Le temps et l'expérience lui donnent raison désormais. Gouverner un pays africain nécessite une grande maîtrise des enjeux ethniques et multiconfessionnels dans le partage du pouvoir et de la richesse économique. La maîtrise tactique des équilibre régionaux commande la paix civile beaucoup plus que la puissance économique Sinon la Nigéria voisin ne subirait pas actuellement le choc déstabilisateur des revendications rebelle des fractions armées du nord du pays. Etre à la tête d'une grande Nation occidentale comme le sont les Présidents des grand pays du G8. Pays dotés d'une puissance économique et militaire incommensurable, ne vous confère pas automatiquement l'expérience et la culture de terrain d'un homme qui pratique le même métier certes à une plus petite échelle depuis trente ans. Paul Biya a une plus longue connaissance des péripéties insécuritaires qui gangrène le développement de l'Afrique centrale et son grand voisin le Nigéria que le Président du Nigeria qui de très loin est son cadet en politique sur ses sujets. Avoir Paul Biya rien ne sert de laisser croire que son expérience constituerait quelques handicap.
On promet toujours au Cameroun si qu'il a déjà connu et refuse : La guerre civile
Le Cameroun contrairement à d'autres pays francophones d'Afrique noire a déjà connu la guerre civile et le sacrifice de milliers de ses enfant et non des moindres il lui a fallu dix ans après son indépendant pour atteindre les foyer révolutionnaires patriotiques qui continuait à réclamer une tout autre forme de souveraineté. La président Biya lui même me est arrivé au pouvoir et a connu un coup d'état certes manque mais qui aurait pu entraîner le Cameroun dans l'abîme. Le multipartisme ne s'est pas installé dans l'allégresse collective mais dans une révolte populaire de grande envergure appelée villes mortes. Que dire de la lancinante querelle du séparatisme anglophone et des querelles frontalières de la péninsule de Bakassi.
Le Cameroun vit depuis son indépendance sur un volcan de contestations qui ne vont pas chavirer le navire national grâce à la maturité et l'intelligence des camerounais dans leur ensemble. Il existe beaucoup plus qu'ailleurs dans d'autres pays voisins une vrai conscience d'un destin collectif à préserver par une unité nationale face à toutes déstabilisations intérieures et extérieures. Le Cameroun en matière de sécurité nationale a construit des instances de décision. Le chef des Armées est assisté dans sa tâche par plusieurs personnalités et structures:
1- Le Conseil National de Sécurité
2- Le Conseil supérieur de la Défense nationale et son organisme d'étude, le Comité technique de la Défense nationale en ce qui concerne l'étude des questions de défense et la coordination de la direction générale de celle-ci.
3- Le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense qui assume les attributions naguère dévolues au Secrétariat permanant à la Défense nationale, pour l'exécution des décisions arrêtées par le Conseil supérieur de la défense nationale.
4- Le Comité de Défense présidé par le chef de l'Etat pour traiter de la direction militaire de la défense, c'est-à-dire "les buts à atteindre par les forces, de l'approbation des plans de défense, des mesures destinées à pourvoir aux besoins des forces, des instructions à donner aux unités et détachements mis à la disposition des organismes internationaux."
5- L'Etat major particulier, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, la Délégation générale à la Sûreté nationale pour l'exécution des décisions arrêtées en Comité de défense.
6- Le Comité interministériel de renseignement (Cir), pour la direction de la recherche et l'exploitation du renseignement.
7- Le Comité national de la défense passive et le Comité national de la protection civile.
8- Le Comité national de Sécurité.
9- Le Comité consultatif pour la sensibilisation des élites aux questions de défense nationale.
Jean Caristan
The Spark
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