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lundi 1 septembre 2014

Jeannette marafa /Crédit photo : google

Jeannette Marafa, épouse de l’ancien ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), incarcéré à 25 ans de prison, pour détournement de fonds publics, vient de répondre aux accusations de la journaliste française, Fanny Pigeaud.

Dans un article repris par quelques journaux locaux, la journaliste française accuse l’ancien baron du régime, «d’orchestrer une rébellion», maquillée en Boko Haram, et ayant pour objectif de faire tomber le régime de Yaoundé, avec lequel il a travaillé pendant plus de 2 décennies.

« Je tiens à vous faire part de mon atterrement face aux accusations extrêmement graves que vous portez contre mon mari Marafa Hamidou Yaya dans votre article du 26 août publié sur médiapart.fr. Vous l'accusez explicitement «d'orchestrer» une rébellion contre le régime de Paul Biya, en soutenant et en instrumentalisant Boko Haram dans le Nord du Cameroun, et accessoirement d'avoir détourné des fonds publics pour servir cet objectif », écrit Jeannette Marafa.

Lire aussi :

Qui poursuit, «vous ne produisez à l'appui de ces affirmations que des rumeurs extrêmement vagues, dont d'ailleurs aucune ne vise Marafa nommément ou implicitement, à l'exception d'une seule, qu'aurait relayée un "officiel" camerounais anonyme en janvier 2013 -c'est-à-dire alors que le régime s'acharnait déjà ouvertement contre Marafa. Vous appuyez sur des bruits pour lancer des accusations de cette ampleur est déjà en soi un manque d'honnêteté journalistique et intellectuelle inqualifiable», souligne-t-elle.

Pourtant, Marafa Hamidou Yaya est un détenu politique reconnu par la communauté internationale, « il a, dans la presse nationale et internationale, et le plus récemment dans une tribune publiée par Le Monde, dénoncé dans les termes les plus fermes l'extrémisme et Boko Haram en particulier et proposé une stratégie pour leur faire barrage, le tribunal qui l'a condamné a reconnu explicitement qu'il n'était coupable d'aucun fait de corruption, et la communauté internationale le reconnaît comme prisonnier politique…

Vous feignez d'ignorer que Mme Soppo, son assistante depuis plus de 20 ans, a été assassinée en janvier 2014, signe clair qu'on cherche à le faire taire définitivement. Plus largement, vous cherchez à mettre hors-jeu une des seules personnalités qui soient à même de mettre le Cameroun sur le chemin de la confiance et du changement », fait-elle valoir.

Madame Marafa a promis de saisir le média français pour un droit de réponse approprié.

Affaire Médiapart: Après les accusations de Fanny Pigeaud contre un ex-ministre, réponse de Jeannette Marafa

Jeannette marafa /Crédit photo : google

Jeannette Marafa, épouse de l’ancien ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), incarcéré à 25 ans de prison, pour détournement de fonds publics, vient de répondre aux accusations de la journaliste française, Fanny Pigeaud.

Dans un article repris par quelques journaux locaux, la journaliste française accuse l’ancien baron du régime, «d’orchestrer une rébellion», maquillée en Boko Haram, et ayant pour objectif de faire tomber le régime de Yaoundé, avec lequel il a travaillé pendant plus de 2 décennies.

« Je tiens à vous faire part de mon atterrement face aux accusations extrêmement graves que vous portez contre mon mari Marafa Hamidou Yaya dans votre article du 26 août publié sur médiapart.fr. Vous l'accusez explicitement «d'orchestrer» une rébellion contre le régime de Paul Biya, en soutenant et en instrumentalisant Boko Haram dans le Nord du Cameroun, et accessoirement d'avoir détourné des fonds publics pour servir cet objectif », écrit Jeannette Marafa.

Lire aussi :

Qui poursuit, «vous ne produisez à l'appui de ces affirmations que des rumeurs extrêmement vagues, dont d'ailleurs aucune ne vise Marafa nommément ou implicitement, à l'exception d'une seule, qu'aurait relayée un "officiel" camerounais anonyme en janvier 2013 -c'est-à-dire alors que le régime s'acharnait déjà ouvertement contre Marafa. Vous appuyez sur des bruits pour lancer des accusations de cette ampleur est déjà en soi un manque d'honnêteté journalistique et intellectuelle inqualifiable», souligne-t-elle.

Pourtant, Marafa Hamidou Yaya est un détenu politique reconnu par la communauté internationale, « il a, dans la presse nationale et internationale, et le plus récemment dans une tribune publiée par Le Monde, dénoncé dans les termes les plus fermes l'extrémisme et Boko Haram en particulier et proposé une stratégie pour leur faire barrage, le tribunal qui l'a condamné a reconnu explicitement qu'il n'était coupable d'aucun fait de corruption, et la communauté internationale le reconnaît comme prisonnier politique…

Vous feignez d'ignorer que Mme Soppo, son assistante depuis plus de 20 ans, a été assassinée en janvier 2014, signe clair qu'on cherche à le faire taire définitivement. Plus largement, vous cherchez à mettre hors-jeu une des seules personnalités qui soient à même de mettre le Cameroun sur le chemin de la confiance et du changement », fait-elle valoir.

Madame Marafa a promis de saisir le média français pour un droit de réponse approprié.

Posté lundi 1 septembre 2014 à 11:03 |  par bbela

samedi 30 août 2014

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P) a fait paraître dans un communiqué qu'une campagne de lynchage médiatique est organisée contre Marafa, accusé d'orchestrer une rébellion dans le Nord Cameroun suite à la publication par Médiapart d'une enquête qui etaye cette hypothèse. Info ou Intox ? Ledit comité a fait l'écho d'un article du quotidien le Monde dans lequel Marafa dénoncerait les agissements de la secte islamiste Boko Haram, dont il se « servirait » pour déstabiliser le pays, ce qui contredirait la thèse d'un complot (ndlr)

Voici en deux temps la teneur du communiqué et l'article du Monde.

<![if !supportLists]>1. <![endif]>Communiqué:

Pour votre attention;

Une campagne de lynchage médiatique - qui peut rapidement tournée en répression politique - est enclenchée actuellement au Cameroun dans les médias officiels contre le Prisonnier Politique Marafa Hamidou Yaya et un certain nombre d'intellectuels et/ou hommes politiques originaires du grand Nord...à la suite notamment de la parution dans le site d'information en ligne français "Mediapart" de l'article deMme Fanny Pigeaud associant maladroitement l'éruption d'une  "rébellion" contre Paul BIYA à la séquestration de Marafa Hamidou Yaya.


Pour ceux qui n'ont pas accès  au contenu de mediapart, voici un résumé de son contenu:


Nous en appelons à la vigilance des autorités françaises et des journalistes, car des vies innocentes sont désormais en danger.

Pour le Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)

Joël Didier Engo, Porte-Parole



Marafa Hamidou  credit photo : mediapart

<![if !supportLists]>2.   <![endif]>Article du Monde

Juste pour une meilleure information, en complément de l'article d'investigation de Mme Fanny Pigeaud, paru dans Mediapart le 26 août 2014, sous le titre: "Cameroun: Paul Biya, après plus de trente ans de règne, est confronté à une rébellion"

Voici ce que le prisonnier politique et vraisemblablement un des rares hommes d'État que comptent le Cameroun aujourd'hui - Marafa Hamidou Yaya ( sur la photo) - écrivait sur Boko Haram dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde le 14 mai dernier, suite à l'enlèvement des 276 lycéennes à Chibok au Nigéria:



"Sauvons les lycéennes de Chibok !"









Avec le kidnapping de 276 lycéennes à Chibok le 14 avril, Boko Haram montre que, comme le dit le proverbe, « l'élargissement du déshonneur n'a pas de limite ». Ce groupe terroriste et son chef, Aboubakar Chekau, n'en sont pas à leur première action ignoble contre des innocents, et même contre des enfants. Le sang des 29 adolescents tués au Federal Government College Buni Yadi, le 25 février, est encore frais sur leurs mains. Il ne séchera jamais, pas plus que celui des victimes des massacres commis au College of Agriculture de Gujba et à l'école de Yobe State, en septembre et juillet 2013.



C'est donc bien une escalade à laquelle nous assistons. Escalade dans l'ampleur des exactions mais aussi dans la violence obscurantiste faite aux peuples africains. En destinant ces malheureuses à l'esclavage, Boko Haram intensifie sa perversion de l'islam, et même ses attaques contre lui, alors qu'il a déjà fait deux tiers de victimes musulmanes et a été dénoncé par des autorités aussi éminentes que le grand moufti d'Arabie saoudite. En ciblant des lycéennes, il cherche à nous plonger dans l'arriération, à nous voler l'éducation, le savoir, l'égalité des femmes, le progrès, les bases de notre avenir.



En violant les frontières pour accueillir les terroristes fuyant le Mali et venant établir des bases arrière au Cameroun, en déclenchant l'intervention de puissances occidentales, en dressant nos communautés les unes contre les autres par le règne de la méfiance et de la terreur, en appelant « occidentalisation » le dynamisme de notre tempérament, Boko Haram fait tout pour inverser la marche de l'histoire africaine récente, qui s'est construite dans la lutte pour l'indépendance, l'harmonie des communautés, le développement.



La barbarie de Boko Haram n'est rien d'autre que la négation des valeurs et des aspirations de tous les Africains. Le terme de « négation » est à prendre dans son sens le plus fort. Boko Haram n'est pas porteur d'une idéologie mais d'une anti-idéologie, de nihilisme à l'état pur. C'est ce qui explique son expansion et sa force d'attraction, en particulier auprès des jeunes. Le continent africain compte 200 millions de 15-24 ans. La croissance des dix dernières années, surtout liée à la natalité et à l'appréciation des matières premières, ne leur a pas offert d'emplois en nombre suffisant et n'a pas amélioré de manière significative leurs conditions de vie.



Même au Nigeria, première économie d'Afrique, nombre de ces jeunes vivent dans un désœuvrement non voulu, sans perspective d'avenir pour les mobiliser, sans occasions d'exprimer leurs talents et leur potentiel, sans moyens de se construire une place dans la société. Il n'y a que deux voies pour mettre fin à ce désespoir. Le long chemin des réformes et des efforts collectifs, qui mène à une prospérité inclusive et juste. La courte marche jusqu'au précipice, qui mène à la destruction des autres, et de soi. C'est sur celle-ci que Boko Haram veut entraîner les jeunes Africains – comme Al-Shabab, le groupe responsable de l'attentat du West Gate Mall de Nairobi, qui ose se donner un nom qui signifie « jeunesse » en arabe.

Il n'est donc pas vain de dire que nous sommes tous nigérians, que ces jeunes filles sont nos enfants, que Boko Haram est l'ennemi de tous les Africains.

MOBILISONS-NOUS CONTRE CES CRIMINELS

Aussi, je lance un appel à tous mes compatriotes, à tous les chefs traditionnels, à toutes les populations de l'Afrique en miniature qu'est le Cameroun, et qui partage une frontière de 2000 kilomètres avec le Nigeria.

Mobilisons-nous contre ces criminels et leur projet de terre brûlée, coopérons avec les pouvoirs publics, cessons de vivre dans la peur et la résignation. Ne nous rendons pas complices par inaction, car nous nous rendrions victimes. Ne nous laissons pas déposséder de notre passé et de notre avenir par des terroristes.

Moi le Camerounais, qui suis fier que la grande mosquée de Yaoundé se trouve sur l'avenue Jean- Paul-II, je lance aussi un appel aux autorités religieuses et aux lamidos, les chefs des communautés musulmanes d'Afrique de l'Ouest. Dénoncez cette instrumentalisation de la religion à des fins de mort et de violence sans but. Dites que Boko Haram est l'ennemi de l'islam comme des chrétiens. Prêchez que la religion véritable promeut l'harmonie.

Je lance enfin un appel aux chefs d'Etat africains. Faisons bloc. L'aide des Etats-Unis, de la France, de la Chine, l'implication personnelle du couple Obama, est un geste qui les grandit. Il nous est nécessaire dans cette crise. Mais prenons conscience que Boko Haram et ses semblables ne seront vaincus que par une double démarche. D'une part, nous devons cesser de chercher notre salut au Nord. Les pouvoirs locaux sont seuls légitimes pour agir contre ces groupes et pour obtenir l'implication de nos communautés, sans laquelle rien n'est possible. D'autre part, les interventions militaires ne sont pas l'outil approprié. Selon la formule de la Rand Corporation dans une étude de 2008, les djihadistes doivent être traités comme des criminels et non comme des guerriers de la foi.

La criminalité se combat par des opérations de police et de renseignement, et surtout par la construction de projets concrets de développement capables de faire barrage à l'ignorance, à la misère et au désespoir. Mutualisons nos enjeux sécuritaires et économiques. Ne nous accusons pas réciproquement de faiblesse ou d'inertie, mais inscrivons-nous dans un avenir commun.


Sauvons les lycéennes de Chibok, et sauvons toutes les victimes virtuelles de l'extrémisme par l'arme de l'espoir.

M. Marafa Hamidou Yaya a été condamné à vingt-cinq (25) ans de prison pour "complicité intellectuelle de détournements de deniers publics" en septembre 2012. Actuellement séquestré dans les sous-sols du Secrétariat d'État à la Défense (de sinistre réputation), il est reconnu comme prisonnier politique par la communauté internationale, notamment le Département d'État Américain.

Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)

Cameroun: Affaire Marafa Hamidou Yaya, Mediapart participe t-il à un lynchage médiatique?

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P) a fait paraître dans un communiqué qu'une campagne de lynchage médiatique est organisée contre Marafa, accusé d'orchestrer une rébellion dans le Nord Cameroun suite à la publication par Médiapart d'une enquête qui etaye cette hypothèse. Info ou Intox ? Ledit comité a fait l'écho d'un article du quotidien le Monde dans lequel Marafa dénoncerait les agissements de la secte islamiste Boko Haram, dont il se « servirait » pour déstabiliser le pays, ce qui contredirait la thèse d'un complot (ndlr)

Voici en deux temps la teneur du communiqué et l'article du Monde.

<![if !supportLists]>1. <![endif]>Communiqué:

Pour votre attention;

Une campagne de lynchage médiatique - qui peut rapidement tournée en répression politique - est enclenchée actuellement au Cameroun dans les médias officiels contre le Prisonnier Politique Marafa Hamidou Yaya et un certain nombre d'intellectuels et/ou hommes politiques originaires du grand Nord...à la suite notamment de la parution dans le site d'information en ligne français "Mediapart" de l'article deMme Fanny Pigeaud associant maladroitement l'éruption d'une  "rébellion" contre Paul BIYA à la séquestration de Marafa Hamidou Yaya.


Pour ceux qui n'ont pas accès  au contenu de mediapart, voici un résumé de son contenu:


Nous en appelons à la vigilance des autorités françaises et des journalistes, car des vies innocentes sont désormais en danger.

Pour le Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)

Joël Didier Engo, Porte-Parole



Marafa Hamidou  credit photo : mediapart

<![if !supportLists]>2.   <![endif]>Article du Monde

Juste pour une meilleure information, en complément de l'article d'investigation de Mme Fanny Pigeaud, paru dans Mediapart le 26 août 2014, sous le titre: "Cameroun: Paul Biya, après plus de trente ans de règne, est confronté à une rébellion"

Voici ce que le prisonnier politique et vraisemblablement un des rares hommes d'État que comptent le Cameroun aujourd'hui - Marafa Hamidou Yaya ( sur la photo) - écrivait sur Boko Haram dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde le 14 mai dernier, suite à l'enlèvement des 276 lycéennes à Chibok au Nigéria:



"Sauvons les lycéennes de Chibok !"









Avec le kidnapping de 276 lycéennes à Chibok le 14 avril, Boko Haram montre que, comme le dit le proverbe, « l'élargissement du déshonneur n'a pas de limite ». Ce groupe terroriste et son chef, Aboubakar Chekau, n'en sont pas à leur première action ignoble contre des innocents, et même contre des enfants. Le sang des 29 adolescents tués au Federal Government College Buni Yadi, le 25 février, est encore frais sur leurs mains. Il ne séchera jamais, pas plus que celui des victimes des massacres commis au College of Agriculture de Gujba et à l'école de Yobe State, en septembre et juillet 2013.



C'est donc bien une escalade à laquelle nous assistons. Escalade dans l'ampleur des exactions mais aussi dans la violence obscurantiste faite aux peuples africains. En destinant ces malheureuses à l'esclavage, Boko Haram intensifie sa perversion de l'islam, et même ses attaques contre lui, alors qu'il a déjà fait deux tiers de victimes musulmanes et a été dénoncé par des autorités aussi éminentes que le grand moufti d'Arabie saoudite. En ciblant des lycéennes, il cherche à nous plonger dans l'arriération, à nous voler l'éducation, le savoir, l'égalité des femmes, le progrès, les bases de notre avenir.



En violant les frontières pour accueillir les terroristes fuyant le Mali et venant établir des bases arrière au Cameroun, en déclenchant l'intervention de puissances occidentales, en dressant nos communautés les unes contre les autres par le règne de la méfiance et de la terreur, en appelant « occidentalisation » le dynamisme de notre tempérament, Boko Haram fait tout pour inverser la marche de l'histoire africaine récente, qui s'est construite dans la lutte pour l'indépendance, l'harmonie des communautés, le développement.



La barbarie de Boko Haram n'est rien d'autre que la négation des valeurs et des aspirations de tous les Africains. Le terme de « négation » est à prendre dans son sens le plus fort. Boko Haram n'est pas porteur d'une idéologie mais d'une anti-idéologie, de nihilisme à l'état pur. C'est ce qui explique son expansion et sa force d'attraction, en particulier auprès des jeunes. Le continent africain compte 200 millions de 15-24 ans. La croissance des dix dernières années, surtout liée à la natalité et à l'appréciation des matières premières, ne leur a pas offert d'emplois en nombre suffisant et n'a pas amélioré de manière significative leurs conditions de vie.



Même au Nigeria, première économie d'Afrique, nombre de ces jeunes vivent dans un désœuvrement non voulu, sans perspective d'avenir pour les mobiliser, sans occasions d'exprimer leurs talents et leur potentiel, sans moyens de se construire une place dans la société. Il n'y a que deux voies pour mettre fin à ce désespoir. Le long chemin des réformes et des efforts collectifs, qui mène à une prospérité inclusive et juste. La courte marche jusqu'au précipice, qui mène à la destruction des autres, et de soi. C'est sur celle-ci que Boko Haram veut entraîner les jeunes Africains – comme Al-Shabab, le groupe responsable de l'attentat du West Gate Mall de Nairobi, qui ose se donner un nom qui signifie « jeunesse » en arabe.

Il n'est donc pas vain de dire que nous sommes tous nigérians, que ces jeunes filles sont nos enfants, que Boko Haram est l'ennemi de tous les Africains.

MOBILISONS-NOUS CONTRE CES CRIMINELS

Aussi, je lance un appel à tous mes compatriotes, à tous les chefs traditionnels, à toutes les populations de l'Afrique en miniature qu'est le Cameroun, et qui partage une frontière de 2000 kilomètres avec le Nigeria.

Mobilisons-nous contre ces criminels et leur projet de terre brûlée, coopérons avec les pouvoirs publics, cessons de vivre dans la peur et la résignation. Ne nous rendons pas complices par inaction, car nous nous rendrions victimes. Ne nous laissons pas déposséder de notre passé et de notre avenir par des terroristes.

Moi le Camerounais, qui suis fier que la grande mosquée de Yaoundé se trouve sur l'avenue Jean- Paul-II, je lance aussi un appel aux autorités religieuses et aux lamidos, les chefs des communautés musulmanes d'Afrique de l'Ouest. Dénoncez cette instrumentalisation de la religion à des fins de mort et de violence sans but. Dites que Boko Haram est l'ennemi de l'islam comme des chrétiens. Prêchez que la religion véritable promeut l'harmonie.

Je lance enfin un appel aux chefs d'Etat africains. Faisons bloc. L'aide des Etats-Unis, de la France, de la Chine, l'implication personnelle du couple Obama, est un geste qui les grandit. Il nous est nécessaire dans cette crise. Mais prenons conscience que Boko Haram et ses semblables ne seront vaincus que par une double démarche. D'une part, nous devons cesser de chercher notre salut au Nord. Les pouvoirs locaux sont seuls légitimes pour agir contre ces groupes et pour obtenir l'implication de nos communautés, sans laquelle rien n'est possible. D'autre part, les interventions militaires ne sont pas l'outil approprié. Selon la formule de la Rand Corporation dans une étude de 2008, les djihadistes doivent être traités comme des criminels et non comme des guerriers de la foi.

La criminalité se combat par des opérations de police et de renseignement, et surtout par la construction de projets concrets de développement capables de faire barrage à l'ignorance, à la misère et au désespoir. Mutualisons nos enjeux sécuritaires et économiques. Ne nous accusons pas réciproquement de faiblesse ou d'inertie, mais inscrivons-nous dans un avenir commun.


Sauvons les lycéennes de Chibok, et sauvons toutes les victimes virtuelles de l'extrémisme par l'arme de l'espoir.

M. Marafa Hamidou Yaya a été condamné à vingt-cinq (25) ans de prison pour "complicité intellectuelle de détournements de deniers publics" en septembre 2012. Actuellement séquestré dans les sous-sols du Secrétariat d'État à la Défense (de sinistre réputation), il est reconnu comme prisonnier politique par la communauté internationale, notamment le Département d'État Américain.

Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P)

Posté samedi 30 août 2014 à 15:26 |  par bbela
Le très sérieux site d’informations dont les révélations ont souvent secoué le landerneau politique français, comme l’affaire Cahuzac, des extraits des écoutes téléphoniques de Sarkozy et bien d’autres infos de première main affirme que derrière la filière locale de Boko Haram au Cameroun, se trame le renversement de Paul Biya, réélu pour un sixième mandat en octobre 2011.

A travers une dépêche du 26 août 2014, le site d’informations publie des informations collectées par Fanny Pigeaud, ex-correspondante au Cameroun, de l’Afp, du Quotidien français Libération et auteure de « Au Cameroun de Paul Biya», un essai politique. Celle qui est présentée dans les milieux de la presse comme fine connaisseuse de la sociologie, de la géographie et de la culture camerounaise pour un passé éprouvé comme reporter prend très au sérieux les récentes attaques de Boko Haram dans le Grand nord. Son sujet titré «Cameroun: Paul Biya, après plus de trente ans de règne, est confronté à une rébellion » revient sur les différents raids de la secte islamiste et ses implications sur les luttes du pouvoir à Yaoundé. L’article indique dès l’attaque que « les violences armées et attaques qui se développent dans le nord du pays sont systématiquement attribuées par le pouvoir camerounais aux islamistes de Boko Haram. Mais tout indique qu'il s'agit d'une rébellion. D'anciens ministres et ex-dignitaires du régime tenteraient d'en finir avec Paul Biya, plus de 81 ans [82 ans exactement, Ndlr] et trente-deux années de règne».

Médiapart qui révélait encore en juin, l’affaire bygmalion, signale avoir puisé certaines infos auprès de hauts dignitaires camerounais interrogés sur les modus operandis des prétendus Boko Haram qui procèdent aux enlèvements dans l’Extrême-nord du pays sans jamais les revendiquer. «Un campement d’ouvriers chinois a été violemment pris d’assaut à Waza. Les assaillants sont repartis avec 20 tonnes d’explosifs, 12 000 têtes allumeuses, enlevant par la même occasion dix ressortissants chinois, toujours détenus. Là encore, le déroulement de l’attaque a laissé dubitatifs : « Des centaines d’hommes en armes, avec des véhicules blindés », pense le Confidentiel français qui précise que : « Particularité de toutes ces opérations : Boko Haram n’en a revendiqué aucune ! Le gouvernement continue toutefois de l’accuser publiquement, sans jamais donner de détails. Mais en coulisses, le discours est tout autre. « En privé, les autorités parlent ouvertement de rébellion. Mais elles attendent que ladite rébellion annonce elle-même la couleur et son identité», explique une source de Mediapart, proche des services de sécurité.

Marafa Hamidou Yaya

Puisés à d’autres sources proches des services secrets, Mediapart estime que la rébellion sous-traite à Boko Haram la garde des otages, l’entraînement des recrues et la fourniture en équipements. De plus qu’il y a des camps d’entraînement dans des villages nigérians proches de la frontière. Ce sont Palka, Jagoura et Bushra. « Le camp de Bushra compte un commando de trente-cinq Camerounais, ce sont eux qui gardent les dix Chinois enlevés à Waza», apprennent les sources du site français. Naturellement, Mediapart qui est très renseigné sur la connexion mafieuse entre la France et l’Afrique –les révélations sur le financement de la campagne de Sarkozy par Khadafi fait encore des vagues en ce moment- questionne le rôle de la France sur cette rébellion du Nord. L’ex-métropole est taxée, d’après le site, de cautionner la filière camerounaise de Boko Haram. Et pour ce, observe de près quelques leaders du septentrion camerounais. En cela Mediapart conclut sur le sujet que : «quant aux initiateurs et financiers de ce mouvement, ils seraient à chercher du côté des« politiciens originaires du nord» et membres du parti au pouvoir. Leur objectif serait de déstabiliser Biya, voire de le renverser. Sur le terrain, les «assaillants» ont d’ailleurs récemment déclaré à un officier camerounais qu’ils avaient les moyens de «marcher» sur Yaoundé. Plusieurs noms, dont ceux des ministres et d’ex-ministres, circulent. L’un d’entre eux, Marafa Hamidou Yaya, a été cité dès 2013 dans une discussion entre un haut responsable de la présidence camerounaise et un ambassadeur américain : selon un câble diplomatique américain daté du 15 janvier 2013».



Cameroun: Après trente ans de règne, Une rébellion se prépare contre Paul Biya selon Mediapart

Le très sérieux site d’informations dont les révélations ont souvent secoué le landerneau politique français, comme l’affaire Cahuzac, des extraits des écoutes téléphoniques de Sarkozy et bien d’autres infos de première main affirme que derrière la filière locale de Boko Haram au Cameroun, se trame le renversement de Paul Biya, réélu pour un sixième mandat en octobre 2011.

A travers une dépêche du 26 août 2014, le site d’informations publie des informations collectées par Fanny Pigeaud, ex-correspondante au Cameroun, de l’Afp, du Quotidien français Libération et auteure de « Au Cameroun de Paul Biya», un essai politique. Celle qui est présentée dans les milieux de la presse comme fine connaisseuse de la sociologie, de la géographie et de la culture camerounaise pour un passé éprouvé comme reporter prend très au sérieux les récentes attaques de Boko Haram dans le Grand nord. Son sujet titré «Cameroun: Paul Biya, après plus de trente ans de règne, est confronté à une rébellion » revient sur les différents raids de la secte islamiste et ses implications sur les luttes du pouvoir à Yaoundé. L’article indique dès l’attaque que « les violences armées et attaques qui se développent dans le nord du pays sont systématiquement attribuées par le pouvoir camerounais aux islamistes de Boko Haram. Mais tout indique qu'il s'agit d'une rébellion. D'anciens ministres et ex-dignitaires du régime tenteraient d'en finir avec Paul Biya, plus de 81 ans [82 ans exactement, Ndlr] et trente-deux années de règne».

Médiapart qui révélait encore en juin, l’affaire bygmalion, signale avoir puisé certaines infos auprès de hauts dignitaires camerounais interrogés sur les modus operandis des prétendus Boko Haram qui procèdent aux enlèvements dans l’Extrême-nord du pays sans jamais les revendiquer. «Un campement d’ouvriers chinois a été violemment pris d’assaut à Waza. Les assaillants sont repartis avec 20 tonnes d’explosifs, 12 000 têtes allumeuses, enlevant par la même occasion dix ressortissants chinois, toujours détenus. Là encore, le déroulement de l’attaque a laissé dubitatifs : « Des centaines d’hommes en armes, avec des véhicules blindés », pense le Confidentiel français qui précise que : « Particularité de toutes ces opérations : Boko Haram n’en a revendiqué aucune ! Le gouvernement continue toutefois de l’accuser publiquement, sans jamais donner de détails. Mais en coulisses, le discours est tout autre. « En privé, les autorités parlent ouvertement de rébellion. Mais elles attendent que ladite rébellion annonce elle-même la couleur et son identité», explique une source de Mediapart, proche des services de sécurité.

Marafa Hamidou Yaya

Puisés à d’autres sources proches des services secrets, Mediapart estime que la rébellion sous-traite à Boko Haram la garde des otages, l’entraînement des recrues et la fourniture en équipements. De plus qu’il y a des camps d’entraînement dans des villages nigérians proches de la frontière. Ce sont Palka, Jagoura et Bushra. « Le camp de Bushra compte un commando de trente-cinq Camerounais, ce sont eux qui gardent les dix Chinois enlevés à Waza», apprennent les sources du site français. Naturellement, Mediapart qui est très renseigné sur la connexion mafieuse entre la France et l’Afrique –les révélations sur le financement de la campagne de Sarkozy par Khadafi fait encore des vagues en ce moment- questionne le rôle de la France sur cette rébellion du Nord. L’ex-métropole est taxée, d’après le site, de cautionner la filière camerounaise de Boko Haram. Et pour ce, observe de près quelques leaders du septentrion camerounais. En cela Mediapart conclut sur le sujet que : «quant aux initiateurs et financiers de ce mouvement, ils seraient à chercher du côté des« politiciens originaires du nord» et membres du parti au pouvoir. Leur objectif serait de déstabiliser Biya, voire de le renverser. Sur le terrain, les «assaillants» ont d’ailleurs récemment déclaré à un officier camerounais qu’ils avaient les moyens de «marcher» sur Yaoundé. Plusieurs noms, dont ceux des ministres et d’ex-ministres, circulent. L’un d’entre eux, Marafa Hamidou Yaya, a été cité dès 2013 dans une discussion entre un haut responsable de la présidence camerounaise et un ambassadeur américain : selon un câble diplomatique américain daté du 15 janvier 2013».



Posté à 10:57 |  par bbela

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