Neuf suspects arrêtés hier à Zurich par la police suisse sur requête de la justice américaine.
Le président de la Confédération africaine de football (Caf), le Camerounais Issa Hayatou, qui se trouve en terre helvétique pour le congrès de la Fédération internationale de football association (Fifa), prévu ce vendredi, a été « approché » par la police Suisse au moment où celle-ci procédait à l’arrestation de quelques membres de la Fifa.
C’était hier mercredi dans un hôtel de la ville de Zurich, en Suisse. Selon nos confrères de Bbc Afrique, le président de la Caf a refusé de suivre les policiers au poste pour un interrogatoire, demandant à plutôt à ces derniers, de venir l’interpeller en présence de ses collègues si cela était nécessaire. Déjà la semaine passée, une télévision allemande [la Rta], citait le Camerounais parmi les personnalités impliquées dans le scandale de corruption attribuant l’organisation du mondial de football au Qatar, en 2022. Toutes choses que Issa Hayatou a toujours rejetées en bloc.
Hier, la police suisse a interpellé neuf personnes, tous membres de la Fifa. Celles-ci sont sous le coup des procédures judiciaires au sujet des malversations dans l’octroi des coupes du monde des années 2018 et 2022, mais aussi la vente des droits de télévision. Une action engagée à l’initiative des procureurs Suisses et transmises aux autorités américaines. 14 autres ont par ailleurs été entendus par la justice helvétique. Parmi les mis en cause dans cette phase de l’action judiciaire, on retrouve Jeffrey Webb des Iles Caïmans, vice-président de la Fifa et membre du comité exécutif, président de la Confédération d’Amérique du nord, centrale et des Caraïbes, (Concacaf). Eduardo Li (Costa Rica), membre du comité exécutif de la Fifa, membre du comité exécutif de la Concacaf, président de la Fédération du Costa Rica, interpellé en Suisse. Julio Rocha (Nicaragua), responsable du développement de la Fifa, ancien président de la Concacaf.
Eugenio Figueredo (Uruguay), vice-président et membre exécutif de la Fifa, ancien président de la confédération Sud-américaine (Conmebol) et de la fédération uruguayenne (Auf). Rafael Esquivel (Venezuela), membre du comité exécutif de la Conmebol, président de la fédération vénézuélienne (Fvf). José Maria Marin (Brésil), membre du comité d’organisation de la Fifa pour le football olympique. Ancien président de la fédération brésilienne (Cbf), interpellé en Suisse. Jack Warner (Trinité-et-tobago), ancien vice-président de la Fifa, président de la fédération des Caraïbes (Cfu). Nicolas Leoz (Paraguay), ancien membre du comité exécutif de la Fifa, et ancien président de la Conmebol. Enfin, Costas Takkas (Grande Bretagne), collaborateur du président de la Concacaf.
Quelques dirigeants d’entreprises sont aussi mis en cause en Argentine (02), aux Etats unis (01) et au Brésil (01). Les enquêtes ont été diligentées en Europe et en Amérique. Les sommes reprochées aux mis en cause tournent autour de 100 millions de dollars. Une somme qui impliquerait aussi des deals commerciaux remontant jusqu’aux années 1990. Le président de la Fifa, Joseph Blatter, au moment des arrestations mercredi dernier, devait assister à une réunion de la Confédération africaine de football (Caf), dans un hôtel de Zurich. Il a annulé sa présence à ces assises.
Dans un communiqué officiel, la Fifa a déclaré qu’elle « accueillait favorablement les arrestations de certains de ses dirigeants et l’enquête dans l’octroi des coupes du monde parce que ces gestes démontrent que la corruption est en voie d’être éradiquée du football à travers le monde ». Le porte parole de la Fifa, Walter de Gregorio a ajouté que la Fifa est « la partie plaignante » et que les actions des autorités suisses et américaines « pourraient aider à déloger la racine du mal du football ».
Entre temps, une élection est programmée à la présidence du foot mondial vendredi prochain. A la Fifa, on indique que Sepp Blatter, qui vise un cinquième mandat à la tête de l’instance faîtière du football mondial, et qui ne fait pas partie des personnes interpellées, peut rêver d’un cinquième mandat, avec notamment le soutien acquis de l’Afrique. Le congrès et la reprise du vote pour l’attribution des compétitions de 2018 et 2022 sont, pour le moment, hors de question. L’Union européenne de football association (Uefa), a cependant demandé le report du scrutin de vendredi, après une réunion extraordinaire qu’elle a tenue hier.
Georges Parfait Owoundi
http://mutations-online.info/2015/05/28/scandale-a-la-fifa-issa-hayatou-est-il-implique/
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