ankara. Le président de la Turquie a expliqué que les militaires turcs y ont été envoyés en tant qu'instructeurs, leur mission étant limitée à l'entraînement. Pour Erdogan, « il est hors de question que la Turquie retire ses troupes de l'Irak ». Et pour ne pas parler dans le vide, elle a bombardé le 9 décembre les positions du Parti travailliste kurde (PKK) au Nord de l'Irak. Bagdad a alors demandé à l'Otan de faire pression sur Ankara pour qu'elle retire ses militaires. Mais sans résultat. Le refus persistant d'Erdogan a finalement poussé l'Irak à déposer une plainte au Conseil de sécurité de l'ONU. Selon l'ambassadrice des Etats-Unis Samantha Powers assurant la présidence tournante du CS de l'ONU, la requête irakienne a été enregistrée vendredi, son texte demandant que soit ordonné le retrait immédiat des troupes turques présentes en territoire irakien.

Le général de division de l'armée de terre française Vincent Desportes estime que la Turquie poursuit ses propres intérêts dans la région:



« Ce qui est sûr c'est que le problème essentiel de M. Erdogan est le Kurdistan. Je crois que nous ne sortirons pas de cette crise tant que M. Erdogan et la Turquie n'auront pas clairement décidé de quel côté ils étaient, et quel était leur véritable ennemi. Je crois qu'il faut néanmoins appeler à la sagesse des Etats (ndlr. Turquie et Irak) et rappeler M. Erdogan à ses responsabilités vis-à-vis de ses alliés et en particulier de l'Europe et des autres pays engagés dans la lutte contre Daech ». 

Des agissements continus d'Ankara rendent ses alliés perplexes. Un journal allemand met en garde contre l'escalade du conflit craignant que l'aggravation de la situation dans le nord de l'Irak ne provoque un conflit armé entre Ankara et Bagdad… Le Général Vincent Desportes estime que la Turquie représente, à l'heure actuelle, un vrai problème qui empêche de combattre Daech:

« Toute l'ambiguïté de la Turquie qu'elle est dans l'Otan sans y être, qu'elle veut être dans l'Europe sans y être et qui mène un double jeu par rapport à Daech. Son véritable ennemi n'étant pas l'EI mais les mouvements kurdes indépendantistes. La Turquie devient effectivement un danger pour tout le monde. Et la solution de la crise dans laquelle nous sommes, passe bien par la Turquie qu'il faudra ramener à la raison de manière à ce que la Turquie comprenne quels sont ses véritables intérêts et non pas ses intérêts à court terme. C'est vrai que la position de cavalier seul erratique et très ambiguë de la Turquie ne facilite pas les choses. Et le problème essentiel que les grandes puissances ont à régler aujourd'hui est bien le problème de la Turquie ».

Bien que les autorités irakiennes se soient adressées directement à l'Otan pour trouver une solution à la crise actuelle, il semble que les USA ne s'empressent pas de rappeler la Turquie à l'ordre. Le représentant du département d'Etat américain John Kirby a déclaré que la Turquie et l'Irak menaient un dialogue sur la question. « Nous le saluons et considérons que les pays doivent élaborer une solution commune », a-t-il dit. A la question de savoir si les USA prenaient en compte les inquiétudes des Irakiens, posée par une journaliste de RT, M. Kirby a répondu: « C'est encore une question ridicule… C'est tellement stupide. N'avez-vous pas honte de poser des questions pareilles? »



Selon les responsables américains, c'est donc Bagdad qui doit trouver une solution à la crise actuelle et négocier avec des importuns. Par ailleurs, les USA continuent d'inviter des troupes d'autres pays en Irak et en Syrie. Le 9 décembre le secrétaire à la Défense des États-Unis Ashton Carter a déclaré dans le Congrès qu'il s'était adressé à 40 pays constituant la coalition en proposant d'organiser des opérations spéciales et d'apporter d'autres formes de soutien aux pays en question. Bagdad a émis, à son tour, des inquiétudes sur le fait qu'elle n'ait pas son mot à dire quant à la coopération avec tel ou tel pays. La Commission de sécurité et de défense du parlement irakien a appelé donc à réviser ou à annuler même l'accord de sécurité avec les USA.
Quant aux Etats-Unis, ils s'apprêtent à renforcer leur contingent en Irak, comme l'a annoncé John Kirby, ce qui va à l'encontre des déclarations d'Obama sur l'impossibilité d'une opération terrestre.



Le candidat à l'élection présidentielle américaine Lindsey Graham indique que le déploiement des forces turques sur le territoire de l'Irak sème le doute quant aux réels enjeux de la coalition dans la région et à l'existence même d'un plan de lutte contre Daech.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

http://fr.sputniknews.com/opinion/20151214/1020258213/turquie-erdogan-irak.html

 

Tribune Libre - Général Desportes : il faut ramener la Turquie à la raison



Début décembre la Turquie a fait entrer ses troupes en Irak sous prétexte de vouloir entraîner des soldats irakiens. Bagdad s'est vivement opposée à l'initiative turque ce qui n'a pas d'ailleurs influencé la position d'Ankara. Le président de la Turquie a expliqué que les militaires turcs y ont été envoyés en tant qu'instructeurs, leur mission étant limitée à l'entraînement. Pour Erdogan, « il est hors de question que la Turquie retire ses troupes de l'Irak ». Et pour ne pas parler dans le vide, elle a bombardé le 9 décembre les positions du Parti travailliste kurde (PKK) au Nord de l'Irak. Bagdad a alors demandé à l'Otan de faire pression sur Ankara pour qu'elle retire ses militaires. Mais sans résultat. Le refus persistant d'Erdogan a finalement poussé l'Irak à déposer une plainte au Conseil de sécurité de l'ONU. Selon l'ambassadrice des Etats-Unis Samantha Powers assurant la présidence tournante du CS de l'ONU, la requête irakienne a été enregistrée vendredi, son texte demandant que soit ordonné le retrait immédiat des troupes turques présentes en territoire irakien.

Le général de division de l'armée de terre française Vincent Desportes estime que la Turquie poursuit ses propres intérêts dans la région:



« Ce qui est sûr c'est que le problème essentiel de M. Erdogan est le Kurdistan. Je crois que nous ne sortirons pas de cette crise tant que M. Erdogan et la Turquie n'auront pas clairement décidé de quel côté ils étaient, et quel était leur véritable ennemi. Je crois qu'il faut néanmoins appeler à la sagesse des Etats (ndlr. Turquie et Irak) et rappeler M. Erdogan à ses responsabilités vis-à-vis de ses alliés et en particulier de l'Europe et des autres pays engagés dans la lutte contre Daech ». 

Des agissements continus d'Ankara rendent ses alliés perplexes. Un journal allemand met en garde contre l'escalade du conflit craignant que l'aggravation de la situation dans le nord de l'Irak ne provoque un conflit armé entre Ankara et Bagdad… Le Général Vincent Desportes estime que la Turquie représente, à l'heure actuelle, un vrai problème qui empêche de combattre Daech:

« Toute l'ambiguïté de la Turquie qu'elle est dans l'Otan sans y être, qu'elle veut être dans l'Europe sans y être et qui mène un double jeu par rapport à Daech. Son véritable ennemi n'étant pas l'EI mais les mouvements kurdes indépendantistes. La Turquie devient effectivement un danger pour tout le monde. Et la solution de la crise dans laquelle nous sommes, passe bien par la Turquie qu'il faudra ramener à la raison de manière à ce que la Turquie comprenne quels sont ses véritables intérêts et non pas ses intérêts à court terme. C'est vrai que la position de cavalier seul erratique et très ambiguë de la Turquie ne facilite pas les choses. Et le problème essentiel que les grandes puissances ont à régler aujourd'hui est bien le problème de la Turquie ».

Bien que les autorités irakiennes se soient adressées directement à l'Otan pour trouver une solution à la crise actuelle, il semble que les USA ne s'empressent pas de rappeler la Turquie à l'ordre. Le représentant du département d'Etat américain John Kirby a déclaré que la Turquie et l'Irak menaient un dialogue sur la question. « Nous le saluons et considérons que les pays doivent élaborer une solution commune », a-t-il dit. A la question de savoir si les USA prenaient en compte les inquiétudes des Irakiens, posée par une journaliste de RT, M. Kirby a répondu: « C'est encore une question ridicule… C'est tellement stupide. N'avez-vous pas honte de poser des questions pareilles? »



Selon les responsables américains, c'est donc Bagdad qui doit trouver une solution à la crise actuelle et négocier avec des importuns. Par ailleurs, les USA continuent d'inviter des troupes d'autres pays en Irak et en Syrie. Le 9 décembre le secrétaire à la Défense des États-Unis Ashton Carter a déclaré dans le Congrès qu'il s'était adressé à 40 pays constituant la coalition en proposant d'organiser des opérations spéciales et d'apporter d'autres formes de soutien aux pays en question. Bagdad a émis, à son tour, des inquiétudes sur le fait qu'elle n'ait pas son mot à dire quant à la coopération avec tel ou tel pays. La Commission de sécurité et de défense du parlement irakien a appelé donc à réviser ou à annuler même l'accord de sécurité avec les USA.
Quant aux Etats-Unis, ils s'apprêtent à renforcer leur contingent en Irak, comme l'a annoncé John Kirby, ce qui va à l'encontre des déclarations d'Obama sur l'impossibilité d'une opération terrestre.



Le candidat à l'élection présidentielle américaine Lindsey Graham indique que le déploiement des forces turques sur le territoire de l'Irak sème le doute quant aux réels enjeux de la coalition dans la région et à l'existence même d'un plan de lutte contre Daech.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

http://fr.sputniknews.com/opinion/20151214/1020258213/turquie-erdogan-irak.html

 

Posté mardi 15 décembre 2015 à 10:08 |  par bbela

samedi 28 novembre 2015

CSONU
La résolution 2249 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, qui prépare la guerre contre la Syrie, vient d’être publiée. Votée vendredi 20, elle était sous embargo jusqu’à ce lundi 23, à 18h30 heure de New York, mais s’avère foncièrement identique au projet rédigé et diffusé en anglais par la France.

Pour mémoire, sur ce sujet de la lutte contre le terrorisme en général et l’État islamique en Irak en au Levant en particulier, la Russie avait présenté un projet de résolution le 30 septembre, qui a été bien accepté par la plupart des membres du Conseil mais bloqué par le Royaume-Uni, soutenu par les États-Unis d’Amérique et la France, au motif que ce projet prévoyait une coordination des efforts de lutte contre l’État islamique : coordination entre intervenants mais également avec les pays où cette lutte est menée, ce qui ne convenait pas aux pays membres de l’Alliance atlantique.

Le projet de résolution russe, légèrement modifié en des termes tendant à ménager les pays ennemis de la Syrie, a été encore présenté dans le nouveau contexte après les attentats de Paris et du Sinaï.
Mais c’est alors que la France a présenté son propre projet, et la Russie, voulant éviter une compétition des propositions ou une division du Conseil, n’a finalement pas re-présenté son projet, et a voté celui de la France.

Elle le regrettera, comme elle a regretté d’avoir laissé passer le 17 mars 2011 la résolution 1973, immédiatement brandie et outrepassée par la France et l’alliance islamo-atlantique pour attaquer la Libye.
La résolution 2249 ne se réfère certes pas explicitement au chapitre VII de la Charte de l’ONU, ce qui laisse certains commentateurs dire qu’elle n’autorise donc pas l’usage de la force.

Elle mentionne cependant une menace mondiale à la paix et à la sécurité internationale, ce qui revient au même puisque c’est le sujet du chapitre VII, et appelle les pays qui en ont les moyens à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour, entre autres, « éradiquer les sanctuaires » que l’EIIL s’est taillés en Irak et en Syrie. Ce qui ne laisse guère de doutes sur le type de moyens à mettre en œuvre.

D’ailleurs elle ne condamne ni ne distingue les opérations militaires menées avec les résultats respectifs que l’on connaît de la part d’une soixantaine de pays conduits par les États-Unis depuis quinze mois, en violation de la souveraineté de la Syrie (donc en violation de la charte de l’ONU), et de la Russie depuis deux mois à la demande de la Syrie (donc en accord avec la charte).

Dans sa présentation du projet, la France avait insisté pour qualifier les attentats de Paris d’« acte de guerre », ce qui équivalait à une reconnaissance de l’État islamique en Irak et au Levant comme sujet de droit international. Elle n’a pas totalement obtenu gain de cause puisque cela a été requalifié en « menace contre la paix et la sécurité internationale ».

Les États-Unis aussi ont perdu un point puisqu’ils s’étaient opposés récemment à un projet de résolution présenté par la Russie pour, notamment, qualifier le front Al-Nosra d’organisation terroriste, ce que les États-Unis refusaient formellement, et qui figure dans la résolution 2249, laquelle cite nommément le front Al-Nosra au même titre que l’EIIL.

Mais, surtout, la résolution 2249 suspend la souveraineté de la Syrie et de l’Irak, puisqu’elle ne mentionne pas leurs gouvernements ni la nécessité de les associer à ce que l’on entreprendra sur leurs territoires nationaux.

Les pays qui en ont les moyens sont encouragés à engager des campagnes militaires « dans les zones contrôlées par l’EIIL en Irak et en Syrie » en ignorant totalement ces deux pays, leurs gouvernements et leurs frontières.

Afin que les choses soient bien claires, dans son discours d’explication des raisons pour lesquelles les États-Unis votaient en faveur de cette résolution, l’ambassadrice états-unienne Michele Sison mentionne avec insistance l’urgence de procéder à un changement de régime en Syrie.

Voilà ce qui se cache réellement derrière la résolution 2249 du Conseil de Sécurité de l’ONU : sous le prétexte de quelques attentats terroristes, c’est la reconnaissance de l’État islamique en Irak et au Levant comme acteur international, l’intensification de la guerre contre la Syrie, l’enregistrement de sa perte de contrôle d’une partie de son territoire, et la suspension de sa souveraineté sur l’ensemble de celui-ci.

Source : Stratediplo

http://www.mondialisation.ca/la-resolution-2249-de-lonu-suspend-la-souverainete-de-la-syrie-et-de-lirak/5491686

La résolution 2249 de l’ONU suspend la souveraineté de la Syrie et de l’Irak

CSONU
La résolution 2249 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, qui prépare la guerre contre la Syrie, vient d’être publiée. Votée vendredi 20, elle était sous embargo jusqu’à ce lundi 23, à 18h30 heure de New York, mais s’avère foncièrement identique au projet rédigé et diffusé en anglais par la France.

Pour mémoire, sur ce sujet de la lutte contre le terrorisme en général et l’État islamique en Irak en au Levant en particulier, la Russie avait présenté un projet de résolution le 30 septembre, qui a été bien accepté par la plupart des membres du Conseil mais bloqué par le Royaume-Uni, soutenu par les États-Unis d’Amérique et la France, au motif que ce projet prévoyait une coordination des efforts de lutte contre l’État islamique : coordination entre intervenants mais également avec les pays où cette lutte est menée, ce qui ne convenait pas aux pays membres de l’Alliance atlantique.

Le projet de résolution russe, légèrement modifié en des termes tendant à ménager les pays ennemis de la Syrie, a été encore présenté dans le nouveau contexte après les attentats de Paris et du Sinaï.
Mais c’est alors que la France a présenté son propre projet, et la Russie, voulant éviter une compétition des propositions ou une division du Conseil, n’a finalement pas re-présenté son projet, et a voté celui de la France.

Elle le regrettera, comme elle a regretté d’avoir laissé passer le 17 mars 2011 la résolution 1973, immédiatement brandie et outrepassée par la France et l’alliance islamo-atlantique pour attaquer la Libye.
La résolution 2249 ne se réfère certes pas explicitement au chapitre VII de la Charte de l’ONU, ce qui laisse certains commentateurs dire qu’elle n’autorise donc pas l’usage de la force.

Elle mentionne cependant une menace mondiale à la paix et à la sécurité internationale, ce qui revient au même puisque c’est le sujet du chapitre VII, et appelle les pays qui en ont les moyens à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour, entre autres, « éradiquer les sanctuaires » que l’EIIL s’est taillés en Irak et en Syrie. Ce qui ne laisse guère de doutes sur le type de moyens à mettre en œuvre.

D’ailleurs elle ne condamne ni ne distingue les opérations militaires menées avec les résultats respectifs que l’on connaît de la part d’une soixantaine de pays conduits par les États-Unis depuis quinze mois, en violation de la souveraineté de la Syrie (donc en violation de la charte de l’ONU), et de la Russie depuis deux mois à la demande de la Syrie (donc en accord avec la charte).

Dans sa présentation du projet, la France avait insisté pour qualifier les attentats de Paris d’« acte de guerre », ce qui équivalait à une reconnaissance de l’État islamique en Irak et au Levant comme sujet de droit international. Elle n’a pas totalement obtenu gain de cause puisque cela a été requalifié en « menace contre la paix et la sécurité internationale ».

Les États-Unis aussi ont perdu un point puisqu’ils s’étaient opposés récemment à un projet de résolution présenté par la Russie pour, notamment, qualifier le front Al-Nosra d’organisation terroriste, ce que les États-Unis refusaient formellement, et qui figure dans la résolution 2249, laquelle cite nommément le front Al-Nosra au même titre que l’EIIL.

Mais, surtout, la résolution 2249 suspend la souveraineté de la Syrie et de l’Irak, puisqu’elle ne mentionne pas leurs gouvernements ni la nécessité de les associer à ce que l’on entreprendra sur leurs territoires nationaux.

Les pays qui en ont les moyens sont encouragés à engager des campagnes militaires « dans les zones contrôlées par l’EIIL en Irak et en Syrie » en ignorant totalement ces deux pays, leurs gouvernements et leurs frontières.

Afin que les choses soient bien claires, dans son discours d’explication des raisons pour lesquelles les États-Unis votaient en faveur de cette résolution, l’ambassadrice états-unienne Michele Sison mentionne avec insistance l’urgence de procéder à un changement de régime en Syrie.

Voilà ce qui se cache réellement derrière la résolution 2249 du Conseil de Sécurité de l’ONU : sous le prétexte de quelques attentats terroristes, c’est la reconnaissance de l’État islamique en Irak et au Levant comme acteur international, l’intensification de la guerre contre la Syrie, l’enregistrement de sa perte de contrôle d’une partie de son territoire, et la suspension de sa souveraineté sur l’ensemble de celui-ci.

Source : Stratediplo

http://www.mondialisation.ca/la-resolution-2249-de-lonu-suspend-la-souverainete-de-la-syrie-et-de-lirak/5491686

Posté samedi 28 novembre 2015 à 22:30 |  par bbela

mardi 24 novembre 2015

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Les services secrets irakiens avaient averti la #France des attentats de Paris

Abu Bakr al-Baghdadi, delivering a sermon at a mosque in Iraq, July 5, 2014.AP


Les responsables du renseignement irakien avaient averti les pays de la coalition d'agressions imminentes par le groupe Etat islamique juste un jour avant les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris dans lesquelles 132 personnes avaient péri.

Le Renseignement irakien a envoyé une dépêche disant le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, avait ordonné une attaque contre les pays de la coalition en Irak et en Syrie, ainsi que sur l'Iran et la Russie, "à travers attentats ou assassinats ou prise d'otages dans les jours à venir."

La dépêche dit que les Irakiens n'avaient pas de détails précis sur quand et où l'attaque aurait lieu, et un haut fonctionnaire français de la sécurité a dit à l'AP que le renseignement français reçoit ce genre de communication «tout le temps» et «tous les jours."

Cependant, six hauts responsables irakiens ont corroboré l'information dans la dépêche, dont une copie a été obtenue par l'AP, et quatre de ces responsables du renseignement ont dit qu'ils ont également averti spécifiquement la France d'une attaque potentielle. Deux fonctionnaires ont dit à l'AP que la France a été avertie à l'avance des détails que les autorités françaises doivent encore à rendre publics.

Entre autres de ces détails: Les attentats de Paris semblent avoir été planifiés à Raqqa, Syrie - de facto la capitale de l'État islamique - où les combattants ont été formés spécifiquement pour cette opération et avec l'intention de les envoyer en France.

Les officiels disent ajoutent qu'une cellule dormante en France a ensuite rencontré les assaillants après leur formation et les a aidés à exécuter le plan.

Il y avait 24 personnes impliquées dans l'opération, ils ont dit: 19 combattants et cinq autres en charge de la logistique et de la planification.

Les officiels parlaient tous de façon anonyme parce qu'ils ne sont pas autorisés à discuter de la question publiquement.

Le groupe Etat islamique a revendiqué la responsabilité des attentats à la bombe sur un stade, une salle de concert et cafés de Paris qui ont également blessé 350 personnes, dont 99 grièvement. Sept des assaillants se sont fait exploser. La police a lancé une recherche intensive des complices.

Le Ministre des Affaires étrangères de l'Irak Ibrahim al-Jaafari, a également déclaré à des journalistes à Vienne que les agences de renseignement irakiens avaient obtenu des informations que certains pays seraient visés, y compris la France, les États-Unis et l'Iran, et avaient partagé les informations avec ces pays.

Les fonctionnaires de l'Elysée et les responsables américains n'ont pas voulu commenter ces informations lorsqu'ils ont été contactés par l'AP.

Chaque soir, le chef du contre-espionnage français va au lit demandant «pourquoi pas aujourd'hui? le responsable de la sécurité française dit.

Le gouvernement irakien a échangé plusieurs renseignements avec les différents pays de la coalition depuis qu'ils ont lancé leur campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique l'année dernière. En Septembre, le gouvernement irakien a également annoncé qu'elle faisait partie d'un échange de renseignements avec la Russie, l'Iran et la Syrie à des fins de saper la capacité du groupe militant d'engranger des victoires sur le champ de bataille.

Un tiers de l'Irak et la Syrie font désormais partie du califat autoproclamé par le groupe Etat islamique l'année dernière. Les Coalitions américaines en Irak et la Syrie fournissent un appui aérien aux forces terrestres alliées dans les deux pays, et ils sont en train d'armer et de former les forces irakiennes. Les États-Unis disent qu'ils envoient également 50 militaires des forces spéciales dans le nord de la Syrie.


The Associated Press

Original en Anglais:
http://www.haaretz.com/world-news/1.686257

Posté mardi 24 novembre 2015 à 22:39 |  par bbela

jeudi 11 septembre 2014

Credit photo : @archives


Le président Barack Obama s'est dit prêt mercredi à frapper l'État islamique en Syrie et à étendre les raids menés en Irak depuis un mois, promettant, lors d'une allocution solennelle, de "détruire" le groupe jihadiste ultra-radical.

À la veille du 13e anniversaire des attentats du 11-septembre, le président américain a promis de frapper l'EI "où qu'il soit", grâce à la puissance aérienne des États-Unis mais aussi en renforçant le soutien aux forces irakiennes d'une part et à l'opposition syrienne modérée d'autre part.

"Je n'hésiterai pas à agir contre l'EI en Syrie, comme en Irak", a déclaré M. Obama, debout devant un pupitre, drapeau américain en toile de fond. Le président n'a donné aucune indication de calendrier: "Nous n'allons pas annoncer nos coups à l'avance", a expliqué un responsable américain sous couvert d'anonymat.


"Notre objectif est clair: nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI", a poursuivi M. Obama, estimant que les jihadistes sunnites qui ont décapité deux journalistes américains appartenaient à "une organisation terroriste qui n'a d'autre vision que le massacre de tous ceux qui s'opposent à elle".

Tout en réaffirmant que l'envoi de troupes américaines de combat au sol était exclu, M. Obama a annoncé l'envoi de 475 conseillers militaires supplémentaires en Irak pour soutenir les forces kurdes et irakiennes en termes d'équipement, de formation et de renseignement. Cela portera à environ 1.600 le nombre de militaires américains présents dans le pays.
Dans un discours d'un quart d'heure, le président américain a appelé le Congrès à lui donner plus de ressources pour équiper et entraîner les rebelles syriens. Signe de la sensibilité politique du sujet, les républicains se réuniront jeudi matin à huis clos pour débattre de la marche à suivre.

Différent des guerres en Irak et Afghanistan

Barack Obama, qui a toujours affiché sa volonté de tourner la page d'une "décennie de guerre", a assuré que cette campagne s'inspirerait de celles menées depuis des années contre les islamistes au Yémen ou en Somalie et serait fondamentalement "différente" des guerres en Afghanistan et Irak, initiées par son prédécesseur, George W. Bush.

Si elle a mené plus de 150 frappes aériennes dans le nord irakien qui se sont révélées déterminantes dans la reprise par l'armée et les forces kurdes de certains secteurs, l'administration Obama se trouve dans une position beaucoup plus délicate en Syrie, où elle a désormais un ennemi commun avec le président Bachar al-Assad.

Lors d'une conversation téléphonique quelques heures avant cette allocution, M. Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite avaient souligné qu'une opposition syrienne modérée plus forte était "essentielle" pour faire face aux jihadistes ainsi qu'au régime Assad "qui a perdu toute légitimité".

Les États-Unis ont reçu l'appui de nombreux pays, comme la France, qui organisera lundi à Paris une conférence sur l'Irak, à laquelle participera M. Kerry. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a précisé mercredi que la France, participerait "si nécessaire" à une action militaire aérienne en Irak.

John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, a salué mercredi soir le discours présidentiel mais fait part de son inquiétude face à l'urgence de la situation. ll a ainsi estimé qu'entraîner et équiper les forces irakiennes et l'opposition syrienne était indispensable, mais jugé que les mesures annoncées "pourraient prendre des années".
"Il faut faire plus", a lancé en écho Kevin McCarthy, leader républicain de la Chambre.

Deux tiers des Américains pour les frappes

À Bagdad, John Kerry, qui a entamé une tournée destinée à mettre en place une coalition internationale contre les jihadistes, a affirmé que l'armée irakienne, mise en déroute par l'EI au cours de ces derniers mois, serait "reconstituée et entraînée" avec l'aide des États-Unis et d'autres pays. Le chef de la diplomatie américaine a, comme le président, écarté l'idée d'envoyer des troupes de combat, "à moins bien sûr qu'il ne se passe quelque chose de très, très grave".

Sa visite a été marquée par un double attentat à Bagdad qui a fait au moins 19 morts.

Après Bagdad, M. Kerry se rendra mercredi soir à Amman puis jeudi à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite. Il y rencontrera les chefs de la diplomatie des six monarchies arabes du Golfe ainsi que des représentants d'Irak, de Jordanie, d'Egypte et de Turquie.

Les Américains veulent notamment obtenir le soutien des monarchies du Golfe qui, après avoir été accusées de financer des groupes radicaux, ont pris récemment conscience de la menace que représente l’EI pour leur propre stabilité.

La perception de la menace a changé aux États-Unis depuis la décapitation de deux journalistes, James Foley et Steven Sotloff. Selon un sondage réalisé pour le Washington Post et ABC News, plus de deux tiers des Américains soutiennent désormais des frappes aériennes américaines en Irak.

Il y a un an, M. Obama annonçait que les États-Unis étaient prêts à frapper des cibles du régime syrien avec l'objectif de dissuader Bachar al-Assad de recourir de nouveau à son arsenal chimique. Il avait finalement renoncé face à l'hostilité du Congrès et à la faveur d'une proposition russe de destruction des armes chimiques syriennes.


Etats-Unis : "Notre objectif est clair: nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI"

Credit photo : @archives


Le président Barack Obama s'est dit prêt mercredi à frapper l'État islamique en Syrie et à étendre les raids menés en Irak depuis un mois, promettant, lors d'une allocution solennelle, de "détruire" le groupe jihadiste ultra-radical.

À la veille du 13e anniversaire des attentats du 11-septembre, le président américain a promis de frapper l'EI "où qu'il soit", grâce à la puissance aérienne des États-Unis mais aussi en renforçant le soutien aux forces irakiennes d'une part et à l'opposition syrienne modérée d'autre part.

"Je n'hésiterai pas à agir contre l'EI en Syrie, comme en Irak", a déclaré M. Obama, debout devant un pupitre, drapeau américain en toile de fond. Le président n'a donné aucune indication de calendrier: "Nous n'allons pas annoncer nos coups à l'avance", a expliqué un responsable américain sous couvert d'anonymat.


"Notre objectif est clair: nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI", a poursuivi M. Obama, estimant que les jihadistes sunnites qui ont décapité deux journalistes américains appartenaient à "une organisation terroriste qui n'a d'autre vision que le massacre de tous ceux qui s'opposent à elle".

Tout en réaffirmant que l'envoi de troupes américaines de combat au sol était exclu, M. Obama a annoncé l'envoi de 475 conseillers militaires supplémentaires en Irak pour soutenir les forces kurdes et irakiennes en termes d'équipement, de formation et de renseignement. Cela portera à environ 1.600 le nombre de militaires américains présents dans le pays.
Dans un discours d'un quart d'heure, le président américain a appelé le Congrès à lui donner plus de ressources pour équiper et entraîner les rebelles syriens. Signe de la sensibilité politique du sujet, les républicains se réuniront jeudi matin à huis clos pour débattre de la marche à suivre.

Différent des guerres en Irak et Afghanistan

Barack Obama, qui a toujours affiché sa volonté de tourner la page d'une "décennie de guerre", a assuré que cette campagne s'inspirerait de celles menées depuis des années contre les islamistes au Yémen ou en Somalie et serait fondamentalement "différente" des guerres en Afghanistan et Irak, initiées par son prédécesseur, George W. Bush.

Si elle a mené plus de 150 frappes aériennes dans le nord irakien qui se sont révélées déterminantes dans la reprise par l'armée et les forces kurdes de certains secteurs, l'administration Obama se trouve dans une position beaucoup plus délicate en Syrie, où elle a désormais un ennemi commun avec le président Bachar al-Assad.

Lors d'une conversation téléphonique quelques heures avant cette allocution, M. Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite avaient souligné qu'une opposition syrienne modérée plus forte était "essentielle" pour faire face aux jihadistes ainsi qu'au régime Assad "qui a perdu toute légitimité".

Les États-Unis ont reçu l'appui de nombreux pays, comme la France, qui organisera lundi à Paris une conférence sur l'Irak, à laquelle participera M. Kerry. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a précisé mercredi que la France, participerait "si nécessaire" à une action militaire aérienne en Irak.

John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, a salué mercredi soir le discours présidentiel mais fait part de son inquiétude face à l'urgence de la situation. ll a ainsi estimé qu'entraîner et équiper les forces irakiennes et l'opposition syrienne était indispensable, mais jugé que les mesures annoncées "pourraient prendre des années".
"Il faut faire plus", a lancé en écho Kevin McCarthy, leader républicain de la Chambre.

Deux tiers des Américains pour les frappes

À Bagdad, John Kerry, qui a entamé une tournée destinée à mettre en place une coalition internationale contre les jihadistes, a affirmé que l'armée irakienne, mise en déroute par l'EI au cours de ces derniers mois, serait "reconstituée et entraînée" avec l'aide des États-Unis et d'autres pays. Le chef de la diplomatie américaine a, comme le président, écarté l'idée d'envoyer des troupes de combat, "à moins bien sûr qu'il ne se passe quelque chose de très, très grave".

Sa visite a été marquée par un double attentat à Bagdad qui a fait au moins 19 morts.

Après Bagdad, M. Kerry se rendra mercredi soir à Amman puis jeudi à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite. Il y rencontrera les chefs de la diplomatie des six monarchies arabes du Golfe ainsi que des représentants d'Irak, de Jordanie, d'Egypte et de Turquie.

Les Américains veulent notamment obtenir le soutien des monarchies du Golfe qui, après avoir été accusées de financer des groupes radicaux, ont pris récemment conscience de la menace que représente l’EI pour leur propre stabilité.

La perception de la menace a changé aux États-Unis depuis la décapitation de deux journalistes, James Foley et Steven Sotloff. Selon un sondage réalisé pour le Washington Post et ABC News, plus de deux tiers des Américains soutiennent désormais des frappes aériennes américaines en Irak.

Il y a un an, M. Obama annonçait que les États-Unis étaient prêts à frapper des cibles du régime syrien avec l'objectif de dissuader Bachar al-Assad de recourir de nouveau à son arsenal chimique. Il avait finalement renoncé face à l'hostilité du Congrès et à la faveur d'une proposition russe de destruction des armes chimiques syriennes.


Posté jeudi 11 septembre 2014 à 10:05 |  par bbela

vendredi 1 août 2014

Les jihadistes de l’EI ont déjà détruit plusieurs sites historiques et religieux. Ici, le « bossu », qu’ils ont menacé de démolir. Karim Sahib/AFP
 
Outrés par le dynamitage de monuments historiques de Mossoul par les jihadistes, des habitants de la deuxième ville d'Irak ont lancé le premier mouvement de résistance armée contre les insurgés sunnites. Le 10 juin, le groupe ultraradical de l'État islamique (EI) a rencontré peu de résistance des forces de l'ordre pour s'emparer de cette grande ville du nord de l'Irak, dont la prise a été suivie par une offensive fulgurante qui a vu les jihadistes s'emparer de pans entiers de territoires dans le nord, l'ouest et l'est du pays.

Mais aujourd'hui, certains habitants comme Anwar Ali, 23 ans, sont bien décidés à bouter les jihadistes hors de la cité dont un quart de la population a fui après le 10 juin. Le jeune homme espère que la mort de quatre jihadistes, abattus selon lui par des tireurs embusqués dimanche, donnera de l'essor à un soulèvement populaire contre les nouveaux maîtres de Mossoul. Des témoins et le gouverneur de la province de Ninive, Atheel al-Noujaïfi, ont, eux, évoqué cinq jihadistes tués au cours du week-end.
 

« Avec un groupe composé principalement d'étudiants, mais aussi de fonctionnaires et de commerçants, j'ai rejoint ce que nous avons appelé les Kataeb al-Mossoul (les brigades de Mossoul) », explique Anwar Ali. « Certains ont suggéré qu'on nomme le groupe Armée de Nabi Younès », poursuit-il, en référence au dynamitage devant une foule le 24 juillet de la tombe du prophète Jonas (Nabi Younès). D'autres lieux de sépulture, notamment celui de Seth (Nabi Chith) – considéré coamme le troisième fils d'Adam et Eve dans la tradition juive, islamique et chrétienne – ont été dynamités et les jihadistes menacent de poursuivre la destruction de sites historiques et religieux. C'est « une tentative de supprimer l'identité de Mossoul », estime Anwar Ali alors que les insurgés ont menacé de s'en prendre au « bossu », surnom d'un minaret du XIIe siècle à la forme légèrement inclinée et emblématique de la ville.

Si les sunnites, majoritaires à Mossoul, ont d'abord trouvé un répit appréciable après la fuite des policiers chiites décriés pour leurs exactions, le dynamitage des sanctuaires a constitué « un tournant », assure le gouverneur. Sans ces destructions, « les brigades de Mossoul seraient restées cachées plus longtemps », estime-t-il, s'exprimant depuis le Kurdistan irakien où il s'est exilé.
 
 
La « tour Eiffel » de Mossoul

Un officier de ces nouvelles brigades a affirmé que ses hommes étaient prêts à « plus d'opérations », appelant la population à ne pas coopérer avec l'EI. Les démolitions semblent également avoir ôté aux jihadistes certains de leurs soutiens traditionnels. « Vous assurez suivre la voie du Prophète, mais vous êtes les premiers à vous écarter de sa parole », a reproché sur un forum jihadiste un internaute, écrivant sous le nom de Farouk al-Irak. Selon lui, la destruction de sanctuaires n'a aucune justification théologique, à l'inverse de ce qu'affirment les jihadistes qui ont proclamé fin juin un « califat » islamique sur les zones qu'ils contrôlent en Irak et en Syrie.

Pour Ihsan Fethi, membre de la société des architectes irakiens, seule « une opposition populaire pourrait permettre de sauver les monuments restants ». « Je suis conscient de demander quelque chose d'extrêmement difficile au regard des horribles exactions commises par ces fanatiques, mais du courage est nécessaire avant qu'il ne soit trop tard », dit-il. Selon des témoins, des habitants auraient formé une chaîne humaine autour du « bossu », lorsque les jihadistes ont menacé ce monument.

Les combattants de l'EI, qui seraient 5 000 à 10 000 à Mossoul, « ne seront pas assez nombreux si un certain nombre d'habitants décident » de s'en débarrasser, commente Patrick Skinner, analyste pour le groupe américain Soufan Group. « Il y aurait un bain de sang, mais (les jihadistes) seraient chassés en quelques heures », selon lui. Il met lui aussi en garde contre la destruction du « bossu », imprimé sur les coupures de 10 000 dinars. Ce monument « est comme la tour Eiffel de Mossoul. Sa destruction déclencherait (...) une réaction nationale ». « Les brigades de Mossoul n'ont pas actuellement de financement (...) (mais) si elles obtiennent de l'aide, elles peuvent vaincre l'EI car elles ont le soutien de la population », estime pour sa part le gouverneur, appelant à une aide étrangère. « En attendant, elles peuvent au moins faire en sorte que l'EI n'ait pas la paix. »
 

MOYEN-ORIENT: Des habitants de Mossoul prennent les armes contre l'EI

Les jihadistes de l’EI ont déjà détruit plusieurs sites historiques et religieux. Ici, le « bossu », qu’ils ont menacé de démolir. Karim Sahib/AFP
 
Outrés par le dynamitage de monuments historiques de Mossoul par les jihadistes, des habitants de la deuxième ville d'Irak ont lancé le premier mouvement de résistance armée contre les insurgés sunnites. Le 10 juin, le groupe ultraradical de l'État islamique (EI) a rencontré peu de résistance des forces de l'ordre pour s'emparer de cette grande ville du nord de l'Irak, dont la prise a été suivie par une offensive fulgurante qui a vu les jihadistes s'emparer de pans entiers de territoires dans le nord, l'ouest et l'est du pays.

Mais aujourd'hui, certains habitants comme Anwar Ali, 23 ans, sont bien décidés à bouter les jihadistes hors de la cité dont un quart de la population a fui après le 10 juin. Le jeune homme espère que la mort de quatre jihadistes, abattus selon lui par des tireurs embusqués dimanche, donnera de l'essor à un soulèvement populaire contre les nouveaux maîtres de Mossoul. Des témoins et le gouverneur de la province de Ninive, Atheel al-Noujaïfi, ont, eux, évoqué cinq jihadistes tués au cours du week-end.
 

« Avec un groupe composé principalement d'étudiants, mais aussi de fonctionnaires et de commerçants, j'ai rejoint ce que nous avons appelé les Kataeb al-Mossoul (les brigades de Mossoul) », explique Anwar Ali. « Certains ont suggéré qu'on nomme le groupe Armée de Nabi Younès », poursuit-il, en référence au dynamitage devant une foule le 24 juillet de la tombe du prophète Jonas (Nabi Younès). D'autres lieux de sépulture, notamment celui de Seth (Nabi Chith) – considéré coamme le troisième fils d'Adam et Eve dans la tradition juive, islamique et chrétienne – ont été dynamités et les jihadistes menacent de poursuivre la destruction de sites historiques et religieux. C'est « une tentative de supprimer l'identité de Mossoul », estime Anwar Ali alors que les insurgés ont menacé de s'en prendre au « bossu », surnom d'un minaret du XIIe siècle à la forme légèrement inclinée et emblématique de la ville.

Si les sunnites, majoritaires à Mossoul, ont d'abord trouvé un répit appréciable après la fuite des policiers chiites décriés pour leurs exactions, le dynamitage des sanctuaires a constitué « un tournant », assure le gouverneur. Sans ces destructions, « les brigades de Mossoul seraient restées cachées plus longtemps », estime-t-il, s'exprimant depuis le Kurdistan irakien où il s'est exilé.
 
 
La « tour Eiffel » de Mossoul

Un officier de ces nouvelles brigades a affirmé que ses hommes étaient prêts à « plus d'opérations », appelant la population à ne pas coopérer avec l'EI. Les démolitions semblent également avoir ôté aux jihadistes certains de leurs soutiens traditionnels. « Vous assurez suivre la voie du Prophète, mais vous êtes les premiers à vous écarter de sa parole », a reproché sur un forum jihadiste un internaute, écrivant sous le nom de Farouk al-Irak. Selon lui, la destruction de sanctuaires n'a aucune justification théologique, à l'inverse de ce qu'affirment les jihadistes qui ont proclamé fin juin un « califat » islamique sur les zones qu'ils contrôlent en Irak et en Syrie.

Pour Ihsan Fethi, membre de la société des architectes irakiens, seule « une opposition populaire pourrait permettre de sauver les monuments restants ». « Je suis conscient de demander quelque chose d'extrêmement difficile au regard des horribles exactions commises par ces fanatiques, mais du courage est nécessaire avant qu'il ne soit trop tard », dit-il. Selon des témoins, des habitants auraient formé une chaîne humaine autour du « bossu », lorsque les jihadistes ont menacé ce monument.

Les combattants de l'EI, qui seraient 5 000 à 10 000 à Mossoul, « ne seront pas assez nombreux si un certain nombre d'habitants décident » de s'en débarrasser, commente Patrick Skinner, analyste pour le groupe américain Soufan Group. « Il y aurait un bain de sang, mais (les jihadistes) seraient chassés en quelques heures », selon lui. Il met lui aussi en garde contre la destruction du « bossu », imprimé sur les coupures de 10 000 dinars. Ce monument « est comme la tour Eiffel de Mossoul. Sa destruction déclencherait (...) une réaction nationale ». « Les brigades de Mossoul n'ont pas actuellement de financement (...) (mais) si elles obtiennent de l'aide, elles peuvent vaincre l'EI car elles ont le soutien de la population », estime pour sa part le gouverneur, appelant à une aide étrangère. « En attendant, elles peuvent au moins faire en sorte que l'EI n'ait pas la paix. »
 

Posté vendredi 1 août 2014 à 20:00 |  par bbela

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