Démantèlement d'une "cellule de renseignements" dirigée par un homme d'affaires ayant participé aux enlèvements des écolières de Chibok.
L'homme d'affaires, identifié comme Babuji Ya'ari, qui a également fait partie d'une association de jeunes ayant collaboré avec les militaires et communément désignée par le nom de Force supplétive civile d'intervention (Civilian JTF), aurait masqué par cette activité son soutien à Boko Haram. Selon les militaires, l'homme d'affaires avait espionné pour le compte des islamistes et commandité le meurtre de l'Émir de Gwoza, dans l'État de Borno il y a un mois.
À côté de l'homme d'affaires, des femmes
Il aurait coordonné plusieurs attaques mortelles à Maiduguri depuis 2011, dont des attaques des bureaux de douane et sites militaires dans la ville qui constitue le berceau de la secte. Son arrestation a facilité celle des autres membres de la "cellule" qui sont des femmes. L'une d'elles coordonnait le financement des autres espions tandis qu'une autre remplissait les fonctions d'armurier et d'espion pour le compte de Boko Haram.
Boko Haram intensifie ses actions
Les islamistes de Boko Haram sont accusés d'avoir tué des milliers de personnes depuis 2009, mais c'est au cours de la première moitié de cette année que leur action a été la plus sanglante avec plus de 2 000 personnes tuées. Une attaque d'églises attribuée à Boko Haram dimanche dernier près de Chibok a fait, de source officielle, 54 morts. Des bombes ont été lancées sur des églises, des bâtiments ont été incendiés et des fidèles ont été mitraillés, ont affirmé des témoins.
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